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Les pigeons des villes ont dû se rapprocher de l'homme dès le début de la création des grandes cités. Mais aussi le pigeon a été domestiqué par l'homme depuis la plus haute antiquité pour sa viande, comme pigeon voyageur et pour la qualité de ses fientes qui servaient d'engrais pour les cultures.

Au XVIII° siècle quand l'élevage pour la production de viande fut abandonné beaucoup d'oiseaux furent probablement relâchés ainsi qu'au XIX ième siècle quand la mode des pigeonniers disparut. Les pigeons peuplant nos cités vivent donc à l'état libre depuis fort longtemps. Leur population est issue de croisements multiples entre les espèces "sauvages" et les espèces "semi-domestiques" (de chair ou pigeon voyageur) retournées à l'état libre. Les pigeons domestiques échappés ont donc continuellement alimenté le patrimoine génétique des populations vivant près des habitations.

On abandonna donc l'hébergement des pigeons en colombier par deux grandes vagues : au XVIII et au XIX ième siècle. Depuis au moins 150 ans les pigeons de ville sont redevenus complètement indépendants.

symbole de paix, d'amour, d'innocence dans le passé il est devenu un "rat-volant", un cafard, l'ennemi à abattre, un nuisible dangereux porteur de germes mystérieux.
Changement d'époque et de civilisation.

Maintenant cet oiseau est massacré par millions chaque année en France pour soi-disant lutter contre sa "prolifération".




LES MALADIES TRANSMISES PAR
LE PIGEON DE VILLE

voir ici


Le pigeon de ville (biset) est une espèce peu dangereuse pour l'homme car les bactéries, virus, parasites et champignons qu'il peut héberger sont très spécifiques à son espèce et non transmissibles à l'humain. Ce n'est pas une invention, les meilleurs vétérinaires le déclarent et c'est prouvé empiriquement sur le terrain par une expérience millénaire de cohabitation de l'homme avec les pigeons biset (pigeons voyageurs au moyen orient entre autres).
Les pouvoirs publics se ridiculisent en répandant une phobie contre cet animal et ce genre de campagne a un goût populiste.
Cherchez donc une étude scientifique indépendante et contradictoire prouvant que cet oiseau est dangereux pour l'homme; elle n'existe pas! Les pigeons de ville ne sont pas un risque sanitaire, contrairement à ce qu'on affirme. C'est connu depuis longtemps déjà : selon le Comité mixte OMS/FAO des experts des zoonoses - Rome 1959 - "Les pigeons qui vivent en liberté dans les villes de même que les étourneaux et les moineaux ne présentent qu'un risque faible pour la santé publique".




"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme,
c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux."


Marguerite Yourcenar




Aucune méthode à ce jour n'a donné satisfaction pour contrôler sa population, doit-on revenir à la bonne vieille méthode du pigeonnier qui a fait ses preuves dans le passé ? En France de plus en plus de communes « avant-gardistes » y reviennent et semblent en tirer une parfaite satisfaction.



Reportage sur les pigeonniers de Paris du service vidéo de l'AFP
en ligne ici en anglais

ou en français sur le site


si la vidéo ne s'affiche pas : fichier à lire avec tout logiciel lisant le format flv flash comme vlc média player






VIDÉO de l'émission "On peut toujours s'entendre" de FR 3 du 20/10/2007.
On a contrôlé les naissances des pigeons (à Paris)




affiche format papier ordinaire à faire connaître



Dossier hôtel à hirondelles de fenêtre
voir ici


Une nouvelle chance pour les hirondelles de fenêtre, à l'exemple des Allemands : la mise en place d'hôtels à hirondelles

Cela pourrait être une alternative, un compromis dans certains quartiers où les propriétaires des maisons arrachent les nids commencés par les hirondelles à cause de la saleté, autre raison de la disparition des hirondelles....

En moins de 15 ans 36 % des hirondelles rustiques et 84 % des hirondelles de fenêtres ont déjà disparu.

Les trois raisons à leur disparition

- les pesticides
- l’hirondelle est un véritable maçon (il lui faut de la paille du foin de la boue, comme tout est de plus en plus goudronné, bétonné il lui manque les matériaux)
- Beaucoup de gens ne tolèrent pas les hirondelles à leurs maisons, beaucoup de nids commencés sont donc arrachés, alors qu’il suffirait de mettre une planchette en dessous.


L'Ibis sacré considéré par nos décideurs comme nuisible est en train d'être massacré en France.



Encore une espèce sauvage considérée comme nuisible qui va être massacrée, cela devient une habitude en France.

Une espèce devient d'un seul coup "envahissante", envahissante selon souvent les agriculteurs, et Hop on diligente une étude (sans gros budget) à la hâte et puis boum, boum ou empoisonnement. La vie qui est un pur dynamisme profitant des modifications des écosystèmes qui lui sont favorables. C'est les fameuses espèces invasives et nuisibles que les pouvoirs publics ont mission de faire rentrer dans le chemin. Ce chemin idéal n'existe pas bien entendu et les modifications climatiques actuelles vont sûrement obliger nos "décideurs" à prendre de plus en plus d'arrêtés de solution finale, sans se poser de question. Tirons sur tout ce qui bouge, point ! La France est vraiment en pointe dans ses approches écologiques..... Tuons, tuons il n'y a que cela d'efficace entendons-nous un peu partout dans notre "beau" pays soit-disant hyper évolué et Modèle pour toute la planète.

Mais finalement que constate-t-on sur le terrain ? Et bien ces solutions simplistes n'arrangent rien à moyen terme, les espèces envahissantes réussissant à "proliférer" (un terme à rapprocher du mot terroriste) malgré tous les poisons, piégeages, tirs diligentés. Et pourquoi ?
C'est la rencontre entre un écosystème en modifications favorables et une espèce très dynamique dans son adaptation. Mais il existe une solution contre ces espèces invasives : tout bétonner et tout tuer. La solution finale...

Quand les pouvoirs publics vont-ils changer de politique ? Dégager de véritables moyens pour des campagnes de recherche sur ces phénomènes et pour, au besoin, en cas de nuisances réelles (ce qui est souvent loin d'être le cas), mener des expérimentations de stérilisation des espèces en cause. Il faudrait aussi traiter certains comportements humains irresponsables (pourquoi ces décharges à ciel ouvert ?).

On tue ici les Ibis sacrés (comme malheureusement beaucoup d'autres espèces d'oiseaux en France qui ont le malheur de bien s'adapter et en tant qu'oiseau de rester libre) en vertu du sacro-saint principe de précaution (ici quelques milliers d'individus inoffensifs). Mais on oublie de le respecter quand on introduit des OGM en plein champ, qu'on autorise la mise sur le marché de milliers de nouvelles molécules (pesticides, etc) qui diffusent partout dans l'environnement. De qui se moque-t-on ?

Finalement on ne respecte pas la Vie et surtout pas les oiseaux. On n'arrête pas de les tuer quand ils interfèrent avec l'activité humaine, un scandale. Un scandale pas assez connu d'une population très favorable aux oiseaux. Mais ces personnes participantes (chasseurs, experts, fonctionnaires, élus ou simples citoyens) leur arrive-il de penser, rien qu'un fois même, que ces petits êtres innocents qu'elles "détruisent" (comme elles disent) sont sensibles, ont peur de la mort, désirent être heureux et éviter la souffrance (le couple plaisir/souffrance) ?

Et dire que ces tueries, le comble, ne servent à rien !


Signez la pétition @ ici




Résumé des faits :


L'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) est une espèce originaire d'Afrique tropicale et du Moyen-Orient (sud de l'Irak). A partir d'oiseaux échappés de captivité du parc ornithologique de Branféré (Morbihan) il y a plus de 30 ans, une population férale s'est installée sur les côtes de l'ouest de la France, notamment dans le Morbihan et la Loire-Atlantique, comptant près de 5000 oiseaux aujourd'hui, dont plus de 1000 oiseaux reproducteurs nichant en colonies arboricoles avec parfois d'autres échassiers (spatules, aigrettes, .) comme dans le lac de Grand-Lieu au sud de Nantes.

Si l'espèce est omnivore et fréquente surtout les décharges, il lui arrive à l'occasion de manger des poussins et des oeufs d'espèces protégées et fragiles (sternes, guifettes)

Aucune étude scientifique ne prouve que cet oiseau soit dangereux pour les écosystèmes français dans le long terme. Des solutions pour contrôler sa dynamique de population existent, comme la stérilisation des oeufs, et ont même été mises en oeuvre en 2006 dans la Loire-Atlantique mais sans résultats (dispersion des reproducteurs).

L'intervention de 2006 s'est donc soldée donc par un échec. Le nombre d'ibis sacrés en liberté sur la façade atlantique serait maintenant supérieur à 5000 individus et donc l'effectif se serait donc accru de 55 %, soit un accroissement de type exponentiel d'après nos "experts" qui ont préconisé dans une réunion du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de des Pays-de-la-Loire du 4 septembre 2006 la destruction des oiseaux en vertu du principe de précaution, monsieur Philippe Clergeau présent à cette réunion étant un très fervent adepte du massacre de tous les ibis sacrés dans le plus court délais.

Certains spécialistes infirment la désignation de l'ibis comme prédateur sur des populations vertébrées et insistent sur le rôle bénéfique de l'ibis en tant que prédateur d'espèces à problèmes (écrevisses américaines, taon) et sur le caractère de corrélation forte entre la présence de l'ibis et la progression des populations de spatules blanches.

Le 4 décembre 2006 un arrêté est pris par la Préfecture de la Loire-Atlantique (voir ci-dessous) autorisant l'élimination de l'ibis sacré, le préfet du Morbihan prenant une décision similaire. Cette mission d'éradication est confiée aux agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et à eux seuls. L'arrêté ne concerne "que" la colonie installée sur le banc de Bilho, dans l'estuaire de la Loire, et l'opération est limitée à la période du 15 mars au 5 avril. En 2006, 1 700 couples nicheurs d'ibis sacrés ont été recensés en Loire-Atlantique dont 1 200 sur le seul banc de Bilho. Une seconde colonie (122 nids) s'est créée sur le lac de Grand Lieu. Une troisième, de plus de trois cents couples, s'est fixée sur un îlot marin, à la limite de la Loire-Atlantique et du Morbihan.

2008 - Une campagne d'éradication des ibis sacrés, une espèce d'oiseaux originaire d'Afrique qui colonise la côte Atlantique, a déjà permis l'élimination de plus d'un millier d'oiseaux et va se poursuivre jusqu'à fin 2008 selon l'ONCFS. Cette campagne a été lancée en mai par les préfectures de Loire-Atlantique, Vendée et Morbihan afin de réduire la population estimée à plus de 2.000 couples, soit 4.000 à 5.000 individus, par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Elle a déjà permis d'éliminer "plus d'un millier d'oiseaux" et l'objectif des autorités est, à terme, "de réduire au maximum la population sur quatre à cinq ans", explique Luc Simon, délégué régional adjoint de l'ONCFS.

L'ibis sacré est considéré comme une "espèce exotique envahissante" potentiellement dangereuse pour la biodiversité, notamment dans des sites sensibles comme la Brière, le Golfe du Morbihan ou le Lac de Grand Lieu au sud de Nantes. Cette colonisation fait suite à l'évasion de quelques spécimens du parc animalier de Branferré (Morbihan), où ils avaient été introduits en 1975. Menée en Loire-Atlantique et dans le Morbihan, la campagne s'est concentrée jusqu'à présent sur les zones de reproduction avant de s'orienter sur les décharges à ciel ouvert où les oiseaux ont tendance à se regrouper pour se nourrir. En 2007 environ 270 oiseaux avaient été éliminés en Loire-Atlantique lors d'une précédente campagne.
 
Quels sont les responsables


Quels sont les responsables du massacre de l'Ibis?
Certainement pas les agriculteurs ni les chasseurs, ni les pouvoirs publics alors?
Les ornithologues?
Si oui lesquels et comment cela a commencé?


Il s'agirait d'une poignée de membres de Bretagne-Vivante SEPNB qui a parlé au nom de tous, jusqu'à en exclure le CNRS. L'ibis sacré est présent sur leurs réserves, leurs prés carrés, ils se sont invités au-delà des oiseaux qu'ils choisissent pour organiser leurs visites au public. Maintenant, nous notons également que pour prouver une bonne gestion, il faut trouver un bouc émissaire, évitant ainsi de s'attaquer à la pression immobilière (politique des mairies, collectivités locales) et aux chasseurs. L'ibis sacré est donc un coupable idéal. Ils en auraient fait tuer plus de 2000 par l'ONCFS depuis le début de l'année (chiffres officiels que certains ornithologues trouvent exagérés. Ce n'est pas surprenant car ceux qui sont chargés de faire l'estimation sont ceux qui ont rédigé le rapport à charge...). La situation est effectivement grave puisque cela signifie que quelques individus, pourtant décriés, peuvent influencer le pouvoir en matière d'écologie.

Que pensez de l'influence et de la complicité de la LPO ?
Pour l'Ibis :
ses déclarations et la preuve que la LPO est sur le terrain et consent...

source
Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, admet lui aussi les méfaits de l'oiseau : « En règle générale, on constate que les espèces non indigènes peuvent représenter un danger pour l'écosystème local. En ce qui concerne l'ibis sacré, c'est vrai qu'il fragilise certaines populations d'oiseaux autochtones. »

source
Les ornithologues de la LPO (*) ont pu les observer tout près de leur station, à l'Île-Grande. « Ils se nourrissent sur la grève et pêchent dans les flaques, avec les aigrettes garzettes. Ils ne sont pas farouches, des promeneurs ont pu les regarder à l'oeil nu », raconte Gilles Bentz, responsable de la station LPO. Mais aujourd'hui, on assiste aux prémices d'une invasion », commente Gilles Bentz. « À Noirmoutier, nos collègues l'ont vu détruire des colonies de sternes, en mangeant les oeufs et les poussins. S'il venait à s'installer sur des îlots où nichent des sternes, ce serait catastrophique », prévient Gilles Bentz. Les deux individus, qui font la joie des observateurs (la LPO recommande de les observer aux jumelles, sans trop s'en approcher), sont donc placés sous étroite surveillance.


La LPO préconise l'abattage de certains oiseaux, la preuve :

En 2006, la LPO a lancé une grande enquête nationale sur les espèces d'oiseaux que l'on qualifie d'« invasives » en France, et dont le rapport vient d'être remis au ministère de l'Ecologie.

L'enjeu actuel, prôné par la plupart des organismes de conservation de la nature est que la limitation, voire l'éradication, doivent être les démarches à envisager en priorité. Dans ce contexte de principe de précaution, il est conseillé d'agir vite, sans attendre une démonstration du carcatère nuisible de l'espèce invasive.

Tuons d'abord, on verra bien ensuite, détruisons, il en restera bien quelque chose.

EXTRAITS DU RAPPORT REDIGÉ SUITE A CETTE ENQUÊTE


Extraits :
la Bernache du Canada, l'Ouette d'Égypte, l'Ibis sacré, la Perruche à collier .... représentent une menace avérée, en France ou ailleurs en Europe, pour l'avifaune locale (ou la faune en général).
.........
Les quatre espèces précitées sont, avec l'Érismature rousse, celles sur lesquelles des efforts doivent être réalisés dans de brefs délais. La Bernache du Canada, qui connaît un accroissement exponentiel dans quelques régions, doit être à présent considérée comme espèce envahissante.

Le cas de l'Érismature rousse et de l'Ibis sacré est différent. D'abord parce que des mesures de régulation ont été prises à l'échelle nationale pour la première, visant même son éradication ...On ne peut tirer une érismature sur un plan d'eau quand celle-ci se trouve au milieu d'une vaste troupe de canards, ... On peut cependant espérer endiguer l'expansion numérique de l'espèce comme cela se pratique en Grande-Bretagne. .. La problématique est assez similaire pour l'Ibis sacré qui se trouve, de plus, avoir aujourd'hui des effectifs importants sur le territoire, ...

Dans les deux cas, la régulation ou l'éradication de ces espèces se heurte d'abord à une opposition de certains, qui manifestent une approche souvent émotionnelle, culturelle, voire philosophique sans apporter un travail scientifique permettant d'étayer leur point de vue. En pareil cas, les actions visent prioritairement à retarder les décisions administratives. Il conviendra d'éclairer les « opposants » afin que l'importance de la situation soit perçue par tous.

dans le contexte actuel, l'application du « principe de précaution » semble une alternative à la fois crédible et réaliste.
.....
les mesures de régulation, voire d'éradication, proposées ou entreprises s'inscrivent logiquement dans ce contexte de précaution.
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Cet auteur démontre par ailleurs, au vu de nombreuses interventions à travers le monde que l'éradication est généralement moins coûteuse sur lemoyen/long terme que le contrôle, et s'avère bien sûr plus efficace. L'enjeu actuel, prôné par la plupart des organismes de conservation de la nature est que la limitation, voire l'éradication, doivent être les démarches à envisager en priorité. Dans ce contexte de principe de précaution, il est conseillé d'agir vite, sans attendre une démonstration du carcatère nuisible de l'espèce invasive.


DISCUSSION

Au cours des années 2000, 26 espèces allochtones ont été trouvées nicheuses de façon plus ou moins régulière en France, à côté d'une dizaine d'autres nettement plus occasionnelles (tab. 1) : 11 sont des anatidés (dont 6 nicheurs réguliers) et 15 autres appartiennent à d'autres familles (dont 11 espèces nicheuses régulières). Il y a donc actuellement 17 espèces allochtones qui nichent régulièrement sur le territoire français. Parmi celles-ci, huit présentent une dynamique d'accroissement importante et cinq une dynamique très importante : la Bernache du Canada, l'Ouette d'Égypte, l'Ibis sacré, la Perruche à collier et le Léiothrix jaune. Les quatre premières représentent une menace avérée, en France ou ailleurs en Europe, pour l'avifaune locale (ou la faune en général). Deux autres espèces, à la dynamique d'expansion moindre - le Cygne noir et l'Érismature rousse - sont également unemenace pour l'avifaune européenne. Deux passereaux - le Léiothrix jaune et le Capucin bec-de-plomb - ne semblent pas, en l'état des connaissances actuelles, présenter un danger pour l'avifaune locale. Il en est de même de l'Inséparable de Fischer,même si sa biologie reste totalement inconnue sur le territoire français. Il est patent que les enjeux de conservation vis-àvis d'espèces indigènes vont cibler un petit nombre d'espèces allochtones potentiellement ou réellement invasives. Les quatre espèces précitées sont, avec l'Érismature rousse, celles sur lesquelles des efforts doivent être réalisés dans de brefs délais. La Bernache du Canada, qui connaît un accroissement exponentiel dans quelques régions, doit être à présent considérée comme espèce envahissante. En Amérique du Nord, d'où elle est native, elle est localement surabondante et nécessite, outre la régulation, des mesures appropriées pour limiter son impact. Captures, repoussoirs chimiques non létaux, stérilisation d'oeufs ont été utilisés, et plus récemment, l'utilisation de laser est en phase expérimentale (Werner&Clark 2006). En Europe, sa chasse est autorisée dans certains pays (Blair et al. 2000), tandis qu'en France, toutes les bernaches (Branta sp.) sont protégées par la loi. L'ouverture de la chasse à la Bernache du Canada n'est actuellement pas envisagée, notamment en raison des risques de confusion avec la Bernache nonnette Branta leucopsis. La Perruche à collier reste, en Europe, très inféodée aux grandes villes. Sans doute y trouve-t-elle une nourriture accessible et des conditions de température meilleures qu'à la campagne. Ces facteurs peuvent en effet contraindre les psittacidés féraux à rester dans les limites des zones urbaines sans chercher à se répandre ailleurs (Butler 2005). C'est le cas actuellement des inséparables à l'est de Nice. Les Perruches à collier restent également très citadines en France. La concurrence est donc limitée aux espèces également citadines. Les conditions climatiques allant vers un réchauffement global, il est possible que la Perruche à collier puisse se développer davantage et ne pas rester limitée aux agglomérations. Avec, dans ce cas, un risque accru de concurrence avec des espèces cavernicoles comme les pics ou, dans le Sud, le Rollier d'Europe. Le cas de l'Érismature rousse et de l'Ibis sacré est différent. D'abord parce que des mesures de régulation ont été prises à l'échelle nationale pour la première, visant même son éradication (pour l'ibis, il n'y a cependant pas de politique nationale). Elles sont, d'un point de vue opérationnel, souvent difficiles à mettre en action. On ne peut tirer une érismature sur un plan d'eau quand celle-ci se trouve au milieu d'une vaste troupe de canards, ou qu'il y a un risque important de dérangement local. C'est donc un travail ponctuel, de longue haleine, très « chronophage » et donc onéreux. On peut cependant espérer endiguer l'expansion numérique de l'espèce comme cela se pratique en Grande-Bretagne. En France, les pouvoirs publics n'ont pas investi suffisamment dans cette action, si bien qu'aujourd'hui, il n'y a plus de véritable coordination nationale pour contenir l'espèce, à l'exception du site de Grand-Lieu (V. plus haut). La problématique est assez similaire pour l'Ibis sacré qui se trouve, de plus, avoir aujourd'hui des effectifs importants sur le territoire, rendant sa régulation de plus en plus problématique. La méthodologie pour y parvenir a pourtant été clairement proposée récemment par Clergeau (*voir note perso ci-dessous) et al. (2005). Rappelons qu'aux États-Unis, où l'espèce avait commencé à s'installer en Floride en 2005, les jeunes ont été collectés (G. Herring fide P. Yésou) et qu'en Grande-Bretagne, la RSPB a clairement fait savoir que l'espèce ne devait pas s'installer sur le territoire britannique. Dans les deux cas, la régulation ou l'éradication de ces espèces se heurte d'abord à une opposition de certains, qui manifestent une approche souvent émotionnelle, culturelle, voire philosophique sans apporter un travail scientifique permettant d'étayer leur point de vue. En pareil cas, les actions visent prioritairement à retarder les décisions administratives. Il conviendra d'éclairer les « opposants » afin que l'importance de la situation soit perçue par tous. D'autant que la France joue un rôle important aussi bien comme responsable de la propagation de ces espèces au-delà de ses frontières qu'au contraire, en servant de « parefeu » à la dissémination des oiseaux vers d'autres pays d'Europe. Quelles que soient les stratégies envisagées pour résoudre leproblème, il conviendra de ne retenir que les méthodes respectant la condition animale.


CONCLUSION

À l'image de certaines populations allochtones françaises, le nombre d'espèces invasives en Europe (et les publications qui les accompagnent) a crû de façon exponentielle depuis le début des années 2000 (Shirley & Kark 2006). C'est même sans doute, du point de vue de la biodiversité, un des phénomènes majeurs de ce début de XXIe siècle. S'y ajoute probablement un effet psychologique et émotionnel non négligeable qui ne permet pas toujours d'avoir une approche objective et impartiale de l'impact potentiel d'une espèce allochtone sur la communauté d'espèces indigènes qui la côtoie. À priori, toutes les espèces allochtones ne sont pas invasives, et il est tout à fait possible que certaines d'entre elles n'aient en réalité aucun impact sur les espèces indigènes, simplement parce qu'elles accroissent le fonctionnement de l'écosystème dans lequel elles vivent, en y ajoutant de nouveaux traits écologiques, en intensifiant ceux existant et en augmentant la redondance fonctionnelle (Reise et al. 2006). L'autre point essentiel est le manque de recul évident que nous avons aujourd'hui pour prédire les effets de l'arrivée d'espèces allochtones sur la faune autochtone. Les processus écologiques et évolutionnaires mis en jeu sont tellement importants qu'on ne peut les appréhender que dans une perspective à long terme.Or la plupart des études effectuées jusqu'alors manquent de ce contexte temporel pour permettre l'analyse fine des impacts et des effets d'espèces potentiellement invasives (Strayer et al. 2006). Dans le même temps cette « xénodiversité » a ouvert la voie,depuis unequinzaine d'années, à des débats passionnés entre les tenants d'une science objective et d'une rigueur éthique, et ceux d'une « hostilité aux étrangers » comme le souligne Simberloff (2003). Il est intéressant de constater également combien le message d'explication concernant certaines espèces (arrivée du Cygne noir et menaces sur les autres espèces de cygnes ou les espèces autochtones) peut-être aisément assimilé par les médias à une forme de racisme (obs. pers.).Néanmoins, dans le contexte actuel, l'application du « principe de précaution » semble une alternative à la fois crédible et réaliste. Certaines espèces donnant des signes empiriques de menaces sur l'avifaune indigène doivent être placées sous haute surveillance écologique. Pour quelques-unes d'entre elles (Érismature rousse et Ibis sacré notamment), les mesures de régulation, voire d'éradication, proposées ou entreprises s'inscrivent logiquement dans ce contexte de précaution. Selon Hulme (2006), tout l'enjeu de cette problématique réside en réalité dans la façon donc les réponses possibles - prévention, éradication, contrôle - sont appréhendées en fonction des espèces concernées. Cet auteur démontre par ailleurs, au vu de nombreuses interventions à travers le monde que l'éradication est généralement moins coûteuse sur lemoyen/long terme que le contrôle, et s'avère bien sûr plus efficace. L'enjeu actuel, prôné par la plupart des organismes de conservation de la nature est que la limitation, voire l'éradication, doivent être les démarches à envisager en priorité. Dans ce contexte de principe de précaution, il est conseillé d'agir vite, sans attendre une démonstration du carcatère nuisible de l'espèce invasive. Même si les espèces d'oiseaux potentiellement invasives ont probablement un impact moindre que certaines plantes ou insectes sur les espèces autochtones et les écosystèmes (Lowe et al. 2001, Strayer et al. 2006), il y a nécessité d'exercer une vigilance accrue sur la dynamique de ces espèces nouvellement arrivées et/ou en voie d'installation en Europe. De même, la multiplication du nombre d'espèces concernées par ce problème est à mettre en relation directe avec d'autres facteurs, tels que la perte des milieux naturels ou le réchauffement climatique, qui agissent en synergie avec lui et potentialisent parfois les impacts des espèces allochtones sur l'avifaune et les milieux naturels. Ces espèces allochtones souvent très adaptables et généralistes représentent alors une menace importante pour des espèces spécialisées, possédant une niche écologique étroite et déjà souvent menacées par la perte ou la modification de leur habitat.

Ornithos 14-6 : 329-364 (2007) LPO
source

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Les espèces invasives d'oiseaux menaceraient-elles la biodiversité ?
La LPO dresse l'inventaire

En 2006, la LPO a lancé une grande enquête nationale sur les espèces d'oiseaux que l'on qualifie d'« invasives » en France, et dont le rapport vient d'être remis au ministère de l'Ecologie. Le but ? Connaître le statut de ces espèces sur le territoire et mesurer leur impact potentiel sur la biodiversité indigène. Or les effectifs se révèlent nettement supérieurs à ce qu'on imaginait jusqu'alors.

Une enquête menée en 2006 par la LPO, et financée par le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, sur l'ensemble de la France révèle que 16 espèces allochtones (introduites) nichent de façon régulière en France (et au moins 7 de façon occasionnelle).

La surprise, c'est que les effectifs recensés sont parfois nettement supérieurs à ce que l'on pensait jusqu'alors. Ainsi l'enquête montre qu'il y a à présent en France 100 à 150 cygnes noirs, 5 000 bernaches du Canada, plus de 200 ouettes d'Egypte (20-25 couples), et près de 40 couples d'érismatures rousse. La population d'ibis sacré s'élève quant à elle à plus de 5 000 oiseaux (dont 1 700 couples), celle de la perruche à collier à un millier oiseaux vivant librement dans la nature.

Si le léiothrix jaune (peut-être 5 000 à 10 000 individus dans la nature) - passereau coloré habitué des cages - ne semble pas poser de problème, d'autres oiseaux comme la perruche à collier sont sous surveillance, car l'espèce niche dans des cavités d'arbres et peut se trouver en concurrence avec des espèces cavernicoles (pics, rollier).

Sous surveillance également, les anatidés - cygne noir, bernache du Canada, ouette d'Egypte ou érismature rousse - sont connus pour leur agressivité à l'égard d'autres espèces d'oiseaux plus fragiles. L'érismature rousse pose notamment un problème européen, puisqu'elle menace la dernière population d'érismature à tête blanche de ce continent (en Espagne).

Le cas de l'ibis sacré est également complexe et suscite une vive polémique entre partisans de son éradication - au nom du principe de précaution - (cet oiseau peut être parfois un prédateur d'autres espèces d'oiseaux et exercer une concurrence non souhaitable sur l'avifaune locale) et partisans de son maintien comme symbole d'une biodiversité dynamique.

Au vu de cette étude, la LPO, consciente des enjeux d'ordre écologiques, biodiversitaires et même psychologiques, accroît sa vigilance. Elle n'est pas opposée à des mesures de régulation, comme cela se pratique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, avec l'accord respectif de l'Audubon Society et la Royal society for protection of birds (RSPB). Elle souhaite simplement que les données scientifiques objectives guident les actions à conduire et que les méthodes retenues pour contenir certaines espèces potentiellement invasives se fassent dans le respect de la condition animale. Enfin la LPO, par son action, souhaitent mettre en lumière l'importance de la situation, afin qu'elle soit perçue par tous.
 
STATUT JURIDIQUE


Protégé, en théorie, par la convention de Berne qui classe en annexe II tous les Threskiornithidés sans s'encombrer de détail. Mais il bien évident, étant donné l'objectif de cette convention, à savoir la conservation du patrimoine naturel de la flore et de la faune sauvage de l'Europe, que les Threskiornithidés non européens ne sont pas visés. D'autre part l'article 11 de cette convention qui demande de contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes confirme s'il en était besoin cette interprétation.

Par contre il n'est pas protégé par la directive 79/409/CEE du 2 avril 1979 qui est beaucoup plus précise dans son annexe I où seulement parmi les Threskiornithidés sont mentionnés Plegadis falcinellus (Ibis falcinelle), Platalea leucorodia (Spatule blanche).

L'accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique - Eurasie et l'article L411-3 du code de l'environnement demandent un contrôle très strict de l'introduction d'espèces non indigènes.

Conclusion :
ces oiseaux introduits récemment par l'homme accidentellement n'ont aucun statut juridique, ils sont ni protégés ni nuisibles, mais si leur introduction ou libération nuit au statut de conservation de la flore et de la faune sauvage les Etats doivent prendre des mesures appropriées pouvant aller jusquà la destruction.
Arrêté du 4 décembre 2006 de la Préfecture de la Loire-Atlantique


Arrêté du 4 décembre 2006 portant autorisation de destruction de spécimens d'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) campagne 2006/2007



* VU l'article 11 de la convention de Berne selon lequel chaque partie contractante s'engage à contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes;

* VU le code de l'environnement et notamment l'article L 411-3 ouvrant la possibilité, pour l'autorité administrative, de faire procéder à la destruction des spécimens d'une espèce introduite;

* VU les décrets n°90-756 du 22 août 1990 et n°96-728 du 8 août 1996 portant respectivement publication de la convention du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe et de ses amendements adoptés à Berne le 26 janvier 1996;

* VU le décret n° 2003-1112 du 24 novembre 2003 portant publication de l'accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique - Eurasie (convention « AEWA »), annexe III « Plan d'action » permettant notamment de prendre des mesures de prélèvement des espèces non indigènes introduites;

* VU rapport d'expertise INRA / ONCFS de mars 2005 intitulé « Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) - Etat actuel et impacts potentiels des populations introduites en France métropolitaine »;

* VU la lettre de la Ministre de l'écologie et développement durable en date du 10 mars 2006 relative à la destruction des spécimens d'Ibis sacré présents en Loire-Atlantique;

* VU l'avis du conseil scientifique régional du patrimoine naturel réuni à Nantes le 4 septembre 2006;


* CONSIDERANT que les Threskiornithidés (dont l'Ibis sacré) sont actuellement tous inscrits sur l'Annexe II de la Convention de Berne mais que cette inscription ne s'applique que sur l'aire naturelle de reproduction et de migration des espèces et ne concerne pas les populations introduites ;

* SUR PROPOSITION du Secrétaire Général de la Préfecture de la Loire-Atlantique ;

ARRETE

* ARTICLE 1 : La régulation de l'Ibis sacré est autorisée en Loire Atlantique pour la présente campagne dans les conditions fixées par le présent arrêté.

Dispositions communes

* ARTICLE 2 : La régulation de l'ibis sacré peut être réalisée par tir des individus adultes par stérilisation des oufs

* ARTICLE 3 - Ces actions devront être accompagnées par l'engagement d'études complémentaires pour parfaire la connaissance de l'espèce avec l'objectif principal d'appréhender les questions de dispersion de l'espèce en relation avec les opérations menées et de dérangement vis à vis des éventuelles autres espèces présentes. La définition des études nécessaires, leurs cahiers des charges ainsi que leur hiérarchisation seront validés par le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN).

Tir des adultes

* ARTICLE 4 : Le service départemental de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage est autorisé à organiser la régulation des populations d'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus ) par tir. Les interventions seront réalisées exclusivement par des agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

* ARTICLE 5 : La présente autorisation devra être présentée à toute réquisition des services de contrôle.

* ARTICLE 6 : Le tir est autorisé à l'approche et à l'affût lorsqu'il ne présente aucun danger pour les tiers :
o sur les secteurs de zone d'alimentation de l'Ibis sacré que constituent les décharges d'ordures ménagère de St Nazaire, St Michel Chef Chef, et après accord du gestionnaire jusqu'au 5 avril 2007
o sur le banc de Bilho situé sur les communes de CORSEPT, DONGES et MONTOIR DE BRETAGNE et compris dans la zone maritime de l'estuaire de la Loire instituée en réserve de chasse et de faune sauvage par l'arrêté interministériel du 25 juillet 1973 (paru au J.O du 29 juillet1973 page 8301).entre le 15 mars et le 5 avril 2007.
o Le tir est interdit du 6 au 21 janvier 2007 (période de comptage d'oiseaux réalisés pour le Wetlands International).

* ARTICLE 7 - Le suivi des opérations nécessite la tenue d'un registre précisant les informations liées à la mise en oeuvre de ces tirs.

* ARTICLE 8 - Les cadavres des oiseaux détruits seront aussitôt récupérés et éliminés à l'exception des individus nécessaires aux études de l'article 3, une fois celles ci définies et validées conformément à l'article 3. Le cas échéant, les bagues récupérées sur les oiseaux tirés seront adressées à la DIREN.

Stérilisation des oeufs

* ARTICLE 9 : La Direction Régionale de l'Environnement est autorisée à organiser la régulation des populations d'Ibis sacré sur le banc de Bilho par stérilisation des oeufs en dehors de périodes de tir.
Les interventions seront réalisées exclusivement par une entreprise agréée à partir du 6 avril et en coordination avec la fin des interventions par tir.

* ARTICLE 10 : La stérilisation des oeufs se fera par pulvérisation d'huile de lin (bouche les pores) + formol (maintient les oeufs en état)

* ARTICLE 11 - Pour chaque nid traité le nombre d'oeufs présents et pulvérisés sera relevé.

* ARTICLE 12 : Le Secrétaire Général de la préfecture de la Loire-Atlantique, la Directrice régionale de l'environnement, le Directeur régional et départemental de l'agriculture et de la forêt, les Maires des communes concernées, le Président de la fédération départementale des chasseurs, le Colonel Commandant le groupement de gendarmerie de la Loire-Atlantique, le Chef du service départemental de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.


NANTES, le 04 décembre 2006
Le PREFET,
Bernard BOUCAULT
Arrêté du 22 avril 2008 de la Préfecture du morbihan


source

08-04-22-005-Arrêté préfectoral portant autorisation de destruction de specimens d'ibis sacré

Le Préfet du Morbihan
Chevalier de la Légion d'Honneur
Chevalier de l'Ordre National du Mérite

Vu l'article 11 de la convention de Berne selon lequel chaque partie contractante s'engage à contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes ;

Vu le code de l'environnement et notamment son article L. 411-3 ouvrant la possibilité pour l'autorité administrative, de faire procéder à la destruction des spécimens d'une espèce introduite ;

Vu le code rural et notamment ses articles L. 226-1 à L. 226-9 ;

Vu les décrets n°90-756 du 22 août 1990 et n° 96-728 du 8 août 1996 portant respectivement publication de la convention du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe et de ses amendements adoptés à Berne le 26 janvier 1996 ;

Vu le décret n°2003-1112 du 24 novembre 2003 portant publication de l'accord dur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique - Eurasie (convention "AEWA"), annexe III "plan d'action" alinéa 2.5.3 permettant notamment de prendre des mesures de prélèvement des espèces non indigènes introduites ;

Vu l'arrêté du préfet de la région Bretagne du 11 décembre 2006 approuvant les orientations régionales de gestion et de conservation de la faune sauvage et de ses habitats ;

Vu le rapport d'expertise INRA/ONCFS de mars 2005 intitulé "Ibis sacré (Theskiornis aethiopicus) - État actuel et impacts potentiels des populations introduites en France métropolitaine" ;

Vu la lettre de la Ministre de l'écologie et du développement durable en date du 10 mars 2006 relative à la destruction des spécimens d'Ibis sacré ;

Vu l'avis du conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) de Bretagne réuni à Rennes le 8 février 2007 ;

Vu le compte rendu détaillé de la campagne de régulation 2006/2007 de l'Ibis sacré en Loire-Atlantique établi par la délégation régionale Bretagne-Pays de la Loire de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ;

Vu le suivi de la reproduction d'Ibis sacrés dans l'ouest de la France établi en 2007 par la délégation régionale Bretagne-Pays de la Loire de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ;

Vu les préconisations du comité de suivi interdépartemental mis en place sous l'autorité des préfets de Loire-Atlantique, du Morbihan et de Vendée, réuni les 4 mars 2008 à Vannes et le 9 avril 2008 à Nantes ;

Considérant que les Threskiornithidés (dont l'ibis sacré) sont actuellement tous inscrits sur l'annexe II de la convention de Berne mais que cette inscription ne s'applique que sur l'aire naturelle de reproduction et de migration des espèces et ne concerne pas les populations introduites ;

Considérant que le suivi de la reproduction sus mentionné fait état d'un total régional compris dans la fourchette de 1430-1860 couples et qu'il convient d'établir un plan pluriannuel de régulation sur les départements de la Loire-Atlantique, du Morbihan et de la Vendée ;

Considérant que la prolifération de l'Ibis sacré peut porter atteinte aux colonies de reproduction de plusieurs espèces d'oiseaux d'importance patrimoniale ;

Considérant que la prolifération de l'Ibis sacré est susceptible d'être la source de propagation pathogène ;

Considérant que la régulation doit être effectuée de manière concertée avec les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée sous l'égide de la délégation régionale de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage afin de préserver l'avifaune et d'assurer une meilleure efficacité, un suivi de la reproduction et un bilan des opérations.

Sur Proposition du secrétaire général de la Préfecture du Morbihan ;

ARRETE

Article 1 : Des opérations de destruction de spécimens d'Ibis sacré sont organisées dans le département du Morbihan pour la campagne 2008 dans les conditions fixées par le présent arrêté.

Article 2 : L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) est chargé de procéder à la destruction des ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus) par tir. Les interventions seront réalisées par les agents de l'ONCFS et sous leur contrôle. Pour ces opérations, les agents de l'ONCFS peuvent être assistés, sous leur responsabilité, par :

- des lieutenants de louveterie,

- des gardes particuliers compétents pour les lieux d'intervention,

- des agents de l'ONEMA,

- des agents assermentés et commissionnés des réserves naturelles nationales.

Article 3 : Le tir est autorisé de jour et de nuit dans les lieux où l'espèce est présente et où les conditions de sécurité publique sont assurées. L'ONCFS prendra toutes les précautions nécessaires pour éviter des dérangements préjudiciables aux autres espèces d'oiseaux, notamment sur les sites de nidification, et pour assurer la sécurité publique.

Article 4 : L'accord des propriétaires des terrains sur lesquels auront lieu les tirs devra être obtenu au préalable.

Article 5 : Un rapport de cette opération sera transmis par l'ONCFS au préfet, à la DIREN Bretagne et à la direction départementale de l'agriculture et de la forêt au 31 décembre 2008. Un rapport intermédiaire sera également transmis aux mêmes instances après la période de reproduction, pour le 31 juillet 2008.

Article 6 : Les cadavres des oiseaux détruits devront être récupérés et éliminés sous le contrôle de la direction départementale des services vétérinaires, à l'exception des individus nécessaires aux études scientifiques menées sur l'espèce qui seront mis à disposition des laboratoires intéressés et notamment de l'école nationale vétérinaire de Nantes. Les éventuelles bagues devront être récupérées et transmises au Muséum national d'histoire naturelle.

Article 7 : M. le directeur du parc zoologique de Branféré est autorisé à pratiquer des opérations de capture et de destruction de l'ibis, sur le territoire du parc.

Article 8 : Le secrétaire général de la préfecture du Morbihan, le directeur régional de l'environnement, la déléguée régionale de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, le directeur départemental de l'agriculture et de la forêt, le directeur départemental des services vétérinaires, les maires des communes concernées, le colonel commandant le groupement de gendarmerie du Morbihan et le chef du service départemental de l'ONCFS sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté. Il sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Morbihan.

Vannes, le 22 avril 2008

Le préfet,
Pour le préfet, le secrétaire général,
Yves HUSSON













MALADIES TRANSMISSIBLES ?



Conclusion sur les fameuses maladies


RECETTE :
Si vous voulez faire peur, la peur suprême, celle de mourir, dans le but de diaboliser une espèce animale il est nécessaire de chercher quelques cas même rares de personnes infectées par cette espèce. Ce qui est facile car n'importe quelle espèce est susceptible de transmettre une pathologie sans qu'on parle de zoonose (parasites etc.). D'ailleurs l'espèce la plus dangereuse épidémiologiquement parlant pour l'homme est l'homme et de très, très loin .... Il faut sélectionner des maladies vendeuses, au nom évocateur et terrifiant, puis le faire savoir, cette espèce propage telle maladie. On s'abstiendra bien sûr d'indiquer la rareté de la pathologie, ni de mettre en perspective cette rareté par rapport aux pathologies principales qui touchent une population donnée. Par exemple les réactions allergiques graves, très rares, à la morsure de la tique des pigeons en rapport au grand nombre de chocs allergiques constaté en France dus à de multiples causes comme les médicaments, l'alimentation, la pollution, les pollens, les piqûres d'insectes etc. C'est un mensonge par omission.

La presse est-elle seule en cause ? Et bien non ! Ce genre d'argument nous est servi aussi par :
les entreprises de dépigeonnage, les villes qui tuent les pigeons, par quelques "experts" et les services de l'État.





cryptococcose


Certains prétendent que :

Le pigeon de ville transporte des germes (au moins il ne mord pas). Reste que enfants, vieillards, diabétiques, greffés et personnes présentant un déficit immunitaire ont intérêt à se tenir à distance. ............ Le pigeon transporte un champignon qui se niche dans les poumons, puis le système nerveux. Ce qui peut engendrer des méningites à cryptocoque, qui nécessitent de longs traitements


Alors là on est terrifié ! Mais c'est quoi au fait cette cryptococcose ?


La cryptococcose selon la science


La cryptococcose est une mycose cosmopolite due à une levure capsulée du genre Cryptococcus. Elle survient habituellement chez les patients à risque : immunodéprimés (sidéens, hémopathies sévères), maladie de Hodgkin, corticothérapie, sarcoïdose, greffes d'organes. La localisation clinique la plus fréquente et la plus grave est méningo-encéphalique.

Agents pathogènes : Cryptococcus neoformans
Cryptococcus neoformans (Cr. neoformans) est l'espèce la plus fréquente en pathologie humaine. C'est une levure saprophyte du milieu extérieur qui a un comportement d'opportuniste. La contamination se fait par inhalation de spores (primo-infection pulmonaire latente), beaucoup plus rarement par inoculation cutanée.

L'inoculation directe par des blessures de la peau peut provoquer des lésions cutanées à type de panaris ou de cellulite, voire une dissémination en cas d'immunodépression. Mais l'infection ne se transmet pas d'homme à homme en dehors des rares observations décrites après greffe d'organes. De rares cas ont été rapportés après nettoyages de surfaces très contaminées par des fientes de pigeons, et le contact étroit avec de tels oiseaux est donc déconseillé pour les personnes immunodéprimées.

La cryptococcose est une infection cosmopolite du système nerveux central et des méninges. Des lésions cutanées peuvent se manifester secondairement, ainsi qu’au niveau des muqueuses, des os et des articulations. Auparavant peu fréquente (observée chez les malades leucémiques ou cancéreux), cette mycose est actuellement l’une des plus fréquentes chez les patients atteints de SIDA.

La principale espèce pathogène : Cryptococcus neoformans, comporte trois variétés : C. neoformans var. neoformans, C. neoformans var. gattii et C. neoformans var. grubii. Cryptococcus neoformans est présent dans l'environnement et c'est par inhalation qu'a lieu la contamination. La première se retrouve communément en Amérique et en Europe, dans les fientes d’oiseaux. Elle représente l’espèce presque toujours en cause lors de cryptococcose chez les patients atteints de SIDA. La seconde est liée aux arbres Eucalyptus, qui constituent leurs biotopes

ZOONOSE : Ne se transmet pas de l'animal à l'humain

En France, 85 % des cas actuels de cryptococcose sont diagnostiqués chez des patients infectés par le VIH. Ces patients ont un taux moyen de 44 CD4.

année 2003 : En analysant les 1644 cas de cryptococcose répertoriés au Centre National de Référence depuis 1985 chez des sujets séropositifs pour le VIH, nous avons pu démontrer que l'incidence de la cryptococcose avait diminué de 46% depuis 1997, et qu'être originaire du continent africain, avoir plus de 45 ans, avoir été contaminé par le VIH par voie hétérosexuelle, n'avoir eu aucune autre maladie définissant le stade SIDA et ne pas se savoir séropositifs étaient actuellement des facteurs de risques indépendants de cryptococcose
En résumé le pigeon ne transmet pas cette maladie qui touche très majoritairement les personnes atteintes du SIDA. On dénombre environ 100 cas par an en France. On retrouve cette levure un peu partout, dont les fientes des oiseaux. On en a observé dans les fientes de pigeon mais les cas de contamination par les fientes de pigeons, en France, sont très rares. Soit quelques cas en plusieurs dizaines d'années... Le risque est donc infime et nul si on n'est pas immunodéprimé.

On notera que nulle part il n'est mentionné que les enfants et les vieillards "risquent" de contracter cette maladie contrairement à ce qui est affirmé par certains.



tiques molles


Certains prétendent que :

Le pigeon de ville transporte des germes (au moins il ne mord pas). des logements sous les combles débarrassés de leurs pigeons et réhabilités conservent les tiques molles qui proliféraient sur le volatile et qui s'en prennent par défaut à l'homme. Sur la peau apparaissent alors plaques et oedèmes : une trentaine de cas sont signalés tous les ans à Lyon.


Cela paraît terrible mais c'est quoi ces tiques molles ?


Les tiques molles de pigeon selon la science


Argas reflexus est une tique molle appartenant à l’ordre des acariens. Il s’agit d’un parasite hématophage spécifique des pigeons des villes. Se réfugiant à l’intérieur des habitations voisines des colonies de pigeons, il peut s’attaquer à l’homme. Les morsures peuvent être responsables de réactions inflammatoires locales mais aussi de réactions anaphylactiques systémiques. L’allergène majeur de la tique a été identifié relativement récemment.

Des réactions locales et systémiques peuvent survenir après morsure d’Argas reflexus, une tique molle parasitant les pigeons.

Plusieurs publications ont déjà été faites sur le sujet mais elles rapportaient un petit nombre de cas.

Une publication portant sur 148 sujets ayant été mordus par Argas :
Des réactions systémiques (urticaire, angio-oedème, dyspnée, trouble cardio-vasculaire, perte de connaissance) ont été rapportées chez 12 des 148 sujets (8%) ; 146 sur 148 (99%) avaient eu des réactions locales.
cette étude concerne 148 patients s’étant présentés spontanément après un appel à témoin : 8% avaient eu des réactions systémiques contre 99% des réactions locales. Le mode de recrutement pourrait bien sûr augmenter artificiellement les réactions importantes.

Une dizaine de cas ayant un choc anaphylactique grave après morsure de tiques de pigeon (Argas reflexus) a été recensée en France.
En résumé ce genre de tique ne semble pas présenter beaucoup de risques. Car il faut premièrement déjà être mordu. Ce qui semble peu probable si on se réfère aux chiffres : 30 cas/an à Lyon sur une population de 500 000 habitants soit un risque de 0,006 % (30/500 000).
Les morsures provoquent rarement une réaction systémique, d'après l'étude citée 8 %, mais vu son mode de recrutement on peut tabler sur un chiffre de 5 % soit pour la population de Lyon 0,0003 % de risque. D'autre part nous savons que seulement quelques dizaines de cas graves ont été répertoriés au niveau national sur plusieurs années alors quel est est le risque qu'un des 30 cas de Lyon soit un cas grave ? Et le risque par rapport à la population totale de Lyon ?
La réponse : 0,000000.. % très faible.......



LE RISQUE SANITAIRE


Certains prétendent que :

Le pigeon de ville transporte des germes (au moins il ne mord pas). Bien qu'on admette que le risque sanitaire soit faible on évoque un "potentiel" de risques en cas de contact rapproché et en grand nombre.
On affirme sans preuve (quelles sont les études scientifiques publiées sur le sujet le démontrant) avoir observer quelques cas de contamination par salmonelles d'aliments devenus impropres voire dangereux pour la santé (comment savoir que ces salmonelles viennent bien de pigeons) et quelques cas sporadiques d'ornithose psittacose (sérologie positive à Chlamydia psittaci) chez des nourrisseuses de pigeons ou les riverains qui passent leur temps à nettoyer les fientes (ici aussi la transmission peut provenir d'oiseaux d'ornement) d'ailleurs on avoue leurs extrêmes raretés.


Il semble que les services vétérinaires de Paris ne soient pas de cet avis en concluant à une absence complète de dangereusité de cet animal pour la population :

EXTRAIT DU : Bulletin de la Direction des services vétérinaires 97/08 Août 1997 PREFECTURE de POLICE de PARIS



Le risque sanitaire

Le pigeon des villes représente-t-il un risque zoonotique, c'est à dire de transmission de maladie de l'animal à l'homme ? En préalable, il est nécessaire d'évaluer l'état sanitaire de la population de pigeons. La dernière étude a été effectuée en 1990. A l'occasion de captures de pigeons, des individus (300) ont fait l'objet d'analyses en laboratoire. Les résultats peuvent être résumés, avec les pourcentages des animaux infectés :
Chlamydiose : 50 %
Salmonellose : 19 %
Levures et champignons : 85 %
Paramyxovirose : 32 %

Ces résultats peuvent paraître inquiétants mais doivent être relativisés. Aucune des salmonelles découvertes sur les pigeons n'est dangereuse pour l'homme (il existe plus de 2 000 variants de salmonelles dont seuls certains sont néfastes pour l'homme). Chlamydia psittaci est l'agent de l'ornithose-psittacose, (ou chlamydiose), zoonose qui détermine des pneumonies graves chez l'homme. Cependant la contamination humaine se fait en général depuis les perruches ou les perroquets. Aucun cas de contamination humaine de chlamydiose par le pigeon n'a jamais été rapporté à DSV.

Parmi les levures, Cryptococcus neoformans vit dans le tube digestif du pigeon. Les personnes immuno-déprimés (sida, âge, greffe...) sont exposées à des mycoses respiratoires ou cérébrales graves. Mais l'ubiquité de cette levure disculpe relativement les pigeons.

Enfin, la présence de paramyxovirus chez le pigeon parisien n'est inquiétante que pour les autres oiseaux. Des maladies sanitairement et économiquement graves comme la maladie de Newcastle des volailles sont dues à des paramyxovirus. Cette contamination justifie l'interdiction de relâcher "à la campagne" les pigeons capturés dans Paris.

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CITATIONS DU DOCTEUR CHARLES GOMEZ, ANCIEN DIRECTEUR DES SERVICES VETERINAIRES DE LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS


Vous dirigez les services vétérinaires de la préfecture de police de Paris, quel est leur rôle exact dans la surveillance des pigeons ?

- Docteur Charles Gomez - Nous nous occupons des aspects sanitaires uniquement. Quand des gens tombent malades après avoir approché des oiseaux, nous menons des analyses. Il s'avère que les oiseaux responsables d'une infection ne sont jamais des pigeons, mais des canaris ou des perroquets. Pour le reste cela devrait être du ressort de la direction de la propreté de la ville.

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Comité mixte OMS/FAO des experts des zoonoses - Rome 1959


"Les pigeons qui vivent en liberté dans les villes de même que les étourneaux et les moineaux ne présentent qu'un risque faible pour la santé publique"




TUBERCULOSE AVIAIRE


Certains prétendent que :

Le pigeon de ville transporte des germes (au moins il ne mord pas). Des personnes sous traitement immunosuppresseur auraient été contaminées par des fientes de pigeons leur donnant la tuberculose aviaire.


les pigeons de ville ne sont pas vecteurs de la tuberculose (les cas confirmés sont ultra-rares ....)


la tuberculose aviaire selon la science


les mycobactéries pathogènes à l’origine de tuberculose se retrouvent chez tous les animaux domestiques et sauvages. Chaque année, la tuberculose est diagnostiquée chez quelques oiseaux par des examens anatomo-pathologiques. Il semblerait que ces infections soient causées par M. avium. Les faibles pathogénicité et probabilité de transmission de ce type de mycobactérie ne pose pas à l’heure actuelle de problème épidémiologique.
L’ensemble des espèces animales terrestres peut être infecté par les mycobactéries.

D'une manière générale, les personnes à risques sont :
• Les chasseurs et les personnes dépeçant et préparant les gibiers dans les foyers d'infection.
• Les vétérinaires et agents chargés du suivi sanitaire des populations sauvages.
• Les personnels de laboratoire et le personnel médical lorsqu'il procède à des autopsies, intubations et bronchoscopies
• Les éleveurs de gibiers, notamment de cerfs.

La tuberculose est une maladie rare chez le pigeon. La M. avium peut rendre malades les personnes ayant un terrain immunodéprimé favorisant comme une immunodépression due au VIH ; risque d'infections disséminées chez les malades atteints de SIDA si CD4 50/mm3.

Tous les animaux peuvent être porteurs mais on la trouve surtout sur l'oiseau et aussi dans l'air, l'eau, le sol. Elle reste très peu pathogène pour l'homme sain mais peut le devenir en cas d'altération des mécanismes de défenses locaux ou généraux.




UNE FLAMBÉE D'INFECTIONS NOSOCOMIALES


Certains prétendent que :

Le pigeon de ville transporte des germes (au moins il ne mord pas). La contamination de la ventilation de complexes hospitaliers par des spores d’Aspergillose et de Trichomonose.


Alors là on fait fort, les pigeons seraient responsables des flambées d'infections nosocomiales en France dont le nombre est évalué à 750 000 par ans. En milieu hospitalier tout germe, quel qu'il soit, peut devenir dangereux si il trouve un terrain favorable donc n'importe quel animal est dangereux, point. Il faut aussi protéger la ventilation des chats, des autres oiseaux, etc.

On ne sait vraiment plus quoi inventer, mais je suis sûr qu'on va nous en trouver d'autres... Mais au fait le pigeon des villes n'est-il pas un E.T. ou un mutant issu des explosions atomiques... Continuons cette propagande, sus à l'affreux, au vilain; mais au fait, c'est qui ici le vilain ? Dérive hygiéniste ? Moi ? Non jamais mais attention aux petites bêtes qui vous cernent la nuit. Tuons, il en restera toujours quelque chose.



ornithose et salmonellose



LETTRE du Docteur Philippe de WAILLY
Membre de l'Académie Vétérinaire de France
Président de la section ornithologique du G.E.N.A.C. (Groupe d'Etude des Nouveaux Animaux de Compagnie)
Président de I.W.P.F France


Nul ne saurait nier l'existence de maladies graves chez les merveilleux pigeons de nos villes. Mais il convient d'affirmer que le plus gros pourcentage de mortalité chez eux est provoqué par des affections totalement et exclusivement spécifiques aux colombidés contre lesquelles les vétérinaires se trouvent souvent impuissants: variole du pigeon, paramyxovirose B (qui se manifeste par des torticolis et des convulsions), enfin l'herpès virus 1 (PH V 1) dont les signes cliniques sont sinusites, abattement, paralysie. Aucune de ces maladie n'est susceptible de provoquer le moindre malaise chez les humains.

On signale, certes, quelques cas d'ornithose ou de salmonellose, mais ne risquons-nous pas d'attraper le pyocianique ou le staphylocoque doré dans le métro ou dans certaines salles hospitalières ? J'en connais des exemples bien précis. Certaines personnes sont allergiques aux plumes, ce qui se manifeste par des rhinites ou des troubles asthmatiques. Ce sont, plus fréquemment, les acariens des duvets de literie qui sont à l'origine de ses désagrément, bien plus que les pigeons vivants dans nos villes. Beaucoup moins que les pollens ou les poussières.

Arrêtons donc de considérer les pigeons comme les bouc-émissaires de nos maux. L'homme moderne n'a-t-il pas suffisamment désacralisé la nature et sa création pour encore inventer une victime sacrificielle sur l'autel de son injustice et de sa méchanceté.




grippe aviaire


Certains prétendent que :

Les pigeons de ville transmettent la grippe aviaire.


Toutes les recherches scientifiques démontrent que non seulement ils ne sont pas dangereux mais qu'en plus ils sont très résistants à cette maladie.

LES ÉTUDES SUR LA GRIPPE AVIAIRE


L'experte allemande Ortrud Werner a infecté des pigeons dans son laboratoire avec le H5N1, or il lui a fallu des doses énormes pour que quelques exemplaires seulement deviennent malades. Et même les pigeons malades ne transmettaient pas le virus, les poules qui vivaient dans une même cage avec les pigeons infectés, ne sont pas devenues malades. Les poules sont l'espèce la plus sensible au virus, selon l'experte allemande.

Werner est la directrice d'un centre de recherche vétérinaire spécialisé dans la grippe aviaire sur l'île de Riems.

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Un rapport publié en Allemagne en 2004 @lien

Résumé :
Plusieurs études scientifiques depuis quelques années ont prouvé que les pigeons sont généralement résistants aux virus de la grippe aviaire. Plus récemment des recherches ont même démontré que les pigeons étaient résistants ou peu sensibles à des souches de virus hautement pathogènes.Un rapport publié en Allemagne en 2004 a prouvé que les pigeons jouent seulement un rôle très mineur dans les infections à H5.

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rôle des pigeons dans la diffusion du virus @lien

Résumé

sur la susceptibilité des pigeons domestiques aux virus de la grippe A du sous-type H7 d'hémagglutinine. Les virus de la grippe aviaire fortement pathogène causent des manifestations épidémiques de la maladie avec des taux élevés de pertes dans beaucoup d'espèces aviaires, en particulier chez les poulets et les dindes. Sont en outre susceptibles d'attraper la maladie les cailles, les pintades, les canards, les oies, les autruches, les oiseaux migrateurs et les oiseaux de proie tandis qu'il existe des rapports contradictoires sur la susceptibilité du pigeon domestique. Les pigeons domestiques sont seulement partiellement susceptibles d'attraper des virus de la grippe A du sous-type H7 d'hémagglutinine. Les pigeons semblent même moins sensibles à l'infection par des virus de la grippe A du sous-type H5.

sous type H7N7
Une expérience démontre la très faible sensibilité des pigeons à ces sous types.

pathogénicité d'un virus aviaire fortement pathogène de la grippe de Hong Kong H5N1
Les pigeons domestiques étaient très peu sensibles à ce virus et auraient joué un très faible rôle dans la diffusion des virus de la grippe de la Hong Kong H5N1.

sous types H5N2 et H7N1
Une expérience démontre la résistance des pigeons à ces virus.

H5N1
Les pigeons ne diffusent pas la grippe aviaire. Depuis l'apparition du virus H5N1 virulent ils n'ont pas été infectés. Depuis un an le virus H5N1 est devenu plus virulent et même pathogène pour son hôte, le canard, et cette forme virulente peut infecter des pigeons à un certain degré mais celui-ci reste peu sensible et ne transmet pas la grippe aviaire.
Les pigeons et la volaille sont aussi différents que le jour et la nuit. Apparemment les cellules des pigeons manquent de récepteurs de surface et ont une physiologie cellulaire particulière qui empêche l'infection par un virus de grippe aviaire. Même une souche hautement pathogène comme celle asiatique H5N1 n'infecte pas ou très peu les pigeons (seulement quelques pigeons peuvent être infectés et ils récupèrent rapidement et ne transmettent pas le virus).

conclusion
Bien que les pigeons soient très résistants à la grippe aviaire faiblement pathogène, il y a un risque qu'ils deviennent infectés par la grippe aviaire hautement pathogène (H5N1), ceci est confirmé par les recherches récentes. Les pigeons ne jouent pas un rôle très important dans la transmission de la grippe aviaire, mais non important ne signifie pas qu'ils ne jouent aucun rôle.

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les pigeons sont en grande partie résistants à l'infection par ce virus @lien

Résumé :

Fin 1992 dans le nord-est des États-Unis un virus de la grippe aviaire H5N2 a été isolé dans les oiseaux vivants dans cet endroit. Mais les recherches scientifiques indiquent que les pigeons ne sont pas impliqués dans la transmission de la grippe aviaire à la volaille domestique.

Pendant une manifestation de la grippe aviaire (H5N2) neuf ans plus tôt (1983-84), encore aux États-Unis du nord-est, une étude sur 4.132 oiseaux et rongeurs rassemblés dans la zone de quarantaine n'a trouvé aucun animal positif. Il est important de noter que les tentatives expérimentales d'infecter des pigeons avec cette souche de la grippe aviaire n'ont pas eu comme conséquence la multiplication du virus dans ces pigeons, ou mis en évidence des anticorps dans le sang. Les résultats de toutes ces études ont indiqué que ces pigeons n'ont pas été atteints de la grippe aviaire et ne l'ont pas propagée.

En 1993 aux Etats-Unis de février à mai une étude portant sur un très grand nombre d'oiseaux n'a pas mis en évidence de pigeons positifs aux anticorps de la grippe aviaire.

Une autre étude effectuée en 1996 où des pigeons ont été inoculés avec deux souches de virus hautement pathogènes ou deux souches de virus non pathogènes a montré que pendant la période d'essai de 21 jours aucun n'a diffusé le virus et aucun n'a développé d'anticorps à cette maladie.

Une étude plus récente faite en 2001 et 2002 a prouvé que les pigeons atteints expérimentalement de la forme fortement pathogène du virus ( H5N1, et d'origine de Hong Kong) n'ont pas développé des signes de cette maladie. Ces résultats indiquent de nouveau que les pigeons sont en grande partie résistants à l'infection par ce virus.

Au cours de ces dernières années le virus H5N1 lui-même a subi quelques mutations. On trouve celui-ci dans toute la planète, en Amérique du Nord et en Eurasie.
Les groupes d'oiseaux habitant ces deux blocs doivent être considérés en tant que populations séparée et distincte. Dans ces deux groupes d'oiseaux le virus H5N1 a subi des mutations différentes. En Asie le virus est devenu plus virulent, ainsi la souche eurasienne de H5N1 a été maintenant spécifiquement appelée « H5N1 asiatique HPAI ». (Le « HPAI » représente la grippe aviaire fortement pathogène). Elle est pathogène pour les oiseaux aquatiques et peut infecter des humains. Cette forme peut aussi infecter maintenant les pigeons et les rendre malades. Ce qui ne signifie pas que les pigeons soient leur principal vecteur. Les pigeons n'ont encore qu'un rôle insignifiant dans la propagation du virus H5N1 eurasien.

Contrairement à la situation eurasienne, le H5N1 américain n'a jamais eu l'occasion de devenir fortement pathogène, par conséquent le H5N1 américain se nomme LPAI, grippe aviaire bassement pathogène. Pour cette souche H5N1 américaine, les résultats expérimentaux antérieurs indiqueraient que les pigeons sont en grande partie résistants.
 



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