NON AUX MASSACRES
DE LA FAUNE SAUVAGE

Les techniques de chasse en France




LES CHASSES

CHASSE
Arrêté du 26 juin 1987
Fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée.

Art. 1. La liste des espèces de gibier que l'on peut chasser sur le territoire européen de la France et dans sa zone maritime est fixée comme suit :

Gibier sédentaire
Oiseaux :
colins, faisans de chasse, gélinotte des bois, lagopède alpin, perdrix bartavelle, perdrix rouge, perdrix grise, tétras lyre (coq maillé) et tétras urogalle (coq maillé), (Arr. 15 févr. 1995) "corbeau freux, corneille noire, étourneau sansonnet, geai des chênes, pie bavarde".

Mammifères :
blaireau, belette, cerf élaphe, cerf sika, chamois isard, chevreuil, chien viverrin, daim, fouine, hermine, lapin de garenne, lièvre brun, lièvre variable, marmotte, martre, mouflon, putois, ragondin, rat musqué, raton laveur, renard, sanglier, vison d'Amérique.


Gibier d'eau
Barge à queue noire, barge rousse, bécasseau maubèche, bécassine des marais, bécassine sourde, canard chipeau, canard colvert, canard pilet, canard siffleur, canard souchet, chevalier aboyeur, chevalier arlequin, chevalier combattant, chevalier gambette, courlis cendré, courlis corlieu, eider à duvet, foulque macroule, fuligule milouin, fuligule milouinan, fugilule morillon, garrot à l'œil d'or, harelde de Miquelon, huîtrier pie, macreuse brune, macreuse noire, nette rousse, oie cendrée, oie des moissons, oie rieuse, pluvier argenté, pluvier doré, poule d'eau, râle d'eau, sarcelle d'été, sarcelle d'hiver et vanneau huppé.


Oiseaux de passage
Alouette des champs, bécasse des bois, caille des blés, grive draine, grive litorne, grive mauvis, grive musicienne, merle noir, pigeon biset, pigeon colombin, pigeon ramier, tourterelle des bois, tourterelle turque et vanneau huppé.


Art. 2. L'arrêté du 12 juin 1979 fixant la liste des espèces de gibier est abrogé.


Modes de Chasse en France



La chasse devant soi

La chasse avec chien d'arrêt :
concerne essentiellement le gibier à plumes (perdrix, bécasses, faisans, etc.). Le chien d'arrêt (Braques, Épagneuls, Pointers, Setters, Griffons, etc.….) prend l'émanation du gibier, l'approche, le marque et l'arrête jusqu'à l'arrivée du chasseur. Un grand chien d'arrêt est particulièrement appréciable en plaine.

La chasse avec chiens "leveurs de gibier"
se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le Springer ou le Cocker. Ils trouvent le gibier (le lapin, le faisan, la bécasse) mais ne l'arrêtent pas et le font partir sans le poursuivre. Ils peuvent travailler dans tous les types de milieux mais excellent dans les broussailles, fourrés, ronciers, etc.


La billebaude

Le chasseur parcourt le territoire à la recherche du gibier, avec un objectif précis ou à la " Billebaude ", avec ou sans chien.


La chasse devant soi sans chien

On chasse ainsi les alouettes, les grives, les pigeons, les merles, en parcourant les parcelles de cultures ou de vignes, en longeant les haies, etc


La battue

Des rabatteurs, armés ou non, poussent le gibier vers une ligne de tireurs postés. Pratiquée dans certaines régions françaises pour les perdrix, les faisans, les lièvres, etc.


La chasse aux chiens courants

On lance des chiens à la poursuite du gibier et le chasseur se poste à proximité d'un passage qu'il a repéré. Cette chasse tient à la fois de la vénerie et de la battue. Le gibier chassé est le lapin et le lièvre.


La chasse au furet

On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet. Le furet est un petit mustélidé, comparable au putois, élevé et dressé par le chasseur. Il est introduit dans les terriers de lapins.




Le grand gibier



La battue

Traqueurs et chiens rabattent bruyamment le gibier vers une ligne de tireurs postés.
C'est le mode de chasse au grand gibier le plus répandu en France. Les espèces chassées sont principalement le sanglier, le chevreuil, le cerf, et, parfois en zone forestière, le chamois, l'isard et le mouflon. Ces chiens peuvent être des chiens courants (Bruno du Jura, Grand Griffon vendéen, etc.) ou des chiens de "petit pied" (Fox, Teckel, etc.). Les seconds ont progressivement supplanté les premiers, en particulier dans l'Est et le Nord de la France.


La poussée silencieuse

C'est une variante de la battue qui se développe dans un souci de meilleure gestion.
Lors d'une poussée silencieuse, les traqueurs avancent sans bruit excessif, et sans chien. Les animaux sont dérangés mais ne sont pas pourchassés. Ils se présentent devant les fusils postés sans être en fuite, ce qui permet de bien les identifier pour mieux choisir les animaux "récoltés".


Chasse à l’affût

On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux.
Ce mode de chasse permet l'identification précise de l'animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d'un affût (mirador). Les gibiers chassés sont : le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard.


Chasse à l’approche ou pirsche

À pied, on recherche et approche le gibier.
Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d'un animal. L'usage de jumelles permet une bonne identification de l'animal avant le tir. Les animaux chassés sont le chevreuil, le cerf, le sanglier ou, en montagne, le chamois, l'isard, le mouflon.


La chasse aux chiens courants

On lance des chiens à la poursuite du gibier et on se poste pour tirer à proximité des coulées fréquemment utilisées par le gibier.
Cette chasse tient à la fois de la vénerie et de la battue. Elle concerne le renard, le chevreuil, le cerf et le sanglier.


La recherche au sang

Cette discipline permet de suivre la piste d'un gibier blessé avec un chien spécialisé. Les chiens de Rouge sont capables de suivre une piste 48 heures après le tir et de retrouver l'animal mort ou blessé à plusieurs kilomètres de l'endroit où il a été tiré. Ces chiens de sang spécialement dressés, ou "chiens de rouge", sont essentiellement des Teckels, des Rouges de Hanovre, voire des Labradors.




Le gibier de passage



Les palombières

Chasse traditionnelle du Sud-Ouest : on capture des palombes (pigeons ramiers) avec des filets au moment de la migration d'automne.

- Les pantes :
construite dans les bois, la palombière à filets horizontaux est une cabane d'affût au sol d'où partent les couloirs de circulation pour les hommes. Aux abords des couloirs sont aménagées de petites surfaces sur lesquelles sont tendus les filets (les pantes). Au sommet de certains arbres alentour sont disposés des appelants. L'art du "paloumaïre" consiste à attirer l'attention des vols migratoires, à les faire se poser sur les arbres autour de la palombière puis à amener les palombes à descendre sur les "sols" et, enfin, à déclencher les pantes qui se rabattront sur les palombes.

- Les pantières :
ces filets verticaux d'une largeur de 10 à 20 m et d'une hauteur inférieure à 20 m sont utilisées dans une dizaine de cols des Pyrénées Occidentales (Pays Basque, Béarn) au moment des migrations d'automne des palombes. Les vols sont contraints à suivre certaines vallées par des hommes agitant des banderoles sur les hauteurs. Ensuite, on oblige les oiseaux à perdre de l'altitude en lançant des raquettes spéciales que les palombes prennent pour des rapaces et qui les font plonger au ras du sol. Si le vol a été bien canalisé, il finit par s'engouffrer dans le filet qui est rabattu par d'autres participants cachés à proximité.

- Les cabanes de chasse à tir :
cette chasse permet de tirer au fusil les palombes à partir d'une cabane implantée au sol ou, plus généralement, sur un arbre ou un pylône.


La chasse à l’affût

On se cache et on attend que le gibier passe à portée de tir.

Les alouettes, les grives, les pigeons et les vanneaux peuvent être, parmi d'autres, chassés à l'affût sur les axes de passage ou les lieux de repos. Le chasseur, immobile, utilise souvent des appeaux (sifflets) ou appelants (vivants ou factices) pour les attirer.


La grive au poste de tir

On tire des grives depuis une cabane aménagée spécialement.
C'est une chasse traditionnelle du Sud de la France. Le poste de tir est construit à proximité d'arbres au centre desquels sont fixées de longues perches surmontées de branches sèches déployées en éventail au-dessus des arbres. Des cages, contenant des appelants, sont suspendues aux arbres. Les grives se posent sur les cimes et sont alors tirées au fusil.


Poste au vif (gluaux)

On attrape des grives avec de la glu.
Pratiqué en Provence. On capture des grives vivantes pour fournir en appelants les chasseurs de grives dans les "postes à feu". Posté au milieu de jeunes arbres, dans lesquels sont disposés de façon visible les gluaux (baguettes de 50 cm environ enduites de glu), le chasseur attire les grives à l'aide d'appelants (grives en cage) et en imitant leur chant à l'aide du "chilet" (sifflet). Les oiseaux attirés se posent alors sur les gluaux dont ils sont retirés immédiatement.




Autres chasses traditionnelles


La tenderie aux grives

on attrape des grives avec un collet en crin de cheval. C'est une chasse traditionnelle pratiquée en automne dans les Ardennes.


La tenderie au vanneau

on capture des vanneaux avec des filets au sol. Cette chasse traditionnelle se pratique dans les Ardennes, sur une vingtaine de communes.


Les matoles

on capture des alouettes sous des petites cages.


Les pantes à alouettes

on attrape des alouettes avec des filets au sol.


La chasse au "miroir"

posté avec un fusil, on attire les alouettes au moment de la migration avec un leurre tournant, le "miroir aux alouettes".


La chasse à la botte

On prospecte les zones humides en essayant de surprendre le gibier d'eau. C'est l'équivalent de la chasse devant soi en plaine. Le gibier roi est la bécassine, que l'on chasse au chien d'arrêt dans les marais et prairies humides.


La chasse à la passée

On se cache là où le gibier d'eau passe le matin et le soir.
Tôt le matin ou le soir au crépuscule, le chasseur se dissimule à proximité du passage présumé des canards, entre leurs zones de repos et de gagnage. Immobilité et camouflage sont les atouts essentiels. Un chien de rapport (labrador) est souvent indispensable.


La chasse à la hutte

Depuis un affût spécialement aménagé, on fait poser les canards pour les tirer à portée.
La "hutte" (Nord - Picardie) ou "gabion" (Normandie) ou "tonne" (Sud Ouest) est une installation fixe ou "flottante" bien camouflée au bord d'un plan d'eau. Le chasseur place des appelants (vivants et artificiels), qui incitent les canards à survoler le plan d'eau et à s'y poser. La chasse à la hutte se pratique surtout la nuit ; elle compte des dizaines de milliers de chasseurs, en particulier dans les régions littorales et arrière-littorales.


La chasse au hutteau

En bord de mer, on se dissimule dans une cache et on attend que les oiseaux se rapprochent avec la marée.
Entre deux marées, le chasseur creuse une cache dans le sable dans laquelle, allongé sur une simple toile ou matelas de paille, il attend que les oiseaux se posent à proximité (utilisation d'appelants artificiels ou formes). Le hutteau mobile, sorte de caisse allongée souvent dénommée " cercueil ", que l'on transporte sur deux roues amovibles sur le lieu de chasse, est un peu plus sophistiqué.
Le hutteau carré, réalisé avec une toile fixée par 4 piquets permet de tirer au passage, de jour.
Sur les bords de Loire on construit aussi des huttes temporaires.


La chasse en bateau

On approche le gibier d'eau avec un bateau. Elle se pratique en mer, sur les grands cours d'eau et sur certain lacs. Le moteur est interdit en phase de chasse et deux fusils maximum peuvent monter dans les embarcations. Le "punt", embarcation très légère à fond plat, est utilisée en mer.


La battue

On rabat le gibier vers une ligne de tireurs postés.
La battue est surtout pratiquée pour les foulques et les colverts sur les grands étangs. Le rabat s'effectue avec des bateaux (le moteur est interdit).




La vénerie

Ce sont les chiens qui chassent le gibier, "appuyés" par les veneurs. On distingue la grande vénerie qui se pratique à cheval, la petite vénerie qui se pratique à pied et la vénerie sous terre. La grande et la petite vénerie (chasse à courre) consistent à prendre les animaux avec la seule aide d'une meute de chiens. La chasse à courre est très ancienne.
chasse à courre

La vénerie, ou « chasse à courre » (anciennement « chasse à courre, à cor et à cri »), est un mode de chasse ancestral qui consiste à poursuivre un animal sauvage (traditionnellement cerf, sanglier, renard ou lièvre) avec une meute de chiens, jusqu'à sa prise éventuelle. Seuls les chiens chassent grâce à leur odorat et leur instinct naturel de prédateur, le rôle de l'homme consiste à les contrôler. On chasse à courre en France le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard, le lièvre et le lapin. La chasse à courre est aussi pratiquée aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Irlande. La chasse à courre est interdite en Grande-Bretagne depuis 2005, ainsi qu'en Allemagne depuis 1933.

Le terme de vénerie désigne l'activité de la chasse à courre. Il vient du latin " venari " qui signifie chasser.
On parle de grande vénerie pour une « meute » chassant les grands animaux comme le cerf, le daim, le chevreuil, le sanglier ou le loup.
La petite vénerie désigne une meute chassant le petit gibier : lièvre, renard, lapin de garenne, ou blaireau.
Le terme d'équipage désigne l'entité disposant d'un territoire de chasse et composée d'une meute de chiens et d'un certain nombre de veneurs.

L'animal poursuivi utilise différentes tactiques pour échapper à ses poursuivants. Elles sont regroupées sous le terme de ruses et elles sont catégorisées :

le change :
par lequel l'animal traverse la voie et côtoie d'autres animaux de son espèce semant la confusion dans la meute qui le suit à l'odorat.
le passage d'eau :
quand l'animal poursuivi traverse une rivière ou un étang et interrompt ainsi son « sentiment » (trace olfactive).
le forlonger :
consiste à prendre une telle avance que la piste perd sa précision et les chiens vont perdre la trace de l'animal chassé.
le hourvari :
correspond à la ruse de l'animal consistant à revenir sur ses voies pour mettre les chiens en défaut. Les chiens se voient ainsi présenter une piste avec un embranchement ou une fourche qui complique la traque et permet de gagner de l'avance (pouvant ainsi mener au forlonger).

Si l'animal traqué est pris, les veneurs sonnent l'hallali qui annonce la mort. L'animal, selon sa nature est soit pris par les chiens, soit servi par un homme armé d'une dague. S'en suit la curée.

67 départements sont concernés par la chasse à courre
Quelques chiffres (actualisés en 2002) :

Équipages de chasse à courre en France (hors vènerie sous terre): 218 en 1914, 441 en 2001, rassemblant 10000 membres,

30000 suiveurs réguliers, environ 70000 suiveurs occasionnels.

Détail par type de chasse :
- Petite vénerie (lièvre, lapin): 280, représentant 63% du total des équipages.
- Grande vènerie : cerf = 39, soit 9% du total des équipages de grande vènerie, stable depuis 1991
chevreuil = 92
sanglier = 30

- Vénerie sous terre : 1500, avec 15000 déterreurs


La grande vénerie

Elle concerne le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard.

Elle est pratiquée par des équipages de veneurs, "les piqueux" et les "boutons", sous la direction d'un "maître d'équipage". Les chiens utilisés en grande vénerie sont des grands chiens courants. La meute est toujours spécialisée sur l'espèce de gibier recherchée. Avant de commencer la chasse, le "piqueux" doit localiser l'animal, c'est le "rembucher". Il fait rapport au maître d'équipage qui décide de l'animal dans la voie duquel ils seront lâchés. En faisant le pied, la meute de chiens lance alors l'animal et le poursuit en donnant de la voix jusqu'à ce qu'il soit épuisé et qu'il se laisse prendre : c'est "l'hallali", ensuite il est servi, (c'est-à-dire achevé) par le veneur. La chasse s'accompagne de sonneries de trompes qui indiquent les principales circonstances du "laisser courre"

La petite vénerie

Se pratique surtout sur le lièvre, le renard et le lapin. Le veneur est à pied. Cette chasse demande beaucoup d'expérience et d'endurance. Les chiens sont de taille moyenne (anglo-français tricolore par exemple). Le veneur suit ses chiens à la course, les fait chasser et n'utilise pas d'arme.

La vénerie sous terre

La vénerie sous terre, ou chasse sous terre, ou encore déterrage, consiste à capturer renards et blaireaux dans leur terrier. Après avoir introduit des chiens (Fox Terrier, Teckels, etc.) dans les gueules de terrier il faut suivre la chasse l'oreille collée au sol.
Si les chiens parviennent à acculer le gibier, les hommes creusent pour capturer l'animal au fond du terrier.
plus de détails ici.




La chasse au vol

On utilise des oiseaux de proie pour capturer le gibier.
Cette chasse utilise l'instinct prédateur des rapaces spécialement affaîtés (dressés) pour chasser le petit gibier à plumes, les corvidés et des mammifères (lapins essentiellement). On utilise des faucons pour la chasse de haut vol (le faucon pique de haut sur sa proie) et des autours, éperviers, ou aigles, pour la chasse de bas vol (le rapace poursuit sa proie à l'horizontal).
Les obstacles pour l'exercice de la fauconnerie sont nombreux : d'abord réglementaires (détention d'espèces protégées) puis cynégétiques : l'entretien de l'oiseau exige beaucoup de temps, de savoir et des territoires giboyeux.
La fauconnerie

La fauconnerie remonte à plus de 4 000 ans et se pratiquait dans ses débuts en Chine, en Inde et au Moyen-Orient.
Il faut attendre le VIIIème siècle pour la voir arriver en Europe.

« Sport » réservé presque exclusivement aux seigneurs, la fauconnerie connut son apogée durant le Moyen-Âge puis fut graduellement délaissée avec la venue des armes à feu pour la chasse.
Aujourd'hui, la fauconnerie se pratique toujours mais à une échelle beaucoup plus modeste.

L'affaitage
Cette étape cruciale consiste à éduquer l'oiseau qui n'a pas, a priori, d'affinités naturelles avec l'Homme.

Les escapes
Une escape est un animal, oiseau ou petit mammifère, affaiblit artificiellement qui servira de proie pour l'entraînement de l'oiseau.

Le créancement
Technique d'escape consistant à ne donner qu'un type de proie, afin que l'oiseau l'attaque s'il en voit en cours de chasse.

Parmi les rapaces diurnes et nocturnes, seul un nombre limité d'oiseaux peuvent être employés en fauconnerie. Deux groupes principaux de rapaces diurnes présentent un intérêt significatif pour les fauconniers. D'abord, les Falconidae, incluant les faucons et ensuite les Accipitridae, comprenant les autours, les buses, les éperviers et les aigles. Les aigles sont rarement employés.

En fauconnerie, dépendant des techniques de dressage et du type de gibier, les rapaces sont divisés en deux groupes généraux. Le premier comprend les rapaces à ailes longues, ou oiseaux de leurre ; il s'agit des vrais faucons appartenant au genre Falco. Le second groupe comprend les oiseaux à ailes courtes ou oiseaux de poing incluant les rapaces des genres Accipiter, Buteo et Parabuteo.

En Amérique du Nord, treize espèces domestiquées d'oiseaux de proie sont employés pour la fauconnerie: l'Autour des palombes, l'Épervier brun et l'Épervier de Cooper, l'Aigle royal, la Buse à queue rousse, la Buse rouilleuse et la Buse de Harris, la Crécerelle d'Amérique, le Faucon émerillon, le Faucon des prairies, le Faucon pèlerin et le Faucon gerfaut.
Chez les rapaces, on observe un fort dimorphisme sexuel inversé, la femelle étant un tiers plus grosse que le mâle. Pour cette raison, l'intérêt que présentent les mâles et les femelles d'une même espèce peut être inégal en ce qui a trait à leur utilisation en fauconnerie.




La chasse à l’arc

On utilise un arc comme arme de chasse. Longtemps interdite car assimilée à du braconnage, la chasse à l'arc a été autorisée en 1995. Cette chasse à tir est silencieuse ; particulièrement difficile, elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux. C'est en effet à quelques mètres seulement qu'il faut approcher le gibier avant de décocher une flèche. On chasse à l'affût ou à l'approche.
Tous les types de gibiers peuvent être chassés à l'arc (lapin, lièvre, ragondin, rat musqué, oiseaux, grand gibier…). Le matériel, notamment les pointes de flèches, doit être spécialement adapté. A ne pas confondre avec l'arbalète qui est interdite à la chasse.  



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