page précédente page suivante me contacter


entrée







Association
Nos Amis Les Oiseaux
(NALO)


courriers envoyés et actions
au 4 ° trimestre 2010








Quatrième trimestre 2010

Actions décembre 2010

Lettres envoyées par courriel en pdf ou par la poste.

Roches-sur-Marne

Le 10/12/2010
Ville de Roches-sur-Marne
Monsieur le Maire
Rue Auguste Peschaud

52410 ROCHES SUR MARNE


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire pour réagir à un courriel reçu le 8 décembre 2010 qui nous signale que : « mon maire a fait poser un piège à pigeons sur l'église et depuis 1 semaine 3 sont déjà entrés, il y a environ 150 à 200 pigeons à exterminer pour le bien de l'église … le piégeur les prend vivants et en fait ce qu'il en veut ».

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html . Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits. Les captures suivies de la mise à mort sont inutiles et n'ont jamais fait diminuer le nombre des pigeons dans une agglomération. En effet les pigeons occupent toute la planète et sont capables de franchir de grandes distances et si vous ne traitez pas les sites de nidification et bien tuer les pigeons pour réduire leur nombre c'est comme essayer de remplir le tonneau des Danaïdes. Ici en l'occurrence il faut s'occuper de la protection de l'église (répondre à la question, où nichent les pigeons).

Par quelle méthode sont tués les pigeons? Merci de bien vouloir nous répondre.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin
 



Actions novembre 2010

Lettres envoyées par courriel en pdf ou par la poste.

METZ

Le 19/11/2010
Ville de Metz
Hôtel de Ville - 1, place d'Armes
B.P. 21025 - 57036 Metz cedex 1


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous sommes navrés que vous n'ayez pas daigné répondre à notre lettre du 21/09/2010 qui vous demandait solennellement d'arrêter d'utiliser la décompression explosive (caisson à vide) pour tuer les pigeons marrons (feral) en surnombre de l'agglomération.

Vous trouverez ci-dessous une documentation sur la décompression explosive.

Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président Pascal Cousin



CONTACTS
Hôtel de Ville

1, place d'Armes
B.P. 21025
57036 Metz cedex 1

Tél. 03 87 55 50 00

dgros@mairie-metz.fr; rlioger@mairie-metz.fr; rdarbois@mairie-metz.fr; ikaucic@mairie-metz.fr; tjean@mairie-metz.fr; afritsch-renard@mairie-metz.fr; afonte@mairie-metz.fr; dbori@mairie-metz.fr; psallusti@mairie-metz.fr; bbelhaddad@mairie-metz.fr; molesinski@mairie-metz.fr; skoenig@mairie-metz.fr; dhs@mairie-metz.fr; tscuderi@mairie-metz.fr; fferraro@mairie-metz.fr; pnzihou@mairie-metz.fr; ssaadi@mairie-metz.fr; opayraudeau@mairie-metz.fr; wschuman@mairie-metz.fr; jmtoulouze@mairie-metz.fr; dplanchette@mairie-metz.fr; jllecocq@mairie-metz.fr; hlekadir@mairie-metz.fr; bheulluy@mairie-metz.fr; gkrausener@mairie-metz.fr; hknecht@mairie-metz.fr; pgandar@mairie-metz.fr; martinecarreverdier@orange.fr; jacques.marechal2@orange.fr; claire.mertz@orange.fr; maryse.bresson@free.fr; stephane@martalie.fr; oliveira_natali@hotmail.com; praphaelle@yahoo.fr; msagrafena@mairie-metz.fr; jeremy.aldrin@gmail.com; djacquat@wanadoo.fr; christian.antoine@groupeicf.fr; annequillot@laposte.net; nathalie.colin-oesterle@cr-lorraine.fr; emmanuel.lebeau@metz2008.com; dircom@mairie-metz.fr; finances@mairie-metz.fr; hygiene@mairie-metz.fr; population@mairie-metz.fr; politique@mairie-metz.fr; urbapp@mairie-metz.fr; ctm@mairie-metz.fr; espaces-verts@mairie-metz.fr; proprete-urbaine@mairie-metz.fr; fpurino@mairie-metz.fr; dircom@mairie-metz.fr; metzmagazine@mairie-metz.fr; redaction.metz@republicain-lorrain.fr;
La méthode d'abattage que vos services utilisent est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète.

Avez-vous lu cette documentation technique sur la décompression explosive ou caisson à vide :
http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#caisson surtout le document « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare :
« Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. »
soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures.
Ce document original a convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France).

LES CAISSONS A VIDE OU DECOMPRESSION EXPLOSIVE

Cette méthode d'abattage des animaux a été mise au point dans les années 50 à la suite des recherches effectuées sur les effets physiologiques provoqués par la décompression accidentelle des avions. Elle a été abandonnée dans les pays anglosaxons car il a été démontré qu'elle fait souffrir les animaux. Une des dernières études scientifiques sur le sujet concluait en 1978 que l'induction de la perte de connaissance et la mort par décompression hypoxique n'est pas douloureuse à condition que le vide soit fait lentement, soit selon cette dernière recherche 1220 mètres par minute, une euthanasie par décompression devant durer au moins 10 minutes(voir AVMA etude decom.pdf). Mais les caissons à vide, en France, font le vide instantanément (- 5 secondes) et mettent pour tuer entre 30 secondes et une minute (si l'appareil fonctionne correctement). La mort étant provoquée non par l'asphyxie mais par les effets physiologiques provoqués par la décompression explosive. Ce procédé est interdit dans la majorité des états aux U.S.A.

Les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis une pompe puissante fait le vide (comme à 12 000-16 000 m d'altitude) en moins de 5 secondes. Les animaux meurent par les effets physiologiques de cette décompression explosive en moins de 1 minute (de 30 secondes à 2 minutes)

Mais beaucoup d'appareils pour tuer les pigeons sont vieux, bricolés et rafistolés, alors la mort peut durer plus de 2 minutes. On espère que ceux utilisés dans les abattoirs sont mieux entretenus ...

les gaz emprisonnés dans les sinus, les oreilles moyennes, et les intestins des animaux se dilatent rapidement. Ce qui provoque un grand malaise avec une grande souffrance. Quelques animaux arrivent à survivre au premier passage dans la chambre de décompression et sont de nouveau décompressés à cause d'un dysfonctionnement de l'appareil, d'une erreur de l'opérateur ou parce que les animaux arrivent à survivre et ils sont repassés dans le dispositif douloureux une seconde fois. Les oiseaux possèdent des cavités remplies d'air, un peu comme les poissons avec leur vessie natatoire. Quand l'oiseau, placé en conteneur étanche, subit cette décompression hyper-rapide les gaz emprisonnés dans les cavités se détendent en raison de la sous-pression extérieure, une sorte d'explosion....... Nous pouvons imaginer la souffrance des oiseaux encore conscients.


POSITION DES INSTANCES INTERNATIONALES

Le rapport 2000 de l'American Veterinary Medical Association indique, à la fin, dans sa liste des agents et méthodes inacceptables pour euthanasier que :

La décompression est inacceptable pour l'euthanasie en raison de nombreux inconvénients.

(1) Beaucoup de chambres sont conçues pour produire un vide à une vitesse 15 à 60 fois plus rapide que ce qui est recommandé comme optimum pour les animaux, avec pour résultat la douleur et une détresse attribuable aux gaz qui se dilatent et qui sont emprisonnés dans les cavités du corps.

(2) les animaux immatures résistent à l'hypoxie, et de plus longues périodes de vide sont exigées avant que la respiration cesse.

(3) la récompression accidentelle, avec le rétablissement des animaux blessés peut se produire.

(4) des boursouflages, des saignements, des vomissements, des convulsions, de l'urination, et de la défécation, qui sont esthétiquement désagréables, peuvent se développer chez les animaux sans connaissance.

En pièce jointe page 28 : rapport AVMA 2000.pdf

_____________________________


L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (généralement appelée FAO : Food and Agriculture Organization, une organisation spécialisée de l’ONU) a publié en 2001 une brochure intitulée : "MANUAL ON PROCEDURES FOR DISEASE ERADICATION BY STAMPING OUT"

Dans le chapitre 3 méthodes d'abattage, aux autres moyens physiques, la décompression est mentionnée. On y lit que la décompression est maintenant considérée comme inacceptable.
OTHER PHYSICAL METHODS - Decompression - This method is now regarded as unacceptable.
Lien : http://www.fao.org/DOCREP/004/Y0660E/Y0660E01.htm#ch1.4

_____________________________


En Europe l'AHAW (Animal Health And Welfare) qui est le groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux de l'EFSA ( CEE European Food Safety Authority) :
Opinion of the Scientific Panel on Animal Health and Welfare on a request from the Commission related to “Aspects of the biology and welfare of animals used for experimental and other scientific purposes”
EFSA-Q-2004-105 Adopted by the AHAW Panel on 14 November 2005
The EFSA Journal (2005) 292, 1-46 - Opinion on the “Aspects of the biology and welfare of animals used for experimental and other scientific purposes”

le tableau n° 4 page 37 :
Les méthodes suivantes ne doivent pas être employées pour mettre à mort les oiseaux
....... décompression (caisson à vide) .......... anhydride carbonique (CO2)

Table 4 - Characteristics of methods for euthanasia of birds
« The following methods are not to be used for killing birds: neck crushing, decompression, exsanguination, carbon dioxide, nitrous oxide, diethyl ether, chloroform, cyclopropane, hydrogen cyanide gas, trichlorethylene, methoxyflurane, chloral hydrate, strychnine, nicotine, magnesium sulphate, ketamine and neuromuscular blocking agents »

En pièce jointe EFSA Scientific Panel on Animal Health 2005.pdf


AUTRES ÉLÉMENTS

voir aussi pour plus de détail : http://cousin.pascal1.free.fr/petition.html

Ci-joint une étude sur les effets physiologiques de la décompression datée de 1978 (obtenue des USA) :
Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review Nicholas H.
Booth. (unité US : un foot ft (pied) = 30,48 cm)
En pièce jointe : AVMA etude decom.pdf

L'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs indique dans son annexe IV "mise à mort des animaux - "3. Caisson à vide" que :
Les animaux doivent être mis en caisson étanche où le vide est rapidement réalisé par une pompe électrique puissante. Ici on demande que le vide soit rapidement réalisé, or la grande vitesse de décompression est justement dénoncée comme facteur de souffrance par le rapport 2000 de l'AVMA. La décompression explosive est donc imposée par notre réglementation !

Le vétérinaire Mathieu BROUSSOIS qui a fait une thèse sur la limitation des populations de pigeons, il a étudié en particulier les pompes à vide : son témoignage sur la décompression explosive effectivement réalisée en France et avec des appareils parfois non correctement entretenus pour les pigeons (mort par décompression de 30 secondes à 2 minutes, selon, et vide, en théorie, en moins de 5 secondes)

Ce procédé est interdit dans la majorité des états aux U.S.A. aussi au Royaume-Uni.
voir pour le Missouri la pièce jointe : Attorney 32-2003.mht

Un exemple d'abattoir utilisant la décompression explosive pour les cailles :
SARL Cailles Vallée de la Vie, 2, boulevard des Capucines, 85190 Mache

L'unique fabriquant Français de caisson à vide qui en a fait une activité accessoire et qui adapte le dispositif à la demande des abattoirs, des communes, des entreprises de dépigeonnage et des associations de piégeurs agrées :
Société ARVEN 85200 Fontenay-le-Comte
voir la pièce jointe : agre caisson1.jpg


LES ANIMAUX CONCERNÉS

Les pigeons biset de ville mais aussi les Cailles (un million de cailles encore abattus par ce procédé), Faisans, Perdrix, Canards colvert et les autres gibiers d'élevage à plumes

Pourquoi utilise-t-on encore des caissons à vide pour mettre à mort des animaux destinés à la production de viande ?
Normalement pour des raisons sanitaires il est obligatoire que tous les animaux de boucherie soient vidés de leur sang et éviscérés avant d'être mis en vente. La saignée qui consiste à vider complètement l'animal de son sang doit être faite l'animal encore vivant pour que le sang sorte. Avant de le saigner il est obligatoire de le rendre inconscient (étourdissement préalable).

Ce principe comporte quelques exceptions dont celle concernant le gibier d'élevage à plumes :
l'arrêté du 14 janvier 1994 fixant les conditions sanitaires auxquelles doivent satisfaire les établissements d'abattage de volailles (NOR: AGRG9301669A) accorde une dérogation à ce principe général pour quelques abattoirs ( les articles 19 à 21 reprennent le principe général étourdissement/saignée/éviscération ) :
Art. 35. - Des dérogations aux articles 19 à 21 du présent arrêté peuvent être accordées par le ministre de l'agriculture et de la pêche aux établissements préparant des viandes de petits gibiers d'élevage à plumes qui exerçaient déjà cette activité au 1er janvier 1991. Les produits pour lesquels ces dérogations sont accordées, sont revêtus de la marque nationale de salubrité.
Ces gibiers d'élevage à plumes (pigeons, cailles, canards colvert, etc.) peuvent être abattus par caisson à vide et leurs carcasses commercialisées non saignées, non éviscérées. Toutefois, ces carcasses doivent être intégralement plumées. Une telle présentation n'est tolérée que pendant la période d'ouverture de la chasse.


LOI ET RÉGLEMENTATION

le procédé de mise à mort des animaux appelé « caisson à vide » est une des méthodes autorisées par décret conformément au deuxième alinéa de l'article L 214-3 du code rural; méthodes définies par le décret n° 97-903 du 01/10/1997 relatif à la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort, décret codifié dans le code rural sous les numéros R 214-63 à R 214-79. Ce décret respectant évidemment l'esprit de l'article L 214-3 du code rural, texte de protection de l'animal.

En vertu de l'article R 214-66 l'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs fixe les méthodes à utiliser. On trouve à l'article 4 le caisson à vide mentionné et dans son annexe 4 on y apprend qu'il est autorisé pour la mise à mort sans saignée de certains animaux de consommation appartenant à des espèces de gibiers d'élevage et des espèces de volailles à usage gastronomique traditionnel reconnu exigeant une présentation non saignée de la carcasse, que les animaux doivent être mis en caisson étanche où le vide est rapidement réalisé par une pompe électrique puissante et que la dépression d'air doit être maintenue jusqu'à la mort des animaux. D'autre part, en matière de réglementation européenne, la directive du Conseil 93/119/EC l'autorise. Nous avons en notre possession une liste d'appareils agrées qui concernent : gibier d'élevage, caille, perdrix, faisan et pigeon, donc des oiseaux.


VENDÔME

Le 12/11/2010
Communauté du Pays de Vendôme
Mairie de Vendôme
Conseiller communautaire délégué Frédéric TRICOT
BP 20 107 - 41 106 Vendôme cedex


Monsieur le Conseiller communautaire délégué,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire pour réagir à l'article de presse publié le 11/11/2010 sur la Nouvelle République Étourneaux et pigeons dans le viseur municipal.
Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits. Les captures suivies de la mise à mort sont inutiles et n'ont jamais fait diminuer le nombre des pigeons dans une agglomération. En effet les pigeons occupent toute la planète et sont capables de franchir de grandes distances et si vous ne traitez pas les sites de nidification et bien tuer les pigeons pour réduire leur nombre c'est comme essayer de remplir le tonneau des Danaïdes. Nous passons régulièrement dans le centre-ville de Vendôme, la zone piétonnière, et depuis maintenant quelques mois nous avons observé un bâtiment privé à la toiture endommagée où une colonie de pigeons biset s'y reproduit. Cela dure déjà depuis pas mal de temps et nous avons pu constater que les quelques couples de pigeons qui s'y étaient installés au début ont fait des petits, beaucoup de petits, sans que personne n'intervienne (les pigeons biset peuvent avoir 12 pigeonneaux par an, compte tenu de la période de repos sexuelle du solstice d'hiver). En conséquence si la mairie était intervenue dès le départ, vous n'en viendriez pas au cycle stupide et barbare des captures suivies des mises à mort. A quand une gestion écologique de l'avifaune? Jamais.

Pour les étourneaux, nous protestons plus que vivement. En effet vous faites appel pour effaroucher la colonie à l'Entreprise Génerale d'Effarouchement et Fauconnerie dont Paul Lefranc est le directeur. Cette entreprise très onéreuse à des pratiques révoltantes : voir à ce sujet http://cousin.pascal1.free.fr/m6.html, lisez bien l'article du point publié le 11/09/2008 N°1878 Faune : gare aux envahisseurs : « Il faut qu'ils comprennent que les rapaces ne sont pas là pour rigoler », dit Paul Lefranc. Il faut, en clair, « pour l'exemple », que quelques oiseaux de la colonie soient tués ou au moins estropiés. Aucun problème pour les pigeons, dont personne ne pleure les pertes, ni pour les étourneaux, que l'on effarouche en période de chasse : la tuerie est légale. Mais la chasse au corbeau demande une autorisation préfectorale, et le goéland, protégé par la loi, pose problème. « Il y a parfois des accidents », admet l'effaroucheur. Toute la difficulté, lors des interventions en ville, est de garder le contrôle sur des rapaces libres d'aller où bon leur semble. « Nous les dotons d'un émetteur, car il faut souvent aller les chercher chez des particuliers, dans un jardin privé ou dans un appartement où ils sont entrés, par la fenêtre, à la poursuite d'un oiseau. L'autre jour, j'ai sonné chez une dame que j'ai trouvée pétrifiée : mon faucon était en train de plumer un pigeon sous la table de sa cuisine ! ». Pour les étourneaux vous devriez réfléchir à d'autres méthodes, plus définitives, moins cruelles et moins onéreuses (si, elles existent !), comme l’effarouchement pyro-optique associé à des mises en éclaircies des peuplements de résineux servant de dortoirs, le déplacement de la colonie en zone non construite où un dortoir artificiel (plantations adaptées) aura été aménagé.

Vous en souhaitant une bonne réception,
Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller communautaire délégué, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


A CONSULTER
L'article de La Nouvelle République : Étourneaux et pigeons dans le viseur municipal
LA PRESSE


MOMO Prudence...


publié par www.lanouvellerepublique.fr le 19/11/2010 05:36

MÉTHODES

Pigeons

Quand ils ont lu l'article sur la chasse municipale aux pigeons et étourneaux, les membres de l'association « Nos Amis les oiseaux » (Pascal Cousin, ....) ont piqué un coup de sang et écrit au conseiller municipal délégué chargé du dossier, Frédéric Tricot : les amis des zoiseaux estiment en effet que les pigeons sont injustement vilipendés, qu'ils ne sont pas nuisibles et au contraire très utiles. Et les étourneaux, peut-être pas, mais ils veulent éviter le carnage par les faucons lâchés par une entreprise dont ils contestent les méthodes.


LILLE

Le 05/11/2010
Madame le Maire
et les conseillers municipaux :
Cyrille PRADAL et Dominique Plancke
Hotel de Ville, place Augustin Laurent
BP 667 59033 Lille cedex


Monsieur le Maire, Messieurs,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris par la presse que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html . Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Sur les conseils de La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et du Groupe ornithologique et naturaliste du Nord-Pas-de- Calais (GON) vous venez d’installer un nichoir à faucons pèlerins sur le clocher de l’église du Sacré-Cœur, rue Solferino pour : « Les oiseaux prédateurs comme ce faucon vont permettre de réguler le nombre de pigeons, qui détériorent certains monuments, souligne Dominique Plancke, conseiller municipal au patrimoine. L’hôtel du département a également l’idée d’installer un nichoir. ». D'autre part sur le Blog ecologie.cafeduweb on peut lire : « Ce clocher ayant été repéré comme étant leur " restaurant " avec au menu les nombreux pigeons logeant aux environs. … étant à moins de 100 mètres à vol de rapace de leur possible futur nid d'amour - qu'ils nous débarrasseront de ces pigeons ».

En tant que colombophiles nous protestons plus que vivement par cette manière de se débarrasser des pigeons de Lille. Quand on ne veut plus de son chien, ce n'est pas pour ça qu'on le jette aux lions! C'est cruel et révoltant. Ces amis ailés, anciens héros de guerre. Avez-vous conscience que ces oiseaux, spécialisé artificiellement en tueur de pigeons finissent à la longue par chercher des proies faciles? A savoir les pigeons voyageurs domestiques? En effet après avoir repéré les colombiers des colombophiles ils attendent tout simplement les sorties d'entraînement pour attaquer et se nourrir. Vous êtes en train d'assassiner la colombophilie du nord de la France. Dire que le gouvernement avait prétendu que la régulation des pigeons obéit aux mêmes règles d'abattage que les animaux domestiques dernièrement par une réponse à une question parlementaire. Allez-vous élever des lions ou des tigres pour vous nettoyer vos rues des chiens et chats errants? Nous pensons de notre côté qu'étant absolument sans éthique vous le feriez si la culture du pays le permettait.

Vous vous faites abuser par ces prétendus défenseurs des oiseaux qui ne s'intéressent qu'aux rapaces. Savez-vous que ces faucons implantés artificiellement mangent aussi des étourneaux, des canards, des corneilles, des choucas, des pies, des geais et d'autres petits oiseaux? Des oiseaux que vous voulez certainement réguler en les tuant comme d'habitude. Les pouvoirs publics en matière de gestion des espèces animales envahissantes ne connaissent qu'un maître mot, la mort, la mort, rien que la mort. Pas étonnant dans ces conditions que tous les animaux disparaissent de la surface terrestre. C'est même une catastrophe. En plus nous pouvons vous faire une prédiction sur cette nouvelle mode d'installation de nichoirs à faucon pèlerin; après avoir dépensé des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros, vous vous rendrez compte que le nombre de pigeons n'a pas diminué mais que votre avifaune est encore plus fragilisée et en crise à cause de cette introduction de prédateurs dans des écosystèmes malades de l'Homme. Cette démarche contribuant à réduire la masse globale de vie peuplant la terre, réduisant le nombre d'individus la peuplant et la diversité des espèces. Car tuer encore, encore les animaux, c'est cela qui fait disparaître la Vie. Qu'on nous préserve des faussaires de l'écologie qui par leurs sophismes, leur ignorance jouent à l'apprenti sorcier!

Consultez donc cette émission de radio de plus d'une heure où je parle des pigeons et du massacre des autres oiseaux. L'écologie profonde en langage de tous les jours :
http://cousin.pascal1.free.fr/Radio_libertaire_lundi18h_2010-10-25.mp3


Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Madame le Maire, Messieurs, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


A CONSULTER
L'article de Métro du 25-10-2010 : Le faucon est le bienvenu à Lille


REIMS

Le 03/11/2010
Ville de Reims

Madame Adeline HAZAN, Maire de Reims
Mairie de Reims
place de l'Hôtel de Ville
51096 Reims cedex


Madame le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire cette deuxième lettre, à la suite de celle du 30/06/2010 pour vous parler de votre politique de destruction des oiseaux de Reims. Nous nous focaliserons pour l'instant sur les pigeons biset que vous faites tuer par milliers chaque année.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html . Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits. Les captures suivies de la mise à mort sont inutiles et n'ont jamais fait diminuer le nombre des pigeons dans une agglomération. En effet les pigeons occupent toute la planète et sont capables de franchir de grandes distances et si vous ne traitez pas les sites de nidification et bien tuer les pigeons pour réduire leur nombre c'est comme essayer de remplir le tonneau des Danaïdes.

Vous avez écrit à madame xxxx xxxx 51100 Reims le 13/08/2010 pour bien évidemment lui mentir sur le sort réservé aux « volatiles », nous vous citons (nous passons sur le paragraphe où vous écrivons que la société Hygiène Action bénéficie des services d'un vétérinaire-conseil, risible quand on sait ce qu'il se passe réellement) : « Par ailleurs, les dispositifs permettant d'anesthésier les animaux au gaz carbonique dans un premier temps, mais qui peuvent engendrer la mort si la diffusion du gaz se prolonge, font partie des matériels admis. ». Ce texte, qui est une merveille de novlangue, décrypté devient :
Bon c'est vrai, on ne peut le dire à la population, mais le gaz carbonique bien évidemment n'est pas un gaz anesthésiant (tous les êtres vivants en rejettent dans l'atmosphère, hic), on dit cela pour le populo. En fait on sait très bien que le gazage au CO2 des êtres vivants est condamné par les chercheurs du monde entier, les associations de protection animales nous ont donné des documents le prouvant, c'est même une mort horrible. Mais il faut bien s'occuper de ces parasites, non? Combien d'unités à gazer, voilà la question, die Frage und produktive und zahlreiche Vergasung.
Gazage liens : Voir ici http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#gaz
et ici http://cousin.pascal1.free.fr/gaz.html


Vous en souhaitant une bonne réception,

Veuillez agréer, Madame le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin
 



Actions octobre 2010

Lettres envoyées par courriel en pdf ou par la poste.

AURILLAC

Le 29/10/2010
Mairie d'Aurillac
Place de l'Hôtel de Ville - BP 509
15005 Aurillac Cedex

serge.chausi@mairie-aurillac.fr,
claudine.fley@mairie-aurillac.fr,
michel.leron@mairie-aurillac.fr,


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous sommes étonnés que vous n'ayez pas répondu à notre lettre du 04/10/2010 qui vous demandait d'arrêter d'utiliser la décompression explosive, le caisson à vide acheté en 2007, pour mettre à mort les pigeons d'Aurillac. Vos services sont vraiment inexcusables puisqu'il existait sur internet en 2007, au moment de la publication de l'appel d'offre pour acheter le caisson à vide, des documents prouvant la cruauté du dispositif. Il suffisait de taper « caisson à vide » sur Google pour arriver sur notre documentation. Nous aimerions bien avoir une explication.
"La barbarie est accessible à quiconque : il suffit d'y prendre goût" Emil Michel Cioran

La méthode d'abattage par caisson à vide est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète. Ce texte étant un règlement est donc applicable immédiatement en France sans transposition par une loi interne.( http://cousin.pascal1.free.fr/protection.html#reglement ).
Le caisson à vide sera donc interdit et la Commission Européenne s'est basée sur une publication scientifique mise sur notre site internet depuis maintenant cinq ans. « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare « Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. » soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures. Nous avons mis en ligne une pétition demandant au président de la République d'interdire sans délai ce procédé : http://cousin.pascal1.free.fr/petition.html.

Que dire de plus. Ce document original a convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France). Nous vous demandons solennellement d'arrêter ce procédé à Aurillac et de détruire sur le champ votre appareil à torture.

Vous en souhaitant une bonne réception,
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président Pascal Cousin



A CONSULTER
La lettre de l'association Stéphane Lamart du 29/10/2010


ACTION


Lettre en à envoyer à titre de protestation aux élus de la ville d'Aurillac.


Destinataires à copier/coller
serge.chausi@mairie-aurillac.fr;
claudine.fley@mairie-aurillac.fr;
michel.leron@mairie-aurillac.fr;


Texte (vous pouvez en faire un vous-même bien entendu) proposé :

Nom :
Prénom :
ville :
Pays :


Monsieur le Maire,
Je viens d'apprendre que dans votre commune les pigeons étaient capturés régulièrement pour être tués par caisson à vide. Voulant en savoir plus sur ce genre de pratiques honteuses j'ai consulté internet et ce que j'y ai lu m'a complètement retourné.

RÉSUMÉ DE MA COLLECTE D'INFORMATION SUR INTERNET

La méthode d'abattage que vos services utilisent est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète.

Avez-vous lu cette documentation technique sur la décompression explosive ou caisson à vide :
http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#caisson surtout le document « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare :
« Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. »
soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures.
Ce document original a convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France).

Je vous demande d'arrêter ce procédé à Aurillac.

LES CAISSONS A VIDE OU DECOMPRESSION EXPLOSIVE

Cette méthode d'abattage des animaux a été mise au point dans les années 50 à la suite des recherches effectuées sur les effets physiologiques provoqués par la décompression accidentelle des avions. Elle a été abandonnée dans les pays anglosaxons car il a été démontré qu'elle fait souffrir les animaux. Une des dernières études scientifiques sur le sujet concluait en 1978 que l'induction de la perte de connaissance et la mort par décompression hypoxique n'est pas douloureuse à condition que le vide soit fait lentement, soit selon cette dernière recherche 1220 mètres par minute, une euthanasie par décompression devant durer au moins 10 minutes(voir AVMA etude decom.pdf). Mais les caissons à vide, en France, font le vide instantanément (- 5 secondes) et mettent pour tuer entre 30 secondes et une minute (si l'appareil fonctionne correctement). La mort étant provoquée non par l'asphyxie mais par les effets physiologiques provoqués par la décompression explosive. Ce procédé est interdit dans la majorité des états aux U.S.A.

Les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis une pompe puissante fait le vide (comme à 12 000-16 000 m d'altitude) en moins de 5 secondes. Les animaux meurent par les effets physiologiques de cette décompression explosive en moins de 1 minute (de 30 secondes à 2 minutes)

Mais beaucoup d'appareils pour tuer les pigeons sont vieux, bricolés et rafistolés, alors la mort peut durer plus de 2 minutes. On espère que ceux utilisés dans les abattoirs sont mieux entretenus ...

les gaz emprisonnés dans les sinus, les oreilles moyennes, et les intestins des animaux se dilatent rapidement. Ce qui provoque un grand malaise avec une grande souffrance. Quelques animaux arrivent à survivre au premier passage dans la chambre de décompression et sont de nouveau décompressés à cause d'un dysfonctionnement de l'appareil, d'une erreur de l'opérateur ou parce que les animaux arrivent à survivre et ils sont repassés dans le dispositif douloureux une seconde fois. Les oiseaux possèdent des cavités remplies d'air, un peu comme les poissons avec leur vessie natatoire. Quand l'oiseau, placé en conteneur étanche, subit cette décompression hyper-rapide les gaz emprisonnés dans les cavités se détendent en raison de la sous-pression extérieure, une sorte d'explosion....... Nous pouvons imaginer la souffrance des oiseaux encore conscients.


POSITION DES INSTANCES INTERNATIONALES

Le rapport 2000 de l'American Veterinary Medical Association indique, à la fin, dans sa liste des agents et méthodes inacceptables pour euthanasier que :

La décompression est inacceptable pour l'euthanasie en raison de nombreux inconvénients.

(1) Beaucoup de chambres sont conçues pour produire un vide à une vitesse 15 à 60 fois plus rapide que ce qui est recommandé comme optimum pour les animaux, avec pour résultat la douleur et une détresse attribuable aux gaz qui se dilatent et qui sont emprisonnés dans les cavités du corps.

(2) les animaux immatures résistent à l'hypoxie, et de plus longues périodes de vide sont exigées avant que la respiration cesse.

(3) la récompression accidentelle, avec le rétablissement des animaux blessés peut se produire.

(4) des boursouflages, des saignements, des vomissements, des convulsions, de l'urination, et de la défécation, qui sont esthétiquement désagréables, peuvent se développer chez les animaux sans connaissance.

En pièce jointe page 28 : rapport AVMA 2000.pdf

_____________________________


L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (généralement appelée FAO : Food and Agriculture Organization, une organisation spécialisée de l’ONU) a publié en 2001 une brochure intitulée : "MANUAL ON PROCEDURES FOR DISEASE ERADICATION BY STAMPING OUT"

Dans le chapitre 3 méthodes d'abattage, aux autres moyens physiques, la décompression est mentionnée. On y lit que la décompression est maintenant considérée comme inacceptable.
OTHER PHYSICAL METHODS - Decompression - This method is now regarded as unacceptable.
Lien : http://www.fao.org/DOCREP/004/Y0660E/Y0660E01.htm#ch1.4

_____________________________


En Europe l'AHAW (Animal Health And Welfare) qui est le groupe scientifique sur la santé animale et le bien-être des animaux de l'EFSA ( CEE European Food Safety Authority) :
Opinion of the Scientific Panel on Animal Health and Welfare on a request from the Commission related to “Aspects of the biology and welfare of animals used for experimental and other scientific purposes”
EFSA-Q-2004-105 Adopted by the AHAW Panel on 14 November 2005
The EFSA Journal (2005) 292, 1-46 - Opinion on the “Aspects of the biology and welfare of animals used for experimental and other scientific purposes”

le tableau n° 4 page 37 :
Les méthodes suivantes ne doivent pas être employées pour mettre à mort les oiseaux
....... décompression (caisson à vide) .......... anhydride carbonique (CO2)

Table 4 - Characteristics of methods for euthanasia of birds
« The following methods are not to be used for killing birds: neck crushing, decompression, exsanguination, carbon dioxide, nitrous oxide, diethyl ether, chloroform, cyclopropane, hydrogen cyanide gas, trichlorethylene, methoxyflurane, chloral hydrate, strychnine, nicotine, magnesium sulphate, ketamine and neuromuscular blocking agents »

En pièce jointe EFSA Scientific Panel on Animal Health 2005.pdf


AUTRES ÉLÉMENTS

voir aussi pour plus de détail : http://cousin.pascal1.free.fr/petition.html

Ci-joint une étude sur les effets physiologiques de la décompression datée de 1978 (obtenue des USA) :
Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review Nicholas H.
Booth. (unité US : un foot ft (pied) = 30,48 cm)
En pièce jointe : AVMA etude decom.pdf

L'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs indique dans son annexe IV "mise à mort des animaux - "3. Caisson à vide" que :
Les animaux doivent être mis en caisson étanche où le vide est rapidement réalisé par une pompe électrique puissante. Ici on demande que le vide soit rapidement réalisé, or la grande vitesse de décompression est justement dénoncée comme facteur de souffrance par le rapport 2000 de l'AVMA. La décompression explosive est donc imposée par notre réglementation !

Le vétérinaire Mathieu BROUSSOIS qui a fait une thèse sur la limitation des populations de pigeons, il a étudié en particulier les pompes à vide : son témoignage sur la décompression explosive effectivement réalisée en France et avec des appareils parfois non correctement entretenus pour les pigeons (mort par décompression de 30 secondes à 2 minutes, selon, et vide, en théorie, en moins de 5 secondes)

Ce procédé est interdit dans la majorité des états aux U.S.A. aussi au Royaume-Uni.
voir pour le Missouri la pièce jointe : Attorney 32-2003.mht

Un exemple d'abattoir utilisant la décompression explosive pour les cailles :
SARL Cailles Vallée de la Vie, 2, boulevard des Capucines, 85190 Mache

L'unique fabriquant Français de caisson à vide qui en a fait une activité accessoire et qui adapte le dispositif à la demande des abattoirs, des communes, des entreprises de dépigeonnage et des associations de piégeurs agrées :
Société ARVEN 85200 Fontenay-le-Comte
voir la pièce jointe : agre caisson1.jpg


LES ANIMAUX CONCERNÉS

Les pigeons biset de ville mais aussi les Cailles (un million de cailles encore abattus par ce procédé), Faisans, Perdrix, Canards colvert et les autres gibiers d'élevage à plumes

Pourquoi utilise-t-on encore des caissons à vide pour mettre à mort des animaux destinés à la production de viande ?
Normalement pour des raisons sanitaires il est obligatoire que tous les animaux de boucherie soient vidés de leur sang et éviscérés avant d'être mis en vente. La saignée qui consiste à vider complètement l'animal de son sang doit être faite l'animal encore vivant pour que le sang sorte. Avant de le saigner il est obligatoire de le rendre inconscient (étourdissement préalable).

Ce principe comporte quelques exceptions dont celle concernant le gibier d'élevage à plumes :
l'arrêté du 14 janvier 1994 fixant les conditions sanitaires auxquelles doivent satisfaire les établissements d'abattage de volailles (NOR: AGRG9301669A) accorde une dérogation à ce principe général pour quelques abattoirs ( les articles 19 à 21 reprennent le principe général étourdissement/saignée/éviscération ) :
Art. 35. - Des dérogations aux articles 19 à 21 du présent arrêté peuvent être accordées par le ministre de l'agriculture et de la pêche aux établissements préparant des viandes de petits gibiers d'élevage à plumes qui exerçaient déjà cette activité au 1er janvier 1991. Les produits pour lesquels ces dérogations sont accordées, sont revêtus de la marque nationale de salubrité.
Ces gibiers d'élevage à plumes (pigeons, cailles, canards colvert, etc.) peuvent être abattus par caisson à vide et leurs carcasses commercialisées non saignées, non éviscérées. Toutefois, ces carcasses doivent être intégralement plumées. Une telle présentation n'est tolérée que pendant la période d'ouverture de la chasse.


LOI ET RÉGLEMENTATION

le procédé de mise à mort des animaux appelé « caisson à vide » est une des méthodes autorisées par décret conformément au deuxième alinéa de l'article L 214-3 du code rural; méthodes définies par le décret n° 97-903 du 01/10/1997 relatif à la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort, décret codifié dans le code rural sous les numéros R 214-63 à R 214-79. Ce décret respectant évidemment l'esprit de l'article L 214-3 du code rural, texte de protection de l'animal.

En vertu de l'article R 214-66 l'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs fixe les méthodes à utiliser. On trouve à l'article 4 le caisson à vide mentionné et dans son annexe 4 on y apprend qu'il est autorisé pour la mise à mort sans saignée de certains animaux de consommation appartenant à des espèces de gibiers d'élevage et des espèces de volailles à usage gastronomique traditionnel reconnu exigeant une présentation non saignée de la carcasse, que les animaux doivent être mis en caisson étanche où le vide est rapidement réalisé par une pompe électrique puissante et que la dépression d'air doit être maintenue jusqu'à la mort des animaux. D'autre part, en matière de réglementation européenne, la directive du Conseil 93/119/EC l'autorise. Nous avons en notre possession une liste d'appareils agrées qui concernent : gibier d'élevage, caille, perdrix, faisan et pigeon, donc des oiseaux.



Espérant que vous arrêtiez ces captures et abattages cruels,

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes très respectueuses salutations.


SAINT-JEAN D'ANGELY

Le 18/10/10

VILLE DE SAINT-JEAN D'ANGELY
Mairie - BP 82
17415 SAINT-JEAN D'ANGELY


Monsieur le maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire pour réagir à l'article de presse publié par Sud Ouest le 18 octobre 2010 Capture des pigeons : deuxième tentative. Sa lecture nous inspire ces quelques remarques. Vous courrez à l'échec car vous augmentez toutes les causes des plaintes reçues en mairie. Vous faites dans ce domaine l'action du pompier pyromane. Pour bien le comprendre consultez attentivement notre documentation.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia :
http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Après avoir consulter notre documentation et notre dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie il vous paraitra évident qu'il ne faut surtout pas écrire partout ce genre de texte : Porteurs potentiels de zoonoses, des maladies censées être transmissibles à l'homme, ces oiseaux de ville sont réputés véhiculer plus de maladies à l'homme que les rats. Il ne viendrait à personne l'idée de caresser un rat sur un trottoir, alors que l'on voit des gens attraper un pigeon en difficulté, atteint de torticolis ou perdant l'équilibre, avec des moignons à la place des doigts des pattes et… malade. Car vous affolez la population pour un risque inexistant. Inutile de vous dire que vous multipliez ainsi les plaintes et c'est absurde.

Les campagnes de captures suivies de l'euthanasie des pigeons ne servent à rien selon le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture qui assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément.

Enfin pour conclure nous vous conseillons de consulter le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant :
« MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf
Où on lit au début : « Nous rappelons que l'association Stéphane Lamart est contre toute mise à mort des oiseaux sauvages comme les pigeons dans le but de contrôler leur population. Ce document destiné principalement aux pouvoirs publics a pour but de leur faire prendre conscience que les méthodes employées par les piégeurs, dépigeonneurs et autres tueurs pour tuer les oiseaux ne sont plus du tout considérées comme acceptables par la communauté scientifique. ».

Pourrions nous savoir la méthode de mise à mort utilisée?

Veuillez agréer, Monsieur le maire, nos très respectueuses salutations.

Le Président Pascal Cousin


Capture des pigeons : deuxième tentative

Publié le 18/10/2010 par Sud Ouest

Trois agents municipaux ont reçu une formation de piégeurs pour capturer les pigeons.

Hôte des villes depuis le Moyen Âge, les pigeons appartiennent au décor urbain. Quelques pigeons en ville, c'est beau ! Il est cependant reconnu qu'ils entraînent des nuisances et des pollutions : dégradations des bâtiments, fientes sur les trottoirs, maladies, exaspération des gens… Les fientes ont une acidité importante qui attaque le calcaire, corrode les gouttières, désagrège les façades à terme et qui rendent les trottoirs glissants.

Porteurs potentiels de zoonoses, des maladies censées être transmissibles à l'homme, ces oiseaux de ville sont réputés véhiculer plus de maladies à l'homme que les rats. Il ne viendrait à personne l'idée de caresser un rat sur un trottoir, alors que l'on voit des gens attraper un pigeon en difficulté, atteint de torticolis ou perdant l'équilibre, avec des moignons à la place des doigts des pattes et… malade.

Il n'y a pas de texte officiel pour « réguler » les pigeons en surnombre, des oiseaux non classés. Le maire doit prendre un arrêté d'hygiène et salubrité pour réduire la population des pigeons sur la ville, étant entendu que ceux-ci doivent être tués de manière humanitaire : « pas de mauvais traitements à animaux ».


Un précédent inefficace

À Saint-Jean-d'Angély, on compte aujourd'hui entre 3 000 et 3 500 spécimens dans les rues de la ville. En novembre 2009, le maire Paul-Henri Denieuil avait pris des mesures pour lutter contre les nuisances des pigeons, faisant intervenir une entreprise spécialisée, agréée par les services vétérinaires : la Sacpa. Une cage de capture avait été installée à proximité du marché, qui, en trois mois, devait permettre de capturer 1 500 à 2 000 pigeons.

« Cela n'a pas été efficace », commente Paul-Henri Denieuil. Et pour cause, la cage n'était relevée que tous les quinze jours. « Nous avons alors pris d'autres moyens et offert une formation de piégeurs à trois agents municipaux, qui a été faite à la Fédération des chasseurs, à Saint-Julien-de-l'Escap. Ils ont obtenu leur diplôme et l'autorisation préfectorale pour piéger les pigeons. »

Trois cages ont été disposées dans des endroits surélevés. Elles sont relevées tous les trois jours, capturant chacune environ 100 pigeons par semaine.

« Notre objectif n'est pas d'éradiquer toute la population mais de la réguler pour qu'elle soit plus agréable, ajoute le maire. Les pigeons sont parfaitement heureux à Saint-Jean-d'Angély où l'habitat est ancien et les trous nombreux entre les toitures. En outre, certains les nourrissent, ce qui est interdit. »

De fait, selon la réglementation en vigueur, nourrir des pigeons est interdit sur les lieux publics et entraîne une amende de 90 euros. Idem pour les chats. Malheureusement, cela n'est pas appliqué. Le « nourrissage » est monnaie courante, surtout chez les personnes âgées et demeure un sujet sensible… tout comme l'euthanasie de ces volatiles.


ALENÇON

Le 13/10/10

Mairie d’Alençon Place Foch - BP 362
61014 Alençon Cedex


Monsieur le maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire car nous avons appris que vous faites capturer et tuer régulièrement les pigeons biset de l'agglomération. Ainsi le journal Ouest France a publié le 08/10/2010 : 623 pigeons ont été capturés en un an dans le quartier. Des pièges sont posés sur des maisons avec l'accord des propriétaires, on peut se renseigner à l'hôtel de ville. Votre journal municipal écrivait d'ailleurs en février 2010 : … il a été capturé 156 pigeons … Que deviennent les pigeons ? Monsieur Lourdet indique qu’il y a deux méthodes d’extermination : - Soit la chambre à gaz : les pigeons souffrent, la mort n’est pas instantanée, - Soit on leur tourne le cou (tout dépend du nombre de pigeons capturés). Les deux techniques sont utilisées par l’entreprise en charge de la capture des pigeons. Les pigeons fuient actuellement les endroits ou les pièges sont posés.

Les entreprises de dépigeonnage mentent évidemment quand elles déclarent que les oiseaux euthanasiés par elles dans des caissons remplis de CO2 ne souffrent pas et meurent en quelques secondes. La mort par gazage est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire (voir le cadre ci-dessous). Les campagnes de captures suivies de l'euthanasie des pigeons ne servent à rien selon le docteur Jean-Michel Michaux, directeur de l'ISTAV (Institut Scientifique et Technique de l'animal en Ville) et spécialiste référent du Ministère de l'agriculture qui assure que les captures favorisent une augmentation des sources de nidification et de nourriture pour les pigeons survivants et donc leur prolifération et que les pigeons atteignent au final le niveau de leur population initiale, voire le dépasse momentanément.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Enfin pour conclure nous vous conseillons de consulter le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant :
« MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf
Où on lit au début : « Nous rappelons que l'association Stéphane Lamart est contre toute mise à mort des oiseaux sauvages comme les pigeons dans le but de contrôler leur population. Ce document destiné principalement aux pouvoirs publics a pour but de leur faire prendre conscience que les méthodes employées par les piégeurs, dépigeonneurs et autres tueurs pour tuer les oiseaux ne sont plus du tout considérées comme acceptables par la communauté scientifique. »

Nous sommes stupéfaits que vous reconnaissiez que le gazage au CO 2 fasse souffrir les animaux et que vous l'autorisiez quand même. Quant à la dislocation du cou ( on leur tourne le cou) elle n'est autorisée en France qu'après étourdissement. En matière de dépigeonnage et donc des méthodes de mise à mort autorisées, voir à ce sujet la question parlementaire n° 71885 du 30/03/2010 : Toutefois, les articles R. 521-1 ou R. 654-1 du code pénal réprimant respectivement les actes de cruauté, les sévices graves ou les mauvais traitements envers les animaux s'appliquent à toutes les espèces animales. En tout état de cause, les exigences relatives à la protection animale sont toujours rappelées aux sociétés désirant mettre au point ou commercialiser des appareils d'euthanasie des pigeons ainsi qu'aux sociétés pratiquant leur capture et leur euthanasie. Et surtout l'arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs : Art. 4. - Les procédés autorisés pour la mise à mort des animaux autres que les animaux à fourrure sont les suivants : … d) Dislocation du cou après étourdissement. En conséquence nous transmettons ce dossier au service juridique de l'association Stéphane Lamart pour un dépôt de plainte pour mauvais traitement à un animal et non respect des méthodes de mise à mort autorisées, voir à ce sujet l'article R215-8 du Code Rural ainsi rédigé : … II. - Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe : 1° Le fait de ne pas se conformer aux prescriptions des articles R. 214-65 à R. 214-68 ; 2° Le fait d'utiliser des procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de mise à mort non autorisés par arrêté, conformément aux articles R. 214-66, R. 214-72 et R. 214-74 ; 6° Le fait, en dehors des cas prévus à l'article R. 214-70, de ne pas étourdir les animaux avant leur abattage ou leur mise à mort.

Veuillez agréer, Monsieur le maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


GAZ CARBONIQUE


Le gaz carbonique fait souffrir les animaux et il doit être impérativement interdit. Les scientifiques mandatés par les instances européennes pour se pencher sur ce problème ont déclaré qu'on ne doit plus l'utiliser car toutes les recherches scientifiques montrent la souffrance qu'il inflige aux animaux.

Voir ici http://cousin.pascal1.free.fr/abattage.html#gaz
et ici http://cousin.pascal1.free.fr/gaz.html
voir également le document de l'association Stéphane Lamart que j'ai élaboré en tant que consultant : « MÉTHODES D'EUTHANASIE DES OISEAUX - Les dernières recommandations scientifiques »
- http://cousin.pascal1.free.fr/tableau_euthan_ois_CEE.pdf

Le gazage une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.

Les pigeons de villes sont tués massivement en France au gaz carbonique (des millions chaque année). Mais comment fonctionnent exactement les dispositifs ?

modèle type remplissage

(les oiseaux sont enfermés dans un caisson étanche puis celui-ci est rempli de gaz carbonique) :
Le gaz carbonique est 1,5 fois plus lourd que l'air et est et presque inodore. Le caisson, étanche, est relié à une bouteille de gaz carbonique sous forme liquide (comme les bouteilles de butagaz). Par un détendeur/débilitre le gaz pur à 100 % est diffusé par le bas, donc au niveau des pattes des pigeons, avec un débit de 30 litres/minute et comme le caisson a une contenance de 120 litres il faut quatre minutes pour le remplir complètement.
Le CO 2, plus lourd que l'air, s'élève progressivement et prend de la hauteur dans le caisson; le haut rempli d'air plus ou moins pur et le bas rempli de CO2 ayant une grande concentration. Les pigeons déjà agités du fait de leur incarcération le deviennent de plus en plus quand ils commencent à absorber le gaz nocif. Battement d'ailes, mouvements désordonnés qui brassent de l'air, le gaz carbonique concentré s'élève par moment puis retombe par gravité (phénomènes de turbulence etc.). Les pigeons halètent, secouent leurs têtes et étirent leurs cous pour respirer. Leur réponse émotionnelle de panique devient paroxystique :
Certains s'effondrent, plus faibles et restent en partie basse. D'autres plus forts réussissent à monter sur ceux ayant perdu connaissance et essaient de respirer un air encore respirable, en hauteur. Mais eux aussi finissent après bien de souffrances par perdre connaissance, perte de connaissance préalable à la mort.

modèle type puits

(le gaz carbonique est plus lourd que l'air, on remplit un caisson une seule fois de gaz CO2 qui reste au fond, et on y descend des cages remplies de pigeons. Avec un seul remplissage on tue ainsi beaucoup d'oiseaux). c'est le système utilisé par la SACPA (et aussi certainement par Sud Capture) : Témoignage d'un vétérinaire ayant assisté à l'abattage :
Elle utilise un système à CO2 avec un réchauffeur, le tout est plus que vétuste mais ça marche évidemment. Au début, le CO2 est bien concentré, on met 40 pigeons dans le caisson. En 30 secondes plus personne ne bouge en 2 minutes, tout le monde est mort. Pendant les 30 premières secondes, les oiseaux se débattent et tendent le cou pour chercher l'air. Ensuite, ça marche moins bien parce que quand on sort le panier pour en mettre un autre de 40, on fait sortir du CO2, donc il est moins concentré. On passe alors à 1 minute, voire 1 m 30 pour l'immobilisation, la mort survient en 3 minutes. Il est évident que tout cela fait beaucoup souffrir les oiseaux. C'est une mort par étouffement, ce qu'il y a de pire.



623 - Alençon

Publié le vendredi 08 octobre 2010 par www.ouest-france.fr

623 pigeons ont été capturés en un an dans le quartier. Des pièges sont posés sur des maisons avec l'accord des propriétaires, on peut se renseigner à l'hôtel de ville.
Groupe environnement

Publié en février 2010 par www.ville-alencon.fr

Madame Renard a reçu de nouvelles informations des services techniques, il a été capturé 156 pigeons. Les services techniques recherchent des greniers désaffectés. Depuis le mois de décembre, la situation n’a pas évoluée. La Fondation Brigitte Bardot a envoyé un courrier à la Ville d’Alençon concernant la méthode utilisée pour capturer les pigeons et leur extermination. Que deviennent les pigeons ? Monsieur Lourdet indique qu’il y a deux méthodes d’extermination :
- Soit la chambre à gaz : les pigeons souffrent, la mort n’est pas instantanée
- Soit on leur tourne le cou (tout dépend du nombre de pigeons capturés)

Les deux techniques sont utilisées par l’entreprise en charge de la capture des pigeons. Les pigeons fuient actuellement les endroits ou les pièges sont posés. Il est à noter que les corbeaux amènent autant de nuisance que les pigeons et là également la population est nombreuse. L’intervention des écologistes il y a quelques années a arrêté la chasse aux corbeaux.


CARPENTRAS

Le 10/10/10

VILLE DE CARPENTRAS
Hôtel de Ville - BP N° 264
84208 CARPENTRAS CEDEX


Monsieur le maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous nous permettons de vous écrire pour réagir à l'article de presse publié par La Provence le samedi 09 octobre 2010 Une campagne rappelle qu'il est interdit de nourrir les pigeons. Sa lecture nous inspire ces quelques remarques. Vous courrez à l'échec car vous augmentez toutes les causes des plaintes reçues en mairie. Vous faites dans ce domaine l'action du pompier pyromane. Pour bien le comprendre consultez attentivement notre documentation.
Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia :
http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

Après avoir consulter notre documentation et notre dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie il vous paraitra évident qu'il ne faut surtout pas faire ce qui est indiqué dans le journal : Depuis quelque temps, en centre ville, des affiches jaunes invitent à ne plus nourrir les pigeons. Sur ces publicités, on peut lire le nom des maladies infectieuses et allergiques qui sont véhiculées par les pigeons: "salmonelloses, tuberculose, grippe aviaire? Arrêtons de nourrir les pigeons! Car vous affolez la population pour un risque inexistant. Inutile de vous dire que vous multipliez ainsi les plaintes et c'est absurde.

Votre méthode des pigeonniers contraceptifs gérés par Avipur est elle aussi absurde et sera couronnée par l'échec et par l'argent du contribuable gaspillé. Comme indiqué dans notre dossier téléchargeable ici :
http://cousin.pascal1.free.fr/doc_pigeonniers.pdf il ne faut pas nourrir les pigeons dans le pigeonnier car vous augmentez la quantité de nourriture disponible. Un extrait pour comprendre notre propos : « 5 - Un ou plusieurs pigeonniers dans les espaces verts - Ce dispositif est très controversé. En effet on lui reproche en offrant aux pigeons nichoirs et nourriture d'accroître le nombre de pigeons dans une aire donnée au lieu de le diminuer. En soulignant qu'ils augmentent la quantité de nourriture disponible et le nombre de lieux de nidification, sans parler des protestations des riverains proches de l'édifice. Ces critiques s'avèrent pertinentes pour bon nombre de pigeonniers commerciaux installés actuellement. Pourquoi? Premièrement les villes font appel à des entreprises sans avoir travaillé sur les points évoqués dans ce présent rapport, à savoir aucune étude préalable scientifique et écologique, aucune communication, aucune ou une mauvaise protection des bâtiments et règles d'urbanisme. D'autre part on donne de la nourriture dans les pigeonniers de façon permanente alors que celle-ci doit être distribuée uniquement au début pour appâter les oiseaux. En faisant ainsi on augmente la quantité de nourriture disponible et le nombre potentiel de sites de nidification. En plus comme les politiques répressives habituelles sont maintenues, ces pigeonniers ne servent même pas à réduire les conflits de voisinage et les plaintes qui s'en suivent. »
En conséquence nous conseillons d'appliquer nos recommandations et de tout reprendre à zéro. Vous pouvez installer des pigeonniers mais ils ne sont qu'un outil pas forcément indispensable dans un train de mesures à mettre en œuvre. C'est notre stratégie en six points : 1 - Étude préalable scientifique et écologique, 2 – Communication, 3 - Intervention directe sur les gros points noirs, 4 - Nichoirs pour contrôler la reproduction, 5 - Un ou plusieurs pigeonniers dans les espaces verts et 6 - Protection des bâtiments et règles d'urbanisme.

Veuillez agréer, Monsieur le maire, nos très respectueuses salutations.

Le Président Pascal Cousin


Une campagne rappelle qu'il est interdit de nourrir les pigeons

Publié le samedi 09 octobre 2010 à 15H37 par www.laprovence.com

Pour que le pigeonnier contraceptif soit efficace, il ne faut pas attirer les oiseaux ailleurs


Peut-être les avez-vous croisées. Depuis quelque temps, en centre ville, des affiches jaunes invitent à ne plus nourrir les pigeons. Sur ces publicités, on peut lire le nom des maladies infectieuses et allergiques qui sont véhiculées par les pigeons: "salmonelloses, tuberculose, grippe aviaire? Arrêtons de nourrir les pigeons! "

Une campagne lancée par la mairie pour rappeler aux habitants qu'une ville sans pigeons, sans battements d'ailes, c'est aussi une commune sans fientes et sans dégâts sur son patrimoine architectural. Ainsi, parce que les volatiles sont encore nombreux dans le coeur de la cité et constituent une menace pour les bâtiments publics et privés, mais aussi pour l'homme, la mairie a décidé l'hiver dernier de mieux contrôler cette population.

Avec le concours de la société aptésienne Avipur, un pigeonnier contraceptif a été installé sur les berges de l'Auzon en février2010. Dans cette cabane en bois, les volatiles disposent de tout le confort nécessaire: graines, eau, casiers recouverts de laine de roche? Ce dispositif écologique, implanté depuis plusieurs années en France, permettra, d'ici à la fin de l'année prochaine, de déplacer la population de pigeons de la zone urbaine vers l'extérieur, mais aussi de mieux réguler les naissances des oiseaux. Problème: la délocalisation des pigeons ne peut se faire si les habitants continuent de les nourrir.

"Depuis septembre, ces affiches ont été posées en centre ville et invitent les gens à ne pas nourrir les pigeons, explique Hervé Bonzom, technicien voirie à la Ville. Ils ont du mal à se délocaliser de certains endroits où ils sont nourris". Effectivement, le pigeon se nourrit au sol. C'est un oiseau diurne, plutôt sédentaire, qui passe le plus clair de son temps dans un rayon de 600 m autour du lieu qui lui sert de refuge. D'où l'intérêt de ne pas l'habituer, en zone urbaine, à s'alimenter dans les mêmes lieux. Pour l'instant, seules ces affiches jaunes, visibles un peu partout dans le mobilier urbain pour information (les "sucettes Mupi"), en appellent au bon sens des citoyens. L'heure n'est pas à la répression, bien sûr, mais nourrir les pigeons est proscrit par la réglementation sanitaire départementale établie par les préfets et qui prévoit en son article120 qu'il est interdit de "jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics pour y attirer les pigeons et sur les voies privées".

"On n'a pas repéré des gens, mais des endroits où les pigeons continuent d'être nourris", poursuit Hervé Bonzom. Le pigeonnier contraceptif est censé influencer l'ensemble des pigeons sur toute la zone nord. Or, les services techniques de la Ville ont remarqué que les volatiles étaient encore nombreux à nicher, près de l'îlot des Versins, rue des Tanneurs, rue Barriot notamment là où des particuliers continueraient à leur donner à manger.

Pour autant, sur la partie Nord de Carpentras, le pigeonnier contraceptif influencerait les oiseaux dans un périmètre boulevard du Nord-château de la Roseraie-chemin du Moulin des Vignes-rue d'Allemand, et commencerait à bien remplir son rôle. "On s'est aperçu que la consommation de graines (25kg par mois) à l'intérieur du pigeonnier s'est accrue, ce qui signifie qu'il y a de plus en plus de pigeons qui viennent y nicher." D'ici à la fin d'année 2011, un deuxième pigeonnier contraceptif devrait être installé, cette fois au sud de la ville. Grâce à cela, la population de pigeons biset, estimée à environ un millier sur Carpentras, devrait considérablement baisser. Pour la protection du patrimoine et l'élimination des risques sanitaires.

Mélanie FERHALLAD (mferhallad@laprovence-presse.fr)


DIJON

Le 05/10/2010
Ville de Dijon
Pôle solidarité -santé – CCAS Direction santé - hygiène
Françoise Ténenbaum Adjointe déléguée à la solidarité et à la santé


Palais des Ducs et des Etats de Bourgogne
BP 1510 - 21033 DIJON CEDEX


COPIE : presse et à l'association Stéphane Lamart

Monsieur le Sénateur-Maire, Madame,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés que vous connaissez bien maintenant puisque nous vous écrivons cette troisième lettre qui suit celles du 17/09/2010 et du 14/08/2010. Nous avons lu une interview de madame Françoise Tenenbaum sur le journal Gazette Info du lundi 04 oct 2010. Celle-ci a déclaré : « une norme européenne a été arrêtée concernant ces méthodes, mais cette directive ne sera applicable qu’en 2015 … Cette même directive ne propose pas pour le moment de solution alternative, et stipule simplement qu’il y aura une réflexion sur la gestion des populations de pigeons … A Dijon, nous avons différentes solutions : nous avons des graines stérilisantes, mais le problème est qu’elles ne sont pas efficaces puisqu’il s’agit d’animaux intelligents. Lorsqu’un pigeon mange ces graines et réalise qu’il a souci, il averti les autres, qui arrêtent immédiatement d’en manger. Nous avons eu le même problème avec les graines qui tuent... »

Toute ces déclarations ne montrent que l'ignorance et l'incompétence de madame Françoise Tenenbaum. En effet le règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort n'est pas une directive mais un règlement qui est donc applicable immédiatement en France sans transposition par une loi interne. Il est applicable à partir du 1er janvier 2013 et non en 2015. D'autre part aucun poison n'est autorisé pour tuer les pigeons biset (ni d'ailleurs les autres pigeons, ramier ou colombin). Souvent quand les villes parlent de graines qui tuent pour les pigeons elles veulent dire les graines anti-corvidés à base d'alphachloralose. Nous vous informons qu'on ne peut utiliser de l'alphachloralose ( le fameux narcotique : nom commercial Eradic Corbeaux) sur la voie publique (et aussi privée) pour capturer ou abattre les pigeons. Pour les oiseaux ce produit est seulement autorisé (voir l'arrêté du 28 novembre 1989 relatif aux conditions de délivrance et d'emploi de la chloralose – glucochloral - en agriculture, article 2) contre les corbeaux classés nuisibles, son emploi en est limité à la période allant du 15 novembre au 15 mars de chaque année. Cette utilisation de l'Eradic corbeaux sur la voie publique pour les pigeons est un délit de chasse (voir Code de l'environnement - article L428-5).

En conséquence de ces déclarations inquiétantes nous transmettons ce dossier à l'avocat de l'association Stéphane Lamart et à son service enquête.

Ce qui se passe à Dijon est scandaleux, sommes-nous en Europe ou dans le quart monde?

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur-Maire, Madame, nos très respectueuses salutations.


Le Président
Pascal Cousin


LA REPONSE


Cliquez sur l'image pour agrandir






LA PRESSE


Et toujours les mêmes mensonges sur les maladies.

Dijon ville de pigeons ?


Publié sur Gazette Info le lundi 04 oct 2010 à 18:10 par Alexandra Villame

Ce lundi marque l’overdose de mails des boites de la mairie de Dijon. En effet, ce matin les rédactions locales ainsi que tous les élus municipaux ont reçus plusieurs dizaines d’emails concernant le massacre…des pigeons ! Loin d’être une blague, cette mobilisation a fait de l’extermination de ces oiseaux son cheval de bataille. Françoise Ténenbaum, adjointe déléguée à la solidarité et à la santé répond aux accusations.

GazetteINFO : Les différents expéditeurs de ces mails, ont tous dénoncé des méthodes d’extermination barbares, et interdites dans plusieurs pays comme notamment aux Etats-unis et en Angleterre…
Françoise Tenenbaum : Une norme européenne a été arrêtée concernant ces méthodes, mais cette directive ne sera applicable qu’en 2015, donc nous ne sommes pas dans l’illégalité. Cette même directive ne propose pas pour le moment de solution alternative, et stipule simplement qu’il y aura une réflexion sur la gestion des populations de pigeons. Cela découle d’un vrai problème de régulation de ces populations.

« Il est interdit de nourrir les pigeons »

Quelles sont les différentes méthodes dont vous disposez ?
Il est interdit de nourrir les pigeons, mais les gens continuent à leur donner à manger, et ces oiseaux pullulent. A Dijon, nous avons différentes solutions : nous avons des graines stérilisantes, mais le problème est qu’elles ne sont pas efficaces puisqu’il s’agit d’animaux intelligents. Lorsqu’un pigeon mange ces graines et réalise qu’il a souci, il averti les autres, qui arrêtent immédiatement d’en manger. Nous avons eu le même problème avec les graines qui tuent. Il nous reste ensuite la capture, mais les pigeonniers sont pleins ! Celui du parc de la Colombière, par exemple, est saturé. Notre dernier recours est celui qui provoque tous ces mails, il s’agit des caissons à vide.

Cette méthode est pour le moins radicale…
Cela fait exploser leurs poumons. Ce procédé est cruel, j’en conviens. Nous recherchons évidemment des méthodes plus douces, mais jusqu’à présent nous n’avons rien trouvé de plus efficace. Nous sommes à la limite de ce que nous pouvons faire. Il faut surtout que les gens arrêtent de les nourrir !

D’après vos détracteurs, le problème réside dans l’élevage de pigeons voyageurs, et ils préconisent d’ailleurs son interdiction…
Non, je pense qu’ils sont minoritaires. Il s’agit essentiellement de pigeons « sauvages ».
L’association “Nos amis les oiseaux” accuse la ville de Dijon de massacrer les pigeons.


Publié sur le Bien public le 06/10/2010

Les pigeons de la discorde


7 000. Selon le service hygiène et santé de la Ville de Dijon, il y aurait entre 6 000 et 7 000 pigeons dans la cité des Ducs.
France. Selon l’association “Nos amis les oiseaux”, des villes comme Metz et Aurillac utilisent des caissons de décompression.

Lundi, les élus dijonnais et les médias locaux ont reçu quantité de mails dénonçant les pratiques utilisées par la Ville de Dijon pour tuer les pigeons. Qu’en est il vraiment ? Reportage.


La municipalité dijonnaise massacre-t-elle les pigeons ? Fait-elle oeuvre de cruauté envers ces volatiles parce qu’elle utilise, entre autres procédés, des caissons de décompression ? Et dans les autres villes du département, quelles sont les solutions pour juguler ces populations de pigeons ? À l’origine de cette vraie fausse polémique, des mails d’internautes à la plume aiguisée qui ont, semble-t-il, préparé leur coup en ciblant les adresses de tous les adjoints du maire. Au contenu similaire, ces mails stigmatisent la méthode d’abattage que Dijon applique pour tuer les pigeons, méthode qui sera interdite au 1er janvier 2013 sur directive européenne. Après quelques recherches, il se trouve que tous ces mails ont été envoyés par une seule et même association, “Nos amis les oiseaux”, structure installée à Langey, dans l’Eure-et-Loir. Son président, Pascal Cousin, confirmait hier soir par téléphone en être l’auteur : « Je suis le dossier dijonnais depuis plusieurs années. Ca fait cinq courriers que j’envoie mais la mairie a toujours refusé tout dialogue, alors que les documents qu’on a produits sont scientifiques, irréfutables, et à la base d’interdiction dans l’Union européenne de ce procédé, considéré comme cruel par l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). » En réponse à ces propos, la municipalité dijonnaise fait savoir qu’elle « privilégie la prévention » avant d’utiliser des procédés plus radicaux comme la stérilisation chimique et la mort des volatiles par décompression dans ces fameux caissons.

Reste qu’au-delà de ce rapport de forces entre une association et une municipalité, une question de santé publique se pose : existe-t-il un risque sanitaire pour l’homme ? « Oui, répond Françoise Tenenbaum, maire adjointe à la Ville de Dijon en charge de la solidarité et de la santé. C’est pourquoi, en tant qu’élus, nous devons prévenir la transmission de maladies contagieuses » (lire ci-contre).

A Dijon, on compterait entre 6 000 à 7 000 pigeons. Quant au nombre de pigeons tués, impossible d’obtenir une évaluation crédible et vérifiable. Selon diverses associations présentes sur Internet, plusieurs millions d’oiseaux seraient tués chaque année.

EMMANUELHASLE
e.hasle@lebienpublic.fr


FRANÇOISE TENENBAUM
Maire adjointe à la Solidarité et à la Santé


Pas en dehors de la légalité

Saisie de ce dossier, Françoise Tenenbaum expliquait hier par téléphone que « les pigeons ont tendance à se concentrer dans les villes parce qu’ils trouvent de la nourriture. Or, il est très important de ne pas les nourrir : les gens ne se rendent pas compte de cela mais il est interdit de les nourrir.

Autre problème, les fientes, qui peuvent transmettre la chlamydiose et la salmonellose. C’est pour ça que dans le code général des collectivités territoriales, le maire est chargé de la police et de la faire respecter, et de prévenir la transmission de maladies contagieuses par la prolifération d’animaux.»

Quant à l’utilisation de caissons de décompression, l’élue a tenu à préciser qu’il n’existait à Dijon « qu’un seul caisson », utilisé de façon réglementaire. «Nous faisons une à deux fois par an des captures de pigeons et de l’euthanasie dans ces fameux caissons. On n’est pas en dehors de la légalité. Mais on privilégie le pigeonnier, au parc de la Colombière, qui nous permet d’empêcher environ mille naissance par an. »
Les pigeons, encore…


Publié sur le Bien public le 07/10/2010

Il y a des sujets qui provoquent des débats passionnés sur le coin du zinc mais également au sein même de la rédaction. Ainsi, l’article “Les pigeons de la discorde” (notre édition du 6 octobre) a suscité moult réactions. L’auteur de l’article a été arrosé d’une soixantaine de mails de défenseurs de pigeons. Une collègue algérienne a trouvé les volatiles dijonnais obèses et s’est étonnée de voir les ados leur donner du kebab. Un autre a raconté qu’une pancarte collée sur l’entrée de la porte de l’hôpital d’enfants du CHU intimait aux visiteurs de s’abstenir de nourrir les pigeons “par mesure d’hygiène”. Le pigeon, bête noire des blouses blanches ? Le débat, pour sûr, n’est pas clos.
 


AURILLAC

Le 04/10/2010
Mairie d'Aurillac
Place de l'Hôtel de Ville - BP 509
15005 Aurillac Cedex


Monsieur le Maire,

Nous sommes une association d'ornithologues et de colombophiles passionnés. Nous avons appris que vous avez quelques problèmes avec vos pigeons biset marrons. En 2007 vous avez publié un appel d'offre achat de nasses à pigeons et caisson à vide d'air à Aurillac n° annonce (BOAMP) : 191214.

Nous avons élaboré pour les services hygiène et environnement un dossier Diminuer la population et les regroupements de pigeons sur la ville, sans recourir à l'euthanasie. Un dossier qui, avec ces pièces jointes, est à consulter et à archiver. Il est téléchargeable sur internet à la fin de cette documentation multimédia : http://cousin.pascal1.free.fr/peur_ville.html. Sur le chapitre des maladies (imaginaires) que ces oiseaux transmettraient nous vous conseillons d'étudier avec soin le document multimédia qui met en lumière les mécanismes de la genèse d'une psychose collective caractérisée par la peur des pigeons de roche, une psychose qui a débuté au début des années 1960. Vous y trouverez aussi la preuve que ces oiseaux ne présentent aucun danger pour la population. Nous proposons, en fait, de s'attaquer aux causes des plaintes continuelles reçues en Mairie. Nous pensons que, dans ce domaine, seul un changement de paradigme peut permettre d'apaiser les conflits.

La méthode d'abattage par caisson à vide est interdite depuis plus de 25 ans aux U.S.A. (par exemple dans le New Jersey, une amende de 50 dollars pour chaque animal tué par décompression explosive), au Royaume Uni et dans la majorité des pays anglo-saxons. Ce procédé sera interdit, même pour le dépigeonnage, le premier janvier 2013 dans l'Union Européenne par un règlement du conseil sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort qui remplace une ancienne directive obsolète. Ce texte étant un règlement est donc applicable immédiatement en France sans transposition par une loi interne.( http://cousin.pascal1.free.fr/protection.html#reglement ).
Le caisson à vide sera donc interdit et la Commission Européenne s'est basée sur une publication scientifique mise sur notre site internet depuis maintenant cinq ans. « Effect of Rapid Decompression and Associated Hypoxic Phenomena in Euthanasia of animals : A Review » qui déclare « Pathologie Effects Following Decompression - Hemorrhagic lesions following decompression of the explosive type are found primarily in the lungs, brain, and heart.45 Of these, the pulmonary lesions are most common.45.46 It is thought that these lesions occur as a resuit of the sudden increase in intrapulmonary pressure during decompression. The sudden rapid expansion of the lungs with stretching of the alveolar walls probably results in tearing of these structures. » soit traduit en français : Des lésions hémorragiques suivant la décompression de type explosif sont trouvées principalement dans les poumons, le cerveau et le cœur de ces derniers, les lésions pulmonaires sont la plupart des commotions. On pense que ces lésions se produisent comme résultat de l'augmentation soudaine de la pression intrapulmonaire pendant la décompression. L'expansion rapide soudaine des poumons avec l'étirage des parois alvéolaires a probablement comme conséquence la déchirure de ces structures. Nous avons mis en ligne une pétition demandant au président de la République d'interdire sans délai ce procédé : http://cousin.pascal1.free.fr/petition.html.

Que dire de plus. Ce document original a convaincu l'Union Européenne malgré l'attitude scandaleuse de la France qui a toujours fait pression sur U.E. pour autoriser ce procédé désuet et dont les instances internationales ne veulent plus depuis 1978 (deux directives successives l'ont autorisé à cause de la France). Nous vous demandons solennellement d'arrêter ce procédé à Aurillac et de détruire sur le champ votre appareil à torture.

Vous en souhaitant une bonne réception,
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos très respectueuses salutations.


Le Président Pascal Cousin
 
 




haut de la page
Twitter





url : http://cousin.pascal1.free.fr/nalo2.html