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CHRONIQUE
DES
MASSACRES

deuxième semestre 2016




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quatrième trimestre 2016

Actualités décembre 2016

Tueries continuelles.

Marmande

Source : Sud Ouest
250 000 euros pour chasser les pigeons ?

Publié le 13/12/2016 - par Élodie viguier (e.viguier@sudouest.fr)

Il y a le ciel, les oiseaux et… la fiente. En centre-ville. À la gare. La municipalité en a soupé des nuisances causées par les pigeons.
Leur fiente, qui représente un danger sanitaire, salit aussi trottoirs, murs, balcons, façades, édifices religieux, monuments historiques, et, surtout, fait beaucoup de dégâts, notamment au niveau des toitures.
Tandis que les méthodes actuelles de régulation du volatile (des pièges disséminés ça et là en ville) semblent battre de l’aile à Marmande ; deux nouvelles options ont été présentées hier lors du Conseil municipal. Un pigeonnier contraceptif, et une fauconnerie. Projet soumis à arbitrage…


Vatan

Source : France Bleu Berry
La mairie de Vatan part en guerre contre les pigeons

Publié le 12/12/2016 - Par Mathilde Choin

Toitures et maisons endommagées : les dégâts causés par les pigeons sont nombreux dans le centre-ville de Vatan (Indre). Pour réguler leur population, estimée à plus de 2 000 oiseaux, la mairie a lancé une opération de traque début novembre.

La mairie de Vatan dans l'Indre déclare la guerre aux pigeons. Tous les samedis matins depuis début novembre, une dizaine de chasseurs de la société de chasse de Vatan se regroupent autour d'un des silos de la commune pour tirer sur ces oiseaux devenus trop envahissants.

Car c'est un véritable fléau : le centre-ville de Vatan est envahi par les oiseaux. Ils sont partout : dans les nombreuses maisons abandonnées, dans les greniers, les gouttières, sur les trottoirs et sur le toit de l'église. Magalie, une des habitantes, est exaspérée : "Les jouets des enfants sont abîmés, sont salis, ça pue. C'est une horreur !"

"On ne peut pas mettre de linge à sécher dehors parce qu'on a toujours des saletés de pigeons dessus", Magalie, une habitante de Vatan
Tuer des pigeons, la mesure peut paraître radicale mais pour Etienne Huido, adjoint au maire de Vatan, c'était devenu indispensable en matière de santé publique : "Les fientes de pigeons sont connues pour être dangereuses. On a même constaté que certains pigeons ont été empoisonnés par des propriétaires. Du coup, on est obligés de prendre des mesures un peu radicales mais aujourd'hui, il faut réussir à cohabiter avec les pigeons."
Ce samedi, les chasseurs organisaient leur cinquième battue de l'année. Fusil à l'épaule, pendant plus de trois heures, onze chasseurs traquent les pigeons. Depuis le début de l'opération en novembre, les chasseurs ont abattu plus de 200 pigeons. "On est pas là pour détruire, on ne fait que de la régulation, il ne faut pas l'oublier. On arrêtera nos tirs, quand le cheptel sera diminué", précise François Baudet, le président des chasseurs de Vatan.

Il reste désormais deux samedis matin de traque. La mairie et les chasseurs de Vatan feront un point ensemble au mois de février pour voir s'ils continuent ou non l'opération. La municipalité envisage d'installer plusieurs pigeonniers après la fin des battues.



Vantoux

Source : Le Républicain Lorrain
Vantoux éradique les pigeons

Publié le 08/12/2016

Suite à la prolifération de nombreux pigeons dans la commune de Vantoux ces derniers mois, le maire, Bertrand Brigaudeau a pris le problème très au sérieux. « Une étude a été réalisée et un devis établi en octobre dernier auprès d’une société spécialisée pour ce genre de mission. Elle a alors installé une quinzaine de cages contenant des graines pour appâter les volatiles sur des sites judicieusement choisis : sur le toit de l’ancienne école, sur celui de la maison de retraite, dans quelques jardins de la rue Jean-Julien Barbé… Un rapport hebdomadaire chiffré a été déposé en mairie. Résultat : en seulement quatre semaines, quelque 80 volatiles ont été ainsi piégés puis chloroformés. Mais cette campagne durera jusqu’à l’éradication complète de ces nuisibles », précise-t-il. Pour poursuivre l’action engagée par la municipalité et être cohérent à l’égard des riverains qui subissent des nuisances, il est bien sûr interdit de nourrir les volatiles, sous peine de poursuites.


Saint-Fargeau

Source : L'Yonne Républicaine
Bella, une buse au secours de l'église de Saint-Fargeau

Publié le 02/12/2016

La municipalité de Saint-Fargeau a fait appel au fauconnier Luis Da Costa, afin de se débarrasser d’environ 400 pigeons, nichés depuis plusieurs mois sur le toit de l’église Saint-Ferréol.

Opération effarouchement en cours à l'église Saint-Ferréol. La mairie de Saint-Fargeau a sollicité le fauconnier basé à Villeneuve-les-Genêts, Luis Da Costa, en mission toute la semaine. « Quand les pigeons sont nombreux, ils sont un peu tenaces », sourit l'expert sur place toute la semaine. Tenace, en effet, une colonie de nuisibles a pris ses quartiers voilà plusieurs mois sur le toit de l'édifice fargeaulais, actuellement en travaux. Luis Da Costa recensait lundi sur le site « 400 pigeons », dépourvus de prédateur naturel.

Un oiseau chargé d'instiller « un climat d'insécurité »

« Ils ont probablement trouvé une ouverture dans les combles pour s'y nicher et proliférer », présageait la société Les Aigles de Bourgogne, spécialisée dans la fauconnerie depuis dix ans.

Hier matin, les nuisibles ailés n'étaient pas présents dans leurs nichoirs improvisés de l'église Saint-Ferréol. « Le soir, ils reviennent vers 17 heures. Alors on remet un coup de pression », poursuit l'expert, qui œuvre dans toute la France. Ces coups de pression, c'est Bella, une buse de Harris de 6 ans originaire d'Amérique du Sud, qui se charge de les enclencher. Instiller « un climat d'insécurité », par le recours à un oiseau de proie, oblige les pigeons à « trouver un autre endroit ».

Confronté aux étourneaux, corneilles ou lapins, l'expert est habitué à ce genre d'intervention liée aux nuisibles.
Qui plus est un problème national, impliquant des préoccupations d'ordre sanitaire. « Beaucoup de gens ne le savent pas mais le pigeon est porteur, par les fientes, de maladies, dont certaines transmissibles à l'homme », rappelle Luis Da Costa.
Prévue initialement au printemps, à la fin des travaux sur le toit, l'effarouchement de six jours a débuté lundi. Et les températures négatives n'altèrent pas le déroulement des opérations. À l'église Saint-Ferréol, la buse a « tué 31 pigeons en deux jours », témoigne Luis Da Costa. Attaché à son avant-bras, l'animal atteignant 1,40 m d'envergure pousse alors des cris de mécontentement. « Tête basse. C'est signe d'agressivité », relaie le fauconnier.

Pour un maximum d'efficacité, « il faudrait une quinzaine jours d'intervention », ajoute le spécialiste. Toutefois, la municipalité, qui ne souhaite pas communiquer le coût de cette opération de six jours, envisage une prochaine intervention d'effarouchement, probablement « au printemps ».

Vincent Thomas

Luis Da Costa, fauconnier de Villeneuve-les-Genêts, et Bella, sa buse de Harris de 6 ans, terminent demain une opération de six jours auprès de l’église Saint-Ferréol, en travaux. Hier matin, il restait environ 150 nuisibles à chasser du monument fargeaulais, selon l’expert en effarouchement.
© Vincent THOMAS
 




Actualités novembre 2016

Tueries continuelles.

Saint-Bonnet-le-Château

Source : Le Progrès
Limiter la prolifération des pigeons

Publié le 25/11/2016

Chaque année, à la demande de la mairie, des chasseurs spécialisés et accrédités effectuent une fois par semaine des tirs afin de diminuer le nombre de pigeons.

Ces volatiles, nuisibles pour l’environnement, se situent sur les hauteurs dans les vieux quartiers de Saint-Bonnet. Cette opération a lieu seulement pendant l’ouverture de la chasse.

 


Villeréal et Villeneuve-sur-Lot

Villeneuve-sur-Lot : Trois pigeonniers contraceptifs début 2017

Publié le 29/11/2016 - source : La dépêche du Midi

On connaissait les campagnes d'effarouchements pour les étourneaux, les campagnes de captures ou de chasse au faucon, pour les pigeons déjà. La nouvelle tendance dans la lutte contre les volatiles domestiques de nos villes et de nos campagnes, plus douce, semble être celle des pigeonniers contraceptifs. On se souvient qu'en début d'année, la municipalité de Villeréal, elle, avait choisi un moyen plus radical, en l'espèce une battue en ville pour réguler la population de ses pigeons (1). Depuis, la commune a procédé à l'installation d'un pigeonnier contraceptif. C'est désormais au tour de la municipalité de Villeneuve de s'emparer du sujet. Trois pigeonniers contraceptifs vont en effet être installés début 2017, au cours du premier trimestre, pour lutter contre la prolifération des pigeons et les dégâts que ceux-ci peuvent causer, notamment en ville, sur les bâtiments et monuments, dégradés par leurs déjections notamment. C'est la régie du territoire qui est en charge de ce dossier pour lequel les habitants sollicitent de plus en plus la mairie. Une réunion a eu lieu jeudi dernier en mairie pour envisager ce déploiement dans le parc de l'ancien hôpital Saint-Cyr, dans le parc François-Mitterrand et du côté d'Eysses. Chaque pigeonnier, en bois, coûte environ 4 500 € à fabriquer et permet d'accueillir entre 100 et 150 individus, sur une population urbaine estimée à environ 4 000 pigeons. Le principe est le suivant : deux piégeurs effectuent un appâtage quotidien pour habituer les pigeons à venir dans le pigeonnier, se l'approprier et y nicher. Les deux piégeurs passeront ensuite régulièrement pour secouer les œufs pondus afin de les stériliser.

Une méthode de plus en plus utilisée, en complément d'autres, pour réguler les colonies de pigeons sur un endroit donné, sans les éradiquer.

L'entretien annuel, une fois les pigeonniers mis en place, est estimé à un peu moins de 8 000 €, approvisionnement en graine et nettoyage compris.

(1) Le maire de Villeréal comparait vendredi devant le tribunal d'instance de Villeneuve pour s'expliquer sur cette battue.
Villeréal : Le pigeonnier contraceptif est en place

Publié le 19/11/2016 - source : Sud Ouest Alternative à la battue aux pigeons et manière « douce » de réguler leur population envahissante dans la commune, le pigeonnier contraceptif a été installé,...

Alternative à la battue aux pigeons et manière « douce » de réguler leur population envahissante dans la commune, le pigeonnier contraceptif a été installé, la semaine dernière, par les techniciens de la société lot-et-garonnaise Sacpa. Il se dresse sur le tour de ville, dans le petit jardin public qui se trouve près de l'école élémentaire.

Cette solution permet de fixer les colonies de pigeons à des endroits choisis afin de stériliser les œufs. Il permet aussi de surveiller l'état sanitaire des oiseaux. Le pigeonnier a un vrai rôle pédagogique, espère-t-on, qui devrait aussi limiter le nourrissage incontrôlé, par les habitants, en informant la population.

40 volatiles capturés

Sur un plan technique, pour être attractif, le pigeonnier doit être considéré par les oiseaux comme un habitat sûr et confortable, tout en étant facile d'entretien. Il doit être visible de loin et facile d'accès. Les entrées sont munies de planche d'envol, le local dispose de cases spacieuses, d'eau, de nourriture et d'une bonne aération sans courants d'air. Pour montrer aux pigeons que l'endroit est sûr, la stérilisation des œufs doit se faire de façon raisonnée. Il ne s'agit pas de supprimer totalement la reproduction. Dans ce cas en effet, les colonies réagiraient instinctivement par une « surnatalité » et l'on obtiendrait l'effet inverse au résultat désiré.

Pour fixer les oiseaux dans le pigeonnier, environ 40 volatiles vont être capturés sur le site. Ils seront bagués puis enfermés dans la structure, avec de l'eau et de la nourriture, pendant six semaines, le temps de leur adaptation. Il faudra ensuite assurer suivi et entretien. Une fois le pigeonnier ouvert, l'entretien a lieu une fois par semaine : nettoyage, apport d'eau et de graines, contrôle de l'état sanitaire de la colonie. La régulation des naissances s'opère selon un protocole très strict.

Comparution reportée

Toujours au chapitre pigeons, dans l'affaire de la « battue illégale » du début d'année, le juge du tribunal de proximité de Villeneuve-sur-Lot a reporté la citation du maire au 2 décembre.


Reignac

Source : La Charente Libre
Reignac: du plomb dans l'aile pour les pigeons

Publié le 11/11/2016

Reignac a pris un arrêté permettant à deux chasseurs de tuer les pigeons envahisseurs à coup de carabine. La commune agit au grand jour et assume. D’autres font la même chose, en toute discrétion.

La décision n’a pas été prise en catimini. Elle est datée du 29 septembre dernier, actée sous la forme d’un très officiel arrêté municipal. Pour faire face au nombre croissant de pigeons qui maculent le patrimoine de Reignac de leurs fientes, le maire, Daniel Sauvaitre, a autorisé la régulation de ces oiseaux «en les détruisant par tir, de jour comme de nuit». Autrement dit, il instaure le permis de tuer les volatiles à coup de carabine. Il en a parfaitement le droit: le premier magistrat s’appuie sur le Code rural qui tolère cette pratique tout en l’encadrant très rigoureusement.Pour justifier ce choix singulier, Daniel Sauvaitre pointe l’état de son église. Le bâtiment classé et fortifié...


Grenoble

Source : Place GRE'NET
Bientôt des pigeonniers contraceptifs à Grenoble pour éviter de gazer les pigeons

Publié le 05/11/2016

DÉCRYPTAGE – Projet lauréat du budget participatif 2016, l’installation de pigeonniers contraceptifs dans Grenoble va devenir une réalité. Une autre manière de gérer la population de pigeons en ville, mais aussi peut-être l’occasion de changer de regard sur cet oiseau injustement déconsidéré.

Redorer l’image négative qui colle aux plumes et aux roucoulements des pigeons ? C’est l’un des objectifs de Chantal Grivel, porteuse du projet d’installation de pigeonniers contraceptifs sur Grenoble, présenté dans le cadre du budget participatif. Ils sont 1881 électeurs à l’avoir validé, pour un coût de 85 000 euros.

Première étape à présent : une étude afin de déterminer où doivent être positionnés ces futurs pigeonniers. Menée par qui ? « Par les services de la Ville, ou peut-être au niveau de la Métro, mais aussi par les services techniques et surtout par les associations de protection animale et les porteurs de projet », explique Chantal Grivel, qui espère voir ce travail débuter dès le mois de décembre 2016.


Pari réussi pour Chantal Grivel et Catherine Carrier : les pigeonniers contraceptifs verront le jour à Grenoble.
© Florent Mathieu – Place Gre’net


À terme, l’installation de ces pigeonniers contraceptifs devrait se faire dans les parcs de la ville, suffisamment éloignés des habitations mais pas à l’écart non plus des Grenoblois, le pigeon ayant naturellement tendance à vivre aux côtés – d’aucuns disent “aux dépens” – de l’homme.

Les pigeonniers en question

Situés à environ deux mètres de hauteur, le pigeonnier se veut autant inaccessible pour les prédateurs terrestres que venant du ciel : pas question pour un chat ou un “collecteur” humain d’y grimper, sauf à disposer de sa propre échelle, ni pour un faucon pèlerin – on peut en observer notamment au parc Paul Mistral – de s’y faufiler pour y commettre un carnage.

Les capacités d’accueil des pigeonniers contraceptifs varient entre 200 à 400 pigeons, selon les modèles. « Mais ils ne sont jamais pleins à 100 %, précise Chantal Grivel. Le but, c’est aussi qu’il y ait de la place pour les naissances, car on laisse des œufs aller jusqu’au bout, de sorte que les pigeons restent fidèles aux pigeonniers. »

Pour les autres œufs qui n’auront pas cette chance, la méthode de stérilisation consiste à les secouer, de façon à mélanger le blanc et le jaune et ainsi empêcher la formation de l’embryon. Une méthode simple, mais qui présuppose des visites régulières, tout comme par ailleurs l’entretien des pigeonniers.


Steve Le Briquir (LPO). © Florent Mathieu – Place Gre’net


Steve Le Briquir, responsable projets Urbanisme à la LPO (Ligue de protection des oiseaux), prévient : « Cela demande des exigences sanitaires. Il faut les nettoyer pour éviter le développement de maladies. Il faut également faire de la communication, intervenir sur les bâtiments où les pigeons se reproduisent pour les inciter à venir dans les pigeonniers… On ne peut pas limiter les choses à la construction de la structure. »

Un partenariat Ville – bénévoles pour l’entretien ?

Qui pour mener ces actions d’entretien ? Sur cette question, le flou demeure. Les 85 000 euros prévus dans le cadre du budget participatif ne concernent que l’étude et l’installation. Chantal Grivel table sur un « partenariat entre les services de la ville et une équipe bénévole ». Des bénévoles auxquels elle fait déjà appel, leur proposant de prendre contact avec elle via l’adresse courriel créée spécialement pour l’occasion.

« La mairie nous demande de monter un collectif pour gérer les pigeonniers », précise Catherine Carrier, également porteuse du projet. La présidente de l’association Cosa Animalia ne cache d’ailleurs pas une légère amertume : « C’est un peu comme si, dans le cadre du gros projet de végétalisation du cours Jean-Jaurès, on demandait ensuite aux gars d’arroser eux-mêmes les plantes ! », ironise t-elle.


Le nourrissage des pigeons au détour d’un banc : une mauvaise habitude ?
© Florent Mathieu – Place Gre’net


Chantal, comme Catherine, estiment que l’entretien d’un pigeonnier représente cinquante heures de travail annuelles. Elles ne désespèrent pas d’obtenir une subvention à cet effet, de la part du Département ou, pourquoi pas, de la Région. Après tout, la ville auvergnate du Puy-en-Velay a fait installer sur son territoire plusieurs pigeonniers contraceptifs, lorsque son maire s’appelait… Laurent Wauquiez.

Une chose est certaine, Chantal Grivel plaide pour une « implication de la Ville » dans la gestion des pigeonniers contraceptifs. « Cela se fait dans toutes les villes, on ne voit pas pourquoi Grenoble échapperait à cette règle. » Et son amie Catherine Carrier de rappeler que n’importe qui ne peut pas monter sur une échelle à deux mètres de hauteur pour secouer des œufs ou procéder au nettoyage des lieux.

Filetage et gazage

« Je paye mes impôts fonciers, je paye ma taxe d’habitation, et savoir que l’argent part dans le massacre d’oiseaux, c’est une chose qui ne passe pas. Ça partirait dans une gestion correcte de régulation d’oiseaux, avec maintenance sur les pigeonniers, ça passerait beaucoup mieux ! », considère Chantal Grivel.

Un « massacre d’oiseaux ? » L’amoureuse des pigeons fait référence à la méthode actuellement employée par la Ville de Grenoble, consistant à appâter les pigeons sur plusieurs jours dans un lieu donné pour en faire venir le plus grand nombre, puis à les capturer dans un filet et à les euthanasier au gaz dans des caissons adaptés. Les cadavres sont ensuite envoyés à l’équarrissage.

Combien de fois par an ces “gazages” ont-ils lieu ? Les estimations divergent. « En 2005, un employé municipal nous a dit qu’ils faisaient 80 captures par an. On n’a pas de raisons de penser que cela a diminué après », affirme Chantal Grivel.


Pigeons et canards cohabitent sur les quais au petit matin. © Florent Mathieu – Place Gre’net


La Ville est pourtant loin d’avancer pareil chiffre. Responsable du service d’hygiène de la mairie de Grenoble, Philippe Gaudé évoque des opérations « ponctuelles ». « On intervient quand on voit que cela devient vraiment délicat dans un secteur », explique-t-il, tout en ayant bien conscience que ce procédé a « mauvaise presse ».

« Notre action est plutôt de faire des rappels à la réglementation, car il y a une interdiction du nourrissage des pigeons », précise Philippe Gaudé, avant de souligner que ces rappels peuvent aller jusqu’à la verbalisation, sur des sommes toutefois relativement modiques (amendes de première classe).

Une méthode décriée

Sans surprise, cette méthode de “prélèvement” n’est pas perçu favorablement du côté des amoureux des oiseaux, qui soulignent en premier lieu son inefficacité. « Quand il y a des campagnes de gazage, ça facilite les migrations d’oiseaux : la place vacante va vite être récupérée par des pigeons venant de l’extérieur », constate Steve Le Briquir, avant d’appeler à une gestion de population « dans le respect de l’animal ».

« Ce n’est pas une méthode qui permet de lutter contre la prolifération des pigeons, renchérit Chantal Grivel. Elle contentera peut-être, à un moment donné, les citoyens qui auront moins de pigeons dans leur quartier mais, deux mois après, il faut tout recommencer. Ce sont des milliers de pigeons tués pour rien. »

Et Catherine Carrier de décrire les souffrances inhérentes à cette technique de prélèvement. « Dès qu’on le capture, le pigeon développe un grand stress, puis c’est sans ménagement qu’il est mis dans les caissons. Il y a forcément des bris d’ailes ou de pattes… »

« C’est aussi une méthode mal perçue par la population, insiste Chantal Grivel. Même ceux qui n’aiment pas les pigeons ne sont pas d’accord avec elle. » La porteuse de projet juge d’ailleurs que la description des prélèvements figurant dans son texte de présentation n’est pas étrangère à son succès dans les urnes. Quand bien même le pigeon n’est pas un animal éminemment populaire.

Le pigeon, un animal mal-aimé

Mais pourquoi un tel désamour du pigeon ? Originellement domestique, l’animal a pourtant toujours été proche de l’humain, et se nichent encore aujourd’hui dans certaines images d’Épinal, telles que la représentation de la place Saint-Marc de Venise et sa foule de columbidés cohabitant avec les touristes.


Les pigeons participent à l’image de la place Saint-Marc. Pourquoi pas ailleurs ? DR


Chantal Grivel voit avant tout le pigeon comme un bouc émissaire. « C’est plus facile de dire que les façades sont salies par les pigeons que par la pollution. Plus facile d’accuser les oiseaux que nos pots d’échappements ou le CO2 qu’on dégage ! »

Aucun doute pour Chantal, le désamour du pigeon est « entretenu dans la tête des gens », quitte à relayer des clichés totalement faux. Le pigeon serait sale ? « En règle générale, les oiseaux sont des animaux qui ont besoin d’entretenir leur plumage pour conserver leur capacité de vol. Ils passent donc un certain nombre d’heures par jour à se nettoyer », précise Steve Le Briquir.

Le pigeon, grand malade ?
« Les pigeons sont quand même porteurs d’un certain nombre de maladies qui peuvent être dangereuses pour les personnes immunodéprimées », fait remarquer côté Ville Philippe Gaudé. Chantal Grivel est loin d’être convaincue : « On n’a jamais connu d’épidémies portées par des pigeons. Il peut y avoir éventuellement des problèmes avec des personnes asthmatiques ou avec des défenses immunitaires moins importantes mais, dans tous les cas, les particules fines font beaucoup plus de dégâts… »

Le pigeon, propre et non porteur de maladies ? © Florent Mathieu – Place Gre’net


Quant au virus de la grippe aviaire, chacun semble s’accorder – et des études vont dans ce sens – que les pigeons y sont particulièrement résistants. « Les pigeons ont des maladies comme nous avons les nôtres, rappelle Steve Le Briquir. Les transmissions sont extrêmement rares, et dans des conditions très particulières de très grande promiscuité avec les oiseaux. »

Combien sont-ils ?

Demeure la question du nombre. Combien de pigeons sur Grenoble ? Personne n’apparaît vraiment en mesure de répondre. « C’est assez difficile à estimer… Et par définition, ce sont des populations qui ne connaissent pas les frontières de la ville ! », souligne non sans humour Philippe Gaudé.

Steve Le Briquir fait toutefois remarquer que le pigeon est un animal naturellement assez sédentaire : « Ils vivent en couple et quand ils sont installés à un endroit, ils y sont plutôt fidèles. Du moins à l’échelle de la ville ou du grand quartier, et selon les ressources alimentaires. » Le responsable de la LPO n’observe en tout cas aucune “invasion” : « Il y a des effets de focus où l’on peut avoir l’impression localement qu’il y en a beaucoup, mais globalement nous ne sommes pas en face d’une grosse problématique de pigeons. Et quel est le seuil acceptable de pigeons en ville ? Personne n’a la réponse. Ou tout le monde a la sienne… »

La présence de nourrisseurs pouvant favoriser une forte concentration de pigeons dans un espace donné, chacun espère surtout que l’installation de pigeonniers contraceptifs pourra s’accompagner d’une pédagogie autour de l’animal. « C’est important de rencontrer ces personnes, de communiquer là-dessus », estime Catherine Carrier. Ne serait-ce que sur les habitudes ou besoins alimentaires du pigeon, qui a bien plus vocation à manger des graines que des morceaux de pain rance.

Un animal en souffrance

L’occasion aussi pour chacun de redécouvrir un animal mal-aimé, et de prendre conscience d’une triste réalité ? « C’est un animal qui souffre énormément, déplore Chantal Grivel. Petite, ça m’amusait de les voir se chamailler pour un bout de pain. Mais quand ils se chamaillent, c’est qu’ils meurent de faim… »

Les blessures sont également légion chez cet animal qui va chercher sa pitance dans des endroits peu accessibles. « On voit souvent des pigeons blessés, à qui il manque des doigts ou autres, parce qu’ils se prennent les pattes par exemple dans les fils des poubelles », note ainsi Steve Le Briquir.

Un prochain projet à porter ?

Une réalité qui amène Chantal Grivel à envisager déjà la prochaine étape de son combat, à présent que l’installation des pigeonniers contraceptifs est actée dans le budget de la municipalité grenobloise : une véritable « implication vétérinaire » de ces espaces.

« Il y a des endroits où les pigeons malades ou blessés sont récupérés, donnés à une école vétérinaire, et ramenés au pigeonnier, une fois guéris. Ce sont des choses auxquelles nous prétendons aussi. »

Un projet à proposer aux votes d’un prochain budget participatif ? Chantal ne l’exclut pas. Bien décidée à continuer de prendre la défense d’un oiseau dont une proche cousine, la colombe, est devenue symbole universel de la paix, quand lui-même est ramené par certains au statut peu enviable – et insane – de “rat volant”.

Florent Mathieu


PARIS

Source : Le Parisien
Les pigeonniers parisiens sont-ils vraiment utiles ?

Publié le 01/11/2016

Planté entre la voie ferrée du RER C et les abords du parc André-Citroën, le pigeonnier du XVe abrite depuis 6 ans son ballet continu de volatiles en couvaison. Est-il vraiment indispensable ? Voire utile à la lutte contre la prolifération excessive des pigeons dans la capitale, une nécessité qui avait poussé la Ville à installer depuis 2003 ces pigeonniers contraceptifs (voir encadré) dans une douzaine d’arrondissements ? Pour le savoir, et pour tenter de recenser la « population » du pigeon biset, l’espèce commune de la capitale, la mairie de Paris prévoit de lancer dès cet hiver une étude sur les pigeonniers de la ville. D’ici la fin de l’année, la cabane perchée du bout de la rue Cauchy va donc être passée au crible, sa fréquentation estimée, la propreté alentour « évaluée »… « Avec près de 13 ans de recul pour les pigeonniers les plus anciens, il est temps de conduire une évaluation du dispositif quant à son efficacité, sa pertinence et ses enjeux », défend la mairie de Paris.

A la mairie du XVe, dont les élus ont dû se prononcer en conseil d’arrondissement sur cette proposition de la Direction des espaces verts et de l’environnement (Deve), personne n’est contre le principe de dresser un bilan quantitatif et qualitatif du pigeonnier, jugé par bon nombre d’élus « inutile ». Mais il y a un détail, et il fait grincer les mâchoires : les 25 000 € facturés pour l’étude… Résignés à voter « pour » un diagnostic dont ils étaient initialement demandeurs, les élus tiquent quand même sur la note, au regard des coûts du nettoyage régulier des rues et mobiliers ravagés par les fientes de pigeons.
Chaque semaine, l’adjoint chargé de la propreté, de la sécurité civile et de la sécurité routière reçoit son lot de lettres de riverains insurgés contre les dégâts causés par les bestioles, dont la plupart des études scientifiques démontrent la dangerosité sanitaire.
« Ce que je sais, c’est qu’il y a 2 900 m2 à nettoyer deux fois par mois et nécessairement à l’eau chaude, ce qui oblige les véhicules à surconsommer de l’essence… c’est énergivore et coûteux » rappelle l’élu, pour qui il n’y a pas besoin de 6 mois d’étude à 25 000 € pour confirmer l’inutilité du pigeonnier contraceptif. Pas plus qu’il n’est besoin d’enquête poussée pour confirmer les nuisances d’une population de pigeons de toute façon trop importante. Tout près de l’abri, rue Balard, le service central des accidents de la Police judiciaire en fait les frais à haute dose quotidienne, ses fourgons parsemés de traces corrosives et tenaces… Alors que faire ? « Verbaliser les nourrisseurs de pigeons », propose Marie Toubiana. Le risque : une amende de 68€.
238 œufs « secoués » en un an, pas assez pour limiter les couvées

La méthode « douce et durable » adoptée par Paris en 2003 est supposée réguler la population de pigeons en réduisant le nombre de couvées annuelles. Le principe ? le leurre… grâce à la méthode du « secouage » des œufs couvés par les femelles qui élisent domicile dans le pigeonnier. Secoués, les œufs sont neutralisés, les femelles ne couvent alors que des coquilles sans vie. Paris compte 12 de ces pigeonniers contraceptifs, dont celui du XVe qui ne fait pourtant ni l’unanimité, ni preuve de grande efficacité : l’an dernier, seulement 260 œufs ont pu être retournés et donc, et le bilan ne sera guère plus impressionnant en 2016, avec 138 œufs « secoués » pour le premier semestre 2016. Pour être efficace, comme il l’est dans d’autres régions urbaines, la moyenne devrait être du double et avoisiner 500 œufs ainsi éliminés.
 




Actualités octobre 2016

Tueries continuelles.

Belfort

Source : L'Est Républicain
Dans la ville
Régulation de leur population et sanction contre leur nourrissage
Haro sur les pigeons !

Publié le 31/10/2016

« J’AI RETROUVÉ des pigeons dans mon appartement. » Lors d’une réunion de quartier aux Glacis du Château, un Belfortain a jugé que le problème venait de la prolifération d’oiseaux dans les anciens locaux de la Biscuiterie Billiotte. Cet exemple n’est pas cependant unique dans la cité du Lion.

« J’ai effectivement des signalements dans tous les quartiers » confirme Christiane Einhorn, la conseillère municipale déléguée à la protection des animaux. « À la Pépinière, aux Glacis, à la Miotte, au centre ville, au Mont, aux Résidences ou encore dans le quartier Jean- Jaurès. À chaque fois, les habitants se plaignent des fientes qui dégradent leurs biens. »

La plupart du temps, les pigeons ne s’installeraient pas s’ils n’étaient pas nourris.

« On nous signale régulièrement des habitants qui jettent du pain ou des graines dans la rue ou en déposent sur leurs rebords de fenêtre » poursuit l’élue. « Nous ne cessons de rabâcher que le nourrissage est interdit par l’article 120 du règlement sanitaire départemental. L’infraction est sanctionnée par une amende de 68 €. Ajoutons que le fait de donner de la nourriture aux pigeons attire aussi les rongeurs. J’ai d’ailleurs demandé à la police municipale de ne plus faire preuve de clémence et de verbaliser lorsqu’elle surprend des contrevenants. Nous conseillons aux familles qui souhaitent nourrir des petits oiseaux de le faire dans de petits nichoirs. »

La répression accompagne la politique de régulation des pigeons. Pour les particuliers, la Ville recommande de prendre toutes les mesures visant à empêcher la nidification, au moyen de piques, filets etc.

« Pour les aider à se débarrasser des volatiles » ajoute l’élue, « nous les mettons en contact avec les gardes nature. Ils leur mettent à disposition de petites cages, pour piéger deux à trois pigeons. »

Sur le domaine public ou pour ses bâtiments, la Ville a acquis trois cages de 4 m².

« Chacune d’elles peut capturer une douzaine de volatiles, qui sont appâtés avec du maïs », poursuit l’élue. « Elles ont été déjà installées dans les quartiers pour trois mois ». Elles nécessitent un suivi quotidien pour les approvisionner en maïs et en eau. Les oiseaux capturés sont euthanasiés par vide d’air.

« Pendant des années » explique Christophe Einhorn, « la régulation s’opérait par stérilisation avec des graines hormonées ». Cette méthode a été jugée inefficace car elle stérilisait toute la chaîne alimentaire et provoquait des œufs mal formés.

Pascal CHEVILLOT


Saint-Chamond

Source : Le Progrès
la prolifération des pigeons inquiète

Publié le 26/10/2016

Le quartier de Saint-Julien, à Saint-Chamond, souffre de la présence des volatiles. Plus que leur présence, ce sont les dégâts qu’ils causent, de manière répétée, qui inquiètent les habitants.

Un problème qui dure depuis plusieurs mois déjà, mais qui n’a toujours pas été solutionné. Entre risques sanitaires et modification drastiques des comportements, les résidents n’en peuvent plus.

« Je ne peux plus étendre mon linge dehors au risque de le voir sali. Ils sont parfois des dizaines à venir envahir mon balcon », explique André Moulin, domicilié dans le quartier.

De leur côté la mairie et Gier Pilat Habitat cherchent ensemble un moyen de régler la situation. « Les textes de loi sont très réglementés si l’on veut limiter la population des animaux. Il est interdit de les tuer », évoque Jean-Paul Rivat, adjoint de la municipalité.


Briey

Source : Le républicain Lorrain
Les pigeons envahissent Briey

Publié le 26/10/2016

Les pigeons ont élu domicile à Briey. Le phénomène n’est pas nouveau. En milieu urbain, on peut apercevoir cet oiseau, familier de l’homme, sur les rebords de fenêtres, les toitures ou d’autres endroits en hauteur où il peut s’abriter. Une colonisation des bâtiments qui n’est pas sans désagréments pour les autres habitants de la ville sous-préfecture.

État des lieux

« Cela fait des années qu’on a des pigeons à la Cité radieuse », affirme Abel Aoumeur, le président du conseil syndical de l’immeuble signé Le Corbusier. « On procède à une campagne de capture une fois par an. La dernière s’est déroulée en septembre », témoigne-t-il. « On a essayé une méthode plus écolo en installant un nichoir à rapaces sur le toit-terrasse mais ni buse, ni vautour ne sont venus. On cherche donc l’efficacité, surtout qu’on vient de refaire les façades et que les fientes peuvent vite les dégrader. »

Mike Hevessy, responsable du syndic de copropriété pour la société Dumur Immobilier, confirme : « Ce procédé louable n’a pas fonctionné. Du coup, des piégeurs de Meurthe-et-Moselle viennent appâter les oiseaux avec des céréales dans le but de les capturer en vue de leur destruction. Heureusement, la mise en place de filets au-dessus des cages des escaliers de secours à l’extérieur a diminué le nombre de pigeons. » À Briey-Bas, des habitants se plaignent aussi d’être envahis et de retrouver leurs chéneaux bouchés.

Les origines du problème

« À l’origine, le pigeon ne logeait pas dans les villes. Celui que l’on voit aujourd’hui sur les toits est issu du biset sauvage, une espèce qui nichait en forêt ou sur les falaises », explique Alexandre Portmann. « À cette époque, évidemment, les rapaces en prélevaient une partie pour les manger. L’équilibre naturel était respecté », souligne l’ornithologue œuvrant pour le centre de soins de la faune lorraine à Valleroy. Aujourd’hui, « la souche pure ne doit guère plus que se trouver en Corse. Ceux de nos régions sont le résultat d’un croisement avec les pigeons d’élevage que faisait naître l’homme ».

La Seconde Guerre mondiale a aussi eu des conséquences : « les pigeonniers ont été détruits » comme de nombreux autres bâtiments et les oiseaux ont été disséminés aux quatre vents. « Les pigeons voyageurs apportant des messages importants aux soldats pour vaincre l’ennemi », salue Claude Navrot, le vice-président de la Ligue de protection des oiseaux de Meurthe-et-Moselle.

Intelligent, l’animal a donc su s’adapter à un autre habitat, trouvant d’autres formes de nourriture pour s’épanouir. Au point de proliférer par endroits ! « Le mieux pour réguler les populations est de construire à nouveau des pigeonniers », assurent les naturalistes. « Cette méthode a fait ses preuves. Contrairement aux tirs en pleine nuit qui sont dangereux et barbares, l’infection au plomb provoquant des lésions internes et de graves souffrances avant de causer la mort. » Tous deux sont persuadés qu’on peut faire mieux pour empêcher les désagréments. « N’oublions pas que les pigeons ont rendu service à l’homme ! »

Les réponses envisagées

Contacté, Jacques Miano est au courant du problème rencontré par un certain nombre d’habitants. « À Briey-Bas, mais aussi à la Cité radieuse », indique l’adjoint au maire chargé de l’environnement au sein de la ville. « La seule possibilité que nous avons actuellement est de capturer les pigeons et de les relâcher ailleurs », annonce-t-il.

L’élu briotin connaît bien la problématique. « Les piques au sommet des bâtiments, ça peut dissuader les volatiles de s’installer et donc protéger le patrimoine public mais pour les particuliers, c’est compliqué à mettre en place », analyse-t-il. Faire venir des rapaces pour chasser les nouveaux venus ne serait pas non plus la méthode optimale à l’écouter. « Dans les quartiers entourés de nature, le travail du fauconnier n’est pas aussi aisé qu’en milieu urbain… »

Reste la création d’un pigeonnier ! « Je l’avais envisagé mais cela nécessite du personnel communal pour enlever les œufs à peine pondus et nos agents sont en effectifs réduits actuellement. Peut-être qu’avec la naissance du Val de Briey, en janvier, nous pourrons mutualiser les moyens », espère-t-il en citant l’exemple de celui d’Arcachon « qui fonctionne très bien ».

Une chose est sûre : Jacques Miano entend trouver une solution pour remédier aux doléances de la population tout en respectant le vivant.

Les pigeons apprécient la ville de Briey. Reste que leurs fientes occasionnent des nuisances au niveau des bâtiments. La création d’un pigeonnier, avec régulation des naissances, pourrait permettre de réapprendre à vivre avec cet oiseau pacifique.

Virginie Dedola.


LE TREPORT

Source : Le Courrier Picard
Il est interdit de nourrir les pigeons

Publié le 22/10/2016

Plaintes de riverains, saletés, problèmes sanitaires… la Ville dit stop à l’envahissement des pigeons. Et demande aux habitants de cesser de nourrir les volatiles, les incitant à rester.

Comme si les Tréportais n’en avaient pas assez avec les goélands, les voilà infestés de pigeons ! La municipalité a pris un arrêté le mardi 30 août, interdisant le nourrissage de cette espèce et sommant les propriétaires d’immeubles vacants à vérifier que les volatiles ne peuvent pas y trouver refuge.

Tout commence par un reste de pain émietté par la fenêtre. Pas de quoi casser trois pattes à un pigeon diriez-vous ! Sauf que quelques mois, années plus tard, la population des pigeons rivalise avec celle des goélands.

La municipalité masque les poubelles, mène une campagne de stérilisation des œufs de ces oiseaux du littoral.

Plus difficile d’agir contre les pigeons… « Ce ne sont pas les oiseaux eux-mêmes qui sont en faute, mais ceux qui les nourrissent, explique Philippe Poussier, adjoint en charge de l’environnement. Voilà quelques années, un silo à grain dans le port les attirait, il a été détruit, ce qui a fait partir la population de pigeons. Mais le simple nourrissage par les habitants a suffi à les faire revenir. Ils restent des heures sur les balcons, laissent des fientes un peu partout. Des riverains du quartier des Cordiers ne peuvent pas accrocher du linge dehors… »

Suite aux plaintes des habitants, la Ville a donc décidé d’agir.
Outre la propreté, un problème sanitaire se pose : « les pigeons véhiculent des maladies dangereuses pour les jeunes enfants et les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire. On ne peut donc pas laisser faire », ajoute l’élu.
La seconde mesure de l’arrêté municipal consiste à vérifier que les immeubles vacants ne sont pas accessibles aux volatiles, notamment les combles. « Nous avions le souci dans le clocher de l’église qui abritait beaucoup de ces oiseaux, illustre Philippe Poussier. Nous l’avons fermé par du grillage, ce qui les empêche d’y résider ».

Sans gîte ni couvert, les pigeons pourraient bien chercher une meilleure adresse.

MAGALI MUSTIOLI-HERCÉ


Lyon

Source : Le Progrès
Pourquoi autant de pigeons en ville ?

Publié le 17/10/2016

Si l’oiseau n’est pas rare dans les cités, c’est parce qu’il y vit comme un coq en pâte. Pour lui, les détritus du citadin sont autant de festins.

Chacun chacune s’est déjà amusé-e un jour à essayer de faire peur à un pigeon en tapant du pied ou en claquant les mains. Mais très souvent, l’indolent volatile se contente d’un coup d’aile mollasson, son œil rond ne trahissant aucune émotion. La politique de l’autruche en quelque sorte. Agaçant. Ces colons plumés se conduisent plutôt comme des propriétaires à ciel ouvert. Désinvoltes jusqu’à repeindre les murs de leurs fientes. Urbains, mais bien mal élevés.

Pourquoi délaissent-ils les campagnes ? « En principe, en France, on peut rencontrer régulièrement trois espèces. Le pigeon ramier et le colombin, ainsi que le biset ou plutôt ses descendants qui s’installent en ville, aussi appelés pigeons domestiques. À l’origine, ce sont des oiseaux sauvages et migrateurs, surtout le pigeon ramier. Mais ils se sont sédentarisés ces dernières décennies », indique Romain Lasseur. Contrairement à leurs ancêtres, cette gente ailée loge rarement sur les branches, préférant prendre racine sur le béton. Avec une prédilection pour les toits plats, et leurs rebords. En ville, les avantages en nature sont légion. « Les pigeons sont loin des prédateurs, et la mortalité de leurs petits diminue » expose d’abord le biologiste. À raison de trois à quatre nichées par an, avec deux à trois petits à chaque fois, lesquels peuvent vivre trois à quatre ans, on a vite fait de devenir famille (très) nombreuse. Des becs à nourrir ? Sa cervelle d’oiseau s’en moque : les détritus du citadin pressé constituent autant de festins. Dire qu’il y a plusieurs siècles, c’est l’homme qui en faisait ripaille de ces volailles grises ! Désormais, c’est gîte et couvert, en toute sécurité pour ces coucous grassouillets. L’espèce « urbaine » est devenue invasive. « Le rapport à l’animal a changé » poursuit le spécialiste animalier.

Un impact sur l’environnement de vie des habitants

« Quand on veut limiter ce développement, il se trouve toujours des défenseurs de la nature pour s’insurger. C’est la même chose pour les rongeurs. On piège chaque année un million de ragondins en France et pourtant, la population progresse sans cesse. Or nombreux sont ces animaux qui transportent la leptospire. Cette bactérie provoque la leptospirose chez l’Homme, une maladie grave, voire mortelle. Davantage présente qu’il y a une trentaine d’années, elle provoque entre 60 et 100 décès par an en France ». Mais revenons à nos pigeons. Leur prolifération entraîne aussi des nuisances. « On ne les régule plus. Ou alors en cachette. Les filets, les appâts sont posés en catimini pour ne pas émouvoir. Or, leur fiente, très acide, dégrade les monuments, les façades…
Selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé de 2008, le pigeon transporte des acariens, des bactéries qui favorisent le développement des allergies chez les citadins et surtout chez leurs enfants ». Pas de maladie spécifique, mais un impact non négligeable sur la dégradation globale de l’environnement de vie des habitants.
Les pigeons sont porteurs de la lepstospire, une bactérie responsable d’une maladie qui peut être mortelle.
Que faut-il faire pour limiter ces oiseaux de mauvais augure ? « Si on arrêtait de leur donner à manger, il n’y aurait pas de surpopulation. On pourrait aussi imaginer de stériliser des œufs. Il y a dix ans, on tuait les pigeons par alpha chloration, le produit mélangé à leur nourriture les endormait définitivement. Désormais, c’est interdit. Il faut se demander quelle place leur accorder et jusqu’où sommes-nous prêts à en subir les désagréments » répond Romain Lasseur. « Les solutions techniques de contrôle des populations existent. Le choix de les utiliser est politique »

Muriel Florin


Vantoux

Source : Le Républicain Lorrain
Invasion de pigeons à Vantoux

Publié le 09/10/2016

La prolifération des pigeons commence à poser de sérieux problèmes à Vantoux. Leurs fientes rongent le village.

C’est devenu aujourd’hui un véritable fléau sur l’ensemble de la commune.
Les pigeons constituent un réservoir de micro-organismes potentiellement pathogènes pour l’homme et présentent donc un risque sanitaire à prendre en considération.

Leurs excréments sont notamment porteurs de germes de différentes maladies qui peuvent se transmettre selon deux vecteurs principaux, l’inhalation et le contact.
Ces volatiles causent également des nuisances sonores et de nombreux dégâts. Bon nombre de riverains s’en plaignent.

Telle Danielle, jeune retraitée vantousienne directement concernée par ce problème. Elle vit très mal l’intrusion de nombreux pigeons sous ses fenêtres : « Comme l’habitation voisine de la mienne est inhabitée, une colonie entière de pigeons s’est installée. Du coup, la façade de ma maison ainsi que les volets sont régulièrement recouverts de fiente, très difficile à nettoyer. Et je ne parle pas de ma voiture ! De plus, les pics de chaleur de cet été ont rajouté des problèmes d’odeur forts désagréables dus à l’amoncellement des fientes. »

Le maire, Bertrand Brigaudeau, a pris le problème très au sérieux : « La municipalité a contacté une première société qui est intervenue dans la commune. Des cages piégées ont été installées et quelques rares volatiles ont ainsi été capturés mais aussi facturés… 1,50 € par animal ! Devant les moyens limités de cette entreprise et face à l’irritation bien compréhensible de certains de mes administrés, j’ai décidé de contacter une nouvelle société, plus à même d’éradiquer ce problème devenu récurrent et ce dans les plus brefs délais. Une étude a déjà été réalisée et un devis établi. On espère que tout cela portera ses fruits très prochainement. »

Il ajoute : « Le règlement sanitaire départemental établi par les préfets indique dans ses articles 26, 98 et 120 qu’il est interdit d’attirer et de nourrir les animaux errants, tels que les pigeons. »

En attendant, la nourriture que leur donnent certains particuliers - parfois difficiles à raisonner - est à éviter absolument afin de ralentir leur prolifération et aussi les inciter à commettre davantage de dégâts.


Laval

Source : Le courrier de la Mayenne
les pigeons ne seront plus les bienvenus

Publié le 12/10/2016

Les plaintes contre les pigeons lavallois sont légion. La mairie de Laval a décidé de se saisir du problème à bras-le-corps, pour réduire la colonie de volatiles.

Levez les yeux sur la coupole de saint-Julien. Alors qu'elle devrait être blanche, des petites tâches noires constellent son sommet. Les pigeons lavallois ne passent pas inaperçus et ont fait du monument leur repère favori. Tout comme le Vieux-Château, le jardin de la Perrine ou encore le haut de la Grande-Rue.

« Nous avons beaucoup de nuisances et de plaintes liées aux pigeons. Les gens nous interpellent régulièrement », concède Jean-Jacques Perrin, adjoint à la qualité de vie. A Laval, sont concentrés « à peu près 2 000 pigeons », relève l'élu. Un comptage fait lorsque la nuit tombe et que les oiseaux regagnent leurs lieux de nichage. Une colonie acceptable s'élèverait à un chiffre entre 200 et 300 volatiles. « La population est beaucoup trop importante par rapport aux dégâts qu'elle peut faire. » « Il y a trop de pigeons à Laval, a expliqué François Zocchetto aux habitants du quartier du Pavement, lors des Ateliers de la cité. Mais leur capture est réglementée. Il faut penser au respect de l'animal. »


Romilly-sur-Seine

Campagnes de lutte anti-pigeons : 500 volatiles envoyés de l'Aube vers les Ardennes

Publié le 08/10/2016 par L'Union

La société de protection anti-volatiles intervient deux fois cette année à Romilly dans l’Aube pour diminuer les nuisances causées par les pigeons.

Certains habitants les nourrissent, d’autres les considèrent comme des « rats avec des ailes ». Ce qui est sûr, c’est que les pigeons laissent rarement indifférents. Au centre-ville de Romilly-sur-Seine dans l’Aube, nombre de commerçants et habitants se plaignent ainsi des déjections qu’ils retrouvent et nettoient régulièrement sur le pas de leur porte.

Pour tenter de combattre ce fléau en essayant de contenter les amoureux de ces oiseaux comme ceux qui ne les supportent pas, la Ville de Romilly fait régulièrement appel à la Société de protection anti-volatiles (SPAV) depuis 2009,.

« Cela vise à réguler et non à éradiquer la population de pigeons », explique Jean-Francisque Challier, de la SPAV. Objectif : protéger les bâtiments et autres monuments historiques.

La SPAV intervient pour capturer les volatiles et les relâcher à une centaine de kilomètres du site. En l’occurrence, cette année, pour Romilly, ce sont les Ardennes qui ont été choisies : « Selon les chasseurs, c’est là qu’il y en a le moins. »

À chaque fois, un certain nombre de pigeons sont bagués avant d’être relâchés. Et, selon la société, « ce n’est jamais arrivé qu’un pigeon pris à Romilly revienne ».
500 pigeons capturés à Romilly puis... relâchés dans les Ardennes

Publié le 07/10/2016 par L'Est Eclair

La société de protection anti-volatiles intervient deux fois cette année à Romilly pour diminuer les nuisances, notamment au centre-ville.

Certains habitants les nourrissent, d’autres les considèrent comme des « rats avec des ailes ». Ce qui est sûr, c’est que les pigeons laissent rarement indifférents et il est indéniable, qu’on les aime ou qu’on ne les aime pas, que les pigeons créent des nuisances. Au centre-ville de Romilly-sur-Seine, nombre de commerçants et habitants se plaignent ainsi des déjections qu’ils retrouvent et nettoient régulièrement sur le pas de leur porte.

Pour tenter de combattre ce fléau en essayant de contenter les amoureux de ces oiseaux comme ceux qui ne les supportent pas, la Ville de Romilly fait régulièrement appel à la Société de protection anti-volatiles (SPAV) depuis 2009, à raison généralement d’une à deux campagnes par an selon les besoins.

« Cela vise à réguler et non à éradiquer la population de pigeons », explique Jean-Francisque Challier, de la SPAV. Objectif : protéger les bâtiments et autres monuments historiques.
 
 




troisième trimestre 2016

Actualités août et septembre 2016

Tueries continuelles.

Aurignac

Source : Dépêche du Midi
Les pigeons dans le viseur de la municipalité

Publié le 27/09/2016

Il y a trop de pigeons au centre-ville et la commune prend au sérieux cette subite invasion.

En grand nombre, les pigeons nichent un peu partout et font comme chez eux, en générant des nuisances. Et pour cause cet oiseau est plutôt enclin aux ébats et peut se reproduire, paraît-il, tous les deux mois. D'où cette importante colonie que l'on peut voir dans le centre-ville. Leurs déjections, très acides, souillent les rebords des fenêtres, les balcons, les toits, et dégradent aussi les façades des bâtiments et le zinc des toitures. Idem pour les trottoirs qui sont souillés.

D'après les spécialistes, les pigeons défèquent essentiellement dans l‘endroit où ils vivent, près des nichoirs. Face à cette recrudescence des pigeons, la mairie invite les habitants à signaler les nuisances qu'ils subissent. «Nous voulons que les particuliers nous indiquent les nuisances qu'ils ont et surtout les endroits où nichent ces pigeons pour qu'une société spécialisée en matière de capture et de régulation intervienne» indique Guy Danos l'adjoint au maire.

Plusieurs solutions existent (capture, stérilisation etc..) pour limiter la prolifération des pigeons et dégrossir la colonie avant qu'elle n'investisse tous les espaces disponibles. Le but de l'opération est de réduire leurs lieux de nidification.


Bourges

Source : Le Berry
Le piège à pigeons fonctionne à l'Aéroport

Publié le 05/09/2016

Il y a une semaine, deux trappes avaient été installées pour capturer les pigeons trop envahissants du quartier Aéroport. Le piège tendu fonctionne déjà.

Ce lundi matin, neuf volatiles étaient prisonniers du piège installé par les services municipaux sur le terrain de futur centre culturel musulman les Jardins vertueux.

" Le problème n'est évidemment pas encore totalement réglé (les riverains comptabilisaient 300 pigeons, NDLR). Mais c'est un bon début. Tant mieux", estime Joseph Vitry, l'un des signataires d'une pétition qui avait été remise à la municipalité.

Benjamin Gardel
benjamin.gardel@centrefrance.com
Environ 300 oiseaux sont apparus depuis la fin juin

Publié le 20/08/2016

Quarante habitants du quartier de l’Aéroport n’en peuvent plus des dégâts commis par les pigeons. Environ trois cents volatiles ont pris place sur le toit d’un immeuble. Une pétition a été adressée au maire, mercredi.

« Nous sommes ennuyés par les pigeons » : Joseph Vitry, habitant du quartier de l'Aéroport, en a assez des volatiles. Depuis fin juin, environ 300 pigeons (chiffre estimé par les habitants) ont décidé de s'installer sur le toit de l'immeuble donnant sur le rond-point Guynemer.

Du coup, Pierrette Vial, habitante de la rue Nungesser et Coli, a décidé de lancer une pétition qu'elle a adressée au maire, mercredi. Une pétition qui a reçu quarante signatures.

Il faut dire que les dégâts causés par les pigeons sont importants. « Nous ne pouvons plus mettre notre linge sur le balcon, déplore Joseph Vitry, qui habite l'immeuble en question. Car ils font leur besoin sur les vêtements. Si on laisse les portes des balcons ouvertes, toutes les plumes rentrent chez nous, car on est au rez-de-chaussée. Et il y a les odeurs aussi. C'est insoutenable. » Un sentiment partagé par Pierrette Vial : « Ils dégradent toutes les façades, rebords de fenêtres ; jardins… par leurs fientes. Toute la journée, les voitures en prennent un coup. Et le matin, on ne peut pas dormir, ça roucoule ». Léon, un retraité de sa rue, se plaint lui aussi : « Cela a déréglé ma télévision. Je n'ai plus la cinq, la six et la 8. » Et pour ne rien arranger, certains habitants donneraient à manger aux pigeons.

Cette arrivée de pigeons n'est pas le fruit du hasard. Les riverains ont l'explication. L'immeuble de la rue Jean-Mermoz constituait un véritable nid à pigeons. Or, depuis sa destruction, les pigeons ont migré… sur l'immeuble voisin. « Depuis qu'ils ont démoli l'immeuble du boulevard Jean-Mermoz, tous les pigeons se sont installés au-dessus de nos appartements », confirme Joseph Vitry.

« Ce n'est pas un quartier que l'on va avoir, c'est une basse-cour ! »

La balle est désormais dans le camp de la ville de Bourges. Pour Fabienne Margueritat, une autre habitante du quartier, il y a urgence : « Si l'on ne fait rien, ce n'est pas un quartier que l'on va avoir, c'est une basse-cour ! »

Les traces de fientes au pied de l'immeuble constituent une partie des dégâts.

Benoît Morin
benoit.morin@centrefrance.com
 




Actualités juillet 2016

Tueries continuelles.

Sainte-Livrade-sur-Lot

Source : Dépêche du Midi
Régulation des pigeons

Publié le 28/07/2016

Confrontée à un phénomène de prolifération des pigeons, principalement localisés sur le centre-bourg, la municipalité a mis en place une action de régulation par le biais d'une convention conclue pour une durée de trois ans, avec la société de chasse et l'entreprise Terres du Sud, impactée également par la prolifération des pigeons.
« Ce développement incontrôlé, notamment en zone urbaine, peut aboutir à une situation préjudiciable pour les habitants, tant du point de vue des dégradations occasionnées aux bâtiments et monuments publics ou privés que du point de vue de la santé et de la salubrité publique », rapporte Patrick Behague, adjoint à l'agriculture.
Pour pallier à ses nuisances, des actions sont mises en œuvre en ville ainsi qu'en milieu rural car « ces oiseaux peuvent être à l'origine de dégâts sur les cultures agricoles et également à l'intérieur des lieux de stockage de denrées agricoles », explique Patrick Béhague. « Pour cela, quatre cages de capture vont être installées sur la commune et vont être emménagées pour héberger les pigeons dans le strict respect de la législation en vigueur ». Le nombre de cages installées sur la commune sera amené à varier selon les besoins.


Mirepoix

Source : Dépêche du Midi
Faut-il nourrir les pigeons ?

Publié le 17/07/2016

La municipalité a enregistré de nombreuses doléances concernant les nuisances causées par les fientes de pigeons. «Afin de limiter leur prolifération, il faut arrêter à tout prix de les nourrir». C'est ainsi qu'elle s'adresse à la population dans le dernier numéro de son bulletin. La police municipale prévient : «Le non-respect du règlement sanitaire départemental (RSD) est une infraction qui expose les contrevenants à une amende pouvant s'élever à 450 €. Aucune tolérance ne sera accordée.»
Il s'agit de se préserver des souillures dues aux fientes et de la propagation d'agents pathogènes.
Il a été aussi constaté que l'espèce envahissait les toitures d'immeubles, des greniers ou encore des locaux inoccupés. Le patrimoine subit à long terme des dégradations notables à cause de l'accumulation de déjections. En effet, un pigeon peut produire jusqu'à 12 kg de fiente par an. Alors, finies les images de la grand-mère qui distribue tendrement ses miettes de pain à des volatiles reconnaissants, ou de l'enfant qui bat des ailes pour se mêler à eux ou les disperser ?


Rive-de-Gier

Source : Le Progrès
Deux mille pigeons ont été capturés depuis février à Rive-de-Gier

Publié le 09/07/2016

Depuis février, la municipalité de Rive-de-Gier a engagé un dispositif de piégeage de pigeons pour rendre terrasses et balcons à leurs propriétaires dans les quartiers du Grand Pont, Notre-Dame, Plaisance et Rochefolle. Ces espaces étaient littéralement dévastés par les fientes d’oiseaux mais aujourd’hui, ils sont à nouveau propres. Ainsi, depuis le début de l'année, ce sont 2000 pigeons qui ont été capturés et envoyés à la volerie du Forez. L'opération se poursuivra jusqu'à la fin de l'année. Car, si les nuisances sont moindres, il reste encore entre trois et quatre mille pigeons sur les toits de la ville.

Pigeons : « On n’a pas d’autre solution que le piégeage »

Publié le 07/03/2016

Cinq à six mille pigeons ont élu domicile sur les toits de la ville et causent beaucoup de nuisances. Il faut réguler leur population.

« C’est une question sanitaire. C’était aussi une demande de la population. Mais ce sera un travail de longue haleine », avertit d’entrée Philippe Jasserand, adjoint en charge de l’assainissement. De quoi parle-t-il ? Des cinq à six mille pigeons qui ont élu domicile sur les toits et les clochers de la ville et causent beaucoup de nuisances. « Pourtant, les Ripagériens ne leur donnent pas ou très peu à manger », souligne-t-il. Ce qui ne les fait pas partir pour autant.

En fait, explique l’édile, depuis 2009, rien ou presque n’a été fait contre les pigeons qui ont proliféré. Leur reproduction est exponentielle. Ils connaissent trois couvées par an et, à chaque fois, naissent au minimum deux à trois pigeonneaux. Aujourd’hui, « on n’a pas d’autre solution que le piégeage », précise Jérémy Cérésuela des services techniques. Car, ils ne résident pas n’importe où. Ils ont une nette préférence pour les quartiers Notre-Dame, Plaisance, Rochefolle, le Grand-Pont et les environs du square Marcel-Paul, tout particulièrement le toit de la médiathèque. Dans ces quartiers, les volatiles, classés parmi les nuisibles, provoquent beaucoup de dégâts.

Leurs déjections salissent façades et toitures et bouchent les chenaux. À Notre-Dame, échafaudages et filets ont été installés. Mais le poids des fientes fait craquer les filets.
Et c’est alors un problème de santé publique qui se pose. « Par temps de pluie, les fientes sont extrêmement glissantes. Des passants sont tombés et ont dû être hospitalisés, parfois pour des fractures. Dans les jardins publics, ce sont les enfants qui sont exposés. « Plusieurs cas de gastro-entérites sérieuses, liées à ces fientes que les enfants avaient touchées, nous ont été signalés », précise Philippe Jasserand. Et M. Imbert, le piégeur, renchérit : « Ils sont porteurs de toutes sortes de bactéries et de salmonelles. Un pigeon peut porter jusqu’à cent tiques et le contact de la fiente avec une plaie, si minime soit-elle, peut avoir des conséquences dramatiques. »
D’où la décision de recourir au piégeage, dont les préliminaires ont commencé il y a deux semaines. Il faut un mois d’approche avant de pouvoir capturer les premiers oiseaux qui seront envoyés à la volerie du Forez.
A CONSULTER
Site internet de la volerie du Forez
42130 Marcilly-le-Châtel
Téléphone : 04 77 97 59 14
Portable : 06 62 12 94 30
Email : volerieduforez@gmail.com
Les contraintes du piégeage

Publié le 07/03/2016

L’opération coûtera 6 600 euros à la ville. « On fera un bilan à la fin de l’année. Il s’agit d’abord de réguler la population », précise Philippe Jasserand. C’est le piégeage à la cage qui a été retenu. Une pratique efficace qui a toutefois quelques contraintes. D’abord, les cages ne peuvent être installées que sur un toit-terrasse. Ce qui, à Rive-de-Gier, limite les emplacements. L’endroit doit être stratégique, situé à une hauteur maximale de 25 mètres, le pigeon volant entre 15 et 20 mètres d’altitude. Trois sites sur les cinq prévus sont équipés.

Ensuite, tout est affaire de patience. Pendant un mois, chaque jour, à la même heure, le piégeur vient mettre les graines dans la cage pour les appâter. Dans un mois ils seront en confiance, un appelant sera mis au milieu de la cage. Ils ne pourront plus ressortir. 150 à 200 kg de graines à l’année seront nécessaires pour chaque site.
A CONSULTER
Site internet de la ville
Hôtel de Ville - 42 800 Rive de gier
Tél : 04 77 83 07 80 - Fax : 04 77 83 07 62
mairie@ville-rivedegier.fr
 
 




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