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L'INTELLIGENCE
DU
PIGEON BISET

Un moine demanda un jour à un vieillard :
Quelle est la Voie ?
Le vieil homme répondit :
Notre bon sens est l'unique Voie.

Adage Zen


Le bon sens, qu'est-ce que c'est au juste ?


On peut le définir comme une notion objective émanant d'un constat d'évidence, expérimenté et éprouvé au quotidien par un nombre important d'individus.
Dans le "Discours de la méthode" Descartes fait du bon sens « la chose du monde la mieux partagée ». Tout le monde a du bon sens.

Je me souviens étant petit avoir vu des mamies sur leur banc, ne parlant que de cela « Un peu de bon sens quand même ! » disaient t-elle. Je les aimais bien, elles étaient si mignonnes là sur leur banc, regardant la vie se dérouler devant leurs yeux fatigués.
Elles avaient du bon sens, quand elles donnaient à manger aux pigeons, elles avaient du bon sens quand elles invitaient les petits enfants de l'immeuble, peu importe leur couleur de peau, à manger des gâteaux savoureux. Elles avaient du bon sens, quand elles disaient : « Bah, toutes ces différences c'est n'importe quoi, si tu me coupes la peau et que tu coupes la peau à l'autre, il y a le même sang qui en sort, donc on est pareil. » Eh bien, même si elles n'avaient jamais abordé l'anthropologie structurale ou la logique tétravalente, elles possédaient l'essentiel d'une compréhension profonde de la vie. Le bon sens, celui qui parle au coeur. Je ne parle pas ici du bon sens commun conformiste, banalité du bistrot.

Comme tout ce qui est humain le bon sens peut se situer sur des plans de conscience différents. Ici c'est le bon sens du cœur dont je fais mention. La simplicité qui amène à l'essentiel.





Comme les primates et les humains, les pigeons savent quantifier !

publié le 23 décembre 2011

Cervelles d'oiseau les pigeons, vraiment?

Radio Canada

Les pigeons peuvent classer des ensembles par rapport au nombre d'éléments qu'ils contiennent, tout comme le font les singes, affirment des biologistes néo-zélandais.

Le Dr Damian Scarf et ses collègues de l'Université d'Otago ont démontré que ces oiseaux étaient capables de suivre certaines règles numériques.

Longtemps, l'humain a pensé qu'il était le seul, avec les grands singes, à maîtriser la compréhension de concepts abstraits. Toutefois, depuis quelques années, des travaux montrent que d'autres animaux peuvent aussi comprendre la règle du nombre.

Le magazine Science a publié, il y a quinze ans, une recherche qui montrait que les macaques pouvaient classer des images selon le nombre d'objets qu'elles représentaient. C'est en utilisant cette méthode que le Dr Scarf a démontré que les pigeons avaient aussi cette aptitude.

Son équipe avait préalablement entraîné des oiseaux en leur présentant 35 groupes de trois images. Chacun de ces groupes avait des images avec un, deux ou trois objets de différentes tailles, couleurs ou formes.

Les pigeons recevaient de la nourriture s'ils réussissaient à placer les images dans l'ordre ascendant.

« Nos travaux montrent que non seulement les pigeons sont membres de ce club exclusif, mais aussi, et, étonnamment, qu'ils le sont avec autant de réussite que les singes. » — Dr Damian Scarf

La question est maintenant de savoir si cette capacité est apparue chez un ancêtre commun aux oiseaux et aux primates ou si elle s'est développée de manière indépendante dans ces deux groupes.

La prochaine étape sera de suivre le cheminement neuronal de ces habiletés en enregistrant l'activité de leurs neurones lorsqu'ils sont soumis aux expériences.

Les pigeons picorent dans le bon ordre

Science et Avenir

Trois, cinq ou huit graines... Le pigeon fait la différence! Il se révèle aussi habile que le signe macaque pour ordonner des quantités!

Faire la différence entre des quantités -un groupe de deux ou un groupe de quatre objets- c’est à la portée de beaucoup d’espèces animales, primates mais aussi éléphants, abeilles ou oiseaux. Il a ainsi déjà été montré que les pigeons sont capables de dénombrer. Mais quand il s'agit d’utiliser une règle mathématique abstraite, la liste des bons élèves est tout de suite plus courte. Des chercheurs démontrent désormais que les pigeons en sont capables, égalant les singes.

Damian Scarf (Université d’Otago, Dunedin, Nouvelle-Zélande) et ses collègues ont fait passer à des pigeons les tests conçus à la fin des années 90 par l’équipe d’Elizabeth Brannon pour les macaques. Après avoir été entraînés à classer dans l’ordre des groupes de un, deux ou trois items de différentes formes, tailles et couleurs, les singes ont fait de même avec des groupes de 1 à 9 items. Leur réussite montrait qu’ils étaient capables d’apprendre une règle abstraite et de l’appliquer à des objets et des quantités nouvelles.

Les pigeons ont fait de même : après avoir été entraînés à piquer du bec dans le bon ordre les images avec une, deux ou trois formes, ils ont classé du plus petit au plus grand des images ayant jusqu’à neuf formes.

Évolution convergente

Pour les chercheurs, qui publient ces travaux dans la revue Science du 23 décembre, il s’agit probablement d’un cas d’évolution convergente (les mêmes besoins ont conduit les oiseaux et les primates à développer les mêmes capacités) plutôt que de l’héritage d’un très lointain ancêtre commun.

Les aptitudes mathématiques des pigeons complètent une liste déjà riche des capacités cognitives des oiseaux : adapter un outil à ses besoins comme la corneille, anticiper ses besoins comme le geai, mémoriser des centaines de caches pendant plusieurs mois comme le casse-noix d’Amérique… On peut se vanter d’avoir une cervelle d’oiseau !

Comme les primates et les humains, les pigeons savent quantifier !

National Geographic France

Non les pigeons ne sont pas bêtes. Des scientifiques de l’université néo-zélandaise d’Otago ont découvert que les étaient capables de quantifier, une activité que l’on attribuait jusqu’alors uniquement aux hommes et aux singes.

Postés devant un écran tactile présentant des lots d’images qui contenaient des objets de taille, de forme et de couleur différentes, des pigeons ont été capable de sélectionner les clichés en ordre croissant.

En moyenne, sans entrainement, ni récompense de nourriture, ces derniers ont mis en ordre correctement les images dans plus 70% des cas. L’auteur de cette étude —publiée aujourd’hui dans la revue Science, le psychologue Damian Scarf, de l’université néo-zélandaise d’Otago, précise même que les performances des oiseaux sont meilleures que celles des primates !

Désormais, la question est la suivante : d’où vient cette capacité ? « Découvrir un même niveau de compétence chez d’autres espèces permettrait aux scientifiques de comprendre si cette aptitude évolue séparément, ou si elle est partagée par un ancêtre commun », explique William Roberts, psychologue à l’université western Ontario au Canada, cité par Livescience.

Les pigeons, numériquement compétents

Pour la Science

Des expériences sur les pigeons montrent que ces oiseaux parviennent, aussi bien que des singes, à ranger des ensembles d'objets dans l'ordre numérique.
Maurice Mashaal


La capacité numérique des pigeons est aussi bonne que celle des primates non humains, en l'occurrence des macaques rhésus. Damian Scarfe et deux collègues, de l'Université d'Otago en Nouvelle-Zélande, l'ont montré en effectuant sur des pigeons des expériences de même type que celles réalisées en 1998 par Elizabeth Brannon et Herbert Terrace, de l'Université Columbia, sur les macaques.

D. Scarfe et ses collègues ont entraîné des pigeons à ordonner dans l'ordre numérique croissant 35 trios de figures contenant un, deux et trois motifs. Puis ils les ont testés avec des paires de nouvelles figures contenant entre un et neuf éléments, ces éléments étant soit des motifs déjà utilisés dans l'étape d'apprentissage, soit des motifs nouveaux. Les oiseaux parvenaient à ordonner correctement les paires présentées, avec un pourcentage de réussite allant jusqu'à 90 pour cent (plus de 70 pour cent pour les paires de deux éléments nouveaux). Les performances étaient similaires à celles des macaques. La dépendance du taux de réussite en fonction de l'écart numérique entre les deux figures présentées est également semblable à celle observée chez les singes.

Ces résultats indiquent, selon les chercheurs, une correspondance entre les façons dont les singes et les pigeons se représentent les nombres et entre leurs facultés à acquérir une règle ordinale abstraite. Cette correspondance pourrait être la conséquence d'une convergence évolutive, les primates et les oiseaux ayant développé ces capacités indépendamment. Une explication alternative est que les deux groupes d'animaux ont développé une compétence numérique à partir d'un trait hérité d'un ancêtre commun. Quoi qu'il en soit, cette étude confirme que les oiseaux ont de nombreux dons, telles la mémoire épisodique et l'utilisation d'outils, qui étaient considérés il n'y a pas si longtemps comme l'apanage exclusif des primates.

Les pigeons aussi intelligents que les singes

La très réputée revue Science vient de bouleverser notre évaluation de l’intelligence des animaux. Il va falloir rayer du vocabulaire l’expression «cervelle d’oiseau». Selon une étude menée par des scientifiques de l’Université d’Otago en Nouvelle-Zélande, les pigeons ont une capacité à compter équivalente à celle des primates.

Des études plus anciennes ont montré que de nombreuses espèces animales allant des abeilles aux chimpanzés peuvent apprendre à compter quand elles sont entraînées avec des récompenses sous forme de nourriture. En 1998, des chercheurs avaient découverts que des chimpanzés non seulement avaient appris à compter jusqu’à quatre mais pouvaient aussi par eux mêmes compter ensuite jusqu’à neuf. Et bien c’est exactement ce que savent faire les pigeons.

Les pigeons ont une très grande habileté dans les tâches demandant des qualités visuelles, et ils sont faciles à entraîner dans ce domaine» explique le psychologue Damian Scarf, le premier auteur de l’étude publiée par Science.

Damian Scarf et ses collègues ont d’abord entraîné trois pigeons à compter jusqu’à trois. Sur un écran tactile, ils montraient aux pigeons des images avec des objets de différentes tailles et de différentes couleurs. Par exemple, un cylindre jaune, un cercle rouge, trois rectangles jaunes, etc… Pour recevoir de la nourriture, le pigeon devaient sélectionner des objets des moins nombreux au plus nombreux: une figure puis deux figures puis trois figures.

Après que les pigeons aient appris à compter jusqu’à trois, les images sont passées jusqu’à neuf objet et dans 70% des cas les pigeons ont été capables de suivre la progression arithmétique. En d’autres termes, les pigeons ont appris que deux était plus grand qu’un et trois que deux et ils ont pu comprendre que cinq était plus grand que trois et que huit était supérieur à six!

«Il est devenu de plus en plus difficile pour les pigeons de compter au-delà de 7, 8 et 9 et de différencier les images», explique Damian Scarf. Il ajoute qu’il a fallu plus de temps pour les pigeons pour parvenir à ce résultat que les singes, mais que les performances intellectuelles dans le domaine de l’arithmétique sont similaires.

Et il s’agit d’une incroyable révolution dans notre compréhensionde l’évolution et des capacités animales. L’ancêtre commun des pigeons et des primates existait il y a 300 millions d’années, avant les dinosaures et les mammifères.

Lu sur: Slate.fr


La critique d’art à coups de bec

Source : Mainichi Shimbun - publié le 1 août 2011

Fondé en 1872 sous le nom de Tokyo Nichi Nichi Shimbun, le Mainichi Shimbun est le plus ancien quotidien japonais.
traduit par « CURIOSA & CAETERA » par Eric Poindron

Les pigeons sont capables de distinguer un dessin de qualité d’un dessin de mauvaise facture, conclut un professeur de psychologie expérimentale de l’université Keio, au Japon, dans une étude publiée début juin. “On pensait que la sensibilité artistique était une spécificité humaine, mais cette expérience montre que les pigeons, s’ils sont formés, peuvent faire le distinguo entre différents niveaux de qualité artistique, ce qui indique que les oiseaux possèdent des fonctions cognitives supérieures”, affirme l’universitaire.

Dans l’expérience de Shigeru Watanabe, des dessins d’enfants d’école primaire ont été montrés à 10 adultes. Ceux-ci ont donné l’appréciation “bien” aux dessins qui leur semblaient être tirés d’un livre ou d’une collection de photographies, ou dont le contenu était très facile à identifier. Ils ont en revanche évalué comme “mauvais” les dessins au tracé enfantin ou qui présentaient un contenu difficilement identifiable.

Les chercheurs ont ensuite présenté les œuvres sur un écran à quatre pigeons. Ceux-ci recevaient de la nourriture lorsqu’ils donnaient des coups de bec en réaction à un beau dessin, mais pas lorsqu’ils le faisaient en face d’un mauvais dessin. Au terme d’un mois d’une telle “formation”, les scientifiques ont montré aux volatiles une autre sélection d’images. Et les quatre compères n’ont donné de coups de bec que lorsqu’ils étaient en présence d’un beau dessin. On savait déjà que les pigeons étaient dotés d’une vue remarquable. De fait, en 1964, une expérience de l’université Harvard a permis de montrer qu’ils pouvaient distinguer les images où figurent des humains de celles qui n’en comportent pas. Et en 1995, en procédant selon la même méthode, Watanabe a même prouvé que les pigeons savaient faire la différence entre un Picasso et un Monet.


Les pigeons de Paris sont de bons physionomistes

Source : Le Figaro du 24/06/2011

Les pigeons de Paris sont formidables. Beaucoup plus malins en tout cas que ne l'imaginent ceux qui les trouvent sales et envahissants. En fait, ces petits citadins invétérés sont très perspicaces : ils savent reconnaître de loin les personnes qui leur donnent régulièrement à manger. Dès qu'ils les voient, ils s'abattent autour d'elles pour avoir leur pitance. Ils sont tout aussi capables de repérer et d'éviter les individus qui ne les aiment pas et les chassent dès qu'ils se posent par terre. Cette faculté de distinguer leurs bienfaiteurs et leurs ennemis par les seuls traits de leur visage explique en partie le fait qu'ils prospèrent en ville mieux que d'autres espèces. C'est ce que démontre une expérience conduite par une équipe de l'université de Paris Ouest-Nanterre, publiée en ligne dans la revue Animal Cognition. Deux chercheurs ont nourri chaque jour des pigeons dans un coin du Jardin des Plantes fermé au public. L'un d'eux avait un comportement bienveillant, l'autre hostile. Au bout d'un mois, ils sont venus habillés d'un très long imperméable, ne laissant paraître que leur visage. Les pigeons les ont reconnus : ils sont allés vers le «gentil» et ont boudé le «méchant». Cette capacité n'est pas le seul atout leur permettant de prospérer. Les Parisiens, qui trouvent qu'il y en a trop dans la capitale, ont du souci à se faire: les pigeons sont les seuls oiseaux à se reproduire tout au long de l'année.


Les pigeons aiment aussi jouer à la roulette

Des scientifiques ont réalisé diverses expériences et ont vérifié que les pigeons sont comme les humains : ils adorent les jeux de hasard. Les chercheurs ont mis au point un dispositif qui ressemble à une sorte de machine à sous, sauf qu'elle distribue des friandises pour pigeons. On a constaté que les pigeons avaient tendance à jouer à cette machine même si les probabilités de gains étaient manifestement contre eux. Ces pigeons seraient ainsi devenus “accros au jeu”, de manière similaire aux humains. Ce problème de prise de décision est typique chez les humains.

Ici, c'était la survie des pigeons qui étaient en jeu et ces oiseaux ont choisi la mauvaise option, celle qui faisait intervenir le risque pour une perspective de gain plus élevé. Les pigeons préfèrent ainsi une faible probabilité avec un gros gain plutôt qu'une probabilité bien plus grande d'obtenir moins. La question que se posent les chercheurs par rapport à leurs expériences est de savoir si les joueurs de jeux de casino joueraient autant s'il n'y avait aucun signal visuel décrivant le jeu en cours (les dessins de la machine à sous ou la balle de la roulette, par exemple).




VIDEO : Le problème de la banane et de la caisse
en ligne ici

ou sur le site


Seulement une minute pour résoudre le problème! En fait il trouve en 30 secondes.




Au problème de Monty Hall le pigeon bat l'homme


Pas besoin d'un ordinateur pour battre un humain à certains problèmes de maths. Un pigeon suffit ! Des chercheurs ont en effet utilisé des pigeons pour une expérience du célèbre paradoxe de Monty Hall et qui est si troublant en mathématiques. Cette expérience nous éclaire sur la raison qui fait que l'homme a tendance à systématiquement mal répondre devant ce problème.

Le paradoxe de Monty Hall est résumée dans cette page avec la même vidéo explicative traduite (attention : ne fonctionne pas avec Google Chrome !) : Monty Hall en détails

Il s'agit d'un problème tout simple de probabilités mais qui troublent même certains professeurs de mathématiques.

Il implique un jeu avec trois portes derrière lesquelles se trouvent soit un objet sans importance soit un super cadeau. Nous invitons le lecteur à se renseigner au préalable sur cette page et n'allons pas répéter le principe et la solution ici.

On retient principalement de ce problème que changer de choix en cours de route permet "bizarrement" (en fait, c'est logique) d'améliorer les chances de gagner à ce jeu.

En changeant de porte après que le présentateur du jeu ait ouvert l'une d'entre elles, nos chances de gagner passent de 1/3 à 2/3 de facto.

Des tests ont été effectués dans de nombreux pays et cultures et les gens se trompent le plus souvent ; ils ont du mal à admettre que l'action du présentateur est une information supplémentaire qui change vraiment la donne.

D'ailleurs, lorsque le problème est paru dans un article de la personne au monde qui a le plus grand QI (enregistré) Marylin Vos Savant (dans le journal “Parade), les lecteurs ont immédiatement réagi et 92 % d'entre-eux désapprouvaient la solution du problème.

"Revenons à nos moutons ... ou plutôt pigeons"
Des chercheurs ont voulu voir comment certains animaux réagiraient face à un tel problème. Ils ont choisi des pigeons car l'on sait qu'ils sont assez bons pour résoudre des problèmes qui impliquent des probabilités (simples) ; parfois même, on a pu constater qu'ils faisaient mieux que le vulgum pecus.

C'est que les humains souffrent parfois de biais dans leurs jugements et que ces biais ne sont pas partagés dans le règne animal.

Les chercheurs ont donc placé des pigeons en face d'un appareillage sur-mesure avec trois clés.

Les clés s'allumaient en blanc pour montrer au pigeon qu'une récompense était là. Après que le pigeon se soit saisi de la clé, une des autres clés que le pigeon n'avait pas choisi s'éteignait, montrant ainsi que c'était le mauvais choix tandis que les deux autres s'allumaient en vert.

Dés que le pigeon trouvait la bonne solution, il avait droit à la récompense.

Lors des expériences, il s'est avéré que les pigeons choisissaient la meilleure stratégie pour ce paradoxe de Monty Hall : le premier jour, les pigeons ne réussissaient qu'à 36 % mais le taux grimpait à 90 % le dernier jour, le jour numéro 30.

On a bien entendu fait la comparaison avec LE MEME APPAREILLAGE auprès d'une douzaine d'étudiants. A chaque fois, les étudiants ne choisissaient pas la meilleure stratégie et ce, même après 200 essais.

"ALORS ? Pourquoi les humains sont si mauvais à ce paradoxe ?"
Une explication pourrait être trouvée dans la manière dont les humains apprennent.

En effet, des recherches antérieures auprès d'étudiants a montré qu'ils étaient convaincu que le fait que le présentateur ouvre une porte au cours du jeu ne modifiait pas les probabilités ; toutefois, il est à noter que les plus jeunes, des élèves de seconde, réussissaient mieux à comprendre qu'il fallait changer de stratégie...

C'est là où cela devient diablement perturbant : notre éducation fait que nous intégrons des principes qui, s'ils sont en général efficaces, peuvent toutefois nous mener à l'erreur dans certains cas particuliers.

Dans le mot “éducation”, il faut intégrer toute l'expérience de vie et pas seulement ce qui est appris dans le cadre de la scolarité.

Au cours de notre vie, nous intégrons des heuristiques, soit des sortes de “recettes” pour aller plus rapidement dans la résolution de problèmes, en particulier dans le monde si complexe et changeant modelé par notre culture humaine.

Ces heuristiques sont des instruments bien pratiques mais elles ne sont certainement pas infaillibles. Il existe d'ailleurs des tas de petits exercices mentaux (vous en connaissez peut-être) et qui mettent en défaut nos “réflexes” de pensée.

La différence de réponse entre les pigeons et l'Homme serait donc ancrée dans la différence qui existe entre la probabilité classique et empirique.

En probabilité dite “classique”, on procède en cherchant toutes les éventualités possibles et en réalisant des prédictions sans se soucier des données.

En probabilité dite “empirique”, on ne réalise des prédictions qu'après avoir suivi les résultats obtenus par répétition au cours du temps.

C'est pour cela que les pigeons ont fini par adopter le meilleur comportement au cours des essais et pas les étudiants qui sont restés “scotchés” sur leur appréciation théorique du problème.

Il existe bien des approches différentes selon les espèces devant un problème à résoudre.

Certes, la méthode “empirique” est “brute” et n'a pas le charme d'une analyse théorique ... mais dans certains cas, comme ici avec le problème de Monty Hall, elle marche !

En gros, c'est un peu l'équivalent de nos “illusions d'optique” : notre cerveau peut mal interpréter ce que nos yeux voient car il est conditionné pour certaines choses (comme apprécier la perspective et le relief).

Pour l'anecdote, le célèbre mathématicien Paul Erdos ( ) a admis dans sa biographie qu'il a eu vraiment eu du mal à accepter l'explication à ce paradoxe et que seules de nombreuses simulations sur ordinateur ont réussi à le convaincre.

C'est la probabilité empirique qui, cette fois, l'avait emporté sur la probabilité théorique !

La morale de l'histoire est qu'il ne faut pas croire que l'analyse théorique est toujours préférable. Un exemple typique que rapporte le mathématicien Freeman Dyson est l'invention du vélo. Contrairement à d'autres inventions qui ont peut-être été bien dessinées du premier coup, le vélo que vous connaissez actuellement est le descendant de toutes une lignées de prototypes améliorés par essais-erreurs.

Comme les pigeons qui n'ont pas d'orgueil ont parfois raison !


Conscience de soi

les primatologues pensent que les primates supérieurs ont conscience d'eux-mêmes indépendamment du langage et ils prétendent le prouver par le fait que ceux-ci se reconnaissent dans un miroir puisque, comme on sait, si on fait une marque de couleur sur leur visage pendant qu'ils sont endormis, marque qu'ils ne sentent pas une fois réveillés, et si on leur présente un miroir dans lequel se reflète leur visage, ils se frottent à l'endroit de la marque. on a vu dans cette expérience la preuve que les primates supérieurs sont des animaux très évolués.

la même expérience est possible avec des pigeons


Les pigeons savent aussi classer des objets en catégories, par exemple « arbre » ou « édifice »


Les pigeons amateurs d'art.

Comment les animaux utilisent-ils leur mémoire?

Elle est employée pour classer les objets, pour organiser le monde. Les pigeons ont, à cet égard, fait l'objet d'extraordinaires études par le Japonais Shigeru Watanabe. Ce chercheur a entraîné des animaux de cette espèce à reconnaître les œuvres de Picasso, de Monet ou d'autres peintres. Les oiseaux se sont alors avérés parfaitement capables de « désigner » (en picorant sur une image) l'auteur des œuvres qu'on leur présentait. Ils parvenaient même à classer ensemble les peintres d'une même catégorie, par exemple les impressionnistes. Renoir était situé avec Monet, Braque avec Picasso, etc. Ces pigeons critiques d'art utilisent donc leur grande mémoire pour se représenter les objets d'une certaine façon et pour les classer.

Yves Christen - Le Figaro Magazine - CERTAINS ANIMAUX N'OUBLIENT RIEN - 24/04/2009



comprendre ce qui est semblable ou différent

Le psychologue Marc Hauser de l'Université Harvard confirme que les singes possèdent une étonnante aptitude à solutionner les problèmes et qu'ils réussissent généralement à résoudre les casse-tête ou jeux de logique qu'il leur présente en échange de nourriture. De leurs côtés, les psychologues de l'Université de Tuffs rapportent que certains animaux peuvent aisément reconnaître des concepts abstraits, comme comprendre ce qui est semblable ou différent. Ayant enseigné à des pigeons à picoter du maïs placé à leur gauche lorsqu'ils reconnaissaient les motifs comme étant semblables et à leur droite quand ils étaient différents, la recherche se poursuit avec des thèmes encore plus abstraits.


utiliser des pigeons comme «commandes organiques» de missiles guidés

Dans une communication très amusante à l'American Psychological Association, Skinner présenta en 1959, sous le titre Pigeons in a pelican [Des pigeons dans un pélican], une étude visant à utiliser des pigeons comme «commandes organiques» de missiles guidés et ce dans un contexte similaire à l'invasion de l'Europe par les armées hitlériennes durant la Deuxième Guerre mondiale. Dans son laboratoire de l'Université du Minnesota et à la General Mills Corporation, qui avait mis à sa disposition de l'espace, du matériel et des ingénieurs, Skinner entreprit de dresser des pigeons à cette fin. L'appareillage technique fut mis au point avec l'aide d'ingénieurs. Judicieusement conditionnés, les pigeons apprirent à repérer les silhouettes de navires et à réagir à ces images par des coups de bec dont la répétition déclenchait l'envoi de signaux à de petits moteurs commandant le système de vol des missiles. Les pigeons donnèrent de brillants résultats. Skinner eut moins de succès avec les physiciens, les mathématiciens et les généraux qui jugèrent l'idée farfelue, alors même qu'ils avaient pu constater que tout se déroulait comme il l'avait annoncé. Walden Two fut écrit l'année qui suivit l'avortement de ce projet.



fiable

Le pigeon voyageur (Colombia livia) est fiable, car élevé pour être messager », explique Christophe Arnoult, chercheur au laboratoire de biophysique moléculaire et cellulaire du CNRS à Grenoble et passionné de colombophilie. « Contrairement aux moyens de communication modernes, ces pigeons assurent une confidentialité totale. Son utilisation en temps de guerre l’a prouvé.


briseur de pompes

Hier, rencontre inopinée avec un agriculteur-colombophile. Je sais HS, mais ce qui m'a été dit a excité ma curiosité et ne me semble pas inintéressant pour comprendre le comportement des oiseaux. Ce monsieur qui habite près de la Durance a observé le phénomène suivant : Lorsqu'un rapace (Buse, Autour ou Faucon) cercle au-dessus de ses oiseaux, les coqs de basse-cour s'empressent de rentrer au poulailler mais pas les pigeons voyageurs. Ces derniers décollent en escadrilles et passent en zigzaguant sous le rapace. Effet assuré paraît-il, le rapace dont la pompe ne fonctionne plus redescend et est obligé de s'en aller... bredouille. "Jamais je n'ai vu un pigeon pris" m'a affirmé mon interlocuteur.

Contribution de michèle corsange, "briseur de pompes", 5 Oct 2003


Je ne mets pas en doute l'observation citée, par contre l'effet aérodynamique donné comme explication me paraît extrêmement douteux. En effet une "pompe" est une colonne d'air de largeur variable (quelques dizaines de mètres ou plus) et de vitesse ascensionnelle variable aussi, qui peut atteindre couramment 2 ou 3 m/s, voire 8 à 10 m/s. Tout ceci représente une machine thermique qui mobilise une grande quantité d'énergie, elle n'est absolument pas perturbée quand un planeur y inscrit sa trajectoire et bénéficie d'un gain d'altitude de 1000m, voire souvent 3000m en plaine grâce aux super conditions de cet été. Lors de compétitions ou de rassemblements amicaux 10 ou 20 planeurs peuvent se concentrer dans la même ascendance, ce qui représente quelques tonnes de plastique, fibre de carbone, acier, humain ....(plus sandwichs, bidons...) et la colonne les emporte sans problème, l'arrivée de nouveaux planeurs ne ralentit pas la vitesse ascensionnelle de l'ensemble. Si les planeurs ne se frôlent pas de trop près ce n'est pas pour éviter de "couper la pompe" mais simplement pour ne pas se percuter.

L'arrivée de groupes de pigeons dans une ascendance ne peut absolument pas modifier celle-ci, si le rapace abandonne la place, il faut à mon avis en attribuer la cause à la gène ou à l'énervement de ce dernier. Que les pigeons ne soient jamais pris paraît très normal si le rapace est une buse dont la lenteur en vol est très notable, les crécerelles n'ont pas le gabarit, quant aux autours qui doivent capturer des pigeons j'ignore si leur réflexe de chasse est déclenché quand ils sont eux-mêmes agacés par un groupe.

Voir des rapaces poursuivis est assez courant, par des corneilles isolées ou par des groupes d'oiseaux de petite taille, même des hirondelles. Si le rapace redescend, c'est que dès qu'il s'écarte de sa pompe il traverse une zone descendante (que les vélivoles désignent du vilain mot de "dégueulante"), en général il accélère sa ligne droite pour en sortit au plus vite.

Contribution de Bernard Couturaud, "briseurs de pompe", 5 Oct 2003



une certaine intelligence, différente de la nôtre

L'armée a utilisé 60 000 pigeons au cours de la première guerre mondiale. Ces pigeons,confiés aux soldats du front, étaient munis d'un tube en aluminium fixé à une patte.Ils partageaient la vie des "poilus" et ses risques. Lorsque tous les moyens ordinaires étaient détruits :télégraphe, téléphone et systèmes optiques et qu'aucun coureur humain ne pouvait rejoindre l'état-major à travers un terrain intenable, on lâchait un pigeon avec un message signalant les pertes, les réactions de « l'ennemi héréditaire », les besoins de recevoir renforts ou munitions, tout ce qui pouvait renseigner les officiers sur les combats. Des milliers de messages ont été transmis pendant la bataille de Verdun entre autres et parvinrent, en une vingtaine de minutes seulement à l'un des centaines de camions-colombiers de l'arrière.

Personne n'a jamais expliqué comment des pigeons, lâchés au coeur des combats, ont pu retrouver leurs pigeonniers mobiles. Ceci à travers des nuées de balles et d'obus, des nuages de gaz et, souvent, l'hiver, les intempéries.

Le système était à ce point efficace que mon grand-père, un rescapé de 14-18, répétait :

« - Progrés tu parles ! Un téléphone ça tombe en panne, un fil ça se coupe, un pigeon ça survit à tout ! ».

J'ai supposé une certaine intelligence, différente de la nôtre, à ces sympathiques bestioles « domestiquées » depuis au moins 6000 ans.



une véritable mémoire d'éléphant

PARIS (AFP) le 07/11/2006

Les babouins et les pigeons ont une véritable mémoire d'éléphant puisqu'ils se souviennent au bout de plusieurs mois d'images vues, d'après les résultats de la première étude de ce type réalisée en France et aux Etats-Unis.

Ce travail de psychologie expérimentale est publié dans les Comptes-rendus de l'Académie nationale (américaine) des sciences (PNAS) sous la signature de Joël Fagot, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Marseille, qui a travaillé avec les primates, et son collègue Robert Cook, de l'Université de Tufts, à Boston (Massachusetts), qui a étudié les volatiles. Les deux espèces ont été soumises au même type d'expérience: face à un écran d'ordinateur, deux babouins de Guinée mâles et deux pigeons bisets (espèce européenne à l'origine de toutes les variétés domestiques du monde) devaient associer une image affichée sur écran d'ordinateur à un rond ou une croix apparus juste après en s'exprimant au moyen d'une manette pour les premiers et de coups de bec pour les seconds. En cinq ans, les oiseaux ont mémorisé un minimum de 800 à 1.200 images et réussi à résoudre la tâche avec 3.000 images. Les singes, quant à eux, en ont gardé dans leur mémoire entre 3.500 et 5.000 après trois ans et demi d'entraînement et ont obtenu des résultats positifs avec 6.000 images. Si les pigeons semblent avoir atteint leurs limites, "on peut estimer par extrapolation, commente Joël Fagot, interrogé par l'AFP, que la performance mesurée chez les babouins est inférieure à leurs capacités réelles, sachant qu'ils continuaient à répondre huit fois sur dix de manière correcte à la fin de l'apprentissage". Chez les deux espèces, ont noté au passage les chercheurs, les images apprises au début et à la fin de l'expérience avaient été mieux retenues que celles apprises au milieu du travail. Les babouins et les pigeons présentent également les mêmes vitesses d'oubli. Aux yeux des scientifiques, l'évolution semble avoir eu un impact fort sur des capacités de mémoire. L'expansion de la capacité de la mémoire, soulignent-ils, est peut-être à l'origine de l'intelligence humaine.




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