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EN INTERVENANT DANS UNE EGLISE POUR CAPTURER ET RELACHER QUELQUES
PIGEONS PRISONNIERS, NOUS DECOUVRIMES UNE HORREUR :

400 pigeons enfermés dont 200 morts

Auvers-sur-Oise 95 le 18 mai 2006




COMPTE RENDU DE NOTRE INTERVENTION



Nous avions été prévenus (nous sommes de l'association Stéphane Lamart) la veille au soir par un habitant d'Auvers-sur-oise. D'après lui quelques pigeons étaient enfermés dans l'unique église d'Auvers-sur-Oise, ne pouvant s'échapper et étant voués à une mort certaine. Ces pigeons devaient être prisonniers depuis l'achèvement des travaux de restauration de l'église. Cette église célèbre dans le monde entier car peinte dans un tableau célèbre de Van Gogh. Des touristes venus du monde entier viennent d'ailleurs visiter cette église et le jour de notre sauvetage ils étaient nombreux, venant par cars, des écoliers aussi.
La semaine dernière l'église avait été inaugurée par Mme Chirac en personne et plein d'autres personnalités. Un festival de musique était d'ailleurs programmé.

Nous téléphonâmes le 18 mai à 9 h 30 à un responsable de la mairie et il voulut bien collaborer (sous la menace d'une plainte quand même .....) en confiant les clefs du clocher à un employé des services techniques qui nous attendrai l'après-midi à l'hôtel de ville à partir de 13 h 30.

Nous partîmes donc en amenant deux cages-pièges pour attraper les quelques pigeons prisonniers. Nous arrivâmes donc au service technique d'auvers-sur-oise et un employé vint nous ouvrir la porte du clocher. Nous montâmes et là nous découvrîmes une horreur :

Le haut de l'église était empli de pigeons, morts pour la plupart. Les autres affaiblis voletaient de poutre en poutre, apeurés par notre présence.

Deux employés de la ville vinrent nous aider et ouvrir deux passages pour que les pigeons encore valides puissent s'échapper. Ces deux personnes nous aidèrent pendant trois heures, en haut, dans le clocher, surplombant le vide sur une plateforme précaire pour "pousser" les oiseaux affolés.

Nous passâmes trois heures à en capturer à l'épuisette mais beaucoup moururent une fois capturés. Ils étaient au bout de leur force. D'après nous ils devaient être prisonniers depuis au moins une semaine. Tous les jeunes étaient morts, étant moins résistants.

Une horreur, des cadavres partout par centaines ....

Le soir vers 18 heures nous partîmes en laissant deux cages-pièges censées capturer les quelques pigeons restés prisonniers et que nous n'avions pu faire partir. En effet l'employé municipal avait été obligé de refermer les ouvertures pratiquées pour éviter que les pigeons ne rerentrent après notre départ.

Nous repartîmes avec une trentaine de pigeons capturés, encore vivants, pour les faire soigner dans un refuge spécialisé :
La Société Protectrice des Oiseaux des Villes (S.P.O.V.) Nadia Fontenaille située à Châtillon dans le 92.

Nous déposâmes aussi une plainte à la gendarmerie.










Le maire a souhaité que nous insérions sa position dans ce site en vertu d'un droit de réponse. Nous lui avons répondu que ce droit ne s'applique pas ici, d'après nous car nous n'accusons personne. Nous ignorons qui est responsable de ce que nous avons observé.

Nous publions quand même ce courrier puisque tel est le souhait du Maire.

La commune d’Auvers sur Oise ne peut accepter en l’état les propos tenus sur un blog concernant la situation faite aux volatiles sur son territoire. Dans le cadre d’une première tranche de travaux de restauration du beffroi de son église, la collectivité soucieuse d’assurer la maintenance de son patrimoine architectural et de garantir la sécurité de cet édifice classé a engagée des travaux de réhabilitation et de protection aux rangs desquels on compte la fermeture des accès au clocher pour les volatiles sauf dispositif spécifique proposé par les associations tels que ce sera le cas dans le cadre de la préservation des chouettes effraies en liaison avec l’association Connaître et Protéger la Nature.

Ainsi dans le cadre du chantier non réceptionné à ce jour, la collectivité s’est toujours attachée à rechercher toutes les mesures susceptibles de garantir autant que faire se peut l’intégrité physique des pigeons installés dans cet édifice.

Contactée le jeudi 18 mai par un représentant d’une association de protection des pigeons, inconnue sur la commune, il a été immédiatement proposé à celle-ci de mettre en œuvre en coopération avec les services techniques des mesures instantanées de récupération des volatiles restant dans le clochers.

La municipalité reste donc à ce jour ouverte à toutes mesures permettant autant que faire se peut de préserver la vie animale sous toutes ses formes sur le territoire, toute en préservant son patrimoine et ses édifices. A ces fins, il a été proposé, en coopération avec le Parc Naturel du Vexin Français, de mener à bien en partenariat avec les associations représentatives de la protection animalière toutes actions susceptibles de garantir un juste équilibre des populations concernées au sein d’un milieu naturel.








LA PRESSE
La gazette mai 2006


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Le Parisien du 27/05/2006
Les travaux condamnent les pigeons dans le clocher


DES DIZAINES de courriers électroniques de protestation ont inondé en début de semaine les adresses mail de la mairie d'Auvers-sur-Oise, expédiés de France et même de Grande-Bretagne ou de Suisse. Une plainte a également été déposée à la gendarmerie. L'émoi général a été provoqué par le sort réservé aux pigeons de l'église connue dans le monde entier grâce à Van Gogh. A la suite de travaux de restauration, les oiseaux se sont retrouvés piégés et prisonniers à l'intérieur du clocher.

L'association de protection des animaux Stéphane Lamart s'est rendue sur place dans l'après-midi du 18 mai. Les témoins ont compté 160 cadavres et estimé que leur intervention avait libéré pas loin de 200 oiseaux encore en vie. « C'était un véritable carnage », rapporte Pascal Cousin, l'un de ses militants.

« C'était horrible»

L'affaire débute en fait le 14 mai, le jour où le nouvel orgue de l'église est béni et inauguré en grande pompe. Bernadette Chirac est parmi les invités, Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture, également. Un habitant d'Auvers, Jean-Pierre Comellas, qui assiste à la cérémonie est quant à lui intrigué par le ballet affolé d'oiseaux enfermés dans le clocher et qui se cognent contre les grillages pour chercher à s'échapper.

Le beffroi vient juste d'être obturé dans le cadre de travaux de restauration dont la première tranche (chiffrée à 300 000 ) s'est achevée le 11 mai. « Je pensais qu'il y avait une dizaine de pigeons prisonniers et j'ai prévenu le lendemain les services techniques de la ville », raconte Jean-Pierre Comellas. Il était alors question d'acheter du poison pour régler le problème. « J'ai eu un peu mauvaise conscience en repensant à cette solution, ajoute l'habitant. J'ai contacté une association de protection animale. » Avec l'aide des représentants de la commune, le beffroi est alors ouvert le jour suivant. « C'était horrible, confie encore Jean-Pierre Comellas. Beaucoup d'oiseaux étaient trop affaiblis pour s'envoler d'eux-mêmes. Cinq pigeons sont morts dans mes mains. » Les intervenants ont récupéré et soigné 35 volatiles, fragilisés et incapables de repartir tout seuls. Une boîte-piège a ensuite été posée, ce qui a permis de libérer 25 autres pigeons au cours de ces derniers jours.

Le maire socialiste d'Auvers, Jean-Pierre Béquet, se dit surpris par les proportions que prend l'affaire. « C'est délirant. Ils ont vu des cadavres et se sont fait un film, dénonce-t-il. Le beffroi était colonisé par les pigeons, ce qui était la cause d'une très grande dégradation. Nous devions protéger le patrimoine en réalisant les travaux. » Une position avec laquelle Jean-Pierre Comellas est totalement d'accord. « Il ne faut plus laisser les oiseaux s'installer dans le clocher. Mais il n'était quand même pas difficile de leur permettre de sortir pendant les travaux. C'est révoltant d'avoir procédé de la sorte. » Un membre de l'association Stéphane Lamart a rendez-vous avec le maire vendredi prochain. Jean-Pierre Béquet a par ailleurs demandé l'insertion d'un droit de réponse sur le blog de Pascal Cousin, dans lequel il décrit son opération de sauvetage.

Claire Guédon
Le Parisien du 05/06/2006
L'affaire des pigeons de l'église en voie de règlement ?


C'ÉTAIT un rendez-vous d'apaisement mais il n'est pas sûr que tous y aient trouvé leur compte. Le maire socialiste d'Auvers-sur-Oise, Jean-Pierre Béquet, a rencontré vendredi après-midi les protecteurs des animaux de l'Association Stéphane Lamart, pour tenter de mettre un point final à la polémique des pigeons de l'église. A la suite de travaux de restauration et de clôture du beffroi achevés le 11 mai, les oiseaux se sont retrouvés piégés et prisonniers à l'intérieur du clocher. Une semaine plus tard, lorsque les militants se sont rendus sur place pour ouvrir les grilles, ils ont relevé 160 cadavres et estimé que leur intervention avait libéré pas loin de 200 oiseaux encore en vie. Pascal Cousin, l'un des défenseurs de la cause animale, parlait de « véritable carnage ». Un autre témoin racontait avoir été « choqué » par ce qu'il avait vu dans le beffroi.

L'association a déposé plainte le jour même auprès de la gendarmerie. « Une plainte qui a été classée sans suite », précise de ce pas Jean-Pierre Béquet, passablement agacé par la tournure qu'a pris l'affaire en l'espace de deux semaines. « Lorsque l'on reçoit en mairie 80 mails dans lequel on vous traite d'assassin, il y a de quoi être énervé », souligne-t-il, en forçant le trait. « Nous sommes un peu déçus par la décision de justice mais nous envisageons de nous retourner contre l'entreprise qui a mené les travaux. Nous allons voir avec notre avocat, assure de son côté Stéphane Lamart, qui dirige l'association de protection animale. Au bout du compte, j'ai eu l'impression que nous nous étions déplacés vendredi pour rien. »

Lors de leur discussion, les deux parties ont tout de même évoqué la possibilité de créer un pigeonnier à Auvers-sur-Oise, peut-être le long de la rivière. Une idée qui pourrait être le complément à la fermeture par des grillages du beffroi. La question risque par ailleurs de se poser une nouvelle fois lorsque la deuxième phase de travaux du clocher va être lancée. « Nous avons effectivement une colonie de trois ou quatre cents pigeons autour de l'église, précise le maire. On va essayer de trouver une solution intelligente et écologique. »

Claire Guédon







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