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courriers envoyés et actions
aux 2 ° ET 3 ° trimestre 2010








Troisième trimestre 2010

Actions septembre 2010

Lettre envoyée par courriel en pdf.

CAUSSADE

Le 23/09/2010
VILLE DE CAUSSADE
place du Général de Gaulle
BP 19 - 82303 Caussade


COPIE : Curé Abbé Daniel Séguy
Presbytère - 1 place Victor Fournier 82300 CAUSSADE

Monsieur le maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire car nous avons appris que vous avez attribué en 2010 à Rentokil le marché de capture/euthanasie des pigeons marrons de votre ville. À cet effet quatre cages ont été installées en haut du clocher de l'église et une cinquantaine de pigeons y sont capturés par semaine.

Les entreprises de dépigeonnage mentent évidemment quand elles déclarent que les oiseaux euthanasiés par elles dans des caissons remplis de CO2 ne souffrent pas et meurent en quelques secondes. La mort par gazage est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire (voir le cadre ci-dessous). Les campagnes de captures suivies de l'euthanasie des pigeons ne servent à rien selon le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture qui assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Nous regrettons que cette tuerie se déroule comme d'habitude dans un édifice religieux avec la complicité de l'église catholique qui devrait au moins protester contre cette profanation (les pigeons blancs surnommés colombes et les bleus communs sont un symbole sacré dans cette religion, comme dans beaucoup d'autres).

Veuillez agréer, Monsieur le maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


GAZ CARBONIQUE



Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit. Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.

Voir ici http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#gaz
et ici http://cousin.pascal1.free.fr/gaz.html
voir également le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant : « MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf

Le gazage une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.

Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ?

modèle type remplissage

(les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis celui-ci est rempli de gaz carbonique) :
Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.
Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer. Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

modèle type puits

(le gaz carbonique est plus lourd que l'air, on remplit un caisson une seule fois de gaz CO2 qui reste au fond, et on y descend des cages remplies de pigeons. Avec un seul remplissage on tue ainsi beaucoup d'oiseaux). c'est le système utilisé par la SACPA (et aussi certainement par Sud Capture) : Témoignage d'un vétérinaire ayant assisté à l'abattage :
Elle utilise un système à CO2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Au début, le CO2 est bien concentré, on met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand on sort le panier pour en mettre un autre de 40, on fait sortir du CO2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 m 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.
 


MARSEILLE

Le 22/09/2010
VILLE DE MARSEILLE
Direction Générale de la Prévention et de la Protection
23 rue François SIMON
13003 MARSEILLE


Monsieur le maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire car nous avons appris que vous aviez attribué en 2009 à la SACPA le marché de capture/euthanasie des pigeons marrons de la ville de Marseille. Début 2010 un nouvel appel d'offre a été publié toujours pour capturer les mêmes pigeons.

Les entreprises de dépigeonnage mentent évidemment quand elles déclarent que les oiseaux euthanasiés par elles dans des caissons remplis de CO2 ne souffrent pas et meurent en quelques secondes. La mort par gazage est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire (voir le cadre ci-dessous). Les campagnes de captures suivies de l'euthanasie des pigeons ne servent à rien selon le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture qui assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Veuillez agréer, Monsieur le maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


TÉMOIGNAGE sur la SACPA
Du Docteur vétérinaire Philippe Bergès d'octobre 2007



J'ai rencontré un certain Toricella, responsable de la boite sur tout le nord de la France. Je suis allé chez lui, plus exactement aux locaux de la boite dans le 77 : un pavillon complètement paumé sans aucune signalétique extérieure. Il utilise un système à co2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Il a flingué devant moi 120 pigeons ! Au début, le co2 est bien concentré, il met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand il sort le panier pour en mettre un autre de 40, il fait sortir du co2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 minute 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident, mais ça on le savait déjà, que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qui il y a de pire. La Sacpa est très fière de tout cela, elle se vante de son éthique et croit jouer à fond la collaboration avec les associations.
GAZ CARBONIQUE



Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit. Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.

Voir ici http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#gaz
et ici http://cousin.pascal1.free.fr/gaz.html
voir également le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant : « MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf

Le gazage une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.

Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ?

modèle type remplissage

(les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis celui-ci est rempli de gaz carbonique) :
Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.
Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer. Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

modèle type puits

(le gaz carbonique est plus lourd que l'air, on remplit un caisson une seule fois de gaz CO2 qui reste au fond, et on y descend des cages remplies de pigeons. Avec un seul remplissage on tue ainsi beaucoup d'oiseaux). c'est le système utilisé par la SACPA (et aussi certainement par Sud Capture) : Témoignage d'un vétérinaire ayant assisté à l'abattage :
Elle utilise un système à CO2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Au début, le CO2 est bien concentré, on met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand on sort le panier pour en mettre un autre de 40, on fait sortir du CO2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 m 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.
 


METZ

Le 21/09/2010
Ville de Metz
Hôtel de Ville - 1, place d'Armes
B.P. 21025 - 57036 Metz cedex 1


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. Nous reprenons en fait le dossier « pigeons et la ville de Metz » de l'association Stéphane Lamart, association de protection animale, qui avait écrit à votre prédécesseur monsieur Jean-Marie Rausch. Le service municipal d'hygiène et de santé avait alors répondu (le 16/05/2007). Nous notons dans cette lettre ancienne qu'à l'époque la position du service hygiène était d'euthanasier les pigeons surnuméraires par caisson à vide et de considérer ces oiseaux comme nuisibles car « vecteurs de nombreuses maladies telles que la chlamydiose, la salmonellose, la cryptococcose, la maladie de Newcastle, grippe aviaire ... »
Nous voudrions en fait connaître la politique actuelle de la nouvelle équipe.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

La méthode d'abattage par caisson à vide est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète. Ce texte étant un règlement est donc applicable immédiatement en France sans transposition par une loi interne.( http://cousin.pascal1.free.fr/protection.html#reglement ).
Le caisson à vide sera donc interdit et la Commission Européenne s'est basée sur une publication scientifique mise sur notre site internet depuis maintenant cinq ans. « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare « Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. » soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures. Que dire de plus. Ce document original a convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France). Nous vous demandons solennellement d'arrêter ce procédé à Metz et de détruire sur le champ vos appareils à torture.

Vous en souhaitant une bonne réception,
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président Pascal Cousin



LA REPONSE DE 2007
en PDF, cliquez pour voir

 


PARIS

Le 19/09/2010
VILLE DE PARIS
Hôtel de Ville de Paris
Place de l'Hôtel de Ville
75196 Paris cedex 04


COPIE : EPCC 104 Cent Quatre - 104, rue d'aubervilliers 75019 Paris


Monsieur le Maire, Monsieur le Directeur du Cent Quatre,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que l'EPCC 104 Cent Quatre a fait capturer les pigeons stationnant sur ses bâtiments par France Effarouchement (E. G. E. F. Entreprise Génerale d'Effarouchement et Fauconnerie 483 669 560 R.C.S. Tours - Moulin de Breviande 37460 Beaumont Village). Nous l'avons appris en consultant son site internet (voir ci-dessous une capture d'écran).

Cette société est certainement le depigeonneur ayant les méthodes les plus cruelles et inacceptables. Si il y avait une justice ou si l'esprit des lois devait être respecté son directeur devrait être cité en correctionnel. Mais jugez par vous même en consultant cette page internet consacrée à cette société et à ses méthodes : http://cousin.pascal1.free.fr/m6.html. Dans un article du Point Publié le 11/09/2008 n°1878 faune : gare aux envahisseurs, il était écrit : « Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! ». Cette société pose des cages-pièges sur les toits pour capturer les pigeons. Ceux-ci sont ensuite transportés dans ses locaux dans les environs de Tours. Une partie est gazée et l'autre sert d'escape (en fauconnerie une escape est un animal, oiseau ou petit mammifère, affaiblit artificiellement qui servira de proie pour l'entraînement de l'oiseau) donc de nourriture pour les rapaces. Inutile de vous précisez que dans ce cas particulier c'est illégal et est un acte de cruauté sur animal en captivité puni par la loi. Voir à ce sujet la question parlementaire n° 71885 du 30/03/2010 : Toutefois, les articles R. 521-1 ou R. 654-1 du code pénal réprimant respectivement les actes de cruauté, les sévices graves ou les mauvais traitements envers les animaux s'appliquent à toutes les espèces animales. En tout état de cause, les exigences relatives à la protection animale sont toujours rappelées aux sociétés désirant mettre au point ou commercialiser des appareils d'euthanasie des pigeons ainsi qu'aux sociétés pratiquant leur capture et leur euthanasie.

En conséquence nous protestons plus que vivement et transmettons cette affaire au service juridique de l'association Stéphane Lamart. Le gouvernement avait promis à la demande justement de l'association Stéphane Lamart de publier un décret encadrant (et pour cause) les activités de dépigeonnage. Mais il ne semble pas pressé et en attendant les dépigeonneurs se déchaînent et font n'importe quoi.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Monsieur le Directeur, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin



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DIJON

Le 17/09/2010
Ville de Dijon
Pôle solidarité -santé – CCAS Direction santé - hygiène
Françoise Ténenbaum Adjointe déléguée à la solidarité et à la santé

Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne
BP 1510 - 21033 DIJON CEDEX


Monsieur le Sénateur-Maire, Madame,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons bien reçu votre lettre du 7 septembre envoyée pour répondre à notre courrier du 14 août et nous vous en remercions. Mais ce courrier nous laisse quelque peu perplexes. Avez-vous lu notre documentation technique sur la décompression explosive ou caisson à vide surtout le document « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare « Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. » soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures. Que dire de plus. Ce document original a en tout cas convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France). Nous vous demandons solennellement d'arrêter ce procédé à Dijon et de détruire sur le champ vos appareils à torture.

Le reste de votre courrier est affligeant en particulier votre sermon sur les maladies alors que vous ne citez aucune source scientifique contrairement à nous. Les autorités disent, écrivent partout que les pigeons nous transmettent des maladies alors qu'il n'existe aucune certitude scientifique à cette affirmation. Pour en avoir le cœur net nous avons consulté le comité scientifique Pro Anima, apolitique, indépendant, rassemblant des personnalités bénévoles actives du monde de la médecine, de l'enseignement et de la recherche. D'après les chercheurs contactés, il n'existe pas de publication scientifique internationale sur le sujet le prouvant. D'autre part des vétérinaires déclarent qu'il n'y a aucun danger. Or les éleveurs ne tombent pas raide-mort à leur contact que nous sachions. En France au XVIIe siècle il y avait 42000 pigeonniers et l'étude des documents de l'époque ne révèle pas d'épidémies dues aux pigeons. Au moyen orient les pigeons voyageurs ont été utilisés bien avant l'ère chrétienne sans qu'il ait été rapporté qu'ils rendaient malades les colombophiles. On a même la preuve que les pigeons étaient commensaux de l'homme il y a 10000 ans et il ne semble pas que le développement de la race humaine en ait été affecté. Bref une histoire à dormir debout, un conte pour enfant. Arrêtez donc de nous prendre pour des imbéciles!

Des méthodes alternatives durables, efficaces et peu onéreuses peuvent être mises en place car le pigeon est bien connu par les colombophiles (des millénaires d'expérience). Et sur le long terme coûtent moins cher que vos explosions par caisson. Car vous êtes condamnés à tuer les oiseaux perpétuellement, pour rien, puisque les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément. Bref c'est encore le contribuable qui paye ces captures débiles et monstrueuses.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur-Maire, Madame, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin





ACTION


Lettre en à envoyer à titre de protestation aux élus de la ville de Dijon.


Destinataires à copier/coller
f.rebsamen@senat.fr; amillot@ville-dijon.fr; cpopard@ville-dijon.fr; gmaglica@ville-dijon.fr; ftenenbaum@ville-dijon.fr; fdeseille@ville-dijon.fr; jpmasson@ville-dijon.fr; adillenseger@ville-dijon.fr; dmartin@ville-dijon.fr; cdurnerin@ville-dijon.fr; agervais@ville-dijon.fr; lgrandguillaume@ville-dijon.fr; nmetge@ville-dijon.fr; gdupire@ville-dijon.fr; erevel-lefevre@ville-dijon.fr; yberteloot@ville-dijon.fr; lcavena@ville-dijon.fr; jmekhantar@ville-dijon.fr; ebiot@ville-dijon.fr; c2martin@ville-dijon.fr; nkoenders@ville-dijon.fr; ppribetich@ville-dijon.fr; redaction@lebienpublic.fr;


Texte (vous pouvez en faire un vous-même bien entendu) proposé :

Nom :
Prénom :
ville :
Pays :


Monsieur le Maire,
Je viens d'apprendre que dans votre commune les pigeons étaient capturés régulièrement pour être tués. Voulant en savoir plus sur ce genre de pratiques honteuses j'ai consulté internet et ce que j'y ai lu m'a complètement retourné.

RÉSUMÉ DE MA COLLECTE D'INFORMATION SUR INTERNET

La méthode d'abattage que vos services utilisent est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète.
Avez-vous lu cette documentation technique sur la décompression explosive ou caisson à vide :
http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#caisson surtout le document « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare :
« Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. »
soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures.
Ce document original a convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France).
Je vous demande d'arrêter ce procédé à Dijon.

Le nombre de pigeons d'une commune ne peut croître à l'infini, en effet, passé un certain seuil, dépendant de l'abondance de la nourriture disponible et de la capacité des lieux de nidification, leur nombre n'augmente plus même si l'homme n'intervient pas et que ce nombre ne peut être très élevé. D'autre part si des animaux sont abondants dans un lieu donné il faut en chercher la raison dans l'écosystème et tuer une espèce sans intervenir sur le milieu ne servira finalement qu'à ce qu'une autre prenne la place (corneilles à la place des pigeons ou goélands, mouettes, etc.).
Il existe maintenant un consensus chez les spécialistes de la question aussi bien aux U.S.A., en Grande-Bretagne, en Australie, qu'en Europe, sur le fait que tuer massivement et régulièrement les pigeons biset marrons ne sert à rien. Les pigeons occupent pratiquement toute la planète et sont capables de franchir des distances importantes. Une fois qu'une partie de la population a été éliminée, il reste plus d'espace et de nourriture. Cette éradication fera un vide qui va attirer toutes sortes d'espèces opportunistes dont beaucoup de pigeons qui se reproduiront rapidement.

Vous écrivez partout que les pigeons nous transmettent des maladies alors qu'il n'existe aucune certitude scientifique à cette affirmation. Pour en avoir le cœur net j'ai consulté le comité scientifique Pro Anima, apolitique, indépendant, rassemblant des personnalités bénévoles actives du monde de la médecine, de l'enseignement et de la recherche. D'après les chercheurs contactés, il n'existe pas de publication scientifique internationale sur le sujet le prouvant. D'autre part des vétérinaires déclarent qu'il n'y a aucun danger.
Or les éleveurs ne tombent pas raide-mort à leur contact que je sache. En France au XVIIe siècle il y avait 42000 pigeonniers et l'étude des documents de l'époque ne révèle pas d'épidémies dues aux pigeons. Au moyen orient les pigeons voyageurs ont été utilisés bien avant l'ère chrétienne sans qu'il ait été rapporté qu'ils rendaient malades les colombophiles. On a même la preuve que les pigeons étaient commensaux de l'homme il y a 10000 ans et il ne semble pas que le développement de la race humaine en ait été affecté. Bref une histoire à dormir debout, un conte pour enfant. Arrêtez donc de nous prendre pour des imbéciles!
Lien : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html

Des méthodes alternatives durables, efficaces et peu onéreuses peuvent être mises en place car cet oiseau est bien connu par les colombophiles (des millénaires d'expérience). Vous êtes condamnés à tuer les oiseaux perpétuellement, pour rien, puisque les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément. Bref c'est encore le contribuable qui paye ces captures débiles et monstrueuses.

EN CONCLUSION

Et puis arrêtez de nous prendre pour des délinquants quand on jette un reste de croissant ou une tranche de pain aux pigeons, aux moineaux ou aux autres oiseaux. Non nous ne sommes pas responsables de vos politiques environnementales désastreuses. Et ne montez pas en épingle quelques cas de cinglés isolés qui jettent des tonnes de nourriture sur la voie publique pour mieux nous réprimer. Il est interdit maintenant d'aimer les animaux et la nature, point à la ligne, circulez il n'y a rien à voir !

Car si la loi a déclaré l'animal « être sensible », si les dernières recherches scientifiques démontrent que l'animal a un vécu intérieur très semblable à l'homme (émotions, souffrance, angoisse, etc.), vous en êtes encore à la vision archaïque de l'animal-machine sans « âme » et ne pouvant souffrir, un nuisible gênant qu'on doit éliminer séance tenante? N'est-il pas temps de changer d'approche si on veut léguer à nos enfants un monde riant et vivable et non une planète ressemblant à un monde du type « Soleil vert » avec des machines à la place des animaux?

Abandonnez donc ces méthodes cruelles, inutiles et archaïques. On se croirait dans un pays sous-développé; l'incurie doit cesser!

Espérant que vous arrêtiez ces captures et abattages cruels,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes très respectueuses salutations.
 


BEAUVAIS - Le Courrier Picard

Le 10/09/2010
Courrier picard & Picardie Matin Publicité
29 rue de la République
BP 1021
80010 AMIENS cedex 1


COPIE : 74, rue de la République 60 600 CLERMONT - Marie Palmer


Monsieur le Rédacteur en Chef, Madame,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Votre journal, Le Courrier Picard, a publié récemment un article visant les pigeons de ville; publié le mercredi 08 septembre 2010 par Marie Palmer dans l'édition de Beauvais : « Slalom entre les fientes d’oiseaux ». Cet article au demeurant fort intéressant nous amènent à réagir car malheureusement votre journal verse dans l'idéologie courante résumée par cet aphorisme : Les pigeons : « il est bien connu qu'ils transportent toutes sortes de germes, de miasmes et autres diffusions délétères ». Une idéologie qui a créé une phobie collective envers cet oiseau. La population harcelle les services hygiène des mairies pour qu'on détruise ces rats volants. Inutile de vous dire que ces oiseaux ne transmettent pas plus de maladies à l'homme que nos chiens et chats car vous ne le croirez pas et pourtant daignez consulter (si vous en avez le temps) cette documentation multimédia qui le prouve :
http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html .

Et même si vous avez seulement survolé rapidement cette documentation vous comprendrez le sens de notre réaction. Dans l'article en question un extrait significatif : « Les risques pour la santé sont peu connus. Aucune instance administrative n’a pu décrire l’impact de ses excréments. Gérard Casiez, vétérinaire, évoque la possibilité de transmission de la psicattose et de la salmonellose par les pigeons, sans toutefois, la quantifier. ». Nous, à l'unisson avec notre vétérinaire ainsi que nos deux médecins généralistes qui participent à notre association, déclarons que ces risques sont infinitésimaux. En fait vous avez bien plus de risque de mourir étouffé en avalant de travers à chaque bouchée quand vous prenez votre repas. Vous devriez sérieusement en faire des articles de presse et de façon régulière comme vous le faites pour les pigeons sensés être des E.T. Peut-être qu'ainsi vous lutteriez contre l'obésité.

Encore un dernier détail et de taille, votre article, par le ton employé, veut faire pression sur la municipalité pour qu'elle s'occupe du problème. À savoir exterminer les pigeons au gaz carbonique ou par décompression explosive, voire pire. Sympa les journalistes, non?

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin



Voir l'article "Slalom entre les fientes d’oiseaux" du Courrier Picard de Beauvais.
 


ALBI

Le 05/09/2010
Communauté d'Agglomération de l'Albigeois
Parc François Mitterrand - 81160 Saint-Juéry

Ville d'Albi
16, rue de l'Hôtel de Ville
81023 Albi Cedex 9


Monsieur le Maire, Monsieur le Président,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. En effet, nous avons lu avec consternation l'article de presse de la Dépêche du Midi du 04/09/2010 « Grande battue aux pigeons » où nous apprenons que : Demain et dimanche prochain, les pigeons de ville ne seront pas à la fête. Les chasseurs de la société de chasse d'Albi, mandatés par la C2A, effectueront des battues à Canavières. L'an dernier, 700 volatiles ont rejoint le paradis des Columbidae.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver :
http://cousin.pascal1.free.fr/doc_pigeonniers.pdf . Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Vos campagnes scandaleuses de destruction des pigeons ne servent à rien car selon le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture qui assure comme nous que ces éradications favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépassent momentanément. Nous sommes d'autre part très étonnés que vous ayez décidé de tuer 700 pigeons rien que pour satisfaire la demande d'un cultivateur, et permettez-nous donc de douter de la légalité de l'arrêté pris. Pouvez-vous nous en envoyer une copie, à l'amiable, sans qu'on soit obligé de passer par la voie légale pour obtenir ce type de document?

Concernant Albi nous sommes perplexes en lisant que vous vous délectez de visionner par un système vidéo (ayant coûté la bagatelle de pratiquement 50 000 euros) les pigeons de roche de la cathédrale, déchiquetés en temps réel par les faucons pèlerins. Albi qui mandate en période de préouverture de chasse, à titre d'entraînement, pour le sport, ses chasseurs pour faire un carton sur les oiseaux de l'agglomération, avec pour unique raison les desiderata d'un agriculteur ayant le bras long. Alors Albi est-elle une région barbare?

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Monsieur le Président, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


Albi. Grande battue aux pigeons


Publié le 04/09/2010 sur www.ladepeche.fr

Demain et dimanche prochain, les pigeons de ville ne seront pas à la fête. Les chasseurs de la société de chasse d'Albi, mandatés par la C2A, effectueront des battues à Canavières. L'an dernier, 700 volatiles ont rejoint le paradis des Columbidae.

Pas d'affolement, l'ouverture générale de la chasse, n'est prévue que le 12 septembre. Mais demain, les fusils vont chauffer du côté de Canavières qui sera le théâtre d'une battue aux pigeons. Tout comme dimanche prochain sur les mêmes berges du Tarn.
Le service hygiène de la communauté d'agglomération de l'Albigeois (C2A) a préparé un arrêté, signé par le maire, pour assurer la protection des cultures d'un agriculteur. Et non pour raisons d'insalubrité ou d'autres nuisances. Car les spécialistes sont de plus en plus formels : les fientes de pigeons, au pH neutre, ne sont pas à l'origine de la dégradation des monuments et bâtiments. Tout comme ils ne véhiculent pas de maladies. Leur seul problème est d'être trop nombreux. Il est bien connu que les Albigeois, comme tous les citadins, préfèrent le vacarme de la circulation au roucoulement des pigeons.

Mais dans le cas de ces deux battues programmées, il s'agit de préserver des cultures de tournesol. Les chasseurs de la société de chasse d'Albi sont attendus dès 7 h 30, chemin des Peupliers, pour le contrôle des papiers. Parce que ne participe pas qui veut à ce ball-trap aux pigeons.

Le garde-manger des pigeons

« Tout est réglementé, rappelle Georges Do, 89 ans, président de la société de chasse depuis 34 ans. Nous faisons appel à tous les chasseurs titulaires de leur permis de chasser validé pour 2010-2011 et d'une attestation d'assurance. » Les chasseurs se tiendront à leur poste autour des champs et à 30 m des rives afin que les décharges de plomb ne tombent pas dans l'eau.

C'est un lieu de passage fréquent pour les pigeons touriers (de ville) en provenance des secteurs de la cathédrale et du Pont-Vieux. Ils savent où se trouve leur garde-manger.

« Nous récupérerons aussi toutes les douilles des cartouches pour laisser le site en l'état », rajoute le président qui espère que de nombreux chasseurs rejoindront la battue. Sachant que chacun tire en moyenne 30 à 50 cartouches lors de la battue.

L'an dernier, 700 pigeons ont été abattus au cours des deux battues annuelles. Que les amis des faucons de la cathédrale se rassurent, il en restera suffisamment pour assurer le casse-croûte des rapaces. Même si, un jour, on décide d'installer des pigeonniers à l'extérieur du centre-ville, dans les espaces verts, pour déplacer les populations et mieux réguler leur prolifération. C'est ce qu'on appelle la manière douce…

Le chiffre : 700

Lors des deux seules battues de l'an dernier, effectuées par les chasseurs de la société de chasse d'Albi, 700 pigeons ont été rayés de la carte du centre-ville. Un arrêté municipal avait été pris et les chasseurs mandatés (et contrôlés) étaient entrés en action.
Albi. La battue aux pigeons fait polémique


Publié le 06/09/2010 03:49 La dépêche du Midi - Pierre-Jean Pyrda

Le président de la société de chasse d'Albi a été tiré du lit samedi soir à minuit et demi par un coup de fil de Brigitte Marquet. Cette Parisienne, vice-présidente de la société de protection des oiseaux des villes (SPOV), voulait protester contre une battue réglementaire, organisée dans la campagne albigeoise hier. Sur arrêté municipal, la société de chasse a été autorisée, deux dimanches de suite, à réguler la population de pigeons touriers.

Malgré les protestations, la battue s'est tenue car le champ d'un agriculteur est infesté par les pigeons. Près de 500 volatiles pillent les graines de tournesol et viennent se poser sur le toit d'un hangar agricole. La protectrice des oiseaux n'exclut pas de « se déplacer à Albi » dans les prochains jours.
Albi. La battue aux pigeons fait débat


Publié le 06/09/2010 10:19 La dépêche du Midi - Pierre-Jean Pyrda

Une quarantaine de chasseurs ont tiré des pigeons, hier, autour d'un champ de tournesol, à Canavières. Une battue qui n'a pas été du goût d'une Parisienne, vice-présidente de la société des protection des oiseaux de ville.

Est-ce qu'on réveille les Parisiens en pleine nuit, nous, pour s'émouvoir du sort des pigeons de Notre-Dame-de-Paris ou des chats écrasés sur le périph ?

C'est bien pourtant la mésaventure survenue à Georges Do. Le vénérable président de la société de chasse d'Albi a été réveillé à minuit et demi par une certaine Brigitte Marquet. Cette Parisienne, vice-présidente de la société de protection des oiseaux des villes (SPOV), avait lu notre article de samedi annonçant cette battue, tout à fait réglementaire, organisée non pas en ville mais dans la campagne albigeoise, à Canavières. Sur arrêté municipal, la société de chasse a été autorisée, deux dimanches de suite, à réguler la population de pigeons touriers. D'abord pour rendre service à un agriculteur du chemin des Peupliers, qui se lamente de voir ses parcelles de tournesols picorées journalièrement par des centaines de volatiles

« C'est devenu un fléau »

« Vous auriez dû venir samedi à 17 heures. Au moins 500 pigeons se sont posés sur le toit du hangar. On faisait du bruit pour les effrayer mais rien à faire. C'est devenu un fléau », constate la propriétaire Marie-Line Rosalie.Hier, postés aux quatre coins de son champ, une quarantaine de nemrods ont donc employé la manière forte, à coups de cartouches de 7,5 mm.

De Paris, Mme Marquet (qui n'exclut pas de « se déplacer à Albi où déjà les faucons font rage contre les pigeons ») a sans doute été horrifiée de la vision de pigeons ensanglantés tombant au pied de la cathédrale ou sur les toits de la cité épiscopale. Rien de tout ça hier, à Canavières, où la battue s'est passée dans les règles et en toute sérénité. Tout juste a-t-on pu être témoin de quelques réactions de surprise de joggeurs ou promeneurs du dimanche, nombreux à passer dans ce joli coin de campagne situé à quelques coups d'aile de la ville. « L'an dernier, on ne l'avait pas trop médiatisé et j'avais eu un problème avec un voisin. Là, on a bien annoncé la battue et j'ai pris soin de faire le tour des riverains pour les prévenir. Je ne suis pas le seul concerné. Les pigeons s'abattent aussi sur d'autres champs cultivés », argumente M. Rosalie.

Il nous guide dans sa parcelle où les traces de l'appétit des pigeons sont bien visibles sur les têtes de tournesol. « Moi, je sais ce que me coûte la moissonneuse, à 150 € de l'heure. Sur ce champ, elle va travailler 3 heures. C'est facile de dire qu'il faudrait que j'arrête de faire du tournesol. J'ai choisi cette culture parce que c'est ce qui me bouffe le moins la terre. C'est plus économe en eau aussi. Je fais avec mes moyens. »

L'agriculteur ne veut polémiquer avec personne. Il a juste du mal à avaler l'argument qui consiste à dire que les fientes de pigeons ne dégradent pas les monuments. « Évidemment que ça souille les monuments, mais aussi les façades des immeubles et les voitures », s'exclame un chasseur. « Et quand il pleut, les fientes sur les trottoirs, je vous dis pas comme ça glisse. Les mamies tombent en ville », ajoute un autre.

On n'ose imaginer jusqu'où aurait pu aller ce débat si la vice-présidente de la SPOV avait débarqué à Canavières !


Elle plaide pour les pigeonniers contraceptifs

« Ce n'est pas que j'aime les pigeons. Ce que je hais, par contre, c'est le mensonge, l'injustice qui est faite à ces oiseaux alors que des solutions de cohabitation existent et commencent à être appliquées », explique Brigitte Marquet. La vice-présidente de la SPOV travaille d'ailleurs avec la mairie de Paris pour faire installer des pigeonniers contraceptifs. « La mairie d'Albi ne serait-elle pas plus honorée de recourir à cette solution durable et douce », demande-t-elle au chef du service des parcs et jardins, destinataire d'un mail envoyé… à 3 h du matin. La porte-parole de l'Ambassade des pigeons a aussi adressé une supplique au groupe des élus minoritaires d'Albi, « n'ayant pu joindre les majoritaires ».


Le chiffre : 7 ,5

Millimètres - Le calibre des cartouches. Toutes les douilles des cartouches utilisées par les chasseurs devaient être ramassées hier, sur le site de la battue aux pigeons.

« En fin de compte, en régulant les populations de pigeons, on aide aussi Albi en protégeant ses monuments. »

Marie-Line Rosalie, exploitante agricole.
ACTION


Lettre en à envoyer à titre de protestation aux élus de la ville d'Albi.


Destinataires à copier/coller
anne-marie.lugan@mairie-albi.fr; christelle.guillaumot@mairie-albi.fr; christine.devoisins@mairie-albi.fr; communication@mairie-albi.fr;
cyril.caron@mairie-albi.fr; daniel.gaudefroy@mairie-albi.fr; dominique.billet@mairie-albi.fr; francoise.larroque@mairie-albi.fr;
frederic.esquevin@mairie-albi.fr; genevieve.parmentier@mairie-albi.fr; gisele.dedieu@mairie-albi.fr; groupe.elus-minoritaires@mairie-albi.fr;
jacqueline.pardo@mairie-albi.fr; jean.esquerre@mairie-albi.fr; jean-luc.dargein-vidal@mairie-albi.fr; jean-michel.bouat@mairie-albi.fr;
josette.bouin@mairie-albi.fr; laure.sudre@mairie-albi.fr; laurence.pujol@mairie-albi.fr; louis.barret@mairie-albi.fr;
marie-louise.at@mairie-albi.fr; marie-pierre.granier@mairie-albi.fr; michel.fournials@mairie-albi.fr; michel.franques@mairie-albi.fr;
michele.barrau-sartres@mairie-albi.fr; monique.hubert@mairie-albi.fr; naima.marengo@mairie-albi.fr; olivier.brault@mairie-albi.fr;
patrick.garnier@mairie-albi.fr; pierre.costes@mairie-albi.fr; pierre-yves.lambolez@mairie-albi.fr; stephanie.guiraud-chaumeil@mairie-albi.fr;
steve.jackson@mairie-albi.fr; zohra.bentaiba@mairie-albi.fr;


Texte (vous pouvez en faire un vous-même bien entendu) proposé :

Nom :
Prénom :
ville :
Pays :


Monsieur le maire,

Je proteste plus que vivement contre l'organisation de votre battue annuelle aux pigeons qui se déroulera du côté de Canavières le dimanche 5 septembre et qui continuera dimanche prochain. L'année dernière vos chasseurs en avaient massacré 700. Et vous recommencez cette année, certainement pour le plaisir et le sport. C'est tellement amusant de débusquer et tirer des pigeons, n'est-ce pas, tués par des hommes, des vrais, sur des cibles faciles.

J'apprends par la presse (la Dépeche du Midi du 4 septembre) que "Que les amis des faucons de la cathédrale se rassurent, il en restera suffisamment pour assurer le casse-croûte des rapaces.". Ho oui la fameuse installation vidéo de 60 000 euros pour voir en temps réel l'évolution des faucons pèlerins sur la cathédrale, surtout pour admirer la chasse, la mise à mort et le dépeçage des pigeons. Un spectacle édifiant béni par l'église catholique.

Albi et écologie en deux mots : dépeçage et tir aux pigeons, toute une philosophie.
"La barbarie est accessible à quiconque : il suffit d'y prendre goût" Emil Michel Cioran
 
 



Actions août 2010

Lettre envoyée par courriel en pdf.

BORDEAUX SACPA

Le 26/08/2010
S.A.C.P.A.
Monsieur Fonteneau Claude
Domaine de Rabat
47700 PINDERES


Copie : SACPA Bordeaux
13 rue Aristide Berges parc d'activité de la Jacquotte 33270 Floirac


Monsieur le Président,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire car nous voudrions avoir quelques précisions sur votre activité de dépigeonnage.

La ville de Bordeaux a publié un nouvel appel d'offre le 22 juillet 2010, taillé sur mesure pour votre société à qui il sera attribué (comme le précédent du 13.11.2006 qui était d'un montant de 30 000 euros/an et d'une durée de quatre années); on note dans celui-ci ces quelques éléments en vrac : Lot n° 02 capture de pigeons et autres volatiles - fourniture, entretien et maintenance d'un pigeonnier. Montant maximum annuel du marché : 30 000 EUR (H.T.) - Cahier des Clauses Particulières (CCP) – (objet) 7. La capture des pigeons au moyen de lance filet et de cage de capture, 8. L’euthanasie des pigeons, 9. fourniture, entretien et maintenance d’un pigeonnier - Le prestataire devra garantir la capture d’un minimum de 5 000 pigeons par an hors brigade municipale avec 10 jours de capture et 2 cages. - Fourniture, entretien et maintenance d’un pigeonnier - il s’agit sous la forme d’une location annuelle de la fourniture d’un pigeonnier colonisé ou à coloniser dans un lieu à définir et éventuellement modifiable aux frais du prestataire.

Nous avons lu dans la presse de Bordeaux cet article de Sud Ouest du 25 août 2010, Les pigeons dépigeonnés, où quelqu'un de la SACPA de Bordeaux a été interviewé : Le Service pour l'assistance, le contrôle du peuplement animal (Segpa) assure euthanasier les oiseaux par injection avant de les gazer au CO2. Cette déclaration nous laisse sceptiques. En effet nous ne comprenons pas pourquoi votre société n'euthanasie pas directement par injection les pigeons au lieu d'administrer à chaque pigeon un produit (lequel, merci de nous le préciser)) anesthésique de type barbiturique (?) pour l'insensibiliser avant de le gazer; ce produit dont la délivrance et l'utilisation sont soumises à autorisation (comme d'ailleurs les produits d'injection destinés à l'euthanasie). Normalement les petits animaux comme les pigeons ne subissent pas une anesthésie générale par injection mais par gaz anesthésiant, en raison de la difficulté technique de la manipulation. Cette anesthésie ne peut être pratiquée que par un vétérinaire (ou les autres personnes autorisées par la loi) voir à ce sujet : le Code rural (nouveau) et surtout la partie pénale du volet (articles L243-1, L243-2 et L243-3).
Nous nous sommes renseignés et aucun vétérinaire ne pratiquerait actuellement en standard l'anesthésie par injection pour des pigeons. Ils utilisent pour cet acte un gaz anesthésiant. Par contre ils euthanasient bien le pigeon par injection pour un coût variant de 45 à 13 euros par pigeons.
Nous avons connaissance de quelques dizaines de marchés de dépigeonnage attribués à votre société où nous avons pu faire le rapport prix facturé/nombre de pigeons capturés et euthanasiés. Normalement vous facturez la capture/euthanasie de 4 à 5 euros le pigeon. À Bordeaux sur la période 2006/2010 vous avez facturé un peu plus de 4 euros (pour 7000 pigeons euthanasiés par an). Le prochain marché de 30 000 euros/an : ce prix couvre la capture/euthanasie de 5 000 pigeons et la location/maintenance d'un pigeonnier. Le volet pigeonnier, d'après les éléments de la concurrence, ferait environ 7 000 euros et donc il resterait 23 000 euros pour les captures/euthanasies avec intervention d'un vétérinaire pour 5 000 pigeons, soit par pigeons 23 000/5 000 = 4,6 euros, donc la moyenne habituelle. Alors que l'intervention d'un vétérinaire vous coûterait (en étant gentil et si c'était possible) 5 euros en plus par pigeon (voire même 10) et donc vous obligerait à facturer la ville de Bordeaux 10 euros (ou 15) le pigeon et non 4,6 euros. Ce qui porterait le montant total du lot dépigeonnage du marché à (5 000 x 10) + 7000 = 57 000 euros au minimum.
Vous comprenez que face à ces éléments nous soyons incrédules.

Est ce vous utilisez toujours (dans toutes vos agences ?) pour euthanasier les oiseaux le modèle de caisson à gaz carbonique tel que décrit dans le cadre ci-dessous par le Docteur vétérinaire Philippe Bergès ?

Lors des Estivales de la question animale à Keranne en Normandie, Catherine Dehay de l'association AERHO a déclaré devant au moins 50 personnes le mardi 3 août 2010 après-midi qu'elle pratiquait avec la SACPA des opérations de stérilisation des pigeons sans anesthésie (castration standard de l'oiseau à l'aide d'une pince à sexage et d'une pince à castration). Confirmez-vous cette déclaration alors que vous aviez laissé courir le bruit que les oiseaux étaient anesthésiés avant (l'anesthésie aurait été abandonnée car trop difficile et trop longue à mettre en œuvre) ?

Dans l'attente de vos éclaircissements,

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


TÉMOIGNAGE sur la SACPA
Du Docteur vétérinaire Philippe Bergès d'octobre 2007



J'ai rencontré un certain Toricella, responsable de la boite sur tout le nord de la France. Je suis allé chez lui, plus exactement aux locaux de la boite dans le 77 : un pavillon complètement paumé sans aucune signalétique extérieure. Il utilise un système à co2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Il a flingué devant moi 120 pigeons ! Au début, le co2 est bien concentré, il met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand il sort le panier pour en mettre un autre de 40, il fait sortir du co2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 minute 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident, mais ça on le savait déjà, que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qui il y a de pire. La Sacpa est très fière de tout cela, elle se vante de son éthique et croit jouer à fond la collaboration avec les associations.
GAZ CARBONIQUE



Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit. Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.

Voir ici http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#gaz
et ici http://cousin.pascal1.free.fr/gaz.html
voir également le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant : « MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf

Le gazage une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.

Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ?

modèle type remplissage

(les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis celui-ci est rempli de gaz carbonique) :
Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.
Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer. Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

modèle type puits

(le gaz carbonique est plus lourd que l'air, on remplit un caisson une seule fois de gaz CO2 qui reste au fond, et on y descend des cages remplies de pigeons. Avec un seul remplissage on tue ainsi beaucoup d'oiseaux). c'est le système utilisé par la SACPA (et aussi certainement par Sud Capture) : Témoignage d'un vétérinaire ayant assisté à l'abattage :
Elle utilise un système à CO2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Au début, le CO2 est bien concentré, on met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand on sort le panier pour en mettre un autre de 40, on fait sortir du CO2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 m 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.
 


Le Port (La Réunion)

Le 21/08/2010
Mairie du Port
Monsieur le maire Jean-Yves Langenier

Hôtel de ville - 9, rue Renaudiere de Vaux
BP 62004 - 97821 Le Port Cedex


Copie : Clicanoo - Le Journal de l’île S.A. Le Journal de l’Ile de la Réunion
Centre d’affaires Gamma Cadjee 1er étage
BP 40019 62 boulevard du Chaudron 97491 Sainte-Clotilde Cédex



Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. Nous avons lu avec soin les quatre articles de Clicanoo - Le Journal de l’île publiés le 21/08/2010 : « La guerre aux envahisseurs », « De la cryptococcose au H5N1, les risques sont faibles pour l’homme », « Une contre-attaque au long cours » et « Des pics, des filets, et un brin de prévention ». Et nous vous prions de bien vouloir lire à ce sujet ces quelques remarques.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Les entreprises de dépigeonnage mentent évidemment quand elles déclarent que les oiseaux euthanasiés par elles dans des caissons remplis de CO2 ne souffrent pas et meurent en quelques secondes. La mort par gazage est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire (voir le cadre ci-dessous). Les campagnes de captures suivies de l'euthanasie des pigeons ne servent à rien selon le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture qui assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément.

Concernant l'article « De la cryptococcose au H5N1, les risques sont faibles pour l’homme » : Dans cet article on lit en même temps que les pigeons ne sont pas dangereux tout en énumérant une longue liste de maladies transmissibles! D'ailleurs certaines informations ont été prises sur notre site internet mais l'article de presse omet bien de citer d'autres documents ou textes du site qui démontrent que les pigeons ne sont pas plus dangereux que nos chats et chiens et surtout beaucoup moins que le contact avec d'autres humains. Bref il faut bien diaboliser l'oiseau quand on veut le gazer. Ce paragraphe vaut le détour : « Plusieurs maladies sont toutefois potentiellement transmissibles à l’homme par le pigeon. L’ornithose, même si elle est plus souvent véhiculée par les psittacidés, peut entraîner une infection inapparente. Elle s’attrape principalement par voies respiratoires. Moins dangereuse, la salmonellose, est une bactérie résistante à la chaleur et aux désinfectants tel que le formol, et logée dans les fientes. Plus originale, la cryptococcose. Le risque de maladie grave est alors fort selon une étude menée à Paris en 1990. Le parasite, inoffensif pour l’oiseau, se niche lui aussi dans les fientes et peut entraîner des atteintes pulmonaires. Il ne survit pas à une température supérieure à 39°C. Pour l’anecdote, la maladie de Newcastel est aussi transmissible à l’homme. Il s’agit là d’un virus peu virulent et rare. Ne reste plus que la grippe aviaire H5N1. Hormis quelques cas de contamination par des animaux domestiques en Asie, le virus n’a jamais été transmis par un animal sauvage à l’homme. Le risque est considéré, en l’état actuel de nos connaissances comme “nul à négligeable”. La DSV recommande simplement de “ne pas avoir de contacts étroits avec les pigeons, de ne pas les caresser, les prendre, ni les héberger, ni de les nourrir”. Que du bon sens. Reste que le risque est plus élevé pour ses propres congénères. Le pigeon des villes peut notamment refiler la coccidiose aux pigeons d’élevages et autres volailles. Il suffit d’une fiente et l’infection parasitaire transmise par voie oro-fécale, peut entraîner des diarrhées chroniques et parfois sanguinolentes dans les élevages. » On imagine la réaction du lecteur lambda déjà conditionné à voir les pigeons comme des rats volants porteurs de miasmes. Merci à la presse pour cette désinformation. Consultez donc ce document : http://cousin.pascal1.free.fr/zoonoses_pigeons.pdf du Dr Bernard Lefebvre, vétérinaire spécialisé en maladies des pigeons, document qu'il nous a envoyé par courriel le 20/11/2009 dont la conclusion est sans équivoque : « Si des personnes devaient craindre la transmission de maladies par les oiseaux, ce seraient d’abord ceux qui sont en contact étroit et quotidiens avec ceux-ci et donc, tout particulièrement, les éleveurs d’oiseaux. Dans ma pratique quotidienne je rencontre assez souvent des éleveurs allergique et atteints de « la maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux », je n’ai rencontré que très rarement des éleveurs atteints de la chlamydiose. Par contre, je n’ai jamais rencontré de personnes ayant eu une affection digestive à Campilobacter, à salmonelles ou à Candida en rapport avec la possession de pigeons. Le risque d’attraper des maladies d’origine aviaire pour de simple passants en ville est donc négligeable. » Vous remarquerez qu'il ne mentionne même pas la cryptococcose car le risque ici n'est même plus négligeable mais infinitésimal. À ce sujet consultez donc ce document http://cousin.pascal1.free.fr/cryptococcose.html dont la conclusion est très claire : « Il n'y a donc aucune donnée du terrain qui souligne une dangerosité spécifique des pigeons par rapport aux autres fientes des oiseaux et aussi des excréments des autres animaux. Le nombre de cas attribués aux pigeons est ridiculement faible et touche seulement les personnes immunodéprimées. Alors pourquoi cette communication massive et permanente des pouvoirs publics associant toujours pigeons et cryptococcose (sites internet des villes, des préfectures et des ministères)? Communication reprise en boucle par la presse. La presse en a fait ses choux gras et interview régulièrement des notables de la médecine qui reprennent par coeur cette même communication. Quand vous vous renseignez sur la formation et l'activité professionnelle de ces pontes vous vous apercevez qu'ils n'ont pas la qualification pour en parler et/ou qu'ils ne connaissent pas le dossier. Après tout ce ne sont que des pigeons et il est bien connu qu'ils transportent toutes sortes de germes, de miasmes et autres diffusions délétères. Nous sommes en pleine superstition! »
Mon coup de gueule - Les autorités disent, écrivent partout que les pigeons nous transmettent des maladies alors qu'il n'existe aucune certitude scientifique à cette affirmation. Pour en avoir le cœur net j'ai consulté le comité scientifique Pro Anima, apolitique, indépendant, rassemblant des personnalités bénévoles actives du monde de la médecine, de l'enseignement et de la recherche. D'après les chercheurs contactés, il n'existe pas de publication scientifique internationale sur le sujet le prouvant. D'autre part des vétérinaires déclarent qu'il n'y a aucun danger.
Or les éleveurs ne tombent pas raide-mort à leur contact que je sache. En France au XVIIe siècle il y avait 42000 pigeonniers et l'étude des documents de l'époque ne révèle pas d'épidémies dues aux pigeons. Au moyen orient les pigeons voyageurs ont été utilisés bien avant l'ère chrétienne sans qu'il ait été rapporté qu'ils rendaient malades les colombophiles. On a même la preuve que les pigeons étaient commensaux de l'homme il y a 10000 ans et il ne semble pas que le développement de la race humaine en ait été affecté. Bref une histoire à dormir debout, un conte pour enfant. Arrêtez donc de nous prendre pour des imbéciles!
En fait tout monde le sait, les colombophiles ne tombent pas malades, c'est pourquoi on a inventé un nouvel oiseau, le pigeon des villes dit dégénéré, censé être différent des pigeons qu'on connaît bien, donc ayant des caractéristiques différentes, pour mieux faire peur au sujet des maladies. Mais en fait ces pigeons dits rats volants sont de simples bisets comme nos pigeons voyageurs.
En fait si on prenait à la lettre ce qu'on demande aux pigeons de roche et bien il faudrait éliminer tous les chats, les chiens, les animaux domestiques et tous les animaux sauvages, en fait tout tuer, tuer toute vie sur terre. Pourquoi ne pas couper tous les arbres, tout bétonner, tuer tout ce qui bouge, puis mettre de grands écrans plats à la place diffusant des vidéos sur la ville et la campagne, vidéos prises avant cette éradication finale? Un monde propre et vidé des gêneurs pour une société malade et hygiéniste. Faisons attention qu'on en vienne pas aux mêmes solutions pour les hommes. Méditons sur la phrase de Marguerite Yourcenar qui disait : "Si la cruauté humaine s'est tant exercée contre l'homme, c'est trop souvent qu'elle s'était fait la main sur les animaux."

Enfin pour finir, les provendiers sont à la source du problème, c'est certain, mais est-ce que les budgets seront effectivement débloqués pour procéder à la sécurisation de la chaîne d’importation des céréales? Nous en doutons car pourquoi maintenant alors que ce problème dure depuis longtemps et que ces protections auraient dû être réalisées depuis le début, tellement c'est évident. Ne va-t-on pas encore céder aux sirènes des dépigeonneurs qui se prétendent gazeurs agréés?

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


GAZ CARBONIQUE


Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit. Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.

Voir ici http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#gaz
et ici http://cousin.pascal1.free.fr/gaz.html
voir également le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant : « MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf

Le gazage une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.

Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ?

modèle type remplissage

(les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis celui-ci est rempli de gaz carbonique) :
Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.
Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer. Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

modèle type puits

(le gaz carbonique est plus lourd que l'air, on remplit un caisson une seule fois de gaz CO2 qui reste au fond, et on y descend des cages remplies de pigeons. Avec un seul remplissage on tue ainsi beaucoup d'oiseaux). c'est le système utilisé par la SACPA (et aussi certainement par Sud Capture) : Témoignage d'un vétérinaire ayant assisté à l'abattage :
Elle utilise un système à CO2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Au début, le CO2 est bien concentré, on met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand on sort le panier pour en mettre un autre de 40, on fait sortir du CO2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 m 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.




La guerre aux envahisseurs


Clicanoo.com
publié le 21 août 2010 06h09

Le pigeon, fléau de la ville du Port. Selon une enquête de la SEOR, ils seraient au moins 6 000 à planer au-dessus de la cité. Le terminal céréalier leur sert de garde-manger et le centre-ville, de lieu de résidence. La situation critique coûte cher aux entreprises et au citoyen. La municipalité prépare la contre-attaque. Enfin.

Au Port, le pigeon écœure son monde. Lui offrir le gîte et le couvert va un temps, déjà près de quinze ans. Il suffit ! À force de souiller les balcons et les vêtements, le pigeon est devenu notre ennemi. Pourtant nous sommes proches. Tout comme nous, Columba livia aime à vivre en couple. On le dit fidèle, capable de se reproduire jusqu’à cinq ou six fois par an et tellement attentionné : mâle et femelle se relayant, tour à tour, pour couver. Et puis lui, que l’on disait voyageur, est devenu pantouflard. Lorsqu’il trouve une case où nicher non loin d’un garde-manger, il devient très difficile de l’en chasser. Tous les fins observateurs du volatile le disent : “l’animal est ultra-malin !”. Tous les Portois confrontés à ses roucoulements incessants, à ses fientes et régurgitations, le qualifient de “nuisible”, à l’instar des rats ou des cafards. Pourquoi Le Port ? Tout simplement parce que c’est au port qu’est débarquée la nourriture préférée de l’oiseau : les céréales, commandées par les provendiers pour la fabrication de la nourriture animale. Chaque mois, le même fléau se produit au terminal céréalier du port Est. Lors du transit en camion vers les magasins de stockage du port Ouest, puis lors du déversement en vrac à ciel ouvert, les pigeons se mettent à table. “À la moindre poignée de graines laissées en route, c’est la fête !”. La situation est devenue critique. À la mairie, on ne compte plus les plaintes reçues à ce sujet et les factures de "dépigeonnage" au coût conséquent. À telle enseigne, qu’en fin d’année dernière, la municipalité sommée d’agir par la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) a commandé une étude à la SEOR (Société d’Études Ornithologiques à La Réunion) pour cerner l’ampleur du problème. Recensement, cartographie, étude comportementale… La SEOR a recoupé toutes les informations pour ébaucher un plan de lutte contre cette colonisation de type aviaire.

Euthanasie en caisson à CO2

Selon les estimations de François-Xavier Couzi, chargé du développement à la SEOR, 3 000 têtes ont alors été recensées dans la cité. “Le comptage étant biaisé, car certains animaux sont cachés, précise-t-il, on peut donc estimer qu’il y a environ 6 000 pigeons au Port et dans la zone de Cambaie”. Certes, le chiffre n’a rien à voir avec les 100 000 pigeons arpentant le pavé parisien. Mais le phénomène est pris au sérieux. “La population a doublé depuis 2007, souligne l’expert scientifique. Ça va très vite !”. Si les nuisances touchent l’ensemble de la cité, Raïssa Mounien, chargé de mission développement durable à la ville, passe en revue les sites infestés de pigeons et les premières estimations du coût des interventions de "dépigeonnage" déjà réalisées. À la source du problème, les provendiers investissent massivement pour lutter contre le problème. La moindre fiente de pigeon dans l’alimentation animale pourrait avoir des conséquences dramatiques tant sur le plan sanitaire qu’économique. Urcoopa et Proval Sanders auraient déjà chacun investi 400 000 euros pour se protéger à l’aide d’installation de pics, de filets ou de captures suivies -conformément à la réglementation- d’euthanasies “en caisson à CO2”. À la centrale thermique du Port EDF -où la situation est gratinée-, 85 000 euros auraient été sortis entre 2007 et 2009. Cette année, la facture s’élevait pour les sept premiers mois à 87 000 euros. Le système de fermeture des locaux a été revu. Un sas doit être installé pour protéger les employés entrant dans les ateliers.

“Le problème, ce n’est pas le pigeon mais l’homme”

Plus inquiétant, la clinique Jeanne-d’Arc est elle aussi sur le qui-vive. Le groupe froid sur la toiture, permettant de climatiser le bâtiment, dégage de la chaleur. Apparemment, les pigeons apprécient. Le toit est couvert de robes grises. Le risque sanitaire est pris au sérieux. Les toits des particuliers le sont aussi en centre-ville. Autre point sensible, l’ancien poulailler de la gendarmerie s’est mué en “hôtel à pigeons”. Mais que fait la police contre ces squatters ? La commune indique avoir déjà fort à faire avec ses propres bâtiments. Elle aussi est en train de chiffrer son budget actions anti-pigeon, que l’on imagine conséquent. Le Port n’est d’ailleurs plus la seule ville concernée. Des petites colonies grappillent la nourriture laissée par l’homme de Saint-Denis à Saint-Pierre, sur les marchés, dans les écoles, autour des restos. Dans le chef-lieu, les bâtiments de la DDE du Barachois sont protégés. Le curé de la cathédrale, interdit les jets de riz à la sortie des mariages pour ne pas attirer l’animal. L’Église des Avirons s’est elle aussi protégée avec de pics anti-stationnement. Le curé en avait assez de laver aube et chasuble… Aux grands maux, les grands remèdes. La ville du Port prépare la contre-attaque. Un comité de pilotage regroupe désormais tous les acteurs concernés. “C’est un espace d’échanges, indique Raïssa Mounien. Auparavant, les accusés et les victimes ne se parlaient pas. Depuis, les choses avancent (les camions sont couverts désormais) et la mairie centralise tout”. La guerre se gagnera à l’usure. “Le pigeon n’est pas le problème, martèle François-Xavier Couzi. Ce sont les gens qui sont à l’origine de la prolifération. Rien ne sert d’agir sur les pigeons tant qu’on ne modifiera pas les pratiques des hommes et des entreprises”. Et peut-être alors verrons-nous débarquer des mouettes.

Yoann Guilloux
De la cryptococcose au H5N1, les risques sont faibles pour l’homme


Clicanoo.com
publié le 21 août 2010 06h14

“Les pigeons sont les rats du ciel”. Pour les entreprises de "dépigeonnage", pour nombre de citadins, le volatile est une plaie. Toujours à fouiner aux abords de nos poubelles, le torse bombé, la démarche chaloupée, le regard rouge et fuyant, l’animal, bien que freluquet, en impose quand même. Face à sa prolifération, d’aucuns en appellent à une éradication massive. Les arguments sanitaires volent. Mais qu’en est-il réellement ? Le pigeon peut-il transmettre des maladies à l’homme ? En théorie, oui. Comme beaucoup d’oiseaux, le pigeon est vecteur de maladies. Mais l’expérience millénaire (Les Mésopotamiens l’auraient domestiqué 3000 ans avant J.C.) de cohabitation entre l’homme et les pigeons montre que les risques sont faibles pour les personnes en bonne santé et les maladies bénignes, conclut une thèse de doctorat vétérinaire publiée en 1999 par Anna Schitzler à l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Seules les personnes fragiles et celles immuno-déprimées seraient des sujets à risque. Pour Laurent Lasme, vétérinaire-inspecteur à la Direction des Services Vétérinaires (DSV), il n’y a pas lieu de “tomber dans la psychose”.

Peur dans les élevages

Plusieurs maladies sont toutefois potentiellement transmissibles à l’homme par le pigeon. L’ornithose, même si elle est plus souvent véhiculée par les psittacidés, peut entraîner une infection inapparente. Elle s’attrape principalement par voies respiratoires. Moins dangereuse, la salmonellose, est une bactérie résistante à la chaleur et aux désinfectants tel que le formol, et logée dans les fientes. Plus originale, la cryptococcose. Le risque de maladie grave est alors fort selon une étude menée à Paris en 1990. Le parasite, inoffensif pour l’oiseau, se niche lui aussi dans les fientes et peut entraîner des atteintes pulmonaires. Il ne survit pas à une température supérieure à 39°C. Pour l’anecdote, la maladie de Newcastel est aussi transmissible à l’homme. Il s’agit là d’un virus peu virulent et rare. Ne reste plus que la grippe aviaire H5N1. Hormis quelques cas de contamination par des animaux domestiques en Asie, le virus n’a jamais été transmis par un animal sauvage à l’homme. Le risque est considéré, en l’état actuel de nos connaissances comme “nul à négligeable”. La DSV recommande simplement de “ne pas avoir de contacts étroits avec les pigeons, de ne pas les caresser, les prendre, ni les héberger, ni de les nourrir”. Que du bon sens. Reste que le risque est plus élevé pour ses propres congénères. Le pigeon des villes peut notamment refiler la coccidiose aux pigeons d’élevages et autres volailles. Il suffit d’une fiente et l’infection parasitaire transmise par voie oro-fécale, peut entraîner des diarrhées chroniques et parfois sanguinolentes dans les élevages.
Une contre-attaque au long cours


Clicanoo.com
publié le 21 août 2010 06h12

Pas de destruction massive. Le statut du pigeon a beau être incertain, on ne peut pas faire tout et n’importe quoi pour se débarrasser de cet objet volant identifié. Comme pour les chiens errants, certaines règles doivent être respectées. Le pigeon, bien que chassé naguère, ne figure plus sur la liste des gibiers. Interdiction donc de tirer le pigeon à la carabine. La DSV ne veut pas en entendre parler. Mais alors comment s’y prendre ? La ville du Port a organisé une lutte -finale- en trois phases. Paradoxalement, le plan prévoit d’abord une grande campagne de capture avec euthanasie à la clé. Ensuite, à moyen terme, et une fois les budgets débloqués, le comité de pilotage procédera à la sécurisation de la chaîne d’importation des céréales. De nouvelles installations stratégiques permettront de réguler la population. Ensuite et seulement, les derniers envahisseurs seront délocalisés à l’extérieur de la ville. “Si on leur coupe les vivres, ils iront ailleurs”, certifie, l’expert de la SEOR. C’est à ce stade que le plan devient ingénieux. Raïssa Mounien, du service développement durable indique que la ville profitera de l’occasion pour se doter de pigeonniers contraceptifs, comme les grandes villes européennes : “Ce sont de petits hôtels où les familles s’installent. Ensuite nous pourrons contrôler les naissances en remplaçant les œufs par des balles en plastique”.

Du gris inesthétique

L’oiseau se fera-t-il pigeonner ? “A Paris, ça marche bien”, assure-t-elle. La SEOR opine : le pigeonnier contraceptif fonctionne sur la population résiduelle, en milieu urbain. Comme en Chine avec la politique de l’enfant unique, il faudra tout de même laisser aux couples le droit de procréer un pigeonneau. Car sinon, le pigeon se tire sans crier gare ! Un HLM à pigeon peut accueillir 200 spécimens. Une dizaine de pigeonniers créolisés (avec des lambrequins) et intégrés à l’environnement devraient être bâtis “dans le cadre d’un chantier d’insertion, début octobre”, pour la modique somme de 430 000 euros (le financement étant assuré par la ville, les collectivités, les entreprises…). D’ici deux ans, les premiers résultats devraient être visibles. La SEOR assurera un suivi au cours des cinq prochaines années. "Ce sera long, estime François-Xavier Couzi. Un pigeon vit en moyenne vingt ans et à chaque couvée, la pigeonne pond deux ou trois œufs". Chez les colombophiles, personne n’est contre a priori. Nicolas Pillons tient une animalerie (Koi Réunion) au Tampon. Pour lui, "le pigeon des villes n’a aucun intérêt esthétique et il peut transmettre des maladies aux pigeons d’élevage".
"Des pics, des filets, et un brin de prévention"


Clicanoo.com
publié le 21 août 2010 06h16

“Un dépigeonnage bien fait ne se voit pas." Comme le maquillage. À La Réunion, plusieurs sociétés proposent leurs services pour débarrasser particuliers et collectivités de cet envahisseur. Toutes font aussi dans la désinsectisation et la dératisation. Sébastien Régnault (Bourbon désinsectisation) a commencé ses interventions de protection, voilà dix ans. "Quand j’ai commencé à parler de mon activité de dépigeonnage, les gens me riaient au nez, raconte-t-il. Pour la plupart, La Réunion n’est ni Paris, ni Madrid”. Mais les chantiers, avec intervention en l’air, sont nombreux. À la SRPP, dans les usines sucrières, à l’église des Avirons et surtout dans les écoles… Pour ce professionnel, les techniques de protection contre le volatile ne sont pas toutes efficaces. Selon lui, les techniques électroniques et électroacoustiques, très compliquées et très chères, ne conviennent que dans certaines conditions spécifiques. Idem pour les systèmes olfactifs, le gel collant ou “l’effarouchement visuel par stroboscope pyramidal à effet gyroscopique et stressant”. “Ce qui fonctionne, à ses yeux, ce sont les techniques qui empêchent les pigeons de stationner dans une zone comme les pics ou les systèmes d’électrorépulsions montés sur batteries solaires, ou les fils en nylon tendus avec ressort pour stresser l’animal, ou encore les grillages métalliques”. À condition que les installations soient impeccablement réalisées… Mais selon lui, plutôt que de réprimer, il faudrait songer à prévenir : “Nombre d’architectes n’ont pas encore pris conscience du problème. Le Parc des expositions de Saint-Denis n’a pas pris cette donnée en compte. Ses multiples ouvertures rendent toute intervention délicate”. Malgré tout, certains bailleurs sociaux atterrissent. La Semac à Saint-Benoît vient de lancer un programme immobilier prenant en compte le paramètre pigeon dans la construction.

Quand le pigeon déloge le paille-en-queue

Certes, le pigeon est devenu un nuisible pour l’homme. Mais qu’en est-il pour ses congénères à plumes ? À la SEOR, François-Xavier Couzi se veut d’abord rassurant : "le pigeon n’a pas eu d’impact sur les espèces endémiques". Et puis, à bien y réfléchir, la question mériterait d’être approfondie. Notamment, lorsque la prolifération de cette espèce dépasse le cadre urbain. Le retour à la nature du pigeon, peut alors poser problème. "Certains pigeons nichent en colonies dans nos falaises, évoque-t-il. Et ce faisant, ils prennent la place des pailles-en-queue. Il y a eu des observations de faites, les clubs d’escalade le constatent aussi. C’est nouveau ! On n’a pas d’études sur ce phénomène. Cela vient s’ajouter à la sécurisation des falaises qui limite la surface disponible pour cet oiseau endémique. Du coup, ils sont en concurrence avec le pigeon. On a même pu voir certains pailles-en-queue en arriver à nicher en ville. Ils cherchent des zones de reproduction alternative quitte à se mettre en péril". Quitte à devenir des proies pour les rats et les chats.
 


STRASBOURG

Le 16/08/2010
La Communauté Urbaine de Strasbourg
et la ville de Strasbourg
Monsieur le Président Jacques Bigot,
Monsieur le Maire Roland Ries

1, Parc de l'Etoile
67076 Strasbourg


Monsieur le Maire, Monsieur le Président,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. Nous reprenons le dossier « pigeons Strasbourg » que l'association Stéphane Lamart nous a transmis. Cette association avait envoyé plusieurs courriers à la C.U.S. protestant contre la méthode de gazage utilisée par le dépigeonneur habituel de Strasbourg (la S.A.C.P.A.). Cette association donnait à l'appui de son argumentation des références et textes scientifiques sur la souffrance du gazage au CO2.

Le 26 juin 2009 la C.U.S. avait organiser une réunion avec les associations de protection animale pour présenter le rapport réalisé par l’ISTAV - Institut Scientifique et Technique de l’Animal en Ville du Docteur vétérinaire Jean-Michel Michaux, sur les pigeons biset marrons de l'agglomération. J'étais (et suis encore) alors en charge du dossier à l'association Stéphane Lamart, en tant que consultant, et j'avais refusé de participer à cette réunion car je sentais bien qu'elle n'était organisée que pour la forme, les décisions étant déjà prises sans concertation avec le monde associatif. Et je continue à penser et maintiens au nom de notre présente association (N.A.L.O.), ce que j'écrivais alors sous le nom de Stéphane Lamart :
« Nous regrettons que vous ne vouliez pas nous donner une copie du rapport de l'ISTAV, nous empêchant ainsi de faire d'autres propositions concrètes sur la gestion des colonies de pigeons de l'agglomération, propositions basées sur les observations de terrain consignées dans ledit rapport. Nous vous rappelons que nous intervenons gratuitement et de façon transparente sur ce sujet, ce qui est loin d'être le cas de Jean-Michel Michaux qui conseille à titre onéreux les collectivités locales et les entreprises de dépigeonnage; une affaire juteuse qui l'a poussé à créer une structure commerciale adaptée : la SARL ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) 499 838 050 R.C.S. Bobigny qui n'a que deux associés en tout : les époux Michaux. En fait nous ne connaissons pas la profession de foi du Docteur Michaux concernant ce problème car ces « conseils » sont toujours facturés et non transparents. Il se présente comme un scientifique mais sans publication. Vous comprendrez dans ces conditions qu'il est important que nous ayons avant cette réunion une copie ou au moins un résumé de ce fameux rapport. Ce Docteur Michaux expose un peu partout des postulats ayant valeur définitive concernant les pigeons marrons des villes avec un label scientifique, postulats non rendus publics, sans aucune référence à des études scientifiques indépendantes publiées et validées par d'autres experts. Nous aimerions bien les connaître autrement que par la rumeur. »

D'après Jean-Noël Vautrin, Inspecteur des installations classées, responsable du Groupe de Subdivisions du Bas-Rhin de la D.R.I.R.E. Alsace : « Une étude réalisée par l'Institut Scientifique et Technique de l'Animal en Ville (ISTAV) fait apparaître que Strasbourg héberge une population de pigeons très importante par rapport à d'autres grandes villes (environ 15 000 volatiles) qui génère beaucoup de désagréments et des risques sanitaires non négligeables. Malgré deux campagnes annuelles de capture-euthanasie, la question de la surpopulation des pigeons dans la capitale alsacienne demeure, compte tenu de l'importance constante de la colonie. La Ville de Strasbourg s'est tournée vers la DRIRE Alsace pour essayer de trouver ensemble une solution à ce délicat problème. L'objectif n'étant pas d'éliminer tous ces pigeons pour voir d'autres espèces prendre leur place, mais plutôt de les décourager de s'installer à demeure à Strasbourg, en leur « coupant les vivres ». L'étude a en effet montré que les silos des industriels céréaliers du Port autonome, tout proches de l'agglomération, constituaient une réserve considérable de nourriture pour les volatiles. D'où l'idée de prendre toutes dispositions nécessaires au niveau des installations de stockage, pour empêcher les oiseaux de s'y approvisionner. Un courrier a donc été adressé tout récemment aux exploitants pour les sensibiliser à ce problème et les inviter à agir en conséquence : bien nettoyer les aires et voies de circulation de leur site et mettre en place des dispositifs appropriés pour dissuader les pigeons de pénétrer dans les silos. »

La C.U.S. continue les campagnes de captures suivies du gazage des pigeons et à cet effet la Ville de Strasbourg a publié le 30 juillet 2010 un appel d'offre pour des campagnes de capture de pigeons en 2010 sur le territoire de la Ville de Strasbourg : « Service demandeur : Direction des Solidarités et de la Santé - Service Santé environnementale, objet du marché : réalisation de campagnes de capture de pigeons en 2010 sur le territoire de la Ville de Strasbourg, Caractéristiques : marché à bons de commande d’un montant maximum 6 000 HT, le marché est conclu pour une durée de 8 mois ».

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html . Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Inutile de vous dire que nous protestons vivement contre votre politique de gestion de l'avifaune qui ne sait que détruire et tuer. Des mots viennent spontanément au bout des lèvres, près à sortir en observant un tel gâchis : obscurantisme, ignorance, destructeur, et même en matière de souffrance animale : indignation, ignoble et monstrueux.

Enfin pour conclure nous vous conseillons de consulter le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant :
« MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf
Où on lit au début : « Nous rappelons que l'association Stéphane Lamart est contre toute mise à mort des oiseaux sauvages comme les pigeons dans le but de contrôler leur population. Ce document destiné principalement aux pouvoirs publics a pour but de leur faire prendre conscience que les méthodes employées par les piégeurs, dépigeonneurs et autres tueurs pour tuer les oiseaux ne sont plus du tout considérées comme acceptables par la communauté scientifique. »

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Monsieur le Président, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin



LA PRESSE


Sur l'article de presse on m'attribue des méthodes que je ne recommande pas, en tout cas pas une en particulier plus qu'une autre. Par exemple je ne préconise pas de couper les vivres brutalement aux pigeons mais je considère bien entendu qu'il faut intervenir sur les silos et les sources importantes de nourriture laissées à l'air libre. Je préconise d'intervenir sur la reproduction par la diminution des lieux de nidification et le contrôle des naissances par des nichoirs artificiels. D'autre part je ne préconise pas en particulier les graines contraceptives. Olivier Bitz ment, le gazage au CO2 est devenu inacceptable pour l'EFSA depuis 2004 et l'argon est un gaz inerte et non anesthésiant. La future direction expérimentation animale dans le tableau annexe V Méthodes humaines de sacrifice des oiseaux préconise que quand on utilise le gazage à l'argon on abatte immédiatement l'animal avec une des autres méthodes du tableau, méthodes rapides et considérées par les experts comme faisant peu souffrir les oiseaux.


La régulation des pigeons en question


Publié le 27/08/2010 sur les Dernières Nouvelles d'Alsace (/www.dna.fr)

Dans une longue lettre ouverte adressée aux élus, l'association Nos Amis les Oiseaux (NALO) critique vertement la politique de régulation de l'avifaune de la CUS, qu'elle estime aussi cruelle qu'inappropriée. Olivier Bitz, l'adjoint strasbourgeois en charge du dossier, lui répond.


Pour Pascal Cousin, président de l'association NALO, la Communauté urbaine de Strasbourg, a, en matière de régulation de l'avifaune, tout faux. En effet, la collectivité « continue les campagnes de capture et de gazage des pigeons » au lieu de s'attaquer à la racine du problème, estime le militant. Ainsi, dans un courrier adressé au maire de Strasbourg et au président de la CUS, Pascal Cousin, citant une note de la DRIRE (*), souligne : « Une étude réalisée par l'ISTAV (**) fait apparaître que Strasbourg héberge une population de pigeons très importante par rapport à d'autres grandes villes - environ 15 000 volatiles [...]. [L'étude montre également] que les silos des industriels céréaliers du Port autonome constituent une réserve considérable de nourriture pour les volatiles. » Du grain en abondance, des pigeons à profusion

La Ville s'escrimerait donc à exterminer des pigeons - dont les fientes nuiraient aux monuments et bâtiments - quand il suffirait de leur couper les vivres pour réguler leur population. Olivier Bitz, l'adjoint en charge de l'Hygiène et de la Santé, trouve l'accusation un peu raide. « Nous avons bien conscience du problème. Nous avons d'ailleurs organisé, fin 2009 et début 2010, deux réunions avec les services de l'État et les industriels du Port-du-Rhin pour réfléchir ensemble à des solutions », avance l'adjoint. « La Ville nous a présenté l'étude de l'ISTAV et ses conclusions, avant de nous demander ce que nous comptions faire », se souvient Bernard Cassignol, directeur d'activité chez Costimex, un des céréaliers du Port-du-Rhin. « Nous avions déjà posé des filets et des pics pour limiter l'accès des pigeons à nos installations. Nous avons décidé de faire un effort dans le ramassage et le nettoyage de nos zones de décharge », complète Bernard Cassignol. De fait, les silos sont par nature hermétiques, les pigeons « profitent plutôt des grains qui s'échappent quand on décharge un train ou un camion, poursuit-il. Nous avons attiré l'attention de nos équipes d'entretien sur ce point. » Les efforts des industriels portent leurs fruits, insiste Olivier Bitz : « Quand je suis arrivé à mon poste, la Ville dépensait près de 15 000 € par an pour deux campagnes d'euthanasie de cinq jours chacune. Cette année nous prévoyons de consacrer 6 000 € à une campagne de 6 jours seulement. »

Quant au recours au gazage, que NALO condamne sans équivoque (***), Olivier Bitz avance : « C'est la méthode utilisée à Strasbourg depuis 1972. C'est par ailleurs, celle que préconise l'EFSA [ndrl : l'Autorité européenne de sécurité des aliments]. En outre, j'ai demandé, depuis l'an dernier, à la société en charge des captures et de l'euthanasie d'ajouter de l'argon, un gaz anesthésiant, au CO2, pour que les pigeons ne souffrent pas. » Et l'élu d'ajouter : « L'idéal serait de limiter l'offre alimentaire au point que les captures ne soient plus nécessaires. Mais nous n'en sommes pas encore là. » L'appel d'offres relatif aux captures a été publié le 30 juillet dernier.

Manuel Plantin


(*) Datée du 18/11/09 et consultable en ligne dans les archives des « Faits marquants ».
(**) Institut Scientifique et Technique de l'Animal en Ville.
(***) L'association suggère de recourir à des graines contraceptives.
 


DIJON

Le 14/08/2010
Ville de Dijon
Monsieur le Sénateur-Maire Rebsamen François
Sénateur de la Côte-d'Or (Bourgogne)
f.rebsamen@senat.fr


Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne
BP 1510
21033 DIJON CEDEX


Monsieur le Sénateur-Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. Nous avons lu avec intérêt un ancien article de presse du Bien Public daté du 8 août 2008 où nous avons appris que : Pigeons - « Deux méthodes sont employées par la police sanitaire. La première, la plus écologique, celle que soutiennent les associations protectrices des oiseaux, est celle du pigeonnier. Il en existe un au parc de la Colombière. … Cette technique est très onéreuse et ne permet pas de lutter efficacement contre la prolifération. … Capturés et euthanasiés La seconde méthode, surtout employée au printemps et en automne, est plus polémique et plus spectaculaire. Pendant quelques jours, des graines sont régulièrement disposées à un endroit précis, les pigeons prennent l'habitude d'y aller. C'est alors que le piège se referme. Une véritable machine de guerre, un canon, déploie un filet, les volatiles se débattent mais ne peuvent en sortir. Ils sont ensuite placés dans une caisse et emmenés à la station de désinfection pour être euthanasiés. L'opération révolte certains défenseurs des droits des animaux. Les pigeons sont mis dans un caisson sous vide et privé d'air, ils meurent en quelques secondes ».

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html . Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Sur le site internet de la ville de Dijon les pigeons sont rangés dans les nuisibles comme les rats, blattes, etc. Tout un programme, une philosophie même, qui laisse deviner le sort peu enviable que vos inspecteurs de salubrité réservent aux oiseaux capturés. C'est une conception obscurantiste de l'écologie, de la nature animale et surtout une méconnaissance profonde des pigeons. Les pigeons qui nichent sur les bâtiments sont de la même espèce que les pigeons voyageurs ayant reçu de nombreuses décorations pour services rendus durant les deux grandes guerres. Par exemple l'armée a utilisé 60 000 pigeons au cours de la première guerre mondiale. Ces pigeons,confiés aux soldats du front, étaient munis d'un tube en aluminium fixé à une patte. Ils partageaient la vie des "poilus" et ses risques. Lorsque tous les moyens ordinaires étaient détruits, télégraphe, téléphone et systèmes optiques et qu'aucun coureur humain ne pouvait rejoindre l'état-major à travers un terrain intenable, on lâchait un pigeon avec un message signalant les pertes, les réactions de « l'ennemi héréditaire », les besoins de recevoir renforts ou munitions, tout ce qui pouvait renseigner les officiers sur les combats. Des milliers de messages ont été transmis pendant la bataille de Verdun entre autres et parvinrent, en une vingtaine de minutes seulement à l'un des centaines de camions-colombiers de l'arrière. Personne n'a jamais expliqué comment des pigeons, lâchés au coeur des combats, ont pu retrouver leurs pigeonniers mobiles. Ceci à travers des nuées de balles et d'obus, des nuages de gaz et, souvent, l'hiver, les intempéries. Le système était à ce point efficace que mon grand-père, un rescapé de 14-18, répétait : « - Progrés tu parles ! Un téléphone ça tombe en panne, un fil ça se coupe, un pigeon ça survit à tout ! ».

La méthode d'abattage que vos services utilisent est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète. Ce texte étant un règlement est donc applicable immédiatement en France sans transposition par une loi interne.
Voir ici : http://cousin.pascal1.free.fr/protection.html#reglement

Enfin pour conclure nous vous conseillons de consulter le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant :
« MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf
Où on lit au début : « Nous rappelons que l'association Stéphane Lamart est contre toute mise à mort des oiseaux sauvages comme les pigeons dans le but de contrôler leur population. Ce document destiné principalement aux pouvoirs publics a pour but de leur faire prendre conscience que les méthodes employées par les piégeurs, dépigeonneurs et autres tueurs pour tuer les oiseaux ne sont plus du tout considérées comme acceptables par la communauté scientifique. »

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur-Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin



LA REPONSE


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BORDEAUX

Le 12/08/2010
VILLE DE BORDEAUX

Monsieur le maire Alain Juppé
Hôtel de ville
Place Pey-Berland
33077 Bordeaux Cedex


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. Nous avons lu avec intérêt le Cahier des Clauses Particulières (CCP) de votre appel d'offre du 22 juillet 2010 « capture de pigeons et autres volatiles - fourniture, entretien et maintenance d'un pigeonnier. Montant maximum annuel du marché : 30 000 EUR (H.T.) ». Quelques mots ou phrases clefs que nous avons relevé : « Le prestataire mettra à la disposition du Service Communal d’Hygiène et de Santé au minimum 2 cages de capture d’une capacité de 100 pigeons ... Les pigeons seront euthanasiés … Le prestataire devra garantir la capture d’un minimum de 5 000 pigeons par an hors brigade municipale avec 10 jours de capture et 2 cages … Pour le respect de la diversité, la Ville souhaite expérimenter un nouveau dispositif de maîtrise de la faune urbaine … La prestation hebdomadaire comprend la fourniture et la mise en œuvre de la nourriture, l’eau ».

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html . Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Si le pigeonnier envisagé fonctionne selon le cahier des charges, à savoir l'alimenter en nourriture continuellement il ne servira pas à diminuer les naissances. En effet, nous citons notre document Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie :
« Ce dispositif est très controversé. En effet on lui reproche en offrant aux pigeons nichoirs et nourriture d'accroître le nombre de pigeons dans une aire donnée au lieu de le diminuer. En soulignant qu'ils augmentent la quantité de nourriture disponible et le nombre de lieux de nidification, sans parler des protestations des riverains proches de l'édifice. Ces critiques s'avèrent pertinentes pour bon nombre de pigeonniers commerciaux installés actuellement. Pourquoi? Premièrement les villes font appel à des entreprises sans avoir travaillé sur les points évoqués dans ce présent rapport, à savoir aucune étude préalable scientifique et écologique, aucune communication, aucune ou une mauvaise protection des bâtiments et règles d'urbanisme. D'autre part on donne de la nourriture dans les pigeonniers de façon permanente alors que celle-ci doit être distribuée uniquement au début pour appâter les oiseaux. En faisant ainsi on augmente la quantité de nourriture disponible et le nombre potentiel de sites de nidification. En plus comme les politiques répressives habituelles sont maintenues, ces pigeonniers ne servent même pas à réduire les conflits de voisinage et les plaintes qui s'en suivent. Certaines collectivités l'ont bien compris puisqu'elles financent conjointement des pigeonniers et des campagnes de destruction, parfois d'ailleurs c'est la même entreprise qui s'en charge. ».

D'autre part si distribution d'eau il y a, il faut qu'elle soit renouvelée tous les jours et non chaque semaine, nous citons là encore notre document :
« On ne donnera de l'eau aux oiseaux que pendant phase de lancement lorsqu'on met en oeuvre la technique qui consiste à enfermer une vingtaine de pigeons pendant un mois, pigeons capturés sur la colonie dont on veut contrôler la reproduction. C'est le premier aliment et le plus délaissé. Le pigeon est, parmi les oiseaux, un des plus gros consommateurs d'eau. Il boit en moyenne 50 ml par jour (de 40 à 60 ml). La contamination bactériologique de l'eau est considérée depuis longtemps comme l'un des facteurs les plus importants pour la santé des animaux, l'eau distribuée devrait être d'une qualité bactériologique irréprochable. Ce qui, à mon avis, n'est pas possible dans les pigeonniers tels que conçus actuellement. Il faudra donc pendant la courte période de lancement renouveler l'eau tous les jours. ».

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin



Reportage sur la régulation des pigeons de Bordeaux
du 8 septembre 2010 FR3 Aquitaine


France 3 Aquitaine
à l'attention de madame Elise Galand
136, rue Ernest Renan
33075 Bordeaux cedex


Madame, Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons regardé avec intérêt votre reportage sur la régulation des pigeons de Bordeaux : http://info.francetelevisions.fr/ .

Personnellement je suis ce dossier depuis janvier 2007, ayant écrit à Alain Juppé de multiples fois aussi bien au nom de l'association Stéphane Lamart qu'au nom de Nos Amis Les Oiseaux.
Pour plus de détails voir ici : http://cousin.pascal1.free.fr/nalo.html#bordeaux.

Votre reportage insinue que les opérations de dépigeonnage ne font pas souffrir les oiseaux. Rien n'est plus faux. Lisez donc notre dernier courrier envoyé à la société privée qui gaze les pigeons de Bordeaux : http://cousin.pascal1.free.fr/nalo.html#bordeaux_sacpa .
Savez-vous que jamais personne ne contrôle ces dépigeonneurs? Ce qui est une source de tous les abus en matière de maltraitance animale. Voir à ce sujet le problème des cages-pièges : http://cousin.pascal1.free.fr/cage.html et particulièrement cette affaire qui concerne le prestataire de Bordeaux : http://cousin.pascal1.free.fr/merignac.html , des cages en plein soleil relevées tous les quinze jours...

Espérant qu'à l'avenir vous demandiez l'opinion du monde associatif de la défense des animaux avant de faire un reportage,
Nous vous prions de croire, Madame, en notre considération distinguée.


Le Président
Pascal Cousin




Attribution du marché 2011 : 5000 pigeons gazés minimum


http://www.bordeaux.fr/
PAGE 18
bordeaux_sacpa_marche2011.pdf

Séance du lundi 25 octobre 2010

D -20100613
Assistance et contrôle du peuplement animalier. Signature des marchés. Autorisation.
Monsieur Jean-Michel GAUTE, Conseiller Municipal Délégué, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs, Dans le cadre de l’assistance et contrôle du peuplement animalier, la Direction de la Concurrence et de la Commande Publique a lancé un appel d’offres ouvert sur la base d’un dossier de consultation élaboré par la Direction de l’Hygiène et de la Santé. A l’issue de cette procédure et au vu du rapport d’analyse technique, la commission d’appel d’offres a classé en premier l’offre des sociétés suivantes :

Lot 1 - Capture, enlèvement, prise en charge et transport de chiens, chats et autres animaux
Montant minimum annuel : 70 000 € HT.
Société SACPA sur la base des prix indiqués au bordereau de prix.

Lot 2 - Capture de pigeons et autres volatiles – fourniture, entretien et maintenance d’un pigeonnier
Montant minimum annuel : 30 000 € HT.
Société SACPA sur la base des prix indiqués au bordereau de prix. Ces marchés à bons de commande, seront conclus pour un an à compter de leur notification, reconductible expressément 3 fois selon les dispositions de l’article 77 du code des marchés publics.

En conséquence, nous vous demandons, Mesdames, Messieurs de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire à signer les marchés avec les sociétés précitées en application des articles 33, 40,57 à 59 du code des marchés publics.
La dépense en résultant sera imputée sur les crédits prévus à cet effet au budget de l’exercice en cours, rubrique 12, article 611.

ADOPTE A L'UNANIMITE


Cahier des Clauses techniques
CCP_peuplement_animalier.doc
page 10

4.2.1.3. Devenir des pigeons
Les pigeons seront euthanasiés selon un protocole avalisé annuellement par le Ministère de l’Agriculture ou par la Direction de la Protection des Populations (DPP). Pour ce faire, le titulaire s’inspirera d’une part du décret 97-903 du 01 octobre 1997 relatif à la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort, d’autre part de l’arrêté ministériel du 12 décembre 1997, relatif aux procédés d’étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs, pris pour l’application de décret 97-903 susvisé.

4.2.1.6. Obligation de résultat
Le prestataire devra garantir la capture d’un minimum de 5 000 pigeons par an hors brigade municipale avec 10 jours de capture et 2 cages. Si la quantité n’était pas obtenue dans les délais impartis contractuellement, le prestataire s’engagera à poursuivre les captures afin de pouvoir parvenir aux obligations de résultat.
LA PRESSE


Toujours les mêmes mensonges. Notez bien l'habituelle diabolisation : Il s'agit d'une lutte sanitaire, commence-t-il. Le pigeon est vecteur de germes, bactéries pathogènes, virus ou parasites. Et celui-ci : Le Service pour l'assistance, le contrôle du peuplement animal (Segpa) assure euthanasier les oiseaux par injection avant de les gazer au CO2. Outre que le dépigeonneur s'appelle la SACPA et non SECPA, il ment en déclarant qu'il injecte des barbituriques aux pigeons avant de les gazer car cette injection ne peut être réalisée d'après le code rural que par un vétérinaire et vu le prix payé par pigeon tué, il est impossible que cela soit vrai, à moins qu'il travaille à perte...


Article sur Sud Ouest le 25 août 2010 de Isabelle Castéra
Les pigeons dépigeonnés


Les défenseurs de pigeons bataillent pour que cesse l'euthanasie des volatiles en ville.

Les mails sont tombés par dizaines sur les écrans des élus de Bordeaux, durant tout le week-end. Une lettre ouverte au maire, protestant contre « le massacre de milliers de pigeons dans la ville de Bordeaux chaque année ». « Abandonnez ces méthodes cruelles, inutiles et archaïques. Puis arrêtez de nous prendre pour des délinquants quand on jette un reste de croissant ou une tranche de pain aux pigeons, aux moineaux et autres oiseaux. Nous ne sommes pas responsables de vos politiques environnementales désastreuses… »

Ces attaques auprès de la ville de Bordeaux sont chroniques, émanant de personnes isolées, de groupes ou d'associations de défense des animaux. À la mairie, on a l'habitude de traiter le sujet avec hauteur. La dépigeonisation est, selon le service hygiène et santé de Bordeaux, « un mal nécessaire ».

Depuis trente ans déjà

Philippe Latrille, directeur du service, n'a pas d'état d'âme, vis-à-vis de ces « nuisibles » de centre-ville. « Il s'agit d'une lutte sanitaire, commence-t-il. Le pigeon est vecteur de germes, bactéries pathogènes, virus ou parasites.
De plus, il dégrade considérablement les bâtiments publics. À longueur d'année, nous sommes sollicités par les administrés pour des affaires de nuisances provoquées par les pigeons. Les gens se plaignent de certains qui nourrissent les volatiles et les font proliférer. Des querelles interminables. Nous avons donc un rôle à jouer. Il y a trente ans, Bordeaux a commencé à travailler sur la régulation des populations de pigeons. »

Et il y a trente ans, l'homme de la situation ce fut lui : Joël Paillé. Appelé « le dépigeoneur ». Il sait tout sur ces volatiles, leurs préférences, leurs habitudes, et leur pouvoir de nuisance. « Depuis trente ans, affirme Joël Paillé, nous régulons. Nous euthanasions entre 5 et 10 000 pigeons par an, après capture, mais les procédés ont beaucoup évolué. »

Aïe, c'est là que le bât blesse les défenseurs de pigeons. « Les oiseaux capturés par les piégeurs sont souvent tués par des méthodes barbares comme à coups de bâtons, passés en chambre de décompression explosive, abattus au gaz carbonique pur ou étouffés dans des sacs plastique après avoir absorbé de l'alphachoralose. Ce n'est pas acceptable. »

Dix jours de capture

Le dépigeonneur de Bordeaux ne s'émeut pas. Lui s'occupe de traquer les pigeons sur les sites, de les capturer dans des cages ou des filets et de les conduire chez un prestataire qui se charge de l'euthanasie. Le Service pour l'assistance, le contrôle du peuplement animal (Segpa) assure euthanasier les oiseaux par injection avant de les gazer au CO2.

« Il y a trente ans, on assurait 40 jours par an de capture d'oiseaux, puis on a réduit pour en arriver à 10. C'est parce que la population des pigeons a diminué d'autant. Mais aussi parce que nous avons des méthodes alternatives moins violentes. Nous posons des produits répulsifs sur les lieux stratégiques, notamment les rosaces des églises. Il s'agit de piquants ou d'un système d'électro répulsion. Nous mettons en place des pigeonniers et saisissons les œufs avant qu'ils n'éclosent. »

Philippe Latrille ajoute : « Si on cessait cette régulation, comme dans les années 70, nous serions envahis, avec toujours ce danger sanitaire potentiel, l'accumulation de fientes et la population de pigeons dégénérerait. Nous assurons une bonne maîtrise des oiseaux, aujourd'hui. »
 
 



Actions juillet 2010

Lettre envoyée par courriel en pdf.

Brignoles

Le 28/07/2010
VILLE DE BRIGNOLES

La responsable du service environnement, Tatiana Lambert
HOTEL DE VILLE
Place Carami BP 307
83177 BRIGNOLES Cedex


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. D'après le journal Var Matin pour maîtriser leur surnombre vous utilisez une graine contraceptive, nous citons l'article du 27 juillet : Nous avons mis en place des mangeoires que nous remplissons deux ou trois fois par semaine avec des grains de maïs imprégnés d'une solution contraceptive afin d'empêcher leur reproduction …. Du maïs contraceptif ...Les réceptacles ont été disposés à l'espace Liberté, au jardin situé derrière la Mapa Saint-Jean, à la gare SNCF et dans le jardin du conseil général des Douves. Le produit utilisé, la seule graine de ce type homologuée par les ministères de la Santé et de l'Agriculture, ne représente aucun danger pour l'homme ni pour les autres espèces animales. « Elle a même été préconisée par la Ligue de protection des oiseaux », assure Christophe Barle.

Nous ne pensons pas que votre distribution du contraceptif appelé Ornistéril (laboratoire Biové) sous forme de maïs imprégné de progestérone serve à grand-chose. En tout cas si le personnel de la mairie l'utilise comme le décrit le journal Var Matin. C'est pourquoi, en tant qu'expert, nous nous permettons ces quelques conseils.

La graine contraceptive Ornistéril est certes un produit intéressant mais avec les quelques années de recul que l'on a aujourd'hui sur son utilisation, on peut remarquer qu'il faut faire un recensement sérieux de la population de pigeons pour savoir quelle quantité de graines distribuer (il vaut mieux distribuer trop que pas assez), qu'elle doit être distribuée tous les jours sur une longue période de l'année soit 10 mois sur 12 car les pigeons biset marrons ont une courte période de repos sexuel se situant vers le solstice d'hiver (entre le 15 décembre et le 15 janvier). Il faut donc mettre en place 7 jours/7 une équipe approvisionnant les sites où se nourrissent les pigeons, que les pigeons doivent en ingérer une quantité suffisante (30 g/jour/oiseau) sinon le produit n'agit pas et il faut qu'une grande proportion de pigeons la mange pour en constater les effets sur la population.
Lorsqu'on rassemble tous ces paramètres, on se rend compte que ce produit contraceptif, bien que relativement efficace, est d'une utilisation difficile au milieu urbain car les contraintes sont très lourdes.

Compte tenu de votre population de pigeons estimée à 600 individus, pour obtenir une efficacité réelle nous préconisons une distribution quotidienne du premier février au trente novembre. La quantité à donner en saturation : 0,03 kg × 600 pigeons = 18 kg/jour, soit compte tenu des pertes et gaspillages un sac de 25 kg d'Ornistéril par jour. Quantité totale annuelle : 25 kg × 300 = 7500 kg. D'autre part il faudra multiplier au maximum les lieux de nourrissage pour viser la plupart des oiseaux. Ne pas respecter une seule de ces contraintes entraîne une diminution très importante de l'efficacité de la contraception chimique, c'est un effet de seuil et une propriété non linéaire de la molécule.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui est à consulter et à archiver. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin



Voir l'article "Les pigeons stoppés en plein vol dans leur élan destructeur" publié le 27/07/2010 sur Var Matin.
 


Préfet du Val-d’Oise

Le 27/07/2010
Monsieur le Préfet du Val-d’Oise

5, Avenue Bernard Hirsch
95010 CERGY PONTOISE CEDEX
Courriel pref-courrier@val-doise.gouv.fr


Monsieur le Préfet,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons consulté dernièrement par internet le règlement sanitaire départemental (RSD version de novembre 2008) qui impose des prescriptions en matière de santé , d'hygiène et de salubrité publique. Ce règlement sanitaire départemental du Val d’Oise a été pris par arrêté préfectoral du 29 août 1979. Des parties de ce règlement ont été abrogées depuis 1979 par des décrets en Conseil d’Etat. Il a été modifié par arrêtés préfectoraux du 4 novembre 1983, du 25 janvier 1985, du 22 février 1992 et du 7 février 1996. D'autre part le maire a compétence pour intervenir dans le cadre des pouvoirs de police qu’il détient en matière de salubrité publique au titre de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Il représente donc l’autorité compétente et doit prendre et faire respecter les mesures nécessaires au maintien de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publique sur le territoire de sa commune. Ainsi, le maire veille au respect des règles d’hygiène et de salubrité définies dans le règlement sanitaire départemental (Arrêt du Conseil d’Etat CE 10/3/54, Vve Picard).

L'alinéa 2 de l'article 119-2 pigeons, page 87 du règlement sanitaire départemental ainsi rédigé : « Les propriétaires d'immeubles et de tous établissements publics ou privés, ou leurs représentants doivent faire procéder à la capture des-dits volatiles en vue de les transférer dans des lieux autorisés ou de les détruire en se conformant à la réglementation en vigueur sous réserve que l'ordre public ne soit pas troublé et qu'aucun dommage ne soit causé à un tiers. », est illégal pour plusieurs raisons que nous allons nous efforcer de vous préciser. En effet ce texte impose aux personnes physiques et morales (privées ou publiques), propriétaires d'immeuble, de capturer ou tuer tous les pigeons, quelque soit l'espèce considérée, stationnant sur les immeubles possédés, sans préciser la durée de ce stationnement, ni le nombre de pigeons, ni le motif de cette obligation de destruction, si ce n'est la santé publique. D'autre part les maires qui doivent donc l'appliquer en vertu de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, qui précise à ce sujet : « 5º Le soin de prévenir, par des précautions convenables … les maladies épidémiques ou contagieuses, les épizooties, … », ont l'obligation de faire tuer tous les pigeons a priori étiquetés vecteurs dangereux de germes microbiens susceptibles de transmettre de manière certaine une maladie à la population (zoonose).

Donc on impose de tuer tous les pigeons stationnant sur les constructions et la végétation des parcs et jardins des immeubles possédés par les personnes physiques et morales (publiques ou privées). En France trois espèces sont nommées pigeons à savoir Columba livia (pigeon biset), Columba palumbus (pigeon ramier) et Columba oenas (pigeon colombin). Le biset niche sur les montagnes, falaises et les constructions, le ramier sur les arbres et le colombin sur les vieux arbres et parfois comme le biset. Ces espèces sauvages sont protégées par la directive du conseil du 79/409/CEE du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages et l'article 119-2 est illégal en imposant la destruction de ces oiseaux car outre qu'il ne respecte pas l'article 9 de la directive (en forme et en fond) il est incompatible avec l'article L427-8 du code de l'environnement qui fixe par décret les espèces d'animaux malfaisants ou nuisibles que le propriétaire, possesseur ou fermier peut, en tout temps, détruire sur ses terres : actuellement seul le pigeon ramier pouvant être classé nuisible par arrêté préfectoral, arrêté respectant la directive oiseau. Or le règlement départemental ne respecte pas l'article 9; notamment il n’établit pas, ni même n’allègue, avoir fait rechercher une solution alternative à la destruction.

Venons-en maintenant aux pigeons non protégés par la directive européenne. Il s'agit des espèces sauvages (voir plus haut) nées en captivités et relâchées, des espèces sauvages en captivité ou apprivoisées et des populations de formes domestiques bien reconnaissables, même retournées à l’état sauvage (ainsi les populations libres de pigeon de ville). Pour les populations de formes dites domestique qui sont en fait des pigeons biset (Columba livia) nous avons à distinguer entre les oiseaux ayant un propriétaire (éleveur), à savoir les pigeons voyageurs, les pigeons de fantaisie, les pigeons de chair (ou de rente) et les pigeons de compagnie et ceux sans propriétaire à savoir les pigeons biset marrons (feral) des villes et villages (sans propriétaires d'après le Conseil d'Etat - CE 4 déc. 1995).

Pour les pigeons ayant un propriétaire : l'article 119-2 du règlement sanitaire départemental en imposant la destruction de tous les spécimens sans condition (l'expression : « faire procéder à la capture des-dits volatiles en vue de les transférer dans des lieux autorisés » signifiant une capture qui sera suivie par une euthanasie) est incompatible avec l'article L211-5 du Code rural ainsi rédigé : (premier alinéa) Celui dont les volailles passent sur les propriétés voisines et y causent des dommages, est tenu de réparer ces dommages. Celui qui les a soufferts peut même tuer les volailles, mais seulement sur le lieu, au moment du dégât, et sans pouvoir se les approprier. Si, après un délai de vingt-quatre heures, celui auquel appartiennent les volailles tuées ne les a pas enlevées, le propriétaire, fermier ou métayer du champ envahi, est tenu de les enfouir sur place. (2 ° alinéa) Les propriétaires ou fermiers peuvent exercer, lorsque des pigeons sont trouvés sur leurs fonds, les droits déterminés au premier alinéa. Ainsi qu'avec la loi no 94-508 du 23 juin 1994 relative à la colombophilie en son article article 5 ainsi rédigé : Seront punies d'une amende de 25 000 F : Les personnes qui auront sciemment capturé ou détruit, tenté de capturer ou de détruire des pigeons voyageurs ne leur appartenant pas.

Une illégalité générale frappe également l'article 119-2 du règlement sanitaire départemental qui impose la destruction systématique sans condition de tous les spécimens de pigeons sans distinction de races ni d'espèces, ayant ou non un propriétaire (l'expression : « faire procéder à la capture des-dits volatiles en vue de les transférer dans des lieux autorisés » signifiant une capture qui sera suivie par une euthanasie). Il part du principe que le pigeon, à titre d'espèce générique, est un animal dangereux, tellement dangereux pour la santé publique que tout spécimen doit être détruit alors que ce genre de critère n'existe pas pour les pigeons dans la loi française. En effet l'alinéa deux de l'article 119-2 du règlement sanitaire départemental est incompatible avec les articles suivant du code rural : Maladies Réputées Contagieuses article L 223-2, Maladies à déclaration obligatoire article L 223-4 du code rural, autorité donneuse d'ordre - le ministre chargé de l'agriculture article L 221-1 C. Rural, les maires (mesures provisoires) article L 223-1 C. Rural et le préfet article L 223-8 du C. Rural.

Une autre illégalité générale frappe également l'article 119-2 du règlement sanitaire départemental qui impose la destruction systématique sans condition de tous les spécimens de pigeons sans distinction de races ni d'espèces, ayant ou non un propriétaire en partant du principe que le pigeon, à titre d'espèce générique, est un animal dangereux, tellement dangereux pour la santé publique que tout spécimen doit être détruit. En effet aucune étude scientifique ne l'a jamais démontré. Mais présumant qu'en fait cet alinéa vise principalement les pigeons biset marrons, oiseaux accusés de tous les maux. Nous tenons à préciser concernant cette espèce :
Le pigeon de ville (biset) est une espèce peu dangereuse pour l'homme car les bactéries, virus, parasites et champignons qu'il peut héberger sont très spécifiques à son espèce et non transmissibles à l'humain. Ce n'est pas une invention, les meilleurs vétérinaires le déclarent et c'est prouvé empiriquement sur le terrain par une expérience millénaire de cohabitation de l'homme avec les pigeons biset (pigeons voyageurs au moyen orient entre autres - à titre de précision, on a la preuve que ces oiseaux sont commensaux de l'homme depuis plus de 10 000 ans et on n'a pas connaissance, depuis que l'écriture existe, que les anciens aient rapporté que les pigeons les rendaient malades). Cherchez donc une étude scientifique indépendante et contradictoire prouvant que cet oiseau est dangereux pour l'homme; elle n'existe pas! Les pigeons de ville ne sont pas un risque sanitaire, contrairement à ce qu'on peut affirmer parfois. C'est connu depuis longtemps déjà : selon le Comité mixte OMS/FAO des experts des zoonoses - Rome 1959 - "Les pigeons qui vivent en liberté dans les villes de même que les étourneaux et les moineaux ne présentent qu'un risque faible pour la santé publique". D'autre part des spécialistes affirment que les pigeons biset semi-domestiques vivant à l'état sauvage font courir un risque négligeable à la population en matière de transmission de maladies (même pour la grippe aviaire voir les avis successifs de l'AFSSA), voir ci-dessous le cadre - Dr Bernard Lefebvre, vétérinaire Maladies des pigeons, Quelles sont les maladies susceptibles d’être transmises à l’homme par les pigeons ? Avis d’un vétérinaire praticien.

En conséquence nous vous demandons de supprimer purement et simplement l'alinéa 2 de l'article 119-2 pigeons, page 87 du règlement sanitaire départemental.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin



Dr Bernard Lefebvre
Vétérinaire Maladies des pigeons
Quelles sont les maladies susceptibles d’être transmises à l’homme par les pigeons ?
Avis d’un vétérinaire praticien - 20/11/2009

De nombreux microbes (bactéries, levures, virus, …) peuvent être hébergés par les pigeons comme par toute espèce animale. Certains d’entre eux sont susceptibles de transmettre une maladie à l’homme qui les élève ou les héberge. Parmi ceux ci, les plus fréquemment isolés chez les pigeons d’élevage sont des salmonelles (Salmonella tiphymurium var Copenhaguen), des levures (Candida albicans). Par contre, les chlamydies de l’ornithose sont rarement isolées. Quant aux Campilobacter, on ne les isole jamais car,…. on ne les recherche pas puisque qu’il ne sont pas responsables de maladie chez le pigeon. Le virus de West Nile qui sévit aux Etats Unis ne semble pas avoir fait son apparition en France sur la population de pigeons sauvages ou domestiques. Il faut ajouter à cette liste une maladie non infectieuse : « la maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux » qui est une maladie d’origine allergique.

Campilobacter jejuni est très fréquemment retrouvé dans le tractus digestif des volailles (jusqu’à 80% dans les élevages de poules pondeuses avec jusqu’à 25% des oeufs contaminés par les fientes à la surface de la coquille). Cette bactérie est responsable d’une zoonose (= maladie d’origine animale et transmissible à l’homme) : la consommation de viande de volailles représente un risque très significatif dans l’apparition des diarrhées humaines dues à Campylobacter jejuni. La maladie peut se transmettre également lors de la manipulation des carcasses par les employés des abattoirs.

Dans une étude datant de 1999 sur des pigeons parisiens, Candida albicans a été isolé dans 68% des jabots mais seulement 20% des intestins. Si la maladie candidose existe chez l’homme, on ne peut pas dire que celle ci soit transmise par des contaminants extérieurs. C’est plus un terrain immunodéprimé (SIDA) ou des facteurs locaux qui favorisent l’implantation des levures sur la peau ou, plus souvent, sur les muqueuses digestives, génitales,….

Salmonella tiphymurium var Copenhaguen est très régulièrement isolés dans des élevages dans lesquels sévit la paratyphose. C’est même une « dominante pathologique » et la maladie est un motif de consultation extrêmement fréquent. Des salmonelles sont régulièrement responsables de Toxi Infection Alimentaire Collective chez l’homme suite à la consommation de mayonnaise, glaces,….. dans lesquelles des oeufs non cuits sont incorporés. La maladie chez l’homme apparaît toujours après ingestion d’aliments contaminés et non pas par simple contact. Pour cette raison, et bien que la maladie soit très fréquente dans les élevages de pigeons, je n’ai jamais observé de transmission de la maladie aux éleveurs de pigeons. Il faut ajouter que les oeufs de pigeons ne sont généralement pas consommés, en tous cas, s’ils le sont, ils sont cuits; que la viande de pigeon se mange bien cuite (par rapport au boeuf) et enfin que la salmonellose du pigeon est assez spécifique et est probablement peu pathogène pour les autres espèces animales.

Chlamydia psitacci est responsable de l’ornithose chez le pigeon (psittacose chez les perroquets et…. chlamydiose chez l’homme). Attention cependant à ne pas confondre l’ornithose avec d’autres chlamydioses humaines (Chlamydia trachomatis) ou animales (Chlamydia felis chez le chat). Bien que certaines enquêtes sérologiques semblent montrer une large diffusion de la bactérie parmi les populations sauvages de pigeons, quand j’utilise des techniques modernes de recherche de la bactérie (PCR) je n’en trouve que très rarement dans les pigeons d’élevage. Pour des raisons budgétaires, cette technique de recherche n’a pas été utilisée dans les études concernant les populations de pigeons sauvages. Chez le pigeon, la bactérie donne des signes de coryza (inflammation des voies respiratoires) mais aussi des troubles de la reproduction (mortalité en coquille, mortalité au nid) et des arthrites. Chez l’homme, la bactérie est responsable d’un syndrome grippal voire d’une grave pneumonie. Cependant, le traitement adapté (Doxycycline) permet de guérir rapidement les personnes atteintes. La maladie se transmet par voie aérienne essentiellement lors du nettoyage des colombiers, dans des colombiers mal ventilés ou encore lors de la manipulation de carcasses en abattoir. Mais, je n’ai eu connaissance que de très peu de cas de cette maladie chez les éleveurs de pigeons. Cependant, lors de syndrome grippal ne guérissant pas spontanément (ou après traitement antibiotique non spécifique de la chlamydiose) en quelques jours, il faut envisager l’hypothèse de la chlamydiose chez les éleveurs d’oiseaux. Enfin, et c’est probablement la maladie la plus fréquemment rencontrée chez les éleveurs d’oiseaux et de volailles, la « maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux » mérite une attention toute particulière. Il s’agit d’une maladie d’origine immunitaire; c’est une allergie aux poussières et autres particules véhiculées par les oiseaux (tous comme certains individus sont allergiques au poil de chat). La maladie évolue sous une forme aiguë ou chronique. Dans la forme aiguë, l’ éleveur ressent une gêne respiratoire dans les 10’ qui suivent son entrée dans le colombier. Cette gêne est aggravée lors du nettoyage des installations. Il suffit de quitter le colombier pour recouvrer la bonne santé en quelques heures. Cette forme de la maladie est donc facile à diagnostiquer. La forme chronique est plus sournoise car les signes n’apparaissent qu’après une longue période d’exposition et entraîne petit à petit des lésions irréversibles du poumon qui perd progressivement ses fonctions d’oxygénation du sang. Le meilleur conseil que l’on puisse donner à des éleveurs atteints de cette maladie et de ne plus entrer du tout dans les colombiers, les poulaillers,… Il est également possible de porter systématiquement un masque respiratoire adapté à cette maladie. Mais, la « corvée » de nettoyage doit obligatoirement être confiée à une personne non sensible à ces allergènes.

Si des personnes devaient craindre la transmission de maladies par les oiseaux, ce seraient d’abord ceux qui sont en contact étroit et quotidiens avec ceux-ci et donc, tout particulièrement, les éleveurs d’oiseaux. Dans ma pratique quotidienne je rencontre assez souvent des éleveurs allergique et atteints de « la maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux », je n’ai rencontré que très rarement des éleveurs atteints de la chlamydiose. Par contre, je n’ai jamais rencontré de personnes ayant eu une affection digestive à Campilobacter, à salmonelles ou à Candida en rapport avec la possession de pigeons. Le risque d’attraper des maladies d’origine aviaire pour de simple passants en ville est donc négligeable.
 


Paroisse Charles de Foucauld

Le 23/07/2010

Paroisse Charles de Foucauld
Père Jacques BERTHOLET - Curé de la paroisse
Bx Charles de Foucauld

39 rue de Laxou
54 000 Nancy


Père Jacques BERTHOLET : jacques.bertholet@sfr.fr
Père Pierre PIERRON : pmpierro@club-internet.fr
Paroisse : d.ruze@free.fr

Monsieur le Curé,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec les pigeons qui stationnent sur l'ensemble paroissial de la Communauté Saint-Paul. Vous avez demandé à la ville de Laxou d'intervenir et bientôt (si ce n'est déjà fait) les pigeons seront capturés et tués manu militari. Pour ce faire, l'entreprise 3DPRO procédera (ou a procédé) à la mise en place de cages sur les toitures-terrasses des bâtiments concernés et à un appâtage. La paroisse a signé une convention avec la ville de Laxou pour l'intervention du dépigeonneur sur son domaine privé.

Autant vous le dire tout net, nous sommes déçus par la réaction de la paroisse, déçus que l'église catholique fasse massacrer l'animal qui a été le symbole de l'Esprit Saint pendant plus de mille ans, à savoir la colombe. Vous n'ignorez pas que sur certains tableaux du moyen âge cet Esprit Saint est représenté par un pigeon bleu « vulgaire ». Nous sommes déçus et hélas sans illusions car vous faites comme les autres paroisses catholiques.

Vous êtes vous posé la question du sort horrible que l'entreprise 3DPRO réserve aux pigeons ? Les oiseaux capturés par les piégeurs sont souvent tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton, passés en chambre de décompression explosive, abattus au gaz carbonique pur (une mort douloureuse) ou étouffés dans des sacs en plastique après avoir absorbé de l'alphachloralose et parfois même étouffés dans ces mêmes sacs sans avoir absorbé aucun produit ou poison !

Ces captures sont inutiles et stupides et les pigeons réapparaîtront bientôt entraînant leurs lots de massacres perpétuels, mais le Seigneur, y avez-vous pensé ? Au moment de mourir vous devrez rendre compte de ces innocents tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas.

Consultez donc cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html, ainsi que notre tract en pièce jointe.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Curé, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin

L'association Stéphane Lamart a envoyé une lettre à la ville de Laxou le 30/07/2010.
En PDF consultable ici.


Le 31/07/2010


VILLE DE LAXOU
Monsieur le Maire Laurent Garcia

3 avenue Paul Déroulède
BP 80049
54526 LAXOU Cedex


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. En effet vous les faites tuer régulièrement par une entreprise privée. Nous avons lu avec intérêt l'article de presse paru sur l'Est Républicain le 31/07/2010 Les pigeons du Bon Dieu. Vous avez déclaré au journal que : Nous sommes face à un problème de salubrité publique soulevé par la population. C’est une affaire d’hygiène et tant qu’on ne m’aura pas présenté un médecin assermenté me démontrant et me confirmant que les pigeons ne sont à l’origine d’aucune maladie, c’est le principe de précaution qui prime ! Et moi, je ne suis pas toubib !

Sur ce chapitre des maladies (imaginaires) que cet oiseau transmettrait nous vous conseillons d'étudier avec soin ce document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population.

Étant donné que cet animal est inoffensif votre prochaine campagne de capture est illégale. Le problème pour les associations de défense des animaux pour faire un recours au tribunal administratif est de trouver des vétérinaires qui veulent bien se mouiller. Et c'est rare avec les vétérinaires français qui vous feront des déclarations mais seulement verbale. Mais nous ne désespérons pas et nous sommes en train de préparer le terrain. Quand tout sera prêt les villes n'auront qu'à bien se tenir car beaucoup se feront retoquer au tribunal administratif. En attendant elles continuent à tuer pour rien puisque le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture, assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin


Le 05/08/2010


VILLE DE LAXOU
Monsieur le Maire Laurent Garcia

3 avenue Paul Déroulède
BP 80049
54526 LAXOU Cedex


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire cette deuxième lettre (voir celle du 31 juillet) à la suite de la publication d'un article de l'Est Républicain du 5/08/2010 où nous avons appris que :
« Laurent Garcia maintient le piégeage programmé en septembre par une société spécialisée et « agrée par le ministère de l’Ecologie ». Et ce d’autant plus qu’une de ses administrées domiciliée dans un immeuble, a pu contracter une maladie pulmonaire transmise par les fientes de pigeons, présents en grand nombre dans son bâtiment. « Un séro-diagnostic médical réalisé sur la patiente s’est révélé positif. Je ne veux faire courir aucun risque aux Laxoviens », assure le maire. ».

Nous avons examiné cet article avec l'aide d'un vétérinaire spécialisé en pigeons et d'un médecin généraliste et voici ce qu'ils en pensent : Cette maladie pulmonaire dont ignore le nom peut être soit :
- la chlamydiose qu'un test sérologique, certes, identifie, mais ce type test ne prouve pas l'origine de l'infection par les pigeons. Il démontre seulement la présence de la bactérie Chlamydia psitacci dans le patient. Cette bactérie se trouve présente, certes sur des pigeons, mais la contamination humaine se fait en général depuis les perruches ou les perroquets. Aucun cas de contamination humaine de chlamydiose par le pigeon n'a jamais été rapporté à DSV de Paris. Le Docteur Bernard Lefebvre, Vétérinaire Maladies des pigeons, n’a eu connaissance que de très peu de cas de cette maladie chez les éleveurs de pigeons pourtant en contact permanent avec ses oiseaux.
- il existe une allergie d’origine immunitaire qui touche les éleveurs d'oiseaux (poules, poulets, dindes, canards, pigeons, etc.) appelée maladie du poumon des éleveurs; cette maladie concerne les personnes en contact permanent avec les oiseaux (hangars mal ventilés des élevages industriels avec leurs milliers d'oiseaux concentrés dans un petit espace, locaux plus petits eux aussi mal ventilés, etc.); c’est une allergie aux poussières et autres particules véhiculées par les oiseaux (tout comme certains individus sont allergiques au poil de chat). Nous pensons qu'il est peu probable que cette personne souffre du poumon des éleveurs vu sa faible exposition aux facteurs allergènes.

Comme vous pouvez le voir il est peu probable que cette maladie pulmonaire soit causée par les pigeons, notez bien que le test ne peut prouver l'origine de l'infection. Mais admettons qu'à Laxou vous ayez un cas très, très rare, un cas non encore rencontré par les services vétérinaires de Paris, croyez-vous que votre campagne de destruction de pigeons soit justifiée? Vous invoquez le principe de précaution mais si on prenait à la lettre ce que vous demandez aux pigeons de roche et bien il faudrait éliminer tous les chats, les chiens, les animaux domestiques et tous les animaux sauvages, en fait tout tuer, tuer toute vie sur terre. En conséquence nous maintenons notre affirmation comme quoi cette capture sera illégale et ne répond qu'à la psychose collective ambiante. Un peu de raison que diable!

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin


Laxou - Conseil municipal du 10/06/2010


Question n° 5

Objet : Conventions pour l'installation de cages dans le cadre de la campagne de capture de pigeons
Rapporteur : G. Antoine

Exposé des motifs :
Il est prévu chaque année une ou deux campagnes de capture de pigeons, afin de limiter la prolifération de ces volatiles.

Dans ce cadre et sur le vu du constat effectué sur place, il est prévu une capture de pigeons à la à la résidence "Le Méridien", 3 et 4 Terrasse des Vosges, et à l'ensemble paroissial de la Communauté Saint-Paul. Pour ce faire, l'entreprise 3DPRO procédera à la mise en place de cages sur les toitures-terrasses des bâtiments concernés et à un appâtage.

Il convient de signer une convention avec chacun des représentants, Syndic pour le bâtiment "Le Méridien" et le représentant du Conseil Economique Paroissial, pour la Paroisse Charles de Foucauld, afin d'intervenir sur leur domaine privé.

Délibération :
.......
Vote du conseil :
Délibération adoptée à l'unanimité.


LA PRESSE


Les articles de presse ont été nombreux mais aucun ne relate correctement les faits. Le Républicain Lorrain, l'Est Républicain et TF1 news en ont rajouté sur les maladies causées par les pigeons. À noter la contre-attaque médiatique de l'église où les défenseurs des pigeons sont tournés en ridicule. Mais observez bien le silence sur l'abattage au gaz carbonique, sur l'horreur des cages piège en France et sur l'absence de risque de transmission de maladies par les pigeons à la population. En plus mon site n'est même pas mentionné, c'est de la censure et de la désinformation, vous ne trouvez pas?
Quant à l'attitude des deux curés elle est étonnante. Ils assument la tuerie, point. Ils ne proposent pas de révoquer la convention passée avec la mairie et ainsi d'empêcher la capture des oiseaux dans leur espace privé.
Enfin, miracle, le cinq août le Républicain Lorrain relate à peu près correctement les faits en m'interviewant. Le seul problème dans cet article c'est que le vétérinaire interrogé ne connaît pas le dossier scientifique sur la mise à mort au gaz carbonique. Mais ne soyons pas trop exigeant car l'article est très bon.
Quant au denier article de l'Est Républicain du 05/08/2010 qui persiste sur la maladie pulmonaire voir ma réponse.

Et on en remet encore sur les maladies avec dans l'article de presse du Républicain Lorrain (repris sur l'Est Républicain et TF1 news), la phrase : "Un des résidents du quartier des Provinces souffre d'une maladie respiratoire qui pourrait être due aux déjections et plumes de pigeons". Notez bien le mot pourrait, alors que les causes des maladies respiratoires sont nombreuses, alors, comme il y a des pigeons partout, faut-il tous les tuer, même si bien entendu ils ne causent aucune maladie respiratoire, car les vétérinaires sont formels à leur sujet; par exemple le Dr Bernard Lefebvre, Vétérinaire Maladies des pigeons, dans un texte "Quelles sont les maladies susceptibles d’être transmises à l’homme par les pigeons ? Avis d’un vétérinaire praticien - 20/11/2009" - Pigeons - déclare à titre de conclusion :
"Si des personnes devaient craindre la transmission de maladies par les oiseaux, ce seraient d’abord ceux qui sont en contact étroit et quotidiens avec ceux-ci et donc, tout particulièrement, les éleveurs d’oiseaux. Dans ma pratique quotidienne je rencontre assez souvent des éleveurs allergiques et atteints de « la maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux », je n’ai rencontré que très rarement des éleveurs atteints de la chlamydiose. Par contre, je n’ai jamais rencontré de personnes ayant eu une affection digestive à Campilobacter, à salmonelles ou à Candida en rapport avec la possession de pigeons. Le risque d’attraper des maladies d’origine aviaire pour de simple passants en ville est donc négligeable".


Pigeons sur l’église : tir à vue sur deux curés

Jeudi, 29 juillet 2010 le Républicain Lorrain

La régulation de la population de pigeons sur la commune de Laxou a tourné au cauchemar pour deux prêtres de la paroisse. Les flammes de l’enfer les attendent, selon des défenseurs de la cause animale.


Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas. » Bigre, même si ces innocents en question sont des pigeons, recevoir une lettre comme cela lorsque l’on est curé, ce n’est pas rien. Cette lettre type a été envoyée par dizaines à deux prêtres de Laxou. Leurs messageries électroniques ont été saturées par des indignations prédigérées de défenseurs des animaux, idem pour leurs lignes téléphoniques.

« Il s’agit d’une croisade démesurée, excessive qui repose sur de fausses affirmations », explique le père Jacques Bertholet, un des deux religieux voués aux flammes de l’enfer pour massacre de pigeons. Mais ces prêtres, persécutés parce qu’on va installer des cages pièges sur le toit de leur église et jetés en pâture sur internet, n’y sont pour rien. Tout est parti d’une délibération de la commune de Laxou. « Un des résidents du quartier des Provinces souffre d’une maladie respiratoire qui pourrait être due aux déjections et plumes de pigeons », rappelle Laurent Garcia, maire de Laxou. « Si je ne mets pas tout en œuvre pour assurer la salubrité publique, c’est ma propre responsabilité qui sera engagée. »

Site en Belgique

La commune a donc passé un contrat avec la société Abios 3D spécialisée dans la régulation des pigeons.

A écouter les internautes au cœur très sensible, les pigeons prélevés à Laxou « sont souvent tués par des méthodes barbares et expéditives ». Cyril Deddouche, responsable pour le grand est d’Abios 3D, dément toutes ces accusations. « Quelqu’un qui fait ça a de gros problèmes, c’est interdit. »

Abios pose des cages sur des bâtiments publics, nourrit et abreuve les pigeons piégés et les euthanasie sur place dans des caissons remplis de CO2. « Ils meurent en quelques secondes. » Le site internet qui a lancé l’alerte est hébergé en Belgique, pas facile de l’atteindre. Mais Cyril Deddouche se laisse du temps pour donner une suite éventuelle à cette mauvaise farce.

M.-O. N.
Publié le 29/07/2010
Les pigeons du Bon Dieu

publié le 31/07/2010 par l'Est Républicain

Polémique - Des curés de la paroisse Charles-de-Foucauld sont la cible d’associations de défense des animaux

« DES CURÉS font massacrer des pigeons ! » « Il vous faudra agir autrement pour atteindre la grandeur que votre Dieu vous a destinée ! »

Depuis quelques jours, le père Jacques Bertholet et le père Pierre Pierron sont, bien malgré eux, les vedettes d’un site Internet sur lequel ils sont jetés en pâture et qui communique, par ailleurs, leurs coordonnées.

Reste que les motifs de cette mise en lumière n’ont rien de risibles et de valorisants. L’objet du courroux des internautes, membres de ce forum : l’abattage, en vue de leur régulation, des pigeons sous les toitures et les terrasses de l’ensemble paroissial de la Communauté de Saint-Paul à Laxou. « Des propos qui frisent d’ailleurs parfois la diffamation », relève l’abbé Bertholet. « Nous recevons chaque jour des centaines d’e-mails et d’appels téléphoniques. Mais le silence est la meilleure des réponses. Tout cela est disproportionné. Nous ne voulons pas donner de l’importance à quelque chose qui n’en a pas. Surtout que nous n’avons rien demandé ! » poursuit l’ecclésiastique.

Initiative municipale

C’est en effet la municipalité laxovienne qui est l’instigatrice de cette démarche. « Le conseil a effectivement voté à l’unanimité une délibération à cet effet. L’opération débutera en septembre », confirme le maire Laurent Garcia. « Nous sommes face à un problème de salubrité publique soulevé par la population. C’est une affaire d’hygiène et tant qu’on ne m’aura pas présenté un médecin assermenté me démontrant et me confirmant que les pigeons ne sont à l’origine d’aucune maladie, c’est le principe de précaution qui prime ! Et moi, je ne suis pas toubib ! » tonne le premier magistrat qui reconnaît, cependant, que l’un des problèmes réside dans le fait que « certains habitants nourrissent les volatiles visés ».

Dernière entrante dans le débat, l’association parisienne Stéphane-Lamart a adressé un courrier à l’édile laxovien. Une missive qui rappelle ses positions sur ce sujet. « Il faudrait que quelqu’un aille sur place pour voir comment cela se passe. Les pigeons doivent avoir à boire et à manger. Si ce n’est pas le cas, ils sont hors la loi », avance Patricia Mahé, du bureau de la protection animale de l’association. « Le problème est, qu’en France, la réglementation sur l’abattage des pigeons est inexistante. Il faut que les pouvoirs publics prennent des dispositions », poursuit la représentante associative qui milite « pour une régulation de la population des pigeons par des graines contraceptives - interdites à la vente dans l’Hexagone - et pour l’installation de pigeonniers dans lesquels seraient prélevés les œufs ». Et de conclure : « On n’est pas écouté. Les pigeons souffrent ; ils sont tués par des méthodes barbares, contrairement à ce qu’affirment les sociétés de dépigeonnages. »

Des cages sur les bâtiments

Ces dernières sont d’ailleurs attaquées dans la lettre adressée à Laurent Garcia : « Cyril Deddouche, de la société Abios 3D, ment quand il déclare qu’il les euthanasie sur place », peut-on lire dans le dernier paragraphe.

Agréée par le ministère de l’Agriculture, Abios 3D assure, de son côté, que tout est conforme : les cages sont posées sur les bâtiments publics, les pigeons sont nourris et abreuvés et sont ensuite euthanasiés sur place dans des caissons de CO2 dans lesquels ils meurent en quelques secondes.

Reste qu’au milieu de tout cela, deux religieux se trouvent, à leur tour, pris au piège d’une polémique qui ne les concerne pas. « Les gens feraient mieux de s’inquiéter des enfants qui meurent de faim au Sahel plutôt que du sort des pigeons de Saint-Paul ! » conclut, un brin désabusé, le père Bertholet.

Yannick VERNINI
TF1 NEWS - Deux curés voués "aux flammes de l'enfer" pour une histoire de pigeons

Par A.Ga., le 02 août 2010 à 18h06, mis à jour le 02 août 2010 à 18:08

Des associations de défense des animaux harcèlent deux prêtres d'une commune de Meurthe-et-Moselle après que cette dernière a décidé d'installer des pièges à volatiles sur le toit de l'Eglise.

Des curés harcelés pour des histoires de pigeons. L'affaire se passe à Laxou, une commune de Meurthe-et-Moselle. Là-bas, comme ailleurs, les pigeons roucoulent et pullulent. Fientes et plumes pleuvent. Un jour, parce qu'une habitante d'un quartier affirme souffrir d'une maladie respiratoire liée à la présence des volatiles, la commune décide d'installer des pièges à pigeons. Objectif : réguler leur population. "En tant que maire, je suis responsable pénalement des habitants alors j'ai décidé d'appliquer le principe de précaution et de tout mettre en œuvre pour assurer la salubrité publique", justifie l'élu Laurent Garcia auprès de TF1 News. Les cages vont être installées un peu partout, et notamment sur le toit de la paroisse du quartier. Et voilà comment deux curés se font voler dans les plumes.

En apprenant la nouvelle, les amis des oiseaux sortent leurs griffes. De leur meilleure plume, ils adressent moult lettres et passent maints coups de fils aux deux prêtres en questions. "Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas", menacent les militants dans leurs missives ; des centaines, selon les religieux. "Les curés ne sont en rien dans la décision d'installer des cages à pigeons", martèle le maire de Laxou rappelant que les églises sont des bâtiments communaux.

Les amis des oiseaux reprochent de leur côté le mode d'euthanasie des bestioles qui, selon eux, périssent "dans d'atroces souffrances". " Les oiseaux capturés par les piégeurs seront tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton, passés en chambre de décompression explosive, abattus au gaz carbonique pur (une mort douloureuse) ou étouffés dans des sacs en plastique...", affirme l'association belge Lapalomatriste. Reprise sur des sites des amoureux des bêtes, comme SOS Pigeons, la missive donne les adresses et téléphones des deux religieux. L'opération de capture est gérée par une entreprise, dont les cages ont reçu l'agrément du ministère de l'Ecologie précise Laurent Garcia. Les curés, dans l'histoire, ont l'impression de s'être bien fait "pigeonner".
Le Parisien - les défenseurs des pigeons s'en prennent aux curés

02.08.2010, 16h44

A Laxou, (Meurthe-et-Moselle), il ne fait pas bon être pigeon... ou curé ! Depuis quelques jours, la paroisse de la commune subit les foudres de plusieurs associations de défense des animaux, parce qu'elle s'apprête à abriter un piège à pigeons. Des centaines de mails, de courriers, et d'appels téléphoniques affluent chaque jour vers cette église, réclamant aux deux prêtres de stopper net le projet.

Certains militants de la cause animale n'hésitent d'ailleurs pas à menacer les deux hommes d'église, «promis aux flammes de l'enfer», les mettant en garde quant au Jugement dernier. «Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas», écrivent-ils.

Un site internet d'une association belge appelle de son côté à continuer de leur envoyer des courriers. Dans un message posté sur l'une de leurs pages, les militants se livrent à une description détaillée du funeste sort réservé aux volatiles piégés. «Les oiseaux capturés seront tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton (...) ou étouffés dans des sacs en plastique».

L'affaire commence d'ailleurs à prendre une telle ampleur que le maire de Laxou en personne est monté au créneau pour défendre les deux religieux. «Les curés n'y sont de toute façon pour rien, les églises sont des bâtiments communaux et la décision a été votée à l'unanimité par le conseil municipal», a rappelé Laurent Garcia (MoDem). Selon lui, ce genre d'opérations de capture de pigeons se fait «régulièrement dans la commune».

Si l'opération de capture n'a pas encore commencé, les deux curés, eux, font contre mauvaise fortune bon coeur. «Nous nous sommes faits pigeonner», s'amuse l'un d'eux. «Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers qui nous prennent pour cible : c'est le miracle de l'ordinateur», préfère-t-il ironiser.
Le Figaro - Associations: deux curés "pigeonnés"

AFP 02/08/2010 | Mise à jour : 15:59

Deux curés d’une église de Laxou (Meurthe-et-Moselle) sont promis "aux flammes de l’enfer" par plusieurs associations de défense des animaux, qui harcèlent les hommes d’église au prétexte que la paroisse va abriter un piège à pigeon, a-t-on appris aujourd'hui auprès d’un des prêtres mis en cause.

"Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers et d’appels téléphoniques qui nous prennent pour cible: c’est le miracle de l’ordinateur qui multiplie les correspondances", ironise Jacques Bertholet, l’un des prêtres de la paroisse qui subit les foudres de militants de la cause animale. "Nous nous sommes faits 'pigeonner'", poursuit-il avec le sourire.

L’un des courriers met en garde les curés quant au Jugement dernier: "Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas", menacent les militants.

"Les curés n’y sont de toute façon pour rien, les églises sont des bâtiments communaux et la décision a été votée à l’unanimité par le conseil municipal", a indiqué à l’AFP le maire de Laxou, Laurent Garcia (MoDem), qui assure des opérations de capture de pigeons se font "très régulièrement dans la commune".

Les militants reprochent le mode d’euthanasie des oiseaux qui, selon eux, périssent "dans d’atroces souffrances". "Les oiseaux capturés par les piégeurs seront tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton (...) ou étouffés dans des sacs en plastique", affirme une association belge sur son site internet, qui appelle à envoyer des courriers aux curés.

L’entreprise, agréée par le ministère de l’Agriculture, a indiqué à l’AFP que l’opération de capture n’avait pas encore commencé, tout en rejetant les accusations des associations.
Le Poste - Deux curés complices « d’euthanasie de pigeons » ?

Par Henri le 02/08/2010 à 17:29

Les deux curés sont actuellement affectés à l’église de Laxou (Meurthe-et-Moselle). Le Conseil Municipal a voté à l’unanimité l’installation d’un piège à pigeons pour la capture de ses oiseaux. Alors, les associations de défense des animaux leur reprochent d’avoir accepté ce dispositif dans leur paroisse, bien que l’église soit un bâtiment communal et qu’ils ne soient pour rien dans la décision prise, précise Figaro/AFP.

Ces curés reçoivent de nombreux appels téléphoniques et des e-mail (une centaine…) qui leurs font des reproches. Ils ont bien l’impression « d’avoir été pigeonnés » ! Un courrier envoyé par un militant de la cause des pigeons invoque même le Jugement dernier : « Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas », écrit-il. Les militants ne veulent pas de ce mode d’euthanasie qui « fait périr les pigeons dans d’atroces souffrances », selon eux. Une association Belge qui demande qu’on envoie des courriers aux deux curés, prédit que les pigeons seront tués « à coup de bâtons » ou « étouffés dans des sacs en plastique »… La capture des volatiles n’est pas encore commencée, mais que faire pour sauver les curés « pigeonnés » de la vindicte des militants de la défense des pigeons ?
AFP

lundi 2 aou, 11 h 01

Deux curés d'une église de Laxou (Meurthe-et-Moselle) sont promis "aux flammes de l'enfer" par plusieurs associations de défense des animaux, qui harcèlent les hommes d'église au prétexte que la paroisse va abriter un piège à pigeon, a-t-on appris lundi auprès d'un des prêtres mis en cause.
Deux curés "pigeonnés" par des associations de défense des oiseaux

Publié le 02/08/2010 à 17:02 AFP

Deux curés d'une église de Laxou (Meurthe-et-Moselle) sont promis "aux flammes de l'enfer" par plusieurs associations de défense des animaux, qui harcèlent les hommes d'église au prétexte que la paroisse va abriter un piège à pigeon, a-t-on appris lundi auprès d'un des prêtres mis en cause.

"Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers et d'appels téléphoniques qui nous prennent pour cible: c'est le miracle de l'ordinateur qui multiplie les correspondances", ironise Jacques Bertholet, l'un des prêtres de la paroisse qui subit les foudres de militants de la cause animale.
"Nous nous sommes faits pigeonner", poursuit-il avec le sourire.

L'un des courriers met en garde les curés quant au Jugement dernier: "Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas", menacent les militants.

"Les curés n'y sont de toute façon pour rien, les églises sont des bâtiments communaux et la décision a été votée à l'unanimité par le conseil municipal", a indiqué à l'AFP le maire de Laxou, Laurent Garcia (MoDem), qui assure des opérations de capture de pigeons se font "très régulièrement dans la commune".

Les militants reprochent le mode d'euthanasie des oiseaux qui, selon eux, périssent "dans d'atroces souffrances".
"Les oiseaux capturés par les piégeurs seront tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton (...) ou étouffés dans des sacs en plastique", affirme une association belge sur son site internet, qui appelle à envoyer des courriers aux curés.

L'entreprise, agréée par le ministère de l'Agriculture, a indiqué à l'AFP que l'opération de capture n'avait pas encore commencé, tout en rejetant les accusations des associations.
RTL info

03 août 2010


Màj 11h55
Un piège à pigeons dans une église et c'est l'apocalypse

"Nous nous sommes faits pigeonner". Deux curés d'une église de Laxou (Meurthe-et-Moselle) sont promis "aux flammes de l'enfer" par plusieurs associations de défense des animaux, qui harcèlent les hommes d'église au prétexte que la paroisse va abriter un piège à pigeon. "Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers et d'appels téléphoniques qui nous prennent pour cible : c'est le miracle de l'ordinateur qui multiplie les correspondances", ironise Jacques Bertholet, l'un des prêtres de la paroisse qui subit les foudres de militants de la cause animale.

"Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers et d'appels téléphoniques qui nous prennent pour cible: c'est le miracle de l'ordinateur qui multiplie les correspondances", ironise Jacques Bertholet, l'un des prêtres de la paroisse qui subit les foudres de militants de la cause animale.

L'un des courriers met en garde les curés quant au Jugement dernier: "Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas", menacent les militants.

"Les curés n'y sont de toute façon pour rien, les églises sont des bâtiments communaux et la décision a été votée à l'unanimité par le conseil municipal", a indiqué le maire de Laxou, Laurent Garcia (MoDem), qui assure des opérations de capture de pigeons se font "très régulièrement dans la commune".

Les militants reprochent le mode d'euthanasie des oiseaux qui, selon eux, périssent "dans d'atroces souffrances". "Les oiseaux capturés par les piégeurs seront tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton (...) ou étouffés dans des sacs en plastique", affirme une association belge sur son site internet, qui appelle à envoyer des courriers aux curés.

L'entreprise, agréée par le ministère de l'Agriculture, a indiqué que l'opération de capture n'avait pas encore commencé, tout en rejetant les accusations des associations.
Libération

Société 03/08/2010 à 00h00

Des curés pris dans les pièges à pigeons

Deux curés d’une église de Laxou (Meurthe-et-Moselle) sont promis «aux flammes de l’enfer» par plusieurs associations de défense des animaux, qui harcèlent les hommes d’Eglise au prétexte que la paroisse va abriter un piège à pigeons. «Nous avons reçu une centaine de mails, de

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Flash info France 3 Lorraine-Champagne-Ardenne

NANCY, 2 août 2010 (AFP) - 15h58

Deux curés "pigeonnés" par des associations de défense des oiseaux

Deux curés d'une église de Laxou (Meurthe-et-Moselle) sont promis "aux flammes de l'enfer" par plusieurs associations de défense des animaux, qui harcèlent les hommes d'église au prétexte que la paroisse va abriter un piège à pigeon, a-t-on appris lundi auprès d'un des prêtres mis en cause. "Nous avons reçu une centaine de mails, de courriers et d'appels téléphoniques qui nous prennent pour cible: c'est le miracle de l'ordinateur qui multiplie les correspondances", ironise Jacques Bertholet, l'un des prêtres de la paroisse qui subit les foudres de militants de la cause animale. "Nous nous sommes faits +pigeonner+", poursuit-il avec le sourire. L'un des courriers met en garde les curés quant au Jugement dernier: "Au moment de mourir, vous devrez rendre compte de ces innocents (pigeons) tués pour rien et surtout de leur souffrance au moment du trépas", menacent les militants. "Les curés n'y sont de toute façon pour rien, les églises sont des bâtiments communaux et la décision a été votée à l'unanimité par le conseil municipal", a indiqué à l'AFP le maire de Laxou, Laurent Garcia (MoDem), qui assure des opérations de capture de pigeons se font "très régulièrement dans la commune". Les militants reprochent le mode d'euthanasie des oiseaux qui, selon eux, périssent "dans d'atroces souffrances". "Les oiseaux capturés par les piégeurs seront tués par des méthodes barbares et expéditives comme à coup de bâton (...) ou étouffés dans des sacs en plastique", affirme une association belge sur son site internet, qui appelle à envoyer des courriers aux curés. L'entreprise, agréée par le ministère de l'Agriculture, a indiqué à l'AFP que l'opération de capture n'avait pas encore commencé, tout en rejetant les accusations des associations.
ET AUSSI
En Belgique, au Canada, des dizaines de sites d'information générale, la presse régionale et des blogs personnels...
Republicain Lorrain
Roucouler en paix dans des pigeonniers


Le gazage des pigeons comme moyen de régulation fait hurler les défenseurs des oiseaux. La mise en place de pigeonniers serait plus appropriée.

Le sort d’un certain nombre de pigeons de Laxou, promis à une mort par asphyxie au CO² le mois prochain, continue d’inquiéter les défenseurs des oiseaux et les colombophiles. Mettant en avant un problème de salubrité publique, le maire de la commune proche de Nancy a décidé de faire installer, sur des toits de bâtiments publics, des cages pièges. Le but est de réguler la population des pigeons biset semi-domestique et des pigeons ramier.

Le procédé fait hurler les amis des oiseaux. « Les cages ne sont pas relevées quotidiennement. Parfois, les oiseaux attendent trois semaines avant qu’on les enlève et ils manquent d’eau. C’est une horreur », assure Pascal Cousin, colombophile et responsable de l’association Nos amis les oiseaux. Quant à l’utilisation du gaz pour les euthanasier, ce militant a mis en ligne des pages de documents qui dénoncent la pratique.

Le gazage de ces volatiles reste très utilisé par les villes. Nancy y a recours deux fois par an après des captures avec un filet, apparemment la LPO locale n’y trouve rien à redire. Contrairement aux recommandations de la LPO France. « Nous sommes contre tout ce qui fait souffrir les animaux », rappelle l’association d’Alain Bougrain-Dubourg. « Tout ce qui arrive est sim plement dû à la haine du pigeon », s’énerve Pascal Cousin. « Cela fait des années qu’on raconte qu’ils peuvent transmettre des maladies, mais c’est faux. » En ligne de mire l’ornithose, nom d’une maladie qui entraîne chez l’homme des problèmes respiratoires. « La transmission se fait par les poussières de plumes et de fientes. Mais il faut un contact proche, on le trouve surtout chez les éleveurs », rappelle le docteur Régis Cavignaux, vétérinaire spécialiste des oiseaux à Essey-lès-Nancy.

Loger pour contrôler

Pour le médecin, les cages pièges doivent être relevées tous les jours. Et « si le gazage n’est pas si inhumain que cela, l’euthanasie chez un vétérinaire c’est mieux ».

Pendant que des villes jouent de vilains tours aux habitants ailés, d’autres ont cherché des solutions moins radicales. En 2006, Nilvange a créé un pigeonnier municipal près de son parc classé. « On y retire une grande partie des œufs et on les remplace par des œufs factices. Ainsi on a diminué par trois ou quatre notre population de pigeons », note René Gori, le maire. Nancy (dans l’espace animalier de la Pépinière) et Saint-Avold font de même. L’investissement pour la création d’un pigeonnier municipal est faible, tout comme son entretien. Quatre ans après, Nilvange ne regrette toujours pas son choix.

M.-O. N.
Publié le 05/08/2010
L'Est Républicain
Sacrés pigeons !

le 5/8/2010

A Laxou, le piégeage de pigeons dans les quartiers de la ville et sur les toits de la chapelle Saint-Paul, hérisse le poil des internautes qui ont placé deux prêtres dans le viseur.

LA décision du conseil municipal de Laxou fait (rou) couler beaucoup d’encre en cette période estivale. Les pigeons de Laxou ont même trouvé à se percher à la Une de la presse nationale ! Laurent Garcia, le maire de la commune a décidé d’une opération de dépigeonnage début septembre (ER du 31 juillet). Décision votée « à l’unanimité » par le conseil municipal, indique le premier magistrat (MoDem). Une opération qui doit avoir lieu à divers endroits de la ville dont le quartier des Provinces qui abrite l’ensemble paroissial Saint-Paul. La mairie prévoit notamment d’installer des pièges sur le toit de la petite chapelle Saint-Paul.

C’était sans compter avec un site internet de défense des animaux qui depuis l’annonce, clique à vue sur les deux hommes d’église de la paroisse que sont le père Jacques Bertholet et Pierre Pierron. Mails, appels téléphoniques… Les deux curés sont harcelés et « promis aux flammes de l’enfer » s’ils ne stoppent pas le projet. « Mais nous ne sommes pas à l’initiative de cette chasse aux pigeons », martèle l’abbé Bertholet, s’affichant en victime. « Nous avons été consultés par la mairie et j’ai donné mon accord pour l’installation de pièges sur le toit de la chapelle et du presbytère dans le cadre d’une large opération de salubrité dans le quartier. C’est tout. On nous présente comme des tueurs de pigeons mais c’est faux ! D’ailleurs, les volatiles ne nous posent pas de problèmes majeurs ».

Laurent Garcia maintient le piégeage programmé en septembre par une société spécialisée et « agrée par le ministère de l’Ecologie ». Et ce d’autant plus qu’une de ses administrées domiciliée dans un immeuble, a pu contracter une maladie pulmonaire transmise par les fientes de pigeons, présents en grand nombre dans son bâtiment. « Un séro-diagnostic médical réalisé sur la patiente s’est révélé positif. Je ne veux faire courir aucun risque aux Laxoviens », assure le maire.

Alain THIESSE
 
 
 



Deuxième trimestre 2010

Actions juin 2010

Lettre envoyée par courriel en pdf.

REIMS

Le 30/06/2010

Ville de Reims

Madame Adeline HAZAN, Maire de Reims
Mairie de Reims
place de l'Hôtel de Ville
51096 Reims cedex


Madame la Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons (le reportage de France 3 Champagne-Ardennes diffusé le 16 juin au 19/20 qui nous a appris qu'une entreprise privée est venue à Reims pour capturer et euthanasier plus de 700 pigeons).

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html .

Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Madame la Maire, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin

voir aussi ici

reportage de France 3 Champagne-Ardennes

Diffusé le 16 juin au 19/20 et le 17 juin à midi.

Le reportage de moins de 2 minutes montre une capture de pigeons dans la ville de Reims au moyen d'un canon lance-filet. Le personnel de l'entreprise de dépigeonnage, au nombre de quatre, actionne le canon, lance le filet puis attrape sans ménagement les pigeons pour les enfermer dans des cages. J'ai reconnu le directeur du groupe Hygiènne Action interviewé (Lionel Duret). On apprend que plus de 700 pigeons ont été capturés durant cette campagne annuelle et qu'ils reviendront l'année prochaine.

Lucile Vercoutère, médecin et directrice du service hygiène et santé de la ville, affirme que les pigeons de ville transmettent des maladies diverses et variées.

Un reportage choc donc qui diffuse encore le mensonge des fameuses maladies que ces oiseaux sont censés propager à l'espèce humaine.
Merci France Télévision pour cette désinformation poubelle.
Lettre envoyée par l'association Stéphane Lamart

Madame le Maire,

Nous sommes une association de protection des animaux aussi bien sauvages que domestiques.

Nous vous écrivons pour protester contre votre politique de gestion du nombre des pigeons de ville (biset) de Reims. Vous allez penser que nous sommes excessifs mais nous nous permettons de vous écrire car nous avons visionné le reportage de France 3 Champagne-Ardennes diffusé le 17 juin à midi qui nous a appris qu'une fois par an une entreprise privée vient à Reims pour capturer et euthanasier plus de 700 pigeons. Cette entreprise, Hygiène Action, transporte les pigeons pour être tués en Ile-de-France (93 Tremblay-en-France). Hygiène Action tue les oiseaux au moyen d'un caisson à vide, soit une mise à mort par décompression explosive, méthode qui sera interdite dans l'Union Européenne le premier janvier 2013 (interdite aux U.S.A. depuis 25 ans). Son dirigeant nous a fait croire pendant cinq ans qu'il utilisait un caisson à gaz carbonique (qui lui aussi est inacceptable pour euthanasier les oiseaux.). Mais peut-être utilise-t-il ces deux méthodes, mais on en doute...

Savez-vous que le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture, assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément?

Espérant que vous preniez conscience que non seulement les animaux peuvent souffrir mais qu'en plus vous participer à cette souffrance de façon active en faisant abattre des oiseaux par caisson à vide (voir ci-dessous) et espérant que vous songiez à demander à vos services d'étudier les méthodes alternatives existantes.

Veuillez agréer, Madame le Maire, l'expression de notre plus parfaite considération.
Lettre envoyée par Gerard Charollois

Madame la maire,

Madame,

J'ai l'honneur de protester à l'encontre des destructions cruelles et inutiles de pigeons dans votre ville, par une société spécialisée dans ce type de besognes. Il est banal d'affirmer que la vie disparaît des cités modernes, dépourvues de Nature, d'animaux libres, de diversité.
c'est que le béton, l'acier et le verre sont peu accueillant aux formes de vies.
Très rares sont les espèces qui parviennent à survivre dans cet univers artificialisé;
même le moineau domestique, naguère hôte sympathique des milieux urbains, n'y trouve plus de gîtes pour s'y reproduire faute de cavités dans les murs des immeubles. Les pigeons font figures d'exceptions. Ils se maintiennent localement rappelant aux hommes qu'autrefois il y avait des oiseaux.
Certains hygiénistes farfelus les accusent de véhiculer des maladies purement imaginaires.
D'autres leurs reprochent de souiller les bâtiments.
qui veut noyer son chien ....
Or, le pigeon est un animal, c'est-à-dire un être sensible.
Nous vous appelons à faire cesser ces massacres honteux.
Avec l'assurance de mes meilleures salutations.

Gérard CHAROLLOIS
Lettre envoyée par Brigitte MARQUET

AMBASSADE DES PIGEONS
www.ambassadedespigeons.com
Vice-présidente de la SPOV
(Soc. protectrice des Oiseaux des villes, basée à Châtillon, 92320)


Le 1er juillet 2010

à Madame Lucile Vercoutère, Docteur en médecine, Directrice du Service Hygiène et Santé à la mairie de REIMS,

Permettez-moi, Docteur Vercoutère, de transmettre en copie le contenu de ce mail à Monsieur Raymond JOUANNESSE, Adjoint de Madame la Maire, chargé de tout ce qui se rapporte au développement durable.

J'ai hélas appris que dans ma région d'origine (Champagne Ardennes), celle où mon pére était non seulement vétérinaire mais également un élu, respecté pour ses qualités de coeur et de raison, que l'on venait de recourir à REIMS à une capture de pigeons extrêmement brutale. La manière dont sont ensuite mis à mort les pigeons constitue une torture pour ces oiseaux et ce que j'estime être un déshonneur pour nous, qui nous prétendons humains, intelligents et qui devrions savoir ce qu'est la souffrance pour un animal puisque nous le savons pour nous-mêmes.
A moins que nous ne pensions pas que les animaux sont des êtres qui peuvent souffrir quand on les torture, nous sommes impardonnables d'ordonner des mises à mort aussi cruelles ou bien, pire encore, de vouloir les ignorer, de dénier la souffrance que nous occasionnons par nos décisions.

Toutes ou presque les villes se trouvent confrontées à la nécessité de gérer durablement la population des pigeons urbains, Docteur Vercoutère.
C'est ainsi ! Nous devons gérer ce problème et non l'éluder en faisant tuant inutilement et de manière atroce.
D'autres pigeons reviendront très vite pour combler la niche écologique, le vide provoqués par la capture de tous ces oiseaux exterminés.
Les contribuables de Reims devront re-payer et vous, Madame Vercoutère, vous devrez à nouveau ordonner de nouveaux massacres.

Nous savons que les sociétés de "dépigeonnage" racontent n'importe quoi aux élus et bien entendu qu'ils ont intérêt à entretenir leur fonds de commerce, ceci d'autant plus que l'inutilité et la cruauté de leurs méthodes commencent à devenir connues.

Je collabore avec la Mairie de Paris à l'installation de pigeonniers contraceptifs dans notre capitale, Docteur Vercoutère. De nombreux scientifiques sont associés à cette réalisation que je juge modèle. Tous s'accordent à dire qu'il est bien plus dangereux de prendre le métro ou bien de se faire soigner dans un hopital que de vivre dans une ville avec des pigeons !!! Donc légitimer les tueries au moyen de fausses informations ne fait qu'attiser la haine des riverains pour ces oiseaux et augure mal d'un avenir "humain" et raisonnable à Reims, pour ce qui est de la gestion durable de la population des pigeons. Par ailleurs, les nuisances visibles sont souvent moins dangereuses que celles invisibles, tout de même !

Les enfants de Reims ne seraient-ils pas plus heureux de voir des "maisons pour les pigeons" et plus fiers, plus tard, de dire que leurs parents ont tout fait pour bien "gérer" le problème des animaux dans leur ville ?

Les avantages des pigeonniers contraceptifs sont nombreux . Je vais en citer 2, essentiels :
- moins de naissances de pigeons puisqu'on retire les 3/4 de oeufs dans ce genre de dispositifs gérés par des professionnels,
- moins de nuisances alentour puisque les pigeons font leurs fientes principalement là où ils nichent, donc dans le pigeonnier.

Je peux vous mettre en relation avec une société qui pourrait installer 3 pigeonniers à Reims et me déplacer moi-même tout d'abord pour tenter de vous convaincre d'arrêter, je vous en prie, Docteur Vercoutère, de recourir à un telle méthode vouée à l'échec, à la longue....
Autour des pigeonniers, il sera nécessaire que le nourrissage sauvage cesse. L'information des riverains sera capitale.
La pose de système d'effarouchement ou bien dissuasifs, tels que barrettes légèrement électrifiés, fils tendus posés sur ressorts complètera avantageusement la solution des pigeonniers contraceptifs dans la ville de Reims....

Hélas, je vais devoir m'absenter du 10 juillet au 15 août et ne pourrai me rendre disponible pendant ce laps de temps mais vraiment, Madame Vercoutère et vous, Monsieur L'adjoint de Madame la Maire, chargé du développement durable, je puis vous assurer que je me tiens à votre disposition pour un rendez-vous au cours duquel je pourrais davantage développer les arguments ci-dessus, et ceci dès le début du moins de septembre.

Vous remerciant de votre lecture bienveillante, je vous prie de croire, Docteur Vercoutère, à l'expression de mes salutations distinguées.

Brigitte Marquet


Article sur L'Union presse publié le lundi 12 juillet 2010

La guerre aux pigeons / Comment s'en «débarrasser» de manière «civilisée»?


REIMS (Marne). Les pigeons et leurs fientes coûtent cher à la Ville, qui aurait même employé la manière forte pour limiter l'invasion. Une amie des bêtes s'insurge contre ce « massacre insensé ».

ILS ne font pourtant de tort à personne en suivant leur chemin de petit volatile. Eh bien détrompez-vous ! Aujourd'hui, la gestion de la population des oiseaux est devenue un enjeu important dans le développement des grandes agglomérations. En effet, ils occasionnent de nombreuses dépenses, notamment en terme de nettoyage des bâtiments ravagés par le bombardement de leurs fientes. Du coup, certaines mairies ne savent plus quoi faire et restent désemparées face à l'invasion exponentielle de ces bébêtes à plumes qui ont mauvaise réputation. Comme d'autres, la Ville de Reims aurait fait appel à des sociétés de « dépigeonnage » afin d'assainir ses rues. À l'aide de grands filets, les oiseaux sont attrapés puis euthanasiés de manière « douce », en général par intoxication au CO2. La Mairie a tardé à répondre sur le sujet, mais a déclaré, par l'intermédiaire de Mireille Wojnarowski, adjointe à la santé, l'hygiène et la prévention, qu'elle ne démentait pas. Cependant, l'utilisation de caissons à CO2 aurait un effet anesthésiant avant d'entraîner le décès des animaux.

Une solution durable

L'histoire pourrait s'arrêter là, dans l'indifférence générale, celle réservée aux nuisibles dont on cherche à se débarrasser en silence. Pourtant, une voix s'est élevée contre ce « massacre insensé ». Cette voix, c'est celle de Brigitte Marquet, vice-présidente de la Société protectrice des oiseaux de ville et rédactrice du site web www.ambassadedespigeons.com. Dans une lettre adressée à Mme Vercoutère, responsable du service d'hygiène de la Mairie de Reims, elle s'insurge contre « l'inutilité et la cruauté des mises à mort après capture », notamment après le récent rapt de « 700 volatiles ».
Bien sûr, ces accusations restent difficilement vérifiables, car personne auparavant ne s'est appliqué à comptabiliser cette population. Malgré tout, l'initiative a le mérite de soulever une problématique, et encore mieux, d'y apporter quelques solutions. Car si le consensus est fait autour de la nuisance des pigeons, encore faut-il s'en débarrasser durablement et, évolution des mœurs oblige, de manière « civilisée ».
Ainsi, la Brigitte Bardot des bêtes à plumes propose, de par son expérience en la matière, une coopération « amicale » avec le service d'hygiène. L'objectif serait d'installer des pigeonniers dans certains points stratégiques de Reims. Ces arches de Noé permettraient de contrôler la population de pigeons tout en diminuant les nuisances aux alentours. Une solution simple et efficace qui pourrait permettre de baisser les coûts de nettoyage.
Cependant, la dépense nécessaire à la mise en place d'une telle installation oscillerait autour de 20 000 euros. L'entretien quant à lui serait de l'ordre de 5 000 euros à l'année. Il s'agirait donc d'un investissement important pour les Rémois qu'il ne faudrait pas non plus prendre pour des pigeons.

Benoît HUSSON
Lettre envoyée par les docteurs Marie-Pierre Capdevielle et Gilbert Guiraud

dr Marie-Pierre Capdevielle
31000 Toulouse

dr Gilbert Guiraud
31600 Muret


Madame la Maire,

En tant que médecins sensibles à la souffrance de tout être vivant, en outre admirateurs de ce chef d'oeuvre de l'Evolution qu'est le Pigeon, nous vous demandons de bien vouloir annuler tout piégeage, toute destruction de cet oiseau magnifique, bien moins sale, bruyant, pathogène, que d'autres espèces qui ne tarderont pas à occuper la niche écologique ainsi vidée...

Comme tant d'autres villes, METTEZ EN PLACE DES PIGEONNIERS CONTRACEPTIFS, seule méthode non cruelle et efficace au moyen et long terme...

Dans l'attente de votre réponse, veuillez croire, Madame la Maire, en nos salutations vigilantes.
 
 



Actions mai 2010

Lettres envoyées par courriel en pdf.

BILLOM, petite ville du Puy de Dôme

Le 02/06/2010

Mairie de Billom
rue Carnot
63160 Billom


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. En effet nous avons lu l'article paru sur La Montagne du 22 mai 2010 - extraits : depuis une semaine environ, des pigeons sont enfermés dans l'église Saint-Loup, à Billom, après que la municipalité a eu décidé de grillager les passages par lesquels les oiseaux entraient et sortaient....Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés coincés entre les vitraux et les grilles, s'indignait, il y a trois jours, une riveraine. Du coup, nous avons été contraints de les regarder mourir de faim et de soif car la municipalité ne voulait rien faire. Les pompiers ont fini par intervenir. On a réussi à sauver quelques oiseaux. Mais il en reste certainement encore à l'intérieur, qui sont condamnés aussi à mourir à petit feu »....Le maire, contacté, a fait savoir qu'il ouvrirait la porte de l'église, pour que des oiseaux en sortent. Ce qui a été fait hier matin. Plusieurs cadavres ont été retrouvés dans l'édifice Mais quelques pigeons restaient encore coincés derrière les grilles. Les services municipaux ont ouvert deux passages. Et ont refermé la porte. Reste désormais aux oiseaux encore prisonniers de trouver tout seuls la sortie. S'ils en ont la force.

Inutile de vous dire que nous sommes horrifiés par un tel comportement volontaire. Volontaire car vous avez décidé de faire mourir de soif et de faim des oiseaux sauvages en les enfermant en connaissance de cause dans l'édifice alors qu'on pouvait les éloigner avant les travaux. Nous allons donc transmettre cette affaire à l'association Stéphane Lamart pour un éventuel dépôt de plainte pour acte de cruauté sur animal. Acte de cruauté visé par l'article 521-1 du code pénal : Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende. En ce qui concerne les pigeons de roche ou biset, le gouvernement a déjà maintes fois indiqué la législation applicable à ce cas d'espèce et la jurisprudence des tribunaux correctionnels a toujours considéré qu'enfermer volontairement, vivant, un animal, pour le faire mourir de soif ou de faim est un acte de cruauté caractérisé (questions parlementaires : n° 38282 du 29 avril 1996 réponse de Co - rinne Lepage Ministre de l'Environnement au député Pierre Rémond, n° 2719 de Mme Poletti Bérengère réponse publiée au JO le : 30/10/2007 page : 6708, n° 71885 réponse publiée au JO le 30/03/2010 page : 3630 - et le code pénal dans ses articles R 654-1, R 655-1 et 521-1 ainsi que le code rural dans son article R215-4).

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier « diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie ». Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia :
http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin

La Montagne du 22 mai 2010

Depuis une semaine environ, des pigeons sont enfermés dans l'église Saint-Loup, à Billom, après que la municipalité a eu décidé de grillager les passages par lesquels les oiseaux entraient et sortaient.

« Cela fait dix ans que cette église était désaffectée et laissée à l'abandon. Et voilà qu'en milieu de semaine dernière, la municipalité décide de poser des grilles devant les vitraux cassés par où passaient les pigeons. Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés coincés entre les vitraux et les grilles, s'indignait, il y a trois jours, une riveraine. Du coup, nous avons été contraints de les regarder mourir de faim et de soif car la municipalité ne voulait rien faire. Les pompiers ont fini par intervenir. On a réussi à sauver quelques oiseaux. Mais il en reste certainement encore à l'intérieur, qui sont condamnés aussi à mourir à petit feu ».

Il en restait, en effet. Dont certains irrémédiablement prisonniers derrière les grilles. Les pigeons, qui avaient élu domicile dans l'édifice, créent des nuisances. D'où la décision du Conseil municipal. Mais la méthode choisie pour s'en débarrasser soulève bien des protestations.

Le directeur de la Ligue de protection des oiseaux Auvergne, Jean-Christophe Gigault, est intervenu auprès de la mairie : « Nous sommes scandalisés par cette façon de procéder pour se débarrasser des pigeons, car nous sommes très attachés au respect du vivant. Laisser mourir des animaux de faim et de soif, c'est de la barbarie. De plus, des oiseaux d'autres espèces, et même d'espèces protégées, peuvent aussi se retrouver prisonniers ».

Le directeur de la LPO admet que les pigeons créent des nuisances, mais « il existe des méthodes humaines de limiter leur reproduction et de contrôler les populations ».

Le maire, contacté, a fait savoir qu'il ouvrirait la porte de l'église, pour que des oiseaux en sortent. Ce qui a été fait hier matin. Plusieurs cadavres ont été retrouvés dans l'édifice Mais quelques pigeons restaient encore coincés derrière les grilles. Les services municipaux ont ouvert deux passages. Et ont refermé la porte. Reste désormais aux oiseaux encore prisonniers de trouver tout seuls la sortie. S'ils en ont la force


Héricourt

Le 27/05/10

L'Est Républicain
54185 Heillecourt Cedex


Madame, Monsieur, M. le directeur de la rédaction générale,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Votre journal L'Est Républicain a publié récemment un article visant les pigeons de ville : publié le mercredi 26 mai 2010 Héricourt « haro sur les pigeons ». Cet article au demeurant fort intéressant nous amènent à réagir car malheureusement votre journal verse dans l'idéologie courante résumée par cet aphorisme : Les pigeons : « il est bien connu qu'ils transportent toutes sortes de germes, de miasmes et autres diffusions délétères ». Une idéologie qui a créé une phobie collective envers cet oiseau. La population harcelle les services hygiène des mairies pour qu'on détruise ces rats volants. Inutile de vous dire que ces oiseaux ne transmettent pas plus de maladies à l'homme que nos chiens et chats car vous ne le croirez pas et pourtant daignez consulter (si vous en avez le temps) cette documentation multimédia qui le prouve : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html .

Et même si vous avez seulement survolé rapidement cette documentation vous comprendrez le sens de notre réaction. Dans l'article en question quelques extraits significatifs : Sous des airs domestiques, le pigeon représente une menace pour l’homme sur le plan phytosanitaire. Ils sont vecteurs de plus d’une soixantaine de maladies. Votre journaliste ferait bien de retourner à l'école en utilisant le terme phytosanitaire qui est un produit utilisé pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux. Une soixantaine de maladies, pas mal, mais leur rôle dans la marée noire dans le golfe du Mexique, vous y avez pensé, ainsi que leur responsabilité dans la dette de la France? Pas encore et bien maintenant vous avez une piste, au fait les pigeons ont aussi des dents et proviennent d'une autre galaxie. Bon, soyons sérieux, arrêtez d'affoler la population et consultez les vétérinaires avant d'écrire de telles choses.

Nous protestons donc contre le contenu tendancieux de cet article infâme qui verse de l'huile sur le feu, propageant la phobie des pigeons parmi la population, un article de plus à ranger dans le dossier plus que chargé: «Hystérie, mensonges et désinformation ». Un jour, dans l'avenir, les historiens souligneront la responsabilité de la presse populaire dans la destruction des derniers oiseaux qui survivent encore au 21eme siècle aux méfaits que l'Homme fait subir à la nature.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, M. le directeur de la rédaction générale, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin

haro sur les pigeons

http://www.estrepublicain.fr
Héricourt
haro sur les pigeons


le 5/26/2010 2:01

La mairie ne plaisante pas avec les envahisseurs à plumes. La chasse aux pigeons et corbeaux est ouverte au centre-ville d’Héricourt.

« Trop, c'est trop ! », lance Francine Meyer, domiciliée rue de l'École. « Cela fait environ huit ans que les pigeons sont apparus dans le secteur. Déjà avec mon père on a tout essayé pour les faire partir (répulsif, picots, pétards…), mais rien n'y a fait. Ils se sont installés dans le quartier et notamment chez nous ». Même détresse pour sa voisine, débordée et submergée par ces envahisseurs au demeurant sympathiques. « Mon frère a alerté la préfecture en joignant des clichés plus qu'édifiants. Orientés centre-ville, sa cour intérieure, les seuils de fenêtres, les larmiers et les descentes de chéneaux sont crépis de fientes nauséabondes ». Inventif, Adolphe Pierre, résidant dans la même rue, a tendu des fils de pêche sur la partie haute de sa façade et dressé des pics sur les rebords des larmiers et calfeutré toutes les parties accessibles aux pigeons. Sous des airs domestiques, le pigeon représente une menace pour l’homme sur le plan phytosanitaire. Ils sont vecteurs de plus d’une soixantaine de maladies. « Je ne peux même plus garer ma voiture devant chez moi, très vite elle est maculée », lance dépitée Francine. Chaque jour « je passais plusieurs heures à nettoyer leurs déjections ». Mais depuis quelques mois, cela va nettement mieux », soupire la retraitée. « Notre sauveur est arrivé ! ».

200 prélèvements

Nommé par arrêté municipal François Perry d'Héricourt, lieutenant de louveterie est sur le terrain. Dans son viseur, le pigeon « Biset » qui roucoule sur les toits, niche et étale ses fientes dans les greniers ouverts, à l'abri des châssis, des avant toits… Pour les capturer, il utilise diverses méthodes (cages, filets et carabine à plomb à air comprimé) selon la configuration du lieu. « Depuis juin 2009 plus de 200 volatiles ont été prélevés, Mais il en reste encore bien autant sinon plus ».
Suite article Haro sur les pigeons

http://www.estrepublicain.fr
Héricourt
Suite article Haro sur les pigeons


N'en déplaise aux détracteurs François est un homme de nature, il la connaît sur le bout des doigts et la respecte. « Dans certaines situations, il faut se rendre à l’évidence que seule l'intervention de l'homme peut prévenir ». François observe, écoute, et agit en toute discrétion. « Il est vraiment l'homme de la situation », assurent ces riverains de la rue de l’École. « On est devenus des amis, même parmi ceux qui les nourrissent », souligne quant à lui François. « J’opère des prélèvements importants dans leur cour. Je ne juge pas ! J'échange et j'argumente et ça se passe bien, il ne faut pas brusquer les gens ». La pédagogie est sa meilleure arme.


SIEMP (Paris)

Le 22/05/10

SOCIETE IMMOBILIERE D'ECONOMIE MIXTE DE LA VILLE DE PARIS (SIEMP)
SA 562 086 124 R.C.S. Paris
Place de l'Hôtel de Ville
75004 PARIS


Monsieur le Président

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons.

Il nous a été rapporté que le groupe Hygiène Action connu pour tuer de manière extrêmement cruelle les pigeons (par décompression explosive, méthode interdite dans L'Union Européenne le premier janvier 2013, une interdiction tardive puisque les pays anglo-saxons l'ont interdite depuis plus de 30 ans...) était venu lundi dernier poser de cages sur le toit d'un immeuble SIEMP au 3 rue de Rocroy dans le 10ème arrondissement et qu'il était venu 2 jours après (mercredi 19 mai 2010) pour relever ces cages, heureusement vides. À noter que la société Hygiène Action ne laisse pas d'eau dans ses cages, du moins pendant 2 jours, et que cela constitue déjà une infraction (contraventions de 4e classe).

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Vous pouvez télécharger ces documents par les liens contenus dans cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html .

Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin


Témoin : xxxx
rue Rocroy
75010 Paris
locataire d'un immeuble possédé par la S I E M P

Elle habite au dernier étage avec au-dessus une terrasse où elle peut accéder et elle y a mis des plantes vertes.

Lundi 17/05/2010 deux personnes se présentant mandatées par la S I E M P sont venu poser 4 cages pièges à pigeon sur la terrasse, au-dessus de son appartement. Ils ont mis des graines de blé à l'intérieur des cages mais pas d'abreuvoir. Quand j'ai téléphoné à cette dame mercredi 19/05/2010 à 9 h ils n'étaient toujours pas passés pour relever les cages; en conséquence on note qu'ils laissent au minimum 2 jours les animaux sans boisson.


Château-Thierry

Le 21/05/10

L'Union – L'Ardennais
5, rue de Talleyrand
51083 Reims Cedex


à l'attention de :
Laurence PICANO chateau@journal-lunion.fr
Directeur départemental de l'Aisne dirdep02@journal-lunion.fr
Guillaume LÉVY sedan@journal-lunion.fr
Directeur départemental des Ardennes dirdep08@journal-lunion.fr


Madame, Monsieur, M. le directeur de la rédaction générale,
Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Votre journal L'Union a publié récemment deux articles visant les pigeons de ville : un publié le mercredi 19 mai 2010 Château-Thierry (Aisne) - « Obligée de vivre parmi les pigeons » et l'autre publié le jeudi 20 mai 2010 Sedan (Ardennes) - « Des fientes à la cantine du collège Turenne ». Ces articles au demeurant forts intéressants nous amènent à réagir car malheureusement votre journal verse dans l'idéologie courante résumée par cet aphorisme : Les pigeons : « il est bien connu qu'ils transportent toutes sortes de germes, de miasmes et autres diffusions délétères ». Une idéologie qui a créé une phobie collective envers cet oiseau. La population harcelle les services hygiène des mairies pour qu'on détruise ces rats volants. Inutile de vous dire que ces oiseaux ne transmettent pas plus de maladies à l'homme que nos chiens et chats car vous ne le croirez pas et pourtant daignez consulter (si vous en avez le temps) cette documentation multimédia qui le prouve : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html .

Et même si vous avez seulement survolé rapidement cette documentation vous comprendrez le sens de notre réaction. Dans les articles en question quelques extraits significatifs :
Obligée de vivre parmi les pigeons - Les volatiles vivants côtoient les morts au milieu d'un tapis de plumes et de fientes. Tel est le tableau que la locataire a sous les yeux lorsqu'elle ouvre la porte de son appartement, face à l'escalier menant à ce qui est devenu le domaine des oiseaux. Un environnement qui ne serait pas étranger à ses ennuis de santé, selon son fils Rémy. Il se bat pour sa maman. « Elle va mourir si on la laisse comme ça ! »...Les problèmes respiratoires sont en effet au coeur des difficultés de Martine Ducrest. « Elle a dû être hospitalisée à Reims, le dimanche 2 mai », raconte son fils. Il se souvient : « Elle ne pouvait plus marcher. » L'amie de ce dernier ajoute : « Elle avait les lèvres noires. » À L'hôpital tout s'est bien passé : « Il y a eu une nette amélioration en 24 heures. » Elle est donc rentrée « lundi à 16 heures » et « elle est montée jusque chez elle » se rappelle Rémy, affirmant « à 21 heures, ça recommençait ! » Pour lui, ça ne fait aucun doute, les soucis de santé de sa maman ont un lien avec la présence de tous ces déchets. Il dit même que son jeune frère, vivant avec la mère a eu lui aussi des difficultés du même ordre.....a besoin de mon frère, ne serait-ce que pour lui porter sa bouteille à oxygène...
Des fientes à la cantine du collège Turenne - Et prier pour que la grippe aviaire ne fasse pas un détour par Sedan.

Obligée de vivre parmi les pigeons – nous avons examiné avec l'aide d'un vétérinaire spécialisé en pigeons et d'un médecin généraliste la description des symptômes de la personne souffrante. Il s'avère que rien ne prouve que sa pathologie provienne des pigeons. En effet cette personne semble souffrir d'une insuffisance respiratoire qui peut provenir de multiples causes. Vous êtes-vous renseigné sur son dossier médical avant d'incriminer les pigeons? La personne prise en photo est obèse, une des causes justement de l'insuffisance respiratoire. Mais les causes de cette pathologie peuvent être multiples, comme le tabagisme, l'asthme, etc. Cette personne est peut-être atteinte d'une fibrose pulmonaire et l'état déplorable des locaux est certainement un facteur favorisant. Dans ces pathologies supposées les pigeons ne peuvent jouer un rôle bien important, un rôle certainement insignifiant puisque cette personne n'est pas en contact permanent avec les oiseaux. En effet il existe une allergie d’origine immunitaire qui touche les éleveurs d'oiseaux (poules, poulets, dindes, canards, pigeons, etc.) appelée maladie du poumon des éleveurs; cette maladie concerne les personnes en contact permanent avec les oiseaux (hangars mal ventilés des élevages industriels avec leurs milliers d'oiseaux concentrés dans un petit espace, locaux plus petits eux aussi mal ventilés, etc.); c’est une allergie aux poussières et autres particules véhiculées par les oiseaux (tout comme certains individus sont allergiques au poil de chat). Nous pensons qu'il est peu probable que cette personne souffre du poumon des éleveurs vu sa faible exposition aux facteurs allergènes.
Des fientes à la cantine du collège Turenne – Les pigeons sauvages ne transmettent pas la grippe aviaire, alors arrêtez d'affoler la population et consulter les vétérinaires avant d'écrire de telles choses.

Nous protestons donc contre le contenu tendancieux de ces deux articles qui verse de l'huile sur le feu, propageant la phobie des pigeons parmi la population, deux articles de plus à ranger dans le dossier plus que chargé: « Hystérie, mensonges et désinformation ».

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, M. le directeur de la rédaction générale, nos très respectueuses salutations.

Le Président
Pascal Cousin

Obligée de vivre parmi les pigeons

http://www.lunion.presse.fr
Château-Thierry
Publié le mercredi 19 mai 2010 à 11H54

La quinquagénaire dénonce un état d'insalubrité dans son logement.

CHATEAU-THIERRY (Aisne). Une femme de 59 ans vit à côté d'une colonie de volatiles, vivants et morts, ainsi que de leurs déjections. Pour la secourir, son fils vole dans les plumes des uns et des autres.

EN bas, la plaque à l'effigie du bon Jean situe l'ancien collège. Derrière la porte du 20, rue du Château, l'envers du décor est moins clinquant : un couloir aux murs défraîchis conduit à une petite cour donnant sur les remparts du château. Entre les deux, il y a un escalier desservant plusieurs logements, dont celui de Martine Ducrest, au premier étage, le dernier avant le grenier où ont élu domicile des tas de pigeons. Les volatiles vivants côtoient les morts au milieu d'un tapis de plumes et de fientes. Tel est le tableau que la locataire a sous les yeux lorsqu'elle ouvre la porte de son appartement, face à l'escalier menant à ce qui est devenu le domaine des oiseaux. Un environnement qui ne serait pas étranger à ses ennuis de santé, selon son fils Rémy. Il se bat pour sa maman. « Elle va mourir si on la laisse comme ça ! » s'exclame celui qui enchaîne les démarches pour sa mère qui « aura 60 ans en novembre ».
« Il y a un peu plus d'un mois, je suis allé voir le maire (NDLR : avec des photos des restes de pigeons jonchant le sol). Il a sauté de son siège ! Il s'est déplacé tout de suite », relate le fils de cette femme habitant les lieux depuis dix-huit ans. Elle-même se souvient d'un nettoyage de ces immondices, il y a quelques années : « Ils en ont sorti une tonne ! » Depuis, une vitre cassée permettrait les allées et venues des volatiles qui, en plus, trouveraient leur bonheur dans de la laine de verre laissée là-haut.

Hospitalisée

l y a bien eu quelques travaux dans le passé, mais ils n'ont pas satisfait la famille. « Ils ont refait la salle de bain comme des cochons ! » peste Rémy. Au fil de la visite, la mère et le fils multiplient les commentaires sur les trous non rebouchés dans les cloisons, les fissures cachées par des plantes… Ils disent avoir essuyé un refus à leur demande de rénovation, de la part de l'organisme logeur. Quant aux démarches entreprises par la Ville pour trouver un autre hébergement, elles n'ont pas abouti sur un terrain d'entente. « On nous propose un logement moins grand et plus cher, qui ne correspond pas à son état de santé », affirme le fils. Le problème c'est qu'il faut monter un étage et demi (actuellement, c'est un étage).
Les problèmes respiratoires sont en effet au cœur des difficultés de Martine Ducrest. « Elle a dû être hospitalisée à Reims, le dimanche 2 mai », raconte son fils. Il se souvient : « Elle ne pouvait plus marcher. » L'amie de ce dernier ajoute : « Elle avait les lèvres noires. »
À L'hôpital tout s'est bien passé : « Il y a eu une nette amélioration en 24 heures. » Elle est donc rentrée « lundi à 16 heures » et « elle est montée jusque chez elle » se rappelle Rémy, affirmant « à 21 heures, ça recommençait ! » Pour lui, ça ne fait aucun doute, les soucis de santé de sa maman ont un lien avec la présence de tous ces déchets. Il dit même que son jeune frère, vivant avec la mère a eu lui aussi des difficultés du même ordre.
Pour faire face à cette urgence, une proposition de logement aurait été faite. « C'est un endroit réservé aux femmes et ma mère a besoin de mon frère, ne serait-ce que pour lui porter sa bouteille à oxygène », s'exclame l'aîné qui, concernant le logement de la rue du Château, souhaiterait que la municipalité prenne un « arrêté de péril ».

Laurence PICANO
Des fientes à la cantine du collège Turenne

http://www.lunion.presse.fr
Publié le jeudi 20 mai 2010 à 11H00

D'une chiée deux coups : les fientes dégoulinent sur les vitres du réfectoire...

SEDAN (Ardennes).

À l'heure du déjeuner, les fientes de pigeons dégoulinent à côté des assiettes. Les plus chanceux ont même droit à du rab sur leur vélo...

TRÈS joli, le réfectoire du collège Turenne, avec son bardage de bois et son élégant auvent qui lui sert de chapeau. La cantine a été réalisée il y a déjà quelques années et a bien su s'inscrire dans l'enceinte historique du bâtiment. Mais il y a un hic : les architectes, sans doute très concentrés sur les lignes nobles du toit, n'ont pas pensé à équiper ses poutres de protection anti-oiseaux…
Ni pics, ni filets, encore moins de système à électro-vibrations ou d'appareils à ultrasons qui constituent l'armada anti-pigeons en ville (dixit les experts).
Loin d'être sots, les volatiles ont donc rapidement mis à profit la charpente extérieure. Résultat : les fientes de pigeons s'accumulent, jour après jour, mois après mois, sur les murs et surtout la baie vitrée du réfectoire.
En déjeunant, nos collégiens sont donc aux premières loges pour admirer les dégoulinades répugnantes qui décorent le réfectoire sur 5 mètres de haut…

Attaque en piqué sur les vélos

Faisant d'une chiée deux coups, les pigeons s'offrent en plus le parking des vélos, qui a judicieusement été placé juste sous le réfectoire.
On peut rêver mieux, à l'heure où l'on plaide pour les transports « propres », que de retrouver le guidon ou la selle de sa bicyclette maculés de fientes…
Le nouveau principal du collège, Jean-Marcel Herbreteau, ne nie pas le problème. « C'est vrai que c'est sale et qu'on n'a rien de prévu contre les nids d'oiseaux ». L'intendant de l'établissement rappelle qu'un nettoyage annuel est effectué, chaque été, par la société spécialisée Nicolas.
Concernant une protection anti-oiseaux, tous deux renvoient au conseil général, responsable des collèges. Les élèves ne sont pas les seuls à devoir supporter cette situation. Les riverains eux aussi sont servis. Selon l'un d'eux, qui ne tient pas plus que ça à voir son nom apparaître, « la vitre du réfectoire et les murs ne sont pas nettoyés assez souvent ». Il faut reconnaître que ce n'est pas évident, vu la hauteur… « La vitre a été mal conçue. On ne peut pas l'ouvrir, donc pas la nettoyer de l'intérieur », explique l'intendant.. Ce qui devait répondre à des normes de sécurité s'avère un sacré obstacle à l'heure du nettoyage.
Quant au parking des vélos, l'attaque en piqué des volatiles a recouvert le sol, en trois ou quatre endroits, d'épaisses flaques très Art contemporain.
Mieux vaut regarder où on met le pied (et la tête). Et prier pour que la grippe aviaire ne fasse pas un détour par Sedan.

Guillaume LÉVY
 
 
 




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