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Les pigeons sont des rats volants qui projettent une quantité infinie de germes.

Source : le Ministère de la vérité

Vite sortez les masques à gaz et les combinaisons !


Comment l'homme a-t-il pu survivre à cette marée de germes continuelle depuis qu'il côtoie les pigeons biset depuis 400 000 ans ? C'est un mystère d'après la Sorbonne.



PEUR SUR LA FRANCE
Réponse à l'article : Quel risque pour notre santé ?
par le Professeur Jeanne Brugère-Picoux



« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie,
la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit ».
Gandhi


A la suite de notre campagne nationale réalisée depuis maintenant 2 ans dénonçant la propagande des pouvoirs publics qui prétendent que les pigeons de roche des villes sont dangereux pour la santé et qu'ainsi il faut en conséquence les exterminer par tous moyens; une campagne qui a fait mouche; en haut lieu on a décidé de réagir et de frapper un grand coup. Et c'est ainsi qu'une ponte de Maison Alfort, Jeanne Brugère-Picoux, a publié un article à charge monstrueux contre les pigeons. D'après elle les pigeons sont plus dangereux que les rats en ville. Dans l'article pour étayer son opinion elle a été chercher loin et a raclé les fonds de tiroirs en cherchant des cas de contaminations depuis 1941. Inutile de préciser que cet article n'a aucune valeur scientifique mais n'est qu'un billet de commande. Examinez donc ce qui suit pour vous faire une opinion.

Une chose est certaine dans cette contre-attaque, c'est que les municipalités vont s'en servir et publier cet article sur leur site internet ou dans leur bulletin municipal (déjà la ville du Pertuis en décembre 2010) et la psychose collective va flamber de plus belle avec un nombre accru des plaintes des riverains. Et bien évidemment il faut bien s'occuper de ces parasites, non? Combien d'unités à gazer, voilà la question, die Frage und produktive und zahlreiche Vergasung.





L'auteur de cet article

Je suis colombophile

Je suis colombophile et j'ai fréquenté un centre de soins pour pigeons biset de ville pendant quelques années. Je connais une personne qui a récupéré 150 pigeons de roche qui allaient être gazés et qui les garde en captivité à la campagne en volières et pigeonnier. Tous les jours elle nettoie les fientes des oiseaux dans le pigeonnier (2 heures par jour) sans problème bien qu'elle soit une personne immunodéprimée. A une certaine époque elle n'avait presque plus de système immunitaire et pourtant elle a continué à nettoyer le pigeonnier sans tomber raide morte. Dans le milieu de la protection des pigeons je n'ai observé aucun cas bien que certaines personnes aient été en contact avec des pigeons mourants ou morts pendant des années et qu'elles aient manipulé des milliers d'oiseaux. On devrait tous être morts d'après Jeanne Brugère-Picoux qui n'y connaît absolument rien en pigeon.
Et que penser de tous ces éleveurs de pigeons d'agrément et voyageurs qui ne tombent pas aussi raides morts ? Surtout qu'une portion non négligeable de pigeons voyageurs qui ne reviennent pas à leur colombier alimentent le stock des pigeons de roche des villes.
Mais il faut observer que pour elle tout animal doit être manipulé avec une combinaison spéciale avec un masque à gaz pour respirer.


le Professeur Jeanne Brugère-Picoux

C.V.


Voir son CV en PDF

Jeanne Brugère-Picoux a été récemment distinguée par « La Semaine Vétérinaire », organe qui fait autorité dans la profession, comme « Vétérinaire de l’année », honneur qu’elle partage avec le docteur Yannick Poubanne.
Jeanne Brugère est en particulier récompensée pour avoir organisée, en novembre 2009, une grande conférence traitant des maladies humaines émergentes et des zoonoses, où chaque sujet était traité par un « coupe » vétérinaire-médecin. Membre des Académies vétérinaire et de médecine, titulaire de nombreuses distinctions françaises et internationales, Jeanne Brugère-Picoux est membre de l’Académie de la viande depuis sa re-création en 2007. Elle a été élevée au grade d’officier de la Légion d’Honneur il y a quelques mois par son confrère vétérinaire Gérard Larcher, président du Sénat.

Elle est membre de plusieurs sociétés scientifiques et professionnelles ainsi que de commissions et groupes de travail où elle intervient en tant qu’experte. Jeanne Brugère-Picoux s’est particulièrement illustrée, dès 1988, dans la recherche sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) des ruminants et, plus récemment, dans la recherche sur l’influenza aviaire de sous-type H5N1. Elle a été sollicitée par les médias et, dans le monde entier, pour des conférences scientifiques sur ces deux domaines de recherche.

vendredi 24 septembre 2010, par Alain Guillemet
Nous avons appris par le journal officiel la nomination de notre amie vétérinaire, membre de notre comité scientifique, Mme le professeur Jeanne Brugère Picoux au grade d’officier de la légion d’honneur. Nous en sommes très heureux car personne ne mérite plus qu’elle cette distinction . Travailleuse infatigable, brillante chercheuse, humaine et chaleureuse, Mme Brugère ajoute à ces qualités un grand courage que nous avons pu juger lors du procès des hormones. Membre de l’académie de médecine, elle n’a pas craint les foudres de ses pairs en osant dire la vérité à propos de l’état des connaissances sur le prion dans les années 80 contredisant publiquement le corps médical. Pendant les 13 années de lutte de notre association , malgré un emploi du temps surchargé, elle n’a pas manqué une de nos assemblées générales pour nous renseigner sur l’avancée des recherches. Nous la félicitons de tout notre cœur.

Jeanne Brugère-Picoux est professeur à l'École nationale vétérinaire d'Alfort, membre de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie vétérinaire de France.

Experte au procès de l'hormone de croissance, prises de position sur l'épisode H1N1, etc.
CITATIONS


Dans le risque de zoonose inhérent aux visites de fermes pédagogiques, rapport établi à la demande de l'Académie vétérinaire de France, 16 octobre 2008.
Après un exposé alarmant des germes pouvant être transmis par toutes les sortes d'animaux stationnant dans ces fermes elle en vient aux oiseaux :
Dans certains cas, la présence de volailles peut aussi représenter un risque de transmission à l'Homme. En France, le risque le plus important concerne la chlamydophilose aviaire (ou psittacose) due à Chlamydophila psittaci, rencontrée surtout dans les élevages de canards. (Cf avis de l’Académie vétérinaire de France du 3 Février 2005 : « Nécessité pour la santé publique d'une vigilance accrue vis-à-vis de la chlamydiose aviaire »).
Elle ne mentionne pas les pigeons pourtant en nombre dans les fermes pédagogiques. Lisez donc page 9 les précautions à prendre, on nage en pleine psychose, de quoi décourager les responsables de ces fermes.


Voir le document de l'Institut Nationale de Physique Nucléaire et de Physique des Particules : Partager le savoir en méditerranée 6-8 novembre 2006 - ICTP Trieste, Italie
Colloque soutenu par l’OTAN en tant que «Advanced Research Workshop» organisé conjointement par l’Association française pour l’avancement des sciences (AFAS), l’Institut national de physique nucélaire et de physique des particules (IN2P3) et l’Institut Abdus Salam (ICTP) de Trieste L’animal
réservoir de maladies émergentes pour l’homme (Jeanne Brugère-Picoux, Ecole nationale vétérinaire d’Alfort)


Voir le document Le monde animal, réservoir de maladies émergentes pour l’homme
par Jeanne Brugère-Picoux Professeur à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort Conférence présentée au musée des Arts et Métiers, le 1er juillet 2004, dans le cadre du cycle «Les sciences pour vous», proposé par l’AFAS et le musée des Arts et Métiers


Voir le document Actualités sur les zoonoses émergentes
Jeanne Brugère-Picoux Et Angeli Kodjo Ecoles nationales vétérinaires d’Alfort et de Lyon 10 mai 2007
Académie Vétérinaire de France
Zoonoses
Terrifiant les animaux
page 13 ZOONOSES ÉMERGENTES MALADIES PROFESSIONNELLES Chlamydophilose aviaire (Chlamydophila psittaci ) Réservoirs animaux : Dinde et canard Oiseaux de compagnie
Tous les animaux y passent !


Voir le document ACTUALITÉS SUR LES ZOONOSE ÉMERGENTES ET RÉSURGENTES
NEWS ON EMERGING AND RESURGING ZOONOSES
Par Jeanne BRUGÈRE-PICOUX(1) et Angeli KODJO(2) (communication présentée le 10 mai 2007)
page 5 : Chlamydophilose aviaire - Cette zoonose, due à Chlamydophila psittaci, est connue depuis longtemps chez les professionnels de l’élevage des volailles et des oiseaux de compagnie. Les principaux réservoirs en sont les psittacidés, les dindons et les canards. On peut observer une résurgence de cette affection notamment en France avec le canard en tant que réservoir (Abadia, 2004).


Voir le document Grippes et pestes
À propos du virus H1N1

par Jeanne Brugère-Picoux - SPS n° 288, octobre-décembre 2009
Elle verse de l'huile sur le feux (tout le monde connait maintenant le scandale français de l'épisode H1N1) :
En conclusion, l’évolution de cette nouvelle grippe A H1N1 est imprévisible. Elle évolue en continuant à se diffuser modérément, même si l’OMS a décrété que l’on était au stade 6 d’une pandémie. Si ce virus est peu virulent pour l’homme, les jeunes semblent plus sensibles, au contraire de la grippe saisonnière. C’est pourquoi on constate un plus grand nombre de cas dans les établissements scolaires. Dans ce contexte, l’arrivée des vacances scolaires a été bénéfique pour de nombreux pays, dont la France. Plus tard, l’épidémie peut s’arrêter mais elle peut réapparaître par la suite avec le risque d’une seconde vague due à ce virus devenu plus pathogène. Si certains pensent que les prévisions ont été trop alarmistes, il ne faut peut-être pas oublier que la prévention de la grippe est essentielle, car cette maladie particulièrement contagieuse peut être mortelle. On oublie que la grippe saisonnière tue 1 500 à 2 000 personnes par an en France.



MISE À JOUR (26/06/2012)

Le dernier document de Jeanne Brugère-Picoux et de Jean Pierre Vaillancourt "Evolution des maladies aviaires zoonotiques et santé publique" publié sur le site internet l'Académie Vétérinaire de France le 7 juin 2012. Le texte avec ses illustrations, didactique, ne mentionne qu'une fois les pigeons parmi tous les animaux; À noter que Julien Gasparini du Laboratoire Ecologie et Evolution - Université Pierre et Marie-Curie, Paris VI dans une publication avec référence explicite à Brugère-Picoux J. (2010) Pigeons des villes. Quel risque pour notre santé ? Découverte 368 :34-43, téléchargeable sur le site du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris (voir aussi le document sur mon serveur), nomme des zoonoses que je n'ai jamais vu imputées aux pigeons marrons en France : Virus du Nil occidental, Toxoplasmose, d'autre part il affirme que les pigeons peuvent transmettre : Maladie de Newcastle, Mycoplasme, Mycoplasma columbinasale.



LES MOYENS DE DÉSINFORMATION





LES PRINCIPAUX MOYENS

Analyse microbiologique des tissus vivants ou morts et des excréments des animaux.

Avec l'arrivée des moyens d'investigations modernes et des kits biologiques produits à bas coût et à grande échelle, on ne parle plus pour les animaux de maladies réellement transmises aux humains mais d'animaux porteurs de germes (bactéries, champignons, virus, prions), germes qui pourraient peut-être, même si cela n'arrive que rarement sur le terrain, déclencher une maladie humaine, voir une pandémie...
Rechercher des cas de contamination dans une aire géographique étendue et pendant une longue période.

On recherche dans les bases de donnée d'Europe, des Amériques (du Nord et Sud), d'Australie une centaine de cas sur une période longue qui débute avant la guerre.
Faire un inventaire à la Prévert de toutes les maladies possibles qui pourraient être transmises
Faire une étude uniquement à charge

On passe sous silence les publications, textes, opinions à décharge (qui démontrent le contraire).
Une échelle des risques passée sous silence

C'est la comparaison du nombre de cas de contamination par une espèce donnée sur une période et une étendue donnée par rapport à d'autres espèces de référence (comme les chiens et les chats qui transmettent autant si ce n'est plus de maladies), et en matière de santé publique, par rapport à d'autres risques (par exemple les accidents de la circulation qui tuent infiniment plus que les crottes de pigeons ...)
Sidération de l'esprit du lecteur profane

Dans le texte développer une foule de détails secondaires très techniques en utilisant les moyens de désinformations cités plus haut et mettre une conclusion très brève qui dit la vérité pour éviter d'être taxé de mensonge (réputation oblige). Ici dans le texte
Le risque potentiel pour la santé publique bien que difficile à évaluer justifie le plein respect des règles classiques d'hygiène édictées pour tous les contacts avec les animaux et avec leurs déjections. Donc comme pour nos chiens et chats (qu'on extermine pas, du moins pour l'instant).
Émettre des opinions et non des faits
Ne pas respecter les normes scientifiques

En épidémiologie, comme dans n'importe quelle spécialité scientifique, seules de multiples études concordantes et indépendantes publiées dans des revues à comité de lecture sérieux (reconnues par les pairs) permettent d'établir une vérité. Ce qui n'est manifestement pas le cas ici pour le risque sanitaire lié aux pigeons de roche marrons (une seule étude est incorrectement citée et en plus instruite à charge).





ANALYSE DU TORCHON DE L'ARTICLE


Je vais faire quelques remarques en suivant l'ordre de développement du texte et en m'appuyant sur des phrases caractéristiques de l'auteur (en gras dans le texte).

les articles scientifiques sur ce sujet sont rares. Il n'existe qu'une revue scientifique reconnue par tous, réalisée en 2004 par deux scientifiques de Baie.
En épidémiologie, comme dans n'importe quelle spécialité scientifique, seules de multiples études concordantes et indépendantes publiées dans des revues à comité de lecture sérieux (reconnues par les pairs) permettent d'établir une vérité. Ce qui n'est manifestement pas le cas ici pour le risque sanitaire lié aux pigeons de roche marrons (une seule étude est incorrectement citée et en plus instruite à charge).

ces auteurs ont étudié 176 articles publiés entre 1941 et 2003 ... ils ont pu répertorier plus de 110 agents pathogènes pour l'Homme pouvant être hébergés par des pigeons sauvages ... De tous ces agents pathogènes, seuls cinq ont fait l'objet de rapports cliniques démontrant un risque réel de zoonose. Sur 230 infections humaines, 13 furent fatales,
En plus de 60 ans ils n'ont comptabilisé que 13 décès soit un décès tout les 4,6 années, ce qui est très faible surtout qu'on ignore sur quelle étendue géographique porte le recensement; la France, l'Europe, ou l'Europe plus les deux Amériques comme c'est le cas généralement quand on nous sort les prétendus cas de malades contaminés par les pigeons. Donc beaucoup moins que pour les chats et les chiens. Et si on attribuait au pigeon la médaille de l'animal le moins dangereux ?

Mais ces risques sont certainement sous-estimés. Beaucoup de maladies transmises par les pigeons ne font pas obligatoirement l'objet d'une publication ou bien l'origine de la contamination n'a pas été reconnue. ... les pigeons ne seraient-ils pas plus dangereux que les rats en ville ?
L'auteur émet ici une opinion mais absolument aucun argument scientifique (ou même raisonnable). Il est bien connu qu'ils transportent toutes sortes de germes, de miasmes et autres diffusions délétères. Nous sommes en pleine superstition !

LA CHLAMYDOPHILOSE la première description d'une transmission de la maladie à l'homme date de 1941. ... Dès 1951, dans une communication à l'Académie nationale de médecine, le professeur Pierre Lépine signalait que 6,25 % des affections pulmonaires aiguës observées dans les hôpitaux parisiens étaient dues à l'ornithose. ... Pour être contaminé, il faut un contact étroit avec les pigeons ou leurs fientes, telle est la conclusion de 101 observations. ... Le pigeon sauvage urbain est-il le principal vecteur de Chlamydophila psittaci ? La chlamydophilose se rencontre aussi chez les propriétaires d'oiseaux de compagnie et chez certains professionnels d'élevages aviaires.
L'auteur a déclaré dans d'autres publications à ce sujet :
Dans le risque de zoonose inhérent aux visites de fermes pédagogiques, rapport établi à la demande de l'Académie vétérinaire de France, 16 octobre 2008 : Dans certains cas, la présence de volailles peut aussi représenter un risque de transmission à l'Homme. En France, le risque le plus important concerne la chlamydophilose aviaire (ou psittacose) due à Chlamydophila psittaci, rencontrée surtout dans les élevages de canards. (Cf avis de l’Académie vétérinaire de France du 3 Février 2005 : « Nécessité pour la santé publique d'une vigilance accrue vis-à-vis de la chlamydiose aviaire »).
Dans Actualités sur les zoonoses émergentes
Jeanne Brugère-Picoux Et Angeli Kodjo Ecoles nationales vétérinaires d’Alfort et de Lyon 10 mai 2007 Académie Vétérinaire de France Zoonoses page 13 ZOONOSES ÉMERGENTES MALADIES PROFESSIONNELLES Chlamydophilose aviaire (Chlamydophila psittaci ) Réservoirs animaux : Dinde et canard Oiseaux de compagnie
Dans ACTUALITÉS SUR LES ZOONOSE ÉMERGENTES ET RÉSURGENTES NEWS ON EMERGING AND RESURGING ZOONOSES
Par Jeanne BRUGÈRE-PICOUX(1) et Angeli KODJO(2) (communication présentée le 10 mai 2007) page 5 : Chlamydophilose aviaire - Cette zoonose, due à Chlamydophila psittaci, est connue depuis longtemps chez les professionnels de l’élevage des volailles et des oiseaux de compagnie. Les principaux réservoirs en sont les psittacidés, les dindons et les canards. On peut observer une résurgence de cette affection notamment en France avec le canard en tant que réservoir (Abadia, 2004).
Elle ne parle nulle part des pigeons sauf, comme par hasard dans ce texte à charge.

LA CRYPTOCCOCOSE Les fientes d'oiseaux, en particulier celles des pigeons, sont la source principale de cette levure. ... La majorité des cas publiés provient des observations en milieu hospitalier où l'environnement était contaminé par des fientes de pigeon.
Il n'y a aucune donnée du terrain qui souligne une dangerosité spécifique des pigeons par rapport aux autres fientes des oiseaux et aussi des excréments des autres animaux. Le nombre de cas attribués aux pigeons est ridiculeusement faible et touche seulement les personnes immunodéprimées. L'auteur ment tout simplement car aucune étude respectant les normes scientifiques n'a été réalisée à ce sujet et elle le sait très bien. Mais après tout les pigeons sont responsables de tout et peut-être du SIDA madame la professeure (pendant qu'on y est) ?

D'autres virus peuvent être hébergés par les oiseaux des villes dont les pigeons
Combien d'humains contaminés ? Zéro. Peux mieux faire, copie à revoir.

Il faut aussi prévenir le public d'éviter un contact direct avec les pigeons des rues, en ne les nourrissant pas. Les personnes, en particulier les enfants, ne doivent pas attraper les pigeons
Très bon l'argument des enfants, ça marche à tous les coups pour générer une peur collective (elle mentionne aussi dans d'autres publications les enfants mais pour d'autres animaux, considérés eux aussi comme dangereux; en fait pour elle tout animal est un réservoir potentiel à zoonose et s'il ne tenait qu'à elle, on ne sait pas quelle mesure de prophylaxie serait prise).

En premier lieu, il est important d'informer le public de ne pas contribuer à l'apport de nourriture, premier facteur favorisant la prolifération de ces oiseaux. ... Plus les pigeons seront nombreux, moins ils trouveront de nourriture et plus ils seront en mauvais état sanitaire
Là l'auteur vient de dire une ânerie. Les pigeons en insuffisance alimentaire tombent malades et l'auteur propose de les rendre encore plus malades en leurs coupant encore plus les vivres par des campagnes de diabolisation dirigée contre la population (nourrisseurs français de souche mais aussi d'origine asiatique et maghrébine dans un cadre religieux) réfractaire à l'endoctrinement de nos élites. Bravo, il faut vraiment siéger dans les hautes sphères pour pouvoir asséner de telles idioties sans contradiction ! Sus aux pigeons et pas de quartier.

Le risque potentiel pour la santé publique bien que difficile à évaluer justifie le plein respect des règles classiques d'hygiène édictées pour tous les contacts avec les animaux et avec leurs déjections.
La conclusion du Pr Jeanne Brugère-Picoux qui contredit tout l'argumentaire développé. Méthode de désinformation utilisée : Sidération de l'esprit du lecteur profane. Dans le texte développer une foule de détails secondaires très techniques en utilisant les moyens de désinformations cités plus haut et mettre une conclusion très brève qui dit la vérité pour éviter d'être taxé de mensonge (réputation oblige). On doit donc prendre les mêmes précautions que pour nos animaux de compagnie comme les chiens et chats ...

Il y a d'autres erreurs ou mensonges dans le texte mais je vais arrêter là.

 



L'ETUDE EN QUESTION





Quel risque pour notre santé ?

par le Professeur Jeanne Brugère-Picoux
Pathologie médicale du bétail et des animaux de basse-cour, Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, Maisons-Alton (94).
Reprise de l'article publié dans « Découverte » (revue du Palais de la Découverte) n° 368, mai-juin 2010, p 34-43.


Depuis une centaine d'années, la transformation des espaces naturels par l'Homme s'est accompagnée d'une modification de l'habitat des oiseaux sauvages. Ainsi moineaux, mouettes et pigeons ont-ils colonisé les villes. Ces derniers font partie désormais du paysage urbain. Leur prolifération depuis 1945, en particulier à Paris, est source de différends entre les associations qui les protègent et les citadins confrontés aux nuisances qu'ils engendrent. L'effectif estimé de la population colombine de Paris était de 5 000 en 1945 et atteint le chiffre de 100 000 actuellement.

D'où viennent les pigeons des villes?

Le pigeon (genre Columba, de la famille des Columbidae) est un oiseau à la fois sauvage et domestique. L'ancêtre de toutes les variétés de pigeons domestiques, le pigeon biset, ou pigeon de roche représente près de 90 % des pigeons urbains. À l'état sauvage, ce pigeon de roche vivant encore en Bretagne, en Provence et en montagne, niche dans les anfractuosités des falaises. En ville, il niche dans les bâtiments et les monuments (clochers, tours...) où il retrouve des conditions similaires aux falaises. Il était l'oiseau domestique des pigeonniers, élevé à des fins alimentaires mais aussi pour ses fientes riches en azote, en potassium et en phosphore. Cette matière, la «colombine», était très recherchée comme engrais, du Moyen Âge au XIXe siècle. Au XXe siècle, la disparition progressive des élevages particuliers de pigeons a été en grande partie à l'origine de l'envahissement des villes par ces oiseaux semi-domestiques. Ils trouvent en milieu urbain l'avantage de nombreux édifices pour se loger, de la nourriture et l'absence de prédateurs. Le pigeon sauvage le plus répandu en France est le pigeon ramier, ou palombe. Grand migrateur, il parcourt tous les ans des milliers de kilomètres de la Finlande à l'Espagne. Depuis une quinzaine d'années, certains pigeons ramiers s'implantent en milieu urbain. Ils y trouvent un biotope idéal à leur développement et s'y révèlent plus prolifiques que leurs congénères restés migrateurs. Ils nichent sur les arbres des parcs. Un troisième groupe de pigeons côtoie, plus rarement, en agglomération les pigeons bisets et ramiers. Ce sont les pigeons colombins (Colomba aesnas). Et dans certaines agglomérations on rencontre des tourterelles turques (Streptopelia decaocto).

Les pigeons, nuisances dans nos villes ?

Attraction sur la place Saint-Marc à Venise, ou dans les parcs et jardins, les pigeons urbains font partie du décor de nos villes. Trop nombreux, trop proches de nos habitations, ils deviennent indésirables. Un risque de santé publique ne peut être exclu de la proximité de cette vie aviaire avec l'Homme. La colombine n'est plus l'engrais tant apprécié du Moyen Age. Elle souille et provoque des dégâts importants. Du fait de son acidité, elle attaque les pierres calcaires des bâtiments et monuments. Déposée en quantité sur le rebord des fenêtres ou dans les combles, elle constitue une nuisance supplémentaire par son odeur nauséabonde et persistante. Fientes, nids, cadavres, plumes gênent les écoulements d'eau, encombrent les gouttières ou les conduits de ventilation, bouchant tout au passage, en favorisant la présence d'agents pathogènes pouvant contaminer l'Homme. Gares, métros aériens ou encore certaines statues sont autant de gîtes pour les pigeons où les fientes s'accumulent Un pigeon produit environ 12 kg de fientes par an, 12 kg d'un excellent milieu pour la survie de certains champignons. Le coût du nettoyage des fientes et de la mise en place de moyens dissuasifs est souvent très élevé. En picorant les joints de silice et les pierres des monuments, nécessaires à leur estomac mécanique, le gésier, ils sont à l'origine de dégâts supplémentaires. Le bruit de leurs roucoulements et de leurs ébats dans leur nid, inaccessible, établi à hauteur d'un appartement, à la faveur d'un conduit non utilisé, est une gêne pour les habitants des immeubles. Progressivement, ces pigeons sont devenus pour les citadins des animaux pestiférés, qualifiés de « rats volants » ou « d'éboueurs urbains » aussi du fait de leur attrait vers les ordures. Le risque pour la santé publique est actuellement un argument majeur, avancé pour justifier la limitation du nombre des pigeons en ville.

Les pigeons, réel risque de santé publique ?

De nombreux agents pathogènes sont hébergés par les oiseaux et peuvent être transmis à l'Homme en provoquant une maladie ou zoonose*. La présence des pigeons en milieu urbain est-elle source d'un risque accru en santé publique pour les citadins ? Malgré les nombreuses affirmations sur le risque lié aux pigeons urbains ou, au contraire, sur l'absence d'un risque éventuel pour la santé humaine, les articles scientifiques sur ce sujet sont rares. Il n'existe qu'une revue scientifique reconnue par tous, réalisée en 2004 par deux scientifiques de Baie. Afin de permettre une évaluation de ce risque en médecine humaine, ces auteurs ont étudié 176 articles publiés entre 1941 et 2003 et se rapportant aux maladies humaines transmises par des pigeons. Complétant les données de cette publication, deux années plus tard, ils ont pu répertorier plus de 110 agents pathogènes pour l'Homme pouvant être hébergés par des pigeons sauvages : 8 virus (dont le virus influenza aviaire, le virus du Nil occidental) ; 41 bactéries (Clostridies, Listeria, salmonelles, Campylobacter - C. jejuni et C. coli-, Yersinia, Escherichia coli, Coxiella burnetii, Chlamydophila psittaci) ; 55 agents mycosiques (dont plusieurs espèces de Candida et de Cryptococcus, Histoplasma capsulatum, Aspergillus spp.) et 6 protozoaires (dont Toxoplasma gondii). De tous ces agents pathogènes, seuls cinq ont fait l'objet de rapports cliniques démontrant un risque réel de zoonose. Sur 230 infections humaines, 13 furent fatales, avec une transmission par aérosols dans 99,4 % des cas, soit par contact direct avec le pigeon ou par une contamination de l'environnement par les fientes (dont la diffusion de particules infectieuses dans les conduits d'air conditionné des systèmes de ventilation défectueux hospitaliers). Les agents les plus souvent en cause étaient Chlamydophila psittaci et Cryptococcus neoformans, puis Histoplasma capsulatum, Aspergillus spp et Candida parapsilosis. Deux autres agents pathogènes (Salmonella enterica, Toxoplasma grandii) ont fait l'objet d'une publication démontrant qu'une contamination de l'environnement par ces agents doit être prise en compte. Mais ces risques sont certainement sous-estimés. Beaucoup de maladies transmises par les pigeons ne font pas obligatoirement l'objet d'une publication ou bien l'origine de la contamination n'a pas été reconnue. En l'absence d'une mortalité anormale, signe d'alerte d'une maladie émergente, les pigeons malades ou estropiés dans Paris ne font pas l'objet de contrôles systématiques. Les données bibliographiques rapportent principalement un grand nombre de cas de contaminations fongiques observés en milieu hospitalier comme maladies nosocomiales. Or, à cause des contacts possibles des pigeons avec l'Homme et de la quantité de fientes produites, les pigeons ne seraient-ils pas plus dangereux que les rats en ville ?


LA CHLAMYDOPHILOSE
La chlamydophilose (ou chlamydiose dont les noms anciens étaient psittacose et ornithose) est la zoonose la plus redoutée parmi les maladies transmises par les Ile est due à Chlamydophila psittaci, bactérie pouvant être transmise lors d'un contact étroit avec des oiseaux de volière (les psittacidés étaient les principaux vecteurs) ou avec des oiseaux d'élevage (dindons, canards principalement) ou les oiseaux sauvages. Les pigeons sauvages sont couramment infectés par cette bactérie (infectés latents ou porteurs asymptomatiques). Des enquêtes ont été réalisées en Europe dans 11 pays dont la France, sur plus de trente ans. Les résultats publiés en 2009(3) ont démontré la présence d'anticorps dirigés contre cette bactérie dans le sang de nombreux pigeons. Ces derniers ont été infectés, dans des proportions variables (de 19,4 % en Allemagne à 95,6 % en Croatie, et 50 % en France). La mise en culture sur cellules ou sur œuf embryonné a également démontré que la bactérie était toujours présente et viable dans l'intestin des oiseaux (avec des résultats positifs pouvant dépasser 40 % des oiseaux étudiés).

Chez l'homme la chlamydophilose se traduit par une infection respiratoire variant d'un syndrome grippal modéré à une pneumopathie sévère atypique pouvant se compliquer selon les localisations cardiaques (endocardites, myocardites), hépatique, rénale, ou nerveuse (pneumoencéphalite). la première description d'une transmission de la maladie à l'homme date de 1941. Une mère et sa fille avaient ramassé un pigeon malade dans une rue de New York . Le pigeon est mort après 4 jours. On observa la maladie humaine chez la mère et sa fille deux semaines plus tard, Depuis, de nombreuses observations confirment le rôle des pigeons des villes dans la transmission de Chlamydophila psittaci. Dès 1951, dans une communication à l'Académie nationale de médecine, le professeur Pierre Lépine signalait que 6,25 % des affections pulmonaires aiguës observées dans les hôpitaux parisiens étaient dues à l'ornithose. Les enquêtes sérologiques pratiquées sur les pigeons de Paris montraient un taux d'infection pouvant atteindre 73 % dans certains quartiers. Pour être contaminé, il faut un contact étroit avec les pigeons ou leurs fientes, telle est la conclusion de 101 observations. Ainsi des 53 % de zoonoses dues aux pigeons, 27 % étaient liées à une activité professionnelle au contact de poussières contaminées par les fientes, 15 % correspondaient au ramassage de pigeons malades ou morts, 11 % se rencontraient chez les nourrisseurs de pigeons et 1 % réunissait les deux premiers facteurs de risque. D'autres observations (42 %) se rapportaient à des malades immunodéprimés ou à de jeunes enfants ayant pu avoir un lien avec des pigeons sauvages (consommation d'un repas dans un parc très fréquenté par des pigeons, marche au milieu d'un troupeau de pigeons, habitant d'un quartier très fréquenté par les pigeons). Enfin, pour 5 % des cas, le rôle du pigeon n'a pas pu être confirmé. Le pigeon sauvage urbain est-il le principal vecteur de Chlamydophila psittaci ? La chlamydophilose se rencontre aussi chez les propriétaires d'oiseaux de compagnie et chez certains professionnels d'élevages aviaires. Cette maladie n'étant pas à déclaration obligatoire, elle pourrait être sous-estimée dans tous les cas de contamination liée aux pigeons, aux oiseaux de compagnie ou aux volailles.


LA CRYPTOCCOCOSE
Due à un champignon, Cryptococcus neoformans, elle est la deuxième infection grave pouvant être transmise à l'Homme par les pigeons. Les fientes d'oiseaux, en particulier celles des pigeons, sont la source principale de cette levure. La maladie est surtout observée chez les malades immunodéprimés (2 à 30 % des malades atteints du syndrome d'immunodéficience acquise ou Sida). La majorité des cas publiés provient des observations en milieu hospitalier où l'environnement était contaminé par des fientes de pigeon. Cependant les trithérapies antivirales ont permis une diminution du nombre de cas de cryptoccocose chez les sidéens. La forme clinique la plus fréquente de cette infection est une méningo-encéphalite*, fatale en l'absence de traitement. La contamination a lieu par inhalation. L'inoculation directe par des blessures de la peau peut provoquer des lésions cutanées inflammatoires, voire une dissémination en cas d'immunodépression. De rares cas d'infection ont été rapportés après nettoyage de surfaces très contaminées par des fientes de pigeons. Le contact étroit avec les oiseaux est donc déconseillé pour les personnes immunodéprimées (tableau).


ZOONOSE
Histoplasmose américaine ou « maladie des caves
Histoplasma capsulatum (champignon) sols enrichis en fientes d'oiseaux
Par inhalation de spores
pneumopathie atypique, très rare jusqu'à l'apparition du sida

Aspergillose
Aspergillus fumigatus (champignon) fientes des pigeons
Par inhalation de spores
Aspergillose observée chez des sujets immunodéprimés, 2° cause de mortalité par infection fongique à l'hôpital

Candidoses rarement transmises par le pigeon
Candida parapsilosis (levure)
fientes de pigeon sur le rebord des fenêtres de l'hôpital et sur le matériel médical
Par la peau pose de cathéter, injections intraveineuses, chirurgie).
Péritonite fongique exceptionnellement observée chez 12 malades hospitalisés pour une dialyse péritonéale, au Royaume-Uni

Les pigeons, réservoir de virus pour l'Homme ?

En 2005-2006, lors de la crise de la « grippe aviaire » due au virus influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N1, le moindre pigeon trouvé mort était suspect. Dans les zones d'Asie très infectées de façon pérenne, on a constaté une contamination des oiseaux des villes et, parmi eux, le pigeon se révélait sensible à certaines souches. Mais les pigeons des villes, sédentaires, n'étaient pas un risque de contamination pour les citadins. Ils n'ont d'ailleurs joué aucun rôle dans la dissémination de la maladie dans les zones géographiques touchées par cette épizootie. Les contaminations humaines sont restées exceptionnelles (de fin 2003 à fin 2009, il y a eu 467 cas de contaminations humaines, dont 282 décès). D'autres virus peuvent être hébergés par les oiseaux des villes dont les pigeons comme le paramyxovirus provoquant la maladie de Newcastle (zoonose mineure) ou les flavivirus touchant à la fois, l'Homme, d'autres mammifères et les oiseaux, transmis par les moustiques comme le virus du Nil occidental, et le virus de l'encéphalite de Saint-Louis.

Les pigeons, réservoir d'autres agents pathogènes ?

Des cas sporadiques de zoonoses transmises par des pigeons ont été observés. En 1976, un horticulteur qui ramassait les fientes de pigeon pour les utiliser comme engrais a été atteint d'une blastomycose (zoonose provoquée par le champignon Blastomyces dermatitidis). En 1999, en Provence, un cas de fièvre Q, ou maladie due à Coxiella burnetii, a été signalé suite à une contamination par des fientes et des tiques de pigeons. Le pigeon est sensible à la toxoplasmose mais on ne connaît qu'un cas de contamination humaine. Il héberge beaucoup d'autres agents pathogènes responsables de zoonoses mais son rôle dans la transmission de ces maladies n'a pas été démontré. C'est le cas du « péril fécal » dont les agents pathogènes sont les salmonelles, les colibacilles entérotoxinogènes, les Campylobacter, les Listeria ou les Yersinia. Il peut aussi héberger l'agent de la tuberculose aviaire (Mycobacterium aviumou bacille de la tuberculose aviaire comportant trois sous espèces - subsp - dont M. avium subsp avium et M. avium subsp paratuberculosis), peu pathogène pour l'Homme sauf en cas d'immunodépression. Une souche pigeon s'est révélée proche de Mycobacterium avium subsp. Paratuberculosis, agent de la paratuberculose des ruminants, suspecté mais non démontré dans l'étiologie de la maladie de Crohn de l'Homme.

Les pigeons, phénomènes allergiques ?

Des phénomènes allergiques peuvent résulter d'un contact étroit avec les oiseaux ou leurs produits. C'est le cas de la maladie des oiseleurs, ou phénomène d'hypersensibilité caractérisé par une alvéolite allergique nécessitant l'arrêt immédiat de tout contact avec l'allergène, c'est à- dire avec les oiseaux. Un autre phénomène moins connu est celui de l'allergie à la tique du pigeon (Argas reflexus) dont la morsure provoque une urticaire locale pouvant parfois se compliquer d'un choc anaphylactique. Cette tique peut être aussi un vecteur de la maladie de Lyme (Borrelia bugdorferi).

Quelle prévention des maladies transmises par les pigeons ?

Cette prévention concerne surtout les professionnels en contact direct avec les pigeons ou leurs fientes (ouvriers du bâtiment ou des rues en contact avec les fientes de pigeons sur les toits, dans les gouttières, et à l'intérieur dans des greniers très encrassés, agents travaillant dans les pigeonniers). Ils doivent se protéger par le port de vêtements spécifiques comportant un capuchon, avec des gants, des bottes et des masques filtrant l'air respiré. Le suivi médical de ces travailleurs à risque doit être adapté au risque. Il faut aussi prévenir le public d'éviter un contact direct avec les pigeons des rues, en ne les nourrissant pas. Les personnes, en particulier les enfants, ne doivent pas attraper les pigeons malades et encore moins ramasser un pigeon mort. Les sujets immunodéprimés, plus sensibles à toute infection, doivent limiter tout contact avec les pigeons sauvages.

Quelle lutte contre la prolifération des pigeons des villes ?

La prolifération des pigeons dans les villes augmente non seulement les nuisances mais aussi un risque pour la santé publique qui reste difficile à évaluer. Ceci justifie la mise en œuvre de mesures destinées à limiter cette population colombine citadine. En premier lieu, il est important d'informer le public de ne pas contribuer à l'apport de nourriture, premier facteur favorisant la prolifération de ces oiseaux. La verbalisation des personnes enfreignant les interdictions affichées par les mairies est difficile. Le constat en a été fait au moment de la crise de la « grippe aviaire ». Les autres moyens de lutte n'ont pas toujours été efficaces. La ville de Paris avait envisagé la capture des pigeons pour les libérer ensuite dans la campagne. Cette méthode fut vite abandonnée, d'une part pour des raisons sanitaires (maladies pouvant être transmises aux volailles dans l'espace rural d'accueil), et d'autre part du fait du retour systématique de ces pigeons en milieu urbain. Le ministère de l'Agriculture a interdit cette capture le 27 janvier 1981. Abandonnée par la ville de Paris, la capture est toujours utilisée par des sociétés privées qui euthanasient ensuite les oiseaux selon des méthodes agréées par les services vétérinaires. La distribution de graines contraceptives a été aussi abandonnée par la ville de Paris. Par la suite, la ville de Paris ainsi que d'autres villes, en particulier dans la région Île-de-France, ont mis en place des pigeonniers. Depuis la mise en place du premier pigeonnier pilote dans le square Vercingétorix-Brune dans le 14e arrondissement, ces pigeonniers ne sont pas en nombre suffisant pour être efficaces (fig. 5). Enfin, plusieurs techniques ont été recherchées pour empêcher les pigeons de se percher sur les immeubles ou les monuments (fils métalliques tendus, pics, dispositifs électromagnétiques). En conclusion, il importe de maîtriser la population des pigeons des villes, de limiter les coûts qu'ils engendrent par leurs nuisances. Le risque potentiel pour la santé publique bien que difficile à évaluer justifie le plein respect des règles classiques d'hygiène édictées pour tous les contacts avec les animaux et avec leurs déjections. Plus les pigeons seront nombreux, moins ils trouveront de nourriture et plus ils seront en mauvais état sanitaire. Il importe donc de bien traiter la population colombine des villes (fig. 6), et de limiter sa prolifération, tout en maintenant un juste équilibre des populations. J. B.-P.


Jeanne Brugère-Picoux
Jeanne Brugère-Picoux est vétérinaire et professeur agrégé de pathologie médicale du bétail et des animaux de basse-cour à l'école nationale vétérinaire d'Alfort, Maisons-Alfort. Elle est également membre de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie vétérinaire de France. son domaine de recherche et de communication porte principalement sur les risques possiblement induits par les maladies animales.



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