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EGLISES CATHOLIQUES
ET MASSACRES DE PIGEONS EN FRANCE



Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n’auraient jamais pu être refusés à ses membres autrement que par la main de la tyrannie. Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours au caprice d’un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort.

Jeremy Bentham


Pascal Cousin, Président de Nos Amis Les Oiseaux



Les pigeons des villes massacrés sur ou dans les églises catholiques françaises.



La gazette mai 2006


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LETTRE AU PAPE
de L'asssociation
Nos Amis Les Oiseaux - N.A.L.O.

Le 9 août 2010


au Pape Benoit XVI
Palazzo Apostolico Vaticano V-00120 Città del Vaticano - Italie

COPIE :
Mgr Jean-Louis Papin Evêque
6 rue Girardet BP 40260 54005 NANCY CEDEX

Archevêque Mgr André Lacrampe
3 rue de la Convention 25041 Besancon CEDEX



Très Saint Père,

Nous sommes une association française d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Et nous nous permettons de vous écrire pour protester et pour que vous interveniez. En effet les églises de France servant encore au culte catholique sont le théâtre depuis des décennies de massacres inacceptables de pigeons. C'est pas nouveau que les pigeons nichent dans les églises et qu'ils y commettent parfois des dégradations. Pour y palier il convient bien entendu de prendre les mesures de protection appropriées tout en évitant de tuer et faire souffrir les oiseaux. Mais que constate-t-on en France? Un massacre généralisé dans le silence. Les villes pour les églises ou l'état français pour les cathédrales et parfois les associations cultuelles catholiques pour les bâtiments dont elles sont propriétaires mandatent des entreprises chargées de capturer et tuer les pigeons. Un petit inventaire des joyeusetés observées :
- méthodes de mise à mort - à coup de bâton, cous tordus, passés en chambre de décompression explosive, abattus au gaz carbonique pur (une mort douloureuse), étouffés dans des sacs en plastique après avoir absorbé de l'alphachloralose et parfois même étouffés dans ces mêmes sacs sans avoir absorbé aucun produit ou poison, fermeture des clochers avec à l'intérieur les pigeons parfois en grand nombre (des centaines) qu'on laisse mourir à petit feu de faim et de soif, tir aux pigeons sur l'église par les chasseurs, tir à la carabine à plomb, piégeage des oiseaux qu'on laisse mourir de faim et de soif à l'intérieur de l'église car on ne relève les cages que tous les 7, 10, 15 ou 21 jours, on a même un cas où les pigeons étaient explosés à la raquette de tennis.

Des horreurs sont donc commises dans, sur et au abord des églises de France. La majorité des 100 000 lieux de culte catholiques de France appartiennent aux communes, surtout celles antérieures à 1905, à l'Etat (87 cathédrales au sens du droit civil et deux églises), à la région de corse (cathédrale d'Ajaccio) mais aussi aux associations diocésaines (églises environ 2050 ou cathédrales construites après 1905), aux congrégations religieuses, aux abbayes et monastères, à des établissements publics (hôpitaux, châteaux propriétés de l'Etat) et à des personnes ou des associations privées. Les autorités ecclésiastiques françaises prétendent ne rien pouvoir faire contre ces massacres. En fait très souvent quand des habitants, des catholiques pratiquants ou des associations écologistes les prennent à partie leur seule réponse est le silence, voire la moquerie ou la dérision. Un petit inventaire des propos entendus : " Nous ne voulons pas donner de l’importance à quelque chose qui n’en a pas. - Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers et d’appels téléphoniques qui nous prennent pour cible: c’est le miracle de l’ordinateur qui multiplie les correspondances", ironise Jacques Bertholet, l’un des prêtres de la paroisse qui subit les foudres de militants de la cause animale. Nous nous sommes faits 'pigeonner', poursuit-il avec le sourire. - Vous feriez mieux de vous occuper des enfants d'Afrique. - Nous avons mieux à faire que de nous occuper de ces histoires futiles - Nous jouons de l'orgue, pouvez-vous ne pas nous déranger (alors que dans le clocher 300 pigeons enfermés meurent de faim et de soif et que 200 sont déjà morts) - etc."

Nous n'avons eu connaissance d'aucune protestation et d'aucune opposition quand les bâtiments sont la propriété des communes et de l'état français. Et même des associations cultuelles peuvent donner leur accord, semble-t-il, pour que les massacres soient organisés dans leur patrimoine privé. Parfois c'est le curé qui sollicite le maire. De plus le clergé a les clefs des églises et sait très bien ce qui s'y passe. N'est-ce pas étonnant alors que dans l'iconographie chrétienne du moyen-âge le Saint-Esprit est parfois représenté par un pigeon bleu commun. Le sort des pigeons occupant les lieux de culte des autres religions semble bien plus enviable. Comme les myriades de pigeons sur les mosquées en Orient où il est inconcevable qu'on puisse y toucher, les temples hindous et les pagodes bouddhistes eux aussi envahis par ces oiseaux qui sont nourris par les fidèles et le clergé.

Nous nous interrogeons donc sur l'attitude du clergé français. D'autant plus que, depuis le XIXe siècle, tous les Papes ont encouragé la protection animale :
"Le monde animal, comme toute la création, est une manifestation de la puissance de Dieu, de sa sagesse et de sa bonté, et comme tel, mérite le respect de l'homme. Tout désir inconsidéré de tuer des animaux, toute inhumanité, toute cruauté ignoble envers eux doivent être condamnés... L'Église Catholique s'efforce d'exercer son influence sur les individus et l'opinion publique pour assurer l'acceptation de ces principes". (Pie XII, aux représentants des sociétés protectrices internationales, novembre 1950)
En 1979, le Pape Jean-Paul II a officiellement proclamé saint François d'Assise Patron Céleste des écologistes.
"Il m'est agréable de me trouver avec vous, méritants écologistes, et volontiers je vous adresse mon encouragement pour l'œuvre que vous accomplissez pour la sauvegarde du patrimoine de la nature et la protection des animaux...Que le Seigneur vous assiste et vous accorde d'abondantes récompenses dans votre noble et méritoire engagement".
(Jean-Paul II, aux représentants des sociétés protectrices italiennes, novembre 1981).
Que dire de Saint François d'Assise (1182-1226), populairement appelé le "Saint aux oiseaux" au siècle du romantisme, renommé depuis toujours pour son amour extraordinaire des animaux : oiseaux, poissons, fourmis, abeilles, lapins, agneaux, loups alors que l'église catholique semble participer à des actes barbares sur les animaux, les pigeons et la chasse à courre (messe de la Saint-Hubert) en France ainsi que la corrida un peu partout où elle se pratique.

Pour finir nous vous demandons donc, Très Saint Père, d'intervenir pour que les massacres de pigeons perpétrés sur les églises de France ne soient pas faits avec l'acceptation tacite ou explicite de l'église catholique romaine que vous dirigez. Protestez donc contre cette profanation des lieux sacrés.

Veuillez agréer, Très Saint Père, notre plus profond respect.

Pascal Cousin
Président de N.A.L.O.



 




Les pigeons des villes massacrés sur ou dans les églises catholiques françaises. Documentation






Normandie


vendredi 5 novembre 2010 Agoravox

Carcassonne : caillassage en pleine messe


Les réactions les plus appréciées - Par easy (xxx.xxx.xxx.174) 5 novembre 16:32

Allez, une tite anecdote pour la route ; En Normandie, j’ai un ami garde-chasse à qui la paroisse confie la mission d’éliminer les pigeons qui crottent l’église. Il a donc installé des cages dans les combles pour les piéger. Il en avait attrapé mais il en restait encore dans l’église et crottaient sur les gens, sur l’autel pendant la messe.

Alors il a amené sa carabine. Eglise fermée au public, entre deux vitraux figurant le Saint Esprit par une colombe, il flinguait les colombidés et éclaboussait de leur sang les saintetés.
 


Laxou - Paroisse Charles de Foucauld
Voir ici le détail de cette affaire.

Le 23/07/2010

Lettre de l'association Nos Amis Les Oiseaux (NALO)


Monsieur le Curé,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec les pigeons qui stationnent sur l'ensemble paroissial de la Communauté Saint-Paul. Vous avez demandé à la ville de Laxou d'intervenir et bientôt (si ce n'est déjà fait) les pigeons seront capturés et tués manu militari. Pour ce faire, l'entreprise 3DPRO procédera (ou a procédé) à la mise en place de cages sur les toitures-terrasses des bâtiments concernés et à un appâtage. La paroisse a signé une convention avec la ville de Laxou pour l'intervention du dépigeonneur sur son domaine privé.

Autant vous le dire tout net, nous sommes déçus par la réaction de la paroisse, déçus que l'église catholique fasse massacrer l'animal qui a été le symbole de l'Esprit Saint pendant plus de mille ans, à savoir la colombe. Vous n'ignorez pas que sur certains tableaux du moyen âge cet Esprit Saint est représenté par un pigeon bleu « vulgaire ». Nous sommes déçus et hélas sans illusions car vous faites comme les autres paroisses catholiques.

Vous êtes vous posé la question du sort horrible que l'entreprise 3DPRO réserve aux pigeons ? Les oiseaux capturés par les piégeurs sont souvent tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton, passés en chambre de décompression explosive, abattus au gaz carbonique pur (une mort douloureuse) ou étouffés dans des sacs en plastique après avoir absorbé de l'alphachloralose et parfois même étouffés dans ces mêmes sacs sans avoir absorbé aucun produit ou poison !

Ces captures sont inutiles et stupides et les pigeons réapparaîtront bientôt entraînant leurs lots de massacres perpétuels, mais le Seigneur, y avez-vous pensé ? Au moment de mourir vous devrez rendre compte de ces innocents tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas.

Consultez donc cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html, ainsi que notre tract en pièce jointe.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Curé, nos très respectueuses salutations.
 


La Guerche
Là l'implication du curé est claire et nette et si la population n'avait pas protesté les pigeons seraient morts de faim et de soif, un acte de cruauté sur animal d'après la législation française !

Article sur www.leberry.fr le 2 juillet 2010

Guerre de clocher pour des pigeons enfermés


À La Guerche, l'église est prise d'assaut par les pigeons.

Depuis plusieurs années, entre six cents et huit cents volatiles seraient présents dans la cité guerchoise, élisant notamment domicile dans le clocher et le grenier de l'église. Hormis les déjections, leur prolifération provoque quelques perturbations durant la célébration des offices religieux.

Le père Foudrat a profité d'une réunion de travail avec la mairie pour poser le problème sur la table. La semaine dernière, les services techniques de la mairie ont donc pris le problème à bras-le-corps : installation d'un grillage en remplacement d'un vitrail cassé (suite à dégradations) et fermeture des trappes d'accès, afin de limiter l'entrée des pigeons dans le monument.

L'initiative n'a pas plu à tout le monde. Intriguée par les allées et venues de certains oiseaux, Babeth Reverdiaux a pris fait et cause pour les pigeons coincés dans l'église : « Ils sont prisonniers dans l'église, ils sont condamnés à mourir ! » La Guerchoise, concernée par la cause animale, a même alerté la Société protectrice des animaux

Jean-Claude Monet, adjoint au maire, est rassurant : « Les portes de l'église ont été ouvertes pour permettre la sortie des pigeons. Pour ceux qui sont restés à l'intérieur, l'eau et la nourriture sont prévues. » De plus, « les abat-sons permettent depuis toujours la libre circulation des pigeons, protégeant ainsi leur reproduction. »

Pour la municipalité, l'important est de trouver une solution durable pour éviter la présence de volatiles en trop grand nombre. Problème rencontré dans de nombreuses communes de France : beaucoup utilisent la méthode du gazage.
 


Liffol Le Grand (88)
Aucune protestation du curé semble-t-il.
La société vosgienne de protection animale à Brouvelieures m'a informé que des pigeons ont été enfermés dans le clocher de l'église.

Courriel reçu le 28/06/2010

restés enfermés


nous avons eu de bons contacts sur place le mardi 22 (secrétaire de mairie, agent technique de la commune et curé), même si un peu déroutés, et nous avons pu disposer une nasse inversée pour permettre l'évacuation des pigeons, après vérification qu'il n'y avait plus de nids actifs.

restés enfermés pendant 3 jours (mais l'accès avait été réouvert à notre demande le samedi précédent), des pigeonneaux en ont souffert ainsi que quelques pigeons, retrouvés morts. mais bien des zones d'ombre dans cette affaire que nous continuons à suivre.

apparemment, des personnes avaient accès au grenier, ouvrant ou fermant les portes, une grille ayant été forcée également alors que la mairie avait tout remis en place à l'automne sans que des oiseaux soient enfermés. le forçage des issues se produisaient notamment en début d'hiver, à plusieurs reprises.

il y aurait les volontés contraires de personnes désirant que ces oiseaux aient la protection des locaux, et la mairie+ le curé qui ne veulent pas ; d'autant que des travaux de rénovation de l'église sont entrepris.

un serrurier est contacté pour la pose de grilles solides et nous avons l'engagement de la mairie de ne plus permettre l'accès au grenier à d'autres personnes que les techniciens communaux et le curé.

une sympathisante sur place, avec vue sur l'église, nous tient au courant.

pour l'instant, ça se passe bien ; les pigeons ont été un peu désorientés mais semblent s'adapter. j'ai entrepris d'exposer la solution du pigeonnier, mais ça ne semble pas gagné : les coûts !

la plainte déposée est toujours en cours (au titre SVPA), elle l'a été avant que je sois informée et c'est bien dommage car certains de ses termes ne recueillent pas mon assentiment.
Courriel reçu le 20/06/2010

une affaire de pigeons dans un clocher depuis plusieurs mois.


je me permets de vous contacter en tant que vice-présidente du refuge cvonfédéré du Val des Oiseaux, SVPA (Sté vosgienne de protection animale) à Brouvelieures. et en tant qu'adhérente de l'association Oiseaux Nature 88 à Xertigny (Vosges)
Cette dernière est sur une affaire de pigeons dans un clocher depuis plusieurs mois.

il s'avère que ces pigeons se retrouvent parfois enfermés d'une part, et d'autre part que le curé n'en veut plus... (ils sont près de 200...) un "paroissien" viendrait en prélever et qui dispose de la clé d'accès...apparemment une personne en qui on ne peut avoir confiance.
le souci c'est qu'il y a des nichées tardives d'où le problème.

contacts avec la mairie, infructueux jusqu'à ce jour... aussi une plainte vient-elle d'être déposée à la gendarmerie.
du coup, la porte du clocher a été réouverte.
comment évacuer ces pigeons ? conseil a été donné d'utiliser une nasse inversée... mais quid des parents nicheurs même s'il n'en reste que quelques uns ?

le site se trouve très éloigné, à l'autre bout du département (75 kms), ce qui ne permet pas une surveillance par nos bénévoles. et nous avons affaire à mauvaise foi et mauvaise volonté.
notre souci premier est le sort de ces animaux.

j'ai menacé d'alerter les grandes associations nationales et la presse si la porte était refermée en attendant l'évacuation. mais en contrepartie, si la promesse est tenue, j'ai assuré d'une aide, notamment relayée par Oiseaux Nature...
 


Les Pennes Mirabeau
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Journal municipal de mai 2010.

Pigeons, rats : des solutions adaptées


Si vous vous promenez dans le Village au niveau de l'église, de la fontaine des 4 Canons, de l'école Castel Hélène, levez la tête et vous repérerez des... cages ! Celles-ci ont été mises en place pour capturer les pigeons qui ont élu domicile aux Pennes, notamment dans les enrochements. Dégradation sur les bâtiments, odeur, salissures, les méfaits de ces oiseaux urbains sont bien connus et rarement appréciés des administrés. Alors, après une première campagne menée il y a plus de deux ans qui avait permis de capturer près de 250 pigeons en les attirant dans ces cages via des grains de blé ou de maïs, celle de cette année, qui durera jusqu'à la mi-mai, aura le même objectif de réduire cette population.
 


Aignan
Aucune protestation du curé semble-t-il.

courriel reçu le 08/06/2010

battue sur les pigeons de l'église


Bonjour, je vous écris car depuis quelques semaines j'essaye de stopper une battue sur les pigeons de l'église, organisée par la mairie d'Aignan. Et c'est fait par les chasseurs, c'était la troisième fois, honnêtement il a dû en rester 30 pigeons. Après la dernière battue il y en a 200 qui ont atterris dans des sacs poubelle.

En fait, il le faisait en plein centre du village, autour de l'église, entourée de maisons, c'est honteux. J'ai réussi à trouver la bonne personne à la préfecture qui a envoyé un nouvel arrêté a la mairie, ou c'était marqué que c'était interdit de tirer en plein centre-ville. Il ne l'ont pas respecté, et ont fait la battue quand même.

Je suis arrivé au début de la battue avec mon appareil photo!! (il y a 6 mois j'ai essayé de les empêcher de tirer, en leur tirant dessus avec un pistolet à eau). Cette fois si je suis allé voir le chef des chasseurs (louv quelque chose) car depuis une semaine j'ai essayé d'avoir des informations par rapport aux arrêtés, qui sont très louches; il m'a jamais répondu.

Donc la matinée de la battue je suis allé le voir, il m'a sauté dessus, car je prenais des photos, il m'a secoué comme un fou, m'a arraché mon appareil photo (il est cassé). Ce monsieur très agressif, ne devrait pas être a la tête des chasseurs, pour tuer les pigeons, ce mec est dangereux!!

voilà ma petite histoire, là j'hésite si je vais porter plainte, est-ce que ça servira à quelque chose?
 


BILLOM, petite ville du Puy de Dôme
Là l'église ne sert plus au culte, donc cette histoire ne concerne pas le clergé catholique, mais est un exemple de ce qui se passe dans les églises encore en activité, un exemple caractéristique.

La Montagne du 22 mai 2010

des pigeons sont enfermés dans l'église Saint-Loup


Depuis une semaine environ, des pigeons sont enfermés dans l'église Saint-Loup, à Billom, après que la municipalité a eu décidé de grillager les passages par lesquels les oiseaux entraient et sortaient.

« Cela fait dix ans que cette église était désaffectée et laissée à l'abandon. Et voilà qu'en milieu de semaine dernière, la municipalité décide de poser des grilles devant les vitraux cassés par où passaient les pigeons. Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés coincés entre les vitraux et les grilles, s'indignait, il y a trois jours, une riveraine. Du coup, nous avons été contraints de les regarder mourir de faim et de soif car la municipalité ne voulait rien faire. Les pompiers ont fini par intervenir. On a réussi à sauver quelques oiseaux. Mais il en reste certainement encore à l'intérieur, qui sont condamnés aussi à mourir à petit feu ».

Il en restait, en effet. Dont certains irrémédiablement prisonniers derrière les grilles. Les pigeons, qui avaient élu domicile dans l'édifice, créent des nuisances. D'où la décision du Conseil municipal. Mais la méthode choisie pour s'en débarrasser soulève bien des protestations.

Le directeur de la Ligue de protection des oiseaux Auvergne, Jean-Christophe Gigault, est intervenu auprès de la mairie : « Nous sommes scandalisés par cette façon de procéder pour se débarrasser des pigeons, car nous sommes très attachés au respect du vivant. Laisser mourir des animaux de faim et de soif, c'est de la barbarie. De plus, des oiseaux d'autres espèces, et même d'espèces protégées, peuvent aussi se retrouver prisonniers ».

Le directeur de la LPO admet que les pigeons créent des nuisances, mais « il existe des méthodes humaines de limiter leur reproduction et de contrôler les populations ».

Le maire, contacté, a fait savoir qu'il ouvrirait la porte de l'église, pour que des oiseaux en sortent. Ce qui a été fait hier matin. Plusieurs cadavres ont été retrouvés dans l'édifice Mais quelques pigeons restaient encore coincés derrière les grilles. Les services municipaux ont ouvert deux passages. Et ont refermé la porte. Reste désormais aux oiseaux encore prisonniers de trouver tout seuls la sortie. S'ils en ont la force
 


Châtellerault
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.centre-presse.fr le 08/04/2010

La guerre aux pigeons est déclarée


La ville de Châtellerault et plusieurs communes alentour ont décidé de s'attaquer au problème des pigeons qui pullulent.

Il y a un peu moins d'un an, Odile et Régis Boissonot, producteurs d'oeufs bios (Cocotte Emoi) au lieu-dit « La Poterie » à Saint-Sauveur, tiraient la sonnette d'alarme sur le nombre trop important de pigeons à Châtellerault. Quelques jours plus tôt, « des milliers de pigeons venant tout droit de Châtellerault » avaient « envahi (leurs) cultures de petits pois et de féveroles. Sur 20 hectares, il ne reste pratiquement plus rien », déploraient-ils à l'époque. Depuis, la ville, qui avait déjà conscience du problème, a réagi avec plusieurs communes alentour. La guerre aux pigeons est déclarée.

Deux cages et bientôt trois

« Dans un premier temps, la décision a été prise de réduire la communauté des pigeons, en passant par une étape de capture, explique Françoise Braud, conseillère municipale déléguée à la santé publique. On a fait un appel d'offre. La société qui a été retenue est une société de Poitiers, la Sacpa. A partir d'un diagnostic qu'ils ont fait, ils ont mis en place deux cages de volumes différents selon l'emplacement où on voulait les mettre. » Elles ont été installées début février. « Il y en une sur l'office du tourisme, poursuit Françoise Braud. Cette cage est la plus grande des deux. Malheureusement, ce n'est pas celle qui permet les plus grosses captures. Sur la deuxième cage, beaucoup plus petite, située au niveau de l'église Saint-Jacques, la capture a été intéressante, puisqu'on est à 140 pigeons depuis le début. On envisage d'en mettre une troisième parce qu'on a constaté qu'il y avait une grosse concentration sur le bas de la rue Bourbon. » Les cages seront « en place pendant six mois », au terme desquels un « bilan » sera effectué. « Si la capture n'a pas été suffisamment significative, on peut envisager de la prolonger, confie la conseillère municipale. Avec trois cages, on pense quand même qu'on devrait pouvoir réduire de manière très significative le nombre de pigeons. »

« Réguler les naissances »

Dans un deuxième temps, la municipalité souhaite « permettre aux pigeons d'être regroupés sur un site » de façon à « réguler les naissances avant même qu'elles n'aient lieu ». Pour ce faire, un pigeonnier va être réhabilité ou construit à Châtellerault (le sujet a été abordé mercredi lors de la première réunion de quartier). « C'est un projet qui aboutira en 2011, précise Françoise Braud. En plus de la construction ou de la réhabilitation, il faudra (aussi) former un agent référent qui assurera la gestion complète du pigeonnier. » L'opération est menée conjointement avec d'autres communes de la CAPC comme Saint-Sauveur, Senillé, ou encore Thuré, qui ont aussi « mis en oeuvre une démarche qui vise à réduire cette population ».
 


Louviers
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.paris-normandie.fr le 16 février 2010

Stop aux pigeons !


Après l'installation de cages pour attraper les pigeons, la municipalité et les commerçants demandent aux habitants de ne plus nourrir les volatiles.

Il y a actuellement six mille pigeons à Louviers. « Et si on ne fait rien, ils pourraient être dix mille l'année prochaine ! » Pour Yves Ranger, vice-président de la société colombophile de Louviers, les pigeons dans le centre-ville sont une nuisance qu'il faut contrôler. Mercredi, il participait à la deuxième réunion entre les services techniques de la ville et Florence Marchal, coiffeuse de la place du Parvis et porte-parole des commerçants sur le problème des pigeons. Une réunion pour faire le point sur la situation et lancer de nouvelles actions.

Cinq cages pendant huit semaines

Après la pétition lancée en octobre dernier par Florence Marchal, un groupe de travail s'est constitué pour stopper la surpopulation des volatiles. La municipalité a fait appel à la société Avipur, qui a posé cinq cages dans des endroits ciblés de Louviers. Depuis trois semaines, deux cages sont ainsi installées sur l'église, une sur la médiathèque, une sur le gymnase Maxime Marchand et une dans la cour de Florence Marchal. « Cent vingt pigeons ont été capturés, explique Jean-Marc Fouchard, responsable du centre technique municipal. Ce n'est pour l'instant pas un nombre suffisant pour la société Avipur, mais la capture devrait être progressive. Les cages restent encore cinq semaines. »

Campagne d'affichage

Si pour Florence Marchal, il n'y a pas vraiment d'amélioration, pour Yves Ranger, il faut attirer les pigeons avant de voir un réel effet. « Mettre des cages ne suffit pas, il aurait fallu les attirer avant avec de la nourriture dans les endroits où les cages sont installées, souligne-t-il. Maintenant, il faut leur laisser le temps de s'habituer. Il faut mettre du maïs autour de la cage, de plus en plus près, puis à l'intérieur. S'il y en a un ou deux qui mange dedans, dix, quinze, vingt vont arriver. » Si nécessaire, la ville pourra prolonger la location des cages. La société colombophile cherche aussi de son côté des moyens de lutter contre le trop grand nombre de pigeons.

Maintenant, reste à traiter le problème en aval. « Sur explications d'Yves Ranger, nous savons que les pigeons se reproduisent s'ils ont à manger, déclare Jacky Bidault, adjoint en charge des services techniques et des travaux. Nous demandons donc aux habitants de ne plus nourrir les volatiles. »

La ville et les commerçants s'associent donc pour une campagne d'affichage. Grandes affiches, format A4 et flyers, ils veulent convaincre les gens d'arrêter de donner à manger aux pigeons. « Chez les commerçants et dans de nombreux lieux d'accueil de Louviers, les habitants trouveront un petit support explicatif qui dit pourquoi la surpopulation des volatiles pose problème, explique Diego Ortega, directeur du service communication. C'est un problème de santé publique et d'hygiène, voilà pourquoi la ville intervient pour réguler et contenir la population des pigeons. » La campagne d'information devrait être mise en place lundi, pour la rentrée scolaire. Aux habitants d'appliquer ce qu'on leur demande.
 


Orbec
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Article sur Ouest France le 5 février 2010

Conseil municipal : 1 680 euros hors frais pour supprimer les pigeons.


« Je pense avoir trouvé une solution, a déclaré Jean-Claude Duval, le 1er adjoint. La meilleure manière d'éradiquer le pigeon est la capture au moyen de cages mises en hauteur. Les pigeons sont ensuite transportés et exterminés au CO2. Trois sociétés ont déposé une offre. Avipur a été retenue. »

Les interventions de la société s'étaleront sur cinq mois, elles débuteront la 2e quinzaine de février. Des cages seront mises en place sur le toit de Mutant et dans le clocher de l'église. Coût de l'opération : 1 680 euros hors taxes, plus les déplacements : 70 euros hors taxes par semaine. 90 % du volier devrait être détruit.
 


Saint-Sulpice
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.ladepeche.fr le 03/02/2010

Les pigeons envahissent la ville


Depuis quelques dizaines d'années, les pigeons se regroupent dans les villes où ils trouvent un gîte d'une excellente qualité et un abri contre les prédateurs. Lorsqu'il décide d'élire domicile dans un lieu, c'est aussi définitif que le partenaire qu'il choisit pour la vie. Saint-Sulpice est une ville très appréciée des pigeons. Il ne fait aucun doute que les silos ont favorisé l'établissement et le développement de la colonie. Leur prolifération pose quelques problèmes et provoque quelques dégâts. Leurs nombreuses déjections bouchent les gouttières et les chéneaux de l'église, ce qui à terme peut entraîner de graves conséquences. La mairie est consciente du problème posé par les volatiles. Plusieurs solutions sont à l'étude, la pose d'un filet sur le toit de l'église pour les empêcher de se poser ainsi que le recours à un fauconnier. Solutions qui débarrasseraient Saint-Sulpice de ses hôtes encombrants en les expédiant ailleurs, on déplace mais on ne solutionne pas.

Un arrêté municipal est également en cours de réalisation stipulant l'interdiction de les nourrir sous peine d'amende. Le recours aux faucons ne satisfait pas tout le monde, Jacques Goupil, colombophile, les Ailes du Castela : « Il y a trop de pigeons, mais ce n'est pas le seul problème, depuis 1976 la législation européenne protège les faucons et nous sommes arrivés à un stade où il y a surpopulation de faucons, ceux-ci attaquant les pigeons voyageurs. Si les pigeons sentent la présence des rapaces, ils auront beaucoup de mal à rentrer au pigeonnier et après ils n'oseront plus sortir. ». Pour André Puéchal, piégeur agréé, président de la société de chasse : « Le meilleur moyen de se débarrasser des pigeons, c'est de les attraper. Avoir recours à des faucons, c'est déporter le problème à un autre endroit. Durant la saison 2008/2009, j'ai attrapé 783 pigeons en les piégeant dans des cages sur le toit de l'église. Les battues aux pigeons sont très efficaces, mais cela entraîne des problèmes avec les riverains. Si la municipalité souhaite organiser une nouvelle battue, nous sommes prêts à y participer. ». Comme on le voit les chemins de la dépigeonnisation seront longs, parsemés d'obstacles et sans doute coûteux.
 


Nanteuil-le-Haudouin
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.leparisien.fr le 24/12/2009

La guerre contre les pigeons


La guerre contre les pigeons, qui contribuent lourdement à la dégradation de l'église Saint-Pierre de Nanteuil-le-Haudouin, a connu une nouvelle phase : bataille perdue pour les volatiles. La société Avipur, mandatée par la municipalité, a piégé et évacué un grand nombre de pigeons...
 


Lahitte
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.ladepeche.fr Publié le 09/01/2010

Lahitte. Les battues aux pigeons ne font pas l'unanimité


Faune. La créatrice d'ambassadepigeons.com ne veut pas que les communes imitent celle de Lahitte

Les battues font tellement peu l'unanimité que peu de communes y ont recours. Mais celle de Lahitte ayant choisi cette solution adoptée à l'unanimité lors d'un récent conseil municipal, n'a pas échappé à la sagacité de Brigitte Marquet (lire notre encadré).

Membre de la SPOV (société de protection des oiseaux des villes), cette militante de la cause animale qui habite hors du Gers a créé le site www.ambassadedespigeons.com. C'est dire combien leur sort lui tient à cœur et que son sang ne fait qu'un tour lorsqu'elle apprend que les chasseurs de Lahitte seront prochainement invités à tirer le pigeon autour de l'église.

Pour le maire Alain Sorbadère, il convient d'abord de souligner que la commune va agir « en conformité complète et absolue » avec la réglementation en la matière. Office national de la chasse, lieutenant de louveterie, préfecture, arrêté municipal : la chaîne règlementaire est respectée. Avant d'engager de coûteux travaux de rénovation du clocher « pourri » par les pigeons, la municipalité de Lahitte compte sur ces battues pour en réduire considérablement le nombre.

Comme beaucoup de « petites » communes, celle d'Alain Sorbadère voudrait bien sans doute se doter des moyens « plus honorables » dont parle Mme Brigitte Marquet. Mais le nombre des pigeons n'y est pas tel que Lahitte décide de consacrer à la question les moyens dont peuvent se doter des communes plus grandes, plus argentées et plus exposées aux dégâts des fientes.

Pour ne citer qu'elles, deux grandes communes comme Auch et l'Isle-Jourdain ne font pas tirer dans le tas. Leur solution ? Le piégeage… Attirer les pigeons dans des cages en vue d'euthanasie. Autant les chasseurs contactés qui disent ne prendre aucun plaisir à ces fausses parties de chasse (« on fait ni plus ni moins du nettoyage pour rendre service à la collectivité et en plus ces pigeons sont inconsommables! » nous a dit l'un d'eux), que la plupart des élus emmerdés par ce problème qui coûte (jusqu'à 300€ par mois pour louer des cages piégeuses), ne portent les battues aux nues.

Globalement c'est « le contrôle des naissances » avec « pigeonniers contraceptifs » qui a les faveur du plus grand nombre. Mais il s'avérerait très coûteux en main d'œuvre, en disponibilité du personnel communal. Et à l'heure où les communes vont perdre la TP (taxe professionnelle), on n'en connaît à ce jour aucune prête à instaurer la TP (taxe pigeon).

Une amie des pigeons: «Il y a d'autres solutions»

Brigitte Marquet: «Il existe des moyens plus honorables, plus efficaces et peu onéreux que les battues pour gérer durablement la population des pigeons. Il y a les systèmes d'effarouchement électroniques, la pose de barrettes et de câbles légèrement électrifiés, de filets et surtout, parallèlement, l'installation de pigeonniers dits contraceptifs (...). On retire les 3/4 des œufs des pigeonniers, ce qui diminue le nombre de pigeons sans créer de vide écologique brutal ce qui contribue à réduire considérablement les «dégâts» dont on nous rabat les oreilles. Rappelons au passage que les fientes des pigeons étaient autrefois utilisées comme engrais extraordinaire !».
 


jazennes
REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 21 septembre 2009

Questions diverses Capture des pigeons sur et autour de l’église : Monsieur le Maire présente le devis. Après délibération, le conseil municipal décide à l’unanimité des membres présents, dans un but de salubrité publique et de cessation des dégradations aux édifices publics, de mandater l’Entreprise Pontoise de Régulation des Nuisibles 4 moulin de Baratte 17800 pons, Siret 49785532000014, représentée par Monsieur Audouin Dominique ; d’éradiquer la colonie de pigeons sauvages, installée sur et autour de l’église de Jazennes conformément au devis DC0049 d’un montant de 350,00 euros, établie le 02/09/2009.


Senlis - Montlognon
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Le 23 septembre 2009 Oise Hebdo

Le maire de Montlognon surpris dans une chasse aux pigeons à Notre Dame.


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Lafrançaise
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.ladepeche.fr Publié le 25/12/2009

Ball-trap aux pigeons sur les toits de l'église


Une dizaine de chasseurs ont réalisé lundi un sacré tir groupé contre les volatiles.

La légalité est respectée. Le préambule n'est pas anodin, vu l'émoi suscité auprès des défenseurs des oiseaux. Le pigeon qualifié de tourier est en effet considéré comme nuisible. Et ce n'est pas un secret de polichinelle de dire qu'il est plus assidu sur les contreforts du Quercy à Lafrançaise, massivement assidu à l'église Saint-Georges que les fidèles. Il faut savoir qu'à certains moments de la journée il y a dans la localité pas loin d'un demi-millier de ces volatiles, qui exaspèrent les riverains et causent des dégâts aux toitures et partout ailleurs aussi avec leurs déjections. On a donc profité des vacances scolaires pour organiser une battue géante. La dernière ciblée contre de précédentes colonies de pigeons s'étant déroulée en période de classes avait ému les enfants du groupe scolaire proche de l'église qui avaient trouvé des pigeons morts dans leur espace. La battue fut donc mise sur pied, après publication de l'arrêté municipal, l avec des chasseurs de la société de chasse (ACCA de Lafrançaise), armés de fusil de calibre 12, dirigés par un maître de battue, encadré par les pompiers et avec aussi le maire présent. Le tir, le « ball-trap » sur oiseaux volants s'est effectué lundi en deux étapes : le matin et en fin d'après-midi. Au final, le bilan tourne autour de deux cents pigeons tués, et ramassés aussitôt.

On aurait pu faire mieux mais cette volée de coups de fusils intempestifs va sûrement calmer les pigeons qui iront trouver refuge en campagne ou ailleurs. L'opération sera à renouveler comme cela se fait dans nombre de localités de la région : Montastruc-la-Conseillère, Vaour, Saint-Nauphary etc. Il existe aussi une autre solution qui fut appliquée il y a un an ou deux à Grisolles (où les pigeons sont de retour en masse sur l'église notamment). On y a fait appel à une société spécialisée qui neutralise et endort la plus forte proportion de ces oiseaux dont le charme est inversement proportionnel au nombre d'ailes composant la compagnie.
 


CAHORS
Aucune protestation du curé semble-t-il.

www.ladepeche.fr le 22.12.2009

Bientôt des cages pour piéger les pigeons


Les oiseaux trop nombreux dégradent les monuments. La ville cherche la parade.

En ville, ce n'est un secret pour personne, les pigeons prolifèrent. Élue de quartier de la rue Nationale, Noëlle Boyer, entend bien endiguer le problème. « Le pigeon est un animal domestique qui est revenu à la vie sauvage et qui niche en ville ».

Le hic, ils détériorent l'ensemble des bâtiments historiques. C'est là qu'ils ont élu domicile. « Le pigeon dort dans des lieux fermés à l'abri de la pluie et du vent et sort le matin pour se nourrir ». Près de trente centimètres de fiente de pigeon envahissent aujourd'hui les tours du Pont Valentré. Sans parler de la cathédrale, de la tour des Pendus, de la tour Saint-Jean, la tour Barthélemy. Comment résoudre l'invasion quand on sait qu'un couple de pigeons fait 24 pigeons par an. Les filets de protection posés ici et là n'ont pas d'effet dissuasif.

« À l'église Saint -Barthélémy, ils ont découpé ça à coups de bec comme on ouvre une boîte de conserve ». Nettoyer tous ces sites est devenu une nécessité. Elle aura bien sûr un coût, encore non chiffré pour la collectivité.

Depuis le début du mois, l'association Lot insertion service, intervient sur les tours du pont Valentré. Après on passera à la tour des Pendus. Là autre problème souligne Noëlle Boyer, « il faut d'abord remettre en état les menuiseries, qui ressemblent à de la dentelle, et après il faudra nettoyer ». Le plus gros chantier étant Saint Barthélémy. « Au-dessus des voûtes au-dessous de la charpente, les voûtes ont des creux, or les creux sont pleins » expose Noëlle Boyer. Hors de question par rapport à l'envahissement de le résoudre par une campagne de tirs. « Nous nous sommes renseignés auprès de l'association des piégeurs du Lot, ils savent comment faire avec ces animaux. Ils interviennent sur les communes ».

Avec eux la ville a signé une convention. Six cages seront achetées pour attirer les volatiles. Un arrêté municipal déterminera les périodes de captures et les zones concernées. Des pigeons encore porteurs de maladies. « Ils en transportent bien plus que le rat. À un moment il faut s'interroger, l'humain, l'animal il faut que tout ça cohabite ». Les nourrir entretient la prolifération. « Le règlement sanitaire et départemental pourtant le dit clairement, il est interdit de nourrir les animaux, c'est une infraction, passible d'une amende » insiste Noëlle Boyer.
 


Moissac
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Publié le 04/11/2009 La Depeche.fr

Des caissons de CO2 pour piéger les pigeons


La municipalité mène une campagne pour limiter leur nombre. Animaux. Ils seraient plus de 4 000 dans la cité uvale.

Lorsque l'on parle de fléau, on imagine rapidement des hordes de rats la gueule pleine d'écume, propageant la peste bubonique. Mais si l'on vous disait que les pigeons sont considérés comme tel, vous n'y croiriez pas. Et pourtant, ce petit animal grassouillet est, pour nos villes, ce que l'acné est pour le visage angélique d'un bel adolescent.

Pour toutes les cités avec un patrimoine digne de ce nom, cet oiseau représente une menace. Il niche dans les clochers des églises de la Renaissance, et défèque sans vergogne sur les gargouilles classées par l'Unesco. Pas très bon pour le tourisme. La municipalité de Moissac a décidé de réagir et veut réduire de manière significative la population de ces animaux dont on estime le nombre à 4 000 individus.

Des caissons de CO2

Pour se faire, le service environnement de la mairie, épaulé par les employés du service technique, a mis en place un système de piège dans les endroits stratégiques. Les lieux de rendez-vous de cet animal social sont bien connus: l'abbatiale et le Trésor public.

Les services municipaux ont donc placé des cages dans lesquelles l'oiseau peut entrer mais ne peut pas sortir. Ils sont nourris pendant quelques jours, puis ils sont capturés et euthanasiés dans des caissons de CO2. En deux ans, près de 3 000 pigeons ont ainsi été supprimés.

Alain Jean, délégué au développement durable de la mairie, défend cette méthode qu'il considère comme la meilleure. «Au début, on avait essayé de les endormir et de les déplacer pendant l'épidémie de grippe aviaire, mais ça n'a pas marché. Puis on jetait des filets, mais le résultat était limité car les pigeons se méfiaient. Aujourd'hui, cette méthode est la meilleure que l'on a trouvée.»

En parallèle, les services municipaux posent des grilles sur les bâtiments municipaux pour éviter que l'animal vienne nicher afin de l'empêcher de se reproduire. «Il faut, à présent, que l'on sensibilise la population à ces problèmes, explique Alain Jean. Nous allons nous donner les moyens réglementaires pour imposer à certains particuliers de fermer les accès à l'air libre.»

F. G.
 


Saint-Crespin-sur-Moine
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Ouest France 11 Novembre 2009 Edition de Cholet

Les pigeons de l'église seront euthanasiés


Le conseil municipal, lors de sa dernière séance, a décidé, par 8 voix pour, 4 abstentions et 2 voix contre, la capture et l'euthanasie des pigeons installés sur l'église. À cet effet, il a retenu le devis de l'entreprise Service Technique d'Hygiène, pour un montant de 1 172, 08 € pour quatre semaines, 2 033, 20 € pour huit semaines. L'intervention sollicitée sera de quatre semaines, prolongée éventuellement de quatre semaines en cas de besoin. Les élus ont également demandé des devis pour l'installation de pics anti-pigeons.
 


Sézanne
Aucune protestation du curé semble-t-il.
Des cages étaient installées dans l'église et le piégeur procédait à des euthanasies. Cette campagne a coûté 80.000 euros. Le site était bien dégagé. Mais trois mois après, les pigeons sont revenus.

www.lunion.presse.fr article paru le : 17 novembre 2009

Les oiseaux morts se ramassent presqu'à la pelle
Sale temps pour les pigeons


De nombreux pigeons auraient cassé leur pipe après avoir cassé de la graine empoisonnée. Le nid du problème pourrait se situer rue des Teinturiers.

TOMBÉS comme des mouches. Les pigeons Sézannais ont vécu des heures bien sombres ces dernières semaines. À défaut de les voir picorer quelques miettes de pain sur un trottoir ou squatter les toits du centre-ville, on trouvait plutôt ces volatiles allongés sur le flanc. Morts.


« Rien à voir avec les pigeons »
Peut-être pas une hécatombe, mais la mortalité des pigeons a visiblement bien augmenté ces dernières semaines. De nombreux Sézannais ont vu ces cadavres de pigeons, plus nombreux qu'à l'habitude. « Nous avons ramassé beaucoup de pigeons morts ces derniers temps », indique un employé municipal chargé du nettoyage des rues. Dernièrement, un courrier a été distribué rue des Teinturiers. « Nous avons eu vent de grains empoisonnés, posés sur la voie publique, rue des Teinturiers, confirme le maire de Sézanne Philippe Bonnotte. Des photos nous ont été données. Nous avons donc envoyé un courrier à tous les riverains pour leur rappeler qu'il est interdit d'épandre des produits dangereux sur la voie publique. Car des enfants ou des animaux domestiques auraient pu en être victime. Mais ça n'a rien à voir avec les pigeons. » Peut-être, mais les questions demeurent et les coïncidences sont décidément étranges. Car la mortalité soudaine de pas mal de pigeons n'a pas grand-chose à voir avec l'arrivée des premiers frimas ou le passage à l'heure d'hiver.

« Dégueulasse »
Quelqu'un aurait-il une dent contre les pigeons sézannais, au point de vouloir les empoisonner ? Du côté de la rue des Teinturiers et des environs, certains habitants affirment ne pas être importunés par ces oiseaux familiers. Quand d'autres comprennent qu'un habitant excédé a donné de la mort-aux-rats aux pigeons, des riverains n'hésitent pas à employer le qualificatif de « dégueulasse », tout en pointant du doigt le bâtiment baptisé « le moulin », un immeuble à l'abandon. La bâtisse n'a plus de fenêtres, et papas et mamans pigeons se font visiblement une joie d'installer leur petite famille dans les appartements vides et tranquilles de l'ancien « moulin ». Il suffit de passer dans la calme rue des Teinturiers pour entendre piailler toute la maisonnée, qui a pris possession des lieux et manque pas d'arroser les alentours de fientes. Et aussi d'agrandir le campement aux combles des immeubles d'à côté. Les plumes et les déjections qui tapissent certains recoins de la rue le prouvent. Les habitants de la rue sont obligés de calfeutrer leur toit, s'ils ne veulent pas que des pigeons entrent chez eux.

Le piégeage vraiment utile ?
« Les pigeons nichent à longueur d'année », indique Cécile Le Roy, directrice de la Ligue de protection des oiseaux en Champagne-Ardenne. Les toits de l'église Saint-Denis sont aussi bien appréciés des volatiles. Y a-t-il trop de pigeons dans la cité des mails ? « Il y a quelques années, nous nous sommes adressés à un piégeur agréé pour s'occuper des pigeons, raconte Philippe Bonnotte. Des cages étaient installées dans l'église et le piégeur procédait à des euthanasies. Cette campagne a coûté 80.000 euros. Le site était bien dégagé. Mais trois mois après, les pigeons sont revenus. On pourrait recommencer mais quelques mois après il y en aurait autant. Et ça reviendrait cher à force. » Et c'est le contribuable qui se sentirait volé. Mais du côté de la rue des Teinturiers et des alentours, le point de vue du maire ne semble pas vraiment partagé, et certains habitants du coin commencent à voir d'un mauvais œil « l'inaction », selon eux, de la mairie. Mais le piégeage, comme l'empoissonnement, ne sert apparemment à rien.
« Plutôt que de s'en débarrasser un par un, mieux vaut installer des nichoirs à des endroits éloignés des habitations, effectuer un suivi des populations, pratiquer des stérilisations, leur empêcher d'accéder aux bâtiments délabrés », explique Cécile Le Roy.

Vaste programme. Seule certitude : celui qui achète de la mort-aux-rats pour se débarrasser des pigeons se fait vraiment pigeonner.

Guillaume TALLON
 


BOZOULS 12
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Centre Presse 15 mai 2009

Battue sous haute surveillance ce matin au clocher de Barriac


C'EST une battue insolite que mène ce matin, à partir de 9 heures, la société de chasse de Barriac, commune de Bozouls. En effet, celle-ci part en chasse aux... pigeons qui envahissent le clocher de l'église.

« On va être très surveillé », admet Pierre Causse, à la tête de la société de chasse. En ligne de mire « la LPO et les écolos », comme il dit, car cette église abrite aussi des choucas classés en espèce protégée. Contacté hier, la Ligue pour la protection des oiseaux de l'Aveyron (LPO) n'était pas au courant de cette battue. Et c'est surtout sur ce point, ce manque de communication, que le bât blesse pour le comité Causse Comtal présidé par Alain Cantaloube. « Pour un petit village comme le nôtre, cela aurait été bien de faire une réunion publique, il y a eu seulement un arrêté qui a été affiché et découvert en début de semaine. On se demande pourquoi une battue de ce genre est menée à l'église de Barriac. On sait bien que les pigeons provoquent des dégradations sur l'édifice mais il y en a très peu et en plus, il y a des choucas à cet endroit ». Effectivement, Pierre Causse reconnaît « qu'il n'y a pas beaucoup de pigeons, environ une vingtaine ». Du côté de la LPO, ce genre de battue a déjà été mené à la décharge Solozard de Villefranche-de-Rouergue, au clocher de la collégiale de ladite bastide, et aurait été évoqué pour Sainte- Radegonde. Cette première pour Barriac n'est donc pas une première pour la LPO qui n'envisage pas de se déplacer ce matin pour constater du (bon) déroulement de la battue, mais prévient : « Il ne faudra pas d'erreur de tir avec la présence de choucas ». Un message d'ores et déjà retenu par la douzaine de chasseurs attendue ce matin pour tirer la vingtaine de pigeons. « Ce sera dur », confie ainsi Pierre Causse. Et Alain Cantaloube de conclure sur l'absence de concertation qui a suscité débat. « Je pense qu'à l'avenir, ils vont changer le fusil d'épaule. » En attendant, ces fusils seront bien posés sur les épaules des chasseurs de Barriac ce matin, pour éliminer ce que les Américains surnomment les rats volants...
 


Nogent-sur-Loir 72
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Presse Océan 23 décembre 2008

Nogent-sur-Loir déclare la guerre aux pigeons


Samedi matin, un abattage de pigeons était organisé à Nogent-sur-Loir.

Suite aux dégâts importants provoqués par les pigeons sur l'église, le maire de Nogent avait informé qu'un abattage aurait lieu samedi, de 9 heures à 12 heures.

Une vingtaine de chasseurs s'était donné rendez-vous aux lieux-dits « La Closière », « L'Ormeau Brûlé », « La Grande Duvandière », « La Remangerie » et près de l'église.

Il était prévu qu'un faucon apprivoisé et préparé à ce genre d'exercice soit présent, mais au dernier moment son propriétaire était malade.

Alors les quelques 200 pigeons qui ont trouvé asile sur et dans le clocher de l'église ont été délogés par d'autres moyens. En effet, des chasseurs sont montés dans le clocher et ont tiré en l'air pour les effaroucher, puis les oiseaux ont été tirés par d'autres chasseurs postés plus loin.

Cela ne suffisant pas, le maire Michel Boulanger a fait carillonner les cloches à toute volée pour obtenir le même effet.

120 pigeons tués

Il faut savoir que les dégâts causés sont nombreux, comme la dégradation de l'horloge qui fonctionne par satellite : les plumes et les fientes abîment le système et un spécialiste doit se déplacer régulièrement. Les murs se salissent beaucoup et le parvis de l'église est parfois impraticable.

C'est avec l'autorisation de la gendarmerie de Château-du-Loir que la fédération des chasseurs et avec l'organisation de Cécile Seraille, du bar-tabac du Gué-de-Mézières, qui avait pris en main la mise en place de cette battue que, en fin de matinée, les chasseurs se sont retrouvés près de l'église avec leurs prises. On pouvait compter environ 120 pièces gisants sur le gazon.
 


PUJOLS-SUR-DORDOGNE 33
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Sud Ouest 19 décembre 2008

Battue aux pigeons


Le maire de Pujols-sur-Dordogne, par arrêté du 8 décembre 2008, a prescrit une battue pour la destruction des pigeons au jardin du tertre et aux abords de l'église. Cette battue aura lieu aujourd'hui ainsi que les 10 et 17 janvier prochains, entre 15 h 30 et 17 h 30. Elle sera dirigée par le président de l'ACCA avec la participation de chasseurs de la commune. Cet arrêté a été transmis au préfet de la Gironde et au commandant de la brigade de Rauzan.
 


Tours
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La Nouvelle République du Centre-Ouest le mardi 02 décembre 2008

2.000 pigeons volent au-dessus de nos têtes


Même s’ils sont capturés en grande quantité, « il ne faut rien lâcher », soutient Pascal Haton. « Un couple de pigeon, c’est une portée de deux petits tous les deux mois. »

Et autant sont capturés chaque année par le service hygiène de la ville. Tours s’est même fait une réputation dans ce domaine.

Le grenier de l’église Saint-Julien n’a plus de secrets pour eux. Eux, ce sont les pigeons bien sûr, qui tentent de pénétrer dans le bâtiment par tous les orifices. Eux, ce sont aussi les agents du service hygiène de la ville de Tours.

Une fois par semaine, ils viennent contrôler et nettoyer les deux cages de capture déposées sur les ouvertures du grenier. « Depuis le début de l’année, nous en avons capturé 225 à Saint-Julien », précise Pascal Haton, agent de maîtrise à la ville de Tours.

Vingt-cinq cages de ce type sont recensées sur la ville. « Nous les déposons dans les lieux publics, mais aussi chez les particuliers qui n’arrivent pas à se débarrasser d’une colonie. » Parce que même si le but n’est pas « d’éradiquer tous les pigeons de la ville », en trop grand nombre, ils peuvent faire de gros dégâts. « Le pigeon biset adore picorer la pierre de tuffeau. Sa fiente bouche les gouttières et salit les greniers, les toitures… » Régulièrement, Pascal Haton et ses collègues interviennent dans les immeubles et maisons du centre-ville, le plus souvent, pour mettre en place des cages de capture. « On met un pigeon à l’intérieur, qui sert d’appelant, avec des grains de maïs. Une fois par semaine, on vient relever les pigeons capturés. » La cage est laissée au minimum pendant six semaines. Cette technique, rodée depuis plus de quinze ans, semble très efficace. « On arrive à capturer jusqu’à 2.000 pigeons dans l’année. » Un système tellement performant qu’il est envié un peu partout en France. « On a formé des agents de Toulouse, de Niort… Récemment, on a reçu une demande de la ville de Villandry. » Ce jour-là, c’est Jean-Claude, adjoint technique, qui est chargé de gravir les petites marches qui mènent jusqu’au grenier de l’église Saint-Julien. Dans la cage, seulement trois pigeons capturés. « C’est une petite pêche aujourd’hui. »

Pascaline Mesnage
la Nouvelle République
 


BLANZAC-PORCHERESSE
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Sud Ouest 18 juin 2008

Les pigeons pris au piège


La municipalité a installé plusieurs cages pour piéger les pigeons.

Les dégâts occasionnés par les pigeons ont fait partie des sujets qui ont animé la campagne électorale en mars dernier. Afin de réguler leur nombre, la nouvelle municipalité a frappé à de nombreuses portes pour trouver une solution. C'est auprès des services techniques d'Angoulême qu'elle a récupéré les plans d'une cage pour capturer les volatiles. «Ce sont nos propres employés municipaux, Gérard Chasseloup et Dominique Benony, qui ont fabriqué trois modèles, indique Jean-François Fauconnier.Et ce, à partir de simples croquis. C'est précieux de disposer de telles compétences», souligne le maire adjoint.

Cent pigeons capturés.

Dans ces cages, rien ne manque. Tout a été pensé pour le confort des pigeons, même s'ils sont ensuite euthanasiés. Ils sont attirés par de la nourriture. Une fois qu'ils ont pénétré dans la cage, ils ne peuvent plus ressortir. «Il s'agit de la méthode la plus efficace et la moins onéreuse», ajoute l'adjoint. L'an passé, la ville d'Angoulême en a capturé plus de 2000. Les cages ont été installées au niveau du bourg, touché par la plus forte concentration de pigeons. Une à l'église, où les plus gros dégâts ont été constatés. L'épaisseur de guano, conjugué à l'humidité de l'édifice, favorise la pousse de graminées sur la toiture. Sans oublier les dommages observés dans le clocher. Une deuxième cage a été déposée à la coopérative, route de Villebois-Lavalette. Une troisième devait être posée dans les entrepôts, en face de la mairie.

En trois semaines, une cinquantaine de volatiles a été capturée. Plus d'une centaine à ce jour, rien qu'au niveau de la coopérative. «Si le projet est concluant, on continuera à utiliser ces cages. Sinon, on lancera une campagne de stérilisation chimique». La méthode semble séduire. Certaines communes ont déjà demandé les plans pour construire leurs propres cages.
 


Dénat
Aucune protestation du curé semble-t-il. Massacre devant les enfants...

Publié le 21/05/2008 par www.ladepeche.fr

La battue aux pigeons effraie les écoliers


Quand les chasseurs battent en retraite devant les écoliers. La scène, plutôt cocasse, s'est déroulée samedi matin, à Dénat.

Une battue aux pigeons était organisée au cour du village.

« J'avais pris un arrêté municipal et averti la gendarmerie. La battue devait se dérouler de 9 heures à midi, mais elle a duré moins d'un quart d'heure », constate le maire, Michel Andral.

Que s'est-il passé ? Un parent d'élève, choqué par les événements, raconte : « Les chasseurs s'étaient postés entre la mairie et l'église, tout près de l'école. Mais à ce moment-là, des enfants étaient dehors en train de faire du sport. Deux pigeons sont tombés dans la cour, sous leurs yeux. La maîtresse a fait rentrer tout le monde. Il a fallu que le directeur sorte pour dire aux chasseurs d'arrêter ces tirs. »

Ce père ne décolère pas : « Je trouve que c'est une honte, que c'est dans ce genre de situation que des accidents arrivent. On ne tire pas quand il y a des enfants dans la cour. Quand j'ai récupéré ma fille de 5 ans à midi, elle m'en a parlé, elle a vu du sang. ça l'a marquée. »

«LES PIGEONS NOUS POURRISSENT TOUT»

Le maire ne nie pas l'incident mais relativise : « A cette heure-là, les enfants auraient dû être en classe. On ignorait qu'ils étaient dans la cour en train de répéter pour le spectacle de fin d'année. Quand le directeur nous a fait part du souci, nous a dit que les enfants avaient eu peur, j'ai suspendu aussitôt la battue. L'inconvénient, c'est que tous les bâtiments se touchent au cour du village. Les chasseurs étaient postés sur le chemin de ronde, de façon à déloger les pigeons de l'église. Honnêtement, après les premiers coups de feu, on pensait qu'ils allaient déguerpir mais ça n'a pas été le cas. »

Le maire de Dénat met en avant les nuisances que causent ces volatiles. « Les pigeons nous pourrissent tout, et depuis longtemps. Ils sont toujours une bonne centaine à rester au clocher en permanence. Les moteurs électriques des cloches, qui nous ont coûté 10 000 ?, reçoivent leurs déjections. »

Mais pourquoi n'avoir pas programmé cette battue un jour férié ? « Le dimanche, ça réveille les gens qui font la grasse matinée », répond le maire.

Le problème reste donc entier, à Dénat ou ailleurs, car on sait que les pigeons adorent coloniser les monuments historiques.

Malgré le raté du week-end dernier, une autre battue aura lieu à Dénat, ce samedi. « Mais cette fois, ce ne sera pas au village. On ira sur deux sites très fréquentés par les pigeons : l'usine de M. Bosc et la ferme de la Girmarié où il y a un ancien pigeonnier. »
 


Blou 49160
courriel de novembre 2007

Le maire de cette commune de 800 habitants a demandé en novembre 2007 à des habitants, chasseurs, de tuer au fusil les pigeons du clocher de l'église récemment rénové. En février le Comte, propriétaire du château des Perrières dont le mur d'enceinte est à deux mètres du pied de l'église côté campagne, continue de tirer sur les pigeons, ceci de préférence l'après-midi lorsque les gens sont au travail ou somnolent.


Auvers-sur-Oise
Aucune protestation du curé. Voir cette page web sur ce massacre.
ne horreur, des cadavres partout par centaines ....

Le Parisien du 27/05/2006

Les travaux condamnent les pigeons dans le clocher


DES DIZAINES de courriers électroniques de protestation ont inondé en début de semaine les adresses mail de la mairie d'Auvers-sur-Oise, expédiés de France et même de Grande-Bretagne ou de Suisse. Une plainte a également été déposée à la gendarmerie. L'émoi général a été provoqué par le sort réservé aux pigeons de l'église connue dans le monde entier grâce à Van Gogh. A la suite de travaux de restauration, les oiseaux se sont retrouvés piégés et prisonniers à l'intérieur du clocher.

L'association de protection des animaux Stéphane Lamart s'est rendue sur place dans l'après-midi du 18 mai. Les témoins ont compté 160 cadavres et estimé que leur intervention avait libéré pas loin de 200 oiseaux encore en vie. « C'était un véritable carnage », rapporte Pascal Cousin, l'un de ses militants.

«C'était horrible»

L'affaire débute en fait le 14 mai, le jour où le nouvel orgue de l'église est béni et inauguré en grande pompe. Bernadette Chirac est parmi les invités, Renaud Donnedieu de Vabres, le ministre de la Culture, également. Un habitant d'Auvers, Jean-Pierre Comellas, qui assiste à la cérémonie est quant à lui intrigué par le ballet affolé d'oiseaux enfermés dans le clocher et qui se cognent contre les grillages pour chercher à s'échapper.

Le beffroi vient juste d'être obturé dans le cadre de travaux de restauration dont la première tranche (chiffrée à 300 000 ) s'est achevée le 11 mai. « Je pensais qu'il y avait une dizaine de pigeons prisonniers et j'ai prévenu le lendemain les services techniques de la ville », raconte Jean-Pierre Comellas. Il était alors question d'acheter du poison pour régler le problème. « J'ai eu un peu mauvaise conscience en repensant à cette solution, ajoute l'habitant. J'ai contacté une association de protection animale. » Avec l'aide des représentants de la commune, le beffroi est alors ouvert le jour suivant. « C'était horrible, confie encore Jean-Pierre Comellas. Beaucoup d'oiseaux étaient trop affaiblis pour s'envoler d'eux-mêmes. Cinq pigeons sont morts dans mes mains. » Les intervenants ont récupéré et soigné 35 volatiles, fragilisés et incapables de repartir tout seuls. Une boîte-piège a ensuite été posée, ce qui a permis de libérer 25 autres pigeons au cours de ces derniers jours.

Le maire socialiste d'Auvers, Jean-Pierre Béquet, se dit surpris par les proportions que prend l'affaire. « C'est délirant. Ils ont vu des cadavres et se sont fait un film, dénonce-t-il. Le beffroi était colonisé par les pigeons, ce qui était la cause d'une très grande dégradation. Nous devions protéger le patrimoine en réalisant les travaux. » Une position avec laquelle Jean-Pierre Comellas est totalement d'accord. « Il ne faut plus laisser les oiseaux s'installer dans le clocher. Mais il n'était quand même pas difficile de leur permettre de sortir pendant les travaux. C'est révoltant d'avoir procédé de la sorte. » Un membre de l'association Stéphane Lamart a rendez-vous avec le maire vendredi prochain. Jean-Pierre Béquet a par ailleurs demandé l'insertion d'un droit de réponse sur le blog de Pascal Cousin, dans lequel il décrit son opération de sauvetage.

Claire Guédon
 


Agen-d'Aveyron aux portes de Rodez
Aucune protestation du curé semble-t-il.

Article paru sur le Midi Libre le 15/01/06

Une chasse originale


"Une chasse originale était organisée, hier, à Agen-d'Aveyron, aux portes de Rodez. Elle avait pour but de maîtriser une population de pigeons surabondante qui cause des dégâts aux semailles, mais aussi au centre du bourg où les volatiles importuns ont élu domicile au sommet du clocher de l'église, ainsi que dans la tour carrée d'un particulier. L'opération était encadrée par la brigade de gendarmerie de Pont-de-Salars, et c'est la société de chasse de la commune qui a été chargée de tirer au plomb l'escadrille de pigeons récalcitrants. Six groupes ont été répartis à différents emplacements du village. Ils ne pouvaient abattre les pigeons qu'en l'air. Il s'agissait donc de les effrayer pour qu'ils prennent leur envol. Plus d'une centaine d'oiseaux peuplant leurs repères agentels, ont ainsi essayé, jusqu'à la tombée de la nuit, d'échapper aux coups de fusil."
 


Ville-Saint-Jacques
courriel du 05 décembre 2005

J'ai découvert dans mon jardin un nombre impressionnant d'os. Je me suis aussi vite aperçu que beaucoup de pigeons restaient immobiles et finissaient par mourir... Ils sont tout ébouriffés, ont du mal à voler et généralement, au bout de 3 jours, meurent. Au tour de l'église, on trouve des cadavres un peu partout... Je suis donc allée sur internet me renseigner et apparemment, il s'agirait d'empoisonnements... Depuis 15 jours, cette situation recommence et chaque semaine, je ramasse des pigeons morts... Je suis de nouveau retournée à la mairie afin de le signaler, mais, comme l'année dernière, on m'a répondu que personne n'était au courant et n'empoisonnerait les pigeons...


mail reçu
le 02 juillet 2005

"hier je suis montée dans une tour de l'église a coté de chez-moi pour voir le faucon crécerelle qui niche sur la flèche d'en face.. j'ai été horrifiée.. sur chaque marche et il y en a!! il y avait des pigeons morts.. soit disant que des gens laissent les portes ouvertes puis certains les referment et les pigeons sont emprisonnés.. je vais essayer de contacter le curé.. c'était horrible.. quel calvaire pour ces pauvres pigeons.."
 




L’Eglise catholique et la Corrida



« Je crois à la vertu purificatrice de la corrida.
Je crois à cette fonction que le Grecs appelaient la catharsis,
qui nous lave de nos pulsions, de nos violences intérieures.
»
Mgr Bruguès,
Secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique

En 1567, saint Pie V promulguait la bulle « De Salute Gregi Dominici » qui condamnait sans appel les jeux taurins. Il était même question de les abolir et de priver de sépulture chrétienne ceux qui trouveraient la mort dans les combats contre les taureaux.

« 1-En de nombreuses villes et autres lieux, on ne cesse d'organiser des spectacles privés ou publics consistant en courses de taureaux ou d'autres animaux sauvages, destinés à faire exhibition de force et d'audace, courses qui occasionnent fréquemment des accidents mortels, des mutilations et sont un danger pour les âmes.

2- Pour Nous, donc, considérant que ces spectacles où taureaux et bêtes sauvages sont poursuivis au cirque ou sur la place publique sont contraires à la piété et à la charité chrétienne, et désireux d'abolir ces sanglants et honteux spectacles dignes des démons et non des hommes et d'assurer avec l'aide divine, dans la mesure du possible, le salut des âmes, à tous et à chacun des princes chrétiens, revêtus de n'importe quelle dignité, aussi bien ecclésiastiques que profane, même impériale ou royale, quels que soient leurs titres et quelles que soient la communauté ou la république auxquelles ils appartiennent, Nous défendons et interdisons, en vertu de la présente Constitution à jamais valable, sous peine d'excommunication et d'anathème encourus ipso facto, de permettre qu'aient lieu dans leurs provinces, cités, terres, châteaux forts et localités des spectacles de ce genre où l'on donne la chasse à des taureaux et à d'autres bêtes sauvages. Nous interdisons également aux soldats et aux autres personnes de se mesurer, à pied ou à cheval, dans ce genre de spectacle, avec les taureaux et les bêtes sauvages.

3- Si quelqu'un vient à y trouver la mort, que la sépulture ecclésiastique lui soit refusée.

4- Nous interdisons également sous peine d'excommunication aux clercs, aussi bien réguliers que séculiers, pourvus de bénéfices ecclésiastiques ou engagés dans les Ordres sacrés, d'assister à ces spectacle. »



Un rapide examen des données historiques nous fournit des renseignements intéressants, puisqu’en l’absence de sources fiables, de nombreuses thèses perdurent s’agissant de l’origine de la corrida. Ce que l’on peut affirmer, c’est que les premiers jeux taurins, sont sans doute une survivance des sacrifices d'animaux pratiqués dans les cultures primitives, et apparaissent tout d’abord probablement à Rome [3], puis ne resurgissent vraiment dans le sud de l’Europe que vers les XIe ou XIIe siècles, dans un contexte précis : la noblesse guerroyant à cheval y voyait une excellente possibilité de s'entraîner. Le Comte de Las Navas (1855-1935) considérait que l’origine de la corrida était intimement liée avec les premiers temps de l'humanité, faisant référence aux chasses préhistoriques de l'aurochs pour expliquer la survivance des jeux taurins en Espagne. Ces jeux, en ce pays, s’imposèrent d’ailleurs peu à peu en divers lieux et en de nombreuses occasions (fêtes pour célébrer la venue d'un personnage important, canonisation d'un saint, consécration d’un évêque, etc.). On aménageait, pour la circonstance la plaza del toro avec des gradins de bois et la population s’y retrouvait pour communier au spectacle de bravoure de quelques téméraires audacieux, qui venaient défier des bêtes sauvages possédant une énergie exceptionnelle.


La bénédiction de l’Eglise catholique

Le clergé catholique espagnol, qui constatera l’engouement pour ces fêtes et qui s’interrogea sur la manière d’en circonscrire les tendances excessives, fera mieux à l’époque que soutenir les traditions taurines, il ira jusqu’à les bénir et leur conférer, intelligemment, un caractère religieux qu’elles ont encore conservé. On trouve, par exemple, dans un livre de la Société du Saint Sacrement de l’église paroissiale de Saint Pierre de Valladolid, un texte expliquant que cette Société offrira régulièrement « des jeux taurins ». Des Tiers Ordres, pour marquer les réjouissances liées à leur fondation, organisèrent des fêtes où l’on se livrait à la corrida ; certaines Confréries, comme Notre Dame de Sabor à Caceres, n’admettaient en leur sein que des « chevaliers courant les taureaux ». Lors de la béatification de sainte Thérèse d’Avila, en 1614, on organise trente courses lors desquelles cent taureaux sont mis à mort. Il en va de même lors de la canonisation de saint Ignace de Loyola, de saint François Xavier, de saint Isidore le Laboureur en 1622, de saint Thomas de Villeneuve en 1654.

Les liens entre l’Eglise et la corrida vont donc se resserrer étroitement, et l’on verra même éclore ce que l’on pourrait appeler « les miracles taurins » : Baltasar de Fuensalida en 1612 à Tolède, désarçonné par un taureau lors d’une corrida, invoque Notre Dame de l’Espérance pendant qu’il est encorné et guérit de ses blessures. Saint Pierre Regalado, patron de Valladolid, arrête un taureau furieux par son regard. Sainte Thérèse d’Avila elle-même, apaise deux taureaux qui viennent à ses pieds et qu’elle caresse.

De leur côté, les très catholiques monarques espagnols n’étaient pas reste, et semblaient eux aussi apprécier ces pratiques. C'est ainsi que l'Empereur Charles-Quint (1500-1558) fut si heureux de la naissance de son premier enfant qu'il descendit dans l'arène de Valladolid pour y combattre et tuer un taureau sauvage. De ce fait, les corridas sous Charles II, au XVIIe siècle, deviendront un vrai phénomène de société. Les conquérants espagnols introduisirent même les jeux taurins en Amérique Centrale et du Sud. En 1529 le conquistador Cortes y importe les taureaux, et plus encore qu'en Espagne, la tauromachie aura le soutien de l'Eglise. Les Indiens l'appréciaient et considéraient qu’il y avait là un équivalent de leurs rites. Et même en Italie, séduit par cette vogue, César Borgia, fils du pape Alexandre VI, introduit la corrida pour la mettre au programme de ses divertissements favoris. Seule l’accession au trône d’Espagne d’un français, Philippe d'Anjou, le petit fils de Louis XIV, fera que l’on interdise un court temps aux seigneurs d'y participer, d'autant que les corridas de l'époque étaient bien plus dangereuses pour les hommes que celles d'aujourd'hui, et n’étaient pas sans danger pour les spectateurs, Francisco Goya, ayant représenté un accident survenu au cours d’une de ces fêtes, et entraîné la mort de l’alcalade de Torrejón.


L’Eglise et le développement de l’"art" taurin

C’est d’ailleurs à un ecclésiastique, Don Gregorio de Tapia y Salcedo, que se codifie avec en 1643, la publication du Traité d’équitation et diverses règles pour toréer, la tauromachie à cheval réservée à la noblesse.

Par ailleurs, le célèbre taureau de Miura, aux caractéristiques exceptionnelles, qui est encore de nos jours le prince des arènes, fut formé au départ par un prêtre, Marcelino Bernaldo de Quiros, curé de Rota, qui croisa les vaches andalouses des pères dominicains du couvent de San Jacinto, avec des toros navarais, race qui provient elle-même des moines de la Très Sainte Trinité de Carmona.

Les spectacles taurins vont donc devenir un élément central des festivités en Espagne, et se dérouleront de plus en plus sur les places publiques afin de célébrer victoires, fêtes patronales ou événements religieux. Ceci fera émerger une tauromachie pédestre et populaire, très peu réglementée, pratiquée lors des fêtes religieuses, avant que, de 1730 à 1750, la corrida ne se codifie, faisant apparaître les trois « tercios » et surtout les passes à l'aide de la muleta. Les premières arènes permanentes sont édifiées, et de semi-sauvage, le taureau devient domestique et connaît les premières sélections génétiques pour en faire un combattant adéquat, sachant que les élevages sont tenus par des religieux (Dominicains, Chartreux), même si à terme, les élevages laïcs imposeront la suprématie du taureau andalou.


Saint Pie V et la bulle « De Salute Gregi Dominici »

Toutefois, devant l’engouement excessif du peuple pour l’art taurin, en 1567, saint Pie V promulguait la bulle « De Salute Gregi Dominici » qui condamnait sans appel les jeux taurins. Il était même question de les abolir et de priver de sépulture chrétienne ceux qui trouveraient la mort dans les combats contre les taureaux.

Les termes de la bulle papale étaient extrêmement clairs :

« 1-En de nombreuses villes et autres lieux, on ne cesse d'organiser des spectacles privés ou publics consistant en courses de taureaux ou d'autres animaux sauvages, destinés à faire exhibition de force et d'audace, courses qui occasionnent fréquemment des accidents mortels, des mutilations et sont un danger pour les âmes.

2- Pour Nous, donc, considérant que ces spectacles où taureaux et bêtes sauvages sont poursuivis au cirque ou sur la place publique sont contraires à la piété et à la charité chrétienne, et désireux d'abolir ces sanglants et honteux spectacles dignes des démons et non des hommes et d'assurer avec l'aide divine, dans la mesure du possible, le salut des âmes, à tous et à chacun des princes chrétiens, revêtus de n'importe quelle dignité, aussi bien ecclésiastiques que profane, même impériale ou royale, quels que soient leurs titres et quelles que soient la communauté ou la république auxquelles ils appartiennent, Nous défendons et interdisons, en vertu de la présente Constitution à jamais valable, sous peine d'excommunication et d'anathème encourus ipso facto, de permettre qu'aient lieu dans leurs provinces, cités, terres, châteaux forts et localités des spectacles de ce genre où l'on donne la chasse à des taureaux et à d'autres bêtes sauvages. Nous interdisons également aux soldats et aux autres personnes de se mesurer, à pied ou à cheval, dans ce genre de spectacle, avec les taureaux et les bêtes sauvages.

3- Si quelqu'un vient à y trouver la mort, que la sépulture ecclésiastique lui soit refusée.

4- Nous interdisons également sous peine d'excommunication aux clercs, aussi bien réguliers que séculiers, pourvus de bénéfices ecclésiastiques ou engagés dans les Ordres sacrés, d'assister à ces spectacle. »

Philippe II, conscient de la passion de son peuple pour la tauromachie, ne fera ni enregistrer ni publier cette bulle en Espagne, et négociera avec le successeur de saint Pie V, Grégoire XIII, qui décida finalement de lever l’interdiction pour les laïcs, bien qu ‘en 1583, Sixte V rétablira les sanctions, que lèvera de nouveau définitivement le pape Clément VII en 1596. Ainsi en Espagne, comme en France, la religion catholique et la tauromachie, même si en 1489 Tomàs de Torquemada avait condamné la corrida comme « spectacle immoral et barbare, inique et cruel », opéraient une rencontre originale, qui allait faire que l’art taurin et les pratiques de l’Eglise deviendraient indissociables On vit donc s’adjoindre de façon permanente aux arènes, des chapelles, où des messes étaient célébrées avant les corridas, les toreros revêtus de leur habit de lumière, effectuant leurs dévotions, priant leurs saints tutélaires, et faisant plusieurs fois sur eux le signe de la Croix avant de pénétrer dans l'amphithéâtre, alors même que des prêtres étaient affectés aux lieux de cultes construits à l’intérieur des arènes.


Situation actuelle de la corrida dans un monde déchristianisé et anti-traditionnel

Il n’y a pas à présent en Espagne, dans un monde de plus en plus déchristianisé, une procession de reliques ou une fête religieuse qui ne soit suivie ou précédée de corridas. Il existe des Confréries religieuses de toreros qui portent pendant la Semaine Sainte la Vierge de la Solitude, de la Merci, de la Rosée ou des Douleurs. Il existe un élevage très réputé de taureaux, près de Salamanque, créé par le curé de Valverde et dans la plupart des plazas, qui possèdent une chapelle attenante, les toreros sont bénis, comme à Nîmes, par un « aumônier » des arènes.


Source - information en copié/collé de cette page pro corrrida : http://www.la-question.net/archive/2009/06/03/l-eglise-catholique-et-la-corrida.html
 




LA CHASSE A COURRE LA SAINT-HUBERT



office religieux
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le 26/11/2009 04:09 LaDepeche.fr

Cardeilhac. Une chasse à courre pour saint Hubert


Saint-Hubert, le patron des chasseurs a été honoré par le Rallye Nore du maître d'équipage Jean Pierre Cathala et le Rallye Comminges Avance qui pratiquent la chasse à courre régulièrement à Cardeilhac.



Cette année, la messe de la Saint-Hubert a été célébrée sous la futaie près de la maison de l'arboretum.

Promeneurs et habitants de la commune ont assisté à cette cérémonie ponctuée des sonneries des trompes. Le laisser-courre dans la voie du chevreuil s'est déroulé l'après-midi dans la forêt domaniale de Cardeilhac.
 


LA SAINT-HUBERT
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Documentaire 2006 co-produit par ARTE France

La Saint-Hubert commence par une messe.


En ce début d'automne, Philippe Dulac, le maître d'équipage, fait son grand retour au Normand Piqu'hardi dont il avait raté les premières chasses. Marie est tendue. Dans quelques jours doit avoir lieu la Saint-Hubert, saint patron des chasseurs, qu'on célèbre au début du mois de novembre. Cette journée marque traditionnellement l'ouverture symbolique de la chasse. Pour la première fois de la saison, les boutons revêtiront la tenue de l'équipage, avec ses couleurs, bleu marine et parements rouges. Avant la Saint-Hubert, les veneurs se contentent en effet d'une tenue classique d'équitation. Marie et Philippe s'activent pour que la Saint-Hubert, événement d'importance pour l'équipage, se déroule sans anicroche.

La Saint-Hubert commence par une messe. Précédé du prêtre, l'équipage, au complet et en grande tenue, entre en procession dans l'église. La disposition de celle-ci est révélatrice des clivages sociaux autour de l'équipage. Les premiers rangs sont réservés aux boutons, hommes et femmes séparés, les rangs suivants aux invités : anciens membres de l'équipage, amis, corps constitués (préfecture, armée, gendarmerie, ONF) en grand uniforme, etc. Les rangs du fond et les travées de côté accueillent la population locale et les suiveurs.

La cérémonie s'achève par la bénédiction de la meute par le curé. Cette proximité entre l'église et la vènerie rappelle à quel point la chasse à courre était liée jadis à l'aristocratie catholique. La messe de Saint-Hubert est une tradition dans pratiquement tous les équipages, quelle que soit la confession, ou l'absence de confession, des boutons ou du maître d'équipage.

La Saint-Hubert est également le jour d'intronisation des nouveaux membres. C'est donc un grand jour pour Valérie et Bruno, deux nouveaux arrivants à l'équipage.

Après la messe, tout le monde se retrouve auprès d'un buffet campagnard, dressé au milieu de la place du village. C'est l'occasion pour Philippe de prononcer un discours dans lequel il fait l'éloge de la ruralité et des campagnes françaises. La vènerie donne parfois l'image d'une France figée dans le temps.

Ensuite commence la chasse proprement dite. Les chasses de Saint-Hubert rassemblent souvent beaucoup de monde. L'équipage est au complet, les suiveurs sont foule. Pour Philippe et Marie, cette chasse est un peu particulière. Ils n'ont pas vraiment le loisir de la suivre pleinement tant ils doivent veiller à leurs invités. La journée s'achève par un dîner dans le pavillon de l'équipage, où nous retrouverons maîtres d'équipage, boutons, invités mais auquel la plupart des suiveurs n'ont pas accès.
 


Hubert de Liège
Il est étonnant que les chasseurs s'y réfèrent quand on lit dans sa légende que le fait de pourchasser les bêtes sauvages est une vaine passion qui damne pour l'éternité. Il est encore plus étrange, voire ubuesque que l'église catholique célèbre la Saint Hubert des chasseurs.

Wikipédia le 06/08/2010

La légende de saint Hubert


Hubert de Liège, l'un des saint Hubert (° entre 656 et 658, †30 mai 727) est un saint chrétien, évêque de Tongres et de maastricht. Il est fêté le 3 novembre en Orient et en Belgique, le 30 mai en France.

Depuis le XVe siècle on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu'il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu'il n'avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n'ayant trouvé personne pour l'accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie. À cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire. En effet, celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.

Hubert se mit à pourchasser le cervidé mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l'animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :

Hubert! Hubert! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ?

Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision :

Seigneur ! Que faut-il que je fasse ?

La voix reprit :

Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée.

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :

Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse.
Je ferai pénitence, puisque vous le voulez.
Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous!



Sa mort

Hubert mourut le 30 mai 727 à Tervuren (non loin de Bruxelles) et il fut enseveli à la collégiale Saint-Pierre de Liège. Le 3 novembre 743, Floribert, qui lui avait succédé comme évêque de Liège, porta ses reliques devant l’autel. C’est à l’anniversaire de cette cérémonie que fut fixée sa fête.

Cependant, la dépouille du saint n’est pas destinée à demeurer à Liège. Un siècle après la mort du saint, l’évêque Walcaud décide, en 825, de donner une partie de ses reliques au monastère d’Andage dans les Ardennes, qui prit le nom de Saint-Hubert. C’est là que se développa la légende du saint, qui d’évêque fut transformé en jeune seigneur chasseur.

Dans ce monastère, on élevait une race de chiens qui prit son nom, et on invoqua le saint contre la rage. Il est également le saint patron des chasseurs et des forestiers
 
 




François d'Assise, un saint ami des bêtes



Saint François d'Assise (1182-1226), populairement appelé le "Saint aux oiseaux" au siècle du romantisme, est renommé depuis toujours pour son amour extraordinaire des animaux: oiseaux, poissons, fourmis, abeilles, lapins, agneaux, loups.

Pourquoi les aimait-il ? D'abord, parce qu'ils sont créatures de Dieu. Il se plaisait à les appeler "frères" et "sœurs", puisqu'ils ont pour origine le même Créateur. On dit qu'il avait une prédilection pour les animaux souffrants et pour ceux, qui, comme les agneaux, lui rappelaient le Sauveur.

L'amour de François pour les animaux est à situer dans le contexte de sa vie: le Petit Pauvre d'Assise avait appris à s'émerveiller de tout, au terme de sa découverte du Seigneur. Son fameux poème, le "Cantique des Créatures", chante le Créateur de tous les êtres. C'est à cause de cette attention générale à notre "sœur notre Mère la Terre", qu'il a été proclamé "patron céleste des écologistes", le 29 novembre 1979.

Saint Bonaventure écrit à ce sujet :

"À force de remonter à l'Origine première de toutes choses, il avait conçu, pour elles toutes, une amitié débordante...À la Portioncule, on offrit à l'homme de Dieu une brebis, qui suivait les frères à la chapelle, et qui, - sans avoir été dressée,- faisait la génuflexion, poussait quelques bêlements devant l'autel de la Vierge, se prosternait à l'élévation... À Greccio, un lièvre préférait venir se blottir sur la poitrine de François, qui le caressait affectueusement...

Près de Venise, les oiseaux faisaient un tel vacarme durant la prière des frères que François les fit taire jusqu'à la fin des Laudes. Ils lui obéirent...À Sienne, un faisan reprit à manger et à battre des ailes en compagnie de François. À l'Alverne, les oiseaux étaient si nombreux autour de sa cellule qu'il interpréta cette farandole comme un appel à résider à cet endroit. Un faucon réveillait François pour la prière...

À Greccio, où la ville était aux prises avec les meutes de loups féroces et la grêle qui ravageait les vignes, François appela tout le monde à la conversion, -c'était le prix à payer pour être délivrés de ces fléaux. Les habitants de la ville furent témoins de la marche du saint dans la forêt, pour aller au devant du méchant loup, qui mit sa patte dans la main de François, après s'être engagé par pacte à ne plus faire de mal à personne."


De nombreux autres récits parlent de l'attention de frère François pour les vers de terre, les fourmis, les abeilles, les araignées, les cigales, toutes sortes d'oiseaux (rossignols, hirondelles, tourterelles, rouge-gorge, alouettes, corneilles), les lapins, les chevaux, les ânes, les chevreuils et les renards...




Savais-tu que...

Le savez-vous ? Depuis le XIXe siècle, tous les Papes ont encouragé la protection animale:
"Le monde animal, comme toute la création, est une manifestation de la puissance de Dieu, de sa sagesse et de sa bonté, et comme tel, mérite le respect de l'homme. Tout désir inconsidéré de tuer des animaux, toute inhumanité, toute cruauté ignoble envers eux doivent être condamnés... L'Église Catholique s'efforce d'exercer son influence sur les individus et l'opinion publique pour assurer l'acceptation de ces principes".
(Pie XII, aux représentants des sociétés protectrices internationales, novembre 1950)

En 1979, le Pape Jean-Paul II a officiellement proclamé saint François d'Assise Patron Céleste des écologistes.
"Il m'est agréable de me trouver avec vous, méritants écologistes, et volontiers je vous adresse mon encouragement pour l'œuvre que vous accomplissez pour la sauvegarde du patrimoine de la nature et la protection des animaux...Que le Seigneur vous assiste et vous accorde d'abondantes récompenses dans votre noble et méritoire engagement".
(Jean-Paul II, aux représentants des sociétés protectrices italiennes, novembre 1981).  




L'ATTITUDE DES CHRETIENS FACE A LA PROTECTION ANIMALE



Courriel reçu
Un texte sans langue de bois.

07/08/2010

ce n'étaient que des paroles et une attitude de politicien


Bonjour,

Félicitations pour votre beau site. Une remarque cependant. Vous écrivez que tous les papes ont parlé pour les animaux...hélas ce n'étaient que des paroles et une attitude de politicien. J'ai été catholique plus de 35 ans et croyez-moi, je sais de quoi je parle. Jean Paul II lorsqu'il rencontrait des biologistes, affirmant que les animaux sont au service de l'homme et l'Eglise, a toujours suivi Thomas d'Aquin en ce qui concerne les animaux. Savez-vous que dans le catéchisme le pape bénit le fait de porter des animaux en vêtements, d'en manger et de pratiquer la vivisection que celle-ci se pratique d'ailleurs dans toutes les universités et hôpitaux catholiques. J'ai fait à ce sujet une enquête auprès de plusieurs prêtres, qui tous m'ont répondu qu'il n'y a rien d'immoral à inoculer nos maladies aux animaux! Dans son dernier petit livret le cardinal Danneels affirme que les chiens sont des objets de dressage ! Et tous les fermiers et éleveurs catholiques n'ont aucun scrupule à posséder des élevages en batteries, conditionnés par leur Eglise ils sont incapables de voir le rapport entre leurs funestes métiers et leur foi !! Alors lorsque je vois que les papes ont défendu les animaux, je me révolte, tant c'est faux dans la réalité! Je vous conseille à ce sujet de lire mon livre "Parcours d'une révolutionnaire" paru sur Internet chez Edilivre!

Voilà un extrait de ce livre :

Le pape Benoit XVI a remis le chapeau d’hermine à l’honneur comme ses prédécesseurs du Moyen-âge. Il ne dénonce pas les sacrifices sanglants pratiqués lors des fêtes de Noël (dindes, foie gras, homards, pattes de grenouille etc…) par exemple, ni la chasse, ni la vivisection pratiquée dans les universités !!!

Le pape Jean-Paul II a rappelé, il y a quelques années, que les animaux étaient bien au service de l’homme.
Ceci rejoint la pensée, entre autres, de « Saint » Thomas d’Aquin :
« Le principe de l’amour ne s’étend que sur Dieu et nos prochains. Les animaux ne sont pas le prochain de l’homme parce qu’il leur manque la vie raisonnable (…). L’amour est une forme de l’amitié. Ces conditions nécessaires sont l’amour du bien dont les animaux ne sont pas capables, et la communauté de sensations, qui n’est pas possible entre les êtres raisonnables et non raisonnables. Les choses qui sont inférieures servent à celles qui sont supérieures : les plantes servent de nourritures aux animaux. Les animaux servent de nourriture aux êtres humains. Il n’est donc pas défendu de tuer les animaux pour le bien des hommes conformément aux commandements divins. (Summa theologiae, 2, 2. 25)».

Voici, un autre son de cloche venant du docteur Pasquini auquel j’adhère totalement :
« Noblesse oblige : oui, mais à quoi ? Au respect envers toutes les formes de vie végétale et animale, c’est-à-dire envers toutes les espèces qui nous ont précédés dans l’évolution, et sans lesquelles notre existence n’aurait pas pu être possible. Cette noblesse a sa raison d’être, car, n’en doutons point : notre survie, comme celle de tout animal, dépend en dernier lieu, du monde végétal qui constitue la base même de toute chaîne ou tout réseau alimentaire. Notre appareil digestif nous permet de nous nourrir convenablement et exclusivement du monde végétal. Tuer un animal est donc d’abord superflu et est, en outre, un acte incompatible avec les aspirations intellectuelles et spirituelles de notre espèce.

Si, tuer un animal dans un contexte d’autodéfense est encore acceptable, l’abattre pour en retirer des protéines, des graisses, des connaissances scientifiques, des plaisirs gustatifs, etc … ne l’est plus, et ceci d’autant plus que ces raisons sont bien banales par rapport à la souffrance et à la perte de vie d’un animal, être sensible et conscient. Ne nous trompons pas; tout animal est capable de souffrir, et il n’y a aucune justification morale de mépriser sa vie, de négliger sa souffrance, de banaliser sa mise à mort et de mutiler son cadavre pour en faire des délicatesses carnées. Toute éthique qui se veut universelle, objective et compatissante, se doit de respecter les intérêts semblables de tous ceux, animaux humains et non humains qui sont affectés, directement ou indirectement pas nos actes. Une telle éthique ne peut être que centrée sur un principe d’égalité qui accorde autant d’importance à l’intérêt légitime d’un animal d’éviter la souffrance qu’à l’intérêt légitime d’un homme … Et même si la mise à mort systématique et organisée de ces milliards de bêtes innocentes s’effectuait sans la moindre peine pour elles, nous en sommes, hélas, loin, très loin de là, nous n’aurions aucune raison d’être fiers d’avoir transformé la terre en un abattoir gigantesque. Et que dire alors de ces animaux tués par plaisir à la chasse ou pour les spectacles, corridas, combats de coqs, de ces animaux sauvages enfermés dans les cirques etc … et de cette horrible vivisection. Indifférents aux intérêts et aux droits légitimes des animaux nous perpétuons à chaque repas carné un massacre dont l’envergure nous échappe et qui trahit notre profond mépris de nombreuses espèces animales. Ne sont-elles pas nos compagnons sur la route de l’évolution ? »


Le docteur Pasquini ne prétend pas lui, contrairement aux papes d’être inspiré du St-Esprit … et on peut voir le fossé qui sépare ces deux visions des choses. Le docteur Pasquini représente ce nouveau monde qui naît sous nos yeux tandis que les Eglises ne sont que de vieilles outres à mettre au rebut !

En 1985, lors d’une réunion de biologistes, le pape Jean­ Paul II alla même jusqu’à prononcer cette phrase :
«Il est certain que les animaux ont été créés pour servir l’homme ».
Cela signifie donc qu’ils peuvent être utilisés pour toutes les expériences.
«Ainsi le pape n’est pas seulement favorable à ce que, chaque jour, dix fois plus d’animaux soient abattus que le nombre de Juifs assas­sinés pendant la seconde guerre mondiale; il approuve également le fait que les animaux servent de cobayes et donne ainsi sa bénédiction à des milliers de Mengele pour animaux» (Extrait du journal de Franz Weber).

Au tout début de mon cheminement, j’avais appris à l’Arche la non­ violence, le végétarisme, la culture biologique, les médecines douces ... toutes choses qui respectent la terre, les animaux, la nature. J’étais très étonnée de n’avoir jamais été informée sur ces sujets, ni par les religieuses, ni par les prêtres auxquels avait été confiée mon éducation.

Dès mon installation à Gages, la conscience déjà plus en éveil, je fus frappée par les actes de gens dits «chrétiens», par leurs gestes en totale contradiction avec le respect de la nature.

En réponse à mes questions, le curé s’empressait de retourner aux «autres chats qu’il avait à fouetter» et les protestants me remettaient prestement à ma place, «Bible en mains» comme ils disent.

Que voit-on à la campagne ? Des animaux maltraités, enfermés à vie; des terres pulvérisées jusqu’à l’empoisonnement par des engrais, des pesticides et des herbicides; des chasseurs fiers de leurs carnages; de cossues paroissiennes paradant dans leurs manteaux de fourrure.

Et ce sont ces chrétiens qui, au cours des cérémonies de Noël, de Pâques ou de la Trinité, entonnent en chœur : «Aimons-nous comme Dieu nous aime ...» et à qui le curé promet le paradis s’ils sont de bons catholiques, c’est-à-dire s’ils prennent l’hostie au moins une fois l’an et s’ils viennent assidûment à la messe du dimanche. Un jour, le journal «Le Sillon Belge» publia sous la signature de l’abbé Bonmariage un article qui présentait «les agriculteurs et les agricultrices comme étant des Ambassadeurs du Christ sur cette Terre». Ce mes­sage, paru peu avant les fêtes pascales, trônait au voisinage de photos exposées en l’honneur d’une entreprise d’élevage de poules en batterie et d’autres publications vantant l’efficacité des engrais chimiques. De là m’est venue l’idée du titre de ce premier livre « Ces chrétiens, Ambassadeurs du Christ ! »

Ainsi en­couragés par leur Église, pourquoi les fermiers changeraient-ils leurs gestes funestes dont, la plupart du temps, ils ne sont d’ailleurs pas conscients. Je n’ai jamais remarqué qu’un curé fit aux fermiers qu’il visitait le moindre reproche concernant le martyre de ces veaux qui, enfermés toute leur vie durant, expriment leur tristesse par de perpétuels gémissements.

Dernièrement, choquée à la vue d’un cirque installé sur la place et le parvis de l’église de la Sainte Vierge de Brugelette, j’appelai le curé de cette paroisse, l’abbé Lefébure, et lui dit ceci, après m’être excusée de le déranger : « pourrais-je connaître votre sentiment concernant les animaux exploi­tés par les cirques, pour notre plaisir ? »
- « Je n’en pense rien, cela s’est toujours fait ».
« Mais, lui dis-je, les animaux, comme toute la création ne sont-ils pas une oeuvre de Dieu dont nous avons la responsabilité ? »
-« Ne mangez-vous pas de viande ? »
« Non, je suis végétarienne. Mais notez que je ne vous ai pas interpellé sur votre viande, je le pourrais, mais bien sur la souffrance que certains infligent aux animaux pour notre plaisir égoïste ».
-« Ce sont les hommes qui sont importants ».
« Alors que pensez-vous de l’empoisonnement des hommes à cause du traitement des terres par les pesticides, par exemple ? »
-« Nous n’allons tout de même pas retourner à l’âge de la pierre; pensons plutôt au Tiers-monde ».
« Mais précisément, c’est nous qui exploitons le Tiers-monde ».
-« Vous me faites perdre mon temps. Ceci ne m’intéresse pas »
Et il a claqué le téléphone. Évidemment, si je l’avais sollicité pour célébrer une messe ou un baptême, il en eut été autrement.

Une autre fois, j’appris par des amis ornithologues que, désirant observer des chouettes dans des clochers d’églises, ils y découvrirent des pigeons morts de faim et de soif, certains s’étant même «suicidés» en se fracassant sur les murs et les treillis qui avaient été placés pour les empêcher d’entrer : messieurs le curé et les ouvriers n’avaient pas pris la peine de chasser au préalable les oiseaux qui se trouvaient à l’intérieur. Une lettre de nos amis alla jusqu’à l’évêché d’où on répondit que cela n’était pas du ressort de l’évêque, puisque non pastoral, et on renvoyait nos amis devant le conseil de la fabrique d’église.

J’ai retrouvé dernièrement un petit livre prêté par des amis catho­liques. En voici un passage. Il s’agit d’un prêtre récemment décédé à l’âge de trente-six ans. On peut y lire des exemples de la grande bonté du défunt en qui ses amis voyaient un saint. Ce brave garçon avait, par exemple, aidé un jeune apprenti-coiffeur en se laissant teindre les cheveux afin de servir de modèle pour un examen que devait subir le jeune homme : le prêtre voyait la satisfaction de son prochain. Très bien. Bel exemple d’un amour que je qualifie de primaire.
Personnellement, je vois les produits chimiques testés sur les ani­maux et la laque projetée avec du fréon pour maintenir la coiffure. Ainsi par cette «bonne et sainte action», il s’est rendu complice de l’intolérable scandale de la vivisection et a participé au scandale tout aussi intolérable de la destruction de la couche d’ozone. Dans ce même livre, les amis du défunt lui prêtent les paroles suivantes : « Je crois que nous ne sommes pas des animaux, eux ne souffrent pas ! »
Ce prêtre en qui certains voient un futur béatifié, je le considère comme un être ridicule, stupide, mais je ne lui en veux absolument pas car il a été endoctriné par sa religion et ses théologiens qui lui ont enseigné, comme le rappelait encore le pape en ce 19 octobre 1988, que seule compte la fidélité aux normes liturgiques.
 


L'ATTITUDE DES CHRETIENS FACE A LA PROTECTION ANIMALE
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Exposé présenté par Jean Gaillard au Cercle des Etudiants Catholiques de Strasbourg le 9 octobre 2002

Les Eglises face à la souffrance animale


J'évoquerai surtout l'attitude des catholiques en France à l'époque moderne. Sous sa forme moderne, la protection animale naît en Europe au milieu du XIXème siècle. Et en France, à deux reprises on a pu avoir le sentiment que l'Eglise catholique allait s'y engager largement.

D'abord à ses débuts. Des prêtres ont adhéré aux sociétés protectrices et y ont même rempli des fonctions de direction. Ainsi la S.P.A. de Paris en comptait 13 en 1864, et 28 en 1868. Deux évêques ont adressé une lettre pastorale sur le devoir de bien traiter les animaux. Sous le Second Empire les cardinaux étaient de droit membres du Sénat : le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, intervint plusieurs fois en leur faveur devant cette assemblée. L'avocat Alexis Godin développait une réflexion religieuse sur les devoirs de l'homme envers les animaux dans sa revue « Le protecteur des Animaux », qui parut pendant deux ans. Cependant, dans les années qui suivirent, le souhait du cardinal Donnet de voir l'Eglise prendre la tête du mouvement en faveur des animaux ne se réalisa pas. Malgré quelques déclarations épiscopales vite oubliées et le dévouement réel de certains prêtres, le clergé dans son ensemble resta indifférent au sort des animaux, et l'enseignement religieux continua à les ignorer. D'autre part, dans la protection animale se développait un courant laïque – dont Victor Hugo est sans doute le plus célèbre représentant – qui refusait l'influence de l'Eglise. Une sorte de fossé s'est ainsi creusé entre le clergé et les défenseurs des animaux, sans qu'il y eut jamais de rupture totale et ouverte ; quelques prêtres ont toujours été membres de la S.P.A.

Une seconde tentative de rapprochement eut lieu après la première guerre mondiale. Le pape d'alors, Benoît XV, aimait sincèrement les animaux. Malgré les difficultés matérielles des populations dues à la guerre, et rejetant l'accusation de gaspiller l'argent aux dépens des pauvres, il n'a pas hésité à aider financièrement la Société romaine pour la Protection des Animaux, dont il jugeait l'action « en parfait accord avec ce que l'Eglise a toujours enseigné et que les saints ont toujours mis en pratique » ; et il a soutenu l'appel qu'elle lançait au clergé italien en 1919. A cette époque, des catholiques convaincus désiraient former des mouvements chrétiens en faveur des animaux. C'est ainsi qu'en Angleterre fut créé en 1935 The Catholic Study Circle for Animal Welfare, présidé par l'archevêque catholique de Westminster. En France, l'archevêque de Paris, le cardinal Verdier, accordait son patronage à l'Association Française de Défense des Animaux, qui bien que non confessionnelle était dirigée par des catholiques pratiquants. De son côté, Mgr Dutoit, évêque d'Arras, aidait son ami Paul Chanson à fonder une association catholique pour la protection des animaux. Pour son projet, il obtient l'appui de douze archevêques et évêques, de théologiens renommés comme le Père Sertillanges, d'écrivains célèbres :Henri Bordeaux, Paul Claudel, François Mauriac. Une question sur les animaux fut introduite dans le catéchisme national. L'association vit le jour en 1938. Mais la guerre interrompit l'œuvre si bien commencée par Paul Chanson. Et quand elle se termina, la situation avait bien changé.

A cette époque les chrétiens cherchaient surtout à s'ouvrir au monde moderne. Dans l'Eglise se développaient des courants tendant à réduire l'Evangile à un humanisme religieux. Le clergé célébrait le progrès des sciences et des techniques, et reconnaissait à l'Homme tous les droits sur la nature. Il se préoccupait surtout des problèmes économiques et sociaux, voire politiques. La grave crise qui secoua bientôt l'Eglise accaparait l'attention, et il n'était plus question de se pencher vers les animaux. Le concile Vatican II me parait une bonne illustration de cet état d'esprit : dans les nombreux textes qu'il a adoptés, on ne cite jamais les animaux, même si on y trouve des pages sur la création en général. C'est donc dans un contexte difficile que nous avons fondé en 1969 l'Association Catholique pour le Respect de la Création Animale ; et nous avons dû nous contenter de l'appui de quelques prêtres. Au même moment, Mgr Fusaro, un prélat vénitien plus heureux que nous, obtenait le soutien de plusieurs évêques italiens pour sa Lega di San Francesco. En Alsace, le pasteur Schantz, suivant l'exemple d'Albert Schweitzer, prêchait en faveur des animaux.

Quelle est la situation actuelle ? Certes le petit ruisseau favorable aux animaux coule toujours dans l'Eglise. Mais il faut reconnaître que dans l'ensemble les animaux restent ignorés. L'enseignement religieux, pour les enfants ou les adultes, aborde rarement le comportement qu'on devrait avoir envers eux. Dans nos églises on n'en parle presque jamais dans les homélies ; on ne prie presque jamais pour eux. On n'entend presque jamais les autorités religieuses élever la voix contre les mauvais traitements dont ils sont victimes. Cela fait croire aux amis des animaux que les catholiques sont hostiles à la protection animale ; ce qui n'est pas exact, car il y a autant de gens chez eux qui aiment les animaux que dans les autres groupes de la société. On en trouve aussi bien de sensibilité traditionnelle que progressiste ; car si aucun courant dans l'Eglise ne se soucie vraiment des animaux, dans tous des individus le font à titre personnel.

Comment les défenseurs des animaux réagissent-ils à ce silence de l'Eglise ? les catholiques sincères continuent à pratiquer, mais ils se sentent souvent mal à l'aise dans leur communauté chrétienne. Ceux à la foi incertaine, plus nombreux, cessent de pratiquer, et même souvent quittent l'Eglise, à laquelle ils reprochent d'avoir trahi le message d'amour universel du Christ en le limitant à la seule humanité ; fréquemment ils se tournent vers d'autres religions. Marguerite Yourcenar l'a écrit, mais elle n'est pas la seule ; ils sont des milliers et des milliers comme elle. Les amis des animaux, pratiquant ou pas, ont multiplié les démarches auprès du clergé, le plus souvent sans succès. Leur déception se transforme fréquemment en hostilité, et beaucoup ne s'intéressent même plus à l'Eglise dont ils n'attendent plus rien. La plupart des catholiques pratiquants ne se rendent pas compte du scandale que soulève l'indifférence de leur Eglise face au sort des animaux ; et ils sont souvent sincèrement étonnés quand on le leur révèle.

Je ne voudrais pas terminer sur une note pessimiste, car lentement une prise de conscience se fait chez les chrétiens des diverses confessions, surtout en Angleterre et en Allemagne, je crois, mais même en France. Elle est déjà bien avancée pour la nature en général ; elle l'est moins pour les animaux. En voici quelques exemples. Le pape Jean-Paul II a été sensible aux animaux, surtout dans les premières années de son pontificat (1). Le nouveau catéchisme catholique, malgré ses lacunes et ses ambiguïtés, n'est pas du tout entièrement négatif comme on le présente dans les milieux de la protection animale. Deux mouvements chrétiens autres que le nôtre se sont fondés pour les animaux. Les bénédictions d'animaux ont toujours beaucoup de succès. Les livres qui abordent la question animale sous l'angle religieux se vendent bien. Des théologiens, tels Adolphe Gesché, Alexandre Ganoczy, André Wénin ou Junger Montmann, étudient la place de la création et des animaux dans le dessein de Dieu dans une perspective nouvelle positive. Des colloques ont été consacrés aux influences religieuses sur l'écologie et la protection animale. Des jeunes choisissent comme thème de maîtrise ou de doctorat un sujet sur les animaux traités dans une optique religieuse.


(1) Le cardinal Ratzinger (devenu depuis le Pape Benoit XVI) l'est aussi dans ses entretiens avec le journaliste Peter Seewald.
 
 



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