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UN GROUPE DE PERSONNES STOPPE UNE RAFLE DE PIGEONS LE 06 AVRIL 2006

à Charleville-Mézière 08 France




Le 06 avril devant la mairie, place Ducale, une équipe de l'association Stéphane Lamart ainsi que des militants locaux de la protection des animaux ont stoppé une capture de pigeons effectuée par l'entreprise Hygiène Action. Par leur intervention énergique cette entreprise n'a pu faire sa besogne ce jour-là.


Chronologie des évènements


l'association Stéphane Lamart avait été prévenu de la date de la capture par des habitants de la ville et Stéphane Lamart avait décidé de s'interposer à l'aide des membres de l'association et d'autres protecteurs venant de tous les horizons (végans antispécistes, membres de la LPO, de l'association ALERTE, électrons libres ou empêcheurs de tourner rond), aidé également par une association locale et par des habitants indignés.
Nous étions bien 25, certains venaient de loin (Paris), trois militants venant même venus de Belgique.

A 7 heures quand le dirigeant d'Hygiène Action et son employé commencèrent à installer le canon lance filet pour capturer les pigeons seulement deux personnes du groupe des militants étaient présentes. Et elles réussirent difficilement à bloquer la capture. La police fût appelée. Puis les autres membres du groupe de militants arrivèrent bientôt.

S'ensuivit une conversation plus que houleuse. Un responsable de la ville vint et organisa un rendez-vous à la mairie, à la demande de Stéphane Lamart.

Pendant ce temps (plus de trois heures) les gens d'Hygiène Action firent une tentative pour capturer d'autres pigeons dans d'autres lieux de la ville (qui étaient prévus initialement) mais certains suivirent leur camionnette dans la ville et celle-ci ne pouvant les semer, revint à la place Ducalle. Vu l'heure tardive (11 heures) la campagne de capture dans la ville n'était plus possible....

Nous fûmes reçus par une équipe municipale à la mairie à 11 heures. Un adjoint du Maire voulut bien nous recevoir et entendre nos doléances résumées succinctement par :

- L'entreprise de dépigeonnage Hygiène Action utilisée par la ville tue les pigeons par un caisson à vide d'après nos sources vérifiées ou d'après une déclaration de son dirigeant par du gaz carbonique. Ce sont des procédés très cruels et ils font beaucoup souffrir les animaux.

- Capturer pour tuer les pigeons comme méthode de gestion du nombre de ces oiseaux est une méthode inutile car peu efficace dans le long terme et est indigne d'une ville qui se dit préoccupée par l'écologie, le développement durable, l'environnement et l'éthique.

- Il existe une méthode alternative et douce les pigeonniers contraceptifs.


L'adjoint nous fît cette réponse :

- Qu'il ignorait tout des procédés d'euthanasie utilisés.

- Que la ville avait toujours fait capturer les pigeons en raison des plaintes multiples des habitants, pour raisons sanitaires (maladies) et pour les nuisances occasionnées.

- Qu'il ne suspendra pas les deux campagnes de capture prévue pour 2006.

- Que la ville étudierait pour 2007 les solutions douces alternatives, dont l'implantation de pigeonniers.

A ces arguments nous soulignâmes que :

- Que les pigeons des villes ne transmettent pas de maladie et ne sont pas un problème de santé publique.

- Que les tueries répétées ne servent à rien : il y a toujours des pigeons dans la ville et des plaintes reçues.

- Que la ville devrait stopper ces captures en 2006 en attendant de prendre une décision, quitte à indemniser l'entreprise de capture, car cette démarche semblait incompatible avec la volonté affichée d'accorder à l'animal, en ville, une place qui tient compte, nous citons, de le bien-être des animaux est en effet essentiel.












Le journal local l'Union, sur son édition papier, a consacré deux pages à l'évènement.

Sur son site le journal inscrivait le 07 avril 2006 :

La guerre des pigeons a bien eu lieu


Des militants de la cause animale ont empêché hier la capture puis l'euthanasie de pigeons. Ils préfèrent des méthodes « douces ». Ca n'a pas empêché le face-à-face d'être parfois tendu.

HIER matin, 7 heures, place Ducale. « Assassins ! On va vous empêcher de faire ça ! »
« C'est ce qu'on va voir. »
Les apostrophes résonnent. La guerre des pigeons est déclarée et l'on commence par s'échanger des noms d'oiseaux.
Il n'est que 7 heures. Il gèle encore, même si un splendide ciel bleu annonce une belle journée de printemps.
Tandis que les commerçants du marché finissent d'installer leurs étals, le face-à-face a débuté.
D'un côté, le dirigeant de la société Hygiène Action, un de ses salariés et un employé de la ville. Après avoir appâté en disposant des petits tas de graines, le trio s'apprête à lancer des filets pour capturer puis euthanasier des pigeons.
De l'autre, des militants parisiens d'une association de protection animale, quelques militants locaux, quelques riverains. Une vingtaine de personnes au total.
Ils sont venus manifester pour faire échec à l'opération.
Le ton monte vite. L'arrivée d'une patrouille de police permet d'éviter d'éventuels débordements. Mais le débat continue.
Les militants activistes préconisent l'installation de pigeonniers contraceptifs.





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