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Méthodes douces :







Actuellement il existe l'Ornistéril, seule graine contraceptive à avoir reçu l'agrément des ministères de la Santé et de l'Agriculture. Les graines contraceptives permettent de combiner l'efficacité avec la douceur de la méthode, tout en mettant d'accord amis et détracteurs des pigeons. L'Ornistéril est une hormone de synthèse parfaitement éprouvée, sans aucun danger pour l'homme et les animaux, même prise en quantité importante. En quatre jours, elle stoppe la ponte et stérilise pigeons mâles et femelles. Ne pondant pratiquement plus, les pigeons ne construisent plus de nids. Les distributions de graines ont lieu en certains points précis, notamment dans les parcs et promenades : cela permet de les concentrer aux endroits où leur présence est souhaitée, tout en les éloignant d'autres où ils sont indésirables. D'où une diminution rapide et importante des salissures et des dégâts. La diminution de la population de pigeons par stérilisation devient effective au bout de deux ans environ, le temps que disparaissent normalement les oiseaux âgés et malades (un pigeon vit en moyenne une dizaine d'années). Cette population diminue ensuite régulièrement d'environ 15% par an, jusqu'à ce que l'on ait atteint le nombre désiré. En six ans, elle ne représentera plus qu'environ le tiers des effectifs initiaux. On suspend alors le traitement (6 semaines) le temps d'une couvaison, une fois par an. La population restera ainsi parfaitement stable. Ce procédé reste malheureusement contraignant (distribution journalière) et coûteux. Une nouvelle graine, l'Azacholestérol, qui doit être distribuée deux fois par an pendant 10 jours consécutifs dont des tests ont prouvé l'efficacité n'a pas été autorisée.

Pour acheter l'Ornistéril il faut une prescription d'un vétérinaire. Cette graine est vendue par :
le laboratoire Biové - tel : 03 21 98 21 21 - adresse : 3 rue de Lorraine 62510 ARCQUES

Pour un particulier : le sac de 25 kg coûte entre 50 et 60 euros à commander directement au laboratoire, une ordonnance d'un vétérinaire sera exigée; le vétérinaire peut la commander pour vous et l'achètera par sa centrale d'achat.

Des tarifs dégressifs existent pour les communes (100, 500, 1000 kg).
Une trentaine de villes utilisent l'Ornistéril actuellement en France.














EXTRAITS DE LA THESE pour le doctorat vétérinaire présentée en 1999 à l'université Paul-Sabatier de TOULOUSE
par Anna SCHNITZLER
Le pigeonnier dans la ville :
intérêt dans la maîtrise de la population des pigeons urbains
B. LA DISTRIBUTION DE GRAINES CONTRACEPTIVES


1. LES DIFFERENTES GRAINES CONTRACEPTIVES

a - L'Ornistéril


Mode d'action : Ce sont des graines de maïs enrobées de progestérone. Il faut 10 mg pour 100 g de maïs. Les trois effets de la progestérone sont :
  • Des effets centraux avec rétroaction négative sur la sécrétion de gonadolibérines lui conférant des propriétés anovulatoires.
  • Des effets métaboliques anabolisme gravidique chez les mammifères
  • Repos sexuel
Pour la voie orale, la molécule est métabolisée par le foie, stockée dans différents tissus comme les ovaires. L'élimination est urinaire et fécale. La DL 50 du rat est de 327 mg/kg; la toxicité est donc faible. La posologie pour le pigeon est de 30 g de maïs enrobé par animal et par jour.


Avantages : C'est un produit sûr car sa DL 50 est élevée. Il n'y a pas de danger pour l'homme ou pour les autres animaux. La molécule est distribuée par l'intermédiaire de grains de maïs trop gros pour être absorbés par de petits oiseaux.

Inconvénients : La distribution doit se faire tous les jours pendant les périodes de reproduction, soit 150 jours dans l'année, d'avril à juin et de septembre à octobre.

Chaque pigeon doit manger 30 g par jours durant toute cette période. La dose journalière pour 100 pigeons est donc de 3 kg. Il ne faut pas que le pigeon se nourrisse ailleurs sinon les quantités de graines ingérées seront trop faibles pour être efficaces.

Le prix pour un sac de 25 kg est de 232 à 376 francs TTC selon la quantité commandée.


b - L'azacholestérol


Cette molécule fut découverte en 1963 par le laboratoire américain Searle. Sa structure proche de celle du cholestérol explique ses propriétés utilisées alors en médecine humaine pour traiter les hypercholestérolémies. La dénomination commerciale de l'époque pour le pigeon est l'Ornitrol.

Mode d'action, Métabolisme : le cholestérol a une double action dans la formation d'un œuf.
  • D'une part il entre dans la constitution du vitellus
  • D'autre part il participe au cycle de biosynthèse des hormones sexuelles dont la progestérone.
On peut donc comprendre le rôle perturbateur que peut jouer le 20-25 diazacholestérol dans le cycle de reproduction des oiseaux puisqu'il interfère avec la production de cholestérol. Ainsi, la constitution du vitellus et la synthèse de progestérone seront perturbés.

Le métabolisme étudié à l'époque encore hypothétique, tendait à prouver que le produit se concentre dans le foie. L'excrétion est de 50 % les 24 premières heures. Les 50 % restants ont une demi-vie de 28 jours. Cette molécule a donc une action inhibitrice sur la ponte de longue durée. Les essais montrèrent que l'efficacité est de 5 à 6 mois.

Etude toxicologique : ce produit étant utilisé auparavant en médecine humaine, sa toxicologie fut étudiée en détail.

Chez les mammifères :
Sa toxicité aiguë fut testée sur souris, rats et chiens. Elle est dans l'ensemble faible. Par exemple, chez le chien la DL 50 per os est supérieur à 600 mg/kg. Par contre ce produit a un effet émétisant entre 1h30 et 3 h après le début de la prise.

Les toxicités percutanée et oculaire sont pratiquement nulles. La toxicité subaiguë est aussi très faible.


Chez l'homme :
Chez les malades traités par ce produit pour hypercholestérolémie, aucun effet toxique ne fut rapporté sauf chez certains patients peut-être plus sensibles qui montraient des signes de myoclonies après un long traitement. Ces signes étaient réversibles à l'arrêt du traitement et sans aucune séquelle.
Donc, si ce produit est utilisé pour la stérilisation des pigeons, il n'est d'aucun danger pour l'homme car :
  • L'appât est traité au taux de 0,1 % non toxique pour l'homme
  • il est amer
  • le traitement ne dure que 10 jours chez les pigeons



Chez les pigeons :
A des taux de 0,1 % et pendant 10 à 14 jours, aucun signe de toxicité ne fut relevé. Par contre, à 1 %, on observe une somnolence, une hypertonie musculaire et une diminution de l'efficacité de la stérilisation.
On peut donc dire que la marge thérapeutique est élevée.

Mode d'emploi : la concentration optimale utilisée est de 0,1 %. La durée du traitement est de 10 jours, 2 fois par an, avant les périodes de reproduction (mars et août par exemple).

Le produit est distribué par l'intermédiaire du maïs qui semble couvrir son goût amer. Les essais ont montré que le pigeon consomme beaucoup de grains les 4 premiers jours, puis les quantités ingérées diminuent mais semblent rester tout à fait suffisantes pour assurer la stérilisation.

Avantages et inconvénients : ce produit ne nécessite que 2 distributions de 10 jours et par an. C'est un produit sûr, peu toxique aussi bien pour l'homme que pour les animaux. Il reviendra beaucoup moins cher que l'Ornistéril qui nécessite une distribution au moins 150 jours de l'année. De plus, il a été remarqué qu'après un traitement de longue durée l'appareil reproducteur avait tendance à dégénérer.

Cependant, aujourd'hui ce produit n'est pas encore en vente car il est en cours d'autorisation de mise sur le marché.



2. LES ESSAIS DÉJÁ EFFECTUÉS


a - L'Ornistéril

L'exemple de la ville de Rennes :

Rennes a été prise en exemple car elle a fourni un rapport détaillé sur l'utilisation de l'Ornistéril de 1982 à 1992. Elle possède une colonie d'environ 2000 pigeons.

    - Méthode :

La distribution commence en mars 1982. Elle est assurée par :
  • Le personnel municipal en 10 points du centre ville, sélectionnés pour leur haute fréquentabilité et accessibilité aux pigeons. Les premières distributions sont faites le matin dès l'aube.
  • Des particuliers auxquels des sacs de 25 kg sont livrés. Débutant en mars 1982, la distribution s'arrête en mars 1987 pour reprendre un an après jusqu'en juillet 1992


    - Résultats :

L'évolution de la population colombine a été évaluée chaque année par :
  • Les comptages effectués presque chaque année dans la rue et les cours intérieures de façon la plus systématique possible
  • Le nombre de plaintes reçues au service
Comme le montre ces résultats, une diminution importante du nombre de pigeons est observée de 1982 à 1986 (1600 à 900 pigeons). Lors de l'arrêt de la distribution en 1987, on peut observer un accroissement important de la population colombine qui va perdurer jusqu'en 1990 malgré la reprise des distributions.

Il est possible de mettre ces 2 faits : arrêt de la pilule/augmentation du nombre de pigeons en relation, mais il est difficile de comprendre pourquoi la population colombine mettra 3 ans pour diminuer à nouveau. Pourquoi cette réaction si tardive non observée en 1982 au début des distributions ?

D'autres facteurs, difficiles à mettre en évidence, peuvent intervenir dans l'évolution du nombre de pigeons. C'est le cas par exemple du climat, de l'apparition d'épizooties...

Pour ce qui est du nombre de plaintes, on peut dire qu'il est resté à peu près stable tout au long de ces 10 années.

Certains riverains ayant participé à la distribution de graines stérilisantes ont remarqué une diminution du nombre de nidifications et donc de dégradations, alors que d'autres pensent que la distribution de grains a attiré de nouveaux pigeons et même des rats.

    - Coût :

Si on prend l'exemple de l'année 1989 durant laquelle 3 tonnes de maïs traité ont été distribuées, le coût est de 25 000 francs auxquels il faut ajouter 1 h/jour ouvré de salaire pour l'agent de salubrité. Pour une année moyenne (4,5 t. de maïs distribuées), il faut compter 46 000 francs de maïs plus 40 000 francs pour le personnel soit 86 000 francs.

Remarque sur l'utilisation du produit :
Malgré les quantités importantes distribuées par la ville de Rennes (plusieurs tonnes par an pour une colonie d'environ 2000 pigeons), celles-ci n'étaient pas suffisantes; il aurait fallu 0,03 kg × 2000 pigeons × 150 jours = 9000 kg par an. Ainsi, le nombre de pigeons ingérant une quantité suffisante de graines contraceptives n'est évalué qu'à quelques centaines. Ceci, associé au coût important de l'opération, a conduit la ville à abandonner cette méthode qui a tout de même donné des résultats intéressants.



L'exemple de Lausanne :

Lausanne est une ville qui contient 5 pigeonniers et 3000 pigeons. Comme nous le verrons au chapitre 5, le prélèvement des œufs est utilisé pour limiter le nombre de naissances.


En 1996, a été associé à cette méthode la distribution d'Ornistéril dans les pigeonniers ainsi qu'à l'extérieur, 18 emplacements de rencontre hommes/pigeons ont ainsi été définis où seule une distribution modérée de maïs anticonceptionnel était admise. Les grains de maïs traités destinés aux personnes désirant nourrir les pigeons ont été livrés aux poste de police. 312 kg ont été ainsi utilisés de juillet à décembre 1996.

Cependant, du grain non traité était quand même déposé dans divers endroits de la ville par les amis des pigeons en infraction avec le règlement communal qui n'autorisait que la "distribution modérée de maïs anticonceptionnel Ornistéril" aux endroits prévus à cet effet.

Les quantités de grains non traités évacués par le personnel de la voirie furent estimées sur 6 mois à 1750 kg soit 35 200 rations journalières.

D'autre part, du maïs Ornistéril fut distribué dans des endroits non autorisés en quantité quelquefois importante et donc évacué par la voirie. De plus, cela entraînait des rassemblements de pigeons en des lieux non prévus et donc des nuisances.

Les conclusions sont donc les mêmes que Rennes : les pigeons n'absorbent pas assez de graines (moins de 30 g/jour). Ainsi, dans les pigeonniers, il y eu à cette période autant d'œufs prélevés que si aucune graine stérilisante n'avait été distribuée.


Autres villes :

D'autres villes comme Villeurbanne, Brest ou Genève ont utilisé la graine Ornistéril.

La plupart du temps, ce sont des villes de taille moyenne (40 000 habitants) qui utilisent la stérilisation accompagnée de captures ponctuelles.

Les graines sont distribuées par le personnel communal, des particuliers ou des associations colombophiles.

Une étude menée à Genève par F. Notzli (1991) décrit la situation de cette ville. 130 à 180 tonnes de maïs Ornistéril sont distribuées par an (soit 360 à 490 kg par jour) sans pour autant stabiliser la population à un effectif idéal. Il y a encore de nombreux nids visibles et les rassemblements de pigeons que créent ces nourrissages engendre des nuisances importantes. F. Notzli explique ce semi-échec par le fait que seule une certaine quantité de pigeons ingère une dose suffisante de stérilisant. Cependant il faut tout de même reconnaître qu'il y a eu une diminution importante de la population qui est passée de 40 000 pigeons en 1970 à environ 15 000 en 1989. Des moyens colossaux furent déployés et à la graine contraceptive fut associée la mise en place de pigeonniers.

Les pigeons qui ne seront pas stérilisés vont compenser la diminution d'effectif en se reproduisant plus. D'autre part, de nouveaux pigeons provenant des villes alentour sont attirés par ces distributions de nourriture. D'où un effectif qui finalement ne va pas diminuer de façon très significative.


    Conclusion : La graine contraceptive Ornistéril est certes un produit intéressant mais avec les quelques années de recul que l'on a aujourd'hui sur son utilisation, on peut remarquer que :
  • Il faut faire un recensement de la population de pigeons pour savoir quelle quantité de graines distribuer
  • Elle doit être distribuée tous les jours sur une longue période de l'année. Il faut donc mettre en place 7 jours/7 une équipe approvisionnant les sites où se nourrissent les pigeons
  • Les pigeons doivent en ingérer une quantité suffisante (30 g/jour/oiseau)
  • Il faut qu'une grande proportion de pigeons la mange pour en constater les effets sur la population
Lorsqu'on rassemble tous ces paramètres, on se rend compte que ce produit contraceptif, bien que relativement efficace, est d'une utilisation difficile et peu adaptée au milieu urbain. Les contraintes sont trop lourdes.

b - L'Ornitrol


Une des seules expériences que l'on ait à grande échelle de la graine stérilisante à l'Azacholestérol a été faite sur Paris dans les année 1970.

Comme il a déjà été dit dans le chapitre précédent, à cette époque deux méthodes étaient utilisées pour diminuer la quantité de pigeons à Paris :
  • La capture suivi du relâcher des pigeons à la campagne
  • La distribution 10 jours, 2 fois par an de l'Ornitrol
La population passa de 90 000 pigeons en 1970 à 31 000 en 1980. Mais l'Ornitrol ne disposant pas d'AMM à l'époque fur retiré du marché et les relâchers de pigeons à la campagne furent interdits pour des raisons sanitaires.

La population de pigeons augmenta de 45 000 en 1985 à 100 000 en 1990, ce qui souligne tout de même l'intérêt de la prise en charge du problème.

Pour que cette graine soit plus efficace, il faut qu'un pré-agrainage soit réalisé pendant une semaine pour attirer un maximum de pigeons et toucher l'ensemble des colonies d'une agglomération. Tout traitement partiel conduit à un résultat médiocre car les pigeons non traités se reproduisent plus rapidement et envahissent les quartiers dépeuplés. Les essais en volière et sur de petites colonies isolées ont montré que le blocage de la ponte était supérieur à 96 % pendant plus de 3 mois.

Aujourd'hui, la graine stérilisante à l'azacholestérol (Stérilivia) est en cours d'AMM.(voir note n°1 ci-dessous) Les premiers essais cliniques réalisés avec un dosage réduit de principe actif étant décevant, un dosage intermédiaire a été testé en volière.

Un essai clinique à plus grande échelle a été réalisé avec l'aide des services de la ville de Paris avec des résultats prometteurs. Lorsque ce produit sera mis sur le marche, seuls les employés municipaux seront habilités à une telle distribution (loi du 13 juillet 1992 modifiant le code de santé). Les amis des pigeons ne pourront donc pas la distribuer.

De nos jours, on dénombre à Paris 80 000 à 100 000 pigeons. En attendant de pouvoir utiliser cette graine contraceptive, la ville de Paris étudie la mise en place de pigeonniers dans des lieux peu gênants (bois, parc...). Il est probable que dans l'avenir, l'association de ces deux méthodes sera une très bonne solution.
note n°1 : Ce produit n'est toujours pas autorisé.



Nicarbazine





 










A l'extérieur, dans les dortoirs


La stérilisation des oeufs consiste à pulvériser un produit formolé (de l’azacholestérol par exemple) sur les oeufs pour inhiber la formation du jaune et donc maintenir les adultes sur des couvées mortes.


A l'intérieur dans un pigeonnier


Pour cette technique voir Le pigeonnier de ville : (suite)










La stérilisation des pigeons de Bruxelles (suite)
en caméra cachée.


Une vidéo accuse la ville de Bruxelles de maltraitance animale
GAIA dénonce une boucherie sur pigeons vivants


En caméra cachée, l'organisation de défense des animaux GAIA a filmé des opérations chirurgicales douloureuses pratiquées pour le compte de la ville de Bruxelles sur pigeons conscients et mal anesthésiés. L'association rend public le film difficilement soutenable de son enquête, révélé hier par RTL-TVI dans Images à l'appui. GAIA demande à la Ville d'abandonner d'urgence cette pratique, et d'installer des pigeonniers contraceptifs pour réguler la population de pigeons dans le respect des oiseaux.

Stérilisations à la chaîne sur des oiseaux mal anesthésiés

Pour intervenir contre la reproduction des pigeons urbains, la ville de Bruxelles recourt à une méthode choquante : la stérilisation chirurgicale sur animaux pas ou mal anesthésiés. La vidéo publiée aujourd'hui par GAIA montre des oiseaux opérés à la chaîne, incontestablement conscients et réagissant vivement tandis qu'ils subissent à vif une ablation des testicules ou des ovaires.

Ces opérations sont menées en France pour le compte de la Ville de Bruxelles, par la SACPA, une société spécialisée dans la capture d'animaux considérés nuisibles.

"Inacceptable" pour les scientifiques spécialistes des oiseaux

GAIA a soumis ces images à plusieurs vétérinaires spécialistes des oiseaux. Pour le Professeur Dr An Martel, chef de clinique spécialiste des oiseaux et animaux exotiques à l'Université de Gand, "cette anesthésie inadéquate est inacceptable". Pour cette experte, ces "conditions d'hygiène insuffisantes favorisent la contraction d'infections durant l'opération." Certaines infections engendrent des souffrances chroniques précédant la mort des oiseaux. Également interrogés par GAIA, les responsables de l'Université vétérinaire d'Utrecht (Pays-Bas) et du Groupe de travail Néerlandais sur les Oiseaux et les Animaux Exotiques (NOIVBD) ont respectivement qualifié d'"inacceptables" et de "maltraitance animale" les pratiques commanditées par la Ville de Bruxelles.

Illégitime en Belgique, Bruxelles paie aux pigeons un voyage à l'étranger...

Parce qu'elle engendre des souffrances sévères, la pratique du "chaponnage" des oiseaux est interdite en Belgique depuis 2001[1]. La ville de Bruxelles a passé un contrat avec une société française pour procéder à des opérations illégales en Belgique. Chaque année, 3000 pigeons sont ainsi capturés, transportés jusqu'en région parisienne et opérés avant d'être réexpédiés à Bruxelles, pour un montant annuel de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Mutisme des autorités

Malgré des efforts pour rencontrer l'échevinat de la propreté en charge du dossier, et des invitations lancées depuis plus de deux ans à mettre en place d'autres méthodes plus respectueuses du bien-être animal, GAIA a toujours trouvé porte close et aucune discussion n'a pu être entamée avec les autorités communales. En novembre dernier, la Ville a clôturé un appel d'offre visant à poursuivre pour les 5 prochaines années ses opérations de stérilisation des pigeons, et d'autres opérations d'euthanasies de masse[2].

GAIA demande la mise en place de pigeonniers contraceptifs

GAIA réclame l'installation de pigeonniers contraceptifs urbains, comme mis en place avec succès dans plusieurs villes des Pays-Bas[3] et dans d'autres pays d'Europe. Pour Ann De Greef, directrice de GAIA, "stabilisée autour d'un pigeonnier, la colonie s'y reproduit et y pond ses oeufs qui n'ont plus qu'à être retirés et substitués par des leurres. Le contrôle des naissances remplace les abattages massifs et les stérilisations, dans le respect des oiseaux... et des amis des oiseaux."


Contact presse :
Johanne Mielcarek, chargée de campagnes

Reportage sur la stérilisation des pigeons de Bruxelles suite


si la vidéo ne s'affiche pas : fichier à lire avec tout logiciel lisant le format flv flash comme vlc média player



Les oiseaux se cachent pour souffrir
de Allain Bougrain Dubourg


voir le texte sur le site de la LPO

(texte à paraitre dans le numéro de février du magazine Neo Planete)

Il y a ceux qui les nourrissent avec joie et ceux qui les qualifient de « rats du ciel ». Les pigeons des villes doivent s'accommoder de cette improbable gouvernance. Reste que si leur nombre conduit à des pathologies et autres malaises pour leur propre espèce, l'éradication radicale ne peut faire office de solution.

Conscients de l'évidence, certains « esprits éclairés » ont trouvé la parade : la stérilisation. Non pas par des graines qui restent difficilement gérables, mais par la castration. Il faudra l'efficacité d'Internet pour révéler l'insoutenable réalité qui se cache derrière le principe.

Capturés à Bruxelles, les pigeons sont transportés en région Parisienne pour être opérés puis réexpédiés. Jusque-là rien d'inquiétant. Ce sont les images, révélées par l'association Gaïa, qui font froid dans le dos.

Alignés à la chaîne, les oiseaux sont maintenus par des élastiques avant que l'on ouvre leur flanc au scalpel. Puis des engins plongent dans les entrailles pour tenter d'en extraire les organes génitaux. Il faut évidemment multiplier les tentatives avant d'en finir avec la sexualité.... Le tout sans anesthésie !!! Comment peut-on accepter de tels procédés ? Les pigeons seraient-ils insensibles à la souffrance ? Cette indifférence conduit à la culpabilité des élus qui en acceptent le protocole comme des techniciens qui le mettent en œuvre. Les milliers d'euros investis dans ces opérations barbares et inacceptables trouveraient mieux leur place dans la création de « pigeonniers contraceptifs ». Ces derniers offrent une méthode douce et efficace par l'élimination des oeufs pondus au nid. Il est des moments où, même si « le cœur ne nous en dit pas », le devoir s'impose d'ouvrir les yeux.



La stérilisation des pigeons sur la sellette à Bruxelles (cruauté)
en caméra cachée.


A 1 minute 15 : pour être opérés les pigeons sont envoyés à Paris au seing d'une société qui gère les animaux errants.
Devinez quelle est la société française en question.
Reportage sur la stérilisation des pigeons de Bruxelles


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la pétition
demandant
l'interdiction
des caissons
à vide d'air




EXPRIMEZ VOUS
sur le livre d'or

nourrisseurs
harcelés,

témoins
d'actes de cruauté
sur les pigeons

vous avez la parole




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