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Maladies
Communiqué de presse.


Document élaboré en commun avec l'association RDVO (Rassemblement Pour le Droit à la Vie des Oiseaux). Voir ce texte en PDF sur le site de l'association.



Presses, radios et télévisions de France







Vous écrivez ou dites que les pigeons de ville sont sales et transmettent des maladies aux humains depuis plus de 40 ans. Et maintenant la population a peur et exige que les pouvoirs publics exterminent les volatiles. Le Ministère de la santé publie également que les pigeons sont un risque sanitaire bien qu'il n'existe aucune preuve scientifique à cette affirmation. En effet, en épidémiologie, comme dans n'importe quelle spécialité scientifique, seules de multiples études concordantes et indépendantes publiées dans des revues à comité de lecture sérieux (reconnues par les pairs) permettent d'établir une vérité. Ce qui n'est manifestement pas le cas ici pour le risque sanitaire lié aux pigeons de roche sauvages puisque qu'il n'en n'existe aucune !

Il existe, certes, des publications de commande sur le risque sanitaire des pigeons de roche, mais ces publications ne démontrent rien, enfin si, l'intention de diaboliser le pigeon. Il est bon de rappeler que ces publications ne prouvent absolument pas que les pigeons ont réellement transmis des maladies, on y évoque seulement l'hypothèse que des animaux porteurs de germes (bactéries, champignons, virus, prions) connus comme colonisant parfois l'homme doivent obligatoirement les transmettre aux humains et que les animaux les hébergeant sont donc un danger. Ce qui est non prouvé sur le terrain pour les pigeons, ce qu'on omet bien de dire, et en fait tout monde le sait, les colombophiles ne tombent pas malades ; c'est pourquoi on a inventé un nouvel oiseau, le pigeon des villes dit dégénéré, censé être différent des pigeons qu'on connaît bien, donc ayant des caractéristiques différentes, pour mieux faire peur au sujet des maladies. Mais en fait ces pigeons dits rats volants sont de simples bisets comme nos pigeons voyageurs et nos pigeons d'élevage. Pour ces germes qui colonisent beaucoup d'espèces différentes d'oiseaux, ne faudrait-il pas en vertu du principe de précaution tuer tous les oiseaux sauvages ? Tuons tous les animaux comme cela il n'y aura plus de germes.

De nombreuses professions, telles que celles impliquées dans la médecine vétérinaire et la réhabilitation de la faune, traitent les pigeons sauvages atteints d'une grande variété de maladies aviaires quotidiennement. Ceux qui sont impliqués dans le sport de pigeons voyageurs passent aussi beaucoup de temps dans les pigeonniers poussiéreux qui accueillent des centaines de pigeons. Si le potentiel pour la transmission de la maladie est si grand pourquoi ne voyons-nous pas régulièrement des victimes humaines dans ces professions et dans les sports où le contact étroit avec des oiseaux comme les pigeons est monnaie courante? Parce que les pigeons ne sont pas plus susceptibles de transmettre une maladie à un être humain qu'un animal de compagnie ou qu'un oiseau de jardin comme un merle ou un moineau. Tous les animaux et les oiseaux ont le potentiel pour porter et transmettre des maladies, y compris les êtres humains, mais nous ne tuons pas les gens ou les animaux parce qu'ils ont le potentiel de transmettre une maladie.
Il n'y a que deux cas où les pigeons peuvent être considérés comme présentant une menace pour la santé humaine : où les excréments de pigeons perchés sont tombés sur la chaussée causant un risque de glissade et là où les pigeons se perchent en grand nombre avec des excréments à la suite accumulés. Ces grandes quantités d'excréments séchés, quand on les déplace (grattage, transport, etc.) peuvent provoquer par inhalation une irritation des bronches, mais rien de plus. Si la poussière est respirée par une personne ayant une faiblesse préexistante des voies respiratoires, les effets peuvent être plus graves, mais les risques pour toute personne ayant une maladie grave des voies respiratoires étant exposée à ce type de contact sont pratiquement nuls.

Voir ci-dessous des citations de grands experts en ce qui concerne le potentiel des pigeons à transmettre une maladie aux êtres humains :



La question de la maladie transmise à l'homme par les oiseaux a été récemment mise en évidence à travers le monde par l'épidémie de grippe aviaire. La cause profonde de cette maladie, comme avec tant d'animaux et les maladies liées aux oiseaux, a été retrouvée dans l'agriculture intensive, l'élevage de volailles en particulier. Les oiseaux d'élevage intensif comme les poulets et les dindes sont logés dans des conditions épouvantables et à l'étroit où les normes d'hygiène sont inexistantes. Dans ces conditions les oiseaux doivent être nourris avec de fortes doses d'antibiotiques juste pour les maintenir en vie assez longtemps pour être tués pour leur viande. Pourtant il est monnaie courante que les oiseaux hébergés dans ces conditions tombent quand même malades. Il n'est donc pas surprenant d'apprendre que des maladies telles que la salmonellose, souvent à tort associées avec le pigeon, soient régulièrement transmises à l'homme par la volaille et les œufs d'élevages en batterie dans les supermarchés. Même à la lumière de ce lien évident entre la transmission de maladies comme la salmonellose et l'influenza aviaire pour les volailles d'élevage et l'absence de toute preuve que le pigeon transmette ces maladies, le pigeon a été immédiatement identifié comme étant un source potentielle de transmission à l'homme de la grippe aviaire. Toutefois, le pigeon a été jugé hautement résistant à toutes les souches de la grippe aviaire et pourtant ce fait n'a jamais été rapporté.

Les programmes de recherche suivants confirment que le pigeon est loin d'être un porteur de la maladie, un oiseau qui est très résistant à la maladie :



En résumé, ces programmes de recherche donnent des preuves concluantes que les pigeons ne jouent aucun rôle dans la propagation de la grippe aviaire et qu'il est par conséquent très peu probable qu'ils jouent un rôle dans la propagation de tout autre type de virus ou de maladie. Bien que les pigeons ne présentent pas de risque de propagation de la grippe aviaire à d'autres espèces d'oiseaux sauvages, les oiseaux aquatiques (anatidés comme les oies, les cygnes, les canards), principalement, ont été trouvés porteurs du virus de la grippe aviaire. Bien que les cygnes vivent en étroite association avec l'homme, un être cher et très souvent une espèce protégée, ni les entreprises de dépigeonnage, ni les médias demandent qu'on tue en masse les cygnes juste parce qu'ils auraient le potentiel d'infecter les êtres humains. Pourtant, au cours de l'épidémie de grippe aviaire, les médias et l'industrie de la lutte antipigeon ont fait grand cas du danger posé par les pigeons. La réalité est que les pigeons comme la plupart des autres espèces dites nuisibles d'oiseaux sont des cibles commerciales faciles, sans danger pour les êtres humains.  



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