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PIGEONS ET FAUCONS PÈLERINS



Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n’auraient jamais pu être refusés à ses membres autrement que par la main de la tyrannie. Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours au caprice d’un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort.

Jeremy Bentham






Les pigeons de ville et faucons pèlerins en ville





Des associations d'ornithologues naturalistes dont principalement la LPO, qui portent un amour parfois pathologique aux rapaces, parfois on se demande si pour eux les autres oiseaux sont dignes d'intérêt, surtout ceux dits communs, ces associations donc vouent un culte à une espèce particulière de rapace, le faucon pèlerin, une espèce protégée qui failli disparaitre de notre beau pays en raison de perturbations environnementales dont principalement les pesticides. Cette espèce en théorie se nourrit d'oiseaux de taille moyenne, aux alentours de 1 à 2 kg (mouettes, corbeaux, canards, chouettes, pigeons...).

Donc nos « amis » naturalistes ont eu l'heureuse idée, pour implanter des nichoirs à faucon pèlerins en zone urbaine, de vendre cette idée aux municipalités en présentant cette action comme méthode naturelle pour éliminer les pigeons (un faucon pèlerin consommerait 300 pigeons par an).

Depuis quelques années des sites industriels ou agricoles, des villes (sur leurs églises) se sont laissé séduire. On implante le(s) nichoir(s) dans les endroits stratégiques où les pigeons stationnent de façon naturelle (lieux de nidification ou sources régulières de nourriture). Et les pigeons subissent parfois de lourdes pertes sur certains sites (industriels principalement en raison de leur architecture spécifique). On crée ainsi une situation artificielle qui engendre une spécialisation du faucon pèlerin en tueur de pigeons. Vous pensez bien dans cette situation que la LPO and co ne peut être l'amie des colombophiles.

A CONSULTER
voir la conclusion
voir la lettre de NALO envoyée à la ville de Lille
En ligne : la lettre de l'association Stéphane Lamart envoyée au président de la LPO.
Sa réponse
et une deuxième lettre de l'association Stéphane Lamart.
 


rappel pigeons et effarouchements par rapaces


Les effarouchements au moyen de rapaces sont inefficaces, coûteux et posent des problèmes à la population. Ils ont été abandonnés par la plupart des grandes villes européennes et ne servent que dans quelques cas très particuliers. Il est évident qu'ils ne font que déplacer le problème. Au départ les pigeons fuient et certains se font attraper par les rapaces mais très vite ils apprennent à les éviter en volant le long des bâtiments. Par exemple, les faucons pèlerin capturent très bien les pigeons voyageurs domestiques ayant perdu les bons réflexes, mais très mal les pigeons de ville et de village qui restent près des bâtiments ou du sol quand ils aperçoivent un faucon. Attaqués soudainement ils tombent au sol tous ensemble... Quand le pigeon arrive près du sol, le faucon abandonne car il n'est pas "conçu" pour des poursuites au ras du sol avec des haies, des arbres, des habitations, etc. Le faucon pèlerin est un chasseur de haut vol et préfère chasser dans les zones dégagées et en plein ciel, ne capturant que les oiseaux en vol. Les pigeons des villages ont appris à vivre avec le faucon sans subir trop de perte.


Franck Hipp de la LPO déclarait dans l'édition du journal Télé Star Est de juillet 2007 Les faucons pèlerins planent sur les villes ! (Nancy) : La ville est un véritable garde-manger car ils se nourrissent de pigeons. Une famille de deux adultes et quatre petits en consomme jusqu'à 12 par jour ! Ils chassent aussi les grives, corneilles, pies... J e suis très optimiste ...l'accueil des municipalités est excellent compte tenu de la capacité du faucon à chasser les pigeons. Restent les petites mamies qui aiment nourrir les pigeons, et qui ne cachent pas leur amertume devant l'arrivée de ce prédateur inattendu.



Et non monsieur Hipp, grand manitou de la section rapaces de la LPO, les protecteurs des pigeons ne sont pas seulement des mamies gagas et idiotes, il y a aussi des jeunes, et les esprits les plus éclairés de l'humanité l'on fait, et c'est même très courant dans d'autres cultures, monsieur le spécialiste rapace-mort. N'est-ce pas jouissif d'être témoin d'une capture de pigeons et puis du dépeçage, filmé, photographié sous tous les angles?

Certaines personnes ont un plaisir morbide au spectacle des mises à mort et des tortures, c'est une faiblesse humaine bien connue. Pour preuve le succès et la fascination sur les foules des spectacles de cirques dans l'antiquité, les exécutions capitales et supplices en place de grèbe pendant de nombreux siècles : entre fascination et terreur, une recherche inconsciente sur notre propre réalité (et si cela nous arrivait, notre mort possible).


Étant donné qu'un couple de faucon plus quatre petits en consomme jusqu'à 12 par jour, combien tuent-ils de pigeons chaque année ? Entre 3000 et 4400. Donc en promouvant cette technique un peu partout en France la LPO va finir par accéder au rang très peu glorieux il est vrai, enfin cela dépend du point de vue, car certains sont très fiers de tuer et vantent leur tableau de chasse, de personne morale grosse tueuse de pigeons comme la SACPA (numéro 1), Hygiène Action, etc.

Monsieur Hipp déclarait au conseil national de la LPO à Albi

Profitant de la tenue du conseil national de la LPO à Albi, j'ai rendu visite au couple de pèlerins installés sur la cathédrale : ça vaut le détour !

Le détail le plus marquant est l'obstination des pigeons et, de fait, les démonstrations quasi permanentes des adultes. En effet, alors que ce couple se reproduit avec succès depuis cinq ans dans un nichoir posé sur l'édifice, et contrairement à ce que j'ai pu observer à Nancy, les pigeons n'ont pas déserté la cathédrale, et font l'objet d'attaques incessantes de la part des deux adultes (et ce doit être bien pire lorsque les jeunes s'entrainent à la chasse).

Évidemment, en deux jours, il est difficile de tirer des conclusions définitives, mais néanmoins le scénario semble bien rodé : au lever du jour, chaque adulte capture un pigeon au-dessus du Tarn après un "piqué de feignant" depuis le sommet de la cathédrale et le consomme. Même chanson en fin de journée. Entre-temps, et entre deux siestes, séparément ou en couple, ils passent leurs nerfs sur les nombreux pigeons qui volètent autour d'eux. Autant on peut pendant dix minutes voir des pigeons se promener à moins de deux mètres d'eux sans réaction, autant la minute suivante ça va taper tous azimuts; j'ai même vu le tiercelet lier un pigeon pendant une vingtaine de secondes et le relâcher ! C'est à se demander quelle est la part de défense du territoire et quelle est la part de jeu... Dans tous les cas, du point de vue de l'observateur, c'est tout bénéfice : on ne s'ennuie pas une minute ! Pour parfaire le spectacle, une femelle immature (peut-être une des jeunes du couple, ils se sont émancipés très tard d'après les observateurs locaux) a tenté de se poser sur le clocher et s'est fait vertement éconduire par la femelle adulte.

Autre détail qui m'a surpris : autant le tiercelet nancéien est un tout petit gabarit, autant l'albigeois est "costaud"; il est à peine plus petit que la femelle.

Franck HIPP


On ne s'ennuie pas une minute


Même le président de la LPO semble aussi s'extasier devant ce genre de spectacle quand il déclare à la presse lors de sa visite au conseil national de la LPO à Albi : Ah le bonheur! Génial Belle bête! Je suis ravi! - L'effet lui parait positif dans la lutte contre les pigeons. D'ailleurs ce cher monsieur voudrait faire la même chose à Paris.

Toujours dans le même article de presse Christophe Maurel, directeur de la LPO du tarn déclare : Pour les pigeons c'est un stress permanent. Ils sont sur le qui-vive. Celui qui ne l'est pas se fait dévorer – la pire époque pour les pigeons, c'est avril-mai, quand les jeunes faucons quittant leur nichoir attaquent sans cesse pour s'entraîner.

Enfin toujours dans le même texte le journaliste semble émettre quelques doutes sur l'efficacité du procédé quand il note qu'il reste malgré tout des nuées de pigeons autour de Sainte-Cécile. Philippe de Grisac de la LPO Loire-Atlantique concédant que l'action de prédation du faucon pèlerin devrait être complétée par l'installation de pigeonniers.


La LPO va certainement déclarer que les faucons s'installent naturellement et qu'elle n'y est pour rien. Hélas cette défense ne marche pas car si on examine la majorité des colonisations du faucon pèlerin en ville, en France, on trouve derrière la LPO (implantation de nichoir, soins, etc.), il suffit de parcourir le web.

Ne va-t-elle pas prétendre que c'est une méthode naturelle (hic) pour éliminer les pigeons, comme si cette nature n'était pas cruelle ou même affirmer que la proie ne souffre pas. Ce qu'on peut plus que douter quand on examine leur description (s'y reprendre à plusieurs fois, jeux, relâché, stress, etc.)

On peut donc tirer cette conclusion simple, basée sur l'observation des publications : c'est que le bien-être-animal et la protection contre la souffrance des oiseaux ne font pas partie des objectifs de cette organisation. Mais peut-être le pigeon des villes bénéficie-t-il d'un régime spécial, étant considéré comme non sauvage et même dégénéré par nos chers ornithologues? Un non oiseau, un OVNI : Oiseau Volant Nouvellement Interdit.

Le Pigeon est-il intelligent?


Les babouins et les pigeons ont une véritable mémoire d'éléphant puisqu'ils se souviennent au bout de plusieurs mois d'images vues, d'après les résultats de la première étude de ce type réalisée en France et aux Etats-Unis.

Ce travail de psychologie expérimentale est publié dans les Comptes-rendus de l'Académie nationale (américaine) des sciences (PNAS) sous la signature de Joël Fagot, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Marseille, qui a travaillé avec les primates, et son collègue Robert Cook, de l'Université de Tufts, à Boston (Massachusetts), qui a étudié les volatiles. Les deux espèces ont été soumises au même type d'expérience: face à un écran d'ordinateur, deux babouins de Guinée mâles et deux pigeons bisets (espèce européenne à l'origine de toutes les variétés domestiques du monde) devaient associer une image affichée sur écran d'ordinateur à un rond ou une croix apparus juste après en s'exprimant au moyen d'une manette pour les premiers et de coups de bec pour les seconds. En cinq ans, les oiseaux ont mémorisé un minimum de 800 à 1.200 images et réussi à résoudre la tâche avec 3.000 images. Les singes, quant à eux, en ont gardé dans leur mémoire entre 3.500 et 5.000 après trois ans et demi d'entraînement et ont obtenu des résultats positifs avec 6.000 images. Si les pigeons semblent avoir atteint leurs limites, "on peut estimer par extrapolation, commente Joël Fagot, interrogé par l'AFP, que la performance mesurée chez les babouins est inférieure à leurs capacités réelles, sachant qu'ils continuaient à répondre huit fois sur dix de manière correcte à la fin de l'apprentissage". Chez les deux espèces, ont noté au passage les chercheurs, les images apprises au début et à la fin de l'expérience avaient été mieux retenues que celles apprises au milieu du travail. Les babouins et les pigeons présentent également les mêmes vitesses d'oubli. Aux yeux des scientifiques, l'évolution semble avoir eu un impact fort sur des capacités de mémoire. L'expansion de la capacité de la mémoire, soulignent-ils, est peut-être à l'origine de l'intelligence humaine.


Les facteurs limitants le nombre de faucons pèlerins


texte de la LPO

Le grand-duc d'Europe

Le grand-duc d’Europe Bubo bubo, est le plus grand rapace nocturne de nos contrées. Il est aussi un redoutable prédateur au régime alimentaire très varié. Si les mammifères représentent la part majoritaire de son alimentation, les oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et, dans une moindre mesure, les invertébrés figurent dans la composition de son alimentation. Et le faucon pèlerin ne fait pas exception.

Il faut dire que le grand-duc d’Europe a connu, en France notamment, une période critique s’étalant de 1950 à 1970. L’espèce n’était à l’époque pas protégée et faisait l’objet de destructions systématiques. La myxomatose, décimant les populations-proies de lapins de garenne, a également contribué à fragiliser et réduire la population. Dès la fin des années 70, la population a entamé la reconstitution de ses effectifs et la recolonisation de ses territoires. Aujourd’hui, l’espèce, inféodée au milieu rupestre, occupe tous les reliefs français et son aire de répartition s’étend des Pyrénées aux Vosges jusqu’aux Ardennes. Son aire de répartition en France, recouvre donc pour beaucoup celle du faucon pèlerin.

Le grand-duc d’Europe en prédatant le faucon pèlerin (les jeunes mais également les adultes) affecte ses populations et participe à leur régulation (de nombreux cas de disparition de couples nicheurs ont été constatés). Il faut dire qu’après son déclin, le faucon pèlerin a recolonisé le territoire en l’absence de prédateur. Le faucon pèlerin doit donc réapprendre à cohabiter avec un prédateur.

Par ailleurs, moins exigeant que le faucon pèlerin quant aux sites de nidification, le grand-duc d’Europe réduit la disponibilité des sites favorables pour le faucon pèlerin dans les régions où les sites rupestres sont peu abondants. Cette crise de logement est moins marquée dans les secteurs riches en falaises, tels que les Alpes et les Pyrénées. Et la faible capacité de vol à longue distance du grand-duc et par conséquent son installation à proximité des territoires de chasse laissent des possibilités de sites de nidification au faucon.


Par quelle feinte des pigeons trompent-ils des faucons ?


En observant des pigeons sauvages (Columba livia), on avait constaté que certains réussissaient à échapper mieux que d’autres à l’attaque du plus rapide des prédateurs, le faucon pèlerin (Falco peregrinus). Une étude menée sur 7 ans en collaboration par plusieurs équipes américaines, a montré que cette survie préférentielle, tenait à la fois du choix sélectif des faucons et de l’effet de la couleur du plumage [1]. Le phénotype des couleurs du plumage des pigeons est varié. Le type dit « sauvage », bleu gris, a sur le dos une bande blanche caractéristique qui s’étend jusqu’à la base de la queue, dont les cinq autres types sont dépourvus. Il correspondrait au phénotype de la lignée ancestrale. Ce type de plumage lui donne, sur les autres, un avantage sélectif pour échapper à des faucons dont la vitesse de d’attaque en piqué atteint 157 mètres à la seconde. Les observations ont été faites à Davis (Californie, USA), en répertoriant la distribution des 6 phénotypes sur plus de 5 000 pigeons. Le succès ou l’échec de l’attaque est noté en fonction des types de plumage et en distinguant aussi les faucons jeunes ou adultes. Les adultes évitent le type sauvage tandis que les jeunes faucons ne savent pas choisir leur proie, mais, dans les deux groupes, le taux de capture du type sauvage se situe à 2% (p=0,0001 chez l’adulte, p=0,02 chez le jeune faucon). Pour confirmer cet effet sélectif, un échange réciproque des plumes blanches a été effectué : sur un lot de 756 pigeons, les phénotypes bleu uni ont reçu des plumes blanches, et celles-ci ont été enlevées aux pigeons de type sauvage. Cet artifice a eu pour résultat une inversion des taux de capture par les prédateurs. Pourquoi les pigeons à marque blanche échappent-ils au prédateur ? L’observation a montré qu’au moment où le vol du faucon surplombe les pigeons, ces derniers effectuent un mouvement de l’aile et une rotation sur eux-mêmes. Ce mouvement masque la tache blanche et le prédateur perd la trace du pigeon. Si cette feinte crée une sélection réelle, pourquoi le type sauvage n’est pas davantage représenté ? Dans les accouplements, les différents phénotypes de plumage sont, en fait, indifférents, ce qui expliquerait que le polymorphisme soit maintenu. De plus, l’animal qui couve perd son avantage, et il est possible que d’autres prédateurs ne se laissent pas prendre à la ruse. Des observations comparables : alternance de signaux visibles et cachés se produisent aussi dans d’autres espèces (les bancs de poissons faisant alterner leur surface ventrale claire et leur dos sombre). Toutefois, ce mécanisme de sélection par les plumes et un mouvement tournant de la proie pour déconcerter son prédateur méritait d’être signalé.

Durant une période de 7 ans, nous avons enregistré 1485 attaques par 5 pèlerins adultes sur les troupes de bisets libres à Davis, Californie, pendant leurs mouvements quotidiens, et 309 attaques supplémentaires quand 3 de ces pèlerins étaient encore juvéniles. Pour chaque attaque, nous avons noté le phénotype du pigeon choisi et si le piqué a mené à une capture. Pour mesurer la distribution naturelle des phénotypes, nous avons rassemblé et enregistré des données sur 5235 pigeons de la zone d'étude. Les faucons adultes choisissaient les phénotypes pour les attaques dans les mêmes proportions que celles qui existaient dans la nature, sauf pour le type sauvage (p= 0,006). Les faucons juvéniles cependant attaquent tous les types de plumage en proportion de leur fréquence dans la population. La comparaison entre adultes et juvéniles montre une différence significative dans les phénotypes sélectionnés comme proie (p= 0,05). Mais il n'y a pas de différence entre adultes et juvéniles dans l'aspect du plumage des pigeons capturés (p= 0,85), ce qui suggère que les 2 classes d'âge apprennent à éviter le plumage sauvage pendant les attaques. Les adultes sont des chasseurs significativement plus habiles, capturant leur proie dans 40% des piqués, alors que le succès des juvéniles n'est que de 19% (p=0,0001).Cependant, aussi bien les adultes que les juvéniles montrent une interaction significative entre les phénotypes sélectionnés pour l'attaque et ceux capturés (adultes p= 0,0001; juvéniles p=0,02). La plus grande part de cet effet est apporté par le type sauvage, qui ne compte que pour 2% des captures dans les 2 classes d'âge. Pour confirmer l'avantage apporté par le croupion blanc pendant une attaque en piqué, nous avons capturé 756 pigeons sauvage et "blue barred" [pigeon gris, même le croupion NdT] et inversé les plumes de leur croupion. Nous avons relâché ces pigeons et suivi la prédation par 3 pèlerins adultes. Après le changement de plumage, nous avons trouvé que les taux de capture étaient inversés. Le type à l'origine sauvage souffrait maintenant de la prédation au même taux que le "blue-barred" non manipulé, alors que le "blue-barred" manipulé avait maintenant des taux de prédation aussi bas que le type sauvage non manipulé (p inf 0,0001). Ceci indique que la tache blanche du croupion est importante pour la survie des pigeons féraux durant les attaques par les faucons pèlerins



La position des colombophiles de pigeons voyageurs : le raz-le-bol

le raz-le-bol


Lettre adressée à la Fédération Colombophile Française

Jean Luc DERNONCOURT
2950, route des Vignes
74370 VILLAZ
Tél : 04.50.60.65.39
Courriel : dernoncourtjluc at aol.com


Gravelines le 13 janvier 2007


Monsieur le Président,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,



C’est avec le devoir de respect que je m’adresse à vous en cet instant et en ce lieu sur un sujet d’une certaine gravité qui nous concerne ou nous concernera tous sur le territoire français.
Vous attendez de savoir où nous en sommes sur le dossier de la prédation des rapaces.

Dans un premier temps je vous fais un état de la chronologie de mes interventions.

En juin 2002, je décide de prendre à bras le corps et à titre personnel ce problème. Je multiplie mes contacts au plus haut niveau de l’Etat et adresse au ministre de l’Agriculture que je connais personnellement, une lettre circonstanciée sur nos préoccupations. Celui-ci contacte alors Madame le Ministre de l’Ecologie et du Développement durable de l’époque qui me répond que les espèces incriminées de rapaces restent sensibles et protégées.
Cela ne me satisfait aucunement. Plus tard, j’obtiens les appuis d’un député et d’un sénateur du département dans lequel je réside.
Grâce à ces personnalités, deux rendez-vous sont pris auprès des ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture avec les conseillers techniques respectifs des ministres.
Ces réunions de travail en novembre 2003 au MEDD ont consisté à décrire la situation que nous rencontrons sur le terrain.

En avril 2004, il y a changement de ministre et changement de conseiller technique.
Ce dernier me demande alors d’établir un rapport à remettre au ministre de l’Ecologie.
Je contacte alors notre président fédéral, et lui expose la situation.
Mr De Sousa me charge alors de défendre les intérêts des colombophiles au plus haut niveau dans les ministères concernés : celui de l’Agriculture et celui de l’Ecologie et du développement durable et demande à M. Desjardins de m’accompagner dans cette démarche.
Plus tard, j’ai pu rencontrer Madame le Ministre de la Défense afin qu’elle nous soutiennent également par rapport au colombier militaire.
Le rapport établi en mai 2004 est remis aux deux ministres ainsi qu’aux député et sénateur qui sont en charge de ce dossier.


En résumé le plaidoyer pour une demande de réforme fut le suivant :

Constatant

1- Que la faune sauvage constitue un patrimoine collectif globalement circonscrit au niveau de chaque région qui nécessite une gestion adaptée aussi bien sur le plan local qu’au sein d’une approche d’ensemble cohérente,

2- Que toute réintroduction, ou toute politique de protection d’une espèce modifie l’équilibre écologique, entraînant d‘inévitables incidences sur l’activité pastorale et sur l’économie,

3- Que dans le cadre de ces mêmes politiques, les aspects de dangerosité, d’apport de perturbations des milieux des espèces en cause ne sont manifestement pas pris en compte ou bien largement minimisées, compromettant par là même leur crédibilité écologique,

4- Que ces mêmes politiques provoquent de nombreux conflits d’usage aggravés par une carence flagrante de concertation et de communication,

5- Qu’au demeurant, une espèce sauvage ne peut être valablement considérée comme intégrée à un milieu naturel que si son alimentation résulte majoritairement de ce dernier, notamment pour satisfaire sa subsistance d’une année sur l’autre.


Demande

- Que soit mis fin à l’hypocrisie de cette situation idéologique, soit disant écologique où sous le prétexte du mot nature on laisse se faire tuer des milliers d’animaux pour le bien être des rapaces qui se trouvent en tête de file de chaîne alimentaire.

- Que les moyens de régulation et de prévention doivent être fixés par le Ministre de l’Ecologie et du Développement durable qui s’engage à trouver des solutions en rapport avec la situation que nous vivons.

- Que soit tenu compte la chaîne alimentaire au niveau de la faune sauvage, de l’élevage de consommation et des animaux particuliers dont fait parti le pigeon voyageur.


Préconise à cette fin

Qu’il soit mis en place des mesures sélectives pour ces oiseaux de proie tout en assurant leur pérennité.

Que pour les détenteurs de permis d’élevage de faucons, des contrôles soient plus fréquents pour vérifier les lâchers intempestifs.

Que le rapace sédentaire doit faire l’objet d’un prélèvement s’il est spécialisé dans ses proies à proximité des garde-manger domestiques.

Que si aucune mesure n’est envisagée, cela se traduira par une diminution du nombre des colombophiles et de fermetures de colombiers.



Il faut savoir que dans la loi de 1976, la notion de l’attaque domestique n’est pas prise en compte.
En outre il n’est pas précisé qu’il est ou qu’il n’est pas possible de se défendre. (il n’est pas concevable que le législateur ait oublié cette situation bien réelle !)
Serons nous obligés de faire naître des centaines de pigeons par colombier et ouvrir notre porte monnaie pour nourrir gratuitement ces rapaces en ne percevant aucune indemnité, faut il que nous disparaissons du paysage.
Le législateur a statué sur certains points concernant ce domaine sublime, il a décidé de la vie et de la mort. Il doit continuer à assumer sa responsabilité au regard de la Vie. Une solution doit être trouvée concernant le déséquilibre artificiel instauré suite à l’immunité d’un prédateur sans contrôle.
Nous ne voulons pas être les boucs émissaires de cet état de faits.
Les lois sont faites pour être modifiées et adaptées au fil du temps y compris la Convention de Berne.
Nous demandons l’aide de l’Etat pour que vive la colombophile qui est reconnue d’utilité publique.

J’insiste sur cet élément essentiel qui a valu à lui seul la poursuite objective des entretiens sur la protection des espèces, « il n’est pas concevable que le législateur n’ait pas tenu compte des attaques des prédateurs protégés sur les animaux domestiques et en plus de leur donner l’immunité totale. » 

Le ministre de l’agriculture m’oriente complémentairement vers les services de l’ ORGFH à Lyon.(Orientations Régionales de Gestion de la Faune Sauvage et de ses Habitats.)
Je voudrais aussi remercier particulièrement un colombophile de Megève, Mr Maurice Muffat Joly, qui a porté à ma connaissance des informations sur la faune sauvage dans sa biodiversité.
Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit et c’est sur ce point précis qu’il faut travailler en démontrant la gestion inadaptée du biotype.

Pendant ce temps, le ministre de l’Agriculture prépare son projet de loi relatif au développement des territoires ruraux pour février 2005 en tenant aussi compte de nos remarques, (JO du 24.02.05, section 2 art L414-8 (orientations régionales de gestion et de conservation de la faune sauvage et de ses habitats et les articles R411-7 et R-411-8)).

Les Parlementaires votent la loi d’Orientation Agricole ART 86 et le code l’environnement L411-2 qui parait au JO le 5.01.06 sur la possibilité de prélèvement du prédateur en cas d’effarouchement négatif et redéfini les bases tant sur la notion de propriété, d’économie, de chaîne alimentaire, de pastoralisme, de biodiversité et d’équilibre naturel.

Lors d’une réunion le 11.01.06, j’ai précisé à Monsieur Jean Marc MICHEL, Directeur de Nature et Paysages au MEDD, que la gestion de faune sauvage actuelle relevait d’un manque de réalités constatées sur le terrain et que les informations vraies jusqu’à présent n’étaient pas parvenues à leur ministère. Elles émanent de groupements soi-disant écologiques qui gérent au cas par cas mais pas dans une situation globale.

C’est alors que les réunions de travail au MEDD se succèdent et la communication devient difficile avec la LPO-FIR. Les dirigeants se montrent agressifs et nous dénigrent, ces gens-là ne peuvent pas aimer nos oiseaux et ne comprennent pas notre sens de l’équité. Leurs intérêts médiatiques priment avant tout.

Leur démarche a été de se mobiliser contre moi (les notes du pèlerin LPO mission rapaces –mai 2006).
Certaines propositions d’effarouchement émanant de leur part relèvent du rêve (coller des auto collants avec des yeux d’aigle sur les ailes de nos pigeons, accrocher des clochettes sur le pigeon… !) et j’en passe et des meilleures. Ils vont même à nous proposer l’éducation de nos pigeons, sans savoir comment, alors que nos pigeons essaient toujours de s’échapper par instinct naturel et par habitude des attaques. Le ministère de l’éducation nationale va avoir du travail !
Pour l’inspecteur général des services vétérinaires du MEDD, cette situation est des plus tendues.

Néanmoins, la notion insupportable de la situation que nous vivons est reconnue.
J’ai fait paraître un article dans le Dauphiné Libéré avec entête en première page et un article explicite en 3eme page, un évènement d’attaque qui venait de se produire le 22.juin 2006.
Je vous précise que j’ai reçu des coups de fils et des lettres de tierces personnes qui se sont fait connaître et d’autres non et qui m’ont encouragé dans mes démarches. Par contre, aucune protestation dans l’intérêt des rapaces n’a été constatée.
Je vous demande de faire comme moi et de faire savoir la vérité sur ce qui se passe.
Je tiens à remercier tous les colombophiles qui m’ont aidés par leur témoignage sur des situations vécues .
Je remercie le président de Sousa et M. Desjardins qui m’ont laissé faire et m’ont assuré de leur soutien.


Dernière minute :
Le décret d’application du code de l’environnement nous concernant vient d’être publié au JO le 5.01.07 après accord du conseil des ministres et du Conseil d’Etat.



Pour ceux qui sont préoccupés par les attaques, il nous sera impératif de vous faire connaître auprès de votre président de région afin que soit mis en place une organisation sur le terrain qui sera pilotée en partenariat avec le MEDD ; celui-ci est en train d’établir à ma demande le cahier des charges pour tous les acteurs concernés.

En conclusion, cela fait quatre années et demie que ce dossier est en cours et à aucun moment je n’ai eu envie de baisser la garde et je continuerai l’action qui m’a été confiée car du fond du cœur, j’aime mes pigeons.

Mon cri du cœur :
« Ami, entends-tu le carnage des rapaces sur nos plaines,
Ami, entends-tu ces bruits sourds du compagnon qu’on m’enlève… »

Quel colombophile ne serait pas profondément troublé si son cher pigeon était massacré par un rapace !

Je vous remercie de m’avoir écouté.


Jean Luc DERNONCOURT


le raz-le-bol suite


Decazeville. Des colombophiles agacés par les rapaces

Publié le 03/08/2010 09:31 sur http://www.ladepeche.fr/

Les colombophiles ne sont pas nombreux à adhérer à l'association La Rapide mais ce sont des passionnés. Alain Vanhuffel, le président, nous parle de ce hobby bien plus pratiqué dans le nord de la France qu'en Aveyron : « Tous les jours, on lâche nos pigeons 1 à 2 heures. C'est un moment agréable de les voir voler en groupe. à force d'entraînements, on les fait participer à des concours et ils parcourent des centaines de kilomètres pour rentrer au bercail. Nous pratiquons le veuvage, c'est-à-dire que l'on sépare les mâles des femelles pour les inciter à revenir plus vite à la ''maison''. On est satisfait de les voir rentrer sains et saufs. Mais il y a des contraintes, il faut s'occuper de nos oiseaux tous les jours, leur donner à manger, les soigner, etc. C'est difficile de partir quelques jours en vacances par exemple ».

Mais il y a un sujet qui agace bien plus Alain, le goût prononcé qu'ont certains rapaces pour les pigeons voyageurs. En effet, les faucons, les vautours et les éperviers, entre autres, s'attaquent à ces proies inoffensives, comme le fait la lionne sur la gentille antilope. « Je comprends que tous les animaux doivent avoir leur place, cela fait partie de la biodiversité. Mais j'ai appris que l'on a lâché récemment un couple de faucons pèlerins non loin de mon domicile, et ces oiseaux sont protégés », se plaint le président de La Rapide.

Ce n'est pas tout, lors des concours, les participants du Bassin effectuent de longs déplacements : Brive, Bergerac, Aurillac, Clermont-Ferrand et même parfois jusqu'à Châteauroux. Il arrive que les concurrents enregistrent 40 à 45 % de pertes ! « C'est une véritable hécatombe. Cela coûte cher à la longue et c'est démoralisant », rajoute Alain Vanhuffel.

Malgré tout, les adhérents de la Rapide essaient de partager leur passion. Ils ont pris part à la journée découverte des sports, le 12 juin dernier, à Decazeville, et effectuent divers lâchers de pigeons lors des cérémonies officielles (8 mai, 14 juillet, etc.).


Une illustration de la fascination morbide du faucon pèlerin quand il tue ce « nuisible » qu'est le pigeon biset marron, espèce honnie de beaucoup d'ornithologues (dont beaucoup de la mission rapace de la LPO) : le site de Patrick BEHR - examinez bien le site...
Examinez aussi ce site qui démontre la réalité de ce que j'expose : Le faucon pèlerin en milieu artificiel
No comment. Et focalisez-vous sur la carte provisoire des Faucons Pèlerins cantonnés sur sites urbains ou industriels sur le territoire Français en 2005 où l'on s'aperçoit que les villes indiquées sur la carte sont des villes grosses tueuses de pigeons (gazage, caisson à vide, etc.). Sympa nos ornithologues, non?



Bougrain Dubourg a déclaré dans les Puces de Charlie Hebdo du 4 novembre 2009 (voir l'article ici) : il n'y avait que 200 couples de faucons pèlerins en France à la fin des années 60 ...nous favorisons le retour naturel de ces rapaces par l'installation de nichoirs....le pigeonnier, qui permet notamment de limiter les naissances et de contrôler l'état sanitaire...La chaîne alimentaire en question n'a rien d'artificiel, elle est au contraire à l'origine du mécanisme naturel. Naturel c'est être de mauvaise foi puisque sans l'installation de ces nichoirs il n'y aurait pas de faucons pèlerins en ville pour bouffer du pigeon sauvage et sans ces mesures multiples depuis 40 ans on en serait encore à quelques centaines de couples et non des milliers qui attaquent nos pigeons voyageurs. Merci la LPO, ennemi des colombophiles.
Merci pour cette allusion à l'état sanitaire, on sait que nos ornithologues pensent que le pigeon est un animal dégénéré plein de maladies, tout juste bon pour leurs rapaces chéris. On est pas dans une démarche objective ici, puisque les pigeons de roche ont survécu et ont conquis la terre entière alors que les faucons pèlerins survivent grâce aux adorateurs de la mort. Scientifiquement le pigeon démontre qu'il est très supérieur au faucon.


EN CONCLUSION


C'est vraiment incroyable l'énergie que déploie les gens de la LPO pour leurs rapaces; les revues, les colloques, les publications internet occupent toute leur activité. Pour eux la protection des oiseaux se limite aux rapaces.
Avant d'en venir à l'introduction des faucons pèlerins en ville, introduction par construction de nichoirs artificiels posés à grande hauteur et donc à grands frais, nichoirs que les villes, les usines financent bien volontiers car la LPO les a convaincus que les faucons pèlerins les débarrasseront de leurs pigeons et autres "volatiles" indésirables, examinons cette activité focalisée sur la protection et l'introduction des rapaces mangeurs d'autres oiseaux en France.

Rappel de la situation actuelle de l'avifaune mondiale.

(FRANCE) Selon Anne Teyssèdre et Robert Barbault - Pour la Science - n" 376 - Février 2009

Les écologues ont constaté une uniformisation croissante des faunes et flores régionales, associée à la transformation générale des habitats. Cette « homogénéisation biotique »se traduit par l'expansion d'une minorité d'espèces et la raréfaction d'une majorité d'autres- et ce dans des groupes aussi variés que les plantes vasculaires, les insectes, les poissons, les mammifères et les oiseaux. Les espèces aujourd'hui en expansion n'ont pas pour point commun leur origine exotique, mais bien certaines caractéristiques écologiques : ce sont principalement des espèces généralistes, peu exigeantes en termes d'habitat, de climat ou de nourriture, mais aussi des espèces adaptées aux milieux anthropisés riches en nitrates ou autres déchets organiques et, de plus, souvent mobiles. Certaines de ces espèces en expansion sont d'origine exotique ; pour les oiseaux nichant en France, il s'agit principalement de la perruche à collier, de l'ibis sacré et de la bernache du Canada. Mais la plupart sont natives de la région, comme la mésange charbonnière, le rouge-gorge, le merle noir, les pigeons biset et ramier ou la mouette rieuse. Ces envahisseurs venus de l'intérieur sont souvent en expansion rapide : ainsi, la population française de pigeons ramiers a doublé en moins de 20 ans ! Et c'est bien dans les écosystèmes perturbés, aux côtés de nombreuses espèces autochtones et généralistes en expansion, que l'on trouve une petite fraction d'espèces exotiques.

….. Leur expansion géographique s'est bien sûr accompagnée du déclin d'espèces des forêts et d'autres habitats sauvages, mais elle n'en est pas responsable : on doit incriminer la conversion de ces habitats en terres cultivées ainsi que la chasse. aujourd'hui, les espèces spécialistes des milieux agricoles et forestiers sont à leur tour menacées par la pollution des sols (nitrates, pesticides, excès de salinité) et des eaux qui les irriguent.

….. il est difficile de soutenir que l'expansion d'une minorité d'espèces exotiques puisse être à l'origine du bouleversement généralisé des écosystèmes et de la raréfaction des espèces spécialistes, en France et ailleurs. C'est bien plutôt la transformation massive des habitats depuis quelques décennies, due au changement d'usage des terres, à l'intensification de l'agriculture, au changement climatique, qui a fragilisé les espèces spécialistes ( en particulier celles des milieux agricoles) et permis l'expansion d'espèces généralistes ou adaptées aux milieux perturbés - qu'elles soient natives ou exotiques. Plus exigeantes sur leurs conditions de vie, les espèces spécialistes deviennent moins compétitives que les généralistes dans les habitats perturbés, et leur cèdent la place. La conversion de forêts en terres agricoles et la pollution des sols ne font pas que modifier la composition des communautés animales, végétales et microbiennes ; elles réduiront aussi considérablement le nombre d'espèces qui peupleront la biosphère. En appliquant une relation habitat-espèces qui tient compte à la fois de la superficie des habitats modifiés et de leur capacité de charge pour les oiseaux, nous avons calculé que l'expansion et l'intensification de l'agriculture jusqu'en 2050 entraîneraient la disparition de 30 à 45 pour cent des espèces d'oiseaux, selon les politiques socioéconomiques et environnementales à venir. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte de l'avantage compétitif actuel des espèces généralistes sur les spécialistes. Saturées d'engrais, exposées à un climat changeant, les terres, rivières et côtes de Bretagne et d'ailleurs ne sont aujourd'hui accueillantes que pour une minorité d'espèces généralistes ou adaptées aux milieux perturbés. Ce n'est pas en boutant l'ibis sacré ou le buddleia hors de France que nous restaurerons la diversité de nos paysages, ni des espèces qu'ils hébergent.


D'autre part

Plus d'un millier d'espèces d'oiseaux sont menacées aujourd'hui d'extinction. De nombreuses autres sont entrées dans une phase de déclin régulier.

La diversité des pressions que doivent endurer les populations d'oiseaux dans le monde, qui est ainsi menacée malgré leur capacité de voler d'un endroit à l'autre. De l'autruche africaine haute de 3 mètres à l'oiseau-mouche cubain qui ne dépasse pas les 6 centimètres, plus de 9'800 espèces peuplent la planète. Ils rendent naturellement des "services essentiels" sans lesquels notre propre existence serait gravement compromise. Les oiseaux participent à la pollinisation des cultures, diffusent les graines, contrôlent les insectes et les rongeurs, et éliminent la charogne. Qui n'a pas été profondément inspiré par leurs couleurs, leurs chants, leur vol et leur comportement ?

En France et en Espagne, les populations du ganga cata (Pterocles alchata) sont en chute libre pour les mêmes raisons. Comme la population humaine croît (elle est passée de 1,6 milliard à 6 milliards d'individus en moins d'un siècle), l'humanisation forcée de la Terre se traduit par la déforestation, le drainage, le bitumage et l'altération chimique des terres. Tout cela pour faire de la place à l'Homo Sapiens ! C'est hélas un fait bien établi que plus une terre est occupée par l'homme et plus sa biologie devient instable et globalement pauvre.

La perte de l'habitat (ou sa dégradation) est ce qui, plus que tout autre facteur, met en danger les espèces d'oiseaux. L'habitat est détruit de manière continue par l'exploitation commerciale de la forêt, la pratique des brûlis, les développements industriels et urbains, l'agriculture intensive, le sur-pâturage, sans parler d'autres usages du sol.

Dans les zones forestières, les populations d'oiseaux déclinent à mesure que se fragmente leur habitat - coupé par des routes, par des champs labourés ou des développements immobiliers. La fragmentation assèche les pourtours des forêts, modifie la composition végétale, accroît la vulnérabilité aux tempêtes, aux feux et aux maladies, et ouvre la voie à leur invasion par des plantes et des animaux indésirables.

Plus de 70% des surfaces émergées pourraient être affectées par les effets de la construction de routes, des industries extractives, la construction de villes et autres grands équipements autour des 30 prochaines années


L'état de la Vie en France d'après un exemple

En 1970 je passais mes vacances à Lavaudieu en Haute-Loire et gamin j'allais barboter dans la rivière près du vieux pont sur la Senouire. Il y avait plein de broussailles, des serpents, des insectes qui grouillaient que c'en était incroyable, sauterelles, libellules et papillons de toutes couleurs! Dans la rivière c'était pareil, c'était incroyable le nombre et la variété des poissons. Dans les airs des myriades d'oiseaux.

J'y suis revenu en 2000 et quelle ne fut pas ma consternation; plus d'insectes, quelques poissons-chats, un parking à même la rivière, des pelouses, bref une zone morte.


Au vu de ces quelques éléments il vous apparaîtra évident que favoriser en milieu naturel les rapaces est débile. Les oiseaux qui peinent à survivre n'avaient pas besoin de ça. Merci la LPO.

En milieu artificiel

Pour les pigeons et bien il est évident que l'action continue de la LPO cause directement la mort à des milliers d'individus. Mais les pouvoirs publics, les propriétaires de silos, d'usines, sont abusés car leurs problèmes de pigeons ne seront pas résolus. Si la pression devient trop forte dans quelques années parce que la LPO arrive à faire installer des centaines de nichoirs (et deviendra responsable de la mort de dizaines voire de centaines de milliers de pigeons sans parler des autres oiseaux) un peu partout, les pigeons, qui sont très intelligents vont s'adapter et abandonner les sites de nidification collectifs trop vulnérables. Ils se disperseront un peu partout avec des sites individuels provisoires de nidification. Un cauchemar après pour contrôler leur reproduction. Et que feront les pèlerins en réponse? Je vous le donne en mille, ils boufferont les autres oiseaux urbains, ces oiseaux que la population, désignée vulgairement par nos "élites" comme le peuple, protège et aime malgré ces interdictions de nourrissage partout édictées (la population par ses actions concrètes de nourrissage en ville mais aussi en banlieue, en zone pavillonnaire, lutte pour que nos oiseaux, dits communs par nos snobs d'ornithologues, survivent, et est donc bien plus utile à l'avifaune). La colombophilie française est aussi menacée et pourrait disparaître.


Mais nos "amis" ornithologues ne s'occupent pas seulement de promouvoir l'implantation du faucon pèlerin pour dépigeonner nos villes, ils veillent aussi à la multiplication en zone urbaine du petit faucon crécerelle qui s'attaque au moineau domestique qui est une espèce en voie de disparition en Europe.

« Bizarre, vous avez dit bizarre? »


On a compté les moineaux partout en Europe : conclusion : ils disparaissent partout sauf en France – n'est-ce pas comme le nuage de Tchernobyl qui s'arrêta net à la frontière allemande, sans contaminer notre « invincible pays »? Ou est-ce plutôt un problème venant du comptage des français? Nul ne le sait.


les moineaux


A propos de la fameuse raréfaction du moineau domestique et de quelques autres, voici la lettre que j’adresse au CORIF qui prétend s’en soucier tout en protégeant et soutenant le développement des faucons en ville !

Avez-vous déjà considéré la question sous cet angle ?

Meilleures salutations

pour me joindre par mail : maud.van.valen. at loyensloeff.com


Alain-Claude Galtié 32, Passage du Désir 75010 Paris

le 6 juin 2006

Centre Ornithologique d’Ile de France

Bonjour,

Depuis très longtemps sensible aux difficultés croissantes vécues aujourd’hui par les oiseaux, je m’efforce de soutenir leurs populations tant à la campagne qu’à Paris. Dans la ville, j’ai, avec des voisins et de façon non concertée, contribué à repeupler le quartier en oiseaux depuis deux ans (principalement des moineaux, mais aussi des merles et quelques autres). Le changement est spectaculaire depuis qu’ils trouvent à manger, à boire, à se baigner et à se reposer dans la verdure en plusieurs endroits protégés de la circulation.

Malheureusement, je viens de constater que cette embellie est compromise par l’arrivée de prédateurs totalement incongrus en ville : des faucons crécerelle, là où ils ne peuvent que nuire, là on ne peut que les considérer comme des pestes. En effet, nous ne protégeons pas les oiseaux pour les voir mettre à mort !

Donc, je m’apprêtais à contacter une association d’ornithologie pour discuter de ce nouveau problème quand, au hasard d’un détour par Internet pour jeter un oeil aux infos sur ce faucon, j’ai découvert que votre groupe se félicite de la multiplication des sites de nidification des petits faucons, voire de plus gros, cela à Paris. J’ai même découvert que des nichoirs spéciaux avaient été installés !

Et je vois par ailleurs que vous êtes aussi de ceux qui se préoccupent de la raréfaction des moineaux... Alors, là, il y a un gros gros problème ! Un problème écologique élémentaire, même. Les passereaux qui ont déjà beaucoup de mal à nicher, à se nourrir et à échapper aux automobiles (lourd tribut), aux pollutions, aux corneilles et aux pies, n’avaient pas besoin qu’on introduise /ou qu’on encourage l’arrivée de bourreaux surdoués dans leur espace déjà considérablement appauvri. C’est une aberration.

Est-il besoin de souligner que la ville est très différente du biotope des petits faucons ? Il leur y est plutôt difficile d’y capturer les petits rongeurs, comme ils le font à la campagne. Ceux-ci restent tapis dans les maisons et les caves, bien à l’abri. Quant aux gros insectes et aux batraciens... Aussi, vous ne pouvez ignorer au détriment de quelle population ils prospèrent en ville. Faute de rongeurs et d’insectes, les faucons déracinés chassent les passereaux, à peu près exclusivement ; et tout particulièrement les moineaux qu’il leur est très aisé de capturer - beaucoup trop facile entre les murailles nues des immeubles. Les feuillages où ils pourraient se dissimuler y étant plutôt rares !

Samedi dernier, alors que je n’étais présent chez moi qu’une fraction de la journée et n’ai pas vraiment passé ma vie devant la fenêtre, j’ai été témoin de la capture d’un jeune moineau par un crécerelle, à 2 mètres, sans que mon intervention dissuade le faucon de poursuivre son attaque. Ce printemps, j’avais déjà entr’aperçu cet oiseau dans le ciel du quartier et avais espéré qu’il ne faisait que passer. Cette fois, j’ai craint qu’il n’y ait pris ses habitudes et suis devenu plus attentif. Et, en effet, j’ai vu un deuxième moineau - un adulte - se faire prendre, seulement deux à trois heures plus tard. Le lendemain, dimanche, seulement en l’espace de trois heures passées à travailler près des fenêtres ouvertes, ce sont deux autres moineaux que j’ai vu exécuter.

Des faucons se sont donc installés dans le quartier pour profiter de l’aubaine représentée par cette population de moineaux que des hommes ont aidé à se réinstaller. Nous en sommes à regretter ce que nous avons fait puisque ces malheureux oiseaux sont maintenant réduits à l’état de stock de nourriture pour ces nouveaux prédateurs.

Quatre moineaux en deux jours, cela dans un petit passage, un espace de seulement 3000 m2. ! Avec toutes les prises que j’ai manquées, combien cela fait-il en réalité ? Quelle moyenne pour toute la ville ? Merci de faire l’estimation en fonction de vos données sur la surpopulation de faucons qui, elle, n’a pas de prédateurs capable de la modérer.

J’avais déjà vu l’un de ces petits faucons à l’oeuvre dans le quinzième arrondissement où j’habitais auparavant. Là encore, la victime était l’un des rares moineaux du coin. Plusieurs années plus tard, le phénomène s’est manifestement aggravé. Au rythme effréné du massacre, il n’y a rien de surprenant à ce que les moineaux soient en fort déclin. La population de notre quartier n’excédait pas quarante oiseaux au début des naissances. Et les moineaux ne sont pas les seuls à être menacés... Un couple de pouillots a passé l’été chez nous pendant deux ans. Il est revenu au début du printemps mais a disparu. Bouffé sans doute. De même ces mésanges charbonnières que je ne vois plus. Les martinets également beaucoup moins nombreux et moins présents dans l’espace proche. Vraiment, il est stupéfiant que vous n’évoquiez pas les faucons comme cause de la « mystérieuse » raréfaction des moineaux en ville et que vous fassiez des déclarations sur le « grand intérêt que présentent les faucons crécerelle » dans la ville.

N’y a-t-il aucune prise de conscience qu’une très grosse bêtise a été commise et qu’il ne serait pas bête de commencer à réparer, et vite ?

Chez nous, si rien n’est fait pour stopper la dégradation, il ne restera plus que les pigeons à la fin de l’été. Comme auparavant.

Lundi, alerté par une alarme générale chez les oiseaux, j’ai revu un crécerelle mais, bien heureusement, il était pris en chasse par les martinets - ce que ne savent pas faire nos moineaux urbains manifestement tétanisés par l’irruption des intrus.

Mardi. Occupé à jardiner depuis moins d’une demi-heure, j’assiste à une nouvelle capture. Cinq moineaux en quelques heures de présence à proximité des fenêtres, cela sur quatre jours, c’est énorme ! La fréquence des prises semble indiquer qu’il y a des petits à nourrir. Ce qui est encore plus inquiétant. A ce rythme, nous pourrons très bientôt faire le deuil de notre population reconstituée de moineaux, de merles et autres.

Il y a grande urgence à prendre des mesures pour sauver les passereaux, telles que la suppression des nichoirs pour ces prédateurs délocalisés et, justement, une énergique opération de relocalisation dans les campagnes où ils pourront à loisir boulotter les campagnoles et les insectes en surnombre.

Salutations d’un écologiste


Deux Faucons pèlerins victimes de tirs en Bretagne


Publié le 19 mars 2015

Deux Faucons pèlerins ont été plombés dans le Finistère en moins de deux mois.

Le premier oiseau, retrouvé dans un roncier sur la commune d'Ergué-Gabéric le 29 décembre 2014, avait été soigné à l'école vétérinaire de Nantes avant de finalement succomber à ses blessures. Le second a été tiré le 21 février dernier et retrouvé blessé à Guilers dans le jardin d'un particulier. Emmené chez une vétérinaire à Saint-Renan, l'oiseau est mort le lendemain. Du plomb a été retrouvé dans le corps de l'animal.

Ces cas ne sont pas isolés. La saison de chasse est chaque année une période propice à des actes malveillants envers les rapaces. La LPO et Bretagne Vivante condamnent fermement ces actes et rappellent que leurs auteurs contribuent à discréditer la chasse et les chasseurs aux yeux du grand public. La LPO et Bretagne Vivante ont porté plainte contre X pour destruction par tir d'espèce protégée.


Faucons empoisonnés à Zurich !


Publié le 23 mars 2015

Les faucons vedettes de notre dossier « pèlerin » ont été découverts morts lundi en périphérie de Zurich. Ils auraient été victime d’un pigeon empoisonné ayant servi de leurre. La tête des auteurs de ce geste révoltant a été mise à prix pour 10’000 francs par l’ASPO/BirdLife!

Drame à Wallisellen, dans l’agglomération zurichoise. Lundi dernier, deux femelles de faucon pèlerin ont été retrouvées sans vie aux pieds d’une cheminée qui leur servait de perchoir. La Salamandre avait prévu de raconter leur histoire dans le dossier dédié à cet oiseau, à paraître en août 2015. Mercredi matin, deux jours après la macabre découverte, les autorités ont révélé que les deux rapaces ont été brutalement assassinés par un pigeon empoisonné. Le mandataire de ce killer demeure pour l’instant inconnu. Entre temps, l’Association suisse pour la protection des oiseaux a réagi en promettant une prime de 10’000 CHF à quiconque offre des indices utiles aux enquêteurs. Toute une communauté de fans suivait les oiseaux via les webcams et les réseaux sociaux.

Cet empoisonnement n’est que le dernier d’une triste série commencée en 2009 à Zurich même. En 2011, le web entier avait été ému par les images d’une femelle de pèlerin agonisant devant ses jeunes au nid, toujours à Zurich, après avoir plumé un pigeon gavé d’un produit neurotoxique.

Selon le communiqué de presse émis par l’ASPO/BirdLife en février, d’autres cas d’empoisonnements volontaires ont eu lieu également en Allemagne et en Autriche. Suite aux plaintes déposées par Grün Stadt Zurich et l’ASPO/BirdLife en 2013, les enquêteurs ont découvert un blog tenu par un colombophile dans lequel figurait la mention d’utiliser des pigeons kamikazes pour éradiquer le faucon pèlerin. En effet, certains éleveurs s’en prennent aux pèlerins parce qu’il arrive parfois que ceux-ci capturent des pigeons de concours pour se nourrir.

Après Bruxelles en mai 2014 et Rome en janvier dernier, La Salamandre était allée à Zurich la semaine dernière pour le projet de dossier sur le faucon pèlerin. Une étrange coïncidence! Sans pouvoir le prévoir, l’illustrateur gruérien Jérôme Gremaud a juste eu le temps, vendredi dernier, de dessiner les deux rapaces perchés là-haut, apparemment intouchables, sur leur cheminée préférée… Le jour suivant, les faucons ont été vus pour la dernière fois. Puis, l’acte insensé de la part d’un malade et les dépouilles découvertes en début semaine. Un triste épilogue.
 




L'utilisation des rapaces apprivoisés (fauconnerie) pour effaroucher et ou tuer les pigeons.



Cette méthode ne sert à rien car si on les utilise pour effaroucher les pigeons, certes ceux-ci peuvent partir mais il faut laisser en permanence voler les faucons sinon les pigeons reviennent. Une technique donc bien plus onéreuse que toutes les autres solutions. Quant à l'utilisation des rapaces pour tuer, c'est cruel et ne semble pas sans danger parfois (voir plus bas le témoignage d'un propriétaire de chien attaqué par une buse Harris en écosse).

Actuellement c'est une activité qui se développe de plus en plus.

Pratiques cruelles et dangereuses


Les entreprises françaises de fauconnerie ont le vent en poupe. Elles sont devenues les chouchous des médias (voir l'émission de M6 100% MAG du 29 octobre 2008). Ce qu'il faut retenir c'est qu'en plus de leur activité d'effarouchement (corvidés, étourneaux, goélands, pigeons biset, etc.) qui est parfois accompagnée de quelques massacres pour l'exemple (l'oiseau peut rester blessé et mourir dans un coin), elles se livrent à une activité traditionnelle de dépigeonnage, c'est-à-dire, pose de cages-pièges et enlèvement des pigeons pour être tués.

Le problème c'est qu'on soupçonne fortement que les pigeons une fois capturés soient détenus en volière puis servent à l'entraînement des rapaces ou/et à les nourrir.


utilisés comme proies


Article de L'indépendant.

Les pigeons seront euthanasiés ou serviront de proies aux aigles. Les volatiles sont capturés dans deux cages disposées sur le toit de l'église Saint-Martin.

Voici trois semaines, deux cages ont été disposées sur le toit de la collégiale Saint-Martin. Elles y resteront trois mois. L'une se trouve côté ruelle, et la seconde côté presbytère. Elles ont été installées par une aiglerie de l'Ariège, sise au château de Lordat. Depuis trois semaines, ce sont environ 350 pigeons qui ont été attrapés. Des employés de l'entreprise ariégeoise viennent les récupérer au fur et à mesure. Cette opération a été mise en place suite aux plaintes des riverains du quartier, gênés par ce qu'ils appellent "l'invasion de pigeons" . La plainte n'est pas nouvelle. Mais ce sont plus particulièrement les déjections des volatiles qui horripilent les habitants. La ruelle qui longe la collégiale est régulièrement nettoyée par les employés municipaux à coups de grattages de pelles et de jets d'eau puissants. Et puis surtout, la couche de fiente salissant la toiture n'est pas très sécurisante pour les maçons qui viendront réparer les gouttières. Quand il pleut, des gouttes s'infiltrent en effet à l'intérieur de l'église, dans les bas-côtés. "Quant aux pigeons capturés", déclare un agent des services techniques de la mairie, "ils sont utilisés par l'aiglerie comme proies pour les aigles. Mais certains sont également euthanasiés" .

Une pratique illégale


Fondement juridique de l'action en justice : (si preuves suffisantes)

Qualification du fait de donner à manger un animal sauvage, capturé puis détenu, comme viande à un prédateur.

Vu l'article L420-3 du Code de l'environnement :
Constitue un acte de chasse tout acte volontaire lié à la recherche, à la poursuite ou à l'attente du gibier ayant pour but ou pour résultat la capture ou la mort de celui-ci. ....L'acte préparatoire à la chasse antérieur à la recherche effective du gibier, y compris lorsqu'il consiste en un repérage non armé du gibier sur le territoire où s'exerce le droit de chasse, et l'acte de recherche du gibier accompli par un auxiliaire de la chasse ne constituent pas des actes de chasse.
.....Les entraînements, concours et épreuves de chiens de chasse ou d'oiseaux de fauconnerie, autorisés par l'autorité administrative, ne constituent pas des actes de chasse.

Vu l'article L424-4 du Code de l'environnement :
Dans le temps où la chasse est ouverte, le permis donne à celui qui l'a obtenu le droit de chasser de jour, soit à tir, soit à courre, à cor et à cri, soit au vol, ...

Vu l'article R 214-63 du Code rural :
ABATTAGE
Sous-section 1 : Dispositions générales
Les dispositions de la présente section sont applicables à l'acheminement, à l'hébergement, à l'immobilisation, à l'étourdissement, à l'abattage et la mise à mort des animaux élevés ou détenus pour la production de viandes, de peaux, de fourrures ou d'autres produits et aux procédures de mise à mort des animaux en cas de lutte contre les maladies contagieuses.

... Toutefois, elles ne s'appliquent pas ....3º Au gibier sauvage tué au cours d'une action de chasse.

Vu l'article R 214-65 du Code rural
Toutes les précautions doivent être prises en vue d'épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d'acheminement, d'hébergement, d'immobilisation, d'étourdissement, d'abattage ou de mise à mort.

Vu l'article R 214-66 du Code rural
Les procédés utilisés pour l'immobilisation, l'étourdissement et la mise à mort des animaux sont autorisés par arrêté du ministre chargé de l'agriculture

Vu l'article R 214-69 du Code rural
L'immobilisation des animaux est obligatoire avant tout abattage.....

Vu l'article R 214-77 du Code rural
Sous-section 3 : Abattage et mise à mort des animaux hors des abattoirs
Les dispositions des articles R. 214-65, R. 214-69 et R. 214-71 sont applicables aux animaux abattus ou mis à mort dans les conditions prévues au 2º et au dernier alinéa de l'article R. 231-15,...

Vu l'article R 231-15 du Code rural
(dernier alinéa) L'abattage ou la mise à mort des volailles et des lapins domestiques par la personne qui les a élevés ou entretenus est autorisé lorsque cette personne en réserve la totalité à la consommation de sa famille

Vu l'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs :
Art. 3. - Les procédés autorisés pour l'étourdissement des animaux sont les suivants :
a) Pistolet à tige perforante ;
b) Percussion ;
c) Electronarcose ;
d) Exposition au dioxyde de carbone.
Ils doivent satisfaire aux conditions énoncées à l'annexe III du présent arrêté.
Art. 4. - Les procédés autorisés pour la mise à mort des animaux autres que les animaux à fourrure sont les suivants :
a) Pistolet ou fusil à balles libres ;
b) Exposition au dioxyde de carbone ;
c) Caisson à vide ;
d) Dislocation du cou après étourdissement ;
e) Electrocution ;
f) Injection ou ingestion d'une dose létale d'un produit possédant, en outre, des propriétés anesthésiques ;
g) Emploi d'une atmosphère gazeuse appropriée.
Ils doivent satisfaire aux conditions énoncées à l'annexe IV du présent arrêté.
L'utilisation des procédés autorisés ci-dessus dans le cadre de la lutte contre les maladies contagieuses est effectuée sous le contrôle du directeur des services vétérinaires qui fixe, le cas échéant, les modalités techniques d'utilisation de ces procédés.

Vu l'article R215-8 du Code rural :
II. - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe :
1° Le fait de ne pas se conformer aux prescriptions des articles R. 214-65 à R. 214-68 ;
2° Le fait d'utiliser des procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort non autorisés par arrêté, conformément aux articles R. 214-66, R. 214-72 et R. 214-74 ;

Vu l'article R 654-1 du Code Pénal :
...le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d'exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe.
...


déclare :
Les pigeons sont capturés et détenus en volière pendant un certain laps de temps pour être peu à peu donnés à manger vivants aux rapaces.
Cet abattage n'est pas un acte de chasse. L'entreprise qui les a capturés à la suite de l'attribution d'un marché public de la ville de xxxx et qui ainsi les détient en devient propriétaire. La législation sur les animaux domestiques, ou apprivoisés, ou tenus en captivité s'applique donc. Ces pigeons étant destinés à servir de nourriture au rapace, c'est la réglementation des animaux élevés ou détenus pour la production de viandes, de peaux, de fourrures ou d'autres produits qui s'applique.

Compte tenu des articles susvisés :
demandons l'application de l'article R215-8 du Code rural : car on ne fait rien pour éviter la souffrance des oiseaux déchiquetés vivants par les rapaces et que le procédé de mise à mort n'est pas autorisé.
demandons l'application de l'article R 654-1 du Code Pénal car c'est un mauvais traitement.

 


introduction du faucon pélerin à ALBERT


Les pigeons n'ont qu'à bien se tenir

publié le 03/04/2013
Source : Le Courrier Picard

La Ville envisage d'introduire trois jeunes faucons pèlerins, qui nicheraient sur la basilique, afin de limiter la prolifération des pigeons, nuisibles au monument.

Lille, Brest, Albi, Dunkerque s'y sont mis. Bientôt, ça sera au tour d'Albert. La commune devrait accueillir cet été un habitant bien particulier. Le regard perçant, l'élégance affirmée et d'une rapidité hors pair, le faucon pèlerin sera surtout très utile pour limiter la prolifération des pigeons.

Ils seront même trois à nicher, non pas sur une falaise comme à leur habitude - le seul couple picard vit dans celles d'Ault et de Mers-les-Bains - mais sur la basilique.

Le nid douillet de ces deux femelles accompagnées d'un mâle sera installé à une quarantaine de mètres de hauteur, au niveau d'une des fenêtres du clocheton, situé à droite du bâtiment quand on se trouve en face.
Ils arriveront de Seine-et-Marne, en voiture climatisée, âgés de trois à cinq semaines. Frédéric Baroteaux, de la société Avesnet, se chargera de leur introduction et de leur suivi.

« Il les nourrira avec des pigeons morts d'abord, puis vivants ensuite », détaille Frédéric Pelletier, directeur général des services de la Ville d'Albert. L'alimentation de cette espèce en milieu urbain est composée au tiers de pigeons biset. Suivent la tourterelle turque (13 %), l'étourneau sansonnet (16 %), et le verdier d'Europe (7 %).
Jusqu'à maintenant, la Ville devait débourser 20 000 € par an pour nettoyer les chéneaux de la basilique encrassés par la fiente de pigeon. Depuis décembre 2009, près de 2000 d'entre eux ont déjà été prélevés, capturés au moyen de cages.

Et pour suivre l'évolution du rapace, réputé pour être l'oiseau le plus rapide du monde en piqué, une webcam devrait même faire son apparition ! Le site internet de la Ville d'Albert relaiera les images.

AUDE COLLINA


En dévorant les pigeons, au rythme d'un par jour en moyenne, le faucon pèlerin protégera la basilique. (Photo université de Buffalo)
Dossier de consultation du public relatif à l'introduction du faucon pélerin à ALBERT.

Pour consulter le dossier cliquez ici et pour consulter l'arrêté préfectoral autorisant la consultation du public cliquez ici

DEMANDE D’AUTORISATION DE RELACHER DANS LA NATURE 3 JEUNES FAUCONS PÈLERINS / FALCO PERIGRINUS (ESPECE PROTEGEE) ISSUS D’ÉLÉVAGE


BAROTEAUX Frédéric, René, Raymond 20, rue du Bois, 80300 ENGLEBELMER
Formation BTSA Gestion et Protection de la Nature option Avifaune Migratrice Européenne. BAFA Nature Environnement.
Stages scolaires en cabinet vétérinaire, en élevage de Gibier, à l’écomusée de la Crau (comptage et cartographie des populations d’oiseaux, à la réserve de Faune d’Orlu (capture, marquage, recapture, prises de sang sur Isard et Bouquetin).
Employé de juin 1998 à Août 2006 au Centre de Recherches par le Baguage des Populations d’Oiseaux du Muséum National d’Histoire Naturelle (CRBPO/MNHN) Gestion des données d’oiseaux bagués, formateur/qualificateur du stage national de qualification des bagueurs de Saint Seurin d’Uzet (17), bagueur pour le programme STOC du CRBPO/MNHN, Co-responsable du SPOL moineau domestique national (capture, marquage, recapture, prises de sang, prise de plasma, formateur à la prise d’échantillons, suivi, encadrement de stagiaires,…), animation du réseau des bagueurs, expertises…
Membre de l’association du Festival International du Film Animalier (FIFA) en tant que responsable des actions et sorties nature du festival.
Membre du Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie (CEN Picardie) en tant que membre du Conseil Scientifique.
Membre de la Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN).
En complément pour le projet est prévu une semaine de formation aux soins et nourrissages de jeunes rapaces à Lunay 77 dans l’élevage d’origine des oiseaux.

1/ Constat et présentation du projet d’introduction d’une espèce protégée.

Cette demande émane d’une longue réflexion de la commune d’Albert sur la gestion de certaines populations d’oiseaux. En effet, l’agrégation et la concentration d’oiseaux indésirables en milieu urbain, tirent leur origine notamment de l’absence d’espèces prédatrices. Le Faucon pèlerin en est une et même si cette pression directe n’est pas encore démontrée, le simple fait d’introduire une espèce prédatrice aura des répercussions sur le succès reproducteur de ces espèces invasives. Toutes les études le démontrent, en milieu urbain, l’alimentation de base du Faucon est constituée de Pigeon biset. (voir pièce jointe sur 3 années d’études du régime alimentaire des Faucons pèlerins d’Albi)

Les dégâts qu’engendrent ces populations et plus particulièrement celle du Pigeon biset domestique sont assez considérables sur les édifices publics et notamment sur la Basilique Notre Dame de Brebières classée monument historique. Fin 2009, dans le cadre de la lutte contre la prolifération du Pigeon biset domestique en centre ville, la ville d’Albert a confié à ma société AVESNET un contrat de prestation de service visant à réduire la population de cette espèce. Les volatiles sont capturés dans des cages homologuées et nourris jusqu’à leur élimination. Près de 2000 pigeons ont donc été prélevés de décembre 2009 à 2012.

Pour autant, cette action n’a pas permis d’éradiquer la présence de cet animal en centre ville dont la vie sédentaire et territoriale pose problème au regard des règles d’hygiène et de salubrité publiques. Les pigeons élisent domicile sur des sites isolés, des immeubles abandonnés, ou sur des toitures dont celle de la basilique Notre Dame de Brebières.

Sur ce dernier point, la ville d’Albert est confrontée à une présence très forte de cet animal sur les 3000m2 de toiture de la basilique sur lesquelles le dispositif anti-pigeon mis en place ne s’applique pas. Ainsi, la ville d’Albert doit inscrire 20 000 € de dépenses de fonctionnement par an en faveur du nettoyage des chéneaux de la basilique encrassés par la fiente de pigeons. Fort de ce constat, et en partenariat avec ma société AVESNET, il nous est apparu nécessaire de recourir à une méthode peu commune mais plus naturelle, et qui consiste à introduire en ville le prédateur naturel du pigeon : le Faucon pèlerin. Je me suis proposé d’assurer la prise en charge de cette réintroduction et de son suivi.

2/ Objectifs : réduire la population de pigeons biset par la présence de son prédateur.

Cette action de réintroduction dans la nature du Faucon pèlerin a pour but premier de lutter plus écologiquement et plus naturellement contre les populations de Pigeons et autres espèces mais servira à pallier à un déséquilibre de l’écosystème local en termes d’absence de prédateur. Le Faucon pèlerin est une espèce patrimoniale qui mérite une surveillance de sa population.

Du fait de sa capacité d’adaptation, le Faucon pèlerin fréquente et niche de manière croissante sur des sites urbains comme des cathédrales, des usines, des tours d’immeubles comme dans les villes d’Albi, Belfort, Bourg en Bresse, Brest, Chalon sur Saône, Chartres, Chooz, Feysin, Ivry sur seine, Le Havre, Lille, Lunéville, Nancy, Nantes, Porcheville, Périgueux, Rodez, Rouen, St Chamond, Strasbourg, Toulouse, Tours et Troyes. (liste non exhaustive).

En 2009, le nombre de couples connus de Faucons pèlerins sur sites anthropiques atteint les 35 couples (27 couples nicheurs et huit couples non nicheurs) (David - F, 2010, Premier Colloque National Faucon Pèlerin, Nov 2010-Albi).
En Picardie, l’espèce se reproduit en milieu naturel dans les falaises calcaires littorales de Mers les Bains à Ault (Picardie Nature, 2012) 0 à 2 couples selon les années et le nombre des observations de l’espèce dans toute la Picardie augmente depuis le début des années 2000.

Le fait de réintroduire des individus non loin des sites de reproduction naturels pourra certainement avoir un impact positif sur la colonisation d’autre site. Le but étant également de faire installer dans d’autres villes comme Abbeville ou encore Amiens des nichoirs pouvant justement accueillir de nouveaux noyaux de population.
Les Faucons pèlerins ont même devancé le projet car depuis plusieurs semaines un couple semble s’être installé sur le toit de la Tour Perret à Amiens (Commexy – x, 2012, com.pers.)
De même, avec les nouvelles installations de couples dans le nord avec Lille mais également en Ile de France avec Ivry sur Seine, Nogent sur Seine, Porcheville…, ce projet constituera à l’évidence un lien avec la population du Nord Est de la France. Ce type de réintroduction a déjà eu lieu en France dans la chaîne Jurasienne où René-Jean Monneret a relâché, entre 1974 et 1980, une quarantaine de jeunes Faucons pèlerin dans la nature permettant ainsi à la population du Jura de revoir ses effectifs à la hausse.
La présente demande vise à relâcher dans la nature de 3 juvéniles de Faucons pèlerins / Falco peregrinus deux femelles et un mâle issus de l’élevage Vol Libre SARL, 7 rue des Prés-Hameau de Lunay, 77171 LECHELLE Licenses Ministérielles : 1-1049677 / 2-1049680 / 3-1049679 géré par Mr Philippe HERTEL.
Pour chaque oiseau, un CIC Certificat IntraCommunautaire, ainsi qu’une attestation de marquage et un certificat d’élevage seront établis. Une copie des papiers des parents reproducteurs sera également fournie par l’élevage. Cette action d’un point de vu financier sera conduite par la mairie d’Albert et réduira le coût de la facture de la lutte contre la prolifération du pigeon de plus de la moitié des dépenses de fonctionnement allouées annuellement par la mairie à ce problème.

3/ Méthodologie
Les jeunes Faucons pèlerins de 3 à 5 semaines seront transportés courant du mois de juin en voiture climatisée dans des caisses de transports pour volatiles. Ils seront placés dans le nichoir installé dans un clocheton de la basilique à 35 mètres de hauteur exposé au sud pour une acclimatation au site. Ils seront finis d’élever au taquet, ancienne technique de fauconnerie qui consiste à placer les jeunes rapaces dans le nichoir artificiel protégé et fermé dans un premier temps et à les nourrir jusqu’à l’envol (le nichoir sera alors ouvert) puis durant les 2 mois de leur émancipation. Ils seront alimentés avec des pigeons tous les jours, par une trappe située à l’arrière du nichoir sans être vu des jeunes faucons.
Une fois avoir pris leur envol du nichoir, les oiseaux seront toujours approvisionnés régulièrement à l’intérieur du nichoir puis de moins en moins jusqu’à leur émancipation total.
Durant leur émancipation, les oiseaux évolueront dans un rayon d’environ 5 km autour du nichoir. De cette manière, les communes de Albert, Méaulte, Dernancourt, Ville-sur-ancre, Lavieville, Millencourt, Bouzincourt, Aveluy, Authuille, La Boisselle, Ovillers la Boisselle, Bécourt, Fricourt et Bécordel Bécourt seront très certainement le théâtre de leur début dans la vie, de leur territoire et de leur survie.

4/ Pédagogie et communication

Cette réintroduction aura également pour but de sensibiliser la population à la préservation de la nature par le biais de campagnes de communication et de sensibilisation des habitants de la ville et des environs à l’existence de la nature en ville et de ce projet.
Ce rapace prestigieux symbole de la nature sauvage a toujours fasciné l’homme de l’ancienne Egypte à nos jours. L’accueillir en ville constitue un enjeu prestigieux.
De plus pour que les habitants se familiarisent avec le projet et les oiseaux, une web-cam sera installée dans le nichoir pour pouvoir suivre de très près l’évolution et l’émancipation des faucons. Un lien sera créé avec le site internet de la ville d’Albert.
Institué à titre expérimental pendant un an, le projet pourrait être reconduit sur plusieurs années. L’objectif consistant à cantonner et à fidéliser au moins un couple sur la commune.
Fait à Englebelmer le 19 février 2013.

Frédéric BAROTEAUX


Pratiques révoltantes


Article du Point
Publié le 11/09/2008 N°1878
Faune : gare aux envahisseurs

« Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! »


Des faucons sur la ville


Mardi 2 septembre.

Les ministres européens des Transports visitent l'usine Alstom, à La Rochelle, ignorant qu'une chasse sanglante s'y est déroulée la nuit précédente. Quelques heures plus tôt, Tornade, Hosannah, Mordante, Java et Paulette, lâchés dans l'usine, ont fait un carnage entre les rames des TGV flambant neufs. Tornade et sa bande sont des faucons et des buses chargés de flanquer une trouille bleue aux oiseaux-ici, des pigeons-qui encombrent les espaces publics, les musées ou les sites d'entreprises privées. Leur maître, Paul Lefranc, dirige une société d'effarouchement-il en existe une dizaine en France-et est assailli de demandes d'intervention : pigeons dévastant le château d'Azay-le-Rideau, étourneaux s'appropriant par dizaines de milliers le jardin de la Bibliothèque nationale de France, corbeaux, passereaux et surtout goélands envahissant de leurs cris et de leurs déjections des jardins publics et des toits d'usine. Toute l'année, Lefranc sillonne donc la France avec ses rapaces à cran. « Nous les pesons chaque jour pour vérifier leur degré d'agressivité », dit-il. Car pour que les volatiles gênants frissonnent au point de prendre la poudre d'escampette, il ne suffit pas de faire voler leurs prédateurs comme dans un simple spectacle de fauconnerie. « Il faut qu'ils comprennent que les rapaces ne sont pas là pour rigoler », dit Paul Lefranc. Il faut, en clair, « pour l'exemple », que quelques oiseaux de la colonie soient tués ou au moins estropiés. Aucun problème pour les pigeons, dont personne ne pleure les pertes, ni pour les étourneaux, que l'on effarouche en période de chasse : la tuerie est légale. Mais la chasse au corbeau demande une autorisation préfectorale, et le goéland, protégé par la loi, pose problème. « Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! » L'an dernier, Paul Lefranc et ses faucons effarouchaient les mouettes qui avaient élu domicile sur la terrasse du restaurant du musée du Quai-Branly, à Paris. Las, Tornade, Hosannah et sa bande, trouvant le festin un peu maigre, décidèrent de piquer sur le Champ-de-Mars, contre la volonté de leur maître, et de s'offrir quelques corbeaux en dessert. Une vieille dame nourrissant paisiblement les corneilles vit l'une d'elles emportée, sous son nez, dans les serres d'une buse affamée...

L'entreprise mentionnée dans l'article


Entreprise Génerale d'Effarouchement et Fauconnerie
Paul Lefranc Directeur
Moulin de Bréviande,
37460 Beaumont-Village
Site internet

voir les méthodes de cette entreprise dans l'émission de M6 100% MAG du 29 octobre 2008 18h50
 



Et ce document trouvé sur internet.


Chasse info
Syndicat national de la Chasse
Source : UNAPAF

DRESSÉE POUR TUER LES PIGEONS LA BUSE ATTAQUE UN ENFANT


RÉGULATION des naissances dans les pigeonniers, contraceptifs oraux, filets sur les toits, rangées de piques en métal installées sur les balcons, interdiction de les nourrir. Les méthodes pour effaroucher et empêcher les pigeons parisiens de se reproduire, si elles ne sont pas toujours très efficaces, sont néanmoins légion.

Dans le XVIe arrondissement, des petits malins ont décidé d’user, eux, d'une méthode inédite jusque là dans Paris intra-muros: La buse chasseuse de pigeon. D'insolite, la méthode vient malheureusement de devenir dangereuse.

Cette semaine, la buse s'en est prise à un enfant dune dizaine d’années qui jouait dans le parc en bas de l’appartement de ses grands-parents.

Le rapace s'est accroché sur la poitrine du petit garçon avec ses serres et l’a blessé à l’oeil.

Transporté à l'hôpital, il a reçu deux points de suture à la paupière mais l'œil n’aurait pas été touché, « Je l’ai entendu crier », raconte une maman témoin de la scène.« Le temps que j'arrive, l’oiseau s’était envolé et l’enfant avait l’oeil gonflé, tout bleu, plein de sang, j’ai cru qu’il était crevé ».

L’incident a créé l'émoi dans cette grande résidence privée du boulevard de Montmorency.

« Un animal de proie dans un parc où jouent des enfants, mais rendez-vous compte! En plein Paris. C'est n’importe quoi... » s'emporte un habitant. La société immobilière gérante a pourtant acquis ce rapace, une buse de Harris de 50 centimètres de taille et 115 d’envergure pour venir à bout des pigeons qui pullulent dans les jardins. L’un des employés de la résidence a reçu une formation de fauconnier pour s’en occuper. Ainsi, depuis deux mois, la buse vivait dans sa volière dans une des cours, et était lâchée de temps en temps dans le parc par son « maître ».

Une partie des résidants avait désapprouvé cet achat. « On nous avait certifié qu'il ne fallait pas avoir peur raconte l’un d’entre eux, que la buse était spécialement dressée pour effrayer les pigeons.. N'empêche qu’elle en a tué deux ! Bien évidemment, elle était également censée ne pas non plus être dangereuse pour l’homme... »


Non-agressivité

A la SIPM, la Société Immobilière du Parc Montmorency, on se dit «consterné ». « Nous avions acquis cette buse dressée chez un oiseleur spécialisé, qui nous avait donné toutes les assurances de la non-agressivité de ce type d’animal, il ne devait pas y avoir de danger possible, explique le responsable. D'ailleurs, l’oiseleur, un éleveur de Provins en Seine-et-Marne qui fait des démonstrations dans les écoles depuis vingt ans, nous a confirmé depuis qu'il n'a jamais vu ça de toute sa vie. » La société a tout de même décidé de se débarrasser de sa buse, même si elle ne nie pas avoir trouvé ce système particulièrement efficace.

La buse de Harris du XVIe arrondissement, démise de ses fonctions, est donc repartie à la veille du réveillon chez l'éleveur qui fa vu naître, laissant sa cage désaffectée.

Des habitants rassurés et des pigeons... tranquilles encore pour un bout de temps.




Au Royaume-Uni


Rapaces PICAS

PICAS (Pigeon Control Advisory Service) une association sans but lucratif qui donne des conseils sur une régulation sans euthanasie et dans le respect de l'animal des oiseaux à problème, principalement les pigeons. Son activité se déploie aussi aux U.S.A.


L'utilisation des rapaces pour effaroucher les pigeons marrons (et aussi beaucoup d'autres espèces d'oiseau) pour les faire partir de leur nichoir ou dortoir est devenu plus courante. Il y a un certain nombre de sociétés au Royaume-Uni qui offrent ce service. Les rapaces volent dans ou autour d'un bâtiment ou un emplacement spécifique de façon régulière et on dit au client que la colonie de pigeons ira nicher ailleurs. On dit aussi au client qu'une opération de capture étendue est nécessaire afin de réduire le nombre de pigeons avant de faire voler les rapaces. La théorie est qu'une fois que le nombre d'oiseaux dans le secteur arrive à un niveau acceptable (en raison des captures) le rapace sera alors utilisé et établira son territoire.

Dans la pratique c'est la capture qui réduit le nombre de pigeons dans l'emplacement (dans le très court terme) et le vol d'un rapace n'a aucun effet sur la colonie survivante. Le client, cependant, voyant une première réduction du nombre de pigeons (en raison de l'opération de capture) suppose que les 90-150 livres de l'heure facturées pour faire voler un rapace sont de l'argent bien utilisé. Le nombre de pigeons dans l'emplacement augmente alors au-delà du niveau initial (normalement dans un délai de 4-6 semaines) et le client se rend compte que le rapace a peu ou pas d'effet. Loin de voir une réduction on voit réellement une augmentation. On a vendu simplement au client une opération de capture très chère et inefficace.

Beaucoup d'organismes perçoivent l'utilisation d'un rapace comme une méthode écologique et naturelle de régulation. Elle n'est ni l'une ni l'autre de ces choses. La plupart des entreprises offrant ce service sont des fauconniers qui se lancent dans le marché du contrôle des espèces nuisibles et espèrent faire un bénéfice rapide et facile (la fauconnerie est un sport de sang où un être humain jouit du plaisir de voir une mise à mort au moyen d'un oiseau). Beaucoup d'entreprises font des publicités tonitruantes sur l'efficacité de leur service mais si faire voler un rapace est un moyen efficace à lui tout seul pourquoi les entreprises doivent-elles alors capturer les pigeons avant d'employer un rapace ? Parce qu'elles sont bien conscientes du fait qu'un rapace sera complètement inefficace comme unique méthode.

Le conseil municipal de Nottingham a utilisé un fauconnier en 1999 pour gérer les pigeons du centre-ville.
Le rapace attaquait les pigeons en public et en plein jour devant les enfants et les passants. Les responsables ont récolté une grande quantité d'articles de presse négatifs et cela n'a eu aucun effet sur la population de pigeons, pourtant le coût pour le contribuable était de 5000 livres. Pour 5000 livres le conseil municipal aurait pu mettre en place une stratégie complètement efficace et humanitaire partout dans la ville qui aurait de manière permanente réduit le nombre de pigeons au centre de la ville.

Ces 2 dernières années, Ken Livingstone, maire de Londres et ennemi renommé des pigeons, a fait versé de grandes sommes d'argent public en faveur d'une entreprise de lutte contre les nuisibles pour faire voler tous les jours plusieurs rapaces sur la place Trafalgar Ces rapaces (buse de Harris) ont abattu un grand nombre de pigeons selon des témoins, déchiquetant des pigeons (dans beaucoup de cas encore vivants) devant des enfants et des touristes. Quoique cette méthode répugnante et inhumaine de régulation ait coûté aux contribuables de Londres de grandes sommes d'argent, cela n'a eu aucun (ou peu) effet sur le nombre de pigeons de la place de Trafalgar.
La grande diminution du nombre de pigeons a été réalisée par des pigeons affamés à mort, mais pas en employant des méthodes de régulation par destruction. Est ce que Ken Livingstone a voulu dire quand il a dit aux contribuables qu'il créerait un Londres libre de cruauté dans sa campagne pour les élections de maire ?

PICAS ne recommandent jamais l'utilisation d'un rapace pour réguler une espèce d'oiseau sauvage. C'est une méthode cruelle et complètement inefficace de régulation où l'entreprise de lutte contre les nuisibles est la seule bénéficiaire.


une attaque près de la maison de repos


Par William Tinning
Royaume-Unis Écosse.

Un faucon employé par un Conseil local pour effaroucher des mouettes a attaqué par surprise et saisi le yorkshire d'une femme et a essayé de s'envoler avec.

Le yorkshire adulte a eu des dommages graves après l'attaque à Aberdeen.

La buse Harris, à l'aurore, effarouchait des mouettes près d'une maison de repos quand l'incident a eu lieu.

« Le faucon se reposait dans un arbre et dès qu'il a repéré la chienne il a fait un piqué sur elle. Tout s'est produit en quelques secondes. Il est descendu et a mis ses serres dans son cou et battait des ailes pour s'envoler. La chienne combattait mais j'ai pensé qu'elle était foutue. »

« Je criais et pleurais parce que je pensais que j'allais la perdre. Un faucon essayant de manger votre chien est la dernière chose que vous comptez voir à Aberdeen. »

La chienne n'était pas sur un balcon quand elle a été saisie et traînée sur 5 pieds par terre. L'animal de compagnie a été sauvé quand le traiteur d'Auroras s'est avancé sur elle.

La chienne a eu des blessures de morsure à son oeil et à l'épaule gauche et a eu beaucoup de larmes de souffrance. Elle a été portée au vétérinaire et a été traitée pour le choc. Le vétérinaire a dit qu'un chien plus âgé n'aurait pas survécu.

Mme. Milne, la propriétaire du chien, a dit que le chien récupérera. « J'ai l'espoir que des mesures soient prises pour s'assurer que cela ne se reproduise plus. La prochaine fois le faucon pourrait s'attaquer à un enfant. »

Les propriétaires de la buse Harris, fauconniers, ont fait des excuses pour l'incident et ont payé les frais de vétérinaire.
« C'est un incident malheureux et nous ne savons pas ce qui l'a causé. Si un chien est sans laisse, le faucon ne l'associe pas à un humain et ce type de chose peut se produire. »

Le Conseil municipal d'Aberdeen qui a fait appel au fauconnier, a enquêté et a dégagé la société de toute responsabilité.

Mais qui va faire une enquête sur le conseil municipal d'Aberdeen ?
 




DOCUMENTATION



La LPO va certainement déclarer que les faucons s'installent naturellement et qu'elle n'y est pour rien. Hélas cette défense ne marche pas car si on examine la majorité des colonisations du faucon pèlerin en ville, en France, on trouve derrière la LPO (implantation de nichoir, soins, etc.), il suffit de parcourir le web.


Quimper
Source : Le Télégramme et le Figaro le 10/11/2015


Cathédrale. Quatre nichoirs pour le faucon
Le Télégramme le 10/11/2015

Un faucon pèlerin a élu domicile sur les tours de la cathédrale depuis le printemps 2013. Les ornithologues de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), avec la bénédiction des Bâtiments de France, tentent de fidéliser le rapace. Quatre zones de nichage ont été créées en espérant qu'un jour un couple se reproduise.

Daniel Le Mao pousse du pied le cadavre et découvre des amas de vers blancs. Avec Ronan Debel et André Crabot, il se penche pour identifier l'oiseau. « Une bécasse ? ». Plus loin pas de doute, c'est un vanneau et ici les plumes d'une sterne et là un petit étourneau. À 40 mètres de hauteur, sur la terrasse supérieure de la cathédrale, ouverte sur la ville et qui court tout autour de la flèche, les trois ornithologues de la Ligue de protection des oiseaux découvrent un cimetière aérien. Nous sommes dans le monde du faucon pèlerin, une autre dimension, une belle histoire.

Depuis 1997

Depuis quelques années, les rapaces sont de retour dans les campagnes. Depuis 1972, il est interdit de les tirer et l'usage des pesticides est beaucoup plus contrôlé. « La buse qui était devenue rare a aujourd'hui une densité importante », constate Daniel Le Mao. Le retour des oiseaux les plus sensibles est encore plus révélateur. C'est le cas du faucon pèlerin. Il avait disparu de Bretagne au début des années 1970. Il revient peu à peu. « Une première nidification a eu lieu en 1997 sur la presqu'île de Crozon, explique Daniel Le Mao. On recense une quarantaine de couples en Bretagne. Ils nichent en milieu naturel, les falaises littorales, parfois les carrières ». Et même sur un bâtiment. En mai 2013, trois poussins de faucon pèlerin sont nés sur le château du Taureau en baie de Morlaix.

Un site idéal

« On a découvert le faucon pèlerin à Quimper en avril 2013. Les sites côtiers sont saturés, continue Daniel Le Mao. Il retrouve sur la cathédrale un milieu idéal avec un point de vue imprenable, la tranquillité, des proies potentielles en nombre : pigeons, choucas... Les proies que l'on a identifiées sont variées : du pluvier doré, du vanneau, du grèbe ». « On le voit le plus souvent le matin sur les gargouilles qui dépassent le long des flèches, précise André Crabot. C'est là qu'il mange les proies capturées ». Mais sans jumelles, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur (les flèches culminent à plus de 70 m), il est quasiment impossible de repérer l'oiseau.

En attente d'un couple

Le faucon quimpérois est une femelle. Un second oiseau l'a rejoint en février de cette année mais pour un temps limité. Il n'y a pas eu d'accouplement. « Il ne faut pas être trop optimiste. En France, il y avait une centaine de nichoirs installés en 2013. Dix-sept seulement étaient occupés. Un nichoir a été installé en 1989 sur la cathédrale d'Albi, il a fallu attendre 2001 pour une reproduction réussie ». Quatre grands bacs, remplis de sable, petits cailloux, débris de coquillages, ont donc été installés sur les terrasses supérieures de tours. « 300 kg à dos d'homme », sourit Ronan Debel. C'est ici, sur cette aire qui rappelle le sol des niches creusées dans les falaises, que la femelle pourrait pondre. On n'en est pas encore là. Dans l'immédiat, l'oiseau occupe seul les tours ventées.

Anti-pigeons

L'administration des Bâtiments de France se félicite de cette présence. « Le problème sur la cathédrale, c'est la fiente de pigeon qui a un effet corrosif sur la pierre, qui descend dans les gouttières, les cheneaux et empêche l'évacuation des eaux pluviales », explique Cécile Fabre, technicienne des Bâtiments de France à Quimper. « Dans un premier temps, nous avons tenté de régler ces problèmes à l'aide d'un effaroucheur qui diffusait des cris censés imiter ceux d'un faucon. L'efficacité était limitée ». Les protecteurs du patrimoine ont donc travaillé main dans la main avec la LPO pour équiper les tours. « Il n'est pas exclu que nous installions une webcam si un nichoir était occupé », ajoute Cécile Fabre.
Des nichoirs pour le faucon pélerin de la cathédrale de Quimper
Le Figaro le 10/11/2015

Les Bâtiments de France installent des nichoirs au sommet des 225 marches de la cathédrale Saint-Corentin, afin de favoriser l'installation du rapace, qui protège l'édifice contre la dégradation des pigeons.

Les églises sont des terres d'asile. On a en tête la bohémienne Esmeralda réfugiée à Notre-Dame de Paris dans le roman de Victor Hugo. La cathédrale de Quimper aussi est un lieu de retraite.

Pour Max Jacob en son temps, qui écrivait que jamais, dans les grands chagrins dont sa vie est faite, il n'a eu l'idée de se prosterner ailleurs. Depuis deux ans et demi, ce n'est pas un poète mais un faucon pélerin qui a trouvé refuge sous les flèches de la cathédrale de Quimper. Et les Bâtiments de France viennent de mettre à sa disposition quatre nichoirs.

Pourquoi le rapace bénéficie-t-il d'un tel accueil? Le faucon pélerin effarouche et dévore les pigeons, qui dégradent la cathédrale érigée entre les XIIIe et XVe siècles. Cécile Fabre, technicienne des Bâtiments de France, explique ainsi au Télégramme: «La fiente de pigeon déposée sur la pierre a un effet corrosif, descend dans les chéneaux et les gouttières et bouche la descente et l'évacuation des eaux pluviales. Beaucoup de problèmes sont donc réglés en partie par le faucon pélerin.»

Le faucon fait fuir les pigeons

Les Bâtiments de France ont été alertés de la présence d'un faucon pélerin par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Sur l'ensemble de la Bretagne, aucun faucon ne s'est réfugié sur un autre bâtiment. Il a alors été décidé de disperser quatre nichoirs au sommet de la cathédrale, meilleur moyen d'encourager l'installation d'un couple de faucons. Le rapace crée habituellement son habitat dans les falaises. Selon Ouest-France, le faucon a disparu à cause de l'utilisation excessive de pesticides et de la chasse, avant d'apparaître à nouveau sur la presqu'île de Crozon à la fin des années 1990.

L'anecdote est cocasse: pour faire fuir les pigeons, les Bâtiments de France installent d'habitude un système de haut-parleurs avec des cris qui imitent ceux ... du faucon pélerin.


FRANCE LPO
Source : LPO Mission rapaces le 18/08/2015


Les notes du pèlerin n° 26, 27 & 28
Edito : ... La prédation des pigeons de ville par le pèlerin est un argument de poids lorsqu’il s’agit de convaincre une municipalité de l’utilité d’un aménagement aidant à l’installation du faucon ...

Cahors : ... Ce superbe rapace était donc invité à contribuer naturellement à l’équilibre des populations férales de pigeons : effarouchement et prédation, telles sont les missions confiées à ce rapace d’intérêt patrimonial et médiatique ...
... conception de l’aménagement avec le soutien et les précieux conseils techniques de Jean-Claude Issaly de la LPO Aveyron ...

Fontenay-le-Comte : ... Cette action a deux objectifs : permettre au faucon pèlerin de coloniser de nouveaux secteurs (la première nidification d’un couple en Vendée a été observée cette année), et réduire les nuisances causées par les pigeons en ville, puisque le faucon pèlerin est un prédateur de cette espèce.


Arras
Source : La Voix du Nord le 29/04/2015


Commentaire

Pour une fois la LPO n'est pas à la manoeuvre avec l'installation d'un nichoir artificiel. Mais si les faucons pèlerins se rapprochent maintenant un peu des humains c'est bien à cause des efforts des naturalistes dont fait partie la LPO avec leur politique d'installation de nichoirs en milieu artificiel. Et les proies de ces prédateurs seront pour de plus de 50 % des passereaux généralistes, dans un contexte de disparition des oiseaux de la planète. Merci les protecteurs, ou plutôt les destructeurs des oiseaux.
un couple de faucons pèlerins et ses petits ont élu domicile à la cathédrale
C’est un événement plutôt rare dans la région. Depuis quelques jours, un couple de rapaces, des faucons pèlerins, niche sur le côté de la cathédrale d’Arras avec au moins deux petits. « C’est rare de les voir en ville, c’est très intéressant », observe un passionné d’ornithologie et de nature.

Gilles Menuge, patron du bar-tabac-presse L’Arrageois, rue Méaulens, n’en a pas cru ses yeux. À tel point qu’il est allé chercher des jumelles pour s’en assurer. Depuis quelques jours, des riverains assistent au ballet de deux rapaces qui chassent les pigeons et ont élu domicile à la cathédrale d’Arras. Le couple de rapaces, des faucons pèlerins, a même choisi de nicher sur une corniche, située sur la gauche de l’édifice religieux, côté rue Méaulens.

« On a vu un de ces rapaces déchiqueter un pigeon, les plumes volaient, il nourrissait les petits, au moins deux, on a aperçu leurs petites têtes, c’était impressionnant », témoignent Gilles et Christine Menuge.

Pour Daniel Gérard, passionné d’oiseaux, c’est un événement. « C’est vraiment intéressant car c’est rare de trouver des faucons pèlerins dans la région, surtout en ville, assure-t-il. On en a vu autour du beffroi de Béthune, du côté de Dunkerque aussi, on en voit en baie de Somme, mais ce n’est pas fréquent ».

Mais pourquoi ces rapaces se sont-ils installés à Arras ? « Ils nichent en hauteur, là ils ont le gîte et le couvert car le faucon pèlerin est un prédateur d’oiseaux, approfondit M. Gérard. C’est la manne alimentaire qui les amène ici ». Pour ce passionné, les faucons vont se sédentariser ici. Mauvaise nouvelle pour les pigeons, qui ont déjà changé de plan de vol depuis quelques jours, préférant l’autre côté de la cathédrale.

Michaël Brunner, du Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE), apporte lui quelques nuances sur la rareté de l’événement. Se basant sur les observations faites par le groupe ornithologique et naturaliste du Pas-de-Calais, il affirme que « la population des faucons pèlerins est en expansion. Ils trouvent un habitat adéquat avec de la nourriture en ville. On les voit de plus en plus dans les grandes tours, les grands édifices, les silos. Cela commence à être observé un peu partout alors qu’avant, on les voyait plutôt sur les falaises. »

L’installation de cette nichée laisse en tous cas « présager d’une nidification d’année en année », augure M. Brunner, pour qui ces rapaces ont surtout besoin de tranquillité.

Le faucon pèlerin est un rapace de taille moyenne, prédateur d’oiseaux. Le plus rapide du monde. « Il peut atteindre 200 km/h en piqué » confirme M. Brunner. Ce faucon ne construit pas de nid, et niche essentiellement sur des falaises.


Les Lilas (93)
Source : Publié par Ile-de-France - Faucon pèlerin, le 20 janvier 2015


Un nichoir pour les Faucons pèlerins de Seine-Saint-Denis
Après Paris, c’est au tour de la commune des Lilas, en Seine-Saint-Denis, de recueillir un couple de Faucons pèlerins. Déjà découverts au printemps 2014, ils n’étaient pas parvenus à se reproduire avec succès faute d’un emplacement adapté. Grâce à une collaboration entre la LPO, Natureparif et TDF, un nichoir vient d’être installé sur le site émetteur de Romainville. En gage d’une reproduction réussie, espérons que de jeunes Faucons pèlerins puissent prendre leur envol au printemps 2015, ce serait une première en Seine-Saint-Denis !

Les deux faucons pèlerins avaient été repérés sur la commune des Lilas au printemps dernier, alors qu’ils avaient élu domicile sur la tour audiovisuelle de TDF, près du fort de Romainville. Suivi par la LPO, le couple n’avait malheureusement pas réussi à se reproduire, et pour cause : l’édifice n’offre guère d’emplacement adapté pour élever des jeunes jusqu’à leur envol. La LPO a donc aussitôt engagé des démarches auprès du propriétaire de la tour pour qu’un nichoir soit installé. C’est désormais chose faite : grâce à l’accord de TDF et aux partenariats de Natureparif et la Fondation Gecina, un nichoir élaboré par un bénévole de la LPO a été installé hier sur le site par une équipe de cordistes professionnels.




Amiens
Source : Courrier picard le 29/12/2014


Picardie Nature veut un nid pour les faucons
Dimanche, un faucon pèlerin a été photographié par Roland-James Wanty, un habitant de la tour Perret. Le rapace s’était posé sur le rebord de la fenêtre de l’appartement de l’Amiénois, au 24ème étage de l’édifice.

Voilà plusieurs mois que l’association Picardie Nature avait recueilli « des indications d’une possible nidification » de l’oiseau. Elle en avait averti les occupants de la tour. La photographie de Roland-James Wanty leur a donc donné raison. « Il y a plus d’un an, nous avions pris attache avec Amiens-Métropole pour voir s’il était possible d’installer un nichoir sur la tour, mais nous n’avons pas eu de réponse », poursuit Christophe Hosten, le directeur de Picardie Nature. Selon lui, la tour Perret est un poste de prédilection pour le faucon pèlerin, dont l’habitat naturel sont les falaises. Quand il s’aventure en milieu urbain, le rapace, qui chasse en piqué, est donc en quête de hauts édifices, comme les buildings ou les monuments religieux.

Amiens-Métropole a bien trace de la missive de Picardie Nature. Mais concernant la tour Perret, la puissance publique est un membre parmi d’autres de la copropriété.

En l’état, la tour Perret, comme bon nombre d’édifices, est « un site hostile » pour l’oiseau, en raison notamment des grillages et des pics anti-pigeons qui y ont été posés. Ce qui est vrai pour le faucon l’est aussi pour la chouette. En tout cas, observer le faucon en ville constitue « un bon indicateur » selon Picardie Nature. La population de faucon pèlerin a fortement chuté en France, notamment sous l’effet de la pollution, avant le classement de l’espèce parmi les animaux protégés en 1970.


Carpentras
Source : La Provence le 14/11/2014


le pigeon
Un nichoir vient d'être installé au sommet de la cathédrale Saint-Siffrein

Depuis trois hivers, un faucon pélerin vient se poser sur le clocher de la cathédrale Saint Siffrein. Il a le couvert ; il ne lui manquait donc que le gite, que nous lui offrons aujourd'hui"explique l'ornithologue Jean-Marin Desprez. "Nous espérons qu'ainsi il se fixera à Carpentras pour y fonder une famille."

Prédateur numéro 1 des pigeons, corneilles noires, choucas et autres corvidés, le faucon pélerin présente l'avantage de réguler notablement la population des columbidés. C'est d'ailleurs en grande partie pour ça que la Ville lui fait les yeux doux, n'hésitant pas à s'afficher comme une précurseuse en la matière. En effet, elle est la première et seule commune de la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA) à héberger en son coeur un nichoir, spécialement conçu pour ce rapace robuste de taille moyenne, qui loge généralement sur des falaises et qui est réputé pour être l'oiseau le plus rapide du monde en piqué.

"C'est une espèce rare et protégée, menacée de disparition dans les années 1970 à cause de l'usage intensif de produits phytosanitaires, qui stérilisaient les oeufs" prévient Philippe Bonnoure, l'un des trois administrateurs bénévoles du Vaucluse, sur les treize que compte la LPO Paca (ligue de protection des oiseaux).

"Le but recherché est de fidéliser cet oiseau à Carpentras, afin d'empêcher les pigeons de proliférer" confirme-t-il, convaincu que la capitale du Comtat est un lieu stratégique pour y installer un nichoir. "Il y a une population de faucons pélerins sédentarisée dans le Vaucluse autour du Ventoux, dans les gorges de la Nesque ou dans la vallée du Toulourenc ; d'autres, qui arrivent d'Europe du Nord, viennent passer l'hiver chez nous."

Construit par les services techniques

C'est après avoir constaté toutes ces conditions favorables, que la LPO a interpellé la municipalité. "Nous avons eu un très bon contact avec les élus mais également les membres des services techniques. Notre projet a rapidement été accepté" souligne Philippe Bonnoure.

Les services techniques se sont même chargés de construire le nichoir : "Ils l'ont réalisé en s'appuyant sur les plans envoyés par la LPO puis nous avons fait une simulation en 3D (ndlr : trois dimensions)" précise Frédéric Poulet, technicien municipal.

Restait à obtenir l'accord de l'architecte des Bâtiments de France et du curé de Saint Siffrein qui, conscients du fléau que représente la fiente de pigeon pour la pierre de la cathédrale, ont tous deux donné leur bénédiction.

Pour poser ce nichoir et ses supports, appel a été fait à la société TGH (travaux à grande hauteur) de Morières, qui les ont hissés sur le clocher par un système de cordes et de palan, avant de le fixer. Même s'il est visible à l'oeil nu en se plaçant devant la porte Juive , il reste très discret, l'essentiel étant que ce soit surtout les faucons pélerins qui le voient et volent vers lui à tire d'aile...

Chambre nuptiale et terrasse pour un confort optimal

Tout en bois et doté d'une toiture imperméabilisée, le nichoir des faucons pèlerins comprend une "chambre nuptiale", un petit abri ouvert et une terrasse couverte de petits trous pour que l'eau n'y stagne pas et prolongée d'un petit rebord, afin que les oisillons ne tombent pas ; en effet "c'est une des principales causes de mortalité" informe l'ornithologue. Une fois qu'il a été mis en place, le sol du nichoir a été recouvert de clapissette et de billes d'argiles pour le confort des hôtes.

Outre Carpentras, des nichoirs du même type ont été posés au sommet de la tour Montparnasse à Paris et à Lyon La Part-Dieu. Selon les premières constatations, les résultats sont excellents.

Secouer les oeufs pour brouiller la donne
Depuis 2010, afin de lutter contre la prolifération des pigeons, porteurs de virus et de maladies, des pigeonniers contraceptifs ont été installés à Carpentras, notamment sur les berges de l'Auzon et tout près de l'hôtel-Dieu. Ils permettent de maîtriser les concentrations de pigeons en ville et de vérifier l'état sanitaire des oiseaux.
La technique utilisée est simple : la première couvée de chaque couple de pigeons est conservée ; les suivantes sont secouées afin de stopper leur développement. Ainsi, les oiseaux ne mettent à terme qu'une seule couvée par an, au lieu de 6 ou 8 habituellement. Selon certaines études, cette méthode permettrait de diminuer notablement le nombre de columbidés.

Malgré ces installations, sur des toits et aux abords de certains bâtiments, les déjections continuent de dégrader considérablement l'environnement. D'où les exhortations régulièrement renouvelées de la municipalité, afin que les particuliers comblent les ouvertures dans lesquelles les pigeons viennent nicher et surtout qu'ils ne leur donnent pas à manger.

Christine Blanc


Les notes du pèlerin 24 et 25 juillet 2014 (LPO)
Source : Publié par LPO


Bilan du suivi 2013 en milieu anthropique
En 2013, 29 couples nicheurs (dont 28 suivis) et neuf couples non nicheurs ont été recensés sur des sites anthropiques (hors pylônes THT). C’est plus qu’en 2012 mais sensiblement semblable à 2011. Toutefois, ces données sont à considérer comme des minima puisque toutes les données n’ont vraisemblablement pas été communiquées à la coordination nationale ; certains couples ou sites ne sont par ailleurs plus suivis. Ce bilan n’est donc pas exhaustif mais il confirme néanmoins que le faucon pèlerin continue lentement à coloniser de nouveaux sites anthropiques chaque année. Au total, pour l’année 2013, parmi les 29 couples nicheurs, 21 étaient des couples producteurs. Ils ont mené 56 jeunes à l’envol (soit sept jeunes de plus qu’en 2012 !). Le succès reproducteur s’élève à 1,93, le taux d’envol à 2,67 alors que les taux d’échec et de reproduction atteignent respectivement 25 % et 75 %. L’année 2013 est meilleure que 2012. Dans le détail, le bilan 2013 se décompose comme suit :

- six nichées à quatre jeunes à l’envol. Il s’agit des sites de Vénissieux (tour HBZ), Strasbourg (tour de chimie), Schiltigheim (cheminée de brasserie), Saint-Nicolas de Port (basilique), Saint-Laurent-Nouan (centrale nucléaire) et de Lille (église Sacré-Coeur) ;

- six nichées à trois jeunes à l’envol. Il s’agit des sites de Saint-Avold (site non divulgué), Villefranche-de-Rouergue (collégiale), Strasbourg (silo du port de Rhin), Paris (centrale thermique), Morlaix (château) et de Loon-Plage (site industriel) ;

- cinq nichées à deux jeunes à l’envol. Il s’agit des sites d’Albi (verrerie), Altkirch (cimenterie), Strasbourg (silo du port du Rhin, 2e site), Vitry-sur-Seine (centrale thermique) et d’un site dans les Deux-Sèvres ;

- quatre nichées à un jeune à l’envol. Il s’agit des sites d’Albi (cathédrale), Dunkerque (site industriel), Nancy (cathédrale) et d’Oricourt (château) ;

- sept échecs. Il s’agit des sites de Thionville (cimenterie), Feyzin (raffinerie), Grand Synthe (site industriel), La Maxe (centrale électrique), Marckolscheim (tour de télécommunication), Nogent-sur-Seine (centrale nucléaire) et Pont-à-Mousson (abbaye) ;

- un couple nicheur dont le manque de suivi n’a pas permis d’identifier une réussite ou un échec. Il s’agit de l’église Saint-Jacques de Lunéville. A cela, s’ajoutent les couples non reproducteurs installés sur les sites de Boussois (site industriel), Brive-la-Gaillarde (église), Hornaing (centrale électrique), Limoges (cathédrale), Lyon (tour Part-Dieu et tour métallique de Fourvière), Reichstett (raffinerie), Saint-Juéry (usine) et Ungersheim (château d’eau).

Parmi les faits marquants de l’année 2013, nous retiendrons entre autre :

- la nidification insolite sur le château du Taureau en baie de Morlaix;
- la première reproduction réussie du pèlerin à Paris après plus d’un siècle d’absence ;
- la nidification de trois couples dans la zone industrielle de Dunkerque sur des sites distants de quelques kilomètres ;
- la première reproduction dans le nichoir installé en décembre 2012 sur la cimenterie de Thionville ;
- la première tentative de reproduction sur l’abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson après 12 ans de présence hivernale et le double échec (deux pontes déposées) ;
- la nidification réussie du couple de la basilique de Nancy après une première ponte abandonnée suite à des travaux sur les Grands Moulins Vilgrains ;
- l’envol de jeunes (n=4) pour la première fois depuis 2010, grâce à une plateforme installée durant l’hiver précédent sur la basilique Saint-Nicolas-de-Port ;
- l’envol de deux jeunes nés dans une bouche d’aération d’un silo à grains à Strasbourg ;
- l’envol de quatre jeunes issus d’une vraisemblable ponte de remplacement déposée par le couple dans le nichoir de la tour de chimie après avoir tenté de nicher dans un nid de corneilles sur l’antenne de France 3 à Strasbourg ;
- l’abandon de plusieurs sites dont ceux notamment de Belleville-sur-Loire (centrale nucléaire), d’Autretot (château d’eau), etc. ;
- l’abandon des sites du Bugey (centrale nucléaire) et Rochefort-sur-Nenon (cimenterie), les couples étant retournés sur des sites naturels proches ;
- l’absence encore de nidification à Bordeaux, Toulouse, etc. malgré la présence d’oiseaux depuis plusieurs années ;
- etc.

A noter également qu’au moins 17 nichoirs ont été occupés par des couples nicheurs. 36 jeunes ont pris leur envol d’un nichoir, soit un succès de reproduction de 2,12 et un taux d’envol de 2,77. Le pèlerin confirme aussi son intérêt pour les pylônes THT. Ainsi, pour l’année 2013, 14 couples nicheurs et un couple non nicheur ont été recensés, auxquels s’ajoutent trois couples qui n’ont pas niché ou ont échoué leur reproduction. Installés dans des nids de corvidés, les pèlerins sont fortement soumis aux aléas climatiques. Ils sont aussi chahutés par les corneilles. Au final, le bilan est très mauvais : seuls quatre couples ont produit un total de cinq jeunes à l’envol. Ces derniers ont niché sur des pylônes situés dans les départements de la Meuse, de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle et du Bas-Rhin. Les autres couples étaient situés dans les départements de Meurthe-et-Moselle, Moselle, Meuse, Nord, Aube, Bas-Rhin et Yvelines.
Pour palier ces échecs quasi-systématiques, certaines structures installent des nichoirs sur des pylônes. Au moins un cas en Lorraine a donné des résultats concluants en 2014 avec trois jeunes à l’envol. En hivernage, le faucon pèlerin fréquente aussi bon nombre de sites anthropiques. Au moins 48 individus cantonnés ont été repérés sur des sites anthropiques durant l’hiver 2012-2013 (hors pylônes THT), à Dijon, Auxerre, Grenoble, Belfort, Erstein, Kehl, Benfeld, La Défense, Paris, Toulouse, Saint-Aman… Sur pylônes, au moins huit individus cantonnés ont été repérés principalement dans le Bas-Rhin mais aussi dans le Rhône. Le nombre croissant et la diversité des sites fréquentés par le faucon pèlerin tant en hivernage qu’en période de reproduction rendent les prospections et le suivi de plus en plus complexes. Nous tenons donc à remercier grandement les nombreux, fidèles ou nouveaux observateurs impliqués dans le suivi de l’espèce en milieu anthropique pour le travail remarquable réalisé chaque année. Nous remercions l’ensemble des coordinateurs et observateurs (que nous ne pouvons, hélas, pas citer individuellement) sans qui ce bilan ne pourrait exister. Les données de 2014 sont d’ores et déjà les bienvenues !


Airvault
Source : Publié par LPO en 2014


Un nichoir dans une cimenterie en Deux-Sèvres
Un nichoir à faucon pèlerin a été installé sur un des silos de la cimenterie Calcia à Airvault (Deux-Sèvres, 79), avec l’aide du Groupe ornithologique des Deux-Sèvres (GODS). Devant l’abondance de pigeons biset domestiques et en se basant sur l’expérience d’un autre site (Villiers-au-Bouin, 37), la cimenterie a contacté le GODS dans le but de tenter d’attirer un couple nicheur sur ces infrastructures. Après une étude des potentialités du site pour l’espèce, il a été décidé d’installer un nichoir qui a été fabriqué par les bénévoles de l’association. Il a été installé au sommet du plus haut silo de stockage (plus de 30 mètres) par Calcia et le GODS, le 5 mars 2014. Le département des Deux-Sèvres n’accueille actuellement qu’un unique couple de faucons pèlerins nicheur, sur une infrastructure électrique à quelques kilomètres de là. Des couples ou des immatures stationnent cependant de manière régulière sur certains secteurs, laissant espérer dans les années à venir de nouvelles installations…


Castelnaudary
Source : Publié par LPO le 04/08/2014
voir aussi ici
Pose d’un nichoir pour Faucon pèlerin à Castelnaudary
Suite à des observations répétées depuis plusieurs années de Faucon pèlerin sur la collégiale de Castelnaudary, la pose d’un nichoir a été envisagée en partenariat avec les services techniques de la municipalité, afin de favoriser l’implantation spontanée de ce magnifique rapace au cœur de la ville, dans le contexte d’une régulation raisonnée de la population de pigeons féraux. Après visite des lieux pour définir le site précis d’installation, une entreprise spécialisée a été sollicitée pour l’intervention et la pose d’un nichoir, construit par l’atelier des ST, s’est rapidement concrétisée : il est désormais en place, prêt à accueillir un futur occupant… Après Carcassonne (la Cité), Castelnaudary est la seconde ville de l’Aude à être équipée ainsi. Il ne reste plus aux oiseaux qu’à bien vouloir adopter les aménagements mis à leur disposition.
LPO Aude

 


Fontenay-le-Comte
Source : Publié par Ouest France le 06/09/2014


Gîte attend faucon-pèlerin sur un clocher
La municipalité a fait installer un nichoir à l'intention d'un faucon-pèlerin qui séjourne sur l'église Notre-Dame.
Par Michèle BESSON.

Le rapace a déjà choisi le clocher de l'église Notre-Dame pour digérer ses proies. Les ossements retrouvés ont permis à un ornithologue, en mars 2013, de les attribuer au faucon pèlerin. D'où ce projet de le garder en ville.

Jeudi après-midi, trois employés de la commune, dont deux habilités à grimper et se harnacher à plus de 40 mètres, ont posé un nichoir XXL pour accueillir le faucon.

« Les faucons-pèlerins ont de plus en plus de mal à trouver des clochers, expliquent Julien Sudreau et Marc Blancheard, de la ligue pour la protection des oiseaux (LPO), partenaire. Souvent les municipalités les ferment. Ce n'est pas une espèce en voie de disparition dans l'Ouest. On en a repéré en train de nicher sous le pont de Cheviré, à Nantes. »

Ce rapace est un vorace

Pour autant, l'oiseau est une espèce à protéger. Trois fois plus gros que les faucons-crécelles, le pèlerin se délecte d'étourneaux ou de pigeons. Excellent chasseur, « il peut voler à plus 200 km/h en piqué ». Autant dire que les pigeons le craignent.

Alors de là à penser qu'il pourrait débarrasser le centre-ville des hordes de pigeons qui le squattent... il n'y a qu'un battement d'aile. Stéphane Bouillaud, conseiller municipal à l'agriculture, au développement durable et à l'environnement, reste toutefois lucide.

Le faucon-pèlerin n'est pas encore là. « La municipalité est en train d'étudier d'autres solutions pour contrôler les pigeons », a-t-il annoncé.


Blois
Source : Publié par La Nouvelle République le 26/07/2014


Le faucon pèlerin contre la prolifération des pigeons
Afin de limiter la prolifération des pigeons autour de la cathédrale de Blois, un nichoir à faucon pèlerin vient d’y être installé. La LPO 41 était à la manœuvre.
Auteur de razzias dans les récoltes, d'invasions de clochers de propagations de maladies,
le pigeon qu'il soit des villes ou des champs n'est pas toujours le bienvenu. On ne compte plus les ruses et les astuces déployées par l'homme pour tenter de limiter sa prolifération.

Parmi tous ces stratagèmes, Didier Nabon, responsable du groupe LPO du Loir-et-Cher en cite trois, à ses yeux les plus efficaces : « l'intervention de fauconniers est une bonne solution pour éloigner les pigeons, elle n'est cependant pas toujours très appréciée du public et ne peut s'envisager qu'épisodiquement. L'installation de pigeonniers sur les sites où l'oiseau prolifère est une excellente solution. Les pigeons y viennent volontiers dans la mesure où ils sont nourris, C'est alors le moyen de contrôler la population en prélevant les œufs. La pose de nichoirs est également une bonne solution, il faut simplement que le faucon accepte d'y loger ! »

Une première dans le département

Cette dernière option vient d'être tentée, mercredi dernier, à la cathédrale Saint-Louis de Blois. Une première dans le département.
« Depuis de nombreuses années nous sommes confrontés à cette prolifération des pigeons autour de la cathédrale », explique Karine Grandemenge, technicienne des Bâtiments de France, dépendant du service territorial de l'architecture et du patrimoine. « Nous nous sommes rapprochés de la LPO 41 pour trouver un moyen d'effrayer ces pigeons qui dégradent le monument. » La LPO 41 a contacté l'antenne d'Indre-et-Loire où une semblable opération était menée sur la cathédrale de Tours. « Tous les éléments concordaient », précise Didier Nabon. « Nous disposions d'une hauteur suffisante, d'espace autour du monument et d'une population de pigeons suffisante pour intéresser le faucon pèlerin. »
L'Institut médico-éducatif d'Herbault, fidèle collaborateur de la LPO 41 dans la confection de nichoirs, était sollicité. Mercredi matin, une équipe de la LPO 41 s'activait à la mise en place de cette grosse boîte à l'entrée d'un oculus situé à l'est du clocher de la cathédrale. Un travail sur mesure, entrepris dans des conditions peu confortables, compte tenu de l'étroitesse des accès. La « boîte » d'un mètre de long, 90 cm de profondeur et de 59 cm de hauteur est arrivée au sommet entièrement démontée. A l'issue de quelques ajustages réalisés sur place entre deux assourdissantes sonneries de cloches, il ne restait plus qu'à prier qu'un faucon pèlerin de passage s'intéresse à l'ouvrage !


Mercredi matin, au sommet du clocher de la cathédrale, l'équipe de la LPO 41 s'active dans la pose du nichoir.
 


Lyon
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des oiseaux "nuisibles".

Source : Par Francetv info - Mis à jour le 10/05/2014

VIDEO. Quatre bébés faucons sont nés au sommet d'une tour à Lyon


La montagne est certes l'habitat privilégié du faucon pèlerin, mais cette espèce protégée peut aussi très bien vivre en milieu urbain, où ses proies favorites, pigeons et étourneaux, sont abondantes.
voir aussi l'article : Un nichoir a été installé hier sur la tour EDF


Samatan et Sainte-Christie
Source : Publié par La Dépêche du Midi le 02/04/2014 et LPO - on s'inspire de la LPO ici


Et deux nichoirs dans le Gers
La commune de Samatan a sollicité le Groupe ornithologique gersois (GOG) sur un projet d’implantation spontanée de faucons pèlerins sur la ville, afin de réduire la population de pigeons. De nombreux pigeons sont en effet installés à demeure sur plusieurs édifices et entraînent des nuisances, notamment leurs déjections corrosives (dégradations des pierres et toits, dérangements des passants, etc.). Le projet serait non pas d’introduire un couple de faucons pèlerins, particulièrement redoutés par les pigeons, mais de faciliter leur implantation en y installant un ou deux nichoirs dans des endroits précis sur les parties supérieures de hauts bâtiments, comme le clocher de l’église ou le lycée professionnel Clément Ader. Le projet visait donc à identifier un ou des sites jugés favorables et à installer un ou des nichoirs pour attirer l’espèce, cantonner et permettre la reproduction d’un couple. Au-delà du simple objectif d’effarouchement et de prédation des pigeons, ce projet pourrait permettre de fixer un éventuel couple de faucons pèlerins sur le département, où l’espèce est régulièrement observée en migration, en hivernage et en estive, exploitant les ressources alimentaires disponibles. Si, depuis plusieurs années, l’espèce fréquente volontiers les milieux urbains, sa nidification sur un bâtiment reste encore un fait exceptionnel. Ne construisant pas de nid, sa nidification en ville nécessite un aménagement et sera donc favorisée par la pose d’un nichoir adapté au site. L’aménagement de sites artificiels constitue donc une réelle alternative à la préservation de l’espèce, tout particulièrement dans le Gers. Enfin, faire découvrir cette espèce au grand public donnerait par ailleurs une envergure pédagogique supplémentaire au projet. Accueillir un rapace si prestigieux en ville permettrait de sensibiliser les habitants de Samatan et des communes environnantes à la nature en ville et de favoriser la cohabitation entre l’homme et la nature.

Ce projet présentait donc un triple avantage :
- participer à la diminution des populations de pigeons urbains et aux désagréments occasionnés ;
- permettre à la population de faucon pèlerin de consolider ses effectifs et de s’implanter dans une zone où, a priori, le faucon n’a pas ou peu de sites de nidification ;
- constituer un support d’information et de sensibilisation pour le grand public sur l’espèce et la nature en général.

Après un diagnostic à l’échelle de la commune et plusieurs rencontres avec des propriétaires ou gestionnaires de sites favorables, seul un site d’exploitation de la coopérative Val de Gascogne sur la commune de Lombez semblait convenir. Un nichoir, construit par les services techniques de la mairie de Samatan, a été installé au cours de l’hiver 2013-2014 sur un des silos du site, en présence de représentants de la coopérative, de la municipalité de Samatan et du GOG. En lien avec ce projet, plusieurs actions pédagogiques et de sensibilisation ont été menées. En 2013, un représentant du GOG est intervenu au collège de Samatan auprès des quatre classes de 6e en mars et en avril pour sensibiliser les élèves au faucon pèlerin et aux oiseaux de manière générale. L’école primaire s’est également manifestée et trois classes de CM1 et CM2 ont bénéficié d’une intervention du GOG fin mars. En 2014, dans le cadre de la semaine verte du foyer rural de Samatan, le GOG et Nature Midi-Pyrénées se sont associés pour sensibiliser le grand public aux rapaces du département et de la région. Ainsi, une exposition itinérante « Agir pour les rapaces » s’est tenue du 14 au 30 mars à la médiathèque de Samatan. En parallèle, trois classes de primaire, du CM1 au CM2, ont été accueillies les 19 et 20 mars dans la médiathèque afin de leur faire découvrir l’exposition et les rapaces du département. A l’occasion du vernissage de cette exposition, le 21 mars, les partenaires que sont la coopérative agricole Val de Gascogne, la mairie, le foyer rural et la médiathèque de Samatan, l’association Nature Midi-Pyrénées et le GOG se sont impliqués dans la protection des rapaces en tant que signataires de la charte « Agir ensemble pour les rapaces ». Un engagement issu d’une démarche qui acquiesce la préoccupation de la coopérative et de la commune à vouloir réguler naturellement les populations de pigeons à l’aide du faucon pèlerin. En suivant, en soirée, une projection de films suivie d’un débat a réuni 70 à 80 personnes curieuses de la vie des rapaces et qui ont discuté avec nos experts locaux, Jean Bugnicourt, Hermann Heinzel et Didier Villate.

Suite à cette première expérimentation sur les communes de Samatan et Lombez, la coopérative Val de Gascogne a sollicité de nouveau le GOG pour un projet similaire sur un autre site d’exploitation situé sur la commune de Sainte-Christie.
Au cours du printemps, un nichoir a donc été confectionné par les jeunes de l’IME Mathalin dans le cadre de leur cursus pédagogique. Ce nichoir a été remis le 4 juillet 2014 à la coopérative pour sa future installation sur un des bâtiments du site.
Samatan : L'implantation du faucon pèlerin favorisée
La Dépêche du Midi le 02/04/2014

C'est l'objet de la charte signée à la fin de la Semaine verte du foyer rural entre la municipalité de Samatan et la coopérative Val de Gascogne lors du vernissage de l'exposition itinérante «Agir ensemble pour les rapaces» sous le regard bienveillant des ornithologues gersois. Le président de Val de Gascogne Jean-Claude Peyrecave a affirmé sa volonté de préserver l'écosystème environnant. Avec le foyer rural, la mairie et la médiathèque de Samatan, mais aussi l'association Nature Midi-Pyrénées et le Groupe ornithologique gersois, Val de Gascogne s'implique désormais dans la protection des rapaces en tant que signataire de la charte «Agir ensemble pour les rapaces» avec la mairie. Un engagement issu d'une démarche rigoureuse pour réguler naturellement les populations de pigeons sur ses sites à l'aide de l'un des oiseaux les plus rapides au monde : le faucon pèlerin.

Pierre Chaze rappellera que si les rapaces fascinent l'homme, c'est lui qui les a mis en danger en leur laissant de moins en moins d'espace et en utilisant les pesticides. Dans cette démarche, début mars, un nichoir à faucon pèlerin a été disposé sur l'un des silos de Lombez. Une installation qui répond à des contraintes bien précises et le site sélectionné remplit tous les critères concourant à l'accueil éventuel d'un couple de faucons pèlerins.

Le nichoir installé, tout n'est pas gagné, encore faut-il que les rapaces décident de nicher en pays de Save : «Ne reste donc plus qu'à croiser les doigts et à lever nos yeux vers le ciel» sera la conclusion des signataires de ce pacte.

bon à savoir…

Facteurs déterminant un emplacement judicieux pour un nichoir : position dominante à 50 m de hauteur minimum avec un aplomb de type falaise ; vue dégagée sur les alentours pour repérer les proies ; pas d'accès faciles aux personnes susceptibles de venir les déranger ce qui entraînerait l'abandon du nid ; présence de proies assurant leur subsistance ; facilités techniques pour installer, entretenir et assurer un suivi du nichoir.

Le silo de la coopérative de Lombez comporte ces attributs : reste à espérer que les faucons soient au diapason de l'initiative !


Paris
Source : Publié par Ile-de-France - Faucon pèlerin, le 13 janvier 2014


Un nichoir aux Olympiades
Grâce à une étroite collaboration avec Paris Habitat, propriétaire et gestionnaire de la tour Anvers, un nichoir est désormais fixé sur la terrasse de la tour du quartier des Olympiades. Le Pèlerin, posté sur une tour voisine, a surveillé l'opération menée ce lundi 6 janvier.
La LPO Mission rapaces remercie Paris Habitat pour avoir accepté le projet et permis de le réaliser aussi rapidement. Elle remercie Frédéric Pezet, bénévole LPO, pour la construction du nichoir. Elle remercie enfin Danièle Monier, Frédéric Malher, Yves Gestraud et Pierre Delbove pour leur aide et le suivi des oiseaux.
Souhaitons que le nichoir soit occupé dès 2014 !
La Mission rapaces

 


Toul
Source : Publié par Meurthe-et-Moselle - Faucon pèlerin, le 12 janvier 2014


Pose d'un nichoir "pèlerin" sur la cathédrale Saint-Etienne de Toul (54)
Depuis 2008, Le Faucon pèlerin est connu comme hivernant sur la Cathédrale Saint-Etienne de Toul En 2012 et 2013, des individus des deux sexes sont vus régulièrement en période de nidification, sans preuve de reproduction. Actuellement, une femelle adulte est présente depuis plus d’un mois en hivernage.
En novembre 2013, une visite détaillée de l’édifice montre clairement un potentiel favorable pour qu’un couple se cantonne et se reproduise sur place. Toutefois en l’état, cette capacité d’accueil peut être limitée par l’absence d’un substrat adéquat pour la création de l’aire. Sur ses aires naturelles, le Faucon, pèlerin creuse une petite dépression dans le sol (terre, graviers, sable, végétaux) pour y pondre ses œufs. Après réflexion, la mise en place d'une plateforme bien placée, contenant un substrat adapté à l’espèce permettra peut-être de combler ce manque en fournissant un support adéquat à la nidification de l’espèce.
Et depuis, ça n’a pas trainé… Un mois plus tard, c’est chose faite ! Une convention vient tout juste d’être signée entre la Municipalité de Toul, LOANA et la LPO 54. Dans la foulée, le nichoir (large bac en bois rempli de gravillons/coquilles d’huîtres concassées) est posé bien à l’abri, dans une des tours de la Cathédrale.
On croise les doigts pour que nos pèlerins urbains apprécient ce nouvel aménagement.
A suivre…

Nos remerciements vont à tous ceux qui ont participé à ce projet :
La Municipalité de Toul pour leur soutien et leur réactivité vis-à-vis de ce projet et plus particulièrement, Mr le Maire et, Mr GREU responsable des services techniques, Wilfrid THOMAS Mister pèlerin de Toul pour son enthousiasme communicatif et son suivi assidu sur la Cathédrale. Le meilleur reste à venir, Will ! La LPO54 et plus spécialement son Président Jean-Yves MOITROT et Gérard JOUAVILLE. Et bien évidement, Patrick BEHR, référent pèlerin en milieu urbain pour ses conseils avisés. Sans oublier, Alain FORTIER, qui a encore une fois mis à profit son plus pur style de la mouette pour la construction de la plateforme et l’Association l’Atelier Vert pour son partage d’expérience sur l’aménagement réalisé.

Guillaume et Nicolas pour LOANA

 


Arleux
Source : LPO rapaces


Installation d'un nichoir sur un silo agricole à Arleux
Publié par Nord-Pas-de-Calais - Faucon pèlerin, le 16 octobre 2013

Ce vendredi 30 août, une délégation de la LPO Nord emmenée par Grégory Smellinckx, Roger et Virginie Machin et Yannick Hoffmann s’est rendue sur les silos d’Arleux à l’invitation de M. Sallio Didier, responsable du site pour la société Unéal.
Cette visite avait pour but la pose d’un nichoir à faucon pèlerin. La présence sur les lieux de ce rapace est avérée par le grand nombre de carcasses de pigeons domestiques décapités trouvés sur les toits de la structure.
Espérons que celui-ci sera vite utilisé, le site étant très fréquenté par les pigeons ! Garde-manger garanti pour nos futurs pèlerins !



 


Les notes du pèlerin 22 et 23 juillet 2013 (LPO)


en Touraine
La LPO Touraine se mobilise elle aussi en faveur du faucon pèlerin, et en particulier Christian Hervé, bénévole de l’association locale. L’objectif de l’action, poser plusieurs nichoirs sur des sites artificiels attractifs afin de favoriser l’installation et la nidification de couples de faucons pèlerins.
En janvier 2013, après des démarches auprès de la municipalité et des services culturels des bâtiments de France, un nichoir a été construit puis installé au sommet de la cathédrale de Tours, site fréquenté par le passé par l’espèce.
Plus récemment, au mois de juin, un second nichoir a été construit et installé sur l’ancienne Abbaye de Bois-Aubry près de Luzé. Monument classé abritant la tombe de Yul Brynner, ce site appartient à un adhérent LPO. Le site est d’ailleurs aussi classé refuge LPO.
Enfin, Christian Hervé a obtenu l’accord du groupe GSM ciment CALCIA pour poser un nichoir sur les silos de la cimenterie située à Villers-au-Bouin. Ce dernier sera installé en juillet-août. Voilà qui offre du choix au faucon pèlerin dont la venue est espérée dès la saison prochaine ! Bravo à Christian Hervé pour le remarquable travail accompli.
Bilan national du suivi 2012 en milieu anthropique
Pour l’année 2012, 26 couples nicheurs et six couples non nicheurs ont été recensés sur des sites anthropiques (hors pylônes THT), soit une légère baisse par rapport à 2011.
Le bilan de la reproduction est en revanche meilleur : en effet, sur les 26 couples nicheurs, 19 sont des couples producteurs (contre 16 en 2011) et sept ont échoué leur reproduction (contre 13 en 2011). Au total, 49 jeunes ont pris leur envol ; c’est 10 de plus qu’en 2011 !

Dans le détail, on recense :

- cinq nichées à quatre jeunes à l’envol. Cela concerne la cathédrale Sainte-Cécile à Albi (81), l’église du Sacré-Coeur à Lille (59), la tour de chimie et le silo Gargill Silorins à Strasbourg (67) et la tour HBZ à Vénissieux (69) ;

- cinq nichées à trois jeunes à l’envol. Cela concerne les sites suivants : un château d’eau à Autretot (76), l’église Saint-Jacques à Lunéville (54), la basilique Notre-Dame-de-Lourdes à Nancy (54), la centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan (41)et la brasserie Heineken à Schiltigheim (67) ;

- cinq nichées à deux jeunes à l’envol. Cela concerne les sites suivants : le silo de la verrerie ouvrière à Albi (81), le silo de la cimenterie d’Altkirch (68), le chevalement de mine à Freyming-Merlebach (57), la tour de télécommunication de Marckolsheim (67) et le château fort d’Oricourt (70) ;

- quatre nichées à un jeune à l’envol. Cela concerne les sites suivants : la centrale nucléaire de Cattenom (57), la cokerie Rio Tinto à Loon-Plage (59), le silo de Silorins Costimex à Strasbourg (67) et un site EDF dans les Deux-Sèvres (79) ;

- sept nichées à zéro jeune à l’envol. Ces échecs concernent les sites suivants : la raffinerie Total de Feyzin (69), la centrale thermique CPCU d’Ivry-sur-Seine (94), la centrale thermique de La Maxe (57), la cathédrale de Limoges (87), l’église Saint-Joseph de Montigny-lès-Metz (57), la centrale nucléaire de Nogentsur-Seine (10) et la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (54).

Finalement, le succès reproducteur s’élève à 1,88 tandis que le taux d’envol atteint 2,58 (contre respectivement 1,34 et 2,44 en 2011). 13 nichoirs ont été occupés et ont vu l’envol de 30 jeunes. Les couples non nicheurs étaient cantonnés sur les sites suivants : les tours Poissons à La Défense (62), la tour Part-Dieu à Lyon (69), la tour métallique de Fourvière à Lyon (69), la centrale thermique CPCU à Paris (75), les cheminées de la raffinerie à Reichstett (67) et l’usine Carbone Savoie à Vénissieux (69). A ces couples s’ajoutent les couples repérés (dont le nombre est en progression !) sur des pylônes THT. 10 couples nicheurs et un couple non nicheur ont été recensés en 2012. Utilisant d’anciens nids de corvidés, les couples sont fortement soumis aux intempéries si bien que la réussite de reproduction est étroitement liée aux conditions météorologiques. Le bilan de l’année est d’ailleurs très mauvais puisqu’un seul couple a niché avec succès (en Meurthe-et-Moselle) menant deux jeunes à l’envol. Plusieurs projets de pose de nichoirs sur des pylônes sont par conséquent à l’étude. En hivernage, au moins 21 individus cantonnés ont été recensés sur des pylônes THT.

Le faucon pèlerin confirme bel et bien son implantation en ville et sur les sites anthropiques ! Quant au réseau national faucon pèlerin, il confirme lui aussi son engagement et sa mobilisation en faveur de la protection de l’espèce. Que tous les observateurs et coordinateurs (au nombre de 121 et comptabilisant un minimum de 124 journées de prospection et suivi) soient ici chaleureusement remerciés.


Gennevilliers
Encore la LPO.

Source : Le Parisien du 12/08/2013

Gennevilliers veut des faucons sur son toit


Pour lutter contre les pigeons, la ville va tenter d’attirer sur son territoire le couple de faucons sauvages installé à La Défense.

A Gennevilliers comme ailleurs, pour lutter contre les pigeons, la mairie mène des campagnes de stérilisation des pigeons : ceux-ci sont capturés, stérilisés et relâchés. Cependant, une nouvelle idée a germé : celle de trouver des prédateurs à ces oiseaux jugés trop envahissants, comme les pies et les jeunes corneilles. Cette arme, c’est le faucon pèlerin. Toutefois, pas question de faire appel à des oiseaux dressés par l’homme : « Ceux-ci sont incapables de se débrouiller seuls. Nous voulons faire venir des faucons sauvages, explique Gérard Prodhomme, éducateur environnemental. Ainsi l’homme n’interviendra pas dans le processus. Ces faucons, il n’y en a pas loin, à La Défense. On les voit voler dans le coin… » Un couple de pèlerins niche en effet sur le quartier d’affaires. Ce sont ces rapaces que les techniciens de Gennevilliers, qui travaillent avec la ligue de protection des oiseaux (LPO), veulent attirer.

Des nichoirs en haut de la tour de l’hôtel de ville

Les faucons pèlerins vivent habituellement dans des falaises. Il leur faut donc un toit élevé et un terrain de chasse. L’idée est donc d’aménager des nichoirs en haut de la tour de l’hôtel de ville, et éventuellement d’utiliser des « appelants », des cris d’oiseaux enregistrés, pour les décider à venir. Une fois qu’ils sont assurés d’avoir le gîte et le couvert, selon les spécialistes, il y a peu de chances que les faucons déclinent l’invitation. L’objectif est d’être prêt d’ici à la prochaine nichée, au printemps.

Si les corneilles adultes sont trop grosses pour lui, le faucon pèlerin est de taille face aux pigeons et aux pies, peu craintives et plus agressives. Il est le rapace le plus rapide de nos régions. « Il ne chasse qu’en vol, en piqué, précise Gérard Prodhomme. Il repère sa proie en contrebas et se laisse tomber dessus à une vitesse qui peut atteindre 300 km/h. Quand il atterrit sur l’animal bec et serres en avant, la mort est instantanée. Ensuite, il la saisit dans ses serres et rejoint son nid où il nourrit ses petits. » A la femelle, plus imposante, les proies les plus grosses. Le mâle, plus petit, s’occupe de faire un sort à des oiseaux plus à sa taille, comme les étourneaux. Ces volatiles se déplacent par groupes de plusieurs milliers d’individus, surtout l’hiver.

Pour autant, un couple de faucons ne pourra pas faire festin de tous ces gêneurs ailés. « Un faucon mange un pigeon par jour, précise Fabienne David, responsable du programme de conservation des faucons pèlerins à la mission rapace de la LPO. Ils ne constituent pas une solution miracle, mais ils peuvent déjà réduire un peu une population de pigeons ou d’une autre espèce. Ils peuvent aussi avoir une influence sur leur comportement. » Les pigeons n’ayant aucun prédateur, la menace des faucons peut les désorganiser et éventuellement provoquer un stress qui perturbera leur reproduction.

Ville et Ligue de protection des oiseaux ont fait converger leurs intérêts : Gennevilliers, qui veut limiter la présence des oiseaux gênants en utilisant un prédateur naturel, et la LPO, qui compte dans ses priorités, selon Fabienne David, « la préservation du faucon, une espèce rare et menacée ».


Lille
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des oiseaux "nuisibles".

Source : Publié le 11 Juin 2013 par LPO NORD

Nidification du faucon pèlerin à Lille


Après 2 échecs successifs de nidification en 2009 et 2010 sur la Tour Lille Europe, le couple de pèlerins de Lille squatte l’aire-boite d’un couple de crécerelles sur la Cité administrative en 2011. Ils prennent possession de l’église du Sacré Cœur dès l’été 2011.Un groupe d’ornithologues décide d’installer un nichoir sur cet édifice avec le concours de la Mairie de Lille sous l’impulsion de Cyril Pradal, élu de la ville de LIlle.
C’est en 2012 qu’ils se décident à nicher sur ce majestueux monument. Ils vont nous gratifier d’une nichée de 4 poussins qui prendront leur envol à la mi-juin.
L’hiver 2012-2013 plus long que d’habitude retarde la nidification de notre couple .Le dimanche 9 juin 2013 au matin, je parviens à les compter lors du nourrissage par la femelle : les juvéniles sont au nombre de 3.
A coup sûr, une femelle sort du lot, étant née la première. Peut-être une 2ième, à valider.
Ils ont à peu près 5 semaines. Et c’est vers les 6ième et 7ième semaines qu’ont lieu les premiers vols.
Il ne tient qu’à nous d’aller les observer et d’admirer leur envol mais aussi les nourrissages orchestrés par le couple. Ce sont, chaque jour, plusieurs pigeons qui sont capturés et qui alimentent cette troupe bruyante.
L’émancipation va se faire au cours de cet été .Il sera plus difficile de les suivre à travers tout Lille.
Voilà au moins 5 années d’une présence indiscutable de notre couple avec 3 années de nidification avec succès. Il va s’en dire que l’implantation de ce nichoir a été un succès non seulement pour leur assurer la nidification mais aussi pour leur éviter des échecs ailleurs. Nous assurons un suivi régulier afin de pallier aux éventuels accidents d’envols des juvéniles mais aussi pour le plaisir et leur sécurité.

Pascal Demarque
Mission LPO rapaces Faucon Pèlerin
Aubépine-LPO Nord



Saint Nicolas de Port (54)
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des oiseaux "nuisibles".

Source : Publié le 19 mars 2013 par Meurthe-et-Moselle - Faucon pèlerin

Une nouveau site aménagé en Lorraine - Saint Nicolas de Port (54)


Depuis janvier 2013, le couple de Faucons pélerin dispose d'une aire artificielle et de gravillons accueillant pour la nidification. Si un couple apparaît comme cantonné depuis plusieurs années sur cette imposante basilique du XVIème siècle, il n'y a jamais eu de reproduction avérée sur ce site. Un diagnostic du bâtiment a fait état d'un manque de plateformes favorables (revêtement en zinc et à parois pentues) qui pourrait expliquer les échecs successifs. L'action a pu se mettre en place grâce à une convention entre la mairie de Saint Nicolas de Port et l'Association d'éducation à l'environnement "l'Atelier Vert", et sous les conseils avisés de l'Architecte des Bâtiments de France et de Patrick Behr, coordinateur régional. Cet aménagement léger (pas de toit, un simple bac à graviers) est également le point de départ pour des actions de sensibilisation aux riverains et écoles de la ville et des environs sur les rapaces et leur protection. Si les oiseaux ont rapidement accepté l'aménagement (poses successives à côté), ils n'ont pas l'air pour l'instant de chercher à l'utiliser (pas d'observations de grattages du substrat)...affaire à suivre !

Remerciements à tous ceux qui ont pu aider à la mise en place du projet :
Les bénévoles, adhérents et salariés de l'Atelier Vert : www.lateliervert.org
Patrick Behr : http://p.behr.free.fr/index.html
La Mairie de Saint Nicolas de Port et le service communication www.saintnicolasdeport.com
Les Architectes des Bâtiments de France
L'Abbé Jacquot, recteur de la Basilique
Yann CHASSATTE



Saint Etienne
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des oiseaux "nuisibles".

Source : Publié le 13 mars 2013 par Loire - Faucon pèlerin

Intallation d'un nichoir à Saint Etienne le 1er février 2013


La ville de Saint Etienne a souhaité favoriser l’installation du faucon pèlerin dans le quartier de Grouchy, dans l’espoir de voir ce rapace disperser les corvidés jugés indésirables. Voici le reportage photo de cette opération :  


Carcassonne (suite)
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des pigeons.

Source : La dépêche du Midi le 25/03/2013

Les faucons vont chasser dès avril


Des faucons contre les pigeons ? Lidée n'est pas nouvelle. Pas plus à Carcassonne qu'ailleurs. D'ailleurs, l'opération la plus médiatisée fut celle menée sur les courts de tennis de Roland-Garros, où des fauconniers sont venus, dès l'année dernière, effaroucher les pigeons avec trois buses de harris et un faucon pélerin.

Ici, à la cité précisément, c'est une question de jours car pour faire face à l'envahissement de pigeons et surtout pour lutter contre leurs déjections, le projet envisagé dès le mois de mai 2012 va rentrer dans une phase concrète. Cette semaine, en effet, la LPO (ligue de protection des oiseaux) de l'Aude a installé, discrètement et dans un lieu tenu secret, un nichoir pour accueillir les faucons pélerins.Ce dispositif fort simple (une boîte ouverte d'un côté) est censé attirer les rapaces (plusieurs ont été déjà repérés aux abords de la cité) et que ceux-ci tournoient au dessus d'elle et fassent partir les pigeons. Il faut le temps qu'ils trouvent leur nouveau refuge, forcément et donc, dès avril, ils devraient commencer à chasser et à faire partir les pigeons. L'idée, c'est de réduire les fientes corrosives. A Winbledon, comme à Roland-Garros, les rapaces sont dressés. Ici, ce sont des faucons sauvage qui sont attendus, dans l'espoir qu'ils se reproduisent.

Travaux de protection

Par ailleurs, suite au lancement par le centre des Monuments Nationaux d'un marché en procédure adaptée pour le nettoyage de 6 tours et mise hors d'air, émis le 1er février dernier, des travaux de protections des tours (Tour du Major, Tour Saint-Paul, Tour Pinte, Echauguette de la tour Pinte, tour du Four St Nazaire, et Tour du Tréseau) vont débuter courant avril. L'idée, c'est, dans la continuité de ceux réalisés en 2011, étant de préserver ces tours et leurs abords de la présence et de l'intrusion des pigeons, à l'aide de volets, de filets, grillages et «pics» anti-pigeons.

Par ailleurs, selon la préfecture de l'Aude, la Ville devrait se charger, prochainement, du nettoiement de sept autres tours qui feront, ensuite, l'objet de mesure de protection contre l'intrusion des pigeons.


Castelnaudary
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des pigeons.

Source : La dépêche du Midi le 24/10/2012

interview de Thierry Rutkowski


Il est le vice-président de la LPO, Ligue pour la protection des oiseaux. Nous sommes en train d'étudier pour Castelnaudary et d'autres villes de l'Aude, d'installer des nichoirs destinés aux faucons pèlerins. Cet oison que l'on a pu observer dans le ciel chaurien, est l'oiseau le plus rapide au monde, capable de piqués entre 2 et 300 km/heure. Autant dire qu'un pigeon bizet ne fait pas long feu avec un chasseur pareil. C'est justement la proie que les faucons pèlerins préfèrent et s'ils ne les consomment pas tous, ils les font surtout fuir. Ils perdent leur tranquillité, leur capacité à s'installer et cela a également un effet sur leur fécondité.On a vu spontanément arriver des faucons pèlerins sur les cathédrales de Paris, Rouen, Chartres, Albi. Dès l'instant où ils quittent l'endroit où ils sont nés -en général en falaise- les jeunes oiseaux cherchent un endroit où s'installer. En posant des nichoirs sur les édifices les plus hauts de la ville, on accroît la possibilité de les voir s'installer.

Par ailleurs, depuis deux ou trois ans, les CNRS et la LPO nationale ont finalisé une méthodologie pour gérer, dans les villes, les pigeons à partir des pigeonniers. On peut ainsi réguler l'espèce en leur piquant des œufs et en les remplaçant par des œufs factices. Une expérimentation est en cours.


Carcassonne
Et ça continu, la LPO que l'association RDVO appelle Lethal Pigeons Organization continue sa mission de catéchèse pro faucon (la LPO devrait plutôt s'appeler Ligue - pas celle du duc de Guise - de protection et de multiplication des rapaces tueurs d'oiseaux (vite appelons le MRAP, SOS Racisme, la LICRA, etc. pour sanctionner cette discrimination oligarchique raciste). Son but est-il de devenir numéro un en France du dépigeonnage? Dans la guerre mythologique éternelle du faucon contre le pigeon, mal/bien (le mal est dominant et le bien récessif), ténèbres/lumière, certains ont choisi leur camp : les ténèbres de l'ignorance, la violence, l'adoration du tueur. C'est tellement sympa un prédateur qui tue sa proie et la déchiquette.
Cité : des faucons pour chasser les pigeons

Publié le 24/05/2012 03:46 | Jean-Luc Letitre
Source : www.ladepeche.fr

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) de l'Aude et les Monuments historiques travaillent sur un projet d'implantation spontanée de faucons pèlerins à la Cité et à la Bastide afin de réduire la population de pigeons. Les pigeons, plusieurs centaines, au bas mot, sont installés à demeure sur les remparts, tours, édifices… de la Cité. Des pigeons devenus de véritables nuisibles en raison de leur surpopulation et de leurs déjections corrosives qui provoquent d'importants dégâts sur les pierres et les toits et qui polluent les circuits touristiques de la Cité. L'idée avancée serait non pas d'introduire un couple de faucons pèlerins particulièrement redoutés par les pigeons mais de faciliter leur implantation en y installant des nichoirs. « Le faucon pèlerin a été une espèce menacée on en recensait, il y a encore quelques années, entre 200 à 250 couples aujourd'hui, on estime la population à 1 200 couples dans l'Hexagone », confie Christian Riols de la LPO de l'Aude. Le spécialiste des rapaces précise que des faucons pèlerins ont déjà pu être observés à Carcassonne. « Le projet consisterait à installer un ou deux nichoirs à la Cité et sur la Cathédrale Saint-Vincent dans des endroits précis sur les parties supérieures des corniches par exemple. Un investissement somme toute peu onéreux, le nichoir est une sorte de caisse ouverte sur un côté avec du gravier à l'intérieur », précise-t-il, seule la pose peut représenter un coût plus conséquent.

L'exemple d'Albi

Mais la nidification d'un couple de faucons pèlerins après l'installation d'un nichoir est assez aléatoire. Il faut parfois compter deux à trois années voire beaucoup plus tout dépend de la situation environnementale et des populations de rapaces présentes. « On estime à une vingtaine de couples ainsi installée en zone urbaine en France. Comme à la cathédrale Saint-Cécile d'Albi, à la collégiale de Villefranche-de-Rouergue… » reprend un membre de la LPO du Tarn. À Albi où un couple installé depuis une douzaine d'années s'est même reproduit. Le but premier, ici, n'était pas d'effaroucher les pigeons mais de fixer un éventuel couple de faucons pèlerins. Des rapaces qui foncent sur leurs proies et les tuent et qui ont aussi pour effet de les effrayer par leur seule présence. À la cathédrale d'Albi on a pu remarquer une baisse de la concentration des pigeons depuis la présence des faucons ; « le climat leur est moins favorable désormais », indique le membre de la LPO du Tarn. À la Cité, les faucons devraient voler dans les plumes des pigeons, ce n'est plus qu'une question de temps .

Les responsables des Monuments historiques n'ont pas souhaité communiquer sur ce sujet et donner les chiffrer des dégâts sur l'édifice ainsi que le coût des nettoyages.

Face à la prolifération des pigeons et des dégâts qu'ils provoquent à la Cité, la LPO et les Monuments historiques réfléchissent à l'introduction de faucons pèlerins pour limiter cette population.


Le Puy-en-Velay
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des pigeons.

Source le 16/12/2011

Un faucon pose ses valises au Puy


Depuis bientôt quatre ans, un faucon pèlerin passe l'hiver perché sur le rocher d'Aiguilhe. Comme il peut s'avérer utile, l'agglomération lui a aménagé un appartement.

Un aménagement a été réalisé afin de fidéliser ce faucon au site et d'accueillir une nichée. Ce rapace est essentiel pour la biodiversité et pourrait participer à la diminution de pigeons sur l'agglomération.

Dans l'attente d'un nouveau couple

C'est une initiative originale qui a été engagée par les élus de la Communauté d'Agglomération du Puy-en-Velay. Alors qu'une réflexion de longue haleine était menée pour trouver une solution pour lutter naturellement contre les pigeons qui causent d'importants dégâts en centre ville, l'idée de favoriser le retour du faucon pèlerin, prédateur de pigeons domestiques, permet également d'améliorer la biodiversité du secteur.

Le faucon pèlerin est une espèce peu commune en France. On en recense pas plus de 1 500 à 2 000 couples à travers l'hexagone, dont seulement une quinzaine en Haute-Loire. Ainsi, l'idée d'aménager une aire artificielle pour sa nidification au coeur de l'agglomération ponote devrait permettre d'accueillir prochainement un nouveau couple de cette espèce rare et protégée.

"Ce n'est pas facile à implanter mais on a beaucoup d'espoir", note Willy Guieau, vice-président de la Communauté d'Agglomération du Puy-en-Velay et conseiller municipal chargé du développement durable. "C'est une manière d'agir concrètement pour favoriser la biodiversité du territoire", ajoute-t-il avant de plaisanter : "s'il est pèlerin, le faucon devrait être à son aise au Puy-en-Velay".

Le rocher d'Aiguilhe au patrimoine de l'UNESCO ?

Depuis que la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) s'est installé en Haute-Loire, en 1990, l'espèce est surveillée et sa présence notée. La majorité des couples a été suivie. La LPO Auvergne assure un suivi commun afin de bien mailler le territoire.

Le plus grand et le plus rapide
Le faucon pèlerin est le plus grand des faucons avec plus d'un mètre d'envergure mais c'est aussi le plus rapide puisqu'il atteint plus de 200 km/h en chasse, avec des pointes à 400 km/h lors des parades. Un faucon a une espérance de vie d'environ 15 ans.

Le maire d'Aiguilhe Michel Roussel a tenu à rappeler : "c'est bien la commune qui est propriétaire du site donc il nous appartient d'assurer l'entretien et d'en tirer bénéfice le cas échéant. J'ai répondu favorablement à cette demande car à titre personnel, en tant que grand-père, je me sens ue responsabilité vis à vis des générations futures et du cadre de vie qu'on va leur laisser". La biodiversité semble donc être à l'honneur dans la commune qui accueille aussi des ruches (lire l'article).

Le premier magistrat de la commune avait cependant une légère réticence à valider ce projet à cause de l'impact visuel mais il tempère : "le rocher a un aspect majestueux mais il a aussi une vie, avec une faune et une flore particulière". Il a également rappelé que le rocher ne jouissait d'aucune mesure de protection officielle et qu'une requête avait été émise afin que le site soit classé au patrimoine de l'UNESCO.

Ne pas déranger l'activité touristique du site

Pour favoriser la venue du rapace, une plateforme de 80 centimètres de large pour un mètre de long a été installée sur le rocher d'Aiguilhe, côté est, dans l'axe de la piscine et à l'opposé des escaliers, afin de ne pas déranger l'activité touristique du site.

L'espèce du faucon pèlerin avait disparu de Haute-Loire jusqu'à 1976, date où son retour est remarqué par les observateurs. Il vit principalement dans l'axe entre la vallée de l'Allier et celle de la Loire et a besoin de falaises pour s'installer. Son prédateur principal est le grand duc.

Cette plateforme est vissée sur deux barres de fer incrustées horizontalement dans le rocher. La structure de fer est de huit centimètres d'épaisseur. Elle est remplie d'un plateau de bois de quatre centimètres d'épaisseur profilé en fibre de ver et résine. Enfin, quatre centimètres de sable et graviers sont déposés sur la plateforme pour que le faucon puisse creuser son site de nidification.

Willy Guieau assure : "nous avons réalisé cet ouvrage avec un budget très faible car nous avons profité de la période de purge pour l'installer". Le coût total est estimé à 3 000 euros environ.

Maxime Pitavy


Villefranche-de-Rouergue
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des pigeons.

Source : http://www.ladepeche.fr/ le 29/07/2011 03:45 | La Dépêche du Midi

5 faucons pèlerins volent autour de la collégiale


Un couple de faucons pèlerins niche sur la collégiale dans un nichoir installé par la Ligue de Protection des Oiseaux. Il participe à éloigner les nombreux pigeons qui y avaient élu domicile.

Les pigeons, sympathiques volatiles, s'il en est, avaient colonisé depuis de nombreuses années le centre ville provoquant de nombreuses dégradations. De nombreuses solutions avaient été mises en place pour les déloger, il semble aujourd'hui que l'une d'entre elles soit trouvée avec le couple de faucons pèlerins installé sur la collégiale.

Les pigeons, par leur nidification et surtout leurs déjections sont un véritable problème pour les villes anciennes. Dès lors qu'ils trouvent un grenier vide, ils s'y regroupent comme dans un colombier et leurs fientes dégradent la pierre. À Villefranche, ils trouvent leur nourriture à l'extérieur de la ville puis reviennent nicher dans les bâtiments ouverts.

La Ligue de Protection des Oiseaux est très active dans le département de l'Aveyron. À Villefranche, Jean Claude Issalys en est un membre infatigable. Il n'est pas peu fier d'annoncer « dans le sud de la France, on ne recense que deux couples ayant élu domicile sur des nichoirs installés sur de hauts bâtiments : l'un a élu domicile sur un nichoir de la LPO sur la Cathédrale Sainte Cécile à Albi, depuis 2001. Un second vient de fixer son habitation sur le nichoir de la Collégiale Notre Dame, à Villefranche ».

Qui est le faucon pèlerin ?

Le Faucon pèlerin est une espèce de rapace robuste de taille moyenne, réputé oiseau le plus rapide du monde.

De quoi se nourrit-il ?

Il se nourrit de ses proies. Sa proie préférée est le pigeon biset mais peut aussi se nourrir d'autres espèces d'oiseaux, de petits reptiles et de mammifères tels que chauves-souris, rongeurs, et rats. Il ne chasse qu'au vol et percute les proies avec le bréchet après avoir effectué un long piqué ailes fermées, quasi vertical. Le buffetage est une technique de chasse typique du faucon pèlerin.

Où niche-t-il ?

Le faucon pèlerin ne construit pas de nid, et niche essentiellement sur des falaises, plus rarement sur des arbres, des structures et, depuis peu, sur

- des bâtiments élevés.

Comment le Faucon a-t-il adopté la Collégiale ?

A la fin des années quatre-vingt-dix, nous avions repéré une femelle adulte que nous n'avons plus revue. Voilà 8 ans, nous avons installé un nichoir sur les hauteurs de la Collégiale, comme nous en avons installé un sur la Cathédrale à Rodez.

En 2009, un mâle s'y est installé. L'an dernier, une femelle immature l'y a rejoint, est restée, et ils se sont accouplés. La femelle a pondu en mars et, en Avril, sont nés trois jeunes fauconneaux qui volent depuis début juin. Le mâle l'aide parfois et apporte la nourriture au nid.

C'est elle qui nourrit les petits, plumant les proies avant de les leur donner. Le mâle l'aide parfois et apporte la nourriture au nid. L'automne venu, les jeunes quitteront les parents. Ils sont adultes à 2 ans et on note que 1 sur 5 seulement arrive à l'âge adulte.

Il ne reste plus qu'à les observer chasser en ville et surtout respecter leur habitat de manière à ce qu'ils restent à Villefranche.


Moulins
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des pigeons.

Source : http://www.newsauvergne.com/ le 07/07/2011

Un nichoir pour faucons pèlerins sur la cathédrale de Moulins


Une drôle de boîte perchée sur les hauteurs de la cathédrale de Moulins ? Rien de grave... Juste un nichoir pour les faucons pèlerins qui se sont habitués à sillonner la région. Ces dernières années, la LPO Auvergne a constaté la présence de ce rapace en hiver sur la cathédrale de Moulins. Après accord de la ville, et de la direction régionale des affaires culturelles d’Auvergne (DRAC), le projet d’installation d’un nichoir spécialement conçu pour ce rapace vient de voir le jour.

" Décimé par la fauconnerie d’un autre temps, les coups de fusils et par un insecticide (DDT) jusque dans les années 70 qui fragilisait la coquille de ses oeufs, le Faucon pèlerin a subi une très forte régression. Depuis une trentaine d’années, il a cependant regagné du terrain, mais demeure encore rare", précise la LPO, à l'origine de cette initiative. Le département de l’Allier ne compte que trois couples nicheur.

Pourtant, une implantation en milieu urbain a de quoi le séduire : ce rapace se repaît exclusivement d’oiseaux, or, quoi de plus abondant et de plus facile à capturer que le pigeon domestique, cet oiseau dont la prolifération provoque localement des nuisances ?

De nombreuses villes par le monde ont ainsi installé des nichoirs sur de hauts monuments. Reste à savoir si un couple élira domicile au sommet de la cathédrale pour y convoler en justes noces ?


Lille
La LPO encore avec ses faucons vendus pour bouffer des pigeons et les autres oiseaux indésirables.

Métro le 25-10-2010

Le faucon est le bienvenu à Lille


Un nichoir à faucons pèlerins a été installé sur le clocher de l’église du Sacré-Cœur. L’objectif est d’installer la faune sauvage en ville

La faune sauvage cherche sa place dans la ville. Pour favoriser son installation en milieu urbain, la ville de Lille vient d’installer un nichoir à faucons pèlerins sur le clocher de l’église du Sacré-Cœur, rue Solferino.
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et le Groupe ornithologique et naturaliste du Nord-Pas-de- Calais (GON) l’a repéré en avril dernier sur la tour Lille Europe, explique Cyrille Pradal, conseiller municipal délégué à la biodiversité.

Nous négocions pour y installer un autre nichoir.” Si le faucon a déjà été aperçu près de l’église, il faudra attendre janvier pour que la nidification avec sa femelle présumée débute. “Les oiseaux prédateurs comme ce faucon vont permettre de réguler le nombre de pigeons, qui détériorent certains monuments, souligne Dominique Plancke, conseiller municipal au patrimoine. L’hôtel du département a également l’idée d’installer un nichoir.”

Après un inventaire de la biodiversité cette année, des actions vont être menées pour que la faune et la flore trouvent leur place à Lille : “Nous voulons reconnecter la Citadelle avec la biodiversité, continue Cyrille Pradal. Elle est entourée par la Deûle, ce qui pose des problèmes d’accès aux animaux terrestres. Et pour que les chauves-souris puissent se déplacer, nous avons l’idée de créer un corridor obscur nocturne.”

Pour la ville, le maintien de la faune à Lille permettra à chacun de mesurer directement ses propres impacts sur l’environnement.
Blog ecologie.cafeduweb.com
mercredi 3 novembre 2010

Le retour du Faucon


Les villes deviennent de plus en plus des repères pour la biodiversité et si l'on a repéré depuis longtemps des rapaces dans des villes comme Paris. A Lille c'est beaucoup plus récent.

C'est en avril dernier que les premiers faucons pèlerins ont été remarqués à Lille, un couple ayant élu domicile au sommet d'une tour dans le nouveau quartier de Lille Europe, mais des travaux de réfection de la toiture du bâtiment avaient dérangé le couple qui devait s'y être installé au vu des débris (fientes, ailes de petits oiseaux, oeufs cassés) retrouvés sur place.

André Berton, du Groupe ornithologique et naturaliste du Nord (GON), estime qu'ils se sont installés sur Lille il y a deux ou trois ans. Disparu dans les années 70, le faucon pèlerin est donc de retour dans la capitale des Flandres.

La municipalité a donc fait installé un premier nichoir à rapaces sur le clocher de l'église du Sacré-Cœur, à l'intersection des rues Nationale et Solférino. Ce clocher ayant été repéré comme étant leur " restaurant " avec au menu les nombreux pigeons logeant aux environs. Et si ce retour n'est pas au goût des colombophiles nombreux dans la région, pour ma part il m'enchante et j'espère – étant à moins de 100 mètres à vol de rapace de leur possible futur nid d'amour - qu'ils nous débarrasseront de ces pigeons qui me narguent à quelques mètres de mes fenêtres. Je HAIS les pigeons !

Dans le Nord il y a une demi douzaine de couple de faucons pèlerins recensés les dégâts dans les colombiers restent donc marginaux, mais les colombophiles veulent dès maintenant réguler la prolifération de ces rapaces. Il faut dire que si un pigeon de concours vaut dans les 500 €, certains atteignent les 150 000 € ! Tout ça pour une sale bête !

Le nichoir installé est une caisse d'un mètre de profondeur sur 70 cm. Incrustée dans l'une des ouverture du clocher à plus de 50 m de haut et orientée plein sud, garnie de petits cailloux ronds pour ne pas abîmer les oeufs. Même si Martine Aubry est très opposée aux caméras de surveillance en ville, la mairie envisage d'y installer une webcam; Et ce serait une très bonne idée !

Bien sûr on ne sait pas si le couple de faucons viendra nidifier en janvier, mais le gîte et le couvert sont prêts.
Des négociations avec la SAEM Euralille et le syndic de l'immeuble sont en cours pour un deuxième nichoir. Ce second nichoir serait donc à 1 km à vol d'oiseau de celui du Sacré cœur, distance idéale qui doit exister entre deux nichoirs.
Un troisième nichoir est envisagé du côté de la rue Gustave Delory sur le toit du conseil général. Une photo du nichoir est visible dans l'article de Métro


Saint-Laurent-Nouan

Juin 2010
Il semble qu'aucun nichoir artificiel n'ait été installé mais on observe une prolifération des pélerins sur les sites artificiels (l'article de presse mentionne les pigeons...). Bravo à la mission rapace de la LPO.
Un couple de faucons pèlerins en live

16/04/2012 - www.lanouvellerepublique.fr

Cette année, la haute technologie vient à la rencontre de la nature et permet à tous de venir admirer et observer en direct le couple de faucons pèlerins de Saint-Laurent. En effet, en novembre dernier, une webcam a été placée à proximité du nid pour suivre la reproduction de cette espèce protégée.

Une boucle Wi-Fi vient d'être installée cette semaine devant le centre d'information du public (CIP) de la centrale. Elle couvre l'intérieur et l'extérieur de celui-ci. Grâce à cela, vous pouvez désormais enregistrer, photographier et filmer l'évolution de la couvée avec vos tablettes et Smartphone ou tout simplement regarder grâce à l'écran situé à l'intérieur du CIP
De même qu'en 2010, quatre œufs sont actuellement dans le nid. La caméra a permis de suivre à la loupe leur arrivée le 17 mars ! Sachant qu'il faut 32 jours avant la naissance, les paris sont ouverts quant à leur éclosion la semaine prochaine.
Soyez au rendez-vous et peut être aurez vous la chance d'assister à cet événement, petit trésor de la nature…
Ouverture du CIP : lundi et mercredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, vendredi de 14 h à 17 h, pendant les vacances scolaires de la zone B du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 heures.
Contact : Brice Sauvan-Magnet au 06.22.36.08.04 ou Florence Peytavy au 02.54.45.82.51.

Pour vous connecter, cherchez le réseau Wi-Fi « Faucon », connectez-vous à celui-ci, ouvrez votre navigateur Internet et tapez l'adresse : http://192.168.1.10, acceptez le plug–in Axys, vous ne pourrez pas commander la caméra, mais vous pourrez prendre des photos et vidéos.
Reproduction du pèlerin dans le Loir-et-Cher

Un couple de pèlerin s'est installé sur la centrale nucléaire de Saint-Laurent-Nouan et a niché avec succès : 4 jeunes ont pris leur envol ! La dernière reproduction de l'espèce dans le département remonte à 1955. Lire l'article de presse ici.
Source : Loir-et-Cher Nature


Briey
La LPO est très active et efficace pour ses faucons vendus pour bouffer des pigeons.

Le Republicain Lorrain du 20 avril 2010

vie de la ville sur le toit de l’immeuble dessiné par le corbusier
La Cité radieuse attend ses faucons…


L’association des habitants de la Cité radieuse vient de poser un nichoir à faucons sur le toit de l’immeuble. L’objectif est de limiter les populations de pigeons de façon naturelle.

Il n’y a pas qu’en centre-ville que les volatiles (pigeons, corbeaux, étourneaux) provoquent des nuisances importantes. A Briey, les riverains du plan d’eau, et les promeneurs habitués à emprunter les rocades Alain-Mimoun ou Jacques-Anquetil, se plaignent régulièrement de la présence massive des corbeaux dans les bois de Napatant. A la Cité radieuse toute proche, ce ne sont pas les corbeaux, mais les pigeons qui posent problème aux habitants.

Pour tenter d’endiguer ce phénomène en expansion, l’association des habitants présidée par Didier Galois, en accord avec le conseil syndical de la copropriété, avait fait poser des cages spécifiques pour capturer les pigeons, sur le toit de la Cité radieuse. Mais l’opération, dont l’efficacité n’était visiblement pas à mettre en doute, se révélait plutôt coûteuse (de l’ordre de 3 000 euros annuels), en plus d’être peu "naturelle".

Sur les conseils d’un de ses nouveaux adhérents, qui est également membre de la LPO (Ligue de protection des oiseaux), l’association des habitants a décidé de prendre une autre voie. Plus naturelle justement. Claude Mallinger, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait profiter de son expérience au sein de la LPO pour la construction d’un nichoir à faucons.

S’inspirant des succès constatés à Metz ou Nancy, villes dans lesquelles des nichoirs du même type ont été installés dans des clochers, les habitants de la Cité radieuse ont donc voulu faire de même. Et vu que le toit du bâtiment, situé à plus de 40 mètres au-dessus du sol, offre un habitat comparable aux falaises dans lesquelles les faucons sont habitués à nicher, tous les éléments semblaient réunis pour lancer l’opération.
A quand les faucons ?

Celle-ci a pris forme dimanche après-midi. Didier Galois, Christophe Micoud, Claude Mallinger et le concierge de l’immeuble, M. Janescko, se sont retrouvés sur le toit de l’immense vaisseau dessiné par Le Corbusier.

C’est Claude Mallinger, qui est habitué à évoluer dans ce type de conditions, qui a procédé à la pose du fameux nichoir. Toutes les précautions de sécurité avaient bien évidemment été prises pour que l’opération se déroule dans les meilleures conditions.

La pose effectuée, il ne reste plus désormais qu’à attendre les faucons. « On croise les doigts pour qu’ils viennent le plus vite possible, confient les habitants. Ça marche bien ailleurs, il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas ici. » F. Sur.


Bilan de la surveillance 2009 du faucon pèlerin en milieu urbain

Pour télécharger les cahiers de la surveillance 2009, cliquer ici.
La colonisation des villes et des sites artificiels (hors pylônes THT) marque une nouvelle étape en 2009. Pas moins de 74 faucons pèlerins fixés en période de nidification et 29 couples nicheurs (contre 18 en 2008) ont été recensés cette année. La progression est spectaculaire. Si elle est une preuve manifeste de l'expansion de l'espèce sur les sites urbains, elle témoigne aussi d'un effort de prospection accru de la part des observateurs.
Le bilan de la reproduction est en revanche très médiocre et contrasté : 10 échecs de reproduction sont avérés, 7 couples ne se reproduisent pas ou échouent possiblement leur reproduction, si bien que seuls 12 couples se reproduisent avec succès, menant 29 jeunes à l'envol. La taille des nichées à l'envol s'élève à 2,42 (contre 2,31 en milieu naturel). En voici le détail : 4 jeunes à l'envol à Albi (cathédrale), 4 à Albi (verrerie), 4 à Autretot (château d'eau), 3 à Civaux (centrale nucléaire), 1 à Dunkerque (site industriel), 1 à Erstain (bâtiment), 2 à Feyzin (site industriel), 1 au Havre (pont), 1 à Oricourt (château), 2 à Lunéville (église), 2 à Metz (cathédrale) et 4 à Strasbourg (site non précisé). Les échecs avérés concernent les sites de Golfech, de Nancy (3 couples), de Nogent-sur-Seine et de Strasbourg (5 couples). L'espèce est également observée en ville et sur des sites artificiels en hivernage. Au moins une trentaine d'oiseaux fixés y a été recensée, valeur vraisemblablement sous-estimée. Pour un bilan plus complet du suivi 2009, reportez-vous aux Notes du pèlerin. Merci aux nombreux observateurs qui ont contribué au suivi et à ce bilan. Continuez de rechercher le pèlerin et transmettez-nous vos données pour enrichir la synthèse nationale !

COORDINATION : FABIENNE DAVID (LPO MISSION RAPACES)
En milieu naturel

C'est la première année depuis que le faucon pèlerin bénéficie d'une surveillance de ces aires, initiée dès 1965 sur l'Arc jurassien, qu'un tel effectif de couples est suivi : 733 couples ont en effet été contrôlés en 2009, soit près de 60 % de la population nicheuse ! Grâce à cette exceptionnelle mobilisation des pèlerinologues et l'extension (ou la reprise) du suivi à de nouveaux secteurs, 1 163 sites sur les 1 441 sites connus ont été contrôlés. 873 d'entre eux étaient occupés dont 746 par un couple adulte, 466 par un couple producteur et 385 par un couple ayant produit des jeunes à l'envol.
Globalement, la tendance nationale est toujours contrastée et semblable à celles des années précédentes (et cela pour les mêmes raisons). Les paramètres de reproduction sont toutefois en baisse par rapport à 2008 : la productivité passe de 1,33 à 1,22 ; le nombre de jeunes à l'envol par couple producteur atteint 1,92 contre 2,03 en 2008. La taille des nichées est en revanche plus élevée en 2009 (2,31) qu'en 2008 (2,26), et pour cause un taux d'échec élevé (18 %) et supérieur à celui de 2008 (11 %).

FABIENNE DAVID


Vence
Encore un ou plusieurs nichoirs prévus ou installés (en cours de confirmation) alors que les protecteurs des animaux avaient fait tout le travail, un travail terminé en proposant de bouffer des pigeons.

Nice Matin Samedi 7 Novembre 2009

Edition de Cagnes
Les pigeons... à l'oeil


En cas de réussite, l'introduction d'un couple de faucons pèlerins devrait avoir une conséquence sur la colonie de pigeons. On le sait, le volatile a fait parler de lui l'hiver dernier. Parmi les pistes de travail, la municipalité avait mis à l'étude l'élimination physique via un gazage effectué par une société spécialisée.
Ce qui n'était qu'une hypothèse avait soulevé une certaine émotion parmi quelques Vençois rétifs à ce qu'ils décrivaient comme « une barbarie ».
La piste du gazage ne sera pas empruntée par la commune. Pas plus celle du pigeonnier, préconisée par des élus d'opposition. « Elle est trop contraignante et surtout très coûteuse », estime Laurence Thiébaut.
La pratique de la distribution de graines stérilisantes par des bénévoles a, quant à elle, été officiellement abandonnée. L'arrivée espérée du faucon en ville permettrait d'exercer une pression sur les jeunes pigeons, un mets qu'affectionne le rapace.
Sans que celle-ci soit déterminante, selon la LPO. « La meilleure méthode pour réguler le nombre de pigeons reste encore l'interdiction de les nourrir », souligne l'adjointe à l'environnement.
« Il faut en appeler au civisme des Vençois. »


Bilan 2008 du suivi en milieu urbain
http://paca.lpo.fr/pdf/doc_54.pdf

Fabienne David
LPO Mission Rapaces


Si l’on s’en tient aux données transmises, au moins 18 couples de faucons pèlerins étaient cantonnés, en période de reproduction, sur des sites artificiels en 2008. Parmi ces derniers, 10 (et peut-être 11) ont niché avec succès menant au total 26 jeunes à l’envol (contre 18 l’année précédente). Le bilan se détaille comme suit : trois jeunes à l’envol à Albi (cathédrale), un jeune à Albi (verrerie), deux jeunes à Autretot (château d’eau), trois jeunes à Civaux (centrale nucléaire), deux jeunes à Dunkerque (site industriel), trois jeunes à Feyzin (raffinerie), trois jeunes à Lunéville (église), quatre jeunes à Nancy (usine), trois jeunes à Nogent-sur-Seine (centrale nucléaire) et deux jeunes à Strasbourg (site indéterminé).

Les couples installés à Golfech et Mulhouse ont échoué, tandis que ceux d’Albi (le 3e couple), de Strasbourg (trois autres couples) et de Périgueux n’ont pas niché.

Signalons aussi quelques faits marquants de l’année 2008 : le couple d’Altkirch a préféré nicher dans la carrière en face de la cimenterie (trois jeunes à l’envol) ; le couple de la basilique de Nancy a quitté l’édifice peu avant la ponte (nouveau site non repéré) ; le couple d’Ottmarsheim a disparu ; l’un des jeunes pèlerins nés à Feyzin s’est brulé les ailes dans la torchère de la raffinerie ; toujours pas de reproduction à Brest… Souhaitons que le bilan 2009 soit plus complet !


Dunkerque
http://paca.lpo.fr/pdf/doc_54.pdf

Serge Risser
LPO Info Groupe de l’Audomarois
janvier 2009

A l’initiative du groupe local audomarois, un nichoir à faucon pèlerin a été installé dans l’usine Aluminium Dunkerque sur une tour surplombant le site à plus de 60 mètres de hauteur.

Cette installation réalisée cet automne concrétise un projet débuté en 2007 dont l’objectif est double : favoriser l’implantation du faucon pèlerin dans notre région, sensibiliser les salariés de l’usine aux enjeux liés à la biodiversité. Avec le soutien de salariés motivés, le nichoir a été installé et équipé d’une webcam qui nous permettra de suivre en direct une éventuelle nidification au prochain printemps. En effet, le faucon pèlerin est en expansion sur la façade occidentale et les aménagements réalisés en milieu urbain, en particulier en Belgique, sont souvent couronnés de succès. Un groupe de travail d’industriels et naturalistes dunkerquois s’est aussi constitué pour donner un coup de pouce à cette espèce. Une présentation du projet a eu lieu à la Communauté urbaine de Dunkerque dans le cadre d’une première conférence « Entreprises et biodiversité ». Nous espérons que nous pourrons vous faire partager la joie d’accueillir un couple au printemps. patience !


Saint-Omer
http://www.ville-saint-omer.fr/ville_mairie/Publications/audo_n7.pdf

Un faucon contre les pigeons


Après de nombreuses tentatives pour éloigner les pigeons, dont les fientes dégradent les bâtiments, la Ville vient de mettre en place une solution tout à fait naturelle. L'idée est venue de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Il s’agit d’introduire à Saint-Omer le faucon pèlerin, un rapace particulièrement redoutable pour les pigeons. La LPO en a d’ailleurs observé un ou deux dans l'Audomarois.

Pour que l’animal s’installe dans la Ville, un nichoir a été installé sur la tour de la cathédrale qui culmine à plus de 50 mètres. L’endroit idéal pour le prédateur qui ne niche jamais à moins de 40 mètres du sol. Des cailloux ont été disposés sur le rebord pour lui rappeler son habitat naturel et l’abri a été étudié pour que l’eau ne puisse pas y stagner. Un vrai nid douillet qui n’attend plus qu’un locataire, ou mieux une famille de faucons, qui trouverait sans problème à Saint-Omer de quoi se nourrir, puisque le pigeon est un des mets favoris de l’espèce.


Jœuf
Le Républicain Lorrain
Publié le 09/10/2009 - page 12

La Ville de Jœuf, en collaboration avec la Ligue de protection des oiseaux, vient de faire poser des nids afin de favoriser l’installation de faucons pèlerins. L’objectif est de lutter contre la prolifération des pigeons avec une méthode dite naturelle. Une première dans le bassin de Briey.


Le Havre
Paris-Normandie 19 septembre 2009

Le Havre
Des faucons à l'hôtel de ville

En partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux, la Ville oeuvre pour la protection du faucon pèlerin, qui, en ville, a au moins une vertu : il permet de lutter contre une trop grande propagation des pigeons. Conséquence : un nid à faucon pèlerin vient d'être installé sur le toit de la tour de l'hôtel de ville, à près de quatre-vingts mètres de hauteur. Le faucon pèlerin a la particularité de ne pas construire lui-même son nid, il lui faut un hébergement à sa disposition. C'est désormais le cas. Il ne lui reste plus qu'à trouver le chemin car la Ville ne procédera pas à une réintroduction forcée..

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Paris-Normandie 29 septembre 2009

Le faucon, un vrai chasseur !


ENVIRONNEMENT. Le faucon pèlerin survolera-t-il bientôt Le Havre ? Un nichoir l'attend. Reste à trouver le chemin.

«Nous avons cherché un moyen doux pour aborder le problème des pigeons et des goélands ». Toit de la tour de l'hôtel de la ville, hier après-midi. Près de quatre-vingts mètres de hauteur et une vue imprenable sur la région. Côté Est, une petite installation faite de quelques planches dans les ateliers des services techniques de la ville. C'est là qu'a été réalisé un nichoir à faucon pèlerin. Benoît Bied-Charreton, adjoint au maire en charge des questions environnementales, lui a officiellement donné son envol, hier. « Les Havrais se plaignent parce qu'il y a trop de pigeons en ville. Alors, explique-t-il, nous avons pris contact avec la Ligue de protection des oiseaux pour trouver une solution ».

« Un prédateur »
Les œufs des goélands argentés sont stérilisés tous les ans au printemps. Pour les pigeons, impossible d'intervenir de la même manière pour éviter leur prolifération. « Le faucon pèlerin est un prédateur », explique Michel Simon, animateur nature à la LPO.

Par sa seule présence, il fait régner la terreur parmi les pigeons. Et il a de quoi impressionner : « Il est champion du monde du piqué, ajoute Michel Simon. Il peut piquer à une vitesse de 180 à 350 km/h vers sa proie ». De sa vigie, au sommet de la tour de l'hôtel de ville, le faucon bénéficie d'un point de vue unique. Mais à condition qu'il en trouve le chemin et s'approprie le lieu. Et là, rien n'est gagné… « En France, on compte une trentaine de nichoirs en milieu urbain, dix fonctionnent », constate Alain Deschandol, le président du Chene (Centre d'hébergement et d'étude sur la nature et de l'environnement).
Pas question, pour autant, de réintroduire le faucon pèlerin contre son gré. « Il est libre, il viendra s'il veut », assure Benoît Bied-Charreton. « Il y a déjà un couple qui niche au cap de la Hève, à Sainte-Adresse, ajoute Alain Deschandol. Il faudrait qu'un autre couple trouve ce nichoir ».

Le retour des faucons
Disparu dans les années quarante à cause de certains pesticides chlorés, le faucon pèlerin est revenu en Normandie au milieu des années soixante. Aujourd'hui, la Haute-Normandie en compterait, selon Michel Simon, une quarantaine de couples sur une centaine en France.

ST. S.


Sète
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_5-6.pdf

"envisageons dès à présent de poser un nichoir sur le toit de l'immeuble !"


Thionville
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_5-6.pdf

Un couple à la cimenterie
Après plus de six mois de tractations avec la société propriétaire et des démarches administratives, le groupe LPO de Thionville a réalisé et posé un nichoir sur le site (il s'agit d'un modèle allemand employé également à Cattenom, où niche un couple de pèlerins). Il ne nous reste plus qu'à attendre le printemps pour fêter, nous l'espérons, une reproduction réussie


Auxerre
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_5-6.pdf

C'est pourquoi, grâce à la participation active de la ville d'Auxerre, la LPO Yonne vient de faire installer un nichoir sur la tour de la cathédrale Saint-Etienne. Perché à 70 mètres de haut, dominant l'Yonne et sa vallée, nous espérons que ce nouveau logement conviendra à un couple de citadins au printemps prochain.


Grenoble
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_5-6.pdf

Le CORA Isère, la LPO et la ville de Grenoble ont donc décidé d'installer un nichoir. Et c'est désormais chose faite ! A cause de l'architecture étroite du site, le nichoir a dû toutefois être monté en pièces, lesquelles ont été assemblées au sommet. L'installation a nécessité trois interventions.


Rodez
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_5-6.pdf

La fréquentation de la cathédrale de Rodez par le faucon pèlerin est connue de la LPO depuis 2000. Mais depuis 2003, la présence répétée d'un couple sur le site en période de reproduction a encouragé la LPO à aménager le site. Ce sont donc deux niches pour statues, non utilisées, qui ont été retenues comme emplacement pour les aires. Un cordon de mortier en périphérie des anciens socles de statuts a été coulé afin de retenir la couche de sable déposée pour permettre à la femelle de creuser sa cuvette de ponte. Par précaution et bien que les deux aires soient abritées des intempéries, deux trous ont été percés dans le cordon, pour évacuer l'éventuelle eau de pluie. Pour des raisons de sécurité, toute intervention en rappel, rappelant celle pratiquée sur la cathédrale d'Albi en 1987, a été exclue. C'est donc en profitant des travaux de rénovation et de la présence d'un échafaudage que l'opération a pu être menée, en octobre dernier. Situées à 55 mètres de hauteur et orientées à l'est, ces deux aires offrent une vue fantastique sur les alentours. Espérons que le couple les adopte rapidement !


Vichy
http://pelerin.lpo.fr/actualites/actualites_bas.html

Un couple de crécerelle profite d'un nichoir (encore) non occupé par le pèlerin
Encore un hiver et un printemps de solitude pour le faucon pélerin de Vichy. Vu pour la première fois le 6 février, ce mâle adulte (le même que l'année dernière ?), est resté sur place au moins jusqu'au 12 avril sans croiser la route d'une femelle tant attendue. En revanche, le nichoir ne restera pas vide cette année car un couple de crécerelles l'a adopté.


Albi
http://pelerin.lpo.fr/actualites/actualites_bas.html

Ce couple se reproduit avec succès depuis 2001 dans un nichoir posé dès 1989 lorsque les premiers faucons furent observés sur le prestigieux monument. Il s'agit actuellement du seul cas connu de reproduction urbaine en Midi-Pyrénées (un second couple niche sur un site industriel de la commune d'Albi depuis 2007). Il est désormais possible de découvrir les images des oiseaux et le projet sur les sites de la LPO Tarn (http://tarn.lpo.fr) et de la Ville d'Albi (http://www.mairie-albi.fr/evenements/faucon.htm).


http://www.mairie-albi.fr/evenements/faucon_op.htm

Hiver 1988-1989
Deux faucons pèlerins sont observés sur la cathédrale, probablement attirés par la présence de nombreux pigeons.

Février 1989
Grâce à la collaboration de l’archiprêtre de la paroisse Sainte-Cécile et de l’Architecte des Bâtiments de France, la LPO Tarn installe un nichoir sur l’édifice.

Printemps 2001
Première nidification réussie avec 3 jeunes ! Depuis l’espèce se reproduit avec succès tous les ans.

2006
Etude de faisabilité d’un projet de vidéo transmission de la reproduction des faucons depuis la cathédrale.

2007
Obtention des autorisations et mise en place des équipements.

2008
Diffusion des premières images.

Archiprêtre de la paroisse Sainte-Cécile, le Père Vinceneau le confesse bien volontiers : il n’a jamais eu affaire à de tels pèlerins. Il faut croire que la nature a parfois le sens de l’humour pour envoyer nicher deux faucons pèlerins sur la paroi d’un édifice religieux. Le phénomène n’a pourtant rien d’un mirage. Repérés une première fois lors de l’hiver 1988-89, les deux pieux volatiles ont confirmé leur amour pour les belles pierres et pour la chair tendre des pigeons du coin puisqu’ils n’ont pas quitté les lieux depuis, ou du moins leur descendance puisque la durée de vie moyenne de l’espèce est estimée à une douzaine d’années. Cet événement tout à fait exceptionnel (il existe 16 sites urbains où niche le faucon pèlerin en France, essentiellement dans le Nord-Est du pays, mais Albi est le premier site du Sud-Ouest à l’accueillir) a suscité l’intérêt de la LPO qui a installé, avec l’accord de I’archiprêtre et des Bâtiments de France, un nichoir sur l’édifice dès février 1989. "Les architectes de la cathédrale ont évité les replats sur la façade pour permettre l’écoulement des eaux, il était donc nécessaire d’installer un nichoir pour permettre la nidifïcation” explique Christophe Maurel, directeur de la LPO Tarn. Pari gagné. Une première tentative a lieu en 1994 mais la femelle abandonne les oeufs en raison de travaux entrepris sur le clocher. La deuxième, au printemps 2001, sera la bonne. Trois jeunes fauconneaux prendront cette année là leur envol de ce nid royal et, depuis, l’espèce se reproduit avec succès tous les ans


http://www.ladepeche.fr/article/2007/01/10/3427-Albi-Un-nid-repare-a-60-metres-de-hauteur.html

Albi. Un nid réparé à 60 mètres de hauteur
Initiative. Depuis 7 ans, un couple de faucons pèlerins niche à la cathédrale Sainte-Cécile.

Un couple de faucons pèlerins habite à Albi. Il loge au sommet de la cathédrale Sainte-Cécile, du côté nord, à soixante mètres de hauteur. Leur habitat, un nichoir installé en 1989 par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), a bénéficié, vendredi dernier, de réparations. Dans les derniers mois, un orage accompagné de vents violents a arraché la protection latérale du nid, justement destinée à protéger les oiseaux du vent.

La LPO constata les dommages il y a un mois environ et demanda une intervention. La période de reproduction commençant dans les prochaines semaines, il était nécessaire de réparer le nichoir au plus vite.

Jean-Philippe Viarouge, patron de l'entreprise Alptek, spécialisée dans les travaux d'accès difficile, est donc intervenu avec son employé Julien Nicolau à la demande de la LPO. Bien entendu, Patrick Gironnet, architecte des Bâtiments de France, et le père Jean-Claude Vinceneau ont donné leur aval, obligatoire pour opérer des travaux sur un bâtiment classé à l'inventaire des Monuments historiques.

Pour Jean-Philippe Viarouge, amoureux de la nature, ce genre de chantier « c'est que du bonheur ». Son intervention dura une demi-journée. En plus des réparations, les fientes ont été enlevées et des schistes ont été ajoutés. Ces petites roches à la texture feuilletée rappelleront aux faucons pèlerins leur milieu naturel.

« La nidification des faucons en milieu urbain n'était pas gagnée d'avance. Ils étaient certes attirés par les pigeons mais la structure de la cathédrale n'était pas propice à leur accueil. Les vires du bâtiment -les rebords- étant inclinées, les œufs seraient tombés », explique Christophe Maurel, délégué régional de la LPO. D'où l'initiative d'installer un nichoir. Il a fallu attendre 10 ans, à partir de l'édification du nid, pour qu'un couple vienne y loger.


http://andre.baup.over-blog.com/article-6784839.html

44000 EUROS POUR FILMER LES FAUCONS DE LA CATHEDRALE D'ALBI
UN DISPOSITIF VIDÉO VA ÊTRE INSTALLÉ SUR LA CATHÉDRALE POUR FILMER LES RAPACES QUI Y NICHENT.

Des faucons filmés 24 heures sur 24. Le rêve de la Ligue de protection des oiseaux (LPO)
André Baup, élu MRC: «Une subvention décalée»

Le conseiller municipal de l'opposition (MRC) s'est abstenu de voter la délibération au dernier conseil le 31 mai. Il juge la somme allouée disproportionnée. :

« Le vote a fait suite à des discussions similaires de subventions pour d'autres associations. Je trouve ainsi un peu décalé d'octroyer 44 000 euros à une association quand certaines autres, je pense notamment à Saupiscau (ndlr: pour la piscine d'été du Causels), rament pour pouvoir survivre ».


Voir l'article de presse : "Albi. Une mini-clôture électrique pour chasser les pigeons"

Sur la cathédrale pourtant des faucons pèlerins ont été installés par la commune et la LPO (nichoir artificiel) pour justement "dévorer" et faire fuir les pigeons. Résultat : les pigeons restent et on installe un dispositif de protection; les faucons dévorant une majorité d'oiseaux sauvages "autres" protégés par la réglementation européenne !
 


Brest
http://pelerin.lpo.fr/actualites/actualites_bas.html

Malgré la présence d'un nichoir installé en janvier 2007 sur une pile du pont de Recouvrance à Brest, le couple a échoué sa reproduction, une fois de plus. Cet échec est probablement lié à la présence d'un couple de goélands nichant à proximité immédiate de l'emplacement choisi par les pèlerins. Et les nouvelles pour 2008 ne sont pas meilleures, puisque en cette fin de mois de février, seul le mâle est observé sur le site. Plus d'infos sur le lien suivant : http://rade-de-brest.infini.fr/pelerin.htm

Source : Yvon Capitaine (Bretagne Vivante - SEPNB)


Saint-Chamond et Châteauneuf
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Trois nichoirs installés dans la Loire en 2007

Dans la Loire, trois nichoirs ont été installés en 2007 pour encourager l'installation de couples de faucons pèlerins. Les deux premiers ont été posés sur des sites artificiels à Saint-Chamond : l'église Notre-Dame et une cheminée haute d'une centaine de mètres. Depuis les installations, au moins deux mâles et une femelle ont été identifiés sur ces édifices.
Le troisième nichoir a été installé à Châteauneuf, à 12 kilomètres de Saint-Chamond en septembre dernier. Retrouvez l'opération en images en cliquant ici.
Si plusieurs nichoirs ont été installés dans le département de la Loire, c'est parce que depuis novembre 2006, la vallée du Gier est fréquentée régulièrement par des faucons pèlerins. Plusieurs de ces oiseaux ont même été observés à plusieurs reprises sur ces sites urbains particulièrement favorables. La pose de nichoirs reste toutefois nécessaire si nous voulons que des couples se forment et nichent avec succès. Rappelons que la dernière nidification du faucon pèlerin dans le département de la Loire remonte à 1976 ! Souhaitons que ces nichoirs soient prochainement occupés et qu'un premier couple niche ces prochaines années, après plus de 30 ans d'absence.

Voir aussi Saint-Chamond
http://www.zoom42.fr/actu/ACT_detail.asp?strId=7084&strArtTypId=46

Le nichoir a été installé sur la grande cheminée de briques de Saint-Chamond (ancien site GIAT). Cet édifice de plus de 100 m de haut semble en effet plaire énormément aux faucons qui y sont observés quotidiennement. L'installation a été effectuée par une entreprise spécialisée dans les travaux en hauteur avec l'assistance des bénévoles et salariés de la LPO, le lundi 8 janvier.

Pourquoi se donner tant de mal ?
Tout d'abord parce que Mr et Mme Faucon ont des exigences très particulières pour le lieu d'installation de leur "nid d'amour". Ces oiseaux qui nichent à l'origine dans de grandes falaises recherchent systématiquement des positions dominantes d'où ils pourront surveiller leur territoire et repérer leurs proies favorites: pigeons, étourneaux, corbeaux… Car au-delà de l'intérêt de protéger une espèce menacée, la présence d'un couple de faucon pèlerin offre également une aide naturelle et gratuite à la régulation d'autres espèces d'oiseaux qui localement peuvent causer certaines nuisances (pigeons, étourneaux...). Recordman du monde de vitesse (plus de 300km/h en piqué !), le faucon pèlerin est un prédateur particulièrement performant et efficace.


Gap
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Installation d'un nichoir sur la cathédrale de Gap en décembre dernier

Après un peu moins d'un an de rencontres et de conventions, l'installation d'un nichoir destiné au faucon pèlerin a pu se faire. L'opération s'est déroulée sous le contrôle de la femelle restée perchée au sommet du clocher.
Le nichoir a été construit en planches de coffrage, a été suspendu par des cables puis plaqué devant une ouverture. Il mesure 80x110x60cm (profondeur, largueur, hauteur) et est accompagné d'une petite tablette d'envol à l'extérieur, peinte "couleur clocher" pour le camouflage.
Espérons que cette femelle appréciera ce nouveau logement et trouvera un mâle !


Chartres
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Un nichoir sur la cathédrale de Chartres !

La cathédrale de Chartres est dorénavant en mesure d'accueillir durablement le faucon pèlerin. En effet, sur les conseils de la Mission Rapaces de la LPO, deux nichoirs ont été installés par Eure-et-Loir Nature sur l'édifice, fin août. Cette démarche a été initiée dans un double esprit : une approche patrimoniale avec l'objectif évident de favoriser la nidification du faucon pèlerin en Eure-et-Loir et la volonté d'intégrer le dynamique réseau national « pèlerin ».
Les nouvelles du suivi du site sont bonnes puisque deux oiseaux (couple) fréquentent l'édifice depuis un mois. Ils stationnent toujours aux mêmes endroits.


Troyes
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Le pèlerin de Troyes est de retour !

Après 14 mois d'absence, le pèlerin de Troyes est de retour. Il était posé le 9 et le 11 novembre sur le château d'eau à quelques mètres du nichoir qu'il boude pour l'instant.

et aussi de http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

Le 29 novembre, les pompiers du groupe GRIMP de Troyes posaient sur le château d'eau de la ville de Troyes, le nichoir destiné à la femelle présente depuis le mois d'octobre 2003, en vue de pérenniser son stationnement dans la ville, voire de faciliter sa reproduction, si elle venait à convoler en justes noces. Après avoir reçu l'accord de l'adjoint environnement de la ville, les services techniques municipaux fabriquèrent un superbe nichoir en bois imputrescible posé sur une base en treillis galvanisé et dont le toit était recouvert de tuiles d'ardoise. Ce nichoir reprend les caractéristiques préconisées par la Mission Rapaces dans son cahier technique. L'installation sur la ceinture en béton encerclant la Troyes envie d'y élire domicile. Aussi, au début du printemps dernier, un premier contact fut établi avec les services techniques de la mairie, responsables du bâtiment, en vue de proposer la mise en place d'un nichoir. Initialement réticents, un rendez-vous fut néanmoins pris avec les responsables afin de présenter le projet en détail. L'accueil des services techniques et surtout des cuve du château d'eau obligea les pompiers à travailler en rappel pendant deux bonnes heures et tout se déroula comme prévu. La femelle absente du site visiblement depuis deux mois ne fut donc pas dérangée. Le lendemain de la pose du nichoir, on a, par contre, retrouvé sa trace par la présence de cinq carcasses d'oiseaux (étourneaux, pigeons et vanneau) tombées au pied de la tour de la cathédrale, autre reposoir qu'elle affectionne particulièrement. Gageons que son petit studio lui offrira tout le confort nécessaire pour mener à bien une future reproduction tant espérée.


Vernou-la-Celle-sur-Seine
http://pelerin.lpo.fr/actualites/actualites_bas.html

Installation d'un nichoir destiné au pèlerin

Les pèlerins franciliens bénéficient désormais d'une nouvelle aire potentielle de nidification. En effet, le 15 mai dernier, l'Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau (ANVL), à l'aide des conseils de la LPO Mission Rapaces (cahier technique Faucon pèlerin) et avec la collaboration de InVivo, coopérative agricole et de la commune de Vernou-la-Celle-sur-Seine, a installé un nichoir pour l'espèce sur des silos à grains à soixante mètres de haut. Le nichoir, préparé par Jean Galbois, bénévole de l'association a été assemblé en haut des silos pour des questions de facilité d'ascension. Il a fallu deux heures de travail aux trois personnes de l'ANVL pour installer le nichoir et le sécuriser. Nous adressons particulièrement nos remerciements à InVivo, notamment Claude Bordier, chef d'exploitation du site, pour son implication dans ce projet. Espérons maintenant que les quelques jeunes envolés des sites de reproduction proches ou que les migrateurs croisent sur leur route ce nouveau site !


Nogent-sur-Seine (Aube)
http://pelerin.lpo.fr/actualites/actualites_bas.html

Un pèlerin bagué à Nogent-sur-Seine

Un couple de faucons pèlerins avait tenté de nicher en 2006, sans succès dans le nichoir installé sur l'une des tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube). Cette année, le couple est à nouveau présent et semble mener sa reproduction avec succès.


Brive
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin%209_10.pdf

Sur l'église de Brive Novembre 2005, des ornithologues du groupe LPO Corrèze observent une jeune femelle de faucon pèlerin sur l'église Saint-Martin à Brive. Durant l'été 2006, la LPO Corrèze contacte la mairie de Brive pour présenter un projet d'implantation de nichoir pour donner un coup de pouce à la nidification. Le premier contact avec le service d'enrivonnement de la ville est encourageant. Nous nous retrouvons pour une visite du clocher et décidons d'implanter un nichoir. Il nous reste à trouver un solution pour accéder à l'ouverture qui doit le recevoir. La ville de Brive a demandé la collaboration des pompiers. Retour à l'église pour évaluer la faisabilité du projet. Les « escaladeurs » prennent les mesures de l'ouverture du clocher que je transmets à M. Issaly, membre du FIR (actuelle Mission Rapaces de la LPO). Spontanément, il nous fournit le plan du nichoir qui est fabriqué par les ateliers communaux de la ville.

Le 16 janvier, nous installons le nichoir dans le clocher, avec succès, sous l'oeil de badauds interloqués. Espérons que cette femelle trouve un partenaire pour élever de nombreuses nichées et permettre à Brive, après Albi, Strasbourg. d'accueillir le pèlerin et de participer à la préservation


La Rochelle
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

Le port autonome de La Rochelle a volontairement fait appel à nos services pour le choix des sites favorables à l'installation de nichoirs à faucon pèlerin. Ce sont trois silos à grains qui ont été sélectionnés et ces derniers devraient être très prochainement équipés par ces aménagements. Cette démarche est un des volets dans la lutte contre les pigeons domestiques qui créent des nuisances sur ce site. Nous remercions Bernard Plisson, chargé de l'environnement au Port Autonome pour son investissement dans le suivi de ce dossier et les La Rochelle entreprises gestionnaires des silos (SOCOMAC du groupe Soufflet et SICA Atlantique). Le nichoir photographié est le premier et seul installé pour le moment. Il se trouve sur un des bâtiments gérés par la SOCOMAC. Espérons qu'il attirera prochainement plusieurs de ces pèlerins observés en hivernage ou en migration à la baie de l'Aiguillon, dans l'île de Ré ou bien encore dans le Marais Poitevin.


Lyon et son agglomération
Encore un nichoir pour bouffer des pigeons.

Le Progrès le 09.02.2010

Les faucons et autres animaux insolites qui résident en ville


Un nichoir a été installé hier sur la tour EDF pour préserver l'habitat de deux faucons pèlerins. Retour sur les animaux étonnants qui peuplent la ville de Lyon


Plusieurs animaux rares ou méconnus peuplent Lyon. A commencer par un couple de faucons pèlerins qui a élu domicile sur la tour UAP à Part-Dieu dans un ancien nid de corbeaux. La tour devant bientôt être détruite, le Cora (Centre ornithologique de Rhône-Alpes) et la LPO (Ligue pour la Protection des oiseaux) se sont chargés de trouver un nouveau repaire pour les deux rapaces.

Hier, un nichoir métallique a donc été fixé à 75 mètres du sol sur la façade de la tour EDF. « On reproduit ainsi l'habitat naturel, les faucons pèlerins nichant dans les cavités des falaises », explique Jean-Pascal Faverjon, bénévole à la LPO. Le résultat attendu n'est cependant pas sûr à 100 % si les faucons ne trouvent pas le nouvel endroit. L'oiseau s'est adapté facilement au milieu urbain, la hauteur des tours permettant de cibler facilement corbeaux et pigeons.

Le Rhône, n'abriterait que deux couples de cette espèce, celui de Lyon et un autre à Feyzin où la mise en place d'un nichoir a facilité leur reproduction. Un résultat que souhaite réitérer l'expérience de Lyon. « Leur nichoir sur la tour UAP n'est pas d'assez bonne qualité pour qu'ils se reproduisent », justifie le naturaliste.

Une autre espèce de faucons existe à Lyon : les crécerelles. Plus petits que les précédents, ils sont en revanche plus nombreux notamment dans le parc de la Feyssine où il réside en grande partie. Leur territoire de chasse est par contre étendu à toute la ville. Selon Jean-Pascal Faverjon, des éperviers viendraient aussi sur Lyon exclusivement pour chasser.

Le Rhône constitue à Lyon, un véritable couloir géographique qui facilite le passage des oiseaux migrateurs. « En un an, plus de 200 espèces d'oiseaux défilent à Lyon », affirme Jean-Pascal Faverjon. Le fleuve accueille également des castors qui peuplent en grande partie les berges du Parc de la Feyssine et de Gerland. Chiffrer cette population reste cependant difficile malgré les nombreuses études faites sur l'animal. « On sait seulement qu'une quinzaine de couples habitent dans le parc de Miribel Jonage », affirme Yann Vasseur, chargé d'études à la Frapna. Lyon abrite également dans les jardins, les petits parcs ou encore dans la cité universitaire de la Doua, des hérissons, une espèce rare en milieu urbain.

« La diversité de la faune à Lyon est assez bonne », selon Yann Vasseur. « Pour la préserver, il faudrait davantage la raccorder à l'extérieur. »

Maylis Chauvin

http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

Le 11 octobre 2006, nous avons procédé à la pose de deux nichoirs à faucon pèlerin (une première en Rhône-Alpes) sur chacun des châteaux d'eau, qui jouxtent le plateau agricole des Grandes Terres - plateau agricole de plus de 600 hectares sur les communes de Corbas, Feyzin et Vénissieux dans le département du Rhône. Les oiseaux sont observés sur l'agglomération lyonnaise, chaque hiver depuis 10 ans. Un couple se reproduit depuis 2006 dans la raffinerie de Feyzin au moins un poussin à l'envol). Se pourrait-il que nos installations, réalisées à l'aide du cahier technique de la LPO, puissent attirer un couple sur cet espace agricole, qui attire actuellement bon nombre de corvidés et de pigeons ? Agriculteurs, photographes, journaux, radios et télévisions de toutes les chaînes avaient répondu présents pour voir cette installation extraordinaire. Bien sûr, nous n'avons pas vu les faucons pèlerins mais pour faire venir les médias nous avons eu la participation d'un hélicoptère de RTE (programme CNA) qui réalisait ce jour-là un contrôle de ces lignes THT. Le nichoir fut hissé en deux minutes et demie sur le toit du château d'eau. Mais les caméras avaient été installées un peu partout pour ne rien rater. (Cf. le journal télévisé de 13 h de France 2 du 18/10/06). L'opération est proposée depuis 10 ans aux différents partenaires. C'est la problématique corvidés et colombidés qui a permis de déclencher ce projet et de débloquer 5 000 euros nécessaires à la fabrication, la pose par une entreprise spécialisée, l'obtention des 12 autorisations, la négociation et l'étude de faisabilité. L'opération a plu à de nombreuses villes qui voient là une solution à long terme pour éviter les concentrations de pigeons et de corvidés.


Nouveaux aménagements à Bourg-en-Bresse et à Nantes

Le 20/01/2010
Le réseau pèlerin ne cesse de se mobiliser pour favoriser la fixation et la nidification de couples de faucons pèlerins dans les villes françaises. En témoignent ces deux nouveaux aménagements réalisés respectivement à Bourg-en-Bresse (Ain) et à Nantes (Loire-Atlantique). Souhaitons qu'ils soient occupés dès cette saison ! Et félicitations aux auteurs de ces réalisations originales !

Retrouvez tout le détail de l'opération réalisée à Nantes sur le blog consacré aux pèlerins de la ville.
La Mission Rapaces


Bourg-en-Bresse
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

Prochainement, un nichoir sera installé sur l'église Notre-Dame au coeur de la ville de Bourg-en-Bresse dans l'Ain où un ou deux individus sont observés chaque hiver sur l'édifice.


Rouen
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

bord de Seine, après une mission d'expertise menée en juillet 2006. Le site fera l'objet d'une surveillance particulière, la société qui reçoit les nichoirs s'étant engagée à ne pas troubler la tranquillité des lieux pendant les périodes allant de février à juin de chaque année. Nous remercions bien-sûr tous les participants à l'opération. Il ne manque plus maintenant que les faucons pèlerins !!


Belfort
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

Depuis au moins sept années, un couple de faucons pèlerins a élu domicile à Belfort. Le suivi de ce couple entre 2001 et 2003 a permis de découvrir son omportement de chasse nocturne, favorisée par les projecteurs qui illuminent le château et les fortifications de Belfort. Sur le site du château, deux aires artificielles ont été installées en 2002. Mais depuis, aucun cas de reproduction n'a eu lieu, probablement à cause de la trop grande fréquentation du site et des nombreuses manifestations qui y ont lieu. Pour trouver une solution à ce problème, plusieurs connaisseurs du faucon pèlerin sont venus à Belfort le 21 novembre 2006 : René-Jean Monneret et René Ruffinoni du Jura, Patrick Behr et Frank Hipp qui assurent le suivi du couple de pèlerins de Nancy. Nous avons surtout visité les sites régulièrement fréquentés par le faucon pèlerin : la cathédrale Saint-Christophe et l'église Saint-Joseph de Belfort. Sur chaque site, deux endroits favorables ont été repérés. Depuis, suite à l'accord de la mairie de Belfort, une aire artificielle a été installée dans une des fenêtres de la cathédrale Saint-Christophe, par Bernard Marconot et Jean-Pierre Van Corneval, bénévoles de le LPO Franche-Comté. Quant à l'église Saint-Joseph, église privée, une réponse est toujours attendue pour une installation en façade dans un recoin du clocher. Nous espérons que ces installations apporteront le succès attendu pour les faucons de Belfort.


Strasbourg
http://pelerin.lpo.fr/actualites/notes_pelerin_7-8.pdf

A Strasbourg, c'est un nichoir installé par la LPO sur une tour de la brasserie Heineken, qui accueille un couple (qui ne s'est malheureusement pas reproduit cette année),


La Défense

Nouveau nichoir à la Défense
Suite à la découverte d'un couple de faucons pèlerins dans le quartier d'affaires de la Défense, un nichoir avait été installé sur l'ex-tour Gan, grâce au concours de Suez Environnement. Hélas, installé trop tardivement, il n'a pas été occupé par le couple en 2009. Les horizons peu dégagés du quartier ne facilitent pas les observations des deux rapaces. Il est toutefois vraisemblable que le couple n’ait pas niché à moins qu’il ait échoué. Aussi, afin d'offrir plusieurs sites favorables, un second nichoir a été installé, plus près des perchoirs les plus fréquemment utilisés par les oiseaux. C'est donc sur la terrasse de la tour EDF que le nichoir a été fixé, grâce au concours de la société Protertia Facilities Management (responsable de l'exploitation et de la maintenance de la tour EDF). Et si le pèlerin venait à visiter ce nichoir (ce que nous espérons !), nous le saurions rapidement, puisqu'une caméra a été installée pour suivre la fréquentation du nichoir ! Avis aux intéressés...
La Mission Rapaces


Paris

Source : Le Parisien du 12/08/2013

Trois couples et des petits dans la région


Carnet rose à Paris. Le couple de faucons pèlerins qui a élu domicile il y a quelque temps dans le XVe arrondissement a donné naissance à trois oisillons. « C’est une grande première en Ile-de-France », s’enthousiasme Alain Cléty, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Gennevilliers. A l’heure actuelle, on compte trois couples de faucons dans la région : celui de Paris, un deuxième sur une ancienne tour EDF à Ivry-sur-Seine (94) et celui de la Défense. « Ils sont installés depuis quatre à cinq ans et nichent sur les tours du ministère de l’Environnement, Suez, EDF ou encore Areva… Ils se posent souvent sur les enseignes », indique Fabienne David, spécialiste des faucons pèlerins, à la mission rapaces de la LPO. « La femelle a déjà pondu, mais les oeufs n’ont pas éclos. On ignore pourquoi, peut-être le stress, les interventions fréquentes sur les systèmes de chauffage et de climatisation. »
Source : Le Monde le 02/05/2013 - Par Catherine Vincent

Pigeons, aux abris ! Le faucon pèlerin revient à Paris


Depuis la rue, leur présence est insoupçonnable, mais la caméra installée au sommet de la cheminée a tout enregistré : à Paris, dans le 15 arrondissement, un couple de faucons pèlerins vient de donner naissance à trois petits. Du jamais-vu dans la capitale ! Si la présence de l'espèce y était attestée au XIX siècle, aucune nidification n'est en effet enregistrée dans les annales. Revenu progressivement en Ile-de-France depuis 2005, Falco peregrinus s'apprête-t-il à conquérir Paris ?

Incarnation du dieu Horus dans l'Egypte ancienne, le faucon pèlerin a connu des heures sombres dans nos contrées modernes. Entre 1945 et 1970, l'usage massif de pesticides organochlorés a fait chuter ses effectifs de façon drastique. Mais l'oiseau le plus rapide du monde (300 km/h en piqué !) a su trouver des alliés. Désormais inscrit sur la liste des espèces protégées, il a, en France, été défendu bec et ongles par le Fonds d'intervention pour les rapaces, puis par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Au point d'échapper de justesse à l'extinction.

"L'espèce recolonise désormais progressivement ses territoires autrefois occupés, mais elle demeure rare et fragile", précise la LPO, dont la mission Rapaces coordonne le suivi par des bénévoles des 700 couples actuellement recensés dans l'Hexagone. Leur priorité : garantir la tranquillité des oiseaux. Et, chaque fois que possible, installer des nichoirs sur les sites artificiels colonisés par l'espèce afin de favoriser sa reproduction. D'où l'heureux événement annoncé mardi 30 avril.

"A l'automne 2011, un couple de faucons pèlerins est repéré dans la capitale, sur la cheminée Beaugrenelle de la Compagnie parisienne de chauffage urbain [CPCU], à quelques centaines de mètres de la tour Eiffel", racontent, ravis, les ornithologues. Il y a quinze ans, un nichoir y avait été installé pour le faucon crécerelle, qui semble apparemment avoir plu à cette espèce cousine. En 2012, hélas, le couple ne niche pas, ou ne parvient pas à se reproduire. Mais il reste là.

Trois naissances

La LPO prend alors contact avec la CPCU et la Mairie de Paris , et obtient l'autorisation d'améliorer ce lieu de vie. Substrat et rebord sont ajoutés au nichoir, tandis qu'une caméra est installée fin 2012 pour suivre les faits et gestes du couple emblématique. Reliée à un enregistreur, la caméra se déclenche dès qu'elle détecte du mouvement. Les images vidéo récupérées, visibles sur le site de la LPO, témoignent des travaux d'approche des deux partenaires, de la couvaison et de l'éclosion de leur progéniture.

Avec ces trois naissances, le faucon pèlerin offre "un cadeau exceptionnel à la communauté ornithologique", salue la LPO, qui rappelle qu'à Paris "l'espèce est mentionnée vers 1850 sur la tour Saint-Jacques et vers 1870 dans les tours de Notre-Dame". Le bel oiseau sera-t-il invité, dans les années à venir , à coloniser de nouveau ces monuments historiques ? Il pourrait ainsi contribuer à les protéger des fientes de pigeon, espèce dont il se montre friand. Comme dans la ville picarde d'Albert (Somme), dont la basilique néobyzantine devrait prochainement bénéficier de ses services .
Source : FR 3 Paris IDF le 01/05/2013

Paris : trois faucons pèlerin viennent de naître dans le 15e arrondissement


La Ligue de Protection des oiseaux (LPO) a annoncé mardi la naissance de trois faucons pèlerin à Paris. Le couple de rapaces avait été repéré à l'automne 2011. On n'avait pas vu pareil phénomène depuis le XIXe siècle dans la capitale.

Trois faucons pèlerins viennent de naître à Paris, dans un nichoir artificiel installé à quelques centaines de mètres de la Tour Eiffel, une première depuis la fin du XIXe siècle pour cet oiseau qui a frôlé l'extinction en France, annonce mardi la Ligue de Protection des oiseaux (LPO). Cette naissance "vient nous envoyer un signal : quand on s'applique, la nature peut reprendre sa place en ville", a déclaré à l'AFP Antoine Cadi, responsable de la LPO.

Le 25 avril au matin, deux oeufs ont éclos, et un troisième quelques jours plus tard, au sommet de la grande cheminée Beaugrenelle de chauffage urbain, de 130 m de haut, dans le XVe arrondissement. Depuis, la femelle couve et le mâle repère ses proies, en l'occurrence des oiseaux comme les pigeons, depuis le haut des bâtiments les plus élevés, qui lui rappellent ses falaises de prédilection, dans ce quartier où les tours sont nombreuses. Il fonce alors sur eux en piqué, et les capture en plein ciel à une vitesse de 300 km/h. "C'est le guépard du ciel", souligne M. Cadi.

Le faucon pèlerin recolonise la capitale

Le couple avait été repéré pour la première fois à l'automne 2011 sur la fameuse cheminée, mais n'avait pas niché avant qu'un espace adapté ait été confectionné.
Fin novembre 2012, une caméra y a été installée, permettant de suivre les parades amoureuses du couple, les faucons sous la neige, ou encore la ponte. Des vidéos sont disponibles sur cette page.
Munis de lunettes, "les Parisiens pourront suivre l'envol" des petits, attendu entre la mi et la fin juin, précise M. Cadi.

Le faucon pèlerin a vu ses effectifs plonger entre 1945 et 1970, en raison de l'utilisation des pesticides organo-chlorés dans l'agriculture, avant d'être sauvé grâce au bannissement en ces produits phytosanitaires et à l'inscription de l'oiseau sur la liste des espèces protégées.
"Grâce aux efforts déployés, l'espèce recolonise désormais progressivement ses territoires autrefois occupés", notamment les villes "où il trouve une alimentation abondante", indique la LPO. Ces rapaces sont revenus dans la vallée de la Seine normande dans les années 2000 et en Ile-de-France en 2005. D'autres couples se sont alors installés aux portes de la capitale, comme dans le quartier de la Défense. Mais "depuis la fin du 19ème siècle, on n'avait pas d'information sur la reproduction de faucons pèlerins à Paris", précise M. Cadi. Leur présence est mentionnée vers 1850 sur la tour Saint-Jacques et vers 1870 dans les tours de Notre-Dame. "Cela montre qu'on est capable de remettre un peu de vie, de biodiversité au coeur des villes. C'est dans la continuité du travail sur les ruches" qui se multiplient dans la capitale, commente M. Cadi.
http://actu.orange.fr/articles/sciences/Le-faucon-pelerin-aux-portes-de-Paris-pret-a-y-faire-son-nid.html

sciences
PARIS (AFP) - 20/08/09 08:04

Le faucon pèlerin aux portes de Paris, prêt à y faire son nid


Le faucon pèlerin, joyau de la faune européenne qui a frôlé l'extinction en France, se trouve aujourd'hui aux portes de Paris, où il est invité à venir nicher afin de sensibiliser le public à son sort et d'aider à lutter contre la prolifération de pigeons.
Un couple de faucons pèlerins a été repéré l'an dernier dans le quartier d'affaires de La Défense, à l'ouest de la capitale, indique Fabienne David, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
Mais ils n'ont pas pu y nicher pour faire des petits, faute de cavités ou de recoins sur les parois lisses des gratte-ciel en verre. Les oiseaux ont dû se contenter des enseignes de Total et Areva, faisant office de perchoirs au sommet de ces tours.
"Cette année, on a installé un nichoir au sommet de la tour Gan", explique Fabienne David. C'est une des plus hautes tours du quartier, avec une vue exceptionnelle sur tout l'ouest parisien mais les oiseaux ne s'y sont pas encore installés.
Peut-être l'année prochaine, espère la LPO, qui multiplie les installations pour attirer ces rapaces.
En 2004, deux nichoirs ont été installés sur le toit d'une des tours de la Bibliothèque nationale de France (BNF) dans le XIIIe arrondissement sur les bords de la Seine.
L'idée est de "sensibiliser le grand public à la présence potentielle de cet oiseau emblématique en ville", selon la LPO.
Et par la même occasion d'aider la BNF à se débarrasser des nuées d'étourneaux et de pigeons, dont il est friand, qui envahissent le site et y laissent quantités de fientes.
Mais le faucon pèlerin se fait attendre. Pour l'instant, seul un couple de faucons crécerelles, un petit rapace beaucoup plus commun et qui se nourrit ordinairement de rongeurs et d'insectes, est venu nicher sur le toit de la BNF.
Le faucon crécerelle est un vieil habitué de la capitale, selon le centre ornithologique d'Ile-de-France (Corif) qui évalue leur population parisienne à une cinquantaine de couples.
La LPO espère que le pèlerin pourrait à son tour nicher dans Paris, où il trouverait abondance de pigeons et de moineaux et où il ne risquerait pas de faire de mauvaises rencontres, comme celle du hibou grand-duc d'Europe, son ennemi de toujours.

Avec la participation active des municipalités intéressées, la LPO a déjà contribué au retour du faucon pèlerin dans plus d'une trentaine de villes en France - Albi, Auxerre, Bayonne, Chartres, Toulouse, Troyes ...
Les façades des bâtiments les plus élevés lui rappellent ses falaises de prédilection, d'où il peut prendre de la hauteur pour repérer ses proies et leur fondre dessus en piqué à 250 km/h.
Cathédrales, châteaux d'eau, cheminées industrielles l'attirent. A Londres, un couple s'est installé au sommet de la cheminée d'une ancienne centrale électrique désaffectée en face du Millenium Bridge.
Le premier couple de faucons pèlerins à s'installer en Ile-de-France - en 2005 - a choisi une carrière, juste en face de la centrale thermique d'EdF, à Porcheville dans les Yvelines, à l'ouest de Paris.
Victime de l'utilisation de pesticides organochlorés dans l'agriculture, l'espèce a vu ses effectifs plonger en chute libre entre 1945 et 1970, avant d'être sauvé grâce au bannissement de ces pesticides et à son inscription sur la liste des espèces protégées.

Mais les colombophiles ne l'apprécient guère: "les faucons pèlerins font des ravages parmi les pigeons voyageurs, c'est un problème assez dramatique", s'alarme Jean-Luc Dernoncourt, conseiller technique de la fédération colombophile française.


http://paca.lpo.fr/?t=forum&forum=5&r=view&id=28

AFP a dit :
mercredi 16 juin 2004, 17h20

Le faucon appelé à la rescousse pour chasser les pigeons dans Paris

PARIS (AFP) - Un nichoir à faucon a été installé au sommet de l'une des quatre tours de la Bibliothèque de France à Paris, dans l'espoir d'attirer des faucons pélerins qui pourraient chasser les milliers de pigeons et d'étourneaux qui envahissent et salissent les jardins de l'établissement.
Pour attirer le prédateur, un nichoir à faucon, présenté mercredi à la presse, a été placé sur l'une des tours, à 80 m de hauteur. Le nichoir, en béton, est doté d'une cavité en bois où du sable a été placé.

Le faucon ne construit pas de nid et recherche les cavités naturelles (falaises, carrières) ou artificielles, rappelle la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) qui parraine l'opération de la BNF.

Après avoir quitté Paris dans les années 40, il survole à nouveau depuis quelques années la capitale.

Des expériences menées aux Etats-Unis et en Belgique ont montré que le faucon pouvait vivre en milieu urbain et qu'il était attiré par des bâtiments de grande hauteur, rappelle la LPO.

Le rapace a une vue perçante, il ne manquera pas de repérer l'ouverture du nichoir, expliquent les experts de l'association écologiste. En outre il affectionne les grands espaces découverts, proches d'un cours d'eau, condition remplie à la BNF qui est située à proximité immédiate de la Seine.


http://www.lpo.fr/actu/2004/bnf.shtml

Juin 2004
Le retour attendu du faucon pèlerin à Paris

Le mercredi 16 juin 2004, à la Bibliothèque nationale de France, s'est tenue une conférence de presse, organisée par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), dans le cadre de son programme de contribution à la présence du faucon pèlerin en milieu urbain.

A cette occasion, la presse a pu découvrir, en grimpant sur le toit de la BnF, les premiers prototypes de nichoirs parisiens pour faucons pèlerins, réalisés en béton de bois et placés à 80 mètres du sol, au calme, avec une vue imprenable et tranquille sur la capitale !

Réalisé sous la maîtrise d'ouvrage de la Région Ile-de-France, un cahier technique décrivant tous les moyens à mettre en œuvre pour favoriser le retour de ce rapace mythique au cœur des villes - de la construction de nichoirs à la restauration de sites naturels - a également fait l'objet d'une présentation. Ce cahier est destiné au monde institutionnel et - plus largement – aux gestionnaires de l'espace naturel et de l'aménagement du territoire. Il est disponible sur simple demande à la LPO.

POURQUOI DES NICHOIRS SUR LA BnF ?

La BnF a décidé de s'associer à cette opération à la fois utile et nécessaire. Au-delà de l'intérêt évident pour la biodiversité citadine, la Bibliothèque est confrontée à la présence croissante de pigeons et plus récemment d'étourneaux sansonnets qui, en hiver, viennent y gîter, ce qui n'est pas sans poser de problèmes pour ce site (collision d'oiseaux sur les baies vitrées, nuisance sonore, etc.).


Bordeaux
http://www.adretfrance.com/pg/presse/art4.htm

CATHEDRALE SAINT-ANDRE

Un nichoir pour les faucons
Un nichoir pour les faucons pélerins a été intallé dans l'une des deux flèches de la cathédrale. On espère qu'un couple y élira domicile pour en chasser les pigeons
JEAN-DENIS RENARD


Trois mois après la flèche Saint-Michel (1), la cathédrale Saint-André a été à son tour équipée d'un nichoir pour les faucons pèlerins. Au terme de maints efforts, leur caisse en bois a été hissée par morceaux à l'intérieur de la flèche est (la plus éloignée de la mairie) puis assemblée et arrimée à mi-hauteur de l'édifice, 60 mètres au-dessus du sol. Assuré par Adret, l'entreprise de travaux acrobatiques qui fignole en ce moment les réparations sur le chevet de Saint-André (notre édition du 17 août dernier), la tâche était passablement compliquée. Contrairement au sommet du clocher Saint-Michel, dont l'intérieur est creux et autorise une certaine liberté de mouvement, les flèches de Saint-André sont encombrées de poutres et de chevrons, qui ont compliqué l'ascension. Sanglés dans leurs baudriers, les hommes d'Adret sont parvenus à leurs fins en cours d'après-midi. Conçu par Jacques Beauvilain, Jean-Pierre Gans et Robert Guelin, les trois activistes de la LPO (Ligue de protection des oiseaux), ce nichoir risque de rester vide durant quelque temps. Contrairement à Saint--Michel, où deux faucons pèlerins ont effectivement été repérés, les flèches de Saint-André n'abritent aucun rapace pour l'instant.
C'est bien pour attirer la " clientèle " que cette chambre au confort spartiate a été fixée en altitude. Financeur de l'opération, la DRAC (2) en espère un bénéfice rapide pour la santé du monument.

UN PARI SUR L'AVENIR

" Les faucons pèlerins se nourrissent des pigeons qui logent dans les hauteurs de la cathédrale et en abîment !a pierre avec leur bec et leurs fientes. Il y a quinze ans, on avrait introduit, pour les mêmes raisons, des faucons pèlerins dans les combles de Notre-Dame de Paris. L'expérience a été très concluante ", explique Alain Rieu, le conservateur régional des monuments historiques." Le régime alimentaire des faucons pèlerins comprend aussi des étourneaux et des martinets, quand la saison s'y prête. C'est un rapace qui attaque en vol des proies vivantes. En piqué, il peut atteindre la vitesse de 300 km/h ", précise Jean-Pierre Gans, qui assistait hier à la mise en place de son petit bijou. Ceci étant, caisse ou pas caisse, il n'est pas dit qu'un faucon pèlerin (et a fortiori un couple nicheur) apprécie la place Pey-Berland au point de s'y établir durablement. " Le site y est un peu moins dégagé qu'à Saint?Michel, et un peu plus éloigné de la Garonne. L'endroit est aussi moins tranquille ", admet Jean-Pierre Gans.
Le pari lancé par la LPO et la DRAC a toutefois de bonnes chances de réussite.

La population des faucons pèlerins a tendance à augmenter légèrement après avoir frôlé l'extinction, il y a vingt-cinq ans. En Belgique, des expériences similaires en milieu urbain ont été à 100 % couronnées de succès. Dans la région. les deux seuls sites choisis (3) sont séparés par 300 mètres à tire d'aile.

Reste à espérer que la " bande de Saint-Michel " ne vienne pas chercher noise aux futurs habitants de Saint-André...

(1) Notre édition du 20 juillet 2000.
(2) DRAC: Direction régionale de> affaires culturelles.
(8) Un industriel girondin établi au nord de Bordeaux a également fait installer un nichoir.


http://www.adretfrance.com/pg/presse/art8.htm

FLECHE SANT MICHEL


les" alpinistes" de l'entreprise Adret en pleine opération faucon. Spectaculaire...(photo G. Bonnaud)
A l'initiative de la Ligue pour la protection des oiseaux,la flèche Saint-Michel a été équipée hier d'un gîte pour les faucons pélerins. Une opération délicate menée à 95 mètres de hauteur

BERTRAND POUPARD

Les ignorants pourront toujours dire, histoire de placer un "mot " à bon compte : " Tout ça pour héberger un faucon ! Qui plus est pèlerin… "

Ce que la Ligue de protection des oiseaux a réalisé hier dans la flèche Saint-Michel, par le truchement des "alpinistes" de l'entreprise Adret, spécialisée dans les travaux aériens sur monuments historiques (par exemple, à la Cathédrale Saint-André), relève de la plus haute écologie urbaine.

Hauteur est d'ailleurs le plus grand dénominateur commun à tous les mots pouvant décrire l'opération conduite durant plus de quatre heures à l'intérieur de la flèche qui, tout à côté de la basilique (XVe et XVIe siècles) pointe, on le sait, à 114 mètres dans le ciel bordelais. la LPO, dont un des adhérents les plus éminents; M, Jacques Beauvilain, avait remarqué l'année dernière la présence d'un faucon pèlerin mâle, puis deux cette année - un mâle et une femelle cette fois -, il s'agissait de mettre en place un caisson qui puisse intéresser les "tourtereaux " (!) au point d'adopter cet abri pour y nicher. L'intérêt de la tentative doit être compris dans une perspective de géographie européenne. M. Olivier Le Gall, président de la délégation Aquitaine de la LPO, présent sur les lieux hier après-midi explique: " Suite à la protection dont ils font l'objet depuis1976, notamment du fait de l'interdiction du DDT, ces rapaces qui se trouvent en bout de chaîne alimentaire sont revenus petit à petit dans la grande région. Déjà, ils ont colonisé les falaises de Dordogne où ils nichent de manière naturelle. Les voir séjourner en ville, de surcroît par couples,était très intéressant, car ils ont leur rôle à jouer en milieu urbain où ils consomment au moins un pigeon par jour et quelques étourneaux. Savez-vous qu'en Amérique duNord, de véritables politiques de fixation sont menées en leur faveur ? "

Grâce à l'observation de Jacques Beauvilain, la LPO a donc offert un toit aux deux faucons pélerins de Saint-Michel qui feront peut- être des petits… à condition qu'ils ne cassent pas leurs oeufs réputés fragiles. Mais, pour ce faire, la maison des rapaces n'est pas

passée dans la flèche comme une lettre à la poste...
Après avoir escaladé, le caisson sur le dos, l'escalier de l'édifice jusqu'à son apogée, soit une cinquantaine de mètres de hauteur, les "Adret" ont dû ensuite le hisser dans la partie "aérienne " de laflèche. Jusqu'à 95 mètres ! Et ce, en utilisant un système de cordages et de poulies auquel le vent donnait de la gîte. Empruntant eux-mêmes les barres d'échelle delà flèche, ils sont allés fixer le caisson dans les joints (pas dans les pierres afin de ne pas altérer la résistance de celles-ci). Au total, l'opération aura pris plus de quatre heures.

Cet exploit mérite bien un de ces coups de carillon qui vont si bien dans l'air de Saint-Mich'. A condition, bien sûr, qu'il ne donne pas le "bourdon" aux premiers intéressés.

SUD-OUEST, JEUDI 20 JUILLET 2000


Nantes
http://www.ouest-france.fr/2006/02/25/nantes/Pigeons-le-faucon-serait-la-solution-47888332.html

Pigeons : le faucon serait la solution - Nantes
samedi 25 février 2006


Panique chez les volatiles nantais

La sédentarisation du faucon pèlerin, qui a élu domicile sur l'église Saint-Clément de Nantes, constituerait une réponse naturelle au problème de la prolifération des pigeons dans la ville.

Quelle mouche a piqué les pigeons nantais ? Depuis deux ans, leur comportement a changé : ils zigzaguent en vol, évitent de se poser en évidence... Jean-Luc Gasnier, observateur pour la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) a la clé : « Ils ont intégré la présence du prédateur ! » Voici deux ans, justement, qu'un faucon pèlerin passe l'hiver en ville (Ouest-France du samedi 11 février 2006). Un événement que les ornithologues n'avait pas observé à Nantes depuis 1897.

Ce n'est pas par hasard que cette demoiselle a opté pour le clocher de l'église Saint-Clément. Depuis son promontoire, elle ne laisse que peu de chance aux oiseaux anthropophiles (liés au bâti). Parmi eux, ses mets de prédilection sont les pigeons. Elle les repère jusqu'à 8 kilomètres alentours, puis les saisit au vol grâce à des attaques en piqué au cours desquelles elle peut atteindre les 180 km/h. Et des proies, Nantes en a à foison. Dame Faucon n'a donc aucune difficulté à faire son marché. C'est en bonne santé qu'elle devrait repartir en Scandinavie, dans le courant du mois de mars, pour se reproduire. En attendant de pouvoir le faire ici ?

François Jourdain, animateur à la LPO, espère que les pouvoirs publics seront sensibles à la possibilité de résoudre les inconvénients, nés de la surpopulation des pigeons, grâce à un moyen écologique. « Maintenant que nous sommes sûrs que le faucon peut s'acclimater dans notre ville, nous allons entamer des démarches pour pouvoir installer un nichoir artificiel. » Une opération déjà expérimentée avec succès par la cathédrale Notre-Dame de Lourdes ou par la Bibliothèque nationale de France, à Paris. L'objectif est de provoquer la nidification d'un couple, puis la naissance de petits faucons. Et ainsi pérenniser la chasse aux pigeons.

Jean-Luc Gasnier précise : « Un faucon mange environ un pigeon tous les 2-3 jours, mais attention ! Il s'agit uniquement d'oiseaux faibles ou en mauvaise santé. » Mais n'allez pas croire qu'il est susceptible de propager des maladies : robuste, il est parfaitement immunisé. Une raison de plus pour le saluer du haut de son clocher, et souhaiter son retour.


Pose d'un nichoir à La Madeleine (près de Nancy)

Pour dépigeonner l'usine.
Afin d'éviter que le couple de pèlerin, installé sur ce site artificiel, n'échoue à nouveau sa reproduction (l'année dernière, les intempéries avaient causé l'échec de reproduction de ce couple, qui avait utilisé un ancien nid de corvidés pour nicher), un nichoir vient d'être installé au sommet de la cheminée de l'usine Novacarb. Bravo à Frank Hipp et Jean François pour cette opération. Source : Frank Hipp
La presse en a parlé. Cliquez ici pour lire l'article.


Nancy
http://universalpressagency.com/Les-mairies-luttent-contre-la-proliferation-des-oiseaux-en-ville_a21.html?start_liste=690&paa=70

Un couple de faucons-pèlerins niché dans le clocher d'une église de la périphérie de Nancy a en effet montré un effet dissuasif sur les corbeaux, absents du parc voisin. En accord avec la LPO, la ville de Nancy est donc à la recherche de clochers tranquilles où l'on pourrait installer des nichoirs pour les faucons.


http://p.behr.free.fr/actualite.html

Vendredi 25 novembre 2005 :

Avec l'accord du curé, nous sommes remontés dans le clocher pour peaufiner le nichoir. Sur les conseils de RJ Monneret (voir son site) nous avons rajouté du sable et du gravier pour le lit du nichoir.


http://p.behr.free.fr/novacarb.html

Cette espèce au statut encore fragile qui a décidé de s'installer en milieu urbain, en fonction de facteurs qui lui sont propres et dont nous ne maitrisons pas toute les composantes, peut se trouver en sérieuse difficulté, par les activités humaines. Détecter sa présence, prévenir tout dérangement en informant, faire des surveillances ponctuelles et à distance sont des atouts non négligeables pour lui assurer un succès de reproduction


http://p.behr.free.fr/camera.html

Quant au nichoir que nous avions construit avec du matériel de récupération en novembre 2005, les intempéries ont eu raison de sa résistance, et, humidité aidant, il s’est affaissé sous le poids du substrat (sable et gravier), bien après l’éclosion, heureusement. Du coup, Patrick Behr a retroussé ses manches, et nous a fabriqué (toujours avec du matériel de récupération, mais du solide, cette fois) un magnifique nichoir à armature métallique propre à défier le beau climat lorrain hivernal. Le « noyau dur » (Patrick Behr, Xavier Gehbauer, Frank Hipp, Jean-Marie Lecomte, Julien Lesclavec et Damien Petit) de l’équipe pèlerin nancéienne a procédé à l’installation de ce dernier le samedi 10 novembre, sous des conditions météo nous incitant à louer la solidité du matériel (qui, en passant, a été nettement moins louable pour ceux d’entre nous qui sont montés l’installer : eh oui, généralement, quand c’est solide, c’est lourd !).


La Rochelle
http://www.ville-larochelle.fr/19_journal_lr/dl.php?fichier=fevrier_2006_numero_61.pdf

La Ville aime ses oiseaux

Les oiseaux des villes sont en voie de disparition. A la demande de la Communauté d’Agglomération, la Ligue pour la Protection des Oiseaux a réalisé, en 2004, une étude sur le patrimoine bâti public et les oiseaux. Conséquence : la Ville a demandé à ses services de prendre en compte le problème de l’intégration des oiseaux lors de tous ses travaux et rénovations de bâtiments. Déjà, quelques nids d’hirondelles ont été installés, en association avec la LPO, rue de la Grille et dans deux écoles. D’autres seront posés. Exemples : un dispositif anti-pigeons sera installé à l’église St-Sauveur et dans le clocher Notre-Dame. Mais il permettra d’accueillir les faucons chasseurs de... pigeons.
 



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