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UN GROUPE DE PERSONNES EN ESSAYANT DE STOPPER UNE CAPTURE DE PIGEONS
DECOUVRE QU'UNE GRANDE AGGLOMERATION LES TUE AU MOYEN D'UN CAISSON A VIDE

Nancy 54 France le 12 avril 2006








COMPTE RENDU DE NOTRE INTERVENTION



l'association Stéphane Lamart avait été prévenu de la date de la capture par des habitants de la ville et Stéphane Lamart avait décidé de s'interposer à l'aide des membres de l'association et d'autres protecteurs venant de tous les horizons (végans antispécistes, un membre de la LPO et de l'association ALERTE, deux membres du collectif "droits des animaux", électrons libres ou empêcheurs de tourner rond), aidés également par des habitants indignés.

Nous étions arrivés la veille de la région parisienne en fin d'après-midi. On avait commencé à repérer le lieu prévu de la capture : au Grand Moulin situé 2, rue de Chateau Salins NANCY. D'après nos renseignements obtenus de la ville, une capture était prévue le mercredi 12 avril à 6 heures du matin à l'intérieur du site, propriété des Grands Moulins de Paris. Cette capture devait être effectuée par une société privée de dépigeonnage mandatée par la ville de Nancy.

Nous nous retrouvâmes tous ce mercredi 12 à 5 h 45 devant le portail d'entrée. Un journaliste de FR3 présent, prêt à filmer. Nous attendîmes, attendîmes dans le froid, sous la pluie jusqu'à 8 heures sans rien voir venir. Vers 7 heures une équipe du journal le Républicain Lorrain arriva. Nous interceptâmes même une camionnette suspecte, mais fausse alerte. Il nous fallut nous rendre à l'évidence, la capture avait été annulée ou la mairie avait eu vent de notre intervention et avait reporté la date de capture.

Découragés et transis de froid, les journalistes partis, nous nous rendîmes dans le centre ville pour prendre un café et décider de la suite de notre action. Vers 9 heures nous voulions rentrer à Paris quand une personne nous suggéra de revenir voir sur le site, des fois qu'une capture surprise s'effectue dans notre dos.

Arrivés au Grand Moulin, nous ne trouvâmes aucune activité suspecte mais le directeur du site accepta de nous recevoir. Il nous apprit que ce n'était pas une entreprise privée qui capturait les pigeons dans ses locaux mais des employés de la mairie avec un filet, qu'ils venaient peu souvent et qu'à chaque fois ils attrapaient peu de pigeons, de 20 à 30 selon lui. Il nous informa qu'il n'acceptait plus les captures sur site depuis le 07 avril en raison de la présence d'un couple de faucons installé récemment et qui couverait actuellement.
Nous lui fîmes remarquer qu'il faudrait grillager toutes les entrées dans les locaux désaffectés pour éviter ce nombre si important de pigeons nidifiant sur place; ce qui éviterait toutes ces tueries inutiles. Le directeur nous affirma que le site était protégé et que des grilles avaient été installées partout, les pigeons observés par nous nichant sur les corniches des bâtiments.

Nous décidâmes d'obtenir un rendez-vous à la mairie pour demander des explications et confirmation du fait que c'est bien les propres services de la ville qui s'occupe de la "destruction" des pigeons. Après plusieurs coups de fil donnés aux services techniques (hygiène) un employé vendit la mèche; il dit dans la précipitation que ses propres services tuaient les pigeons par un caisson à vide. Puis il se rétracta et mentionna une société extérieure de dépigeonnage. Malgré plusieurs autres appels téléphoniques nous n'obtînmes aucune réponse claire sur une heure de rendez-vous, peut-être demain...

En raison de cette attitude nous décidâmes de nous rendre à l'hôtel de ville. Arrivés sur les lieux nous demandâmes un entretien avec le maire ou au moins un responsable. Mais c'est impossible, il faut prendre rendez-vous longtemps à l'avance. On ne peut joindre intel, etc. Alors on a commencé à un peu s'énerver et nous avons exigé d'être reçus car nous étions indignés par la façon dont la ville traite les défenseurs des animaux. Finalement nous fûmes reçus par une directrice du cabinet du maire accompagnée d'autres responsables.

La directrice et les autres personnes de la ville nous dirent que :
Si ils tuaient les pigeons c'est qu'ils n'avaient pas le choix car il y avait beaucoup trop de pigeons en ville. Qu'ils tuaient les pigeons par un caisson à vide, méthode légale, sans souffrance, approuvée par la Drection des Services Vétérinaires. Qu'énormément d'habitants se plaignaient en mairie des nuisances de ces oiseaux. Ils affirmèrent également que la prolifération des pigeons posait de sérieux risques sanitaires; en effet ces oiseaux pouvaient transmettre des maladies transmissibles aux humains dont la redoutée salmonellose. Qu'ils étudiaient la solution du pigeonnier mais qu'ils n'y croyaient pas trop et que de toute façon cette solution ne pouvait résoudre dans le cours terme le problème du surnombre des pigeons. Que si nous avions d'autres solutions, que proposions nous ?

À ces propos nous rétorquâmes que :
Les pigeons de ville ne sont pas un risque sanitaire pour la population et qu'ils ne transmettent pas de maladie à l'homme et certainement pas la salmonellose. Que tuer les pigeons ne sert à rien, n'avaient-ils pas remarqué qu'il y en avait toujour autant. Que contrairement à ce qu'ils pensaient les pigeonniers peuvent résoudre leurs problèmes avec les habitants. Que nous voulions bien les conseiller mais à une condition : qu'ils arrêtent d'utiliser le caisson à vide, cet appareil faisant énormément souffrir les oiseaux. Qu'on ne pouvait en quelques minutes exposer le détail des méthodes durables, respectueuses du bien-être animal animal et le fonctionnement des pigeonniers.

Chacun campant sur sa position, au bout de 15 minutes l'entretien se termina. La mairie soutenant qu'elle continuera ses pratiques antérieures, n'ayant pas de solutions de rechange, nous, demandant de stopper l'utilisation du caisson à vide.










journal local

Sur son site Le Républicain Lorrain le journal inscrivait le 13 avril 2006 :

Edition de Briey - Le Journal du jeudi 13 avril 2006
environnement - nancy


Des pigeons et un lapin


Ce n'était pas leur coup d'essai! Après Saint-Germain en Lhaye et Charleville-Mézières, les amis des pigeons avaient choisi, hier, de défendre ceux de Nancy. Selon eux, la capture de 1 300 était programmée. Elle n'a pas eu lieu et les militants des associations sont restés le bec dans l'eau!


Le jour n'est pas encore levé et pourtant ils sont là! Ils, ce sont les militants de trois associations de protection des animaux. Venus pour la plupart de Paris, ils sont une vingtaine de militants fermement décidés à défendre la cause des pigeons. Bravant le froid et la pluie, ils ont fait le pied de grue, hier matin, pendant plusieurs heures, devant l'entrée des Grands Moulins de Paris. A proximité de ce silo, des centaines de pigeons ont trouvé un petit nid douillet et un garde manger de choix. "La ville veut les déloger de là. Et pour ça, ils ont fait appel à une société spécialisée qui utilise des canons lance filets et enferme ensuite ces pauvres bêtes dans des caissons à vide! Ils utilisent ensuite une pompe qui vide l'air! Ce procédé cruel n'est plus pratiqué dans aucun pays développé, s'érige Pascal Cousin de l'association Stéphane-Lamart: Pour la défense des droits des animaux. Les organes des animaux éclatent... C'est de la maltraitance!"

A côté, des militants acquiescent. Equipés d'une banderole, de sifflets et des pétards pleins les poches, ils entendent bien défendre les malheureux volatiles. "On les a appâtés, renchérit une femme. Je suis passée, hier matin, et ils leur avaient mis des graines! Ensuite, ils n'ont plus qu'à revenir pour les attraper." Alors que Pascal Cousin proteste: "Les pigeons ne transmettent pas de maladie à l'homme! C'est juste de la propagande pour justifier ces tueries sur les oiseaux. Rien n'est prouvé scientifiquement... On peut se poser la question du risque sanitaire!"



"Pas de recherches spécifiques!"


Des propos corroborés par la Direction départementale des services vétérinaires: "Les nuisances sont bien réelles. Pour le reste, nous n'avons pas de programme de recherches spécifiques" , précise Régine Marchal, la directrice. Les pigeons peuvent transmettre les mêmes maladies que les autres volatiles mais, que l'on se rassure, il n'y a pas de maladie spécifique du pigeon qui soit transmissible à l'homme. "Dès qu'il y a un déséquilibre dans une population quelconque, ça entraîne des nuisances d'hygiène publique de manière générale. Il n'est pas bon de favoriser les contacts entre la faune sauvage et l'homme" , conclut Régine Marchal.

A l'affût, les militants traquent les allées et venues des véhicules. Ils vont même jusqu'à obliger une camionnette, immatriculée en Seine-Saint-Denis, à ouvrir ses portes... pour y découvrir des piles de linge. "Ça pouvait être une feinte! L'entreprise employée est en région parisienne, en Seine-et-Marne", explique un militant qui immortalise tout avec son appareil numérique. "En France, on tue des pigeons, depuis des décennies, et pourtant il y en a toujours autant! C'est la preuve que ça ne sert à rien...", précise Pascal Cousin. "Il y a d'autres moyens de réguler les pigeons et notamment avec la contraception, clame une militante. Là, on est revenu à l'homme de Néanderthal!" Finalement, les 1 300 pigeons qui devaient être capturés ont eu la vie sauve! Et pour cause, un couple de faucons nichait à proximité!



Delphine Dematte.


Nous remercions très chaleureusement Le Républicain Lorrain et Delphine Dematte pour cet article


journal local

Sur son site l'Est Républicain a publié en page Nancy le 13/04/06 :

Encombrants pigeons



Trois associations de défense animale dénoncent les méthodes de régulation des pigeons appliquées par la ville. Techniques agréées, assure-t-on à la mairie.

« Non aux massacres des pigeons ». Banderole déployée hier matin près des Grands Moulins Vilgrain, portée par trois associations de protection des animaux. Leurs membres étaient postés depuis 6 h, croyant faire obstacle à une opération de capture de pigeons, commandée par la ville. Elle n'a jamais eu lieu pour la bonne raison qu'elle n'était pas programmée.

Les militants, bien décidés à faire entendre leur voix, se sont rendus en mairie pour dénoncer les « méthodes barbares » utilisées par les entreprises spécialisées dans la capture des oiseaux et mandatées par la municipalité. Plutôt que d'euthanasier les pigeons par gazage au CO2 ou par asphyxie dans des caissons dits « à vide », ils préconisent l'implantation de pigeonniers dans lesquels la régulation peut s'opérer par la destruction ou la stérilisation des oeufs. Une solution qu'ils assurent être « plus efficaces » et déjà adoptée à Paris et dans d'autres villes de France.


Entre l'affectif et le négatif

Du côté de la ville, on a bien du mal à faire admettre à ces protecteurs des animaux que les techniques utilisées pour euthanasier les pigeons sont agréées par le ministère de l'Agriculture, que les oiseaux ne souffrent pas et que la réponse à une surpopulation locale, c'est la capture.

Pas facile pour la municipalité d'appliquer sa politique de « l'animal dans la ville ». Partagée qu'elle est entre les pétitions des habitants (une douzaine reçue chaque année) réclamant des mesures pour faire cesser les nuisances des pigeons (comme ce fut le cas dernièrement rue de Santifontaine) et l'insistance d'autres habitants à vouloir protéger les oiseaux, quels qu'ils soient, dans la ville.

Un exercice délicat, car « il faut concilier le côté affectif et rassurant de l'animal et le côté négatif des nuisances », reconnaît Christine Berr, directrice du service « santé, environnement et développement durable ». Elle rappelle au passage la réglementation qui interdit le nourrissage des oiseaux et qui oblige la fermeture des fenêtres de logement inhabité pour éviter les lieux de nidification.


Deux fois par an

Laurent Peru, directeur du Musée Aquarium de Nancy et expert sur les questions animales, rappelle que le pigeon des villes résulte « d'un fatras innommable de pigeons qui se sont croisés les uns avec les autres » et, de ce fait, « vectorise un certain nombre de maladies. Il n'est pas propre et il provoque des allergies ». A cette question d'hygiène s'ajoute la nécessité, quand il n'y a pas de prédateurs, de « maintenir à un niveau raisonnable ces populations envahissantes ». L'homme doit intervenir « quand l'équilibre naturel ne se fait plus ».

Certes, on peut effaroucher les oiseaux par les techniques du laser ou avec un faucon. « Ça les stresse un peu, ça les éloigne. Mais il ne s'agit pas de reporter ailleurs les oiseaux de Nancy. A un moment, comme pour toute population animale, il faut piéger et euthanasier ».

C'est ce que la ville fait deux fois par an. A chaque intervention, elle capture près de 1.500 pigeons (quand la météo est favorable) et dépense 1.500 € par opération.



Gisèle MOUGEOT


Nous savions l'Est Républicain favorable à aux élus de la ville de Nancy mais là ils font fort et la désinformation est massive :

Ils osent prétendre que les moyens d'abattage utilisés ne font pas souffrir les oiseaux. Ces journalistes sont-ils plus compétents que les experts du monde entier qui prétendent le contraire ? ( voir ici pour le CO2 et pour le caisson à vide).
Christine Berr, directrice du service « santé, environnement et développement durable » n'est que médecin et non vétérinaire alors son avis ... Pareil pour Laurent Peru un prétendu "expert sur les questions animales"

La ville capturerait 1500 pigeons et on croit comprendre ici (coût 1500 euros) qu'une entreprise extérieure interviendrait.

Contrairement à ce que nous ont dit des responsables de la mairie (voir plus haut).
Peut-être des entreprises extérieures interviennent plus les services techniques avec leur bon caisson à vide si sympa.....



A Nancy on sait cultiver le secret et la désinformation.


FRANCE 3

France 3 dans son édition régionale Lorraine Champagne Ardenne en parle au 12/13 le 12/04

visionner la vidéo (la chaine commence à en parler à : 4:20 mn du début de l'émission)




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