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Pourquoi


Les animaux
L'homme et l'animal sont d'une même nature, d'une même essence.

Quelles que soient les croyances métaphysiques, philosophiques, religieuses et scientifiques une évidence s'impose toujours :
il n'existe aucune justification morale aux tortures que l'homme fait subir au règne animal.

Les oiseaux
Ces êtres ont une spécificité unique sur notre planète dominée, envahie par des milliards d'humains : Ce sont les seuls animaux avec les espèces aquatiques pouvant vivre libres en grand nombre malgrè l'occupation de plus en plus invasive de la nature par l'espèce humaine. La tendance généralisée dans le monde étant de cantonner les espèces animales dans des réserves (des zoos gigantesques). Quant aux poissons et les autres animaux de l'eau, s'ils vivent libres, leur milieu, l'eau, devient de plus en plus empoisonnée.

L'oiseau vie et cohabite avec l'homme dans les zones urbaines, s'adapte (plus ou moins bien) aux monocultures industrielles. Bref cette liberté en fait une créature à part. A l'image de sa faculté merveilleuse d'évoluer dans l'espace.

Les principales croyances


  • Matérialisme et athéisme
    Il n'existe qu'un monde de forces, de particules et d'ondes. Tout peut s'expliquer par des lois immuables auxquelles ces forces aveugles et non conscientes obéissent. La vie et les êtres vivants ne sont qu'un épiphénomène, une complexification des forces naturelles.
    Selon cette croyance, c'est les organes qui fabriquent les émotions, la pensée, etc.

    Les vertébrés possèdent à peu près les mêmes organes que l'Homme (système nerveux, sens, etc.). N'est-il pas logique, selon cette croyance, d'envisager que les animaux aient un vécu "intérieur" identique au nôtre ? Ne ressentent-ils pas comme nous puisqu'ils ont les mêmes dispositifs de production d'émotions, de pensées, de souffrance, de joie, de peur, etc. ?

    ALORS POURQUOI DEUX POIDS DEUX MESURES une pour les humains et une autre pour les animaux ?

    Comment cette croyance, très largement dominante, peut-elle être compatible avec l'exploitation sans merci, sans âme, une abomination de souffrance, du monde animal pratiquée par notre "civilisation" moderne ?
  • Grandes religions monothéistes

    Un unique dieu préexistant crée le monde avec ses êtres vivants. L'univers et son contenu, les êtres animés dont l'homme, sont une création divine d'un dieu transcendant et en quelque sorte séparé.

    SI LES ANIMAUX SONT DES CREATURES DE DIEU POURQUOI LES CROYANTS DE CES RELIGIONS LES MALTRAITENT DEPUIS DES MILLENAIRES ?
  • Animisme, polythéisme

    La nature est régie par des âmes, des esprits ou des dieux, analogues à la volonté humaine : les pierres, le vent, les animaux. Le monde est magique et les animaux peuvent être des messagers des esprits ou des dieux.

    SELON CES CROYANCES L'ANIMAL DEVIENT MAGIQUE ET DIGNE DE RESPECT

    Ce système de pensée qu'on disait autrefois primitif a aussi généré les pratiques de sacrifices sanglants d'animaux. Animaux qu'on sacrifiait aux dieux dans le but d'obtenir un avantage terrestre.
  • panthéisme, monisme

    L'univers est la divinité. Et selon l'hindouisme dans ses versions monistes (tantrisme, dsogchen et shivaïsme non-dualiste) le monde n'est que la projection d'une unique conscience cosmique, comme le rêve d'un rêveur. Les choses appréhendés comme réelles (objets matériels, êtres vivants, idées, émotions) surgissant à chaque instant dans un au-delà du temps sur le miroir de l'unique conscience divine. L'univers n'est qu'une bulle, une goutte de l'océan infini de l'absolue conscience. Ici le divin est transcendant et immanent à la création du monde. Le monde de la matière nié, la pluralité des êtres conscients aussi puisque seule existe l'essence consciente. Les êtres vivants, du ver de terre à l'humain, ne sont qu'un reflet limité de l'unique divinité, celle-ci s'oubliant par jeux, par sa liberté dans ces êtres finis qui sont en fait un.
    Tant que l'individu (qui est la manifestation limitée de l'unique divinité) se croit séparé et limité il transmigre, c'est à dire se réincarne sans fin dans d'autres sois individuels.
    Ainsi un homme peut se réincarner dans un animal et un animal dans un homme.

    Dans cette croyance les animaux sont la divinité comme les hommes
    DONC ON DOIT LES RESPECTER COMME SOI-MÊME PUISQU'ILS SONT NOUS ET QUE NOUS SOMMES EUX

    Cette croyance est le fond des multiples "religions" de l'hindouisme avec ses multiples variantes spatio-temporelles qui ont essaimé sur toute l'Asie. Les croyances des pythagoriciens, et des néoplatoniciens dans le monde antique grec étaient très semblables.
    Ce système philosophique s'est révélé le plus "performant" en matière de respect de l'animal puisqu'il sera le fondement du végétarisme, un végétarisme pratiqué par des centaines de millions d'indiens depuis des millénaires.























Nos projets



Pigeons biset des villes

  • Un statut d'oiseau sauvage protégé par la directive européenne "oiseaux"


  • L'aurisation d'utiliser certains produits anticonceptionnels utilisés en Europe - la pilule du pigeons.


  • Une réglementation sur les méthodes de capture et d'euthanasie


  • Faire prendre conscience aux autorités que les personnes qui donnent à manger aux oiseaux ne sont pas folles.



Abattage

Caisson à vide
Interdire ce procédé d'un autre âge.

gaz carbonique
Interdire le gaz carbonique pour tuer non seulement les oiseaux mais aussi tous les animaux.


Chasse


piégeage des oiseaux nuisibles

- interdire tous les pièges

- ou modifier l'arrêté du 23 mai 1984, relatif au piégeage des populations animales, à son article 14 :
Les méthodes de mise à mort des animaux dont les oiseaux doivent être précisées, encadrées.

- abroger l'article R 427-10 du code de l'environnement qui autorise l'emploi des poisons.











Ce dispositif horrible, maintenant, est seulement utilisé pour mettre à mort les oiseaux. Mais dans le passé il a été utilisé pour tuer les chiens, les chats, etc.



SIGNEZ notre pétition demandant son interdiction tout de suite

On enferme l'animal dans une boite étanche et une pompe aspire l'air, l'animal mourant par les effets de la décompression ultra rapide. C'est une mort très douloureuse. Un oiseau tué par ce procédé peut mettre plusieurs minutes à mourir si le dispositif est défaillant ou bricolé comme dans son emploi pour tuer les pigeons de ville par les employés municipaux, les associations de piégeurs et les entreprises de dépigeonnage.

Consulter notre page web entièrement consacrée au sujet qui prouve, expertise à l'appui, sa cruauté.

Les oiseaux concernés :

les pigeons de ville dans le cadre des captures sur ordre des municipalités. le gibier d'élevage à plumes comme les pigeons, cailles, canards colvert, etc pendant la période d'ouverture de la chasse.
Ci-joint une étude sur les effets physiologiques de la décompression datée de 1978 (obtenue des USA) :
Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review
Nicholas H. Booth.

- document original reçu des U.S.A. scanné (format image)
- document en PDF en anglais (format texte)
- fichier en html pour ceux qui ne lisent pas l'anglais - (traduction automatique par logiciel)
unité US : un foot ft (pied) = 30,48 cm


Dont la conclusion est que l'induction de la perte de connaissance et la mort par décompression hypoxique n'est pas douloureuse à condition que le vide soit fait lentement : 4000 pieds (d'altitude par rapport au niveau de la mer) par minute pendant 10 minutes (soit 1220 mètres par minute). Donc une euthanasie par décompression devrait durer au moins 10 minutes

Mais les caissons à vide, en France, font le vide instantanément (- 5 secondes) et mettent pour tuer entre 30 secondes et une minute. La mort étant provoquée non par l'asphyxie mais par les effets physiologiques provoqués par la décompression explosive.

Ce procédé est interdit dans la majorité des états aux U.S.A.
voir ici pour le Missouri et le New Jersey

Selon PETA USA :
les gaz emprisonnés dans les sinus, les oreilles moyennes, et les intestins des animaux se dilatent rapidement. Ce qui provoque un grand malaise avec une grande souffrance. Quelques animaux arrivent à survivre au premier passage dans la chambre de décompression et sont de nouveau décompressés à cause d'un dysfonctionnement de l'appareil, d'une erreur de l'opérateur ou parce que les animaux arrivent à survivre dans des poches d'air et ils sont repassés dans le dispositif douloureux une seconde fois.


C'est un mauvais traitement à un animal et on peut même se demander si ce n'est pas un acte sanctionné par le code pénal....... La loi française, en théorie, interdit un tel procédé mais avoir de bonnes lois c'est bien, encore faut-il les respecter. Ce que notre gouvernement n'a pas fait ici, soutenu il est vrai par un groupe d'experts soutenant que cette méthode est sans douleur.


Le rapport 2000 de l'American Veterinary Medical Association indique, à la fin, dans sa liste des agents et méthodes inacceptables pour euthanasier que :

La décompression est inacceptable pour l'euthanasie en raison de nombreux inconvénients.
(1) Beaucoup de chambres sont conçues pour produire un vide à une vitesse 15 à 60 fois plus rapide que ce qui est recommandé comme optimum pour les animaux, avec pour résultat la douleur et une détresse attribuable aux gaz qui se dilatent et qui sont emprisonnés dans les cavités du corps.
(2) les animaux immatures résistent à l'hypoxie, et de plus longues périodes de vide sont exigées avant que la respiration cesse.
(3) la récompression accidentelle, avec le rétablissement des animaux blessés peut se produire.
(4) des boursouflages, des saignements, des vomissements, des convulsions, de l'urination, et de la défécation, qui sont esthétiquement désagréables, peuvent se développer chez les animaux sans connaissance.

L'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs indique dans son annexe IV "mise à mort des animaux - "3. Caisson à vide" que :
Les animaux doivent être mis en caisson étanche où le vide est rapidement réalisé par une pompe électrique puissante.
Ici on demande que le vide soit rapidement réalisé, or la grande vitesse de décompression est justement dénoncée comme facteur de souffrance par le rapport 2000 de l'AVMA....
Gibier d'élevage à plumes
Pourquoi utilise-t-on encore des caissons à vide pour mettre à mort des animaux destinés à la production de viande ?

Rappel
Normalement pour des raisons sanitaires il est obligatoire que tous les animaux de boucherie soient vidés de leur sang et éviscérés avant d'être mis en vente. La saignée qui consiste à vider complètement l'animal de son sang doit être faite l'animal encore vivant pour que le sang sorte. Avant de le saigner il est obligatoire de le rendre inconscient (étourdissement préalable).

Ce principe comporte quelques exceptions dont celle concernant le gibier d'élevage à plumes :

l'arrêté du 14 janvier 1994 fixant les conditions sanitaires auxquelles doivent satisfaire les établissements d'abattage de volailles (NOR: AGRG9301669A) accorde une dérogation à ce principe général pour quelques abattoirs ( les articles 19 à 21 reprennent le principe général étourdissement/saignée/éviscération ) :
Art. 35. - Des dérogations aux articles 19 à 21 du présent arrêté peuvent être accordées par le ministre de l'agriculture et de la pêche aux établissements préparant des viandes de petits gibiers d'élevage à plumes qui exerçaient déjà cette activité au 1er janvier 1991. Les produits pour lesquels ces dérogations sont accordées, sont revêtus de la marque nationale de salubrité.

Ces gibiers d'élevage à plumes (pigeons, cailles, canards colvert, etc.) peuvent être abattus par caisson à vide et leurs carcasses commercialisées non saignées, non éviscérées. Toutefois, ces carcasses doivent être intégralement plumées. Une telle présentation n'est tolérée que pendant la période d'ouverture de la chasse.

voir ce document du ministère










Nous menons une campagne, actuellement, pour demander au gouvernement français d'interdire l'utilisation du gaz carbonique (autre dénomination : CO 2, dioxyde de carbone et anhydride carbonique). pour étourdir (rendre inconscient) et mettre à mort les animaux.

Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit.
Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.

Nous avons créé une page web entière sur le sujet @ ici

Pigeons des villes
lutte contre les maladies contagieuses
Avis du comité scientifique sur la santé et le bien-ête animal sur une demande de la commission concernant les aspects biologiques et de bien-être portant sur les animaux utilisés dans la recherche scientifique

4.5.5.1.Exposition aux mélanges d'anhydride carbonique
Conclusions :

Le CO2 est aversif à tous les vertébrés, utilisés dans la recherche, qui ont été examinés. Quelques espèces ont même de l'aversion pour de basses concentrations (10-20 % par volume en air), indépendamment de toutes additions. On ne peut pas le recommander comme méthode unique de mise à mort humanitaire pour toutes les espèces. Le CO2 peut être employé comme méthode d'euthanasie secondaire sur les animaux sans connaissance.

Des foetus de souris ne sont pas tués in utero dans un délai de 20 minutes quoique la mère ait est été tuée avec du CO2, mais il est possible de tuer les formes néonatales avec du CO2.


Recommandations :

L'anhydride carbonique n'en devrait pas être employé comme agent exclusif dans les procédés d'euthanasie à moins que l'animal n'ait été d'abord rendu sans connaissance, c'est-à-dire qu'il devrait être mis à mort aussitôt que possible. Il est important que des méthodes aussi efficaces et non aversives déjà partiellement exploitées soient développées plus à fond. Et il est temps que les personnes qui pratiquent les anciennes méthodes adoptent ces nouveaux mélanges de gaz plus humanitaires.

Il serait inadéquat de placer un animal entièrement conscient dans un environnement gazeux connu comme nocif et dont il ne pourrait pas s'échapper
Le gaz carbonique est surtout utilisé pour tuer les pigeons de ville mais il peut aussi servir à :

- rendre inconscients les porcs élevés pour la boucherie (rarement utilisé en France)
- tuer les mustélidés comme le vison pour la fourrure
- tuer les chinchillas pour la fourrure
- tuer poussins et des embryons refusés dans les couvoirs industriels

Et enfin dans le cadre de la lutte contre les maladies contagieuses (comme la maladie de Newcastle, les salmonelloses aviaires, grippe aviaire, etc.) les oiseaux mais aussi toutes les espèces d'élevage peuvent être abattues au CO 2.
PIGEONS DES VILLES



caisson à CO 2 agrandir la photo


Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ? Essayons de savoir comment cela fonctionne en se basant sur le modèle de caisson montré sur l'image.

J'ai interrogé le constructeur par courriel :
Bonjour.
Des modèles plus grands peuvent être fabriqués sur commande.
Les volatiles meurent entre 4 et 5 minutes.
La garantie est d' un an pieces et main d'oeuvre.
Sincères salutations.

D-I


> Message du 30/11/06 19:43
> De : "christian meunier"
> A : "XXXXXXXX"
> Copie à :
> Objet : sur votre caisson à euthanasie Ref : 195-214
>
> Bonjour,
> j'ai bien reçu votre catalogue et j'ai quelques questions :
> sur votre caisson à euthanasie Ref : 195-214 :
> vendez vous des modèles plus grands ?
> En combien de temps les volatiles sont tués ?
> Durée de la garantie
>

> veuillez agréer nos salutations distinguées.
Comment fonctionne ce caisson :

Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.

Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer.

Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU CO 2


Pour simplifier, la molécule de gaz se répand essentiellement dans le sang, le corps et le cerveau par les poumons. Confronté aux niveaux excessifs du gaz, la capacité inhérente du sang d'être tampon pour l'anhydride carbonique est dépassée, ce qui a comme conséquence l'acidose (l'abaissement du pH du sang et des fluides associés). Une concentration de faible à modéré d'anhydride carbonique cause (s'étendant de 5-35 %, Conlee et autres, 2005) une acidose respiratoire douce menant à une augmentation compensatoire de l'intensité et du rythme de la respiration pour expulser la quantité d'anhydride carbonique excessive (hyperventilation) avec changements du rythme cardiaque et de la tension artérielle. De plus hautes concentrations mènent alors à une acidose respiratoire plus profonde, réprimant les centres respiratoires du cerveau menant à un modèle respiratoire lent et haletant. Sans la capacité tampon du sang, le pH du fluide cérébrospinal (CSF) baisse brusquement ce qui est directement lié à la profondeur de l'anesthésie et à l'insensibilité à la douleur qui suit, à la stupeur et finalement à l'inconscience et à la mort. En outre, un autre mécanisme est la dépression d'acidose induite du muscle cardiaque provoquant des arythmies de coeur et l'arrêt.

Le CO2 induit l'essoufflement, une détresse respiratoire du sujet connue comme dyspnée. Selon le Dr Raj, la dyspnée chez les oiseaux et les mammifères active des régions du cerveau associées avec la douleur et induit une réponse émotionnelle de panique.

La différence cruciale entre anoxie (manque d'oxygène) et dyspnée (essoufflement) est qu'à la différence de l'anoxie, pour laquelle les oiseaux et les mammifères manquent de récepteurs, l'essoufflement implique des récepteurs qui enregistrent la séparation physique du tractus respiratoire de l'atmosphère extérieure. Dans les expériences en Amérique du Nord et le Royaume-Uni, les poussins et les dindes exposées à de hauts niveaux (40 pour-cent ou plus) de CO2, halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer.

Leake et Waters ont parlé de l'utilisation expérimentale du CO2 comme anesthésique sur des chiens. Au concentration de 30 % à 40 % de CO2 par rapport à l'oxygène (O2) l'anesthésie a été induite 1 à 2 minute habituellement sans lutte, haut-le-coeur, ou vomissements. Pour des chats une inhalation de 60 % de CO2 entraîne une perte de conscience en 45 secondes et un arrêt respiratoire en 5 minutes. Les signes de l'efficacité de l'anesthésie étant ceux associés en chirurgie à une anesthésie profonde telle que la disparition du réflexe opticopalpébral (de clignement) et de retrait.

Le temps de la perte de conscience est réduit avec des concentrations plus élevées de CO2 de 80 à 100 % qui engendrent une anesthésie en 12 à 33 secondes chez les rats et avec une concentration de 70 % de CO2 par rapport à l'oxygène (O2) induit une anesthésie en 40 à 50 secondes. Le temps pour perdre connaissance sera plus long si la concentration est augmentée lentement plutôt que de soumettre l'animal à une pleine concentration immédiatement.

Plusieurs chercheurs ont suggéré qu'une concentration importante de CO2 peut faire souffrir les animaux par ce que le gaz carbonique se dissout en humidité dans les muqueuses nasales. Et le produit résultant, de l'acide carbonique (H2 CO3), peut activer les nocicepteurs dans la muqueuse nasale. Des humains ont été exposés à des concentrations de 50 % de CO2 et ont rapporté que respirer ce mélange est désagréable et que des concentrations plus élevées sont nocives. Une brève étude sur les porcs a étudié le côté agressif du CO2 et a trouvé qu'une concentration de 90 % était agressive pour les porcs tandis que 'une de 30 % ne l'était pas.
Le gazage une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.


Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ?

modèle type remplissage
(les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis celui-ci est rempli de gaz carbonique) :
Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.
Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer. Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

modèle type puits
(le gaz carbonique est plus lourd que l'air, on remplit un caisson une seule fois de gaz CO2 qui reste au fond, et on y descend des cages remplies de pigeons. Avec un seul remplissage on tue ainsi beaucoup d'oiseaux). c'est le système utilisé par la SACPA (et aussi certainement par Sud Capture) : Témoignage d'un vétérinaire ayant assisté à l'abattage : Elle utilise un système à CO2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Au début, le CO2 est bien concentré, on met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand on sort le panier pour en mettre un autre de 40, on fait sortir du CO2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 m 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.
 
lutte contre les maladies contagieuses


Cette rubrique concerne les épizooties. L'épizootie (prononcée "épizo-oti", du grec "zôotês" : nature animale, et non pas "épizossi") est un terme décrivant une épidémie frappant, dans une région plus ou moins vaste, une espèce animale dans son ensemble.

Dans le but de protéger les autres animaux (et aussi l'homme si zoonose : une zoonose, du grec zôon, « animal » et nosos, « maladie » est une maladie animale, microbienne ou parasitaire, qui se transmet de l'animal à l'homme et vice versa.) les pouvoirs publics peuvent prendre toute mesure appropriée dont l'euthanasie des animaux. (Maladies Réputées Contagieuses article L 223-2 du code rural)

Il s'agit de maladies ayant un fort impact sur la santé publique, l'économie de l’élevage ou le commerce international. Pour ces affections, les services vétérinaires interviennent en cas de foyer. Les mesures prises sont destinées à assainir le foyer et bloquer l'extension de la maladie. Il s'agit de mesures de "police sanitaire".

Pour certaines MRC, en raison de leur extrême contagiosité, elles donnent lieu à la mise en place d'un plan d'urgence applicable dès la suspicion. (Maladies à déclaration obligatoire article L 223-4 du code rural)

Le classement d’une maladie en tant que maladie à déclaration obligatoire ne donne pas lieu à application de mesures de police sanitaires. L’inscription sur la liste de MDO se fonde donc :

- sur la nécessité de mettre en place un dispositif de veille épidémiologique, notamment pour certaines maladies MRC dans d’autres espèces ou certaines zoonoses;

- sur une obligation communautaire, notamment au titre de la directive 92/65 du conseil du 13 juillet 1992 qui fixe une liste de maladies à déclaration obligatoire sur le territoire communautaire ou de la directive 2003/99/CEE relative à la surveillance des zoonoses.


METHODE DE MISE A MORT

1. voir le décret n° 97-903 du 01/10/1997 relatif à la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort, décret codifié dans le code rural sous les numéros R 214-63 à R 214-79. voir aussi l'arrêté du 12 décembre 1997.

2. Si c'est des animaux de compagnie (par exemple des animaux de ferme gardés à la maison comme compagnon, etc.) il n'est pas nécessaire de respecter la convention européenne des animaux de compagnie. en vertu de l'article 13 de la convention : "Les exceptions aux principes posés dans la présente Convention concernant la capture, la détention et le sacrifice des animaux errants ne doivent être admises que lorsqu'elles sont inévitables dans le cadre de programmes gouvernementaux de contrôle des maladies."

3. moyens autorisés par la police de la chasse. voir du code rural : article L 223-11


Dans le domaine de la prévention des risques épidémiques il est légitime de tuer l'animal domestique, apprivoisé ou en captivité (donc ayant un propriétaire).


AUTORITE DONNEUSE D'ORDRE

le ministre chargé de l'agriculture article L 221-1 C. Rural
les maires (mesures provisoires) article L 223-1 C. Rural
le préfet article L 223-8 du C. Rural
voir aussi l'article L 224-1

Déclaration du propriétaire ou gardien de l'animal
Déclaration obligatoire à un vétérinaire sanitaire ainsi qu'au maire de la commune où se trouve l'animal. article L 223-5 du code rural.


MESURES SPECIFIQUES


A - RAGE article L 223-9 du code rural
B - EQUIDES article L 223-23 du code rural
C - PERIPNEUMONIE CONTAGIEUSE article L 223-24 du code rural

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J'ai voulu vérifier si l'administration tient compte dans ses méthodes d'abattage de l'avis récent du 14/11/2005 de l'AHAW (Animal Health And Welfare) qui est le groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux de l'EFSA ( CEE European Food Safety Authority) qui porte sur les aspects biologiques et de bien-être des animaux utilisés dans la recherche scientifique dans la perspective d'une révision de la directive 86/609/CEE. Cet avis dit que le gaz carbonique est inacceptable pour euthanasier tous les vertébrés (voir plus haut ses conclusions)

Dans le rapport, le tableau n° 4 page 37 indique les méthodes recommandées pour l'euthanasie des oiseaux voir l'avis original

L'association Stéphane Lamart a édité une brochure, caractéristiques des méthodes recommandées pour l'euthanasie des oiseaux, basée sur l'avis de L'AHAW de 2005 (son tableau 4 pour les oiseaux) pour répondre aux questions des municipalités qui persistent à vouloir tuer leurs pigeons biset de villes malgré qu'elles soient averties de l'inutilité de ces destructions.
voir cette brochure

Pour le vérifier je me base sur une note de service de la Direction Générale de l'Alimentation du 02/05/2006 établie pour la grippe aviaire. (voir les points principaux plus bas)

Ce document émet des recommandations pour euthanasier les oiseaux qui ne tiennent aucunement compte de l'avis de L'AHAW pourtant daté du 14 novembre 2005 alors que la note de service a été publiée le 2 mai 2006 soit pratiquement 6 mois plus tard.

Notre administration préconise l'abattage au CO2 et donc par cette méthode fait souffrir les oiseaux. Pourtant le côté aversif de ce gaz pour les oiseaux aux grandes concentrations est démontré depuis plusieurs années. (voir ici).

Pour les petits ou moyens effectifs la note de service recommande, entre autres, une ingestion d'alphachloralose suivie de la dislocation du cou ou d'une anoxie par ensachage.

En fait le principe de cette méthode est qu'on rend d'abord inconscient l'oiseau en lui faisant manger des graines imprégnées d'alphachloralose puis on le tue soit dislocation du cou ou soit par étouffement dans un sac en plastique ligaturé.

Nous entendons démontrer que ces procédés ne sont pas recommandés par l'AHAW et qu'ils ne respectent pas les normes actuelles de bien-être animal.

L'avis de l'AHAW précise que la dislocation du cou est acceptable pour les petits et jeunes oiseaux ( inf à 250 g) si elle est suivie par la destruction du cerveau. Ce que ne recommande pas la note de service (rien sur le poids ni sur la destruction du cerveau).

L'avis de l'AHAW ne mentionne pas l'étouffement comme méthode préconisée, cela va de soit quant à l'alphachloralose qui a des propriétés semblables l'hydrate de chloral et est un produit chimique parent : l'AHAW précise que l'hydrate de chloral ne doit pas être utilisé pour euthanasier les oiseaux.


L'alphachloralose


L'alphachloralose est un produit de condensation d'hydrate de chloral avec du glucose qui a des propriétés narcotiques (c'est un dérivé de l'hydrate de chloral). L'alphachloralose est un soporifique, qui anesthésie cerveau. Toutes les fonctions corporelles essentielles restent intactes, l'oiseau est a simplement étourdi. L'Alpha-Chloralose était utilisé pour l'anesthésie en France pendant XIX siècle. L'hydrate de chloral, le chlorobutanol et l'Alpha-Chloralose sont presque la même chose. Le chlorobutanol et l'Alpha-Chloralose sont des métabolites d'hydrate de chloral.

l'hydrate de chloral
Synthétisé par Justin Liebig en 1832 l'hydrate de chloral est un des agents synthétiques des plus anciens. Depuis 1869 il a été courant pour des buts hypnotiques ou sédatifs. L'hydrate de chloral a été employé beaucoup à la fin du 19ème siècle et au milieu du 20ème siècle. Depuis lors l'hydrate de chloral a été moins fréquemment courant comme soporifique. Dans les années 90, l'utilisation principale de l'hydrate de chloral dans la pédiatrie était la sédation des enfants pour la chirurgie mineure pendant des procédures de diagnostic dentaires. En pratique générale, il est un analgésique trouvé dans les préparations topiques. On l'a connu comme sûr et facile à utiliser. Maintenant il s'avère potentiellement dangereux (risque de la mort en cas d'intoxication).

L'alphachloralose est utilisé maintenant pour tuer les taupes, rats, souris, rats taupiers, ragondin, corvidés (corneilles, pies)
On empoisonne souvent les pigeons à l'alphachloralose (par exemple à Paris). pratique interdire car ce produit est homologué seulement pour les rongeurs (rats, souris, ragondins, ), les corvidés (corneilles, corbeaux, pies, etc.) et les taupes en France.
Corvicide, vendu sous la forme de sachet renfermant le principe actif en poudre servant à enrober des grains de maïs gros grains prêt à l'emploi et contenant 0.5 % de principe actif.


Symptômes de l'empoisonnement chez les oiseaux (corvidés théoriquement en France) :
La narcose avec de l'alphachloralose peut procéder par quatre étapes :

1. Cessation d'activité : l'oiseau n'est pas perché correctement et chancelle d'une façon ivre si il est dérangé ; il ne peut pas aisément être attrapée ; ses yeux restent ouverts.

2. L'oiseau se tient en position voûtée ; ses yeux sont fermés ou clignotent ; il ne se déplace pas si on l'approche tranquillement mais il se déplace s'il est touché ; il peut être attrapé avec difficulté.

3. L'oiseau se couche, la tête tombe et les yeux se ferment ; il reste toujours calme, à l'exception de rares périodes où il agite ses ailes et sa queue (faiblement) il se déplace une fois touché ou manipulé ; il peut être pris facilement.

4. L'oiseau reste immobile, même lorsqu'on le touche; il peut mourir s'il a absorbé assez de produit surtout par temps froid (en général il est capturé)

La note de service dans son annexe 4 définit une procédure très précise pour empêcher que des oiseaux encore conscients soient étouffés dans des sacs type poubelle mais que se passe-t-il si :
des manipulateurs s'avèrent désinvoltes et ne respectent pas les consignes ? Si dans le nombre des oiseaux ramassés pour inconscient certains reprennent conscience dans les sacs (ingestion insuffisante, résistance, etc.) En effet les oiseaux qui jeûnent au moins 24 h et qui mangent les graines préparées peuvent avoir des comportements différents.

Alors quel pourcentage d'oiseaux endormis suivant cette méthode vont se réveiller dans les sacs ? Cela me fait penser aux images vues à la télévision où l'on voit les sacs poubelles remuer, les oiseaux se débattant dedans ........


CONCLUSION

Ces abattages massifs obligent les DSV à gérer de multiples contraintes. Les critères de bien-être animal sont la dernière roue du carosse dans les procédures définies car d'autres méthodes d'euthanasie pouvaient être choisies, conformes aux exigences et aux standards actuels de bien-être animal (par exemple remplacer le CO2 par le monoxyde de carbone, etc.).

C'est honteux. Je croyais que ces sacs en plastiques avec des oiseaux vivants enfermés à l'intérieur n'existaient qu'en Turquie ou dans d'autres pays moins développés, mais non !
Cela se passe en France dans l'indifférence générale
Note de Service
Direction Générale de l'Alimentation
du 02/05/2006

Plan d'urgence Euthanasie des volailles - porcins

voir le document
.........
Chaque DDSV doit disposer au minimum du matériel nécessaire à l'abattage du premier foyer dès le lendemain de la décision d'abattage (sauf dans le cas de l'euthanasie par gazage dans les caissons Micodan, détenus dans quatre départements, cf. annexe 5). Au-delà, le stock de matériel peut être régional et détenu à la DDSV-R. A ce titre, les moyens et matériels mis à disposition doivent être suffisamment importants et adaptés : . du matériel d'abattage et de manutention permettant une intervention en toute sécurité, « des équipements de protection individuelle limitant les risques de propagation de la maladie, » du matériel de désinfection et du personnel formé.

2.3. Choix de la méthode d'euthanasie

Les critères principaux retenus pour l'euthanasie résultent des contraintes auxquelles sont soumis les services vétérinaires lors de la gestion d'un foyer d'épizootie ;

- rapidité de mise en ouvre des actions d'abattage (rapidité d'acheminement du matériel nécessaire) dès que la décision d'abattage est prise,

- efficacité, fiabilité et non réversibilité de la méthode,

- adaptation de la méthode en fonction du personnel disponible, a contrario rapidité de la mise à disposition du personnel en cas de besoin et selon la méthode d'euthanasie choisie,

- non dissémination de l'agent pathogène (aérienne, effusion de sang...),

- sécurité des personnes et recherche du moindre stress psychologique pour les opérateurs,

- nombre de foyers à gérer dans le département simultanément,

- protection animale : limitation du stress et de la souffrance animales,

- configuration de l'élevage (structures, nombre d'animaux, espèces présentes, accessibilité et fonctionnalité des locaux...),

- risque environnemental (emploi de produits toxiques pour l'environnement, gestion des déchets,...),

- coût des opérations.



2.4. Euthanasie des volailles

Face à ces contraintes, plusieurs méthodes ont été envisagées. Il en existe d'autres mais le coût, la sécurité des personnes, la difficulté de mise en ouvre ou le manque de retours d'expérience ont entraîné leur exclusion pour le moment (exemple : gazage au monoxyde de carbone ou dioxyde de carbone en bâtiment, ingestion d'acépromazine). Ces autres méthodes pourront être utilisées par la DDSV, sous réserve d'un avis favorable de la DGAL Les avantages et les inconvénients des méthodes retenues sont résumés dans le tableau en annexe 1. Selon l'effectif, les cas de figures suivants peuvent être retenus :


2.4.1.Petits effectifs

Injection de T61 : cf. annexe 3
Ingestion d'alphachloralose puis dislocation du cou ou anoxie par ensachage : en annexe 4
NB : A titre indicatif, certaines DDSV ont passé un accord avec les laboratoires départementaux qui assurent la formation des agents des services vétérinaires à ces deux techniques d'euthanasie : T61 (emploi réservé aux vétérinaires) et dislocation cervicale.


2.4.2. Effectifs intermédiaires (jusqu'à 3000 volailles)

Ingestion d'alphachloralose puis dislocation du cou ou anoxie par ensachage : en annexe 4
Le gazage CO2 dans les caissons Micodan : cf. annexe 5
Un avenant au marché public a été conclu avec le prestataire du marché public de l'euthanasie des volailles, GT Logistics. Désormais, GT Logistics est également en charge de l'entretien, du stockage et de l'acheminement dans le foyer des bennes Micodan et des réserves de gaz, appartenant à l'administration et à distinguer du matériel d'intervention propre à GT Logistics. Les modalités d'intervention de GT Logistics sont décrites en annexe 5. La DDSV du lieu d'abattage contacte la DGAL (bureau de la santé animale) qui décidera de l'éventuelle mobilisation des caissons, par fax (n° 01 49 55 43 98) et par téléphone (BSA : n° 01 49 55 84 81, DGAL n°d'astreinte : 01 49 55 58 69).


2.4.3.Effectifs de grande taille (plus de 3000 volailles)

Différentes méthodes peuvent être envisagées :
Le recours au prestataire du marché public de l'euthanasie des volailles, GT Logistics. Les modalités d'intervention de GT Logistics (gazage in situ, gazage en containers RF2, abattage électrique) sont décrites dans la note de service DGAL/SDSPA/N2006-8071 du 15 mars.
La DDSV du lieu d'abattage contacte la DGAL (bureau de la santé animale) qui décidera de l'éventuelle mobilisation de la société GTL, par fax (n° 0149554398) et par téléphone (BSA : n° 01 49 55 84 81, DGAL n°d'astreinte : 01 49 55 58 69).
En complément de la note de service DGAL/SDSPA/N2006-8071 du 15 mars :
* Dans le cadre du marché public, la DGAL mobilisera GT Logistics au titre de la lutte contre la salmonellose aviaire uniquement pour la réalisation d'un exercice d'alerte annuel.
* Le branchement électrique et l'arrivée d'eau dans l'élevage doivent être standards.

Seule société autorisée à éliminer les volailles en cas de grippe aviaire en France, le groupe GT, près de Bordeaux, est en alerte et peut tuer, en les gazant ou en les électrocutant, quelque 500.000 volatiles en 196 heures, soit un peu plus de huit jours.


Cette entreprise familiale de 1.100 employés installée à Bassens, sur les quais de la Garonne, a récemment remporté un appel d'offres lancé en juillet 2004 par le gouvernement concernant l'"euthanasie des volailles en élevage en état de crise".
"Nous sommes opérationnels depuis juin. On a testé le dispositif en juin sans abattage, puis en septembre avec abattage. Nous avons abattu 10.000 poules pondeuses atteintes de salmonelle en Bretagne", a indiqué à l'AFP Eric Sarrat, président du groupe GT (ex-Générale de Traction), spécialisé dans le transport.

"Il y a 187 millions de poulets en France. On est capable d'en tuer 40 tonnes, soit 40.000 en 52 heures, 200 tonnes (200.000) en 124 heures et 500 tonnes (500.000) en 196 heures", a ajouté le responsable de cette société, déjà présente dans le ramassage de volailles en Bretagne et région Centre.

Pour la France, premier producteur de volailles de l'UE et le troisième exportateur mondial derrière le Brésil et les Etats-Unis, les enjeux sont énormes et la menace réelle, la grippe aviaire étant aux portes de l'Union européenne, en Turquie et en Roumanie.

Pour éliminer les volatiles en cas de grippe aviaire, la société girondine a développé deux techniques distinctes, le gazage et la chaîne d'électrification. Ces méthodes ont été achetées à un spécialiste néerlandais de l'abattage de volailles, Ruud Larmann, devenu consultant du groupe.

Sept unités mobiles peuvent intervenir dans la France entière pour gazer les volailles dans des bacs remplis de gaz carbonique.

La seconde technique est plus particulièrement destinée aux canards, car ceux-ci peuvent vivre en apnée pendant plusieurs minutes, ce qui complique les opérations de gazage. Les palmipèdes seront donc attachés par les pieds à une chaîne d'électrification et électrocutés, deux par deux.

Les deux chaînes d'électrification, facilement transportables par camions, sont basées à Bordeaux car "la probabilité d'intervention en élevage à l'air libre dans les Landes, le Gers et en Vendée, est plus forte qu'ailleurs", a expliqué le président du groupe GT.

En régions Bretagne et Centre, les élevages de volailles sont en majorité fermées et donc moins exposées à une éventuelle épidémie de grippe aviaire, selon lui.

Dans les deux cas, la mort intervient, selon lui, "sans souffrance", une des conditions posées par l'appel d'offres.

L'entreprise a investi 405.000 euros dans ce nouveau matériel. Le contrat avec le gouvernement est d'une durée de trois ans. "On a un forfait de base pour avoir un dispositif de veille permanente. Le ministère (de l'Agriculture) nous envoie un fax d'alerte et on part", souligne M. Sarrat.

S'il n'y a pas d'épidémie en France, et donc pas d'intervention, "nous n'aurons ni déficit, ni bénéfice" au terme du premier contrat de trois ans, souligne le responsable.

Victor Yzerd, 27 ans, chef de projet logistique, a participé à l'opération d'abattage de septembre, une première pour lui. "Ce n'est pas excitant d'avoir à euthanasier des animaux. Mais on raisonne dans le cadre de la santé publique. On n'a pas le choix. Il faut quelqu'un pour le faire et on le fait".









En France on tue au fusil ou par piégeage des millions d'oiseaux dits "nuisibles" parce qu'ils causent des dégâts aux cultures. Il serait possible de limiter très fortement, voir de faire cesser toutes ces tueries si on mettait en place des solutions alternatives aux pratiques agricoles actuelles. Mais les pouvoirs publics laissent faire, sans s'en occuper.

Les oiseaux capturés par des pièges sont souvent tués par des méthodes barbares et expéditives :


Les agriculteurs (au sens large) placent dans des endroits cachés de la population de grandes cages, les corbetières, pour piéger les corneilles noires et les corbeaux freux.

Ceux-ci entrent par dizaines dans ces cages. Mais savez-vous comment sont tués ces oiseaux ? Normalement la réglementation exige qu'ils soient mis à mort sans souffrance mais c'est loin d'être le cas. En général on tue les oiseaux à coup de bâton (on peut aussi couper la tête de ces malheureux oiseaux à la machette).

Le piégeur entre dans la cage remplie d'une douzaine de corneilles. Il les attrape une à une avec une épuisette, puis, il leur donne des coups de bâton, sous les yeux de celles encore vivantes. Les corneilles affolées essaient d'échapper à l'assassin qui manie en expert son épuisette. Et hop, une autre d'attrapée et clac, une tête enfoncée de plus.


COMME EN FRANCE
corvidés tués avec un bâton dans les environs de l'aéroport de Bruxelles.



si la vidéo ne s'affiche pas : fichier à lire avec tout logiciel lisant le format flv flash comme vlc média player


L'association Stéphane Lamart a édité une brochure, caractéristiques des méthodes recommandées pour l'euthanasie des oiseaux, basée sur un avis de L'AHAW (Animal Health And Welfare) qui est le groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux de l'EFSA ( CEE European Food Safety Authority) pour répondre aux questions des municipalités qui persistent à vouloir tuer leurs pigeons biset de villes malgré qu'elles soient averties de l'inutilité de ces massacres.

vous pouvez le télécharger ici.

Vous verrez dans ce document que L'AHAW demande que si on tue un oiseau en lui tranchant le cou, on le fasse une fois celui-ci anesthésié et les coups de bâton ne sont pas mentionnés :
Les méthodes suivantes peuvent seulement être employées sur les oiseaux sans connaissance : décapitation, Pistolet à percussion, azote, chlorure de potassium (*)
LEGISLATION

Chaque année, dans chaque département, le préfet publie un arrêté déclarant nuisibles dans le département une liste d'animaux qui figurent sur une liste nationale. Les propriétaires des terrains, possesseurs ou fermiers, procèdent personnellement aux opérations de destruction des animaux nuisibles, y font procéder en leur présence ou délèguent par écrit le droit d'y procéder (articles R 427-6 à 8 du Code de l'Environnement).

Les oiseaux figurant sur la liste nationale :
Corbeau freux (Corvus frugilegus).
Corneille noire (Corvus corone corone).
Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris).
Geai des chênes (Garrulus glandarius).
Pie bavarde (Pica pica).
Pigeon ramier (Colomba palumbus).

Les animaux classés nuisibles peuvent être détruits dans les conditions fixées aux articles R 427-10 à 25 du Code de l'Environnement
DROIT EUROPEEN

Directive 79/409/CEE du 2 avril 1979
concernant la conservation des oiseaux sauvages

un résumé ici
en version intégrale ici

Application au cas des oiseaux classés nuisibles en France

Cette directive protège tous les oiseaux sauvages de l'Europe. Il est interdit de les tuer sauf dans les cas limités définis dans ce texte.
Mais en vertu de son article 9 on peut tuer les oiseaux sauvages, si il n'existe pas d'alternatives à ces destructions, pour prévenir les dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries et aux eaux et pour la protection de la flore et de la faune.
L'arrêté du du 29 janvier 2007 fixant les dispositions relatives au piégeage des animaux classés nuisibles en application de l'article L. 427-8 du code de l'environnement défini les pièges autorisés.

Les oiseaux nuisibles capturés par cages-pièges :

Ces pièges de première catégorie ne sont pas soumis à homologation (articles 2, 3) mais la personne qui utilise ces pièges doit être agréée par le préfet (article 5)

En vertu de l'article 11
La pose de pièges doit faire l'objet, de la part du titulaire du droit de destruction ou de son délégué ou du piégeur chargé des opérations, d'une déclaration en mairie de la commune où est pratiqué le piégeage.

En vertu de l'article 13
Tous les pièges doivent être visités tous les matins, par le piégeur ou un préposé désigné par lui et à cet effet. Pour les pièges des catégories 3 et 4 de l'article 2 ci-dessus, cette visite doit intervenir au plus tard dans les deux heures qui suivent le lever du soleil.
La mise à mort des animaux capturés doit intervenir immédiatement et sans souffrance.
En cas de capture accidentelle d'animaux non visés par l'article L. 427-8 du code de l'environnement, ces animaux sont relâchés sur-le-champ.

En vertu de l'article 14
Les boîtes à fauves et autres engins de la catégorie 1 de l'article 2 ci-dessus peuvent être placés en tous lieux.
L'utilisation d'appelants vivants des espèces d'oiseaux recherchées ou d'espèces d'animaux de basse-cour est autorisée dans les pièges de la catégorie 1 de l'article 2 ci-dessus dès lors qu'ils ne peuvent pas se trouver en contact immédiat avec l'animal à capturer ou capturé. Cette dernière disposition ne s'applique pas pour les appelants, de l'espèce recherchée, placés dans les cages à corvidés.

Selon l'article R 427-20 du Code de l'Env. le corbeau freux peut également être tiré dans l'enceinte de la corbetière. (le permis de chasser validé est obligatoire article R 427-18)

En vertu de l'article 21
Les dispositions des articles 5 et 11 ne sont pas applicables au piégeage à l'intérieur des bâtiments, cours et jardins, installations d'élevage et, d'une façon générale, aux enclos attenant à l'habitation visés au I de l'article L. 424-3 du code de l'environnement. Lorsque au moins une opération de piégeage a été réalisée dans ces conditions au cours d'une année cynégétique (1er juillet-30 juin), le titulaire du droit de destruction adresse directement au préfet une attestation de piégeage indiquant l'identité, les coordonnées et la qualité (propriétaire, possesseur, fermier) du déclarant détenteur du droit de destruction, l'identité, l'adresse, le numéro d'agrément des piégeurs et le lieu de la capture et le nombre de captures par espèce au plus tard le 30 septembre suivant l'année cynégétique.
La nasse à corneilles


De grande taille, elle attire les corneilles noires et les corbeaux freux à l'aide d'appelants de la même espèce. Le piège à corvidés est le plus volumineux des pièges. Il mesure 4 m de long, 3 m de large et 3 m de hauteur. Ce piège se caractérise par une toiture en forme de cône renversé contenant une échelle qui permet aux oiseaux d'entrer. Les cages piéges pour corvidés sont a installées à des emplacements choisis pour la fréquentation de ces dernier comme à proximité d'un arbre pouvant servir de perchoir, ceci augmente largement le taux de réussite. Quelques jeunes cordeaux capturés au nid serviront d’appelant et seront renouvelée tous en faisant bien attention de laisser 4 à 5 appelants minimum dans la cage en permanence. La nourriture déposé a même le sol sera variée, viande et de maïs en épis, blé, lapin morts et l’eau fournie a volonté pour soigner les appelants et pour attirer les corvidés.

source ici
La cage à pie


Un appelant au centre du piège attire les autres pies par leur instinct territorial. Cage piège en grillage galvanisé équipé de portes tombantes et de compartiments elle est de forme cylindrique ou hexagonal utilisée pour la capture des pies bavardes mais marche également pour les corbeaux. Elle mesure environ 80 cm à 1 m de diamètre sur 40 cm de hauteur. Les cages à pie comprennent 4 compartiments latéraux permettant la capture de plusieurs oiseaux à la fois et 1 central destiné à appelant vivant où de l'eau en permanence et de l’oeuf ainsi qu'un perchoir est mis a disposition de l’oiseau.
La pie étant un oiseau très territorial viendra chasser l'appelant de son territoire. A force de tourner autour de la cage, elle finit par entrée dans un compartiment doté d'un perchoir servant de système de déclenchement du piège. Le plus diificile dans ce mode de piégeage et sans conteste la procuration et la survie des appelants.

source ici
Alternatives à la destruction


  • absence de volonté politique
  • opposition du milieu rural pour développer de nouvelles approches
  • absence de financement d'une recherche fondamentale et appliquée suffisamment étoffée
  • manque d’intérêt du secteur industriel pour la protection des cultures contre les oiseaux
  • nombreuses lacunes sur le plan de la connaissance biologique et comportementale de certaines espèces prédatrices
  • répulsifs chimiques : désintérêt des groupes industriels pour la fabrication de ce type de produits compte tenu du coût de la recherche et de l’homologation dans ce domaine
M. Philippe CLERGEAU écologue, chef du laboratoire de faune sauvage (I.N.R.A. - université de Rennes) envisage une nouvelle approche qui est la gestion intégrée des populations d’oiseaux. Cette méthode qui implique une gestion raisonnée et simultanée des populations et des ressources (notamment nourriture) débouche directement sur une modification des types de cultures et des paysages.
M. Bruno HAMONET de la fédération régionale des groupements de défense contre les ennemis des cultures a expérimenté une méthode de déstabilisation de populations d’oiseaux menée sur les étourneaux pendant sept ans. Cette méthodologie menée parallèlement aux classiques effarouchements acoustiques a utilisé l’effarouchement pyro-optique associé à des mises en éclaircies des peuplements résineux servant de dortoirs.
A l’issue de l’expérimentation cette méthode conduit à la conclusion suivante:

- Certains matériels techniques ont une efficacité relative mais aussi ils conduisent à un report des populations sur d’autres sites.
- Le concept de déstabilisation d’une population d’oiseaux sur un espace géographique a largement montré ses limites.
M. Gérald GUEDON de l’association de coordination technique agricole a fait une synthèse de différents travaux de cette association qui constitue le premier groupe de travail sur des oiseaux en agriculture et qui comprend des représentants de l’I.N.R.A., de la protection des végétaux, du muséum national d’histoire naturelle et de divers organismes professionnels. Ses études menées depuis plus de vingt ans ont mis en évidence la difficulté de trouver d’autres solutions satisfaisantes, du fait notamment du manque d’intérêt du secteur industriel pour la protection des cultures contre les oiseaux mais aussi des nombreuses lacunes sur le plan de la connaissance biologique et comportementale de certaines espèces prédatrices. Le ministère chargé de l ’environnement, la fédération nationale des groupements de protection des cultures et l’assemblée permanente des chambres d’ agriculture participent aux réflexions engagées. L’objectif et la recherche de moyens pratiques de protection permettant d’abaisser le niveau des dégâts en dessous du seuil de nuisibilité et la limitation des populations. Pour le moment il ne s’agit que d’un objectif dont la satisfaction dépend du financement correct des groupes de travail eux mêmes alimentés par une recherche fondamentale et appliquée suffisamment étoffée.
Au sein de cette même association M. Pierre DOUVILLE de FRANSSU a étudié pour tenter d’éloigner les oiseaux de certains aliments l’utilisation de répulsifs chimiques. Il s’est heurté à l’inexistence de produits spécifiques (toujours pour des raisons de désintérêt des groupes industriels pour la fabrication de ce type de produits compte tenu du coût de la recherche et de l’homologation dans ce domaine). Ce sont donc des produits déjà homologués du genre insecticides ou fongicides, qui sont utilisés en solutions à dosages aléatoires avec une efficacité imprécise mais aussi des effets secondaires toxiques imprévisibles.
S.I.C.A. CEVAM. Cette association mène chaque année des essais en recherche, des expérimentations sur des cultures oléagineuses, protéagineuses et céréalières. Elle s’associe pour cela à des organismes comme le centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains, l’association blé dur développement, l’institut technique des céréales et fourrages et la chambre d’agriculture. Malgré les multiples protections testées (dont filets et canons Tonnfort) sur quelques cinq cents parcelles , des dégâts importants sont toujours constatés.
 



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