NON AUX MASSACRES
DES CERFS

DE L'AGGLOMERATION DE TOURS




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Le 02 avril 2009

Je me suis rendu en tant que représentant de l'association Stéphane Lamart à la réunion du jeudi 26 mars 2009 qui se tenait à la Gentilhommière du bois des Hâtes. Nous étions deux administrateurs représentant l'association Stéphane Lamart, seule ONG présente sur place (l'ASPAS n'ayant pu venir). Je me souviens qu'au moins 7 personnes étaient présentes : madame Nadia Hamoudi, adjointe chargée de l'environnement, la Directrice des parcs et jardins Christine Chasseguet, un chef de service de la DDAF (Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt), deux personnes de terrain des parcs et jardins, une personne représentant le gestionnaire de la forêt arborant le sigle ONCFS et des administratifs (?) de la ville de Tours.

Ils ont été sympathiques et accueillants et nous ont emmenés en voiture voir des arbres en croissance dans la forêt de Larcay; on nous a expliqué que la forêt, propriété de la ville de Tours, est exploitée (vente de bois) et que les ressources dégagées permettent de financer (en partie ?) le coût d'exploitation du parc; que la méthode de gestion des arbres était modifiée maintenant (au naturel au lieu de l'ancien système coupe rase d'une zone et plantation de jeunes pousses). On nous dit que cette nouvelle méthode d'exploitation est incompatible avec la présence des cervidés du massif qui broutent les jeunes pousses (un animal adulte ingère 10 à 15 kg de végétaux frais par jour).

Puis on est reparti au bois des Hâtes pour voir une harde de cerfs près des enclos (après l'heure de fermeture). Ces animaux paraissaient maigres et sous-alimentés. On nous dit que l'ONCFS avait compté de nuit 70 cervidés dans le massif (où ?); que l'effectif est trop important pour la superficie du massif et que c'est pourquoi il faut en éliminer des dizaines pour une densité adaptée. L'idéal serait une présence permanente de 20 cerfs, soit au moins 50 animaux à abattre. D'autre part les hardes en quelque sorte prisonnières du massif sont affectées de consanguinité.

La personne arborant le sigle de l'ONCFS, s'occupant de la forêt, était pour l'option radicale en abattant les 50 cerfs surnuméraires. Le chef de service de la DDAF était plus nuancé en pronant moins de destruction (combien ?) et l'ouverture de certaines clôtures (lesquelles ?) pour permettre aux animaux d'aller se nourrir plus loin. Les employés des parcs et jardins ne semblaient pas très favorables à ces ouvertures car elles pourraient attirer à l'intérieur d'autres animaux, un remède pire que le mal.

A la question : "Vous n'avez pas donné à manger à ces cerfs dénutris ?" il nous fut répondu qu'ils avaient essayé de leur donner du fourrage mais que les animaux n'en avaient pas voulu. D'autre part le représentant du Préfet est opposé à toute forme de nourrissage de ces animaux sauvages. A la question : "Bon vous allez faire abattre des dizaines d'animaux mais est-il possible de sauver quelques individus pour les placer soit dans un refuge ou même dans un enclos du bois des Hâtes ?" on nous répondit non pour l'enclos et pour la capture à destination d'un refuge. D'autre part l'option de capturer les animaux pour les déplacer ailleurs dans le département n'est pas non plus envisageable car les cerfs sont déjà trop nombreux dans la région (aucune zone en sous-effectif) et si on le faisait, les cerfs déplacés seraient abattus ailleurs, suivant en cela le plan de chasse.

Bref jugés, condamnées, la défense (nous en l'occurence) là pour la galerie puisqu'on ne nous pas donné en copie le rapport dénombrant 70 cervidés, ni d'ailleurs de documents fiables sur l'importance des dégâts occasionnés à la forêt.

Nous sommes bien entendu retourné plusieurs fois dans le massif pour nous faire une idée et à la suite de cette exploration j'ai élaboré en mon nom propre une lettre ouverte au maire de Tours. L'association Stéphane Lamart écrira une deuxième lettre de protestation (la première est datée du 3 février) le moment venu, à savoir quand les fusils vont sortir se réchauffer au bois des Hâtes. Nous sommes ici dans un classique du genre quand on accuse les cerfs d'attaquer la forêt - voir plus bas.
LETTRE OUVERTE AU MAIRE DE TOURS
ET AU PREFET D'INDRE ET LOIRE

Vous allez bientôt donner votre accord pour une campagne de destruction de cervidés sauvages dans le parc forestier bois des Hâtes - forêt de Larcay. Les partisans de la mort loisirs, sanguinaires à souhait, veulent leur butin et font pression pour qu'au moins 50 individus soient massacrés.

On va vous dire qu'ils détruisent la forêt, qu'ils causent des accidents de la route, qu'ils souffrent de malnutrition et de consanguinité et qu'il vous faut donner l'ordre de solution finale de façon urgente. Ne les écoutez pas. La forêt n'est pas endommagée, les accidents de la route rares car le massif bien encadré par des clôtures dont certaines inopportunes et responsables de la sous-alimention et de l'enfermement des cerfs ! N'est-il pas étrange qu'on ne tolère plus maintenant ces animaux alors que ce "sureffectif" date de plusieurs années. Bref encore une fois les animaux (en fait les humains aussi avec les plans sociaux) sont une variable d'ajustement d'une mauvaise gestion par les pouvoirs publics. Quand cela va-t-il changer? On se plaint maintenant d'une prolifération de cerfs alors que c'est l'homme qui en est responsable car depuis 1945 les repeuplements et la politique cynégétique ont conduit à la progression de l'espèce.

Les animaux de sont pas de la ressource, des cibles, des objets, qu'on casse ou jette quand ils ne servent plus. Ne nous dites pas qu'ils sont tués sans douleur par les chasseurs. Si on peut concevoir qu'un animal puisse être tiré sans souffrance d'une balle en pleine tête qu'en est-il de ces battus où les animaux sentant la mort fuient pas tous les moyens, cibles mouvantes, carnage, damnation et agonie dans des buissons. Tuons, tuons, tayaut, tahaut, vive la grande enchanteresse obscure, Madame Camarde parée de tous ces atours. Après vous pour la porte de sortie. Nous ne sommes pas au 21° siècle, à l'ère du clonage, d'une future mission d'exploration habitée martienne, non, mais à l'âge des cavernes, où on ne sait faire qu'une seule chose et encore mal : tuer. Je tue, tu tues, il tue, nous tuons, vous tuez, ils tuent. Après tout la nature régénère tout. L'homme pille, massacre, tue, et il n'est pas Superprédator comme le prétendent les assoiffés de la gâchette mais terminator, terminator sans état d'âme, ho, pardon, sans épiphénomène probabiliste.
Car si la loi a déclaré l'animal « être sensible », si les dernières recherches scientifiques démontrent que l'animal a un vécu intérieur très semblable à l'homme (émotions, souffrance, angoisse, etc.), beaucoup d'humains et tous les pouvoirs publics en sont encore à la vision archaïque de l'animal-machine sans « âme » et ne pouvant souffrir, un nuisible gênant qu'on doit éliminer séance tenante (sans trop regarder sur les méthodes?). Heureusement que les mentalités évoluent et que la population réprouve ces carnages de complaisance.

Monsieur le Maire ne donnez pas votre accord à cette tuerie organisée pour des raisons financières (explotation de la forêt). Le monde est devenu une marchandise et en crève. Stop à cette barbarie et ce nouvel obscurantisme. D'autres approches sont possibles mais demandent des efforts; en effet on se réveille un matin et on se rend compte qu'on ne sait que tuer la faune sauvage, c'est tout, à l'époque où l'on prétend modéliser le Big Bang à l'intant T microsecondes après l'apparition de l'univers. Incroyable, intolérable, insoutenable quand on y pense bien. Pas étonnant qu'on se dirige allègrement vers un chaos planétaire destructeur. Car "Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux." Marguerite Yourcenar.

Responsables politiques, la balle est dans votre camp. Et quelque soit votre décision, ne laissez pas mourir de faim les animaux car on peut y remédier.
le négateur nié

Moi je suis né par hasard et pour rien, me revendiquant athée, agnostique, qui souhaite la disparition de toutes les chimères irrationnelles indignes d’un vrai civilisé, à savoir, dieu, transcendance, esprit, amour, qui ne sont que le fruit de sécrétions hormonales et de rouages neuronaux dont seuls des fous, des fanatiques, des arriérés primitifs et des rêveurs complaisants peuvent encore croire sérieusement; croyant qu'il n'existe qu'un monde de forces, de particules et d'ondes et que tout peut s'expliquer par des lois immuables auxquelles ces forces aveugles et non conscientes obéissent; que la vie et les êtres vivants ne sont qu'un épiphénomène, une complexification des forces naturelles et que c'est les organes qui fabriquent les émotions, la pensée; pose et prétend (bien que n'étant qu'un rien né du chaos) expliquer le monde et ma propre condition.

Mais, rien, ne peut rien expliquer, n'étant rien, son explication n'est qu'un épiphénomène probabiliste, une sécrétion hormonale, une fiente de pigeon, un battement d'aile de papillon ou une fluctuation des vents solaires. Je ne suis rien et pourtant je joue encore au démiurge en prétendant expliquer quelque chose!

Mais taisez-vous donc, rien, car en niant le négateur on nie la négation et pourtant en niant on affirme encore qu'on n'est pas rien. Car rien ne peut exister et certainement pas affirmer qu'il est rien.
au nom du rendement et du fric

Des chasseurs refusent le "massacre" de 225 cerfs
Chasse, Germigney, jura, Lons-Le-Saunier, Insolite, Environnement
Par La rédaction du Post le 03/09/2008

Le préfet a décidé d'abattre la moitié des cerfs d'une forêt du Jura, pour protéger les arbres. Ecologistes et chasseurs protestent.

La chasse sera ouverte le 14 septembre dans la forêt de Chaux, dans le Jura. Deuxième plus vaste massif de feuillus de France, cette forêt abrite 450 cerfs.
Et le préfet du Jura vient de "confirmer l'autorisation d'abattre 225 cerfs", selon Le Parisien - Aujourd'hui en France.

Selon Patrick Revillard, membre de la Direction de l'agriculture et de la forêt du Jura cité par Le Parisien - Aujourd'hui en France, "l'arrêt a été pris à la demande de l'Office national des forêts qui s'inquiète de voir les jeunes semis dévorés par les cerfs. Cela empêche la bonne croissance des arbres."

Sauf que la décision ne fait pas l'unanimité. Loin de là. Même les chasseurs sont contre. Toujours selon Le Parisien - Aujourd'hui en France, huit sociétés de chasse locales ont déposé un recours devant le tribunal administratif. "C'est un massacre", s'insurge Joël Albertini, président de la société de chasse de Germigney (Jura) dans le quotidien. "C'est l'élimination pure et simple des cerfs de nos forêts au nom du rendement et du fric."

Les associations écologistes proposent, quant à elle, "la capture et le déplacement des cerfs vers d'autres forêts moins peuplées", selon le quotidien.
Une solution qui serait beaucoup moins radicale pour ces rois de la forêt...

(Source: Le Parisien)
TÉMOIGNAGE
NOURRISSAGE DES CERFS EN POLOGNE

Je connais l'histoire d'une femme qui tenait un refuge de montagne dans les Tatras polonaises. On s'y arrêtait avant l'ascension des sommets pour boire du thé accompagné de ses fameux pains d'épices ou gâteaux aux pommes. Un jour elle a trouvé une bébé biche. Elle l'a élevée en liberté et la biche, une fois adulte, est partie vivre sa vie. Au printemps suivant elle est venue lui présenter son bébé!

Les années suivantes aussi et de cette manière il y avait tout un troupeau en liberté mais semi-apprivoisé.
J'ai amené mes filles là-bas quand elles étaient petites. Les biches, une bonne quinzaine, étaient au rendez-vous. Elles sont venues même chercher de la nourriture dans les sacs à dos des touristes... Nous avions des pommes avec nous que je coupais en deux et leur jetais dans la neige avec un franc succès. Tout a été mangé!

Je sais que depuis la vieille dame ne peut plus tenir ce refuge, peut-être est-elle morte d'ailleurs... et je ne sais pas si les biches sont toujours autant socialisées avec l'humain.


Pourquoi ne pas les nourrir, comme cela est courant dans certains pays, comme la Pologne ? Les gardes forestiers fabriquent des mangeoires et y portent du foin tous les jours.
NOURRISSAGE DES CERFS AU CANADA

il y a deux types de pratiques, qui se font.

1- Les gens qui les nourrissent dans leur cour, de manière "artisanale", pour le plaisir de les voir de plus près.
2- Les initiatives à grande échelle des autorités


Au Bas-Saint-Laurent (Québec), la neige abondante qui est tombée cet hiver rend la vie des cerfs de Virginie plus difficile.

Le ministère de la Faune a donc déclenché l’Opération nourrissage d’urgence dans les ravages de Duchénier, Varin, Biencourt et Causapscal.

Des bénévoles apportent de la moulée en forêt à intervalles réguliers. Environ 1500 bêtes du cheptel de 8000 têtes profiteront de cette opération.

Les cerfs de Virginie ont plus de difficulté à s’alimenter à cause de la neige. «Les cerfs sont passablement empêtrés dans la neige, donc ils s’enfoncent profondément et ils sont limités à quelques sentiers», explique le biologiste Jean Lamoureux.
Sans intervention humaine, environ 40% des cerfs pourraient mourir.
 




PHOTOS, TEMOIGNAGES


LOCALISATION


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Banlieue Sud de Tours

Comme on peut le voir les 70 à 80 cerfs vivent dans un massif de plusieurs kilomètres carrés (plus de 5 km2). La ville de Tours est propriétaire de 2,7 km2. La partie parc forestier est aménagée avec des clôtures multiples, aménagements peu adaptés à de grands cervidés sauvages.

Les pauvres sont pris en tenailles par les routes, la ligne TGV, les aménagements divers, les clôtures, etc. Aucun espace nourricier n'a été aménagé pour eux et ils semblent prisonniers de ce massif.

CLOTURES

Trou dans la clôture séparant le bois des Hâtes et la forêt de Larcay

Clôture défoncée, séparation du bois des Hâtes et de la forêt de Larcay

Clôture de la forêt de Larcey

J'ai parcouru en VTT de long en large la forêt de Larcay où rien n'est aménagé pour les animaux sauvages. Beaucoup de clôtures sont édifiées. Celle qui sépare le bois des hâtes et la forêt de Larcay est endommagée à plusieurs endroits et les animaux (cerfs élaphe, chevreuils) peuvent passer.

ENCLOS ANIMAUX





Le bois des Hâtes possède trois petites zones clôturées avec des animaux captifs à l'intérieur pour les montrer au public.

Les cerfs condamnés à mort



Photos transmises par la direction des parcs et jardins de la ville de Tours. On peut voir sur les photos que les animaux souffrent de dénutrition.
 




CONTESTATION DES ASSOCIATIONS


ASSOCIATION STEPHANE LAMART


Le 3 février 2009


Monsieur le Maire,

Nous venons d'apprendre que madame Nadia Hamoudi, adjointe chargée de l'environnement, a écrit au préfet pour lui demander l'attribution de deux bracelets de prélèvement pour faire abattre les deux cerfs ayant pénétré dans un enclos de régénération du bois des Hâtes. Ces animaux auraient réussi à entrer dans cet espace sensible en raison de clôtures non adaptées. D'autre part nous avons lu dans la presse que vous estimez que le bois des Hâtes, propriété de la ville de Tours, au sud de l'agglomération, d'une superficie d'un peu plus de 200 h, concentre un nombre trop important de cerfs (80 cerfs et biches dans le secteur, en provenance de la forêt de Larçay toute proche). Comptez-vous demander bientôt au Préfet l'organisation d'une battue de « destruction » pour ces 80 animaux?

Nous ne comprenons pas pourquoi vous privilégiez la mort comme seule alternative à la difficile cohabitation de l'homme avec la faune.

En effet ces deux cerfs peuvent être déplacés de l'espace sensible sans tuerie d'aucune sorte (tirs anesthésiant, captures, etc.) si on en a la volonté. Les animaux n'ont pas à payer les erreurs ( clôtures non adaptées) de vos services municipaux. Au lieu d'envisager le moyen de faire abattre les autres cerfs « surnuméraires » et d'y préparer la population (communiqué ou articles de presse) vous devriez plutôt songer à d'autres méthodes alternatives.

Mais c'est certainement trop vous en demander puisque pour vous un bon animal libre et qui interagit avec les activités humaines est un animal mort. Pour preuve nos deux lettres restées sans réponse (du 03/09/2006 et du 08/12/2008) envoyées pour protester (plus que vivement) contre votre politique de gestion des pigeons de l'agglomération (3000 pigeons étouffés chaque année au gaz carbonique par vos services techniques – une des méthodes les pires et qui fait beaucoup souffrir les oiseaux).

Car si la loi a déclaré l'animal « être sensible », si les dernières recherches scientifiques démontrent que l'animal a un vécu intérieur très semblable à l'homme (émotions, souffrance, angoisse, etc.), vous en êtes encore à la vision archaïque de l'animal-machine sans « âme » et ne pouvant souffrir, un nuisible gênant qu'on doit éliminer séance tenante (sans trop regarder sur les méthodes?).

Ne pourriez-vous pas envisager les solutions alternatives (efficaces et écologiques si on s'en donne les moyens) ? N'est-il pas temps de changer d'approche si on veut léguer à nos enfants un monde riant et vivable et non une planète ressemblant à un monde du type « Soleil vert » avec des machines à la place des animaux?
Réponse du 25/02/09

J'ai pris connaissance avec attention de votre lettre relative aux grands animaux du parc forestier de Larcay-Les Hâtes ainsi qu'à la politique de gestion des pigeons de la ville.

Concernant les cervidés, deux problèmes sont à distinguer.

En premier lieu, la Ville a procédé au reboisement de plus de 20 hectares, conformément au plan d'aménagement établi par l'Office National des Forêts. Ces reboisements bénéficient de subventions de l'état qui sont accordées selon un strict cahier des charges permettant d'assurer la pérennité des plantations. Les enclos de régénération réalisés dans ce cadre répondaient tout à fait aux normes en vigueur et le choix de surélévation de la clôture par un rang de fil de fer « ronce » n'avait été retenu s'agissant d'un espace de promenade. Malheureusement, de grands animaux s'y sont introduits et de nombreux dégâts récurrents ont été constatés sur les jeunes plants. Le choix final de supprimer un cerf s'est imposé après des tentatives infructueuses pour déplacer les animaux.

En second lieu, pour ce qui concerne la population de cervidés sur la globalité du massif, les services de l'Etat et l'Office National des Forêts ont souvent alerté la Ville de Tours sur une nécessité de régulation de la population, tant pour les aspects sécuritaires (route nationale proche, nombreux public) que par rapport à la « survie » du massif forestier, que ce soit dans les parcelles jeunes ou plus âgées (frottis sur écorce). Les chiffres énoncés dans la presse ne correspondant pas à une communication de la Ville de Tours. Jusqu'à ce jour, ce lieu de promenade étant ouvert au public, le choix de la Municipalité a été de n'y pratiquer aucune chasse régulière. En complément des mesures qui pourraient être imposées par les services de l'Etat, la Ville de Tours réfléchit avec son gestionnaire forestier à la mise au point d'un système de régulation compatible avec le bon respect des animaux et l'accueil du public.

Aussi, si vous êtes intéressés pour participer à cette réflexion, je vous convie à une rencontre sur le terrain en présence de l'Office National des Forêts le jeudi 26 mars 2009 à 17h. Le rendez-vous est fixé à la Gentilhommière du bois des Hâtes (stationnement sur le parking public à l'entrée nord ouest).

Concernant le problème des pigeons, j'ai transmis votre requête au service concerné.
 




ARTICLES DE PRESSE



la Nouvelle République vendredi 27 février 2009



Battue : il n’y a pas eu de “ boucherie organisée ”

La battue administrative organisée hier au bois des Hâtes a révélé une population de cervidés élevée, mais n’a pas donné lieu à l’hécatombe redoutée.

Des gendarmes à toutes les entrées du bois des Hâtes, des policiers des Renseignements généraux et des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage au briefing matinal des chasseurs : c’est sous surveillance particulière que se déroulait hier la battue administrative au bois des Hâtes, à Tours. Une chasse annoncée dans nos colonnes qui n’était manifestement pas destinée à être rendue publique.
D’où la polémique qui a enflé sur son compte ces derniers jours. Car en ordonnant cette battue dans le massif forestier composé de la forêt de Larçay et du bois des Hâtes, propriétés de la ville de Tours, le préfet s’est mis à dos les sociétés de chasse riveraines et des associations de protection de la nature.

Selon la direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt que nous avions jointe avant la chasse, il s’agissait par cette chasse « de réguler une population de grands cervidés en surnombre estimée de cinquante à quatre-vingts individus pour, notamment, éviter le risque de collisions sur les axes routiers ».

La polémique se dégonfle
Or, la battue, qui concernait également les sangliers, ne disposait pas de plan de chasse préalable, ce qui est pourtant la règle. Si bien que beaucoup ont pu penser qu’il n’y aurait pas de limite de tir. « Le plan de chasse sera construit sur place, en fonction du nombre d’animaux effectivement prélevés », avait pourtant précisé le directeur de la DDAF.
De fait, la polémique s’est vite dégonflée hier matin. D’abord parce qu’il n’y avait pas la moindre trace de militant écologiste aux grilles du bois des Hâtes. Ensuite parce que l’estimation du nombre de cervidés sur cet espace boisé de 270 ha avait sans doute été surévaluée. Enfin, parce que dès le départ de la chasse, les consignes édictées par le lieutenant de louveterie Christian Robin aux vingt-trois tireurs présents rassuraient ceux qui redoutaient une « boucherie organisée » : « Si les comptages sont supérieurs à quarante, nous prélèverons un cerf et deux biches. »
Les chasseurs, qui avaient interdiction de tirer les grands cerfs, étaient informés d’emblée que « la venaison sera prise par un boucher et le trophée ira à la maison de la chasse. Inutile donc de courir à la viande ! », renchérissait Pascal Marteau, directeur adjoint de la DDAF.
Au final, après quatre heures de battue, une vingtaine d’animaux auront été vus. Et autant aux aurores, avant la chasse, tranquillement occupés à brouter près du relais de chasse de « La Gentilhommière ». Quatre coups de feu ont été tirés. Une biche et un jeune cerf (un « daguet ») y ont laissé leur peau. Les chasseurs n’ont manifesté aucune frustration de ne pas avoir « fait de tableau ».
En revanche, l’administration, elle, est restée sur sa faim. De nouveaux comptages seront effectués, notamment lors d’observations nocturnes. Au vu des résultats de ces comptages, la ville de Tours, propriétaire, sera sollicitée pour donner son avis sur un éventuel plan de chasse au bois des Hâtes.

Pascal Landré
la Nouvelle République
 



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