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LE POINT EN CETTE FIN D'ANNEE 2OO5



LETTRE OUVERTE
destinée à
  • ABOUT Nicolas Sénateur des Yvelines (Ile-de-France)
  • Laurent Ruquier animateur de l'émission "On a tout essayé" sur France 2
  • Christine Bravo membre de l'équipe de "On a tout essayé"
  • aux medias en général




Sur les médias (FR3, France2) certains s'en donnent à coeur joie en nommant les pigeons, par exemple dans l'émission "on a tout essayé" où Laurent Ruquier et Christine Bravo ont dit que les pigeons transmettent la grippe aviaire et le sénateur ABOUT Nicolas sur FR3 IDF qui appelle au massacre des pigeons ..... Alors que les pigeons sont très peu sensibles à ces souches de virus ...........

Pour info ci-joint un courrier envoyé au sénateur About où vous trouverez matière à réflexion





MON COURRIER DU 21/10/05
à l'attention de :
ABOUT Nicolas
Sénateur des Yvelines (Ile-de-France)
Président de la commission des affaires sociales
Président de l' Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé
Membre du Groupe Union centriste - UDF



Monsieur le Sénateur,

je viens de prendre connaissance de votre communique (résumé ci-dessous) du mercredi 19/10/2005 où vous appelez à des "actions pour contrôler la prolifération" des pigeons, "susceptibles de devenir des agents puissants de contagion et de propagation" de la grippe aviaire et je suis étonné de cette affirmation.
En effet, les pigeons des villes ne sont pas plus susceptibles de devenir des agents puissants de contagion et de propagation de la grippe aviaire que n'importe quelle oiseau vivant en liberté. Alors pourquoi insistez vous particulièrement sur cette espèce ? Vous n'aimez pas les pigeons des villes et vous aimeriez, surfant sur la vague actuelle d'hystérie que j'appelle "panique à la grippe aviaire" (voir ci-dessous le communiqué de l'ordre national des vétérinaires), persuader les gens que les pigeons sont particulièrement dangereux de ce point du vue.

Mais vos propos sont infirmés par beaucoup d'études scientifiques, qui n'ont jamais mis en évidence une quelconque dangerosité de cet oiseau en matière de propagation de la peste aviaire. Pour ce qui est de la peste aviaire pourquoi faire peur à la population en lui jetant en pâture, comme victime expiatoire, ces pauvres pigeons des villes alors que d'après le rapport du groupe de travail sur le risque de transmission à l’homme des virus influenza aviaires de 2002 (refs et extraits ci-dessous) :
Seuls quatre épisodes de transmission de virus aviaires à l’homme ont été décrits dans la littérature scientifique. Ils se sont traduits soit par une infection locale, de type conjonctivite, soit par des infections de type grippal. A l’exception d’un épisode survenu à Hong Kong en 1997 (18 personnes infectées par un virus H5N1 aviaire, 6 décès chez les malades), ces infections ont évolué favorablement. Dans aucun des quatre épisodes, la transmission secondaire inter humaine d’un virus d’origine aviaire n’a été décrite comme induisant une maladie (toutefois, une transmission inter humaine asymptomatique a été rarement observée à Hong Kong). Ce manque de diffusion des virus aviaires au sein des populations humaines suggère que les virus influenza circulant chez les oiseaux sont généralement peu contagieux pour l’homme qui semble avoir été un « cul-de-sac » épidémiologique. En dehors d’un contexte d’épidémie tel que celui de Hong Kong en 1997 ou d’une étude réalisée chez les travailleurs avicoles italiens durant une épizootie d’influenza aviaire, peu ou pas d’enquêtes ont été effectuées pour mettre en évidence la circulation chez l’homme des virus circulant normalement chez les espèces aviaires.

Quant au risque pandémique il est hypothétique :
La théorie actuellement couramment admise pour expliquer l’émergence des virus pandémiques chez l’homme repose sur la transmission à l’homme de souches d’influenzavirus circulant normalement chez les oiseaux. Différents mécanismes de transmission, directe ou faisant appel à une autre espèce animale hôte pouvant jouer le rôle « d’intermédiaire » entre les oiseaux et l’homme, ont été décrits (leurs mécanismes et leur probabilité d’apparition seront discutés dans ce rapport).

il n'est pas possible dans l'état de nos connaissances actuelles de connaître même très approximativement la date d'émergence d'une nouvelle pandémie ni d'ailleurs la souche virale la plus apte à en être la cause. En effet quelle corrélation existe t-il entre les 18 épisodes d’influenza aviaire hautement pathogène recensés dans le monde depuis 1959 et les trois pandémies grippale du 20 ° siècle (en 1918-1920 grippe dite « espagnole », en 1957 grippe dite « asiatique » et en 1968 grippe dite « de Hong Kong ») ?

Alors Monsieur le Sénateur un peu plus de tenu et moins de mensonges. Ne prenez pas vos désirs pour la réalité : non les pigeons ne sont pas des "Alien" venus sur terre pour exterminer l'espèce humaine. Arrêtez cette propagande indigne du poste que vous occupez !

Vous trouverez ci-dessous un texte de mon cru sur l'histoire de la propagande anti pigeons développée depuis plus d'un demi siècle dans notre société, propagande alimentant une véritable phobie de cet oiseau devenu dans l'inconscient collectif un symbole de la maladie et de la mort. D'ailleurs ce transfert psychologique se retrouve également dans les dernières crises du SRAS, de la vache folle, etc où les animaux sont vus comme des ennemis, des forces étranges, inconnues, dangereuses et obscures à éliminer. Une vraie psychose de l'homme moderne en face du fait vivant, de la nature.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l'assurance de ma plus parfaite considération.


lettre du 22/10/05 au sénateur en complément de celle du 21/10
ABOUT Nicolas
Sénateur des Yvelines (Ile-de-France)


Monsieur le Sénateur,

en complément de mon précédent courrier du 21/10/2005 (copie ci-dessous) je vous prie de bien vouloir trouver deux comptes rendus d'expériences, en anglais, effectuées aux USA qui montrent la très faible sensibilité du pigeon biset aux souches de grippe aviaire, infirmant ici encore votre communiqué.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l'assurance de ma plus parfaite considération.




Extraits d'un rapport du groupe de travail sur Le risque de transmission à l’homme des virus influenza aviaires -AFSSA






Grippe aviaire: les vétérinaires français mettent en garde contre un amalgame





2 comptes rendus de chercheurs américains sur la sensibilité du pigeon biset à la grippe aviaire (en version anglaise puis traduite en français)


PREMIER COMPTE RENDU


VO

Pathogenicity of a Hong Kong-origin H5N1 highly pathogenic avian influenza virus for emus, geese, ducks, and pigeons.

Perkins LE, Swayne DE.

Southeast Poultry Research Laboratory, United States Department of Agriculture, Agricultural Research Service, Athens, GA 30605, USA.

The H5N1 type A influenza viruses that emerged in Hong Kong in 1997 are a unique lineage of type A influenza viruses with the capacity to transmit directly from chickens to humans and produce significant disease and mortality in both of these hosts. The objective of this study was to ascertain the susceptibility of emus (Dramaius novaehollandiae), domestic geese (Anser anser domesticus), domestic ducks (Anas platyrhynchos), and pigeons (Columba livia) to intranasal (i.n.) inoculation with the A/chicken/Hong Kong/220/97 (H5N1) highly pathogenic avian influenza virus. No mortality occurred within 10 days postinoculation (DPI) in the four species investigated, and clinical disease, evident as neurologic dysfunction, was observed exclusively in emus and geese. Grossly, pancreatic mottling and splenomegaly were identified in these two species. In addition, the geese had cerebral malacia and thymic and bursal atrophy. Histologically, both the emus and geese developed pancreatitis, meningoencephalitis, and mild myocarditis. Influenza viral antigen was demonstrated in areas with histologic lesions up to 10 DPI in the geese. Virus was reisolated from oropharyngeal and cloacal swabs and from the lung, brain, and kidney of the emus and geese. Moderate splenomegaly was observed grossly in the ducks. Viral infection of the ducks was pneumotropic, as evidenced by mild inflammatory lesions in the respiratory tract and virus reisolation from oropharyngeal swabs and from a lung. Pigeons were resistant to HK/220 infection, lacking gross and histologic lesions, viral antigen, and reisolation of virus. These results imply that emus and geese are susceptible to i.n. inoculation with the HK/220 virus, whereas ducks and pigeons are more resistant. These latter two species probably played a minimal epidemiologic role in the perpetuation of the H5N1 Hong Kong-origin influenza viruses.

PMID: 11924603 [PubMed - indexed for MEDLINE]

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traduction automatique

Pathogénicité d'un virus aviaire fortement pathogène de grippe de la Hong Kong-origine H5N1 pour l'emus, des oies, des canards, et des pigeons.

Perkins le, Swayne De.

Laboratoire du sud-est de recherches de volaille, ministère de l'agriculture des Etats-Unis, service agricole de recherches, Athènes, GA 30605, Etats-Unis.

H5N1 le type virus de grippe d'A qui a émergé dans Hong Kong dans 1997 sont une lignée unique du type virus de grippe d'A de la capacité de communiquer directement des poulets à des humains et de produire la maladie significative et mortalité dans des tous les deux centres serveurs. L'objectif de cette étude était de s'assurer la susceptibilité de l'emus (novaehollandiae de Dramaius), des oies domestiques (domesticus d'anser d'Anser), des canards domestiques (platyrhynchos d'Anas), et des pigeons (colomba livia) (I.N.) à l'inoculation intranasale avec A/poulet/(H5N1) virus Hong Kong/220/97 aviaire fortement pathogène de grippe. Aucune mortalité ne s'est produite dans le postinoculation des 10 jours (DPI) dans les quatre espèces étudiées, et la maladie clinique, évidente en tant que dysfonctionnement neurologique, a été observée exclusivement dans l'emus et les oies. Excessivement, le chinage pancréatique et le splenomegaly ont été identifiés dans ces deux espèces. En outre, les oies ont eu le malacia cérébral et l'atrophie thymique et bursal. Histologiquement, l'emus et les oies ont développé la pancréatite, la méningo-encéphalite, et la myocardite douce. L'antigène viral de grippe a été démontré dans les secteurs avec les lésions histologiques jusqu'à 10 DPI dans les oies. Le virus a été réisolé des tiges oropharyngeal et cloacales et du poumon, du cerveau, et du rein de l'emus et des oies. On a observé excessivement le splenomegaly modéré dans les canards. L'infection virale des canards était pneumotropic, comme démontré par les lésions inflammatoires douces dans le reisolation de région respiratoire et de virus des tiges oropharyngeal et d'un poumon. Les pigeons étaient résistants à l'infection HK/220, manquant des lésions brutes et histologiques, de l'antigène viral, et du reisolation du virus. Ces résultats impliquent que l'emus et les oies sont susceptibles de l'inoculation d'I.N. avec le virus HK/220, tandis que les canards et les pigeons sont plus résistants. Ces dernières deux espèces ont probablement joué un rôle épidémiologique minimal dans la Beibehaltung des virus de grippe de la Hong Kong-origine H5N1.


DEUXIEME COMPTE RENDU


VO

Susceptibility of pigeons to avian influenza.

Panigrahy B, Senne DA, Pedersen JC, Shafer AL, Pearson JE.

National Veterinary Services Laboratories, U.S. Department of Agriculture, Ames, Iowa 50010, USA.


Susceptibility to infection with avian influenza virus (AIV) was studied in pigeons inoculated via oculonasal (Experiment 1) or intravenous (Experiment 2) route. Chickens were included as susceptible hosts in both experiments. Two subtypes each of the highly pathogenic AIV (HPAIV; HP CK/PA H5N2 and HP CK/Australia H7N7) and non-pathogenic AIV (NPAIV; NP CK/PA H5N2 and NP emu/TX H7N1) at a dose of 10(5) embryo infective dose per bird were used as inoculum. The pigeons inoculated with HP CK/PA H5N2 or HP CK/Australia H7N7 remained apparently healthy throughout the 21-day observation period, did not shed viruses on 3, 7, 14, and 21 days postinoculation (DPI), and had no demonstrable levels of antibodies on 21 DPI. On the other hand, 9 of 12 chickens inoculated with the HPAIV died of highly pathogenic avian influenza; the viruses were recovered from their respiratory and intestinal tissues, and the surviving chickens had antibodies to AIV. Regarding responses of pigeons to inoculation with NP CK/PA H5N2 or NP emu/TX H7N1, the pigeons remained clinically healthy throughout the 21-day observation period and did not have detectable levels of antibodies on 21 DPI; only one pigeon yielded the NP emu/TX H7N1 on 3 DPI. The virus was isolated from a tracheal swab and was believed to be the residual inoculum virus. Based on the responses of pigeons to NPAIV and HPAIV, it was concluded that the pigeons were resistant or minimally susceptible to infection with HPAIV or NPAIV.

PMID: 8883790 [PubMed - indexed for MEDLINE]

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traduction automatique

Susceptibilité des pigeons à la grippe aviaire.

Panigrahy B, Senne DA, Pedersen JC, AL de Shafer, Pearson JE.

Laboratoires nationaux de services vétérinaires, ministère de l'agriculture des États-Unis, Ames, Iowa 50010, Etats-Unis.


La susceptibilité à l'infection avec le virus aviaire de grippe (AIV) a été étudiée dans les pigeons inoculés par l'intermédiaire (expérience 2) de l'itinéraire oculonasal (expérience 1) ou intraveineux. Des poulets ont été inclus en tant que centres serveurs susceptibles dans les deux expériences. Deux sous-types chacun de l'AIV fortement pathogène (HPAIV ; HP CK/PA H5N2 et HP CK/Australie H7N7) et AIV non pathogène (NPAIV ; L'emu de NP CK/PA H5N2 et de NP/TX H7N1) à une dose 10(5) de dose contagieuse d'embryon par oiseau ont été employés comme inoculum. Les pigeons inoculés avec la HP CK/PA H5N2 ou la HP CK/Australie H7N7 sont restés apparent sains tout au long de la période d'observation de 21 jours, n'ont pas jeté des virus sur le postinoculation de 3, 7, 14, et 21 jours (DPI), et n'ont eu aucun niveau démontrable des anticorps sur 21 DPI. D'une part, 9 de 12 poulets inoculés avec le HPAIV sont morts de la grippe aviaire fortement pathogène ; les virus ont été récupérés de leurs tissus respiratoires et intestinaux, et les poulets de survie ont eu des anticorps à AIV. Concernant des réponses des pigeons à l'inoculation avec l'emu de NP CK/PA H5N2 ou de NP/TX H7N1, les pigeons sont restés médicalement sains tout au long de la période d'observation de 21 jours et n'ont pas eu les niveaux discernables des anticorps sur 21 DPI ; seulement un pigeon a rapporté l'emu de NP/TX H7N1 sur 3 DPI. On a pensé que le virus a été isolé dans une tige trachéale et est le virus résiduel d'inoculum. Basé sur les réponses des pigeons à NPAIV et à HPAIV, on l'a conclu que les pigeons étaient résistants ou d'une façon minimum susceptible de l'infection avec HPAIV ou NPAIV.




communiqué du sénateur et FR 3 "Grippe aviaire: appel à lutter contre la prolifération des pigeons"


Grippe aviaire: appel à lutter contre la prolifération des pigeons


Le président de la commission des Affaires sociales du Sénat Nicolas About (UDF, Yvelines) a appelé mercredi à des "actions pour contrôler la prolifération" des pigeons, "susceptibles de devenir des agents puissants de contagion et de propagation" de la grippe aviaire.

Dans un communiqué, M. About, médecin de profession, préconise "la mise en oeuvre de mesures de précaution supplémentaires, face au risque d'épidémie de grippe aviaire, au moment où des cas avérés d'oiseaux infectés par le virus grippal d'Asie du Sud-Est sont enregistrés sur le territoire européen"."Au-delà du plan d'action du gouvernement, qui fera l'objet d'une question orale avec débat devant le Sénat le 10 novembre", le sénateur attire l'attention des autorités sur le "problème que pose la présence de dizaines de milliers de pigeons dans les villes françaises".Ceux-ci, affirme-t-il, "sont en effet susceptibles de devenir des agents puissants de contagion et de propagation de la maladie, notamment auprès des enfants qui fréquentent les jardins publics"."Il conviendrait donc, à titre préventif, d'engager immédiatement des actions pour contrôler la prolifération de cette population animale et s'assurer du respect de la réglementation sur l'interdiction de la nourrir", ajoute-t-il.

Les services vétérinaires de la ville de Venise, qui compte des dizaines de milliers de pigeons, ont assuré mercredi que ce volatile possédait des "caractéristiques physiologiques" qui le rendait réfractaire à la grippe aviaire et que les touristes pouvaient continuer sans danger à fréquenter la place Saint-Marc.
(Source AFP)




premier compte rendu US
deuxième compte rendu US
Grippe aviaire: appel à lutter contre la prolifération des pigeons
Rapport du groupe de travail sur Le risque de transmission à l’homme des virus influenza aviaires














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