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moyens de contrôle de sa population
avantages et inconvénients :


Les moyens utilisés pour seulement éloigner les pigeons de ville des lieux sensibles ne font que déplacer le problème ( effaroucheurs sonores, fils électriques, pics, filets de protection, captures puis relâches en pleine campagne etc. voir ci-dessous ) . Il semble évident que seul un contrôle de leur nombre permet de résoudre les problèmes causés par ces oiseaux.



1° page : LES MOYENS BARBARES
2° page : LES NOURRISSEURS









LES MOYENS BARBARES




L'élimination physique cruelle et violente


On peut remarquer différentes méthodes :

A) - Celles utilisées par les communes, la SNCF et autres organismes publics qui consistent à faire appel à leur service d'hygiène ou à des sociétés privées comme la SACPA ou à des chasseurs :



Les captures :


On capture les pigeons pour pouvoir les tuer en cachette. Ils sont asphyxiés soit par du gaz carbonique, méthode qui fait souffrir les animaux ou soit par des caissons à vide d'air.


Les caissons à vide d'air :

Les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis une pompe puissante fait le vide (comme à 12 000-16 000 m d'altitude) en moins de 5 secondes. Les animaux meurent par les effets physiologiques de cette décompression explosive en moins de 1 minute (de 30 secondes à 1 minute) mais beaucoup d'appareils pour tuer les pigeons sont vieux, bricolés et rafistolés, alors la mort peut durer plus de 2 minutes et selon PETA :
les gaz emprisonnés dans les sinus, les oreilles moyennes, et les intestins des animaux se dilatent rapidement. Ce qui provoque un grand malaise avec une grande souffrance. Quelques animaux arrivent à survivre au premier passage dans la chambre de décompression et sont de nouveau décompressés à cause d'un dysfonctionnement de l'appareil, d'une erreur de l'opérateur ou parce que les animaux arrivent à survivre dans des poches d'air et ils sont repassés dans le dispositif douloureux une seconde fois.

Les oiseaux possèdent des cavités remplies d'air, un peu comme les poissons avec leur vessie natatoire. Quand l'oiseau, placé en conteneur étanche, subit cette décompression hyper-rapide les gaz emprisonnés dans les cavités se détendent en raison de la sous-pression extérieure....... Je vous laisse imaginer la souffrance des animaux encore conscients.
Cette méthode est classée comme moyen mécanique dans les procédés d'abattage et non comme moyen d'asphyxie ....

Le gaz carbonique :

Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit. Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.


caisson à CO 2 agrandir la photo

Comment fonctionne ce caisson :

Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.

Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer.

Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.




Les battues des chasseurs :


En zone rurale principalement, des villes chargent par arrêté municipal les chasseurs d'éliminer les pigeons biset. Les chasseurs trop contents de pouvoir tirer ce "volatile", d'une façon que seuls les "vrais hommes" savent faire. Et cela tire, tire, tire, près des habitations des fois, mais bon, qui a le pouvoir en province "non de dieu !".

Les battues :

« La chasse aux rats ».


VARSOVIE, 1943 : un officier de la SS, attablé à un bar avec quelques compagnons de guerre, s’amuse à tirer au pistolet les enfants qui Se faufilent hors du ghetto pour chercher des approvisionnements. Il adore cet exercice de tir et à chaque enfant qui tombe ses camarades s’esclaffent et lèvent leurs verres. Il pratique, selon lui « La chasse aux rats ».
Que ces enfants pourraient être les siens, ses frères, ses cousins, ne saurait lui effleurer l’esprit. La radio, les journaux, les dirigeants politiques, des sommités « scientifiques », ses copains, son peuple, tout lui enseigne que ces enfants appartiennent à une race inférieure, qu’ils sont des « untermensch », des parasites sociaux, vecteurs de maladies et de corruption, de déliquescence de la civilisation dont il faut les éliminer pour le bien de l’humanité. En tuant le « rat » il fait œuvre utile et cela est, de surcroît, si distrayant de viser, de toucher et de voir le pouvoir absolu que confère ce merveilleux pistolet.

PERIGORD, en ce printemps de l’an 2006 : la radio départementale relate que dans un petit bourg rural, des convives attablés au bar poussent des exclamations et lèvent leurs verres à chaque bon coup tiré par une quinzaine de chasseurs, venus sur ordre des autorités, éliminer cinquante pigeons infestant le village. Les clameurs de joie des badauds furent-elles que le « lieutenant de louveterie », confrèrie vénérable issue du moyen-âge, dût interrompre la battue, après quelques dizaines d’oiseaux tués. Les pigeons survivant seront exterminés dans quelques jours, à la grande satisfaction des habitants, selon le reportage journalistique. Il va de soi, que, pour nos villageois, les pigeons ne sont jamais que des « rats volant »,porteurs de maladies, de souillures, et puis ils se reproduisent ! Nul n’a expliqué aux villageois que si les arriérés n’avaient pas exterminé les autours, les faucons pèlerins, les hiboux grands-ducs, les pigeons n’auraient pas disparu, mais serait limités en nombre, de manière parfaitement naturelle .

Entre ces deux faits, distants que de soixante ans, de deux générations, il y a une profonde différence de degré. Mais l’instinct de mort, la pulsion agressive, la domination arrogante, le préjugé idiot qui les habitent siègent dans le même cerveau reptilien. La mort d’un être, ennemi déshumanisé, animal « nuisible », fauve redoutable, espèce ou race exécrables procure chez nombre d’humain une nauséabonde jubilation. Bien sûr, pour déculpabiliser tant le tueur que le badaud béat, il faut justifier l’acte, le parer d’une utilité politique ou sociale et surtout il faut l’approbation collective.

« l’humanité va disparaître, bon débarras » énonce le titre d’un livre écrit par un ami écologiste, Yves PACCALET. Combien nous partageons son indignation face aux crimes et erreurs de ce temps.
L’homo qui se qualifie de sapiens roule à l’abîme et la contemplation des agissements de tant de contemporains nous console de cet anéantissement inéluctable. Que disparaissent les chasseurs, les promoteurs, les élus stéréotypés obsédés de développement infini, les marchands de pesticides, et tous ceux qui tuent, polluent, détruisent la vie par caprice,par cupidité, par sottise !

Toutefois, par empathie, par reste de philanthropie, à moins que ce soit par faiblesse, je dirai plutôt : « l’humanité va apparaître, enfin », le jour où l’homme, par mutation comportementale, cessera d’être l’unique et absolu « nuisible », le fléau de la terre. L’homme sera humain que le jour où il n’acclamera plus la mort d’un être.
Ce jour-là, il éprouvera de la compassion et du respect pour tout ce qui vit, c’est-à-dire tout ce qui accède au principe du plaisir déplaisir. Alors, l’humanité disparaîtra-t-elle, victime de l’instinct de mort, ou émergera-t-elle de sa guérison ? L’homme, après avoir supprimé la Nature, s’abolira-t-il avec sa planète, ou devenu responsable et bienveillant saura-t-il sauver le vivant dont il n’est qu’une partie ?

Présentement, les cerveaux restent embrumés et nous vivons encore le temps sinistre de « la chasse aux rats ».

Gérard CHAROLLOIS lien



B) - Celles utilisées par les particuliers :

Toutes méthodes pour tuer est bonne : graines empoisonnées, tirs sauvages, pièges, bain d'acide etc...
La méthode favorite des particuliers semble être l'empoisonnement : il est courant en ce moment de trouver dans certains endroits des centaines de pigeons morts empoisonnés.
 



L'utilisation des rapaces apprivoisés (fauconnerie) pour effaroucher et ou tuer les pigeons.



Cette méthode ne sert à rien car si on les utilise pour effaroucher les pigeons, certes ceux-ci peuvent partir mais il faut laisser en permanence voler les faucons sinon les pigeons reviennent. Une technique donc bien plus onéreuse que toutes les autres solutions. Quant à l'utilisation des rapaces pour tuer, c'est cruel et ne semble pas sans danger parfois (voir ici le témoignage d'un propriétaire de chien attaqué par une buse Harris en écosse).

Actuellement c'est une activité qui se développe de plus en plus.

Pratiques cruelles et dangereuses


Les entreprises françaises de fauconnerie ont le vent en poupe. Elles sont devenues les chouchous des médias (voir l'émission de M6 100% MAG du 29 octobre 2008). Ce qu'il faut retenir c'est qu'en plus de leur activité d'effarouchement (corvidés, étourneaux, goélands, pigeons biset, etc.) qui est parfois accompagnée de quelques massacres pour l'exemple (l'oiseau peut rester blessé et mourir dans un coin), elles se livrent à une activité traditionnelle de dépigeonnage, c'est-à-dire, pose de cages-pièges et enlèvement des pigeons pour être tués.

Le problème c'est qu'on soupçonne fortement que les pigeons une fois capturés soient détenus en volière puis servent à l'entraînement des rapaces ou/et à les nourrir.


utilisés comme proies


Article de L'indépendant.

Les pigeons seront euthanasiés ou serviront de proies aux aigles. Les volatiles sont capturés dans deux cages disposées sur le toit de l'église Saint-Martin.

Voici trois semaines, deux cages ont été disposées sur le toit de la collégiale Saint-Martin. Elles y resteront trois mois. L'une se trouve côté ruelle, et la seconde côté presbytère. Elles ont été installées par une aiglerie de l'Ariège, sise au château de Lordat. Depuis trois semaines, ce sont environ 350 pigeons qui ont été attrapés. Des employés de l'entreprise ariégeoise viennent les récupérer au fur et à mesure. Cette opération a été mise en place suite aux plaintes des riverains du quartier, gênés par ce qu'ils appellent "l'invasion de pigeons" . La plainte n'est pas nouvelle. Mais ce sont plus particulièrement les déjections des volatiles qui horripilent les habitants. La ruelle qui longe la collégiale est régulièrement nettoyée par les employés municipaux à coups de grattages de pelles et de jets d'eau puissants. Et puis surtout, la couche de fiente salissant la toiture n'est pas très sécurisante pour les maçons qui viendront réparer les gouttières. Quand il pleut, des gouttes s'infiltrent en effet à l'intérieur de l'église, dans les bas-côtés. "Quant aux pigeons capturés", déclare un agent des services techniques de la mairie, "ils sont utilisés par l'aiglerie comme proies pour les aigles. Mais certains sont également euthanasiés" .


Pratiques révoltantes


Article du Point
Publié le 11/09/2008 N°1878
Faune : gare aux envahisseurs

« Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! »


Des faucons sur la ville


Mardi 2 septembre.

Les ministres européens des Transports visitent l'usine Alstom, à La Rochelle, ignorant qu'une chasse sanglante s'y est déroulée la nuit précédente. Quelques heures plus tôt, Tornade, Hosannah, Mordante, Java et Paulette, lâchés dans l'usine, ont fait un carnage entre les rames des TGV flambant neufs. Tornade et sa bande sont des faucons et des buses chargés de flanquer une trouille bleue aux oiseaux-ici, des pigeons-qui encombrent les espaces publics, les musées ou les sites d'entreprises privées. Leur maître, Paul Lefranc, dirige une société d'effarouchement-il en existe une dizaine en France-et est assailli de demandes d'intervention : pigeons dévastant le château d'Azay-le-Rideau, étourneaux s'appropriant par dizaines de milliers le jardin de la Bibliothèque nationale de France, corbeaux, passereaux et surtout goélands envahissant de leurs cris et de leurs déjections des jardins publics et des toits d'usine. Toute l'année, Lefranc sillonne donc la France avec ses rapaces à cran. « Nous les pesons chaque jour pour vérifier leur degré d'agressivité », dit-il. Car pour que les volatiles gênants frissonnent au point de prendre la poudre d'escampette, il ne suffit pas de faire voler leurs prédateurs comme dans un simple spectacle de fauconnerie. « Il faut qu'ils comprennent que les rapaces ne sont pas là pour rigoler », dit Paul Lefranc. Il faut, en clair, « pour l'exemple », que quelques oiseaux de la colonie soient tués ou au moins estropiés. Aucun problème pour les pigeons, dont personne ne pleure les pertes, ni pour les étourneaux, que l'on effarouche en période de chasse : la tuerie est légale. Mais la chasse au corbeau demande une autorisation préfectorale, et le goéland, protégé par la loi, pose problème. « Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! » L'an dernier, Paul Lefranc et ses faucons effarouchaient les mouettes qui avaient élu domicile sur la terrasse du restaurant du musée du Quai-Branly, à Paris. Las, Tornade, Hosannah et sa bande, trouvant le festin un peu maigre, décidèrent de piquer sur le Champ-de-Mars, contre la volonté de leur maître, et de s'offrir quelques corbeaux en dessert. Une vieille dame nourrissant paisiblement les corneilles vit l'une d'elles emportée, sous son nez, dans les serres d'une buse affamée...

 


Moyens cruels pour éloigner les pigeons


On peut en effet les ranger sous la rubrique mise à mort indirecte :


les filets de protection






On ne compte plus les pigeons morts prisonniers des filets, mettant des jours à mourir, coincés sur les toits et dans les gouttières, criant des heures durant souvent sous le regard indifférent des témoins humains. Les corps en putréfaction se balançant dans le vide sans que personne n'intervienne (les pompiers avec la grande échelle ne se déplacent pas pour retirer des pigeons vivants ou morts).







les pics


Ils sont posés sur les toitures, rebords et avancées pour empêcher le stationnement des pigeons. Nombreux sont les pigeons qui s'embrochent, se coupent et se cassent des ailes sur ces dispositifs entraînant la mort dans de cruelle souffrance.

 




L'interdiction du nourrissage


La nourriture semblant être un des facteurs limitant naturellement la population des pigeons, certains ont pensé diminuer son apport. Or, interdire à la population de nourrir les pigeons ne va rien résoudre.

En effet il ne sert à rien de verbaliser de façon agressive une personne âgée ou une personne amoureuse de ces oiseaux qui a peut être pour seul plaisir le nourrissage de ses petits protégés. Cette mesure semble plutôt dirigée contre les citoyens qui aiment la nature et les animaux. D'autre part elle ne touche pas les nourrisseurs réguliers irréductibles et est cruelle en affamant les pigeons.
Des expériences ont été réalisées sur cette méthode avec de grands moyens à Bâle.
voir ci-dessous.  


Stérilisation chirurgicale


Cette technique est une alternative moderne à l'euthanasie des pigeons, une des seules techniques jusque là pratiquées par les municipalités. Elle permet en théorie le contrôle doux du nombre d'individus occupant un territoire.
Les entreprises privées spécialistes dans cette intervention prétendent obtenir une mortalité postopératoire inférieure à 10 %, mais d'après certains cette mortalité serait bien plus importante, les pigeons une fois relâchés mourraient en grand nombre du fait du stress occasionné par cette technique. Les villes ayant choisi cette méthode : Toulouse, Cannes, Montpellier, Antibes et Villeurbanne  






Avantages et inconvénients de ces méthodes




L'élimination physique cruelle et violente

Avantages :

Aucun.

Inconvénients :

Cette méthode a le gros désavantage de ne rien résoudre. Une fois qu'une partie de la population a été éliminée, il reste plus d'espace et de nourriture pour les autres qui n'en demandent pas tant et se reproduisent donc d'autant plus rapidement. Au bout d'un certain temps, la population s'est totalement reconstituée et tout est à refaire. Certaines municipalités l'ont compris, comme Paris qui n'effectue plus de capture. Il en est de même pour certaines villes à l'étranger, comme Barcelone qui, après avoir capturé et mis à mort un nombre important de pigeons sur une dizaine d'années, s'est rendue à l'évidence que la concentration d'individus au mètre carré était restée la même (même s'il était possible d'éliminer complètement les pigeons, d'autres espèces viendraient occuper l'espace vacant, étourneaux, goélands...). Par cette méthode de l'argent est dépensé pour rien vu sont inefficacité.
Un coût de 3 à 4 euros par pigeon a été avancé.



Stérilisation chirurgicale

Avantages :

les oiseaux stérilisés occupent la niche écologique au détriment des pigeons féconds, ce qui fait baisser significativement le taux de natalité au km². Donne une bonne image de la commune mais à condition que les interlocuteurs soient peu documentés sur cette technique.

Inconvénients :

Coût élevé. Cette méthode ne reçoit pas l'agrément des associations de protection animale car faisant trop souffrir les pigeons. En plus elle n'est proposé que par un groupe de société et si son taux de mortalité est bien plus élevé que prévu se pose le problème de son efficacité réel et en corollaire de son coût définitif.
D'autre part les pigeons stérilisés au bout d'un certain temps meurent et sont vite substitués par d'autres qu'il faut encore capturer et stériliser et ce sans fin.



L'interdiction du nourrissage

Avantages :

Aucun.

Inconvénients :

Cette méthode se révèle complètement inefficace et dans certaines grandes villes comme Paris aggrave les nuisances. En effet avant que n'existent ces mesures d'interdiction les nourrisseurs réguliers ou occasionnels donnaient à manger aux pigeons un peu partout en toute liberté et les populations de pigeon étaient répartis sur le territoire de la commune sans faire de trop grandes concentrations (sauf exceptions notables).
Mais depuis que ces mesures coercitives existent, les nourrisseurs réguliers, chassés, verbalisés, prenant peur, ne donnent plus la nourriture que dans les rares endroits où ils ne sont pas vus, et ce moins de fois dans la journée. Ce qui entraîne une aggravation des concentrations de pigeons dans certains lieux, les quantités de nourriture à chaque dépose en hausse pour diminuer les risques.

Le fait d'interdire de nourrir les pigeons, de poursuivre violemment les nourrisseurs, de diaboliser les pigeons biset nuit à l'homme et à l'animal, n'empêche pas la surpopulation des pigeons, et fait mourir de faim d'une façon cruelle ces oiseaux ce qui déroge à législation sur la protection des animaux.  








EXTRAITS DE LA THESE pour le doctorat vétérinaire présentée en 1999 à l'université Paul-Sabatier de TOULOUSE
par Anna SCHNITZLER
Le pigeonnier dans la ville :
intérêt dans la maîtrise de la population des pigeons urbains
CHAPITRE 4
AUJOURD'HUI
QUELS SONT NOS MOYENS ?


Les méthodes utilisées pour limiter la population colombine existent.
Elles ont leur efficacité et l'on connaît la plupart des raisons de leur échec ou de leur réussite.
Nous allons essayer de montrer par des exemples pourquoi une seule méthode ne peut être efficace et nous verrons avec le chapitre suivant comment l'association de certains de ces moyens avec les pigeonniers peut apporter une solution.



A. LA CAPTURE

La capture est aujourd'hui une des méthodes les plus employées. Elle permet de limiter ponctuellement l'augmentation de la population de pigeons.


1. METHODES

La capture peut s'effectuer à l'aide de filets.

Les pigeons sont tout d'abord attirés par des distributions régulières de graines pendant quelques jours. Puis une fois leur méfiance endormie, on utilise un lance-filet qui permet de capturer jusqu'à 400 pigeons d'un coup (en moyenne plus de 50). Cette méthode n'est réalisable qu'à des endroits où la place est suffisante pour lancer les filets.

Dans les lieux plus exigus, on peut utiliser des cages-pièges dans lesquelles on met des graines, de l'eau et un pigeon qui sert d'appeau. Les pigeons peuvent rentrer mais ne peuvent plus sortir. La cage est alors régulièrement vidée.

Ce travail est généralement effectué par une société spécialisée. En France c'est le Service d'Assistance et de Contrôle du Peuplement Animal (SACPA) qui assure cette tâche.

Certaines villes ont acquis un lance filet, des cages-pièges ainsi que des caissons à euthanasie. Ce sont alors les employés municipaux qui se chargent du travail.


2. DEVENIR DES PIGEONS

Les pigeons capturés étaient autrefois transportés dans des campagnes plus lointaines et relâchés. D'autre étaient utilisés à des fins de repeuplement d'élevage ou pour le commerce.

Cependant, pour des raisons sanitaires essentiellement, cette méthode fut interdite car le risque de dissémination de maladies et de contagion de pigeons domestiques était trop importante.
D'autre part certains pigeons arrivaient à retourner dans les villes d'où ils venaient.

Aujourd'hui, les pigeons sont euthanasiés soit avec du CO2, soit avec des injections intrapéritonéales de barbituriques (cas de la Suisse); ce sont des méthodes agréées par les services vétérinaires. Il est aussi utilisé des caissons dans lesquels on fait le vide d'air, la mort de ces animaux est alors probablement encore plus douloureuse. Ce n'est pas parce que les pigeons sont trop nombreux que l'on peut se permettre de les maltraiter ou de les faire souffrir et le public ou les associations de protection des oiseaux s'en émeuvent.


3. RESULTATS

a - généralités

Sur 54 villes ayant répondu au questionnaire envoyé par la ville de Villeurbanne et ayant pou objet la connaissance des moyens de lutte contre la prolifération des pigeons en milieu urbain utilisés en France, 35 villes utilisent la capture uniquement.

Sur ces 35 villes :
  • 8 ont observé une diminution de leur population
  • 16 une stabilisation
  • 11 n'ont pas répondu
Le nombre de plaintes :
  • a diminué pour 10 de ces villes
  • est resté stable pour 9 villes
  • 14 n'ont pas répondu
b - Exemple de la ville de Grenoble

La ville de Grenoble a réalisé une étude plus approfondie sur ce sujet. Le nombre de pigeons dans cette ville est évalué à environ 8 000;
Des captures sont réalisées depuis 1976, trois fois par an par une société privée à l'aide de canons lance-filets. Les oiseaux sont ensuite euthanasiés. Entre 1976 et 1992 c'est 63 620 pigeons qui furent éliminés. Le nombre de captures par an varie de 1 971 en 1986 à 4 871 en 1992.

c - Exemple de la ville de Lausanne

La ville de Lausanne possède aujourd'hui une population d'environ 3 000 pigeons et désire la faire diminuer ou du moins la stabiliser.
Les animaux sont capturés à l'intérieur des locaux qu'ils occupent ou bien dehors à l'aide de cages-trappes. Les pigeons sont ensuite euthanasiés grâce à une injection intrapéritonéale de barbiturique en conformité avec les exigences de la protection animale.
De 1983 à 1988, 2 000 pigeons par an ont été éliminés et 2 500 en 1990. Cette méthode a l'avantage d'être discrète et donc de moins choquer les âmes sensibles. En 1996, 5 cages-trappes sont en service tous les jours. Il y a environ 2500 à 2700 pigeons capturés dans l'année.

Il a été mis en évidence que le piégeage varie beaucoup d'un endroit à l'autre ainsi qu'au cours du temps. En effet, le nombre de pigeons capturés est toujours beaucoup plus important si les cages sont placées près des endroits de nourrissage. Par contre, il y a beaucoup moins de captures près des endroits où ils dorment.

d - Exemple de la ville de Bâle

Une autre étude réalisée sur le problème de surpopulation de la ville de Bâle montre que de 1961 à 1985, environ 100 000 pigeons furent euthanasiés pour une ville contenant approximativement 20 000 pigeons aujourd'hui. Ces mesures n'ont pas permis de diminuer de façon intéressante la population de pigeons.

e - Etude critique

A Grenoble, l'étude statistique a montré que le nombre de pigeons capturés est resté stable. De même, le nombre de plaintes contre les pigeons n'a pas bougé pendant ces 17 années. La ville de Grenoble a remarqué que c'était souvent les mêmes personnes qui se plaignaient alors que des opérations de capture étaient régulièrement réalisées dans leur quartier. Donc, en ce qui concerne les nuisances ressenties par la population, cette méthode ne semble pas la plus satisfaisante.

Pour ce qui est de la réduction de la population, il est difficile de savoir si cette méthode a été efficace car le comptage des pigeons est difficile mais les résultats paraissent peu probants. En effet, la population ne semble pas avoir significativement diminué. Elle reste à peu près stable. Les résultats sont identiques à Bâle et a Lausanne. C'est pourquoi la ville de Lausanne a décidé de développer ses pigeonniers ainsi que la contraception.

A Bâle, certaines colonies furent décimées à 80 % par les captures et les tirs à la carabine. Après quelques semaines seulement, les colonies retrouvaient leur taille initiale voire encore plus importante. De nombreuses autres études vont aussi dans ce sens.

Ces captures ne résolvent donc le problème de surpopulation que de façon très ponctuelle car il faut bien comprendre que tuer les pigeons revient à :
  • tuer les jeunes pigeons qui de toute façon seraient morts pendant leur première année de vie faute de nourriture. En effet, dans les conditions optimales, un couple d'adulte peut procréer 12 jeunes par an. La mortalité plutôt faible des adultes (11%) entraîne une difficile compétition pour la nourriture entre les jeunes et les adultes.
  • éliminer les adultes et donc permettre à des jeunes de vivre alors qu'ils n'auraient pas survécu en temps normal (90% de mortalité durant la première année de vie; la cause principale étant le manque de nourriture).
En fait, le nombre de captures est bien plus faible l'hiver alors que çà permettrait de prendre plus d'adultes reproducteurs et moins de jeunes. Ce choix peu judicieux peut être une des causes d'échec de cette méthode.


On peut dire que la capture n'est pas une solution à long terme pour diminuer la population de pigeons. Pour obtenir des résultats, il faut capturer 30 % au minimum de la population totale. Des captures ponctuelles ou régulières peuvent dans certains cas aider à stabiliser le nombre de pigeons mais :
  • Il peut y avoir émigration d'oiseaux venant des villes avoisinantes qui n'utilisent pas de programme de contrôle.
  • Les populations restantes vont pouvoir se reproduire plus facilement et les jeunes arriver à l'âge adulte car la quantité de nourriture disponible pour eux sera plus importante.
  • La mortalité naturelle de ces populations dépendant de la densité, va pouvoir être réduite et le nombre d'oiseaux restera finalement stable.


Dans tous les cas, il ne faut pas oublier la grande capacité de ces oiseaux à renouveler leur population.

La capture est donc une technique qui doit être utilisée en dernier recours (c'est d'ailleurs, souvent le cas) ou dans des conditions très particulières que nous verrons plus tard. Avec la venue de nouvelles méthodes comme la graine contraceptive à l'azacholestérol et le pigeonnier, on peut espérer ne plus avoir à l'employer.



4. LE COÛT

Les dépenses faites par les villes pour les captures de pigeons sont assez importantes.

  • Par exemple, Grenoble dépensait en moyenne 130 000 à 150 000 francs par an pour les captures suivies d'euthanasie.
  • Bordeaux capture 8 000 pigeons par an avec la SACPA sur une durée de 50 heures par mois soit 600 heures par an. Le prix d'un capteur étant de 284 francs hors taxes par heure, le coût sur une année revient à 170 400 francs HT.
  • Metz, qui s'est dotée d'un lance-filet et d'un caisson à vide d'air, a dépensé pour ce matériel environ 120 000 francs et capture 800 pigeons par an. Il faut ajouter à ce coût les salaires des 3 agents du service d'hygiène et de la santé qui assurent alternativement les taches quotidiennes de capture.
  • Clermont-ferrand dépense pour 2 captures annuelles, soit 1 200 pigeons, 25 000 francs pour la SACPA, somme à laquelle il faut ajouter les interventions de repérage de l'agent de désinfection. L'agent de salubrité précise bien que ces captures permettent de stabiliser le nombre de pigeons mais ne peuvent pas en faire diminuer la quantité de façon significative.
  • Le Havre utilisait la capture aujourd'hui abandonnée. En 1984, les campagnes de capture étaient réalisées toute l'année. Un agent fut employé à plein temps. Son salaire et divers frais revenaient à 126 589 francs par an.
  • Caen a dépensé en 1994 11 200 francs pour la capture de 548 pigeons.
  • Toulouse dépense 98 100 francs pour 14 jours de capture soit environ 200 000 francs depuis 2 ans.
Tous ces chiffres permettent de voir que les villes dépensent chaque année des sommes importantes pour se débarrasser des pigeons. Le résultat obtenu est la plupart du temps une stabilisation de la population et non une réelle diminution.

Le coût de la capture et de l'euthanasie d'un pigeon revient à 20-25 francs et il faut en plus renouveler ces opérations chaque année.

L'argent n'est donc apparemment pas un frein pour toutes ces villes qui sont prêtes à dépenser des sommes relativement importantes pour régler le problème de la surpopulation colombine du mieux possible.



C. L'INTERDICTION DU NOURRISSAGE



1. LE COMPORTEMENT DES PIGEONS EN VILLE

Le pigeon urbain descend des pigeons domestiques alors sélectionnés par l'homme pour leur faible instinct de territorialité permettant ainsi de rassembler de nombreux oiseaux dans un même pigeonnier. Cette perte d'agressivité est à l'origine des densités élevées et peu naturelles que l'on retrouve en ville.

D'autre part, ces pigeons n'ont pas de prédateurs en ville et ne sont plus obligés de faire de dangereuses expéditions dans les campagnes pour se nourrir.

Les endroits pour nicher sont extrêmement nombreux et la quantité de nourriture stable tout au long de l'année ne permet plus de retrouver la baisse naturelle du nombre d'individus en hiver. Les adultes peuvent ainsi élever des jeunes tout au long de l'année.

Le seul facteur limitant la population est donc la nourriture. Aujourd'hui, les pigeons cherchent leur nourriture dans les marchés, la rue, les jardins ... Ils sont devenus dépendants des êtres humains qui les nourrissent.

a - Dans le centre ville

Les pigeons ont développé des stratégies pour mendier de la nourriture. Ils peuvent attendre pendant des heures d'être nourris sur une place. Ils se mettent dans des endroits larges, calmes pour leur permettre de voir arriver un danger éventuel.

Sur les places où l'on trouve beaucoup de monde, ils attendent plutôt sur les toits, les lampes pour surveiller un éventuel apport de nourriture. Ce sont des oiseaux qui reconnaissent très bien leurs nourrisseurs habituels, les bruits de sacs plastiques...

Lorsque des pigeons repèrent quelqu'un en train de manger ou susceptible de leur donner de la nourriture, ils s'approchent de lui puis repartent en arrière, font demi-tour, reviennent, s'approchent de plus en plus, essayent de rentrer en contact avec les yeux de la personne, puis repartent en arrière pour recommencer maintes et maintes fois la même cérémonie.

b - A la périphérie des villes

Leur comportement est différent. Ils viennent manger s'ils voient quelqu'un leur distribuer de la nourriture mais sans quémander car la plupart du temps ils peuvent s'approvisionner ailleurs.


2. LES NOURRISSEURS

On retrouve deux catégories de personnes :
  • Les nourrisseurs réguliers qui, plusieurs fois par semaine voire tous les jours, distribuent de la nourriture dans des endroits précis. Ce sont souvent des personnes âgées ou seules.
  • Les nourrisseurs occasionnels qui, voyant les pigeons mendier vont s'amuser à leur donner à manger. Ce sont aussi des touristes, des parents avec leurs enfants ou des personnes mangeant leur déjeuner dans un parc.

3. LE PROBLÈME DU NOURRISSAGE

La nourriture étant le seul facteur limitant naturellement la population de pigeons, il faudrait diminuer son apport. Or, interdire à la population de nourrir les pigeons ne va rien résoudre.

A Bâle, a été mise en œuvre une campagne visant à expliquer aux citoyens que nourrir les pigeons n'était pas une solution, mais entraînait une augmentation de la population : plus de pigeons voulant dire densité plus importante de pigeons en mauvais état, malades et vivant dans de mauvaises conditions.

Une étude réalisée sur plusieurs colonies montre que plus la densité de pigeons augmente, plus la mortalité des œufs est importante. Ces œufs sont soit écrasés par les pigeons eux-mêmes lors de conflits territoriaux, soit leur coquille est trop fine, les femelles s'épuisant à faire 10 à 12 œufs par an, soit ils sont contaminés par des bactéries...

De même, plus la densité est importante, plus la mortalité des jeunes est élevée. Les jeunes sont la plupart du temps porteurs de parasites d'ailleurs beaucoup moins nombreux voire absents lors de faible densité. Le stress, le manque de nourriture ou les maladies sont à l'origine de la mort de ces jeunes vivant en milieu surpeuplé.

Les parents sont dans ces conditions incapables d'élever leur progéniture correctement. Ils compensent les pertes importantes par un nombre élevé d'œufs pondus dans l'année. On peut donc comprendre comment cette surpopulation entraîne une bien mauvaise qualité de vie pour ces pigeons urbains.


L'exemple de la ville de Bâle
a - Première expérience

A Bâle se développa dons à partir de 1988 une campagne d'information visant à limiter le nourrissage des pigeons. Ce projet réunissait l'université, le département sanitaire et la société protectrice des animaux de Bâle. Le but était de trouver une solution durable et écologiquement acceptable.

Des affiches furent posées et distribuées en ville. Leur slogan était : "nourrir les pigeons est un acte de cruauté envers ces animaux".

Dans un petit livret étaient expliqués les effets néfastes du nourrissage. Des photos de pigeonneaux infectés par des maladies et des parasites étaient montrées, situation amenée paradoxalement par trop de nourriture. La relation entre nourrissage, densité de population et mauvaises conditions de vie de ces animaux était mise en évidence. Cette campagne fut soutenue par des spots d'information à la télévision, à la radio et dans les journaux.

De nombreuses captures furent effectuées pour adapter le nombre de pigeons à cette quantité plus faible de nourriture car les laisser mourir de faim n'était pas le but recherché. Ainsi, à l'argument de "livrer ces animaux à une mort par faim", la réponse était "l'élimination des oiseaux affamés".

Pour montrer que la ville s'occupait aussi du bien-être de ces animaux, de 1988 à 1991 furent aménagés dans des combles d'église, d'école ou d'université, 9 pigeonniers. Le but était d'obtenir une population restreinte de pigeons sains. Les pigeonniers étaient régulièrement nettoyés par les personnes de maintenance. Ces pigeons recevaient grit, compléments vitaminés et minéraux mais n'étaient pas nourris. Les œufs étaient éliminés pour contrôler les naissances. Ainsi en 1993 1392 œufs furent enlevés.

Le déroulement de cette action fut contrôlé de 3 façons. Toutes les 3 semaines les pigeons de 13 colonies représentatives étaient comptés. Les changements étaient notés et analysés. Le second contrôle était socio-culturel et avait comme but de juger le changement d'attitude de la population. Pour cela, les articles de presse, le courrier des lecteurs, les appels et les lettres étaient analysés. Il s'avéra que dans un premier temps, le message sembla ne pas être suffisamment compris.

b - seconde expérience

Le premier slogan donnant la fausse impression que nourrir les pigeons était interdit, une deuxième approche fut faite en 1990 avec d'autres affiches qui disaient : "Protéger les animaux veut dire : ne pas nourrir les pigeons ! Une action de la société protectrice des animaux de Bâle".

Le pigeon jouant un rôle important dans la vie de certains nourrisseurs, la ville décida d'offrir à ces personnes une alternative visant à éviter ces distributions de nourriture désordonnées et incontrôlables. Ainsi, autour des pigeonniers furent créés des espaces de rencontre Homme/pigeon (3 en tout) où il était permis de nourrir les pigeons. Malheureusement ces endroits furent quelquefois endommagés.

Les résultats sont à l'heure actuelle très intéressants puisque les comptages des différents groupes de pigeons qui furent faits régulièrement, même jour, même heure et durant lesquels étaient pris en compte le comportement et l'état de santé de ces pigeons montrèrent qu'en 50 mois la taille des 13 colonies diminua, passant de 1500 pigeons à 700. Si on extrapole aux 20 000 pigeons de Bâle, on peut penser que la population est maintenant de 10 000 oiseaux.

De plus, le service des espaces verts de la ville de Bâle a constaté une diminution de 50 % des dégâts causés par les pigeons. En ce qui concerne la population, on a pu constater que cette fois le message était passé.

Cette baisse démontre bien que la nourriture distribuée par les citoyens est un des facteurs à l'origine d'une population trop importante.

En effet, la limitation de la quantité de nourriture eut plusieurs répercussions :
  • Les individus morts n'étaient pas remplacés par des jeunes à cause de la forte compétitivité pour la nourriture.
  • La diminution de la quantité de nourriture entraîna un nombre plus faible de jeunes élevés.

4. LES LIMITES DE LA MÉTHODE

Certaines personnes ne furent pas touchées par cette campagne :
  • Les étrangers qui la plupart du temps ne parlent pas la langue du pays qu'ils visitent.
  • Quelques nourrisseurs réguliers irréductibles.
Restreindre le nourrissage est une méthode intéressante pour limiter la population de nos pigeons urbains.

Elle doit, pour être efficace, être associée à d'autres méthodes telles que des captures ponctuelles et/ou la mise en place de pigeonniers. Mais il faut bien comprendre que ce n'est pas l'interdiction de nourrir ces oiseaux qui va faire évoluer la situation mais l'information et l'éducation des citoyens, ceci avec l'aide des associations de protection des animaux.

En effet, il ne sert probablement à rien de verbaliser une personne âgée qui a pour seul plaisir le nourrissage de ses petits protégés, mais par contre, créer des lieux de rencontre homme/pigeons permettant un nourrissage restreint et contrôlable de ces oiseaux peut s'avérer un moyen intéressant. Le but est bien d'avoir une petite population équilibrée de pigeons en bonne santé.


D. PROTECTION DES MONUMENTS ET BATIMENTS

Différents moyens ont été mis en œuvre :
  • Produits répulsifs touchant l'odorat des pigeons type huile fétide "Sodex", "Roost no more". Leur efficacité est discutable et il faut les remplacer tout les 2-3 ans les pigeons s'y habituant.


  • Gel répulsif translucide type "Picoplast" : il déstabilise le pigeon qui ne peut se poser sur une surface molle. Ce gel est protégé par une laque ou un vernis. Sa durée de vie est d'environ 5 ans. Ce gel est en fait très adhérent et peut blesser les pigeons ou emprisonner de petits oiseaux dont la mort s'avère alors très lente. Cette méthode est dénoncée par les associations de protection des oiseaux.


  • Le système "Prédator" utilisé par la ville de Paris donna quelques bons résultats : fait d'épouventails à suspendre près des lieux à protéger. Ce sont des ballons tournants plus ou moins vite selon la force du vent sur lesquels sont peints des ronds ressemblant à des yeux. Cependant, leur couleur doit être changée toutes les 3 semaines les pigeons s'y accoutumant. De plus ils sont peu esthétiques.


  • Dans les cours d'immeubles des filets en polyéthylène peuvent être installés pour empêcher les pigeons de pénétrer. Leurs mailles de 5 cm coiffent le sommet de la cour.


  • Des grilles de protection peuvent être installées sur les lucarnes, dans les recoins propices aux nidifications, dans les greniers, les combles...


  • Les pyramides type "Vilsen" : on juxtapose sur les endroits à protéger des petites pyramides en polystyrène transparent qui empêchent les pigeons de se poser et les effraient. Mais, ces matériaux vieillissent mal et se révèlent à la longue inefficaces.


  • Les tiges type "Plastipic" : ce sont de fins pics en plastique de 8 cm de haut qui empêchent les pigeons de se poser.


  • Les tiges métalliques type "Dépigeonnal" : ce sont des pics métalliques de 10 à 15 cm de haut supportés par des bandes en matière plastique que l'on colle avec du silicone sur les rebords à protéger. A l'origine, ces tiges étaient verticales. Aujourd'hui, on trouve de plus en plus de tiges inclinées qui peuvent blesser les pigeons et sont donc très critiquées des associations de protection des oiseaux.


  • Des fils tendus en inox électrifiés ou non sont posés sur les surfaces à protéger. Ils sont discrets et solides. C'est utilisé sur certains monuments de Paris.


  • Les ultra-sons ont été essayés. Apparemment, les pigeons s'y accoutument rapidement.


  • Un moyen récent a été mis sur le marché : l'électrorépulsion. Elle consiste à créer un champ électromagnétique perturbateur qui maintient les pigeons éloignés. Ce procédé semble séduisant puisqu'il est discret, apparemment efficace et non cruel. Il se compose de trois éléments : des tiges regroupées sous forme de barrettes, des fils de jonction et un boîtier électronique. Le boîtier alimente les barrettes et les fils de jonction assurent la liaison entre ces dernières. Sa mise en tension génère un champ électromagnétique de 1,6 (10 puissance -7) Teslas aux abords des tiges dont l'effet perturbateur fait fuir les pigeons.
    On manque encore un peu de recul sur ce procédé mais les essais déjà effectués semblent très prometteurs. La ville de Paris en installe aujourd'hui sur certains de ses monuments.
De nombreuses villes utilisent certains de ces procédés pour protéger leur monuments. En fait, s'il n'existe pas encore de méthode parfaite, l'essentiel est de :
  • Ne pas défigurer les monuments.
  • Ne pas blesser les oiseaux ni les tuer (pigeons ou autres).
  • Avoir un coût abordable.
  • Etre faciles à mettre en place.
  • Résister longtemps.
  • Ne pas provoquer une accoutumance trop rapide.
On l'a vu, peu de produits répondent aujourd'hui à tous ces critères mais les villes choisissent selon leurs besoins le ou les moyens les plus adaptés.



suite : Les nourrisseurs





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