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CHRONIQUE
DES
MASSACRES

premier semestre 2014




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Deuxième trimestre 2014

Actualités juin 2014

Tueries continuelles.

Viroflay

Source : Le Parisien
Des habitants s'insurgent contre le gazage des pigeons

Maxime Courché | 23 juin 2014

Commentaire

J'ai reçu deux courriels qui ne disent pas la même chose :
Le 07/06/2014

J’habite la ville de Viroflay dans les Yvelines.

Suite à de nombreuses plaintes à la mairie, celle-ci a fait intervenir depuis le mois de septembre 2013 l’entreprise “egef”. La mairie a fait croire que les pigeons étaient juste effarouchés, et ceux capturés remis en liberté plus loin... Bien sur que non, des personnes se sont mobilisées contre cette fausse annonce en distribuant des tracts (voir PJ). Seulement, je ne sais pas qui est à l’origine de ce tract et nous ne pouvons pas nous regrouper pour être plus efficace. Il est dangereux de se faire connaitre. La réponse de la mairie est parue via le journal de la ville en décembre “l’écho de Viroflay”, elle était plutôt enrobée de bonnes intentions et cinglante avec le rappel de 450 euros d’amende pour les nourrisseurs.

Plus de pigeons dans le centre ville mais il restait une colonie plus loin dont je suis l’évolution depuis 20 ans, et la population est stable. Sauf que les pigeons ramiers sont arrivés en grand nombre comme tous les ans en mars et prennent d’assaut les arbres de l’avenue et font caca sur les voitures et ils repartent vers fin octobre et début novembre (ce qui est rare ils émigrent et ne s’installent pas à l’année) . Les personnes ne font pas la différence entre bisets et ramiers (noyaux de cerises sur les voitures et fientes) mais ce n’est que passager. Aussitôt les bisets ont été pointés du doigt et la colonie de 40 pigeons que je suis qui dormait paisiblement sur le même fil depuis 20 ans a été d’abord dérangée puis le piégeage vient de commencer avec une cage ressemblant à 1 pigeonnier posé sur le toit de mon immeuble depuis ce jeudi 5 juin par egef.

Quoi faire ? je suis révoltée et ne sait de quel coté me tourner car je suis repérée et visée en tant que nourrisseur. Je suis surveillée en permanence. Et il fait une chaleur étouffante, de les savoir piéger pour combien de jours.. dans la souffrance est insoutenable.
Le 11/06/2014 d'un protecteur actif

J'ai eu une heure de discussion avec le directeur du service environnement de la mairie de Viroflay.
J'ai eu droit à l'argumentaire classique de ce genre de service, avec ici une mise en cause particulière des nourrisseurs, que j'ai évidemment contesté point par point.
Selon moi, l'article 120 du règlement sanitaire départemental sur l'interdiction de nourrissage ne peut s'appliquer aux bisets.

La personne ignorait que les pigeons bisets étaient des animaux domestiques, ignorait la définition d'un animal domestique, les dispositions du code pénal, la quasi-absence de transmission de maladies, donc que la salubrité, mot fourre-tout, ne peut pas être le problème.

Oui mais vous comprenez beaucoup de gens se plaignent qu'il y a trop de pigeons. Ma réponse: ces plaignants ne souhaitent pas pour autant que les pigeons soient tués et il y aurait beaucoup moins de plaintes sans la propagande organisée pour faire croire à un danger sanitaire.

Concernant la cage-piège sur le toit, d'après lui elle est vidée tous les 10 jours et de l'eau et de la nourriture est disposée pour la même période.
Il n'aurait trouvé qu'une seule fois un pigeon mort.

Je lui ai indiqué que l'abandon des pigeons en pleine chaleur durant 10 jours, même si la cage a un petit toit, des pigeons constituait une maltraitance envers des animaux domestiques en infraction avec les articles 521-1 et autres du code pénal.

Quant au devenir des pigeons, ils sont ensuite tués par une méthode de rupture des cervicales (?) car d'après lui, le gazage au CO2 serait formellement interdit par la réglementation européenne car faisant souffrir les animaux (sic).

Je me suis opposé à l'emploi du terme euthanasie.

Je lui ai indiqué l'existence de solutions bien meilleures pour tout le monde, qui nécessiteraient l'ouverture de discussions mais avec pour préalable la libération des oiseaux.
Au pire, je lui proposerai demain de me remettre les oiseaux capturés, avec pour lui l'assurance qu'ils ne reviendront pas sur sa commune.

Si cela ne marche pas, je préparerai une pétition dans le genre de celle de Montpellier dont je soumettrai le texte au maire préalablement à la parution.
Le sort réservé aux pigeons fait bondir certains habitants du côté de Viroflay. Ceux-ci dénoncent notamment certaines pratiques jugées « cruelles » à l'encontre de ces oiseaux suite à la décision de la municipalité de lutter contre leur surpopulation.

Après de nombreuses plaintes, la ville avait fait appel en fin d'année dernière à plusieurs fauconniers afin qu'ils effarouchent, à l'aide de leurs buses, les nombreux pigeons présents aux abords du marché, de l'avenue du Général-Leclerc, du groupe scolaire Rive gauche et de la crèche des sables. Mais la mairie a également fait installer des volières de capture sur les toitures de plusieurs bâtiments communaux.

C'est sur ce dernier point que les défenseurs des volatiles ont fait part de leur indignation. Alertée, l'association Ambassade des pigeons a ainsi adressé une lettre à Olivier Lebrun, le maire UMP de la ville. « Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus supporter les gestions violentes auxquelles recourent les mairies comme celle de Viroflay, à l'encontre des pigeons », mentionne ce courrier.

Les oiseaux sont capturés, tués puis congelés

En cause, le gazage au CO 2 des oiseaux et leur congélation. Contacté, le prestataire de la mairie de Viroflay assure agir dans le cadre de la loi pour les animaux domestiques à nuisances, ce qui est le cas des pigeons de ville.

Les opposants préconisent d'autres solutions. Comme mettre en place des pigeonniers communaux et surtout éviter de tuer les oiseaux. Car cela n'empêche pas, selon eux, la reproduction de l'espèce. Sur la question des nuisances, l'Ambassade des pigeons insiste sur la distinction entre pigeon ramier et pigeon des villes. La seconde espèce est domestique. « Les ramiers sont semi-migrateurs et leurs défections sont plus imposantes et plus nuisibles que celle des bisets », assure Brigitte Marquet, présidente de l'association.

Face à ce vent de contestation, la municipalité de Viroflay souhaite vivblement trouver une solution alternative : « On étudie la question des pigeonniers contraceptifs, tout en sachant que ce sera un investissement important pour la commune », assure Olivier Lebrun, maire de Viroflay. « Il n'en demeure pas moins, ajoute l'élu, que le pigeon n'est pas une espèce que l'on veut voir proliférer dans la ville. Et de nombreux habitants de Viroflay partagent cet avis. »

Des volières de captures ont été installées sur plusieurs bâtiments de la commune.
Les pigeons pris au piège sont ensuite gazés au CO2 par un prestataire travaillant pour la mairie. (DR.)


Nogent-sur-Oise

Source : Site officiel

capture de pigeons

Publié le 12/06/2014



Strasbourg

Source : France Bleu

VOTEZ - Faut-il éradiquer les pigeons en ville?

publié le 17 juin 2014

L'opposition strasbourgeoise s'émeut du sort des pigeons dans la ville. Elle a écrit au maire de Strasbourg pour dénoncer des pratiques "barbares". Vous réagissez...

Le groupe d'opposition "Strasbourg à vos côtés" mené par Fabienne Keller se penche sur le sort des pigeons à Strasbourg. Un courrier a été envoyé au maire pour dénoncer des pratiques barbares. L'opposition demande que la stratégie de la ville en matière de régulation de la population de pigeons soit revue.

La présence de ces animaux en ville est très diversement appréciée par les citadins. Certains prennent plaisir à les nourrir (ce qui est interdit dans le Bas-Rhin), d'autres se plaignent des nuisances liées aux pigeons: les nuisances sonores, les odeurs, la dégradation des monuments par l'acidité des fientes et les salissures.
Les risques sanitaires existent aussi puisque les pigeons sont porteurs de germes ou de parasites, et la présence de cadavres d'oiseaux en ville pose problème.
Plusieurs solutions sont proposées pour limiter la population des pigeons, des effaroucheurs, des pics et des filets peuvent être installés sur les bâtiments ou au dessus des cours intérieures. Des pigeonniers contraceptifs peuvent aussi être mis en place, mais ils faut beaucoup de moyens pour qu'ils fonctionnent correctement. L'euthanasie qui était utilisée fréquemment il y a quelques années fait de moins en moins l'unanimité chez les citadins.

Pour l'association strasbourgeoise C.Ré.Do pigeons, cet oiseau est un animal de compagnie, qu'il faut traiter sans cruauté. Elle propose la mise en place de pigeonniers "contraceptifs", où l'on remplace les oeufs par des leurres, ou encore d'interdire le nourrisage près des monuments historiques, pour limiter les fientes.


Lisieux

Source : Ouest France

Les commerçants en guerre contre les pigeons

Publié le 11/06/2014

Place du commerce. Les commerçants du centre-ville se plaignent des nuisances occasionnées par les pigeons. Leurs fientes abîment leurs stores, salissent leurs vitrines et les trottoirs.

Reportage

« Je ne sais plus quoi faire, lance Justine Barbanchon, du magasin du Cellier bordelais, avenue Victor-Hugo. Les pigeons ont élu domicile sur le toit de l'immeuble. Impossible de les déloger. Les fientes corrosives maculent les rebords des fenêtres et tapissent les toitures des constructions environnantes.

« J'ai installé un store en 2008. Deux ans plus tard, j'ai cru qu'il allait se percer avec le poids des déjections. Depuis, je le lave avec un nettoyeur haute pression tous les deux mois. Mais deux heures après, tout est à recommencer. »

Les foetus morts

S'il n'y avait que les fientes. La jeune femme avoue qu'à certaines périodes de l'année, elle est obligée de taper sur son store à l'aide d'un manche à balai pour faire tomber les oeufs ou les foetus morts. « J'essaie de rentrer mon store le plus souvent possible pour éviter qu'il ne soit sali trop vite, mais j'ai toujours peur qu'un client ne reçoive des déjections à la sortie du magasin. »

À côté, au salon de coiffure NB création de Nathalie Barrey, les nuisances sont les mêmes. « Mes vitres sont régulièrement aspergées et le trottoir aussi. Les pigeons salissent tout. Il suffit parfois que quelqu'un leur donne à manger sur le rebord d'une fenêtre pour qu'ils reviennent. Certains locataires de l'immeuble n'osent plus ouvrir leur fenêtre à l'arrière. »

Dans la petite cour à ciel ouvert que se partagent les habitants, impossible de mettre les pieds. Le sol est tellement glissant et collant avec les déjections qu'il faut faire attention de ne pas glisser. « L'autre jour, explique la coiffeuse, une cliente est sortie fumer une cigarette dans la cour. Nous discutions quand elle a reçu une fiente sur la tête. »

Acheter du répulsif

Chez César primeur, les volatiles se sont installés derrière l'enseigne. Pas moins de trois nids à quelques centimètres les uns des autres que Jimmy, le vendeur, détruit régulièrement. « En fin de soirée, les pigeons se ruent sur les trottoirs à la recherche de nourriture. Mon store est toujours ouvert, été comme hiver. Cela protège mon étal. »

Rue Pont-Mortain, les hôtes indésirables au roucoulement incessant nichent à deux pas des points de vente de sandwichs. Un véritable garde-manger pour les volatiles qui n'hésitent pas, à l'heure de midi, à déambuler entre les jambes des clients pour glaner quelques miettes.

Émilie Guillard, du magasin de sac à main Lafarge a eu beau défaire les nids à plusieurs reprises, les oiseaux sont toujours revenus. « À la mairie, on m'a conseillé d'acheter du répulsif, ce que j'ai fait. Cela a fonctionné quelques mois, mais n'a pas réglé le problème. Les oiseaux se sont juste déplacés chez le commerçant voisin. »


La cour et le toit de l'immeuble sont entièrement recouverts de fientes d'oiseaux. En journée, les oiseaux nichent au-dessus des magasins.
 


Agen

Source : La Dépêche du Midi

Les goélands squattent la ville

Publié le 13/06/2014

Fermez les yeux, on s'y croirait ! Agen a de faux airs de Bretagne, l'océan et ses embruns en moins. Les cris stridents des goélands se font entendre depuis plusieurs semaines dans l'hypercentre d'Agen, du matin jusqu'au soir.

Ces oiseaux marins volent au-dessus du faîte des toitures, pourchassent les pigeons «biset» des villes comme pour marquer leur territoire aérien. Le phénomène s'est intensifié. Une colonie de goélands avait déjà été remarquée sur les toits de la grande agence de la Poste avec une base arrière et de nidification en haut du bâtiment du Crédit Agricole, boulevard Carnot, qui concentre un grand nombre de ces volatiles au m². Mais depuis quelque temps, le quartier de la cathédrale, déjà en prise avec les pigeons et leurs déjections, est squatté par les goélands «leucophée ». Une espèce de taille moyenne reconnaissable à son manteau gris et ses pattes jaunes, explique Alain Dalmolin, spécialiste à la réserve naturelle de la Mazière. «Ils ont migré du site de Golfech et sont très agressifs en période de reproduction. Ils se nourrissent de tout ce qu'ils trouvent et vont jusqu'aux décharges à ciel ouvert». Dans le lot estimé à une petite centaine, «on ne trouve pas que des reproducteurs, mais on observe aussi des goélands immatures âgés de 2 ans environs. Leurs plumes sont grisâtres avec des flammèches».


Double problème

Faute d'espace suffisant sur le littoral, l'espèce a commencé à coloniser l'intérieur des terres, les villes et les abords des fleuves. Sa nourriture de base est constituée de petits poissons (aloses), d'oisillons et de charognes. Cet oiseau au puissant bec crochu est aussi le prédateur du martinet noir et du rat surmulot. Il était auparavant considéré comme une sous-espèce méditerranéenne du goéland argenté. De son côté, la ville d'Agen est en butte avec les pigeons domestiques. «Nous faisons appel à une entreprise spécialisée pour les coups de filet. Des cages sont aussi posées à des endroits spécifiques et nous les appâtons», indique un agent municipal du service nettoiement. Thomas Zamboni, nouvel élu en charge des questions d'hygiène à la mairie, affirme que des captures sont régulièrement menées. «3 000 pigeons piégés l'an dernier et envoyés à la Ferso et 1 800 déjà à l'heure actuelle». Des opérations qui ne suffisent pas à éradiquer leur invasion massive. La mairie reste consciente du fléau car elle est destinataire de plaintes de particuliers dont les biens extérieurs sont souillés de fientes.

Ne pas les nourrir

Mais la faute aussi aux habitants qui entretiennent leur aspect envahissant, en jetant des graines, alors que c'est formellement interdit. Le contrevenant pris en flagrant délit s'expose à une amende de 35 à 450 euros (article 120 du règlement sanitaire). «De toute façon, les goélands n'attaquent pas les pigeons», confirme Alain Dalmolin. Tout au plus, ils sont chassés par les battements d'ailes et les raids aériens des albatros du fleuve. Pourtant le toit terrasse de la tour Victor-Hugo est parfois jonché de cadavres de pigeons, rapporte un témoin. Mais le goéland demeure une espèce protégée. Agen se retrouve à présent avec un double problème sur les bras, la cohabitation de deux gangs de volatiles qui se disputent la voûte céleste avec, en plus des dégradations habituelles, l'apparition de nuisances sonores pour les résidants.


Bourbon-Lancy

Source : Le Journal de Saône-et-Loire

Corbeaux et Pigeons…

Publié le 11/06/2014

Bourbon-Lancy subit actuellement de nombreuses nuisances dues à la présence de corbeaux freux et de pigeons des villes. Soucieuse des gênes occasionnées par ces oiseaux (nuisances sonores, insalubrité, fléau pour les cultures céréalières pillées par les corvidés), la municipalité met en place différentes actions destinées à réduire leur nombre. Ainsi, une campagne de tir, sous la responsabilité d’un lieutenant de louveterie a été menée au début du printemps. Ce procédé a permis de tuer en 2012 455 individus, en 2013, 255 et cette année, 335. D’autres opérations complètent ce dispositif tel que la capture des oiseaux à l’aide des cages gérées par des piégeurs agréés. Deux agents municipaux ont d’ailleurs été récemment formés. La méthode de l’effarouchement par moyens sonores et lumineux est également appliquée, afin de réguler la naissance des oisillons. Concernant la prolifération des pigeons, une campagne de piégeage va débuter dans les semaines à venir. Elle devrait permettre de diminuer leur nombre. D’autres solutions sont actuellement à l’étude. Il faut rappeler qu’il est formellement interdit de nourrir les animaux selon le règlement sanitaire départemental.

En espérant que la mise en place de ces différentes opérations permettra d’enrayer la prolifération des corbeaux et pigeons et redonnera une sérénité dans les quartiers les plus touchés par ses nuisances.
 




Actualités mai 2014

Tueries continuelles.

Bordeaux

Source : Site officiel

capture de pigeons et autres volatiles. Installation, entretien, maintenance et dépose d'un pigeonnier

Avis publié le 31/05/2014

Mairie de Bordeaux
Direction de la concurrence et de la commande publique
Mme Paris Marie-Laure
place Pey Berland Bordeaux Cedex 33077
T: +33 556102392
F: +33 556102399
W: https://marchespublics.bordeaux.fr

peuplement animalier. Marché à bons de commande décomposé en deux lots, conclu pour un an à compter de sa notification avec possibilité de le reconduire tacitement 3 fois. Chaque lot fera l'objet d'un marché séparé.

Lot nº: 2
Intitulé: capture de pigeons et autres volatiles. Installation, entretien, maintenance et dépose d'un pigeonnier
1) Description succincte : Montant maximum annuel : 35 000 EUR HT
CAHIER DES CLAUSES PARTICULIERES


4.2.1 CAPTURE DE PIGEONS ET TOUT AUTRE VOLATILE

Les conditions de capture, les conditions et délais de transport et d’euthanasie s’effectueront selon un protocole avalisé annuellement par la Direction de la Protection des Populations (DPP).
Selon l’espèce concernée, le prestataire de service conviendra avec le Service Communal d’Hygiène et de Santé de la méthode à utiliser. Les modes de capture seront les suivants : filet projeté par un lance filet, en zone découverte après appâtage préalable par le Service Communal d’Hygiène et de Santé (la préparation des sites de capture sera effectuée par les agents du Service Communal d’Hygiène et de Santé pendant environ 10 jours avant les captures).

Le prestataire mettra à la disposition du Service Communal d’Hygiène et de Santé au minimum 2 cages de capture d’une capacité de 100 pigeons. Les pigeons pris dans les cages seront récupérés par le prestataire. Le prestataire de service mettra à disposition du Service Communal d’Hygiène et de Santé, une équipe de spécialistes, un véhicule équipé, et le matériel conforme pour assurer les prestations pendant 10 jours par an. Ces dernières seront à répartir selon un planning d’interventions établi par le Service Communal d’Hygiène et de Santé, avec un préavis de quatre semaines. A l’occasion de ces opérations, le prestataire pourra procéder à l’enlèvement des pigeons capturés dans des cages de reprise. Deux cages de reprise seront mises à disposition par le prestataire dans le cadre du marché. Les cages en fonctionnement et les pigeons capturés avec ce procédé resteront entièrement sous sa responsabilité.

4.2.1.3. DEVENIR DES PIGEONS

Les pigeons seront euthanasiés selon un protocole avalisé annuellement par le Ministère de l’Agriculture ou par la Direction de la Protection des Populations (DPP). Pour ce faire, le titulaire s’inspirera d’une part du décret 97-903 du 01 octobre 1997 relatif à la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort, d’autre part de l’arrêté ministériel du 12 décembre 1997, relatif aux procédés d’étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs, pris pour l’application de décret 97-903 susvisé.

Les autres oiseaux éventuellement capturés seront acheminés vers l’établissement désigné par les autorités compétentes (DPP, DDA, ONC, ONF…)

4.2.1.6. OBLIGATION DE RESULTAT

Le prestataire conviendra avec le Service Communal d’Hygiène et de Santé du nombre minimum de pigeons à capturer par an. Pour information, la moyenne des trois dernières années a été de 5 000 pigeons par an hors brigade municipale avec 10 jours de capture et 2 cages.
...

4.2.2. INSTALLATION,, ENTRETIEN, MAINTENANCE ET DEPOSE D’UN PIGEONNIER

Un panneau informatif équipera le pigeonnier et sera à la vue du public. Il résumera de façon synoptique le but à atteindre, le mode de fonctionnement et de gestion ainsi que la surveillance sanitaire.


Taïwan

Source : Le Parisien

Des activistes dénoncent de cruelles courses de pigeons à Taïwan

publié le 31/05/2014

Des milliers de pigeons de course lâchés en pleine mer depuis des cages géantes chargées sur des bateaux, au large de Taïwan, des volatiles qui se blessent, se noient, ne reviennent jamais… C'est ce que revèle l'enquête choc de la branche américaine de PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), association de défense des animaux, sur ces courses qui drainent des millions de dollars taïwanais de paris illégaux.

Ce vendredi, les activistes ont demandé aux autorités locales de lancer des enquêtes sur cette industrie des courses qui tuerait selon eux 1,5 million d'oiseaux par an. Une plainte a été déposée ce mois-ci.

L'enquête de cinq mois, menée de juin à octobre 2013 au cœur du milieu des courses dans l'un des plus gros clubs de courses de pigeons du sud de l'île, est terrifiante. Les activistes ont assisté à la «nuit de l'expédition», lorsque les oiseaux sont enregistrés et chargés dans les immenses cages de fret. Ils ont même filmé un de ces navires qui libèrent les pigeons en mer. Les militants ont enregistré les participants et les officiels qui reconnaissent les millions de dollars de paris clandestins et les pertes massives d'animaux.

Les pigeons relâchés au large doivent revenir à terre au cours de séries de sept courses hebdomadaires. A chaque course, le bateau les emmène 30 kilomètres plus loin des côtes, peu importe les conditions météo. Les oiseaux meurent noyés, emportés par les vagues et les typhons, ou d'épuisement, dans l'incapacité de prendre quelques instants de repos sur l'eau. Ceux qui réussissent à regagner l'île sont souvent euthanasiés par leur propriétaire lorsqu'ils se sont montrés trop lents pour être qualifiés pour la prochaine course de la série.

Extorsions, enlèvements et dopage

L'espérance de vie d'un pigeon, «oiseau intelligent, doux et fidèle» rappelle PETA, est de 20 ans en temps normal. A Taïwan, «tous les oiseaux qui commencent leur vie comme pigeons de courses meurent au cours de la première année de leur vie», selon les militants.

Cette industrie générerait des milliards de dollars taïwanais (T$). Officiellement, les lots à gagner sont des réfrigérateurs ou des scooters. Mais en fait, derrière ces couvertures, les vrais gains seraient des sommes astronomiques. Certains riches participants sont prêts à débourser 100 000 T$ pour s'offrir un champion reproducteur.

Les enjeux sont tels qu'ils suscitent de graves dérives comme les extorsions de fonds, le dopage des oiseaux, le kidnapping de pigeon contre rançon… Les joueurs ont recours à des techniques anti-fraude de plus en plus sophistiquées et coûteuses comme les implants de puces RFID, les multiples timbrages des ailes, les photos précises des plumes.

Devant ces révélations, la direction nationale de la police de Taïwan a indiqué ce vendredi qu'elle allait se pencher sur les accusations de PETA.


Plus d'un million de pigeons meurent chaque année à Taïwan dans des courses en mer, dénonce ce vendredi l'association PETA.


VIDEO. Courses de pigeons meurtrières à Taïwan (en anglais)
 


CHARLEROI (Belgique)

Source : Blog Sud Info

Nous n'avons plus de pigeons ?

publié le 31/05/2014

Ce mercredi 28 mai a eu lieu en plein coeur de Charleroi sur la place Albert Ier, une capture, l’enlèvement, une extermination de pigeons par la société Anticimex spécialisée dans ce genre de besogne. L’action s’est déroulée à 6:50, deux véhicules de la société dont une remorque se sont présentés sur la place, le convoi était accompagné d’une voiture appartenant à des employés communaux. Le personnel sur place, semblait fortement inquiet d’être vu par les riverains du quartier et à l’affût d’une éventuelle réaction de ceux-ci. La problématique de la nuisance des écrémants des volatiles est un réel souci invoqué par la ville de Charleroi.

«J’ai pu assister ce matin à cette capture et je peux dire que j’ai été choquée de voir cela. Je suis consciente qu’ils peuvent être nuisibles mais quelle ville n’en a pas et des actions comme celles-là ne servent à rien car il faudrait le faire chaque semaine. S’attaquer ainsi aux oiseaux c’est comme sortir avec une tapette à mouche en plein été, cela ne fait qu’apporter une solution très provisoire. En même temps les gens se plaignent quand il y a en trop et que les nuisances sont grandes et pleurent l’enlèvement de ceux-ci c’est paradoxal.» affirme Nathalie une riveraine du quartier, qui a assisté impuissante à ce qu’elle nomme une idiotie.

Un appel d’offre avait été lancé en 2013 par l’échevin Cyprien Devillers et le Conseil communal pour trouver la société qui devait s’occuper de ce dossier pour une valeur de 56.000 euros pour deux campagnes, la première venant de se terminer et la suivante prévue pour l’automne. Ce type d’action n’avait plus été menée depuis 2009 à Charleroi.


"Cette action se déroule et fait suite à différentes plaintes de riverains, citoyens, commerçants du centre ville. Les zones les plus peuplées par les pigeons sont l’esplanade de la gare de Charleroi sud, les abords du palais de justice, le boulevard Joseph Tirou où les colonies sont très importantes.
Il faut savoir aussi que certaines colonies de volatiles en ville sont malades et il est donc nécessaire pour la santé publique d’y être attentif.
Nous sommes actuellement en analyse pour choisir des alternatives au plan actuel comme des pigeonniers contraceptif ou des nichoirs adaptés sur des bâtiments à l’abandon. Rappelons aussi que le règlement général de police interdit le nourrissage des pigeons car il ne rend pas service aux oiseaux mais amènent très souvent d’autres nuisibles comme les rats. Nous sommes donc soucieux du bien être pour tous.» déclare le service de Cyprien Devillers à la ville de Charleroi.

Outre l’euthanasie des pigeons actuellement choisi, il existe pourtant bien d’autres alternatives qui sont souvent privilégiées par certaines communes comme par exemple la stérilisation des volatiles, la capture pour le déplacement de ceux-ci dans des régions plus rurales, le placement sur les immeubles de fils ou de filets de protection ainsi que des réflecteurs de lumière mais aussi la diffusion d’un bruit sonore inaudible pour l’humain (résonateur) ou encore plus étonnant l’utilisation de rapaces pour les faire partir des endroits plus sensibles. A Charleroi plusieurs pistes alternatives à l'euthanasie sont donc à l’étude et pourraient voir le jour dans une dynamique positive mise sur les rails.


Le période de reproduction des volatiles se déroule de fin janvier à fin septembre. Durée pendant laquelle la femelle produit 5 à 7 nichées de 2 pigeonneaux. Ici l’enlèvement ou l’extermination des pigeons effectué en plein centre ville se déroule donc dans la période de reproduction déplore Christian.L spécialiste des volatiles: « Généralement, lorsque les villes souhaitent limiter les nuisances liées aux pigeons, ils ne procèdent pas à l’enlèvement ou l’extermination de ceux-ci pendant la période de reproduction. Idéalement octobre serait la meilleure période ».

Du côté de la société Anticimex, spécialisée à Floreffe dans le lutte des « nuisibles", elle s’appuie sur des commandes d’entreprises agroalimentaires, des sociétés privées, des villes. « Les pigeons sont souvent considérés à tord ou raison comme des nuisibles, dans certains cas la prolifération est très rapide. En ce qui concerne la ville de Charleroi, nous avons en effet remporté un marché public, ils souhaitaient une capture massive des volatiles. Le procédé est précis, pendant 3 semaines, aux mêmes heures, trois appateurs préparent le terrain pour faire venir les pigeons à l’endroit précis choisi par la ville selon une cartographie. Ce n’est qu’au terme cette période et pendant trois jours (à Charleroi le 26, 27, 28 mai) qu’un filet adapté de 20m2 est lancé sur les oiseaux.

Ceux-ci sont alors capturés et placés dans des cages par 25 individus maximum pour respecter l’espace vital de chacun. Au retour à l’entreprise, les pigeons bagués sont renvoyés vers un centre colombophile, les autres sont selon le choix de la ville euthanasiés sous caissons spéciaux et finissent en équarrissage. Nous faisons cela dans le respect des normes d’hygiène, des règlements. C’est à chaque ville à choisir la méthode la plus appropriée selon eux. » déclare Jean Luc Mijs au sein de Anticimex.


Cannes

Source : Site officiel

Dépigeonnisation

publié le 20/05/2014

La prolifération des pigeons en milieu urbain est favorisée par la clémence de notre climat et par le fait que de nombreux nourrisseurs les attirent, malgré les interdictions.
La présence surnuméraire de ces volatiles a des conséquences fâcheuses, tant du point de vue des dégradations des bâtiments que des risques allergiques et infectieux vis-à-vis de la population.
La Ville de Cannes a procédé à l’installation de pigeonniers dans le quartier de Ranguin, et sur La Croisette. Cela permet de déplacer et de fixer les colonies afin que les pigeons ne salissent plus les bâtiments des alentours, de contrôler la population en éliminant des œufs et de surveiller l’état sanitaire des volatiles.


Albi

Source : La Dépêche du Midi

Les faucons pèlerins ou le héron bihoreau au télescope

Publié le 14/05/2014

les fauconneaux qui habitent encore dans le nichoir accroché au clocher de la cathédrale Sainte-Cécile feront une nouvelle fois l'objet de curiosité aujourd'hui. Les animateurs de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) du Tarn attendent les observateurs entre 16 heures et 19 heures, sur le promontoire dominant les jardins de la Berbie. En fin d'après-midi, les petits crient famine et les parents partent en chasse.
Avec un peu de chance on peut ainsi assister à l'attaque d'un faucon sur un pigeon, au dépeçage d'une proie au bord du nid pour le nourrissage.
Et si rien ne se passe (c'est rare) du côté du clocher de la cathédrale, il suffira de se tourner vers le Tarn pour observer le héron bihoreau immobile sur sa branche à l'affût des poissons.

Albi. Les faucons pèlerins ou le héron bihoreau au télescope


Montastruc-la-Conseillère

Source : La dépêche du Midi

Pourquoi une telle battue aux pigeons ?

publié le 24/05/2014

Répondre aux attentes des uns sans heurter les autres peut parfois s'avérer une opération délicate. En témoigne l'arrêté municipal entraînant lundi une battue aux pigeons qui n'est pas passée inaperçue. Plusieurs chasseurs ont tiré sur les oiseaux en plein centre-ville ce qui a suscité des courriers adressés à la mairie et de vives réactions directement exprimées à notre rédaction pour protester contre ces actes jugés «barbares» pour certains, «inadéquats» pour d'autres.

Un riverain, Yoann Berenguer, a été «scandalisé de voir des chasseurs, arme à la main, en plein centre du village, tirant à tout va alors que des villageois se promenaient». Aurore Laffite s'est dite «choquée d'assister à l'agonie d'un pigeon dans une mare de sang devant chez elle. Ma fille de 8 ans a rapporté ce pigeon blessé à un des chasseurs qui n'a rien trouvé de mieux que de tordre le cou de l'oiseau devant elle».

Dire cependant qu'«il y avait la guerre» !» reste, malgré le bruit occasionné et la situation peu ordinaire, sans doute exagéré. Questionné sur le sujet, le maire, Michel Anguille, a été transparent sur la question. Il reconnaît qu'il n'est pas très agréable de tuer des oiseaux et confie : «On s'en serait bien passé. Ce n'est pas de gaîté de cœur qu'on le fait. Mais c'est surtout aux tonnes de fientes qu'on s'attaque ici. Nous n'avons pas le choix. Nous avions fait une telle battue en 2002, la précédente municipalité en fait une aussi, et nous avons dû nous priver de ces oiseaux aussi cette année».

Après avoir montré l'étendue des dégâts faits dans les combles de l'hôtel de ville, le maire explique que «beaucoup de riverains nous ont sollicités pour qu'on intervienne car ils n'en peuvent plus de nettoyer.
A l'église aussi il y a énormément de fientes. C'est très corrosif, toxique et l'on risque aussi une prolifération qu'on ne pourrait plus maîtriser.
J'entends bien les remarques mais il fallait le faire. Tout a été réalisé correctement. Les autorisations ont été données, les gendarmes prévenus, etc.»

In fine, envions 80 pigeons ont été tués durant cette journée. «C'est bien» estime Michel Anguille en croisant les doigts pour «ne pas avoir à recommencer avant au moins cinq ans».

Emmanuel Haillot


Guingamp

Source : Le Télégramme

La mairie stoppée par l'Ambassade des pigeons

Publié le 15/05/2014

Les pigeons ont pu dormir tranquille, mardi soir, à Guingamp. Le tir à la carabine, programmé pour les effrayer et diminuer leur population, n'a pas eu lieu. L'Ambassade des pigeons et la Fondation Brigitte Bardot ont fait annuler l'opération.

La campagne de régulation de pigeons par tir à la carabine, prévue le soir même dans le centre-ville de Guingamp, a tourné court mardi après-midi. Ayant eu vent de l'opération par le biais d'une veille documentaire sur internet, les défenseurs des oiseaux des villes sont immédiatement montés au créneau et ont vivement interpellé les représentants de la mairie. « Tuer n'est pas gérer », s'insurge Brigitte Marquet, présidente de l'association nationale, L'Ambassade des pigeons, basée à Paris. Aussitôt au courant, cette spécialiste des volatiles, tout comme des représentants de la Fondation Brigitte Bardot, ont aussitôt décroché leur téléphone pour faire annuler le tir à la carabine. « On ne veut pas de cette manière de gérer les effectifs des pigeons », explique-t-elle. « Il y a des solutions alternatives à ces tirs ou au piégeage avec des cages. Surtout lorsque l'on sait que les animaux sont ensuite gazés ! La solution de tuer n'en est pas une. Bien au contraire, puisque l'on crée des vides écologiques à répétition et que l'on provoque ainsi une perpétuelle surreproduction des pigeons survivants ».

La solution des pigeonniers

Toujours est-il que les messages à répétition ont dû être persuasifs, la décision d'annuler le tir ayant été prise vers 15 h 30. Mais Brigitte Marquet ne compte pas en rester là. Elle a demandé un rendez-vous avec le maire pour lui proposer une solution, « qui reviendra, selon elle, beaucoup moins cher aux contribuables ». Elle plaide pour la construction de pigeonniers de différents modèles, qui pourraient « être entretenus par des agents municipaux, des personnes en insertion ou encore de jeunes retraités ». « Cela ne demande que deux heures par semaine », assure-t-elle. Avantage de la méthode pour Brigitte Marquet : contenir la production de fientes (« les pigeons font principalement là où ils nichent ») et gérer les effectifs en enlevant les oeufs que l'on remplace par des leurres en plastique. La solution sera-t-elle retenue par la mairie ? Philippe Le Goff n'est pas opposé à recevoir L'Ambassade des pigeons à Guingamp. Peut-être trouveront-ils un terrain d'entente, qui leur permettra d'éviter de se voler dans les plumes...


Lyon

Source : Par Francetv info

VIDEO. Quatre bébés faucons sont nés au sommet d'une tour à Lyon

Publié le 10/05/2014



Floursies

Source : La Voix du Nord

Une association exhorte le maire à épargner les pigeons de l’église de Floursies

Publié le 09/05/2014

Elle s’appelle l’Ambassade des Pigeons et est basée à Paris, où la gestion de ces volatiles est une question de société.

L’association de défense des oiseaux, présidée par l’Ardennaise Brigitte Marquet, a écrit au maire de Floursies pour l’inciter à ne pas laisser les volatiles, qui ont envahi l’église du village, être tués par la société qui doit les capturer à la demande de la municipalité et a effectué un premier déplacement cette semaine. Les sociétés de dépigeonnage, cette association les combat régulièrement.

Rien d’illégal

« Il n’y a rien d’illégal dans ce qu’effectue le maire de Floursies », reconnaît Brigitte Marquet, qui insiste cependant sur le fait que c’était à la municipalité de se prémunir contre l’intrusion d’animaux dans le bâtiment public. La présidente met en outre en avant d’autres pistes pour une gestion durable de la population d’oiseaux. « Les pigeons sont gazés, c’est une très grande souffrance. Personne n’a à supporter des fientes, mais on peut les nettoyer. On ne nettoie pas la vie », martèle Brigitte Marquet, qui assure avoir proposé l’aide de son association à la construction d’un pigeonnier municipal. Comme cela a été réalisé dans des villes en Allemagne, voire près de chez nous (lire ci-dessous).

L’argument financier

L’Ambassade des Pigeons fait appel aux bons sentiments de la municipalité de Floursies, mais elle a également des arguments à faire valoir au niveau du porte-monnaie. Expériences des volatiles à l’appui, Brigitte Marquet affirme que les 4 300 € avancés par la mairie pour financer les travaux de dépigeonnisation seront en effet une dépense inutile si des travaux de sécurisation du clocher de l’église ne sont pas entrepris. « En période de reproduction, les pigeons n’auront de cesse de revenir sur les lieux où leurs petits ont été abandonnés ou tués, les contribuables devront à nouveau payer des prélèvements à une entreprise ! »

La fabrication d’un pigeonnier géré par une municipalité pourrait coûter moitié moins selon elle, une dépense à laquelle il faudrait néanmoins sans doute ajouter des frais de nettoyage et de nourriture.
À Béthune en 2012, 243 pigeons sauvés par la ville
Un adjoint municipal avait décidé que les volatiles qui avaient investi une habitation désertée au-dessus d’un commerce seraient capturés, mais pas tués.

Les oiseaux ont ainsi été installés dans plusieurs pigeonniers, anciens ou construits pour moins de 2 000 € pièce. Enfermés le temps d’être sédentarisés, comme des pigeons de « coulonneux », ils ont de plus subi un contrôle des naissances drastique. À chaque ponte, tout ou partie des œufs étaient emportés et remplacés par des leurres de plastique que les pigeons continuaient à couver, retardant ainsi une nouvelle reproduction...

Des moyens

Cette démarche n’était même pas à l’initiative de l’Ambassade des Pigeons. Mais l’association, qui lutte pour réhabiliter le volatile souvent comparé au rat en termes de nuisances, aimerait que cet exemple, « une rencontre magnifique, et qui a fait boule de neige dans d’autres villes », soit appliqué à Floursies. « Un employé municipal peut s’en occuper sur son temps de travail », insiste Brigitte Marquet.

Le hic : Béthune a les employés et les moyens d’une ville de 25 430 habitants, Floursies ceux d’un village de 139 habitants. Une sensibilité particulière a également pu jouer dans l’initative béthunoise. Enfin, Floursies a montré, l’intrusion des pigeons dans l’église en est d’ailleurs la conséquence directe, qu’elle n’avait pas de personnel ou de bénévole disponible pour surveiller une installation publique.


Neuilly-sur-Seine

Source : Site officiel

opérations de dépigeonnisation sur le territoire

Avis n°14-69254 publié le 30/04/2014

Nom et adresse officiels de l'organisme acheteur :
Ville de Neuilly-sur-Seine

Correspondant : M. Maire Le 96 avenue Achille Peretti 96 avenue Achille Peretti 92522 Neuilly-sur-Seine
Téléphone : 01-40-88-89-96 Télécopieur : 01-40-88-87-92
Courriel : marchespublics@ville-neuillysurseine.fr
Adresse internet : http://www.neuillysurseine.fr

Objet du marché :
opérations de dépigeonnisation sur le territoire de la Ville de Neuilly-Sur-Seine

Lieu d'exécution : neuilly-Sur-Seine, 92200 Neuilly-sur-Seine

Caractéristiques principales :
la présente mise en concurrence porte sur les opérations de dépigeonnisation sur le territoire de la Ville de Neuilly-Sur-Seine. Cette opération consiste en la capture des pigeons pour limiter leur prolifération sur le territoire communal et l'euthanasie des pigeons capturés

Quantités (fournitures et services), nature et étendue (travaux)
conformément à l'article 77 du Code des marchés publics, la consultation donnera lieu à un marché à bons de commande dont les prestations seront susceptibles de varier de la manière suivante : Montant minimum annuel : 5 000 euro(s) Ht Montant maximum annuel : 12 000 euro(s) Ht Le marché est un marché à bons de commande passé pour une période allant du 1er juillet 2014 ou de la date de notification, si celle-ci est postérieure, au 30 juin 2015 inclus. Il est reconductible 3 fois, par tacite reconduction, sans que sa durée totale ne puisse excéder 4 ans


Les Seychelles

Source : Seychelles News Agency
Les pigeons menacent les écoles des Seychelles

Publié le 06/05/2014

Commentaire

Les Seychelles ancienne colonie française puis britannique sont devenues indépendantes en 1976. Depuis le 29 juin 19761, les Seychelles forment un État indépendant, membre du Commonwealth et de la Francophonie. Les Seychelles ont trois langues officielles (selon l'article 4 de la constitution) : le créole seychellois, langue courante à base lexicale française et langue maternelle de 95 % de la population. On dit qu'il tient sa base du créole mascarin et est très proche du créole mauricien; l'anglais, langue du colonisateur pendant plus d'un siècle et demi, il est principalement utilisé dans l'administration et les affaires; le français, qui est utilisé principalement dans la presse écrite, l'affichage commercial et la pratique religieuse du dimanche. L'île est donc imprégnée de la culture occidentale avec ses travers dont la propagande contre les pigeons comme en France et en Angleterre.

Mêmes causes mêmes effets :

- Dénonciations par la population, lettres anonymes, agressivité : La population a peur. Elle se plaint des pigeons aux autorités, dénonce les personnes leur donnant à manger, les invective et commence à attribuer aux pigeons qui sont partout en ville certaines maladies qu'elle subit comme l'asthme, les affections respiratoires, etc. Le vieillissement des bâtiments dû à la pollution urbaine leur est aussi attribué.

- Pogroms : les personnes qui nourrissent les pigeons sont agressées physiquement (voie de fait). Les pigeons sont empoisonnés.

- Rafles et captures : les pouvoirs publics chargent les dépigeonneurs de capturer les pigeons. Appâtage et canon lance-filet ainsi que cages pièges.

- Gazages : génocide des pigeons qui sont gazés au gaz carbonique.
(Seychelles News Agency) - Les pigeons des Seychelles sont des oiseaux qui sont assez discrets, on n’en voit pas à Mahé comme en Italie où des dizaines ont envahi les lieux publics, avec les dégâts que l’on peut connaître sur les statuts et bâtiments. À Mahé le problème est différent, car les pigeons ont décidé de prendre refuge dans les greniers de certaines écoles, à l’abri de tout danger. Cet oiseau est une espèce introduite aux Seychelles et appartient à des particulières qui les ont laissés en liberté. Au début de l’année, le ministère de l’Éducation a été obligé de fermer une partie de l’école primaire d’Anse Boileau, située sur la côte ouest de Mahé pour essayer d’éliminer l’invasion des pigeons.
Les étudiants et enseignants se sont plaints de dégâts infligés à l’infrastructure de leur école, et certaines personnes ont eu des problèmes d’allergie due à la poussière et aux plumes de ce Columbiformes.
« Après ce problème le ministère de l’Éducation a réalisé une étude dans toutes les écoles publiques à travers le pays, pour savoir quelles étaient leurs problèmes en terme de nuisance animal. Pour plusieurs établissements scolaires, les pigeons sont arrivés en tête du questionnaire » a expliqué Charles Confait Directeur général des infrastructures au ministère de l’Éducation. Dans plusieurs écoles, cet oiseau est aperçu à plus 75 % pendant la journée. Le ministère de l’Éducation a profité de ces 3 semaines de vacances pour essayer d’éliminer ce problème dans 3 établissements scolaire ou le problème est le plus important, Anse Royale, Cascade, et Bélonie ou les pigeons ont pris refuge.

« Nous ne pouvons pas encore chiffrer le coût pour éliminer les pigeons dans les écoles, mais nous avons reçu l’aide du ministère de l’environnement qui a un fond spécial pour ce genre de situation » a dit Confait. « On a construit 6 cages pour attraper les pigeons et on en a capturé 38 à Anse Royale, 17 à Cascade mais rien à Bélonie qui se trouve en ville » a précise Ronley Fanchette directeur de la conservation au ministère de l’Environnement. Pour les écoles en ville, les pigeons ne nichent pas l’établissement, ils viennent juste quand il y a les élèves, car il y a á manger, pour cela on doit d’abord faire une campagne nationale pour éliminer le problème dans la capitale Victoria a dit Fanchette. Lors des prochaines vacances scolaires en août, le ministère de l’Éducation avec l’aide du ministère de l’Environnement recommenceront leur projet pour éliminer les pigeons.

Pigeons à l'école d'Anse Boileau (photo ministère de l'Environnement) Photo license: CC-BY

Pigeons à l'école d'Anse Boileau (photo ministère de l'Environnement) Photo license: CC-BY


Levallois-Perret

Source : Site officiel

ACTUALITE - HYGIENE PUBLIC – NE NOURRISSEZ PAS LES PIGEONS !

publié le 04/05/2014

Un règlement sanitaire départemental interdit de nourrir les animaux sur la voie publique, et notamment les pigeons : “ART. 120. – Jets de nourriture aux animaux, protection contre les animaux errants, sauvages ou redevenus tels : il est interdit de jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics pour y attirer les animaux errants, sauvages ou redevenus tels, notamment les chats ou les pigeons ; la même interdiction est applicable aux voies privées, cours ou autres parties d’un immeuble lorsque cette pratique risque de constituer une gêne pour le voisinage ou d’attirer les rongeurs”.
Nourrir les pigeons incite en effet les volatiles à se sédentariser. Outre le fait qu’ils véhiculent des maladies, ils détériorent également la voie publique et les immeubles par leurs déjections. La nourriture attire également les rongeurs. Les Levalloisiens sont incités à suivre ce règlement pour le maintien de l’hygiène publique.


Sète

Source : Midi Libre

la "dame aux pigeons" rend ses voisins chèvres

Publié le 04/05/2014

Un conflit de voisinage particulier, dans le quartier Révolution, oppose une habitante avec les copropriétaires de l'immeuble.

"Elle met du vieux pain sur son balcon/Pour attirer les moineaux les pigeons...". Dans l’immeuble situé au 2, rue Révolution, les attendrissantes paroles de Goldman (La Vie par procuration) leur hérisseraient plutôt le poil.

C’est bien simple : les pigeons, les habitants de l’immeuble ne les supportent plus, eux et leurs fientes qui tapissent les façades, souillent les toitures, stagnent dans les chéneaux, et dont l’odeur les contraint à fermer régulièrement leurs fenêtres. Et cela fait six ans que ça dure. La faute, disent-ils, à la locataire d’un appartement situé au rez-de-chaussée, côté rue de L’Egalité. A cette retraitée qui, elle, au contraire, leur voue un amour immodéré, aux pigeons. A tel point qu’elle les attirerait en masse autour de la copropriété en leur donnant à manger tous les jours, devant sa porte, du riz, des croquettes, des pâtes...

Pour les chats du quartier

Ou plutôt, à l’en croire, leur donnait : "Je ne nourris plus que les chats du quartier, jure-t-elle. Devant chez moi et au Château d’Eau. Les pigeons en profitent, ils me suivent, c’est comme s’ils me reconnaissaient".

Assise à la table de sa cuisine-salle à manger, elle allume une cigarette, sa voix s’étrangle, elle sanglote presque : "J’en ai marre qu’on me mette tout sur le dos ! Comme si c’était de ma faute si des pigeons sont entrés un jour dans l’appartement d’une voisine malade. Et maintenant, il va falloir retourner devant le tribunal..."

Les copropriétaires ont engagé une action

C’est que l’affaire a pris une tournure judiciaire. Excédés, lassés par les tentatives de conciliation aussi répétées que vaines ("Elle dit toujours qu’elle va arrêter de les nourrir, et elle recommence"), et par le comportement "agressif" de la “dame aux pigeons”, la quasi-totalité des copropriétaires, soutenus par le syndic, ont engagé une action en justice contre elle et son propre propriétaire. Déboutés par le juge du tribunal d’instance, ils ont décidé de faire appel. Estimant que les préjudices causés par les nuisances quotidiennes qu’ils supportent ainsi que les dommages et intérêts atteignent près de 10 000 €.

Rue Révolution, la guerre aux pigeons est déclarée... Et toujours pas de colombe en vue.


Floursies

Source : La voix du Nord

À Floursies, l’église est fermée à cause des pigeons qui squattent et font des dégâts

Publié le 05/05/2014

Ça leur fait quand même quelque chose aux Floursiens. Leur église est fermée. Heureusement, pas pour l’éternité ! Mais bouclée jusqu’en juillet. Inaccessible quoi ! Plus de mariage, plus d’enterrement possibles. Tout ça, à cause des pigeons qui ont fait de la voûte invisible de la nef centrale, datant du XVI°s, leur dortoir. Eh bien, on vous le dit, le maire Alain Deltour n’a pas envie de se faire pigeonner longtemps. « El’dallache » comme on dit dans « ch’Nord, cha va point durer ».

Impraticable ! En raison des fientes ! C’est du propre. Enfin non, c’est plutôt le contraire. Et personne ne s’en est aperçu. Si en fait, une dame du village a ouvert l’église car elle envisageait de demander une messe. Et là, les bras lui en sont tombés. Et ensuite ceux du maire aussi. C’est que l’église est rarement ouverte. Ils ne sont pas suffisamment nombreux dans ce village de 138 habitants pour justifier une messe par semaine. Ni une par mois. Et les curés non plus ne sont pas légion.

André Veys, le doyen d’Avesnes, au courant de la fermeture de l’église Saint-Rémy, ne nous contredira pas. « La dernière fois qu’on l’a ouverte excepté en avril, c’était en le 25 août 2012 pour un mariage », se souvient le maire, Alain Deltour. Depuis, plus grand monde. « Les pigeons sont rentrés par le clocher par groupe de deux, trois… Maintenant, c’est une invasion ! », dit l’élu, plus passionné de musique rock que de cantates de Bach. Même s’il fut enfant de chœur à une époque où les églises étaient pleines. L’affaire est d’autant passée inaperçue que les fidèles vont à messe à Dourlers, le village voisin. Floursies, c’est beau mais c’est tout petit.

Pourtant, l’église a de beaux arguments. Imaginez, elle est d’époque romane. Édifiée à partir de pierres provenant d’un aqueduc gallo-romain. Un bâtiment c’est sûr digne d’intéresser les amoureux du patrimoine qui viennent admirer dans ce village la fontaine Saint-Éloi nationalement connue.

Qu’on se rassure, la situation est en de bonnes mains. Alain Deltour est parti en croisade de « dépigeonnement ». Il s’est adjoint les services de la société Camda, spécialisée la désinfection, la, dératisation et la dépigeonnisation. Des casiers ont été posés mercredi pour prendre les pigeons qui seront euthanasiés. Ça coûtera 4 300 € pour déloger les créatures ailées qui selon Alain Deltour sont quelque deux cents à squatter la partie invisible de la voûte de la nef. Plus pour longtemps.


Suisse : Genève

Source : Le Figaro, Le Matin, Direct Matin, Europe 1

Suisse: expulsé pour avoir nourri des pigeons

publié le 02/05/2014 par Le Figaro

A Genève, un retraité de 90 ans risque l'exclusion de son immeuble à la suite de plaintes de ses voisins pour "avoir nourri des pigeons après les avoir laissés entrer sur son balcon", rapporte Le Matin. Or, il affirme que des graines n'ont pas été laissées depuis le décès de sa femme, il y a deux ans.

"Ce qui m'arrive est scandaleux, impensable! Je ne suis pourtant pas un combinard ni un affairiste!", a-t-il expliqué au quotidien suisse. "Des voisins reçoivent des fientes de pigeons, nous sommes certains qu'elles viennent de chez lui", explique le président de la coopérative d'habitation.
L'un des administrateurs qualifie les fientes de "dangereuses", car "elles peuvent contenir des maladies; nous nous devons de protéger nos sociétaires."
Le nonagénaire a encore deux semaines pour poser un recours avant sa date d'expulsion, fixée au 31 mai.
À 90 ans, expulsé pour avoir nourri des pigeons

publié le 02/05/2014 par Le Matin

Témoignage — Un Genevois est mis à la porte de son appartement avec un délai de six semaines, sur dénonciation de voisins convaincus qu‘il nourrit des oiseaux.

«Ce qui m’arrive est scandaleux, impensable! Je ne suis pourtant pas un combinard ni un affairiste!» C’est avec un sentiment de pudeur empli de gêne que Charles* a accepté de nous raconter son incroyable galère. Il y a deux semaines, ce retraité de 90 ans a été avisé par courrier recommandé que le bail à loyer de son appartement situé au cœur de Genève est résilié au… 31 mai prochain. «Pour justes motifs», stipule la régie Brolliet SA, à Carouge, qui dénonce un «comportement intolérable»: avoir nourri des pigeons après les avoir laissés entrer sur son balcon.

«Ce n’est plus le cas depuis le décès de ma femme, il y a deux ans!» s’insurge Charles, établi dans ce trois-pièces depuis plus de cinquante ans. «Et ça n’était pas un crime!» s’insurge celui qui a toujours payé ses loyers en avance, «réglés comme du papier à musique». La gérance indique que c’est à la suite de plaintes de voisins que les propriétaires, constitués en coopérative, ont décidé de résilier le bail de cet ancien enseignant. «Je ne comprends pas que l’on puisse être si méchant», reprend Charles, qui évoque le temps révolu de la «camaraderie entre locataires». «Aujourd’hui, au lieu des confidences, c’est la magouille, les coups par-derrière…»

«Des voisins reçoivent des fientes de pigeons, nous sommes certains qu’elles viennent de chez lui», explique le président de la coopérative d’habitation, Guy Tornare, également membre du PDC Ville de Genève.
«J’ai moi-même failli recevoir un excrément sur la tête lors d’une visite», complète Claude Guillod, l’un des administrateurs de la société (13 immeubles) et fondé de pouvoir à la régie Brolliet, qui qualifie les fientes de «dangereuses». «Elles peuvent contenir des maladies; nous nous devons de protéger nos sociétaires.»
Et de trouver «dommage» que Charles n’ait pas «obtempéré»: «Ce qui arrive à ce monsieur est triste, mais c’est parce qu’il ne nous a pas écoutés que nous en sommes arrivés là.»

Un trois-pièces à 900 francs

Guy Tornare précise que c’est suite aux récents travaux de rénovation de l’immeuble (achevés en février) que la situation, connue «depuis de nombreuses années», ne peut plus être «tolérée». «Son comportement dégraderait l’appartement, nous ne pouvons plus nous permettre de laisser aller.» La coopérative conteste en bloc avoir voulu se séparer d’un locataire âgé peu rentable (quelque 900 fr. par mois, charges comprises). «Nos loyers après rénovation restent très modestes, il n’y a rien d’abusif dans notre décision, insiste Claude Guillod. C’est une question d’hygiène.»

«Cela ne justifie pas une résiliation de contrat!» tonne l’avocat de la section genevoise de l’Asloca, Me Christian Dandrès, qui se dit «extrêmement choqué» par le «degré de crapulerie» de la régie. L’association a été alertée du cas mardi par l’Hospice général cantonal. «Les propriétaires cherchent des motifs de résiliation pour procéder à un changement de locataire, c’est indécent, surtout avec quelqu’un de cet âge!» poursuit celui qui est aussi député socialiste. «Il y a un risque que la personne décompense et se rende en EMS; l’appartement serait ainsi libéré…»

Sans enfants, un frère décédé, Charles n’a pas de plan B. «Je vais rester!» jure le nonagénaire, qui n’a plus que deux semaines pour recourir devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers.

Accablé par la décision de sa régie (résiliation de bail datée du 16 avril), le nonagénaire genevois explique que des graines ne sont plus laissées sur sa loggia depuis le décès de son épouse il y a deux ans.
Expulsé de son logement à 90 ans pour avoir nourri des pigeons

publié le 02/05/2014 par Direct Matin

Un retraité de 90 ans, habitant à Genève (Suisse), risque d'être expulsé de son appartement pour avoir nourri des pigeons sur son balcon.

Le Genevois a reçu il y a quelques semaines un courrier l'informant que le bail de son appartement, dans lequel il vit depuis plus de 50 ans, sera résilié au 31 mai prochain, rapporte le journal suisse Le Matin.

Cette lettre survient à la suite de plusieurs plaintes de ses voisins. Ces derniers ont affirmé que le retraité nourrissait des pigeons sur son balcon. Un comportement jugé "intolérable" par le syndic de copropriété.

"Ce n'est plus le cas depuis le décès de ma femme, il a deux ans!", réfute l'homme dans les colonnes du journal. "Je ne comprends pas que l'on puisse être si méchant", ajoute-t-il.

"Une question d'hygiène"

Le syndic affirme que plusieurs voisins ont reçu des fientes des pigeons. "Nous sommes certains qu'elles viennent de chez lui", affirme-t-il.
Il évoque également la "dangerosité" de ces fientes : "elles peuvent contenir des maladies; nous nous devons de protéger nos sociétaires". "C'est une question d'hygiène", ajoute le syndic.
De son côté, l'Ascola, association suisse de défense des locataires, affirme que ce motif "ne justifie pas une résiliation de contrat".

Le retraité assure qu'il va rester dans son logement.

L'homme est accusé par ses voisins d'avoir nourri des pigeons sur son balcon. [AFP]
Expulsé de chez lui pour avoir nourri des pigeons

publié le 02/05/2014 par Europe 1

OISEAU A LA GRISE ROBE - Le Suisse, âgé de 90 ans, a été dénoncé par ses voisins, persuadés qu'ils nourrit les oiseaux.

L'INFO. Les voisins de cet homme n'ont pas apprécié sa passion pour les oiseaux. Un Genevois de 90 ans risque d'être expulsé de son appartement pour avoir nourri des pigeons, raconte le journal suisse Le Matin. Le retraité a jusqu'au 31 mai pour quitter son logement situé au centre de Genève.

Les maladies inquiètent. Le vieil homme nie avoir le "comportement intolérable", que lui reproche par le syndic de l'immeuble. "Ce n'est plus le cas depuis le décès de ma femme, il y a deux ans", a déclaré le retraité, installé dans cet appartement depuis plus de cinquante ans.

Le syndic de copropriété a déclaré avoir reçu des plaintes de voisins. "Des voisins reçoivent des fientes de pigeons, nous sommes certains qu'elles viennent de chez lui", a expliqué le président du syndic.
Les propriétaires, inquiets par les maladies que peuvent transmettre les fientes, ont décidé de résilier le bail de l'ancien enseignant.
"Je ne comprends pas que l'on puisse être si méchant", a témoigné le retraité, qui promet : "Je vais rester". Avec ou sans pigeons.

Un pigeon nourri par un homme (illustration)
 




Actualités avril 2014

Tueries continuelles.

Strasbourg

Source : DNA

Plainte pour pigeons agonisants

Publié le 30/04/2014

Une association de protection des pigeons vient de déposer plainte pour dénoncer deux cas de maltraitance présumée. L’un vise un filet posé dans une cour intérieure du quai Saint-Jean, l’autre les faux plafonds du centre commercial de l’Esplanade.

Le courrier a été adressé lundi au procureur de la République de Strasbourg par le conseil du Collectif pour une régulation douce des pigeons et protection animale (Credo-Pigeons). L’avocat montpelliérain Me Maxime Martinez fonde sa plainte sur l’article 521-1 du code pénal qui réprime les sévices et actes de cruauté commis « envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité ». Une catégorie à laquelle appartiennent les « races et variétés domestiques du pigeon biset ».

L’association s’en prend à la copropriété située 7 quai Saint-Jean, à l’entrée du quartier Gare, dont le syndic a fait installer en décembre dernier un filet anti-pigeons au niveau des toitures. « Malheureusement mal dimensionnés, ces filets ne remplissent pas leur office et les pigeons continuent de s’introduire dans la cour, expose l’avocat dans sa plainte. Nombre d’entre eux sont morts, d’autres sont agonisants [car ils ne parviennent pas à s’échapper, ndlr]. » Un habitant de la copropriété s’inquiète du sort de la cour intérieure, qui pourrait « rapidement se transformer en cimetière pour volatiles à ciel ouvert ».

Contactée hier, la société Batigère dit avoir pris attache avec une entreprise qui interviendra dans les prochains jours. Le syndic précise par ailleurs qu’une réparation avait déjà eu lieu à sa demande début février pour fixer un morceau du filet qui s’était décroché. « Il s’agit de filets standard, leur taille n’est pas en cause », indique-t-on du côté de Batigère.

Le statu quo à l’Esplanade

Le second volet de la plainte concerne le centre commercial de l’Esplanade, plus particulièrement les faux plafonds de la galerie marchande. Le problème est récurrent depuis 2012 : les pigeons s’engouffrent par l’accès qu’offre une dalle manquante puis se retrouvent prisonniers.

Pour avoir délibérément ôté des dalles afin de libérer les columbidés pris au piège, un militant de Credo-Pigeons a été condamné à une amende avec sursis et au remboursement des frais de réparation (DNA du 28/02/2013).

Tandis que l’avocat héraultais pointe le risque sanitaire que ferait planer la présence de dizaines de cadavres de pigeons en décomposition dans le faux plafond, le syndic refuse d’endosser la responsabilité de ce « problème sans fin ».

« Nous avons changé l’ensemble des faux plafonds situés devant l’entrée de Pôle Emploi car les supports menaçaient de lâcher, rappelle Julien Viel, de Foncia-Bintz. Les nouvelles dalles vissées sont totalement hermétiques et impossibles à soulever. Mais cela a entraîné un coût important pour la copropriété. »

Vu la dépense que représenteraient des aménagements similaires dans les autres tranches de la galerie commerciale, les copropriétaires ont décidé de ne rien entreprendre.

« Les seuls qui ont la mort de ces pigeons sur la conscience, ce sont ceux qui ouvrent les dalles, estime le syndic. Leur objectif est d’obtenir la création de pigeonniers de la part de la Ville. Le centre commercial de l’Esplanade n’est pas d’accord pour servir de palliatif à ce manque. »


France - Est

Source : L'Union - L'Ardennais

Ces pigeons dont on ne sait quoi faire

Publié le 20/04/2014 par Grégoire Amir-Tahmasseb

NOTRE REGION. Ils sont le cauchemar de certains riverains tandis que des associations se battent pour qu’on ne les massacre pas. Attention : la question des pigeons est un sujet sensible.

Allez, avouons-le : qui n’a jamais pesté contre une fiente de pigeon tombée sur sa voiture ou ses chaussures ? Qui ne s’est pas agacé de voir une colonie de pigeons qui s’envole devant lui au ras du visage ou qui roucoule au petit matin alors que l’on a envie de dormir ? Sans parler des dégâts causés par les fientes sur les bâtiments…

Pour lutter contre les nuisances des pigeons, chaque municipalité à ses méthodes. Dans l’Aisne, celle de Saint-Quentin est ainsi en train de s’équiper d’un pigeonnier réalisé dans un ancien chalet. Afin de réguler le nombre de pigeons, une grande partie des œufs sera stérilisée au fur et à mesure. Cette « formule » est celle privilégiée par les associations de défense des pigeons. Mais elle est loin d’être celle utilisée par les mairies, soit parce que celles-ci estiment que ce n’est pas nécessaire, soit par ce qu’elles ont décidé d’utiliser d’autres moyens.

Les associations ont donc du mal à l’imposer. À Saint-Quentin, cette solution a d’ailleurs été le résultat d’un long bras de fer entre riverains. Et aujourd’hui encore, il semble que la façon dont le pigeonnier saint-quentinois va être installé (au ras du sol) pose problème.

Le plus souvent, la façon de réguler passe par des captures massives en cage ou par filet afin de tuer les pigeons. Ce fut le cas, par exemple, en 2012 à Vitry-le-François où la ville avait fait appel à une entreprise rémoise spécialisée pour éradiquer les pigeons dont les déjections étaient en train d’abîmer la collégiale Notre-Dame, une église du XVIIe siècle.

Une question prise très au sérieux

Certaines villes les font fuir comme ce fut le cas il y a quelques années à Châlons-en-Champagne ou des buses avaient été envoyées pour chasser les animaux. « Faire tuer les pigeons, c’est la solution de facilité, dénonce l’Ardennaise Brigitte Marquet, présidente de l’association l’Ambassade des pigeons. Mais il est avéré que plus on fait tuer les pigeons massivement et cruellement, moins on a de résultat. Avec ces tueries, on satisfait à court terme les gens qui se plaignent, mais les pigeons reviennent et sont parfois plus nombreux. De plus, c’est une procédure onéreuse et cela ne fait que déplacer le problème. »

Dans les municipalités, la question est prise au sérieux. À Reims une étude a été faite en 2012 afin de cibler les actions et les lieux. « On s’est rendu compte que nous avions très peu de colonie organisée de pigeons, souligne le docteur Lucile Vercoutère, responsable du service communal d’hygiène et santé de la ville. La plus grosse est autour de la cathédrale, sinon le reste est un peu éparpillé partout. »

À la suite de cette enquête, l’idée d’installer un pigeonnier, envisagé un instant à Reims, a été abandonnée. Le système de capture par filet qui avait lieu une fois par an, auparavant, a également été arrêté l’année dernière.

Lorsque la ville est sollicitée par des riverains, elle prend le parti d’essayer de protéger les bâtiments où viennent se nicher les pigeons, ces derniers aimant notamment les lieux désaffectés. Un rappel est également fait sur les interdictions de nourrir les pigeons… « Si vraiment on n’a pas le choix, en dernier recours, nous faisons procéder à des captures par cage. »

Dans les Ardennes, à Charleville-Mézières, il n’existe plus aucune procédure de régularisation depuis de nombreuses années. « On ne reçoit pas plus de plaintes qu’avant, indique-t-on à la mairie. Un travail est fait avec la LPO (Ligue protectrice des animaux) sur des nichoirs. »

Des alternatives, comme des picots, existent également pour éloigner les pigeons des bâtiments. « C’est complémentaire, reconnaît la responsable de l’Ambassade des pigeons. Mais c’est très onéreux, environ 20 euros le mètre. De plus les pigeons sont très malins et trouvent un autre endroit très rapidement ! »
Les associations pour le pigeonnier contraceptif

« C’est la solution idéale » pour Stéphane Lamart, responsable de l’association de défense des animaux qui porte son nom. Pour Myriam, présidente de l’association Lapalomatriste qui œuvre pour « la protection et le traitement éthique des pigeons des villes », cette méthode « réduit considérablement la population des pigeons à long terme et rend ainsi possible la cohabitation des humains avec un nombre réduit, donc acceptable, de ces volatiles qui seront plus sains et plus sympathiques aux yeux des riverains ».

Cette fameuse solution idéale préconisée par les associations est la création de pigeonniers contraceptifs. « Ce ne sont pas des pigeons dont on se plaint mais de leurs nuisances, précise l’Ardennaise Brigitte Marquet. Il faut donc leur donner un espace, une maison spécifique qui permette de les concentrer en un lieu et avec eux leurs fientes. Ces structures permettent également une régulation des naissances puisque l’on peut y stériliser 50 à 75 % des œufs. Il est important d’en laisser notamment pour que les pigeons restent fidèles aux lieux. »

La responsable de l’association Ambassade des pigeons insiste également sur la nécessité d’une gestion municipalisée de ces pigeonniers, tout comme la construction par des artisans locaux de ces structures. « Si vous passez par certaines entreprises cela peut monter à 20 000 euros. Pour éviter les dérives et les profiteurs du système, la construction par des personnes du coin, voire des ateliers municipaux, reviendra cinq fois moins cher. »

Pigeons, promeneurs et riverains ont parfois du mal à cohabiter.


Grenade

Source : La dépêche du Midi

Après les étourneaux, la chasse aux pigeons

publié le 22/04/2014

Mercredi dernier, deux hommes travaillaient dans les poutres de la halle, perchés sur leur nacelle. Le nouvel éclairage est installé, la halle entièrement rénovée, que restait-il à y rénover ? Rien, en fait, seulement à en éloigner ces résidents indésirables qui en avaient fait leur lieu de rendez-vous préféré : les pigeons ! Descendants de pigeons vivant sur les rochers, ceux des villes nichent et se reposent sur les bâtiments, aux endroits abrités qu'offrent par exemple les corniches ou poutres sous les avant-toits. La halle, c'est donc un hôtel 4 étoiles ! Malheureusement pour eux, passé l'âge tendre où l'on aime à les pourchasser pour les faire s'envoler, ce sont surtout leurs nuisances que l'on remarque. Que celui qui n'a jamais reçu (ou craint de recevoir) une fiente de pigeon lève le doigt !
Un pigeon en produit en moyenne 12 kg par an, porteurs de germes de maladies qui peuvent se transmettre à l'homme par inhalation ou contact. Ils peuvent causer atteintes pulmonaires, asthme allergique, salmonelloses… Les pigeons sont aussi porteurs de tiques, puces, poux et acariens. Indépendamment de ces risques sanitaires, ils dégradent les façades et toitures des bâtiments et des véhicules. Les poutres de la halle pouvaient en témoigner !
La municipalité a donc fait appel à la société Clean pigeon, forte de ses douze ans d'expérience dans la «dépigeonnisation». Accompagné de Jean-Louis Florès, adjoint au maire en charge du dossier, Stéphane Tuffery, le fondateur de la société, présente le système installé : «C'est un système répulsif électrique, à très faible ampérage, alimenté par un panneau solaire. Les conducteurs en inox sont fixés de façon à ne pas être visibles lorsqu'on admire la halle. Ils sont collés pour ne percer aucune poutre. Le système est inoffensif pour les pigeons, ce n'est pas de l'anéantissement mais de l'éloignement. Il permet de préserver la halle et la faune, tout en respectant la nature.»

Edwige Louis

Les pigeons sont porteurs de nombreuses maladies. /photo DDM, archives


Néronde

Source : privée par mail

Battue aux pigeons domestiques

publié le 20/04/2014

Du 14/10/2013 au 28/02/2014


Belgique : Liège

Source : RTBF.BE

125 euros si vous nourrissez des pigeons!

Publié le 09/04/2014

La ville a récemment lancé une campagne de prévention. 125 panneaux explicites ont été placés aux endroits les plus fréquentés par les volatiles. Le coût de l'opération est réduit: environ 3300 euros. Les panneaux rappellent au citoyen le montant de la sanction administrative: 125 euros. Le règlement de police prévoit qu'il est interdit de nourrir des animaux sur la voie publique.

Pour la ville, trop de personnes, parfois de bonne foi, donnent à manger aux pigeons. Or, les oiseaux constituent une véritable nuisance en matière de propreté. En matière de patrimoine aussi: les fientes acides des volatiles attaquent la pierre des bâtiments.
En matière de santé, les oiseaux sont porteurs de maladie.
Et parfois, ils perturbent aussi les clients en envahissant les terrasses des cafés.

Pour éviter leur prolifération, des villes comme Namur ont tenté l'expérience de pigeonniers pour d'abord les attirer et ensuite détruire leurs oeufs. Mais l'efficacité du dispositif est loin d'être convaincante. André Schroyen, échevin de la propreté de la ville de Liège: "A Namur, les pigeonniers contraceptifs n'ont pas donné les résultats attendus. Et selon les ornithologues, la meilleure manière de réguler la population, c'est en s'attaquant à la problématique de la nourriture. Moins on donne à manger aux pigeons, plus vite les oiseaux les plus faibles ne survivront pas."

D'où cette campagne de prévention! Elle doit permettre aussi aux gardiens de la paix de rappeler l'interdiction communale aux personnes qui donnent à manger aux oiseaux. En 2012, 12 procès-verbaux ont été dressés pour avoir nourri des pigeons à Liège. L'année dernière, 27. L'agent sanctionnateur peut décider de donner un simple avertissement ou une amende qui varie de 20 euros à 125 euros en cas de récidive.

Erik Dagonnier


Saint-Quentin

Source : Le Courrier Picard

les pigeons priés de voler vers le parc d’Isle

Publié le 08/04/2014

D’ici un mois, les volatiles bénéficieront d’un pigeonnier clos et équipé. L’association présidée par Blandine Sebert est satisfaite, un an après le début de la polémique.

Après de nombreuses réunions et discussions plus ou moins animées, l’affaire se décante. L’issue est en tout cas positive. Voici près d’un an que Blandine Sebert et quelques connaissances et amies, ont entrepris de sauver les pigeons du quartier Europe d’une mort brutale. Ces pigeons biset, qui colonisent les toits et répandent leurs fientes ici et là, insupportaient des propriétaires d’appartement. La Ville avait été pointée du doigt sur cette gestion de la prolifération des oiseaux, celle-ci se défendant d’intervenir dans ce qu’elle considérait être de l’ordre du domaine privé.

En insistant, l’équipe de Blandine Sebert s’est faite entendre. Et c’est le chef du service proximité de la Ville, Éric Gavoille, qui a pris l’affaire en main. Il s’est rendu, comme il l’avait promis en fin d’année dernière, à Béthune, dans le Pas-de-Calais.

Le pigeonnier dans un chalet du marché de Noël

Dans cette commune, les services municipaux ont installé, aux frais du contribuable, un pigeonnier monté de toutes pièces. Coût de la structure : environ 10 000 euros. Une somme qu’il était inconcevable de dépenser ici. Alors, les fonctionnaires se sont creusé les méninges. « Nous avons récupéré un vieux chalet (du marché de Noël) pour le transformer en pigeonnier. Il sera opérationnel à la fin du mois », promet Éric Gavoille, venu superviser, mardi 8 avril, l’opération de stérilisation des œufs au quartier Europe.

Le syndicat de copropriété a donné son aval. Car, désormais, la donne a changé. « Nous avons regardé ce qui était le moins coûteux et le plus efficace », ajoute-t-il. Après le retour de l’expérience béthunoise, il a été décidé que quatre agents du service Environnement de la communauté d’agglomération allaient suivre une formation de piégeur, sous l’égide de la fédération de la chasse. C’est une obligation pour traiter la prolifération des pigeons. Deux agents l’ont suivi récemment et deux autres se rendront au lycée agricole de Pouilly-sur-Serre dans quelques jours.

Car, dans l’attente de son ouverture, les pigeons continuent de pondre. Il faut recenser les œufs, les marquer puis les stériliser. Mais ne surtout pas les enlever au risque de voir de nouveaux œufs apparaître.

Pour les stériliser, soit les piégeurs injectent un produit par le biais d’une seringue, soit il secoue l’œuf. À Béthune, les agents les remplaçaient par des bonbons similaires. D’autres ont opté pour la balle de tennis de table. Le tout pour créer un leurre laissant croire au volatile qu’il couve réellement son protégé.

Les œufs remplacés par des bonbons

Ici, cette opération va se répéter pendant un mois, à raison d’une fois par semaine. « Je veux que vous l’écriviez dans votre article, mais que les gens arrêtent de nourrir les pigeons, en plus c’est interdit, rappelle Éric Gavoille. Ça nous aiderait et ça aiderait les pigeons. » Car s’il n’y a plus de nourriture, le pigeon biset ira trouver de quoi se restaurer ailleurs.

Et c’est au parc d’Isle que son eldoraldo l’attend. Non loin de la fermette, le pigeonnier est censé accueillir à peu près 200 pigeons. Et 110 casiers ont été achetés et seront prochainement installés. Quelques détails restent encore à fignoler mais ce pigeonnier contraceptif permettra de réguler les naissances et de stopper ou tout du moins diminuer fortement les nuisances causées par les fientes. « Il faut leur laisser leurs premiers bébés. Ils seront enfermés comme ça ils se fidéliseront à leur nouvel endroit et seront imprégnés de leur environnement », assure Blandine Sebert. Loin du quartier Europe et de ses tours. Éric Gavoille en est convaincu. « C’est l’endroit idéal. Sur les toits, c’était trop dangereux. »

GUILLAUME CARRÉ

Blandine Sebert (avec l’écharpe), présidente de l’association Tous au pigeonnier, a réussi son pari pour sauver les pigeons.


France

Source : Futura Nature

Les pigeons noirs survivent mieux en ville

Publié le 02/04/2014

Présent à chaque coin de rue ou presque, notre cher pigeon biset (Columba livia) survivrait d'autant mieux en zone urbaine fortement polluée que son plumage est sombre. En cause, la mélanine, ce pigment naturel qui fonce les plumes des oiseaux au même titre que la peau et les cheveux des humains.

Au cours de la croissance des plumes de pigeon, la mélanine se lie grâce à ses groupements carboxyles à des ions métalliques, tels que les ions zinc et plomb, et les séquestre dans les tissus. Les polluants retenus dans les plumes — et donc retirés de la circulation sanguine —, leur impact diminue sur plusieurs des traits biologiques de l'animal, comme sa condition corporelle ou son système immunitaire. L'oiseau gagne ainsi en aptitude à la survie et à la reproduction, concluent la chercheuse Marion Chatelain et son équipe de l'Institut d’écologie et des sciences de l'environnement de Paris dans une étude publiée dans Biology Letters.

À l'appui de leur hypothèse, de précédentes études qui démontrent que des pigeons exposés à des taux plus élevés de produits toxiques perdent en fertilité masculine et pondent moins d’œufs. En outre, la taille des populations d'oiseaux sombres est supérieure à celles des oiseaux clairs en zones urbaines, rapportent d'autres travaux.

L'agressivité, autre passeport de longévité des pigeons

Pour vérifier si un taux élevé de mélanine avantage les pigeons noirs, Marion Chatelain et son équipe ont capturé 97 individus en banlieue parisienne. Durant un an, les captifs ont bénéficié d'un régime à base de grand air, de maïs, de blé et de pois. En comparant, à 12 mois d'intervalle, le taux de zinc dans les plumes de chaque volatile, ils ont obtenu que les concentrations chutent dans les plumes initiales, d'une moyenne de 328 particules par million à 89 ppm dans les rémiges qui ont poussé au cours de l'expérience. De plus, au sein du groupe, les pigeons aux plumages les plus foncés présentaient une concentration plus élevée de zinc dans leurs plumes par rapport aux individus plus clairs. En conclusion, dans un environnement moins pollué, les volatiles emmagasinent moins de zinc dans leur organisme. Ceux qui en stockent le plus dans leurs plumes — et ainsi conserveraient une meilleure santé — sont les plus sombres, à savoir ceux qui sont naturellement plus pourvus en mélanine.

Pour autant, différents facteurs peuvent expliquer la prédominance des oiseaux presque noirs dans les villes, estiment d'autres chercheurs comme Marcel Eens, écologiste du comportement à l'université belge d'Anvers. Auteur de travaux sur la même problématique, il estime que les données sur le niveau de métaux toxiques dans les prélèvements sanguins ne sont pas concluantes. En outre, il estime qu’une seule mue des plumes par an dans un environnement hautement pollué ne suffit pas à purifier le sang de l'oiseau de façon significative. Pour lui, la prédominance en ville des oiseaux foncés sur les oiseaux clairs s'expliquerait par leur comportement plus audacieux et plus agressif, deux atouts pour mieux survivre dans un environnement urbain compétitif, accentué ces dernières décennies avec l'arrivée en ville des étourneaux sansonnets ou encore des mouettes et des goélands.

Dans tous les cas, le taux de métaux des plumes du pigeon biset, dont la population à Paris est estimée à 80.000 individus, révèle dans une autre étude que l’animal semble géographiquement peu mobile, et ce quelle que soit la couleur du plumage.


Domestiqué depuis des siècles, le pigeon biset est de nos jours représenté par 350 races différentes et autant de plumages distincts.
© Ludek, Wikimedia Commons, GNU 1.2

« Le rat du ciel » est parfois le surnom donné au pigeon commun. Si elle est parfois détestée, l'espèce est aussi appréciée de nombreux citadins,
qui n'hésitent pas à la nourrir malgré certaines interdictions municipales.
© Sergi Larripa, Wikimedia Commons, cc by sa 2.5


Samatan

Source : La Dépêche du Midi

L'implantation du faucon pèlerin favorisée

Publié le 02/04/2014

 
 




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