NON AUX MASSACRES
DE LA FAUNE SAUVAGE

CHRONIQUE DES MASSACRES



premier trimestre 2009
SCANDALEUX

Les tueurs subventionnés par les pouvoirs publics !
Mais rien pour ceux qui sauvent les vies.
samedi 14.03.2009, 04:49 - La Voix du Nord

Le préfet a reçu Dominique Gavelle, à droite, et le conseil d'administration de l'ACMC, hier.

Le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo vient d'annoncer que l'État va participer pour un tiers à la reconstruction de treize huttes de chasse déplacées du platier d'Oye. Une bonne nouvelle pour les chasseurs au gibier d'eau, qui comptent sur les collectivités pour réunir les 400 000 E restants.

Depuis quatre ans, environ 150 chasseurs de gibier d'eau sont privés de hutte. Dans le cadre d'un accord avec l'État, l'Association de chasse maritime du Calaisis (ACMC) avait à cette époque accepté de quitter vingt huttes implantées dans la réserve naturelle du platier d'Oye. En échange, treize nouvelles huttes devaient être construites à Marck et Calais.

Coup de fil lundi

Depuis, les obstacles administratifs, dont celui du permis de construire, ont été franchis. Ne manquait plus que l'argent pour concrétiser ces treize huttes. Dominique Gavelle, président de l'ACMC, avait estimé le chantier à 600 000E. Voilà un an, relayée par les élus, le député Gilles Cocquempot en tête, l'association avait lancé un appel à l'État et aux collectivités pour réunir ce budget. Quelques semaines plus tard, le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo avait annoncé verbalement une aide de 20 %... restée à l'état de promesse. Gilles Cocquempot avait alors repris son bâton de lobbyiste, relayé par Jérôme Bignon, député UMP de la Somme, président du groupe d'études sur la chasse à l'Assemblée nationale.

Cette semaine, la situation s'est dénouée d'un coup : lundi matin, Jean-Louis Borloo appelait Gilles Cocquempot, puis Dominique Gavelle pour annoncer que l'État débloquait 200 000 E. Hier en fin d'après-midi, la convention était signée entre l'ACMC et l'État à la préfecture à Arras. Le préfet a finalement annoncé une enveloppe de 190 000 E.

Si cette somme est bienvenue du côté des chasseurs à la hutte, elle ne suffit pas. Le président de l'ACMC compte maintenant sur le conseil régional et le conseil général, voire la fédération départementale des chasseurs, pour boucler le budget : « Les chasseurs ont effectué de gros investissements humains et financiers pour façonner, modeler le platier d'Oye, pour faire qu'il soit aussi beau aujourd'hui. Il attirera du monde, il y aura des retombées financières.
Les 600 000 E sont un dédommagement versé aux chasseurs », estime Dominique Gavelle.

L'ACMC attend d'avoir réuni le budget total pour lancer les travaux de construction de onze huttes à Marck et de deux huttes à Calais, dans le secteur du camp Jules-Ferry. Pour qu'elles soient opérationnelles pour la prochaine ouverture, en août, « il faudrait commencer les travaux le plus vite possible », juge Dominique Gavelle. Une nouvelle réunion avec les différents partenaires et le préfet est prévue en avril. Gilles Cocquempot va de son côté solliciter un coup de main de la région et du département. « On arrive à la fin du dossier », résume son attaché parlementaire Daniel Boulogne. .

ANNICK MICHAUD
Réaction
www.ecologie-radicale.org

La chasse aux oiseaux d'eau est l'une des plus nocive de ce pays. elle affecte durant près de sept mois par an l'ensemble de l'avifaune aquatique, de jour et de nuit, donc sans sélectivité.
Les chasseurs d'oiseaux d'eau sont les plus politisés, excités à défendre leur loisir et bien qu'ultra-minoritaires exercent un empire funeste sur les élus. concentrés dans des zones géographiques limitées, regroupés en associations pourvues de moyens financiers importants, ils pèsent lourd sur la vie publique.

Le ministre dilapide de l'argent public pour satisfaire cette passion nocive, contraire aux impératifs écologiques en finançant la construction de huttes de chasse, permettant cette chasse de nuit extrêmement destructrice.

Honte à Monsieur BORLOO!

Gérard CHAROLLOIS
CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.


concours de chasse aux chiens courants à Arrandas

Courriel reçu le 14 mars 2009
je suis soufflée et en état de choc : c'est à côté de chez moi et je ne sais pas quoi faire contre ça.

"les amoureux du chevreuil" comment peut-on choisir ces termes pour désigner cette mise à mort, c'est se foutre vraiment de notre gueule car les amoureux du chevreuil c'est nous, eux c'est les amoureux de la mort

ça ne fait pas longtemps on se promenait mon mari et moi dans le bugey et une biche est arrivée toute essoufflée, traquée et complètement paniquée, en plus elle a eu peur aussi de nous et s'est prise dans un barbelé, on a réussi à l'en tirer mais la pauvre bête ne savait pas que nous ce n'était pas du mal qu'on lui voulait.. j'en voulais aux chasseurs, je les aurais tués si j'avais pu, donc ça commence demain et j'en suis malade;
Les chiens courants ont rendez-vous à Arandas

le 13.03.2009 04h00 Le Progrès

Samedi et dimanche, dans les montagnes du Bugey, les meutes vont traquer le chevreuil en tout bien tout honneur et dans les règles de l'art. Le spectacle gratuit est ouvert au public

Samedi et dimanche à Arrandas, la fédération des associations de chasseurs aux chiens courants (FACCC) organise son rassemblement de meutes. Cette année, elles seront huit, venues de l'Ain et du Rhône, sur la ligne de départ avant de s'en aller traquer le chevreuil.

Et attention ! Pas un autre gibier, aussi noble soit-il. L'association départementale, le relais local de la fédération, née dans l'Ain en 1992, met chaque année sur pied une semblable compétition. Marc Manos, fondateur et aujourd'hui administrateur départemental, est l'un des maîtres d'œuvre de la manifestation : « Le public est attendu nombreux pour admirer ces chiens en action. Un beau spectacle, affirme-t-il. Il y aura des brunos du Jura, des griffons vendéens, des arriégeois, des porcelaines… Ils ont deux heures pour évoluer dans les montagnes sous le regard attentif des juges de la fédération. » Ce type de compétition canine ne manque en effet pas d'intérêt à condition de pouvoir se placer où il faut pour admirer le spectacle. « C'est prévu, confirme Marc Manos. Il y a assez de points culminants dans le coin pour n'être pas privés. Et en plus, c'est gratuit, et la région est si belle ! » Entre 8 et 10 heures et 14 et 16 heures, les équipages seront sur le pied de guerre. Les conducteurs de meutes rivaliseront d'adresse et mettront en avant leur capacité à « carencer » leurs chiens. Un terme qui signifie apprendre aux toutous à renifler le bon gibier. Quand on recherche le chevreuil, pas question de s'en aller aux trousses d'un sanglier ou d'un chat sauvage. Ou alors, il faudra prendre garde à la mauvaise note ! L'association départementale est motivée à double titre. D'abord, mettre en avant le chien courant. Cette fameuse chasse à courre si décriée, qu'elle se fasse à cheval ou à pied, postée ou justement… à courre et à cheval.

Ensuite, Marc Manos se fera un plaisir de vanter les qualités de son beau pays d'Arrandas. « Il suffit de sortir de la vallée de l'Albarine, pour vérifier que les hauteurs de Tenay ou de Saint-Rambert- en-Bugey, le pays du ramequin, sont magnifiques. Ce sont des villages superbes, dont Arrandas. » En 2008, la manifestation s'était déroulée à Hauteville. A Jasseron en 2007 et à Treffort en 2006. « Nous allons relever le défi », affirme l'organisateur dont les amis s'apprêtent à mettre les petits plats dans les grands, toujours sur le thème de la chasse : « Nous proposerons pour 13 euros, la salade et la terrine de gibier, le sangler cuit au four banal avec un gratin dauphinois et ensuite le fromage et le dessert. »

Bien des amoureux du chevreuil seront aux anges ce week-end. Comme le dit Marc Manos, « ce magnifique gibier est souvent accusé de tous les maux. Il est difficile, car il bouge tout le temps et trouble les pistes des sangliers. »

Jean-Marc Perrat


concours de chasse aux chiens courants sur lièvre à Mazoires

L'association Stéphane Lamart a envoyé un courriel le 13 mars 2009 à la préfecture du Puy-de-Dôme ainsi qu'au maire de Mazoires (63).

Ce genre de concours est courant en mars. Les associations organisatrices font partie de la Fédération des Associations de Chasseurs aux Chiens Courants (FACCC).

Normalement pour les concours de meutes il est interdit de tuer l'animal :
Règlement des épreuves meutes FACCC
Article 6 : Les animaux ne seront pas tirés, la prise par les chiens n’est pas permise. Les juges peuvent demander aux conducteurs, à tout moment, de rompre les chiens pour éviter la prise de l’animal. Cependant cette dernière n’est pas disqualifiante pour la meute.

Mais cela doit obligatoirement arriver de temps en temps, sans parler de la terreur des animaux pourchassés pour le plaisir. Un courrier isolé pour protester, pour dire non, une goutte d'eau...

Nous sommes une association de protection des animaux aussi bien sauvages que domestiques déclarée depuis plus de cinq ans.

Nous venons d'apprendre par un de nos adhérents que le samedi 14 et le dimanche 15 mars un concours de chasse aux chiens courants sur lièvre aura lieu à Mazoires. On a prévu la participation de huit meutes composées de six à dix chiens. Le départ de la première meute aura lieu à 8 heures, puis départ d'une autre meute toutes les 2 heures. Les chasseurs et leurs amis ont rendez-vous à la salle polyvalente du bourg.

Nous aimerions avoir la copie de l'arrêté préfectoral ou municipal autorisant cette manifestation. En effet d'après l'article Article L420-3 du code l'environnement : Les entraînements, concours et épreuves de chiens de chasse ou d'oiseaux de fauconnerie, autorisés par l'autorité administrative, ne constituent pas des actes de chasse.

Nous demandons à l'autorité administrative ayant autorisé ce concours de l'interdire en urgence (annuler l'arrêté). En effet victime du remembrement, de la circulation routière et de la maladie, le lièvre s'est soudain raréfié dans nos campagnes. D'autre part la chasse du lièvre aux chiens courants est une pratique barbare et que la population ne tolère plus :
elle se pratique le plus souvent en équipe de 3 ou 4 chasseurs aidés de 5 ou 6 chiens courants. Lorsque les chiens arrivent à la mort du lièvre certains chasseurs ouvrent le ventre de celui-ci et leur donnent les tripes encore chaudes et sanguinolentes pour les récompenser. Lorsqu'il y a de jeunes chiens dans la meute qui n'ont pas encore eu l'occasion de sentir un lièvre de près, il arrive même que le chasseur sacrifie le premier lièvre de l'année en le laissant dévorer aux chiens, certainement pour mieux les motiver et les conditionner pour les prochaines sorties.

Alors le futur sera-t-il cruel et barbare ou civilisé et digne? A vous de choisir messieurs les dépositaires d'une mission de service public. Ne trahissez pas les aspirations du peuple de France qui en a marre de toute cette babarerie.


journée départementale de déterrage du blaireau

Le 9 mars 2009 l'association Stéphane Lamart a envoyé un courriel :

PREFECTURE DE LA HAUTE-MARNE
Monsieur le Préfet Yves Guillot
89 rue Victoire de la Marne
52011 CHAUMONT Cedex
webmestre52@haute-marne.pref.gouv.fr



Monsieur le Préfet,

Nous sommes une association de protection des animaux aussi bien sauvages que domestiques déclarées depuis plus de cinq ans. Nous avons appris que la Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Marne compte organiser le 27 juin prochain une journée départementale de déterrage du blaireau. Nous vous demandons de bien vouloir modifier votre arrêté n° 1755 du 23 mai 2008 qui autorise le déterrage du blaireau du 15 mai 2009 jusqu'a l'ouverture générale de la campagne de chasse 2009-2010 afin d'interdire le déterrage du blaireau dans le département.

En effet les populations de blaireaux sont en chute libre en France bien que sa chasse soit encore autorisée, et même libre, sans plan de chasse. L’espèce est protégée dans la plupart des autres pays européens. En Belgique, la chasse au blaireau est interdite depuis 1973 et l’espèce est protégée depuis 1992. C’est aussi le cas en Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Espagne, Grèce, Pays-Bas et au Luxembourg (en France, le blaireau n’est plus classé depuis 1988 comme espèce nuisible).

Concernant le renard que vous avez classé nuisible car il transmettrait la rage, l'echinococcose alvéolaire et s'attaquerait aux volières, poulaillers ainsi qu'aux clapiers; et qui sera déterré :

Bien que nous n'ayons pas en notre possession d'études scientifiques du terrain portant sur l'importance des effectifs des renards dans votre département, nous suspectons que ce classement n'est pas légal. En effet si certes les renards peuvent être vecteurs vers l'homme de l'echinococcus (ver échinocoque qui provoque une échinococcose qui peut être cystique causée par Echinococcus granulosus, hydatique causée par Echinococcus granulosus, alvéolaire causée par E. multilocularis, et polycystique causée par E. vogeli ou E. oligarthrus), l'homme est réputé se contaminer accidentellement en ingérant les oeufs microscopiques du parasite par des mains souillées au contact direct avec des animaux parasités (chien et chat principalement, et éventuellement campagnol, renard ou autres canidés), en manipulant de la terre souillée (jardinage) et aussi par la consommation de plantes et fruits. Doit-on abattre tous les chiens, chats, campagnols, rendre obligatoire le port de gants quand on manipule de la terre et interdire la consommation des plantes et fruits du département?

En ce qui concerne la rage : en Europe, les vecteurs terrestres non volants de la rage peuvent être le renard, le loup, le blaireau, le chevreuil mais également le chien, le chat, la vache. Mais le renard en France ne transmet plus cette maladie : en novembre 2001, la France est déclarée officiellement indemne de rage par l’Office international des épizooties (OIE), le dernier cas de rage avait été enregistré sur un renard en décembre 1998. Le statut de « département officiellement déclaré atteint de rage » est levé par arrêté du 30 avril 2001, pour les cinq derniers départements concernés.

D'autre part le renard ne s'attaque que rarement aux volières, poulaillers et aux clapiers et quand c'est le cas c'est dû à un mauvais entretien des installations (défaillance des propriétaires). Comptez-vous ce genre d'incident dans le département (nombre, type d'installation et état général d'entretien)?

Là aussi ce classement du renard est illégal. Sa véritable raison ne serait-elle pas plutôt que le renard peut concurrencer sérieusement les chasseurs du département pour leurs gibiers d'élevage? Ces gibiers, surtout des faisans, des perdrix ou des lièvres sont élevés en captivité et relâchés par les chasseurs pour le plaisir de les tuer. Ces animaux ont perdu la capacité à pouvoir s'adapter rapidement à la vie sauvage et ils deviennent alors des proies faciles pour le renard.

Le déterrage promu lors de cette journée spéciale est une pratique barbare encore autorisée qui a pour principe d'acculer un animal sauvage (blaireau ou renard) au fond de son terrier par un équipage de chiens. Ensuite les chasseurs creusent à l'aide de pelles et de pioches la galerie concernée afin de pouvoir attraper l'animal à l'aide de pinces pour ensuite le mettre à mort ou le jeter en pâture aux chiens, plus rarement pour le relâcher à une certaine distance de son lieu de capture. Avec des méthodes de mise à mort inacceptables, à savoir : L'animal peut être pris à la main ou avec des pinces et rapidement servi (tué) au couteau. Il peut aussi être abattu dans la galerie à l’aide d’un pistolet 22 autorisé par la loi. Le blaireau se fait mordre par les chiens (jusqu'à être éviscéré dans certains cas) et finit généralement attrapé par des pinces métalliques pour être égorgé. Selon une tradition, les petits sont encore parfois écrasés d'un coup de talon.

La population rejette de telles méthodes et elle a même créé une pétition internet demandant l'interdiction de cette manifestation, visible ici.

En conséquence Monsieur le Préfet nous vous demandons de retirer le renard de la liste des nuisibles, d'interdire le déterrage du blaireau et d'interdire pour trouble à l'ordre public cette journée déterrage de promotion du 27 juin 2009.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos très respectueuses salutations.

Détail de la manifestation 2008

Fédération Départementale des Chasseurs de Haute-Marne

La journée départementale du déterrage

Organisée à l'initiative de la Fédération des Chasseurs de la Haute-Marne avec le concours des GIC, cette journée est destinée à permettre la régulation du blaireau mais aussi à assurer la promotion de ce mode de chasse peu pratiqué en Haute-Marne.

Fixée le samedi 21 juin 2008, ce sont les GIC qui assurent l'organisation sur le terrain. Les chasseurs intéressés peuvent assister aux opérations en rejoignant les équipages au lieu de rendez-vous indiqué ci-dessous.

GIC de l'Etoile: Marbeville, Baraque de Chasse du Palan, 9h00.

GIC du Pavillon: Etang de Reynel, 9h00.

GIC d'Arc: Place de Cour l'Evêque, 9h00.

GIC du Sud-Marnais: Choilley, devant la salle des fêtes,9h00.

GIC du Vallage: Morancourt, devant l'église,9h00.

GIC du Pays Bourbonnais: Damrémont, baraque de chasse de Dominique Mussot, 8h30.

GIC de Cirey Blinfey: Place de Cirey sur Blaise, 9h00.


Jean-Louis Borloo suspend l'arrêté du 2 decembre 2008 retirant la martre et la belette de la liste des nuisibles

Scandaleux tout simplement !

Source : AFP
Article mis en ligne le 25 Février 2009

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, rend la belette aux chasseurs Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a annoncé mardi 24 février dans un communiqué qu'il suspendait un arrêté protégeant la martre et la belette.

En effet, le ministère avait supprimé les deux mammifères de la liste des animaux nuisibles par arrêté le 2 décembre 2008.
Après un déjeuner de travail entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et le ministre, il a donc été décidé de revenir sur cette décision, qui "n'avait pas été pris(e) conformément aux principes qui régissaient la table ronde sur la chasse", déclare le ministère dans un communiqué.

En outre, le ministre indique attendre les "résultats d’une étude scientifique que le Muséum National d'Histoire Naturelle rendra le 15 mai, et du rapport demandé au député Pierre Lang sur ce sujet".

L'Arrêté du 2 décembre "était une erreur"

De leur côté, les chasseurs de la FNC se sont réjouis mercredi de cette décision qui s'est faite "à la demande de" Charles Henri de Ponchalon, président de la Fédération. "Le ministre a reconnu que cette décision (l'arrête du 2 décembre, ndlr) était une erreur car elle ne respectait ni la procédure mise en oeuvre avec la Table Ronde, ni les données scientifiques indispensables à ce genre de décision", poursuit le communiqué de la FNC.
La classification de la martre et de la belette en tant qu'animaux nuisibles permettra aux chasseurs d'en réguler les populations, comme c'était le cas depuis le 30 septembre 1988.

Plan de régulation des sangliers

"Ils veulent ainsi protéger le gibier qu'eux-mêmes chassent, comme le faisan et le lapereau, notamment ceux qu'ils lâchent dans la nature et qui deviennent des proies faciles pour ces petits carnivores", explique Christophe Aubel, directeur de la ligue Roc.
Parmi les "actions prioritaires (du ministère) pour les prochaines semaines", Jean-Louis Borloo et la FNC se sont mis d'accord sur le lancement d’un plan national de régulation des sangliers "mis en oeuvre dès ce printemps pour répondre au caractère d’urgence dans de nombreux départements", d'après les chasseurs. La prolifération des sangliers inquiètent notamment les agriculteurs, en raison des importants dégâts que peuvent causer ces animaux dans les cultures en plein champ.


VILLE DE VINSOBRES

Le 7 février 2009 l'association Stéphane Lamart a envoyé un courriel, sans réponse ce jour (07/03/2009) :

Monsieur le Maire,

Nous sommes une association de protection des animaux aussi bien sauvages que domestiques, déclarée et ayant plus de 5 ans d'existence.

Vous avez planifié une campagne de battues de renard (vulpes vulpes) les 8, 15 et 22 février prochains. Cet animal est classé nuisible dans votre département en application de l'article R427-7 du code de l'environnement. Cette battue est régit par les articles L. 2122-21 (9°) du code général des collectivités territoriales et L427-4 L427-5 et L427-6 du Code de l'environnement.

Les motifs donnés pour justifier ces abattages :

Article R427-7 du code de l'Env. - 1° Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques :

- sécurité publique : le risque de fragilisation causé par les terriers de renard dans les digues de protection contre les crues

- santé publique : les renards sont vecteurs de l'échinococcose alvéolaire

Bien que nous n'ayons pas en notre possession d'études scientifiques du terrain portant sur l'importance des effectifs des renards dans votre commune, nous suspectons que ces battues ne sont pas légales. En effet si certes quelquefois on trouve des terriers de renard dans les berges des cours d'eau, et rivières cela reste quand même un phénomène marginal. Les dégâts occasionnés aux berges et digues proviennent majoritairement des ragondins. Le motif est donc faux à moins qu'une étude de terrain, indépendante, prouve le contraire. Cette étude existe-t-elle (qui montre une modification du comportement des renards, à publier d'urgence sur les revues internationales) ?

D'autre part si certes les renards peuvent être vecteurs vers l'homme de l'echinococcus (ver échinocoque qui provoque une échinococcose qui peut être cystique causée par Echinococcus granulosus, hydatique causée par Echinococcus granulosus, alvéolaire causée par E. multilocularis, et polycystique causée par E. vogeli ou E. oligarthrus), l'homme est réputé se contaminer accidentellement en ingérant les oeufs microscopiques du parasite par des mains souillées au contact direct avec des animaux parasités (chien et chat principalement, et éventuellement campagnol, renard ou autres canidés), en manipulant de la terre souillée (jardinage) et aussi par la consommation de plantes et fruits. A Vinsobres doit-on abattre tous les chiens, chats, campagnols, rendre obligatoire le port de gants quand on manipule de la terre et interdire la consommation des plantes et fruits de la commune? Est-ce bien sérieux ou un poisson d'avril avant l'heure?

La véritable raison de ces massacres ne serait-elle pas plutôt que le renard peut concurrencer sérieusement les chasseurs de la commune pour leurs gibiers d'élevage? Ces gibiers, surtout des faisans, des perdrix ou des lièvres sont élevés en captivité et relâchés par les chasseurs pour le plaisir de les tuer. Ces animaux ont perdu la capacité à pouvoir s'adapter rapidement à la vie sauvage et ils deviennent alors des proies faciles pour le renard.

Monsieur le Maire, s'il vous-plaît, si vous avez un peu d'honnêteté et d'honneur faîtes cesser ces battues décidées dans l'intérêt particulier de vos chasseurs. Les pouvoirs publics n'ont pas à être l'otage d'une branche de la population pro chasse, adepte de la secte mort-loisir. Pensez à vos administrés horrifiés par ce genre de loisir. Merci. Tuons, tuons, il n'y a que cela de vrai, la mort. Leur plaisir au dépend de la souffrance des animaux et en actionnant illégalement par manoeuvre la puissance publique. Une honte.


VILLE DE TOURS

Le 3 février 2009 l'association Stéphane Lamart a envoyé un courriel :

Monsieur le Maire,

Nous venons d'apprendre que madame Nadia Hamoudi, adjointe chargée de l'environnement, a écrit au préfet pour lui demander l'attribution de deux bracelets de prélèvement pour faire abattre les deux cerfs ayant pénétré dans un enclos de régénération du bois des Hâtes. Ces animaux auraient réussi à entrer dans cet espace sensible en raison de clôtures non adaptées. D'autre part nous avons lu dans la presse que vous estimez que le bois des Hâtes, propriété de la ville de Tours, au sud de l'agglomération, d'une superficie d'un peu plus de 200 h, concentre un nombre trop important de cerfs (80 cerfs et biches dans le secteur, en provenance de la forêt de Larçay toute proche). Comptez-vous demander bientôt au Préfet l'organisation d'une battue de « destruction » pour ces 80 animaux?

Nous ne comprenons pas pourquoi vous privilégiez la mort comme seule alternative à la difficile cohabitation de l'homme avec la faune.

En effet ces deux cerfs peuvent être déplacés de l'espace sensible sans tuerie d'aucune sorte (tirs anesthésiant, captures, etc.) si on en a la volonté. Les animaux n'ont pas à payer les erreurs ( clôtures non adaptées) de vos services municipaux. Au lieu d'envisager le moyen de faire abattre les autres cerfs « surnuméraires » et d'y préparer la population (communiqué ou articles de presse) vous devriez plutôt songer à d'autres méthodes alternatives.

Mais c'est certainement trop vous en demander puisque pour vous un bon animal libre et qui interagit avec les activités humaines est un animal mort. Pour preuve nos deux lettres restées sans réponse (du 03/09/2006 et du 08/12/2008) envoyées pour protester (plus que vivement) contre votre politique de gestion des pigeons de l'agglomération (3000 pigeons étouffés chaque année au gaz carbonique par vos services techniques – une des méthodes les pires et qui fait beaucoup souffrir les oiseaux).

Car si la loi a déclaré l'animal « être sensible », si les dernières recherches scientifiques démontrent que l'animal a un vécu intérieur très semblable à l'homme (émotions, souffrance, angoisse, etc.), vous en êtes encore à la vision archaïque de l'animal-machine sans « âme » et ne pouvant souffrir, un nuisible gênant qu'on doit éliminer séance tenante (sans trop regarder sur les méthodes?).

Ne pourriez-vous pas envisager les solutions alternatives (efficaces et écologiques si on s'en donne les moyens) ? N'est-il pas temps de changer d'approche si on veut léguer à nos enfants un monde riant et vivable et non une planète ressemblant à un monde du type « Soleil vert » avec des machines à la place des animaux?
Réponse du 25/02/09

J'ai pris connaissance avec attention de votre lettre relative aux grands animaux du parc forestier de Larcay-Les Hâtes ainsi qu'à la politique de gestion des pigeons de la ville.

Concernant les cervidés, deux problèmes sont à distinguer.

En premier lieu, la Ville a procédé au reboisement de plus de 20 hectares, conformément au plan d'aménagement établi par l'Office National des Forêts. Ces reboisements bénéficient de subventions de l'état qui sont accordées selon un strict cahier des charges permettant d'assurer la pérennité des plantations. Les enclos de régénération réalisés dans ce cadre répondaient tout à fait aux normes en vigueur et le choix de surélévation de la clôture par un rang de fil de fer « ronce » n'avait été retenu s'agissant d'un espace de promenade. Malheureusement, de grands animaux s'y sont introduits et de nombreux dégâts récurrents ont été constatés sur les jeunes plants. Le choix final de supprimer un cerf s'est imposé après des tentatives infructueuses pour déplacer les animaux.

En second lieu, pour ce qui concerne la population de cervidés sur la globalité du massif, les services de l'Etat et l'Office National des Forêts ont souvent alerté la Ville de Tours sur une nécessité de régulation de la population, tant pour les aspects sécuritaires (route nationale proche, nombreux public) que par rapport à la « survie » du massif forestier, que ce soit dans les parcelles jeunes ou plus âgées (frottis sur écorce). Les chiffres énoncés dans la presse ne correspondant pas à une communication de la Ville de Tours. Jusqu'à ce jour, ce lieu de promenade étant ouvert au public, le choix de la Municipalité a été de n'y pratiquer aucune chasse régulière. En complément des mesures qui pourraient être imposées par les services de l'Etat, la Ville de Tours réfléchit avec son gestionnaire forestier à la mise au point d'un système de régulation compatible avec le bon respect des animaux et l'accueil du public.

Aussi, si vous êtes intéressés pour participer à cette réflexion, je vous convie à une rencontre sur le terrain en présence de l'Office National des Forêts le jeudi 26 mars 2009 à 17h. Le rendez-vous est fixé à la Gentilhommière du bois des Hâtes (stationnement sur le parking public à l'entrée nord ouest).

Concernant le problème des pigeons, j'ai transmis votre requête au service concerné.



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