NON AUX MASSACRES
DE LA FAUNE SAUVAGE

ABOLITION DE LA CHASSE




SANS CHASSE

Une gestion sans chasse de la faune possible dans d'autres pays.

La chasse est interdite depuis une trentaine d’années en Inde et dans tout le sous-continent indien, en Afrique de l’Est, et même, en Europe, dans le canton de Genève. Elle est marginale dans les Pays-Bas. Tous ceux qui ont pu visiter ces pays ont vu qu’aucun déséquilibre ne résultait de l’interdiction de chasser.
SUISSE

Un territoire sans chasse - Genève sans chasse depuis 1974.

En 1974, suite à une initiative populaire lancée par les milieux de protection des animaux, le peuple genevois a voté l'interdiction de la chasse sur tout le territoire du canton de Genève. Depuis, la situation genevoise est régulièrement au centre des débats chasse et anti-chasse dans toute l'Europe. Sur place, après un quart de siècle, le bilan est globalement très positif :



- Au niveau des oiseaux d'eau, le nombre d'hivernants a plus que décuplé et il n'y a jamais eu une telle richesse et diversité de canards sur notre lac et nos cours d'eau. Au niveau de la petite faune (petit gibier), les densités de lièvres du canton comptent parmi les plus élevées de Suisse et on n'a jamais fait autant d'efforts pour conserver l'habitat des dernières populations nationales de lapins et de perdrix en collaboration avec l'agriculture.

- Au niveau du grand gibier, les populations d'ongulés se portent bien, le chevreuil est présent dans la plupart des massifs, le cerf a pris pied sur le canton et se développe favorablement et le sanglier est aussi solidement établi.

- Le public intéressé par la faune se réjouit de pouvoir observer facilement une telle diversité d'espèces sur le canton et tout le monde apprécie de pouvoir se promener toute l'année dans nos campagnes sans dérangement ou risque d'accident de chasse.

- Les tirs de régulation effectués par les gardes pour limiter les animaux posant des problèmes importants (les sangliers en particulier) sont réalisés avec professionnalisme de manière à causer un minimum de stress et de souffrance, ce qui les différencie nettement des battues pratiquées dans les régions avoisinantes.

Gestion du sanglier à Genève

Mesures mises en place avec pour résultat une forte diminution des dégâts

- Clôturage électrique préventif (une mesure efficace, mais dont l'application doit être rigoureuse)
- Agrainage dissuasif
- Renforcement de la régulation
 




MÉTHODES ALTERNATIVES


Mesures de prévention contre les dommages dus aux corvidés

Au lieu des massacres habituels

Mesures agrotechniques

L’effet des mesures agrotechniques a jusqu’à présent été sous-évalué. Avec les mesures d’effarouchement, elles sont des alternatives efficaces pour diminuer les dommages. Pour les cultures de maïs en particulier, la période des semailles, un ensemencement exact et une pause entre les travaux de préparation et d’ensemencement sont importants : dans des conditions météorologiques défavorables, il faut beaucoup de temps jusqu’à ce que les poussesatteignent la taille critique de 10 à 15 cm, à partir de laquelle elles ne sont plus ni mangées ni déchiquetées. En choisissant le bon moment pour les semailles, les cultures menacées ont besoin du moins de temps possible pour germer et pousser. Après l’ensemencement, il faudrait que le moins de grains possible se trouvent en surface afin de ne pas attirer l’attention des corvidés. Le labourage et le hersage mettent à l’air libre des organismes du sol, un surplus d’offre alimentaire qui attire les corvidés. C’est pourquoi il devrait s’écouler 1 à 2 jours entre les travaux de préparation et l’ensemencement.

Les mesures d’effarouchement

En complément aux mesures agrotechniques, les mesures d’effarouchement contribuent le plus souvent à diminuer les dommages durant la courte phase critique. Ces mesures de défense ne doivent être prises que durant la phase cruciale de croissance. Il y a plusieurs possibilités à disposition. Les mesures d’effarouchement après l’ensemencement sont les suivantes : de grands ballons gonfl és à l’hélium, tenus à une corde de 20 m de long avec une densité de 3 ballons/ha, des bandes de plastique coloré tendues à 1 m du sol, distantes de 2 m les unes des autres, en biais ou en zigzag, ainsi que des appareils de détonation ou des appareils qui combinent des stimuli acoustiques et visuels.
Comme les corvidés s’habituent très rapidement aux mesures d’effarouchement, leur effet est limité dans le temps. Une rotation et une combinaison des méthodes représentent le meilleur moyen de combattre cet effet d’accoutumance. L’effort financier et en temps, parfois considérable, doit être évalué en fonction du rendement total.
 



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