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La preuve en photos que la RATP fait capturer les pigeons de ville dans ses gares.






LES SUITES DE L'AFFAIRE


L'association Stéphane Lamart a écrit au PDG de la RATP le 25 septembre 2006 (lettre en PDF ici). La L.P.O. et la S.P.O.V. (Société Protectrice des Oiseaux des villes) ont aussi écrit à la RATP.

Une campagne internet par courriels de protestations a été lancée fin septembre 2006. Début novembre la RATP a envoyé à tous les protestataires un courriel type (voir ici) qui admet (bien obligé) les captures des pigeons mais sans mentionner leur devenir.

Le 28 novembre 2006 la RATP a envoyé une même lettre type aux trois associations ayant écrit au P.D.G. de la régie. L'association Stéphane Lamart a envoyé le 07/12/06 une deuxième lettre en réaction à cette réponse :

REPONSE DE L'ASSOCIATION STEPHNANE LAMART


Monsieur le Directeur,

Votre courrier du 28 novembre, écrit en réponse à notre lettre du 25 septembre a retenu toute notre attention. En conséquence de quoi nous vous prions de bien vouloir examiner notre réponse.



Vous affirmez :

Le choix s'est porté tout naturellement sur l'installation d'un pigeonnier. Malgré le retrait d'une partie des oeufs et une alimentation avec graines stérilisantes, la gare de Denfert-Rochereau s'est retrouvée envahie par une population plus importante qui, faute de place dans la structure d'accueil, a nidifié sur les espaces accessibles des quais couverts de la gare.


Notre réponse :

Note personnelle de Pascal Cousin : j'étais présent à l'inauguration du pigeonnier et j'ai suivi son lancement par le biais de l'association SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes) donc on ne peut me faire avaler des couleuvres. Premièrement la colonie de pigeons nidifiait depuis longtemps sur les espaces accessibles, en hauteur, des quais, bien avant l'installation du pigeonnier !

Quant à votre version des événements, voici la nôtre :
Un outil sans avoir la connaissance et l'expérience pour l'utiliser ne sert à rien. Le pigeonnier de Denfer a été installé par un constructeur ne connaissant strictement rien aux pigeons de ville sauvage. Pendant quelque temps la SPOV a essayé de le conseiller. Mais celui-ci n'a pas voulu tenir compte de ses conseils où a prétendu que certaines interventions sur le terrain n'étaient pas prévus dans le contrat et a refusé de les faire. A savoir premièrement déplacer certains nids de pigeons résidant en hauteur des quais et demander à la RATP d'obturer, neutraliser ces espaces. Ce qui n'a jamais été fait. Dans un cas particulier comme cette gare RER, pour que le pigeonnier serve à quelque chose il faut impérativement suivre cette procédure : capture de pigeons appartenant à la colonie de la gare, les retenir enfermés dans le pigeonnier un mois, puis les relâcher et neutraliser une grande partie des anciens dortoirs de cette colonie. Si des nids et des pigeonneaux sont trouvés, lors des opérations d'obturation, les déplacer à l'intérieur du pigeonnier. Si vous respectez cette procédure il est certain à 100 % que les effectifs de la colonie de pigeons vont diminuer. Mais attention d'autres phénomènes perturbateurs peuvent gêner une diminution régulière du nombre de pigeons comme des sources de nourriture etc. C'est pourquoi il est nécessaire de confier la gestion d'un tel dispositif à un spécialiste, payé, qui en fonction des circonstances adaptera le mode de fonctionnement et d'entretien du pigeonnier. Ce que vous avez fait à Denfer, c'est comme acheter une voiture neuve et refuser d'y mettre de l'essence et après de clamer haut et fort : ces automobiles ne sont pas au point car quand on tourne la clef de contact elles refusent de démarrer ! Soyons sérieux. Pourquoi la RATP a un budget si ridicule pour la protection de l'environnement, voilà une bonne question.

Vous vous dites : mais si il faut en plus obturer, neutraliser les anciens dortoirs, opération coûteuse, mais à quoi bon installer un pigeonnier qui ne servira plus à rien si les pigeons ne peuvent plus résider dans la gare. Notre réponse : On ne peut jamais neutraliser à 100 % tous les dortoirs pour diverses raisons dues à l'architecture des bâtisses. D'autre part les pigeons, une fois les travaux réalisés persistent à vouloir rester chez eux, dans la gare, et se posent où ils peuvent ... Le pigeonnier sera là pour contrôler cette population.



Vous affirmez :

La méthode d'éloignement des pigeons du lieu de nidification consiste à capturer les oiseaux tous les trois jours, au moyen de cages. Les pigeons sont ensuite emmenés aux confins de l'Ile de France où ils sont maintenus en captivité à l'abri des intempéries. Nourris pendant trois semaines afin de perdre leurs habitudes alimentaires urbaines, ils sont ensuite relâchés.


Notre réponse :

Nous, nous prétendons que vous mentez et que c'est là très probablement la société xxxxxxxxxx qui pose et ramasse les pigeons. Ceux-ci effectivement sont bien transportés dans ses locaux, aux confins de l'Ile-de-France, à savoir à xxxxxxxx xxxxxxx xxxx, en rase campagne, pour y être tué soit (personne ne sait sauf le « bon dieu ») par caisson à vide, soit par caisson à CO 2. Sachez que nourrir pendant trois semaines des pigeons biset sauvages (les mêmes que les pigeons voyageurs) dans un lieu, même éloigné, de leurs anciens dortoirs, séparés souvent de leur conjoint (et oui les pigeons vivent, quand ils le peuvent en couple) et éventuellement de leurs petits (quand on capture les pigeons, ceux-ci laissent souvent le conjoint avec sa couvée) ne sert à rien et cette affirmation ferait éclater de rire un colombophile. Mais Monsieur, dès qu'on les relâche, une grande partie revient à tire d'aile retrouver son conjoint et ses petits. Même s'il faut voler 500 km sans interruption ...

Soyons sérieux, à qui croyez-vous vous adresser ? J'en ai parlé dernièrement au Bureau de Protection Animale du Ministère de l'agriculture et tout le monde trouvait votre position assez comique. On les relâche à la campagne, mais dans cette campagne, il va y en avoir des milliers, que va faire la population de ces campagnes dans ce cas là Réponse : captures et massacres. Au fait indiquez nous donc le nom de cette entreprise de dépigeonnage éthique pour qu'on puisse, nous aussi, lui demander ses services, et pendant que vous y êtes, donnez-nous l'adresse de détention « provisoire » des pigeons et aussi celle du lieu de leur remise en liberté pour qu'on puisse vérifier nous-mêmes la vérité de vos dires de visu.


Au plaisir de vous lire,

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, nos très respectueuses salutations.


On attend leur réponse.








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