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"Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux." Marguerite Yourcenar Aucune méthode à ce jour n'a donné satisfaction pour contrôler sa population, doit-on revenir à la bonne vieille méthode du pigeonnier qui a fait ses preuves dans le passé ? En France de plus en plus de communes « avant-gardistes » y reviennent et semblent en tirer une parfaite satisfaction.
L'Ibis sacré considéré par nos décideurs comme nuisible est en train d'être massacré en France.
Encore une espèce sauvage considérée comme nuisible qui va être massacrée, cela devient une habitude en France. Une espèce devient d'un seul coup "envahissante", envahissante selon souvent les agriculteurs, et Hop on diligente une étude (sans gros budget) à la hâte et puis boum, boum ou empoisonnement. La vie qui est un pur dynamisme profitant des modifications des écosystèmes qui lui sont favorables. C'est les fameuses espèces invasives et nuisibles que les pouvoirs publics ont mission de faire rentrer dans le chemin. Ce chemin idéal n'existe pas bien entendu et les modifications climatiques actuelles vont sûrement obliger nos "décideurs" à prendre de plus en plus d'arrêtés de solution finale, sans se poser de question. Tirons sur tout ce qui bouge, point ! La France est vraiment en pointe dans ses approches écologiques..... Tuons, tuons il n'y a que cela d'efficace entendons-nous un peu partout dans notre "beau" pays soit-disant hyper évolué et Modèle pour toute la planète.
Mais finalement que constate-t-on sur le terrain ? Et bien ces solutions simplistes n'arrangent rien à moyen terme, les espèces envahissantes réussissant à "proliférer" (un terme à rapprocher du mot terroriste) malgré tous les poisons, piégeages, tirs diligentés. Et pourquoi ?
C'est la rencontre entre un écosystème en modifications favorables et une espèce très dynamique dans son adaptation. Mais il existe une solution contre ces espèces invasives : tout bétonner et tout tuer. La solution finale... Quand les pouvoirs publics vont-ils changer de politique ? Dégager de véritables moyens pour des campagnes de recherche sur ces phénomènes et pour, au besoin, en cas de nuisances réelles (ce qui est souvent loin d'être le cas), mener des expérimentations de stérilisation des espèces en cause. Il faudrait aussi traiter certains comportements humains irresponsables (pourquoi ces décharges à ciel ouvert ?). On tue ici les Ibis sacrés (comme malheureusement beaucoup d'autres espèces d'oiseaux en France qui ont le malheur de bien s'adapter et en tant qu'oiseau de rester libre) en vertu du sacro-saint principe de précaution (ici quelques milliers d'individus inoffensifs). Mais on oublie de le respecter quand on introduit des OGM en plein champ, qu'on autorise la mise sur le marché de milliers de nouvelles molécules (pesticides, etc) qui diffusent partout dans l'environnement. De qui se moque-t-on ? Finalement on ne respecte pas la Vie et surtout pas les oiseaux. On n'arrête pas de les tuer quand ils interfèrent avec l'activité humaine, un scandale. Un scandale pas assez connu d'une population très favorable aux oiseaux. Mais ces personnes participantes (chasseurs, experts, fonctionnaires, élus ou simples citoyens) leur arrive-il de penser, rien qu'un fois même, que ces petits êtres innocents qu'elles "détruisent" (comme elles disent) sont sensibles, ont peur de la mort, désirent être heureux et éviter la souffrance (le couple plaisir/souffrance) ? Et dire que ces tueries, le comble, ne servent à rien !
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Résumé des faits :
L'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) est une espèce originaire d'Afrique tropicale et du Moyen-Orient (sud de l'Irak). A partir d'oiseaux échappés de captivité du parc ornithologique de Branféré (Morbihan) il y a plus de 30 ans, une population férale s'est installée sur les côtes de l'ouest de la France, notamment dans le Morbihan et la Loire-Atlantique, comptant près de 5000 oiseaux aujourd'hui, dont plus de 1000 oiseaux reproducteurs nichant en colonies arboricoles avec parfois d'autres échassiers (spatules, aigrettes, .) comme dans le lac de Grand-Lieu au sud de Nantes. Si l'espèce est omnivore et fréquente surtout les décharges, il lui arrive à l'occasion de manger des poussins et des oeufs d'espèces protégées et fragiles (sternes, guifettes) Aucune étude scientifique ne prouve que cet oiseau soit dangereux pour les écosystèmes français dans le long terme. Des solutions pour contrôler sa dynamique de population existent, comme la stérilisation des oeufs, et ont même été mises en oeuvre en 2006 dans la Loire-Atlantique mais sans résultats (dispersion des reproducteurs). L'intervention de 2006 s'est donc soldée donc par un échec. Le nombre d'ibis sacrés en liberté sur la façade atlantique serait maintenant supérieur à 5000 individus et donc l'effectif se serait donc accru de 55 %, soit un accroissement de type exponentiel d'après nos "experts" qui ont préconisé dans une réunion du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de des Pays-de-la-Loire du 4 septembre 2006 la destruction des oiseaux en vertu du principe de précaution, monsieur Philippe Clergeau présent à cette réunion étant un très fervent adepte du massacre de tous les ibis sacrés dans le plus court délais. Certains spécialistes infirment la désignation de l'ibis comme prédateur sur des populations vertébrées et insistent sur le rôle bénéfique de l'ibis en tant que prédateur d'espèces à problèmes (écrevisses américaines, taon) et sur le caractère de corrélation forte entre la présence de l'ibis et la progression des populations de spatules blanches. Le 4 décembre 2006 un arrêté est pris par la Préfecture de la Loire-Atlantique (voir ci-dessous) autorisant l'élimination de l'ibis sacré, le préfet du Morbihan prenant une décision similaire. Cette mission d'éradication est confiée aux agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et à eux seuls. L'arrêté ne concerne "que" la colonie installée sur le banc de Bilho, dans l'estuaire de la Loire, et l'opération est limitée à la période du 15 mars au 5 avril. En 2006, 1 700 couples nicheurs d'ibis sacrés ont été recensés en Loire-Atlantique dont 1 200 sur le seul banc de Bilho. Une seconde colonie (122 nids) s'est créée sur le lac de Grand Lieu. Une troisième, de plus de trois cents couples, s'est fixée sur un îlot marin, à la limite de la Loire-Atlantique et du Morbihan. 2008 - Une campagne d'éradication des ibis sacrés, une espèce d'oiseaux originaire d'Afrique qui colonise la côte Atlantique, a déjà permis l'élimination de plus d'un millier d'oiseaux et va se poursuivre jusqu'à fin 2008 selon l'ONCFS. Cette campagne a été lancée en mai par les préfectures de Loire-Atlantique, Vendée et Morbihan afin de réduire la population estimée à plus de 2.000 couples, soit 4.000 à 5.000 individus, par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Elle a déjà permis d'éliminer "plus d'un millier d'oiseaux" et l'objectif des autorités est, à terme, "de réduire au maximum la population sur quatre à cinq ans", explique Luc Simon, délégué régional adjoint de l'ONCFS. L'ibis sacré est considéré comme une "espèce exotique envahissante" potentiellement dangereuse pour la biodiversité, notamment dans des sites sensibles comme la Brière, le Golfe du Morbihan ou le Lac de Grand Lieu au sud de Nantes. Cette colonisation fait suite à l'évasion de quelques spécimens du parc animalier de Branferré (Morbihan), où ils avaient été introduits en 1975. Menée en Loire-Atlantique et dans le Morbihan, la campagne s'est concentrée jusqu'à présent sur les zones de reproduction avant de s'orienter sur les décharges à ciel ouvert où les oiseaux ont tendance à se regrouper pour se nourrir. En 2007 environ 270 oiseaux avaient été éliminés en Loire-Atlantique lors d'une précédente campagne. Quels sont les responsables
Quels sont les responsables du massacre de l'Ibis? Certainement pas les agriculteurs ni les chasseurs, ni les pouvoirs publics alors? Les ornithologues? Si oui lesquels et comment cela a commencé?
Il s'agirait d'une poignée de membres de Bretagne-Vivante SEPNB qui a parlé au nom de tous, jusqu'à en exclure le CNRS. L'ibis sacré est présent sur leurs réserves, leurs prés carrés, ils se sont invités au-delà des oiseaux qu'ils choisissent pour organiser leurs visites au public. Maintenant, nous notons également que pour prouver une bonne gestion, il faut trouver un bouc émissaire, évitant ainsi de s'attaquer à la pression immobilière (politique des mairies, collectivités locales) et aux chasseurs. L'ibis sacré est donc un coupable idéal.
Ils en auraient fait tuer plus de 2000 par l'ONCFS depuis le début de l'année (chiffres officiels que certains ornithologues trouvent exagérés. Ce n'est pas surprenant car ceux qui sont chargés de faire l'estimation sont ceux qui ont rédigé le rapport à charge...).
La situation est effectivement grave puisque cela signifie que quelques individus, pourtant décriés, peuvent influencer le pouvoir en matière d'écologie.
Que pensez de l'influence et de la complicité de la LPO ?
Pour l'Ibis : ses déclarations et la preuve que la LPO est sur le terrain et consent... source Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, admet lui aussi les méfaits de l'oiseau : « En règle générale, on constate que les espèces non indigènes peuvent représenter un danger pour l'écosystème local. En ce qui concerne l'ibis sacré, c'est vrai qu'il fragilise certaines populations d'oiseaux autochtones. » source Les ornithologues de la LPO (*) ont pu les observer tout près de leur station, à l'Île-Grande. « Ils se nourrissent sur la grève et pêchent dans les flaques, avec les aigrettes garzettes. Ils ne sont pas farouches, des promeneurs ont pu les regarder à l'oeil nu », raconte Gilles Bentz, responsable de la station LPO. Mais aujourd'hui, on assiste aux prémices d'une invasion », commente Gilles Bentz. « À Noirmoutier, nos collègues l'ont vu détruire des colonies de sternes, en mangeant les oeufs et les poussins. S'il venait à s'installer sur des îlots où nichent des sternes, ce serait catastrophique », prévient Gilles Bentz. Les deux individus, qui font la joie des observateurs (la LPO recommande de les observer aux jumelles, sans trop s'en approcher), sont donc placés sous étroite surveillance. La LPO préconise l'abattage de certains oiseaux, la preuve : En 2006, la LPO a lancé une grande enquête nationale sur les espèces d'oiseaux que l'on qualifie d'« invasives » en France, et dont le rapport vient d'être remis au ministère de l'Ecologie. L'enjeu actuel, prôné par la plupart des organismes de conservation de la nature est que la limitation, voire l'éradication, doivent être les démarches à envisager en priorité. Dans ce contexte de principe de précaution, il est conseillé d'agir vite, sans attendre une démonstration du carcatère nuisible de l'espèce invasive. Tuons d'abord, on verra bien ensuite, détruisons, il en restera bien quelque chose. EXTRAITS DU RAPPORT REDIGÉ SUITE A CETTE ENQUÊTE
Extraits : la Bernache du Canada, l'Ouette d'Égypte, l'Ibis sacré, la Perruche à collier .... représentent une menace avérée, en France ou ailleurs en Europe, pour l'avifaune locale (ou la faune en général). ......... Les quatre espèces précitées sont, avec l'Érismature rousse, celles sur lesquelles des efforts doivent être réalisés dans de brefs délais. La Bernache du Canada, qui connaît un accroissement exponentiel dans quelques régions, doit être à présent considérée comme espèce envahissante. Le cas de l'Érismature rousse et de l'Ibis sacré est différent. D'abord parce que des mesures de régulation ont été prises à l'échelle nationale pour la première, visant même son éradication ...On ne peut tirer une érismature sur un plan d'eau quand celle-ci se trouve au milieu d'une vaste troupe de canards, ... On peut cependant espérer endiguer l'expansion numérique de l'espèce comme cela se pratique en Grande-Bretagne. .. La problématique est assez similaire pour l'Ibis sacré qui se trouve, de plus, avoir aujourd'hui des effectifs importants sur le territoire, ... Dans les deux cas, la régulation ou l'éradication de ces espèces se heurte d'abord à une opposition de certains, qui manifestent une approche souvent émotionnelle, culturelle, voire philosophique sans apporter un travail scientifique permettant d'étayer leur point de vue. En pareil cas, les actions visent prioritairement à retarder les décisions administratives. Il conviendra d'éclairer les « opposants » afin que l'importance de la situation soit perçue par tous. dans le contexte actuel, l'application du « principe de précaution » semble une alternative à la fois crédible et réaliste. ..... les mesures de régulation, voire d'éradication, proposées ou entreprises s'inscrivent logiquement dans ce contexte de précaution. ............. Cet auteur démontre par ailleurs, au vu de nombreuses interventions à travers le monde que l'éradication est généralement moins coûteuse sur lemoyen/long terme que le contrôle, et s'avère bien sûr plus efficace. L'enjeu actuel, prôné par la plupart des organismes de conservation de la nature est que la limitation, voire l'éradication, doivent être les démarches à envisager en priorité. Dans ce contexte de principe de précaution, il est conseillé d'agir vite, sans attendre une démonstration du carcatère nuisible de l'espèce invasive. DISCUSSION Au cours des années 2000, 26 espèces allochtones ont été trouvées nicheuses de façon plus ou moins régulière en France, à côté d'une dizaine d'autres nettement plus occasionnelles (tab. 1) : 11 sont des anatidés (dont 6 nicheurs réguliers) et 15 autres appartiennent à d'autres familles (dont 11 espèces nicheuses régulières). Il y a donc actuellement 17 espèces allochtones qui nichent régulièrement sur le territoire français. Parmi celles-ci, huit présentent une dynamique d'accroissement importante et cinq une dynamique très importante : la Bernache du Canada, l'Ouette d'Égypte, l'Ibis sacré, la Perruche à collier et le Léiothrix jaune. Les quatre premières représentent une menace avérée, en France ou ailleurs en Europe, pour l'avifaune locale (ou la faune en général). Deux autres espèces, à la dynamique d'expansion moindre - le Cygne noir et l'Érismature rousse - sont également unemenace pour l'avifaune européenne. Deux passereaux - le Léiothrix jaune et le Capucin bec-de-plomb - ne semblent pas, en l'état des connaissances actuelles, présenter un danger pour l'avifaune locale. Il en est de même de l'Inséparable de Fischer,même si sa biologie reste totalement inconnue sur le territoire français. Il est patent que les enjeux de conservation vis-àvis d'espèces indigènes vont cibler un petit nombre d'espèces allochtones potentiellement ou réellement invasives. Les quatre espèces précitées sont, avec l'Érismature rousse, celles sur lesquelles des efforts doivent être réalisés dans de brefs délais. La Bernache du Canada, qui connaît un accroissement exponentiel dans quelques régions, doit être à présent considérée comme espèce envahissante. En Amérique du Nord, d'où elle est native, elle est localement surabondante et nécessite, outre la régulation, des mesures appropriées pour limiter son impact. Captures, repoussoirs chimiques non létaux, stérilisation d'oeufs ont été utilisés, et plus récemment, l'utilisation de laser est en phase expérimentale (Werner&Clark 2006). En Europe, sa chasse est autorisée dans certains pays (Blair et al. 2000), tandis qu'en France, toutes les bernaches (Branta sp.) sont protégées par la loi. L'ouverture de la chasse à la Bernache du Canada n'est actuellement pas envisagée, notamment en raison des risques de confusion avec la Bernache nonnette Branta leucopsis. La Perruche à collier reste, en Europe, très inféodée aux grandes villes. Sans doute y trouve-t-elle une nourriture accessible et des conditions de température meilleures qu'à la campagne. Ces facteurs peuvent en effet contraindre les psittacidés féraux à rester dans les limites des zones urbaines sans chercher à se répandre ailleurs (Butler 2005). C'est le cas actuellement des inséparables à l'est de Nice. Les Perruches à collier restent également très citadines en France. La concurrence est donc limitée aux espèces également citadines. Les conditions climatiques allant vers un réchauffement global, il est possible que la Perruche à collier puisse se développer davantage et ne pas rester limitée aux agglomérations. Avec, dans ce cas, un risque accru de concurrence avec des espèces cavernicoles comme les pics ou, dans le Sud, le Rollier d'Europe. Le cas de l'Érismature rousse et de l'Ibis sacré est différent. D'abord parce que des mesures de régulation ont été prises à l'échelle nationale pour la première, visant même son éradication (pour l'ibis, il n'y a cependant pas de politique nationale). Elles sont, d'un point de vue opérationnel, souvent difficiles à mettre en action. On ne peut tirer une érismature sur un plan d'eau quand celle-ci se trouve au milieu d'une vaste troupe de canards, ou qu'il y a un risque important de dérangement local. C'est donc un travail ponctuel, de longue haleine, très « chronophage » et donc onéreux. On peut cependant espérer endiguer l'expansion numérique de l'espèce comme cela se pratique en Grande-Bretagne. En France, les pouvoirs publics n'ont pas investi suffisamment dans cette action, si bien qu'aujourd'hui, il n'y a plus de véritable coordination nationale pour contenir l'espèce, à l'exception du site de Grand-Lieu (V. plus haut). La problématique est assez similaire pour l'Ibis sacré qui se trouve, de plus, avoir aujourd'hui des effectifs importants sur le territoire, rendant sa régulation de plus en plus problématique. La méthodologie pour y parvenir a pourtant été clairement proposée récemment par Clergeau (*voir note perso ci-dessous) et al. (2005). Rappelons qu'aux États-Unis, où l'espèce avait commencé à s'installer en Floride en 2005, les jeunes ont été collectés (G. Herring fide P. Yésou) et qu'en Grande-Bretagne, la RSPB a clairement fait savoir que l'espèce ne devait pas s'installer sur le territoire britannique. Dans les deux cas, la régulation ou l'éradication de ces espèces se heurte d'abord à une opposition de certains, qui manifestent une approche souvent émotionnelle, culturelle, voire philosophique sans apporter un travail scientifique permettant d'étayer leur point de vue. En pareil cas, les actions visent prioritairement à retarder les décisions administratives. Il conviendra d'éclairer les « opposants » afin que l'importance de la situation soit perçue par tous. D'autant que la France joue un rôle important aussi bien comme responsable de la propagation de ces espèces au-delà de ses frontières qu'au contraire, en servant de « parefeu » à la dissémination des oiseaux vers d'autres pays d'Europe. Quelles que soient les stratégies envisagées pour résoudre leproblème, il conviendra de ne retenir que les méthodes respectant la condition animale. CONCLUSION À l'image de certaines populations allochtones françaises, le nombre d'espèces invasives en Europe (et les publications qui les accompagnent) a crû de façon exponentielle depuis le début des années 2000 (Shirley & Kark 2006). C'est même sans doute, du point de vue de la biodiversité, un des phénomènes majeurs de ce début de XXIe siècle. S'y ajoute probablement un effet psychologique et émotionnel non négligeable qui ne permet pas toujours d'avoir une approche objective et impartiale de l'impact potentiel d'une espèce allochtone sur la communauté d'espèces indigènes qui la côtoie. À priori, toutes les espèces allochtones ne sont pas invasives, et il est tout à fait possible que certaines d'entre elles n'aient en réalité aucun impact sur les espèces indigènes, simplement parce qu'elles accroissent le fonctionnement de l'écosystème dans lequel elles vivent, en y ajoutant de nouveaux traits écologiques, en intensifiant ceux existant et en augmentant la redondance fonctionnelle (Reise et al. 2006). L'autre point essentiel est le manque de recul évident que nous avons aujourd'hui pour prédire les effets de l'arrivée d'espèces allochtones sur la faune autochtone. Les processus écologiques et évolutionnaires mis en jeu sont tellement importants qu'on ne peut les appréhender que dans une perspective à long terme.Or la plupart des études effectuées jusqu'alors manquent de ce contexte temporel pour permettre l'analyse fine des impacts et des effets d'espèces potentiellement invasives (Strayer et al. 2006). Dans le même temps cette « xénodiversité » a ouvert la voie,depuis unequinzaine d'années, à des débats passionnés entre les tenants d'une science objective et d'une rigueur éthique, et ceux d'une « hostilité aux étrangers » comme le souligne Simberloff (2003). Il est intéressant de constater également combien le message d'explication concernant certaines espèces (arrivée du Cygne noir et menaces sur les autres espèces de cygnes ou les espèces autochtones) peut-être aisément assimilé par les médias à une forme de racisme (obs. pers.).Néanmoins, dans le contexte actuel, l'application du « principe de précaution » semble une alternative à la fois crédible et réaliste. Certaines espèces donnant des signes empiriques de menaces sur l'avifaune indigène doivent être placées sous haute surveillance écologique. Pour quelques-unes d'entre elles (Érismature rousse et Ibis sacré notamment), les mesures de régulation, voire d'éradication, proposées ou entreprises s'inscrivent logiquement dans ce contexte de précaution. Selon Hulme (2006), tout l'enjeu de cette problématique réside en réalité dans la façon donc les réponses possibles - prévention, éradication, contrôle - sont appréhendées en fonction des espèces concernées. Cet auteur démontre par ailleurs, au vu de nombreuses interventions à travers le monde que l'éradication est généralement moins coûteuse sur lemoyen/long terme que le contrôle, et s'avère bien sûr plus efficace. L'enjeu actuel, prôné par la plupart des organismes de conservation de la nature est que la limitation, voire l'éradication, doivent être les démarches à envisager en priorité. Dans ce contexte de principe de précaution, il est conseillé d'agir vite, sans attendre une démonstration du carcatère nuisible de l'espèce invasive. Même si les espèces d'oiseaux potentiellement invasives ont probablement un impact moindre que certaines plantes ou insectes sur les espèces autochtones et les écosystèmes (Lowe et al. 2001, Strayer et al. 2006), il y a nécessité d'exercer une vigilance accrue sur la dynamique de ces espèces nouvellement arrivées et/ou en voie d'installation en Europe. De même, la multiplication du nombre d'espèces concernées par ce problème est à mettre en relation directe avec d'autres facteurs, tels que la perte des milieux naturels ou le réchauffement climatique, qui agissent en synergie avec lui et potentialisent parfois les impacts des espèces allochtones sur l'avifaune et les milieux naturels. Ces espèces allochtones souvent très adaptables et généralistes représentent alors une menace importante pour des espèces spécialisées, possédant une niche écologique étroite et déjà souvent menacées par la perte ou la modification de leur habitat. Ornithos 14-6 : 329-364 (2007) LPO source ------------------------------------------------------------------------------
Les espèces invasives d'oiseaux menaceraient-elles la biodiversité ? La LPO dresse l'inventaire En 2006, la LPO a lancé une grande enquête nationale sur les espèces d'oiseaux que l'on qualifie d'« invasives » en France, et dont le rapport vient d'être remis au ministère de l'Ecologie. Le but ? Connaître le statut de ces espèces sur le territoire et mesurer leur impact potentiel sur la biodiversité indigène. Or les effectifs se révèlent nettement supérieurs à ce qu'on imaginait jusqu'alors. Une enquête menée en 2006 par la LPO, et financée par le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, sur l'ensemble de la France révèle que 16 espèces allochtones (introduites) nichent de façon régulière en France (et au moins 7 de façon occasionnelle). La surprise, c'est que les effectifs recensés sont parfois nettement supérieurs à ce que l'on pensait jusqu'alors. Ainsi l'enquête montre qu'il y a à présent en France 100 à 150 cygnes noirs, 5 000 bernaches du Canada, plus de 200 ouettes d'Egypte (20-25 couples), et près de 40 couples d'érismatures rousse. La population d'ibis sacré s'élève quant à elle à plus de 5 000 oiseaux (dont 1 700 couples), celle de la perruche à collier à un millier oiseaux vivant librement dans la nature. Si le léiothrix jaune (peut-être 5 000 à 10 000 individus dans la nature) - passereau coloré habitué des cages - ne semble pas poser de problème, d'autres oiseaux comme la perruche à collier sont sous surveillance, car l'espèce niche dans des cavités d'arbres et peut se trouver en concurrence avec des espèces cavernicoles (pics, rollier). Sous surveillance également, les anatidés - cygne noir, bernache du Canada, ouette d'Egypte ou érismature rousse - sont connus pour leur agressivité à l'égard d'autres espèces d'oiseaux plus fragiles. L'érismature rousse pose notamment un problème européen, puisqu'elle menace la dernière population d'érismature à tête blanche de ce continent (en Espagne). Le cas de l'ibis sacré est également complexe et suscite une vive polémique entre partisans de son éradication - au nom du principe de précaution - (cet oiseau peut être parfois un prédateur d'autres espèces d'oiseaux et exercer une concurrence non souhaitable sur l'avifaune locale) et partisans de son maintien comme symbole d'une biodiversité dynamique. Au vu de cette étude, la LPO, consciente des enjeux d'ordre écologiques, biodiversitaires et même psychologiques, accroît sa vigilance. Elle n'est pas opposée à des mesures de régulation, comme cela se pratique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, avec l'accord respectif de l'Audubon Society et la Royal society for protection of birds (RSPB). Elle souhaite simplement que les données scientifiques objectives guident les actions à conduire et que les méthodes retenues pour contenir certaines espèces potentiellement invasives se fassent dans le respect de la condition animale. Enfin la LPO, par son action, souhaitent mettre en lumière l'importance de la situation, afin qu'elle soit perçue par tous. STATUT JURIDIQUE
Protégé, en théorie, par la convention de Berne qui classe en annexe II tous les Threskiornithidés sans s'encombrer de détail. Mais il bien évident, étant donné l'objectif de cette convention, à savoir la conservation du patrimoine naturel de la flore et de la faune sauvage de l'Europe, que les Threskiornithidés non européens ne sont pas visés. D'autre part l'article 11 de cette convention qui demande de contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes confirme s'il en était besoin cette interprétation. Par contre il n'est pas protégé par la directive 79/409/CEE du 2 avril 1979 qui est beaucoup plus précise dans son annexe I où seulement parmi les Threskiornithidés sont mentionnés Plegadis falcinellus (Ibis falcinelle), Platalea leucorodia (Spatule blanche). L'accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique - Eurasie et l'article L411-3 du code de l'environnement demandent un contrôle très strict de l'introduction d'espèces non indigènes. Conclusion : ces oiseaux introduits récemment par l'homme accidentellement n'ont aucun statut juridique, ils sont ni protégés ni nuisibles, mais si leur introduction ou libération nuit au statut de conservation de la flore et de la faune sauvage les Etats doivent prendre des mesures appropriées pouvant aller jusquà la destruction. Arrêté du 4 décembre 2006 de la Préfecture de la Loire-Atlantique
Arrêté du 4 décembre 2006 portant autorisation de destruction de spécimens d'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) campagne 2006/2007 * VU l'article 11 de la convention de Berne selon lequel chaque partie contractante s'engage à contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes; * VU le code de l'environnement et notamment l'article L 411-3 ouvrant la possibilité, pour l'autorité administrative, de faire procéder à la destruction des spécimens d'une espèce introduite; * VU les décrets n°90-756 du 22 août 1990 et n°96-728 du 8 août 1996 portant respectivement publication de la convention du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe et de ses amendements adoptés à Berne le 26 janvier 1996; * VU le décret n° 2003-1112 du 24 novembre 2003 portant publication de l'accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique - Eurasie (convention « AEWA »), annexe III « Plan d'action » permettant notamment de prendre des mesures de prélèvement des espèces non indigènes introduites; * VU rapport d'expertise INRA / ONCFS de mars 2005 intitulé « Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) - Etat actuel et impacts potentiels des populations introduites en France métropolitaine »; * VU la lettre de la Ministre de l'écologie et développement durable en date du 10 mars 2006 relative à la destruction des spécimens d'Ibis sacré présents en Loire-Atlantique; * VU l'avis du conseil scientifique régional du patrimoine naturel réuni à Nantes le 4 septembre 2006; * CONSIDERANT que les Threskiornithidés (dont l'Ibis sacré) sont actuellement tous inscrits sur l'Annexe II de la Convention de Berne mais que cette inscription ne s'applique que sur l'aire naturelle de reproduction et de migration des espèces et ne concerne pas les populations introduites ; * SUR PROPOSITION du Secrétaire Général de la Préfecture de la Loire-Atlantique ; ARRETE * ARTICLE 1 : La régulation de l'Ibis sacré est autorisée en Loire Atlantique pour la présente campagne dans les conditions fixées par le présent arrêté. Dispositions communes * ARTICLE 2 : La régulation de l'ibis sacré peut être réalisée par tir des individus adultes par stérilisation des oufs * ARTICLE 3 - Ces actions devront être accompagnées par l'engagement d'études complémentaires pour parfaire la connaissance de l'espèce avec l'objectif principal d'appréhender les questions de dispersion de l'espèce en relation avec les opérations menées et de dérangement vis à vis des éventuelles autres espèces présentes. La définition des études nécessaires, leurs cahiers des charges ainsi que leur hiérarchisation seront validés par le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel (CSRPN). Tir des adultes * ARTICLE 4 : Le service départemental de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage est autorisé à organiser la régulation des populations d'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus ) par tir. Les interventions seront réalisées exclusivement par des agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. * ARTICLE 5 : La présente autorisation devra être présentée à toute réquisition des services de contrôle. * ARTICLE 6 : Le tir est autorisé à l'approche et à l'affût lorsqu'il ne présente aucun danger pour les tiers : o sur les secteurs de zone d'alimentation de l'Ibis sacré que constituent les décharges d'ordures ménagère de St Nazaire, St Michel Chef Chef, et après accord du gestionnaire jusqu'au 5 avril 2007 o sur le banc de Bilho situé sur les communes de CORSEPT, DONGES et MONTOIR DE BRETAGNE et compris dans la zone maritime de l'estuaire de la Loire instituée en réserve de chasse et de faune sauvage par l'arrêté interministériel du 25 juillet 1973 (paru au J.O du 29 juillet1973 page 8301).entre le 15 mars et le 5 avril 2007. o Le tir est interdit du 6 au 21 janvier 2007 (période de comptage d'oiseaux réalisés pour le Wetlands International). * ARTICLE 7 - Le suivi des opérations nécessite la tenue d'un registre précisant les informations liées à la mise en oeuvre de ces tirs. * ARTICLE 8 - Les cadavres des oiseaux détruits seront aussitôt récupérés et éliminés à l'exception des individus nécessaires aux études de l'article 3, une fois celles ci définies et validées conformément à l'article 3. Le cas échéant, les bagues récupérées sur les oiseaux tirés seront adressées à la DIREN. Stérilisation des oeufs * ARTICLE 9 : La Direction Régionale de l'Environnement est autorisée à organiser la régulation des populations d'Ibis sacré sur le banc de Bilho par stérilisation des oeufs en dehors de périodes de tir. Les interventions seront réalisées exclusivement par une entreprise agréée à partir du 6 avril et en coordination avec la fin des interventions par tir. * ARTICLE 10 : La stérilisation des oeufs se fera par pulvérisation d'huile de lin (bouche les pores) + formol (maintient les oeufs en état) * ARTICLE 11 - Pour chaque nid traité le nombre d'oeufs présents et pulvérisés sera relevé. * ARTICLE 12 : Le Secrétaire Général de la préfecture de la Loire-Atlantique, la Directrice régionale de l'environnement, le Directeur régional et départemental de l'agriculture et de la forêt, les Maires des communes concernées, le Président de la fédération départementale des chasseurs, le Colonel Commandant le groupement de gendarmerie de la Loire-Atlantique, le Chef du service départemental de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté. NANTES, le 04 décembre 2006 Le PREFET, Bernard BOUCAULT Arrêté du 22 avril 2008 de la Préfecture du morbihan
source 08-04-22-005-Arrêté préfectoral portant autorisation de destruction de specimens d'ibis sacré Le Préfet du Morbihan Chevalier de la Légion d'Honneur Chevalier de l'Ordre National du Mérite Vu l'article 11 de la convention de Berne selon lequel chaque partie contractante s'engage à contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes ; Vu le code de l'environnement et notamment son article L. 411-3 ouvrant la possibilité pour l'autorité administrative, de faire procéder à la destruction des spécimens d'une espèce introduite ; Vu le code rural et notamment ses articles L. 226-1 à L. 226-9 ; Vu les décrets n°90-756 du 22 août 1990 et n° 96-728 du 8 août 1996 portant respectivement publication de la convention du 19 septembre 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe et de ses amendements adoptés à Berne le 26 janvier 1996 ; Vu le décret n°2003-1112 du 24 novembre 2003 portant publication de l'accord dur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique - Eurasie (convention "AEWA"), annexe III "plan d'action" alinéa 2.5.3 permettant notamment de prendre des mesures de prélèvement des espèces non indigènes introduites ; Vu l'arrêté du préfet de la région Bretagne du 11 décembre 2006 approuvant les orientations régionales de gestion et de conservation de la faune sauvage et de ses habitats ; Vu le rapport d'expertise INRA/ONCFS de mars 2005 intitulé "Ibis sacré (Theskiornis aethiopicus) - État actuel et impacts potentiels des populations introduites en France métropolitaine" ; Vu la lettre de la Ministre de l'écologie et du développement durable en date du 10 mars 2006 relative à la destruction des spécimens d'Ibis sacré ; Vu l'avis du conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) de Bretagne réuni à Rennes le 8 février 2007 ; Vu le compte rendu détaillé de la campagne de régulation 2006/2007 de l'Ibis sacré en Loire-Atlantique établi par la délégation régionale Bretagne-Pays de la Loire de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ; Vu le suivi de la reproduction d'Ibis sacrés dans l'ouest de la France établi en 2007 par la délégation régionale Bretagne-Pays de la Loire de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ; Vu les préconisations du comité de suivi interdépartemental mis en place sous l'autorité des préfets de Loire-Atlantique, du Morbihan et de Vendée, réuni les 4 mars 2008 à Vannes et le 9 avril 2008 à Nantes ; Considérant que les Threskiornithidés (dont l'ibis sacré) sont actuellement tous inscrits sur l'annexe II de la convention de Berne mais que cette inscription ne s'applique que sur l'aire naturelle de reproduction et de migration des espèces et ne concerne pas les populations introduites ; Considérant que le suivi de la reproduction sus mentionné fait état d'un total régional compris dans la fourchette de 1430-1860 couples et qu'il convient d'établir un plan pluriannuel de régulation sur les départements de la Loire-Atlantique, du Morbihan et de la Vendée ; Considérant que la prolifération de l'Ibis sacré peut porter atteinte aux colonies de reproduction de plusieurs espèces d'oiseaux d'importance patrimoniale ; Considérant que la prolifération de l'Ibis sacré est susceptible d'être la source de propagation pathogène ; Considérant que la régulation doit être effectuée de manière concertée avec les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée sous l'égide de la délégation régionale de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage afin de préserver l'avifaune et d'assurer une meilleure efficacité, un suivi de la reproduction et un bilan des opérations. Sur Proposition du secrétaire général de la Préfecture du Morbihan ; ARRETE Article 1 : Des opérations de destruction de spécimens d'Ibis sacré sont organisées dans le département du Morbihan pour la campagne 2008 dans les conditions fixées par le présent arrêté. Article 2 : L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) est chargé de procéder à la destruction des ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus) par tir. Les interventions seront réalisées par les agents de l'ONCFS et sous leur contrôle. Pour ces opérations, les agents de l'ONCFS peuvent être assistés, sous leur responsabilité, par : - des lieutenants de louveterie, - des gardes particuliers compétents pour les lieux d'intervention, - des agents de l'ONEMA, - des agents assermentés et commissionnés des réserves naturelles nationales. Article 3 : Le tir est autorisé de jour et de nuit dans les lieux où l'espèce est présente et où les conditions de sécurité publique sont assurées. L'ONCFS prendra toutes les précautions nécessaires pour éviter des dérangements préjudiciables aux autres espèces d'oiseaux, notamment sur les sites de nidification, et pour assurer la sécurité publique. Article 4 : L'accord des propriétaires des terrains sur lesquels auront lieu les tirs devra être obtenu au préalable. Article 5 : Un rapport de cette opération sera transmis par l'ONCFS au préfet, à la DIREN Bretagne et à la direction départementale de l'agriculture et de la forêt au 31 décembre 2008. Un rapport intermédiaire sera également transmis aux mêmes instances après la période de reproduction, pour le 31 juillet 2008. Article 6 : Les cadavres des oiseaux détruits devront être récupérés et éliminés sous le contrôle de la direction départementale des services vétérinaires, à l'exception des individus nécessaires aux études scientifiques menées sur l'espèce qui seront mis à disposition des laboratoires intéressés et notamment de l'école nationale vétérinaire de Nantes. Les éventuelles bagues devront être récupérées et transmises au Muséum national d'histoire naturelle. Article 7 : M. le directeur du parc zoologique de Branféré est autorisé à pratiquer des opérations de capture et de destruction de l'ibis, sur le territoire du parc. Article 8 : Le secrétaire général de la préfecture du Morbihan, le directeur régional de l'environnement, la déléguée régionale de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, le directeur départemental de l'agriculture et de la forêt, le directeur départemental des services vétérinaires, les maires des communes concernées, le colonel commandant le groupement de gendarmerie du Morbihan et le chef du service départemental de l'ONCFS sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l'exécution du présent arrêté. Il sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Morbihan. Vannes, le 22 avril 2008 Le préfet, Pour le préfet, le secrétaire général, Yves HUSSON
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