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LES NOURRISSEURS

Giuseppe, retraité, affaibli, vit depuis maintenant plus de 18 mois dans la rue,
avec le manque d’hygiène et les agressions parfois très violentes
car il a été expulsé de son appartement H.L.M. de la ville de Paris.


Les pigeons de Paris : solidarité avec Giuseppe Belvedere !


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Qui sont ils ? Une minorité silencieuse victime d'ostracisme


Le pigeon biset a été domestiqué par l'homme depuis l'antiquité. L'espèce actuelle est issue d'une longue sélection. Jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale il véhiculait de multiples symboles comme la paix, l'amour, l'espérance, l'esprit en opposition avec la matière, l'esprit saint, l'âme après la mort.

Après la deuxième guerre mondiale on assiste à un renversement de paradigme, il ne portera plus une image positive mais négative. Il deviendra un rat-volant, un nuisible, un messager de maladies étranges, inconnues et obscures. Il était un messager de lumière et il devint messager des ténèbres.

Quand la société postindustrielle se mettra en place, après les multiples exodes ruraux du 19° et 20° siècle, les rapports de l'homme avec la nature se modifieront profondément, en particulier avec les êtres vivants. Celui-ci perdant progressivement tout contact avec le monde rural et se regroupant dans de grandes agglomérations. Cette nature qui était perçue comme une mère nourricière, inconnue et sacrée, que l'homme devait respecter et écouter pour survivre, devint son ennemi, une structure chaotique, imprévisible dont il dut se protéger. Les êtres vivants devenant des machines biochimiques. L'animal vivant en liberté devint dangereux, suspect. Cette tendance en ce début de siècle atteint un certain paroxysme. Pour preuve les immenses troupeaux massacrés en vertu du principe de précaution pour se protéger d'une maladie n'ayant atteint que quelques cas humains.

Dans ce mouvement général la symbolique portée par le pigeon des villes fut fortement modifiée. On ne compte plus les articles dans la presse à compter de la fin des années soixante décriant cet oiseau. Ces articles proclamaient en substance que le pigeon véhiculait de mystérieux germes invisibles, des virus inconnus très dangereux, que ses déjections pouvaient percer les gouttières et même les toitures et détruire les bâtiments. Bref il devint un nuisible porteur de miasmes, un bouc-émissaire de la mort projeté par l'inconscient collectif. Cette nouvelle mythologie n'avait bien sûr aucune base scientifique.
On se mit à le pourchasser, à le massacrer sans pitié comme beaucoup d'autres espèces vivantes.

Un marché économique important émergea pour sa capture, sa mise à mort et la protection des bâtiments. On fit tout pour l'éliminer mais en vain, cet oiseau réussissant à survivre grâce à des caractéristiques exceptionnelles d'intelligence et de grande fécondité.

Maintenant, au lieu de s'en prendre à l'oiseau trop fort, on veut s'attaquer à son maillon faible, ses amis, les humains qui le nourrissent (le pigeon ne peut survivre seul en zones urbaines, les graines ne poussent pas sur le bitume). Ces « nourrisseurs » sont maintenant des délinquants, ils commettent des « incivilités » et sont responsables de son occupation des agglomérations. Des campagnes de presse distillent une propagande bien rodée : sus aux nourrisseurs, responsables de tous les maux.
La diabolisation du pigeon passe au nourrisseur, celui-ci représenté comme un être dérangé psychologiquement, un SDF, une personne âgée à moitié gâteuse.

Quand est il exactement de ces « nourrisseurs », qui sont-ils ? Comme aucune étude sérieuse n'a jamais été faite sur eux, qui peut le dire ? Une chose est sûre, il a toujours existé des amis des animaux, des pigeons dans le cas d'espèce (commensal de l'homme depuis bien longtemps).

La démarche de nourrir, soigner et protéger les animaux participe à ce qui fait la beauté de l'âme humaine. C'est cette même inspiration qui est à la source de l'entraide entre humains et de l'amour et de la compassion. N'est-il pas dangereux et imbécile de vouloir réprimer cet élan ?


De pénaliser ces sentiments quand ils sont adressés au pigeon, ami fidèle de l'homme depuis des millénaires ? En pure perte en plus, on ne peut empêcher un humain d'avoir de la compassion pour ses semblables ou pour ses amis les animaux.

Et pourtant c'est ce que les pouvoirs publics font, ils ont pénalisé cette pratique ! Devant l'inefficacité des lois et règlements (contestables car basés sur un risque sanitaire non prouvé scientifiquement) ils en sont venus à durcir le ton. Augmentant dans certaines villes comme Paris le prix des amendes, embauchant de nombreux agents verbalisateurs chargés de réprimer ces malheureux nourrisseurs. Il est interdit maintenant d'aimer les animaux et la nature, point à la ligne, circulez il n'y a rien à voir ! Quelle époque ! Les personnes fragiles sont très souvent les victimes de cette répression, les jeunes échappant aux mailles du filet. Quelle lâcheté !

Ici nous voyons les pouvoirs publics qui non contents de ne pas prendre leur responsabilité en ne s'occupant pas de ce problème s'en prennent au peuple, aux petites gens. Participant ainsi à la tendance générale de notre civilisation à vouloir nier le fait vivant, à ne pas le respecter, préférant ses machines, ses ordinateurs aux êtres sensibles. On ne résoudra pas le problème des pigeons, ni d'ailleurs celui des autres espèces d'oiseaux envahissant les villes en s'attaquant aux nourrisseurs qui ne font que soigner le mal que fait notre incurie aux êtres vivants.

A Paris une ambiance spéciale s'est installé ces derniers temps, une atmosphère de délation envers les nourrisseurs, ressemblant à ce que vivent les peuples subissant une dictature. Les nourrisseurs se cachent, rasent les murs pour donner quelques graines à leurs protégés. Ils sont épiés, observés par le voisinage, qui sûr de son bon droit n'hésite pas à invectiver, violenter et surtout dénoncer anonymement (quel courage !) par lettre les malheureux.

Il faut dire que les français sont des spécialistes de la délation, on l'a bien vu sous le régime de Vichy. Ces citoyens bons patriotes, qui font leur devoir et au delà de tout soupçon, qui ne donnent peut être même pas dix centimes d'euros à un SDF et qui en cas de guerre....... bon arrêtons là.

Ils sont de toute façon victime de la propagande massive anti-pigeons développée comme un happening depuis 30 ans. On est en pleine hystérie collective. Ce genre d'hystérie qui en ce moment, sur la planète, génère des guerres un peu partout. Car qu'attendre quand on commence à jouer sur l'instinct de survie activé par les hypothétiques maladies si ce n'est des énergies émotionnelles incontrôlables et très dangereuses.




Honte aux pouvoirs publics et aux autres responsables pour avoir jeté de l'huile sur le feu, de vouer certains de leurs administrés aux gémonies de leurs voisins et de créer sans raison une minorité silencieuse et opprimée !

 






Témoignages anonymes de nourrisseurs





La vie de Georges nourrisseur de pigeons
Je m'appelle Georges, j'ai 67 ans, j'habite Paris, je suis à la retraite.

Un jour , il y a de cela maintenant quelques bonnes années, il y avait dans un coin de rue et tout replié sur lui-même un pigeon blessé.
La foule passait et repassait dans tous les sens, et personne ne prenait garde a cet animal en détresse et qui visiblement c'était déjà résigné.
Quand j'ai vu cet oiseau si seul, recroquevillé, ignoré de tous et accidenté n'écoutant que mon coeur je l'ai ramassé, et depuis toutes ces années, j'en ai ramassé de plus en plus comme si subitement je les voyais.

Maintenant je nourris les pigeons de Paris.

Connaissez-vous la vie d'un nourrisseur ? Le soir lorsque tout le monde regarde le journal télévisé je sors avec mes "provisions" afin de disposer dans certains coins convenus entre les oiseaux et moi, les graines qui les feront survivent.
Le mieux c'est l'hiver car la nuit tombe vite et on se fait moins repérer. L'été c'est plus difficile, il faut aller nourrir plus tard lorsque le soir est tombé pour ne pas se faire voir. Je ne peux plus partir en vacances depuis longtemps car qui nourriras mes petits protégés? Avec toutes les amendes qu'ils mettent plus d'une personne s'est découragée de les nourrir et il ne reste plus que les irréductibles comme moi.
Je sors la nuit pour éviter de me faire agresser par les gens, car le jour si l'on vous surprend à nourrir vous vous faites copieusement insulté et parfois on appelle la police. C'est très dur moralement de se faire insulter comme çà !! parfois j'ai le moral au plus bas devant tant de méchanceté humaine, mais je continue quand même car je sais que j'ai raison qu'il ne faut pas laisser mourir les animaux de faim.

On me dit "ne les nourrissez pas c'est interdit, ce sont des nuisibles", "Ce ne sont que des sales bêtes pleines de maladies, vous allez les attraper", "Je vais avertir la police, je vous ai repéré, je sais ou vous habiter !!" Parfois ce sont des insultes que je ne mentionnerais pas.
Mais je m'en fous, même si c'est dur, je sais qu'au moins ils ne mourront pas de faim, et c'est l'essentiel


Georges




Quelle ambiance !
ou
Ce que l’on fait subir au Peuple Pigeon, en France, est in-éthique :
Témoignages en vrac, à suivre…


Brève introduction :
Avant la date fatidique de 1979 ( instauration de l’Article 120 qui interdit de donner à manger aux pigeons), chacune, chacun donnait à manger aux oiseaux. Les pigeons sont des oiseaux. Un enfant jetait les restes de son goûter, un vieux monsieur à Montmartre tenait sur ses bras des pigeons sous l’œil ravi des photographes, les poètes de tous poils semblaient enchantés…

Or, voici ce qui se passe actuellement :

Madame O. sort de chez elle. Il est 7h du matin. Elle jette un coup d’œil alentour.
La concierge de l’immeuble voisin ne sortira son petit yorkshire qu’à 7h30. Elle a donc une demi-heure devant elle. Il faut faire vite car à 8h, le balayeur nettoiera tout.
Madame O., cependant, se méfie : la « bonne femme » qui sait tout et dont le père est soi-disant chercheur à l’Institut Pasteur l’a déjà épinglée 2 fois : «  C’est dégoûtant ce que vous faîtes ! »
Pas la peine de courir, Madame O., vous ne rattraperez jamais votre « interlocutrice » qui a lâchié sa phrase robotique…
Madame O. ne peut comprendre. Je ne fais juste qu’avoir pitié de ces oiseaux. Ils semblent affamés et pourquoi, pourquoi ces moignons au lieu de pattes ?
Madame O. reviendra demain :
« Allez faire vos saletés ailleurs ! » a hurlé un concierge, sorti de sa boîte de manière inattendue.
Madame O. ne comprend toujours pas. Quelles saletés ai-je donc commises ?
C’est le lendemain – et d’ailleurs les jours suivants aussi – que Madame O. obtient un début de réponse :
« Il Y en a trop ! »
Mais de quoi, de qui parlent-ils donc ? Les pigeons meurent de faim. Je les vois, moi, j’entends leurs petits qui pleurent. Je vois leurs moignons.
Madame O. continue. Elle ne peut supporter cette situation : les pigeons crèvent de faim, sinon pourquoi se précipiteraient-ils sur mes quelques graines ? Madame O. est logique.

« Ils sont sales et ils donnent des maladies ».
Que répondre, mais que faut-il donc répondre à ces gens ? , s’interroge Madame O. qui , alors, décide de s’informer auprès de professionnels.
« Lorsque l’on veut tuer son pigeon, on l’accuse d’avoir la rage », lui dit-on. Madame O. devient adhérente des mouvements pour la cause des pigeons.
Madame O s’entête alors, de plus en plus, mais continue à se sentir criminelle car sur elle pleuvent et repleuvent les phrases qui la culpabilisent d’avoir pitié des pigeons.
Elle essaie de disséminer les graines, selon les recommandations. Mais pour une poignée de graines, quarante pigeons. Le temps, justement, est pluvieux, voire neigeux. Ils ont froid, en plus, et ne trouvent pas d’abris. Tant de pics alentour !
Alors, Madame O. décide de poser des graines sur le rebord de sa fenêtre. Une invention de sa part !
Alors qu’il neige à pierre fendre, que les programmes de télévision, dans notre beau pays de France, valent ce qu’ils valent, cette femme dont le bon sens est resté excellent, entend alors, lâchié d’une fenêtre :
« Ca suffit avec les pigeons ! »
Bon ! se dit Madame O., je ne dois pas mettre de graines sur le rebord de ma fenêtre, surtout que l’on proclame que les pigeons Y FONT CACA PARTOUT !

Le lendemain, notre brave Madame O., devenue militante mais certainement aussi très nerveuse ( NERVEUSES PARANOIAQUES, DETRAQUEES SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE comme la, les, décriront quelques associations de Protection animale qui, pourtant, devraient défendre Madame O., nourrisseuse de pigeons, et… les pigeons…), notre brave Madame O. s’entête : elle y retourne sur son champ d’honneur, convaincue au fond de son âme de vivante humaine que son geste de nourrir les pigeons est BEAU.

Ne voilà-t-il pas qu’elle se retrouve enfin confrontée à l’essentiel :
« C’est interdit de donner à manger aux pigeons ! »
Alors, c’en est trop, cette fois !
Madame O ; interroge :
«  Pourquoi ? »
La réponse est hallucinante :
« Parce qu’ils sont trop nombreux ! »

De retour chez elle, Madame O. dont la formation en mathématiques, biologie, est, certes, insuffisante, interroge son mari :
« Dis-moi, mon chéri, est-ce que je fais se reproduire les pigeons en leur donnant à manger ? »
Le mari, lui, il regarde la télé, ne répond pas.

A l’autre bout de Paris, Madame C., Monsieur D., Madame B. et Monsieur W., n’en peuvent plus  car ils subissent les mêmes quolibets :
Y dégradent !
Y font caca partout !
Y sont sales !
Y donnent des maladies !
Allez faire vos saletés ailleurs !


Mais le pire, oui, le pire, c’est la phrase-clef, déterminante pour la belle ambiance qui règne à Paris, en région parisienne, c’est celle-là :

JE VAIS VOUS DENONCER A LA POLICE !

Tous les nourrisseurs de pigeons, un jour ou l’autre, sont amenés à sauver des pigeons, à les conduire à l’hôpital de Châtillon afin qu’ils soient soignés. Toutes et tous participent à la sauvegarde de ce petit peuple littéralement martyrisé, abandonné par nous, les soi-disant Humains, à deux pattes aussi, mais ne sachant, oh non, ne sachant planer au dessus de l’Article 120 qui décrète que l’on doit affamer des oiseaux, cet article qui n’ose pas dire qu’il faut laisser crever de faim les pigeons.

Pourtant, ces nourrisseuses et nourrisseurs en ont ramassé des fils, oh combien ils ont délivré d’oiseaux, escaladé, essuyé d’insultes et, oh combien, ils ont essayé d’aider ces oiseaux à survivre par les temps de froid, de canicule ou autres… Oh combien ils militent pour faire cesser les captures, les empoisonnements, etc.

La haine des pigeons (des plus faibles, plus petits, sans défense), une fixation, une phobie, puis le goût de désigner des boucs émissaires, semblent se répercuter sur tous ceux qui leur viennent en aide.


Brigitte MARQUET




Valérie
Depuis 3 ans je nourris les pigeons, je précise que je ne suis pas vieille, laide, frustrée, seule, désoeuvrée, ou émotivement et psychiquement fragile; non, je les nourris parce qu'ils ont faim, et l'hiver, froid.

Je leur donne à manger du blé ou du maïs dans des jardins ou dans des endroits où ils "gênent" le moins possible. Depuis 3 ans donc, je subis les sermons, les leçons de morale, pire, les insultes de la part des braves gens qui font preuve d'un civisme et d'un respect de la loi exemplaires "c'est interdit", encore vous pétasse !............ "je vais appeler la police" ce sont des amabilités que j'entends presque tous les jours -

"C'est dégueulasse" dit le monsieur qui d'habitude crache par terre.
"C'est dégoûtant" dit le clochard qui empeste l'urine et le vin.
"C'est sale" dit la jeune femme au cheveux gras et aux ongles douteux.

Que faire devant tant de bêtise, de cruauté vis à vis des oiseaux coupables d'exister ?

Et si les nourrisseurs arrêtaient d'avoir peur, de se sentir coupables et s'unissaient pour que les choses changent. Que le fait d'avoir de la compassion pour un être vivant en l'occurrence un pigeon ne soit plus considéré comme un crime mais redevienne un acte de dignité humaine ?


Valérie.




Anonyme
Je ne vous dirais pas mon nom car cela ne servirait à rien et en plus cela ne serait qu'un nom d'emprunt.

Voilà , un jour en hiver alors que je venais d'emménager depuis peu , quelques pigeons vinrent voir la nouvelle venue au cas où je présume il pourrait grappiller quelques miettes.
Ayant pour mon bonheur et celui des autres le coeur tendre je leur fis l'aumône, depuis ces coquins ne me lâchèrent plus, et ils revinrent chantant, pleurant, gémissant ou roucoulant sous ma fenêtre. A chaque fois je craquais n'en pouvant plus de les entendre avoir faim.

Quelques temps après mes voisins comme de bons voisins qui se respectent me firent moult reproches et je commençais à me sentir coupable . Donc je pris mon sac le remplis de graines et m'en fus distribué mon obole hors de mon immeuble. Bien m'en pris, mais au bout de quelques temps il s'avéra que le lieu choisit n'était pas très adapté au nourrissage de ces petits bandits.

Je fis donc contre mauvaise fortune bon coeur et remarquais dans mon malheur un endroit ou d'autres tendres coeur laissaient là quelques nourritures, j'avais trouver un endroit j'étais contente. J'aimais les regarder manger, leur silence m'impressionnait quand presque religieusement ils picoraient les graines, leur gratitude était dans leur bec, dans leurs plumes , dans leurs pattes, dans leur silence, émouvant et magique, j'aurai pu passer des heures a les contempler, mais ils mangeaient vite les pauvres, et repartaient se sentant il me semble un peu mieux.
J'appris a les connaître, il y avait le rouquin avec un decolletté très "pigeonnant", "sans papatte" car il ne lui restait plus qu'une patte avec un moignon mais elle était très dégourdie et forçait mon admiration elle savait mendier auprès de moi en me montrant ses "papattes" sa tactique avait imposer le respect aux autres pigeons et du coup elle mangeait toujours la première avec son compagnon le rouquin qui était fort balèze et qui lui servait de bouclier, et puis il y avait "tâche blanche" à cause de la petite tache blanche au- dessus de sa tête, un oiseau charmant plein de délicatesse et sans agressivité auprès de ses congénères, un oiseau qui quand il avait faim savait venir seul car il avait compris que le rassemblement portait préjudice.

A l'époque je nourrissais tout naturellement car je ne connaissais ni l'interdiction de nourrissage ni la haine que cela engendrait. Je finis par me faire remarquer , il y eut des insultes et des remontrances par toutes espèces de gens, du rappeur qui vient vous faire la morale en disant que les pigeons viennent chier sur les bancs alors que lui même a pisser ou vomit dessus ou alors qu'il y a laissé maints détritus..., de la femme d'âge mure avec son chien , vous attendez qu'elle passe pour donner les graines et elle reste exprès , puis vous crache a une certaine distance quelques insanités, du mec en costume cravate qui veut vous prendre en défaut mais qui peut-être bat sa femme et ses enfants, du black qui veut faire comme les blancs et qui vous remonte les bretelles s'il vous voit nourrir , de la dame qui passe et qui vous dit que les pigeons c'est dégueulasse alors qu'elle même elle ne se lave peut-être même pas les pieds (pour être gentille), du type genre celui qui a la tête que l'on oublie de suite et qui vous dit que les pigeons ont pleins de maladie alors qu'il tousse et crache comme un malade , d'une voix dont parfois il faut chercher d'où elle vient et qui crie qu'elle va appeler la police................ Alors aux prises à la folie et à l'hystérie du monde je devins méfiante, apeurée, angoissée à l'idée de sortir et d'aller nourrir, et en danger car cette population pouvait aussi me taper dessus.

Mais je ne renoncerai jamais car je sais que ma cause est bonne, que l'on ne laisse pas mourir un animal de faim ainsi, que toutes ces paroles qu'ils m'ont crachées ne sont que calomnies , peur et méchanceté, je le sais au fond de mon être, au fond de moi-même, comme une certitude inébranlable qu'aucune loi, qu'aucun texte, ne peut faire fléchir. Je le sais comme quand on sait quelque chose d'intime, que l'on ne peut partager, comme un jardin secret plein de joie et de rire.
 








NOTES D'U-MOEURS




Nuages de solitude en plastique



Je me promène dans une banlieue d'une grande agglomération Française. Il fait beau. L'air est vif dans ce matin de printemps.

Tout semble normal, les gens s'affairent comme d'habitude; les cars scolaires déversent les enfants devant les écoles, les contractuels verbalisent, le facteur commence sa distribution.

Voulant m'isoler de tout cela je lève la tête et j'aperçois un ciel vide.
Peu de gros oiseaux. Rien à faire, je marche la tête et le regard scotchés au ciel et je m'obstine à chercher des gros oiseaux; mais où sont-ils passés ?

Voulant en avoir le coeur net je me rends à la place du marché qui était encore peuplée par beaucoup de moineaux et de pigeons il y quelques années.
Et là surprise, plus rien ! Ho si, là-bas je discerne un pigeon qui marche à toute vitesse.

Mais avant il y en avait des dizaines avec des moineaux.
Mais où sont-ils passés ? Où sont passés nos pigeons des villes ? Ils les ont tous tués. Même les petites villes de province s'y mettent.

Hop appel entreprise SOS DEPIGEONNAGE. On se charge de tout – TOUT PROPRE- ON LES ENDORT (tu parles ils disaient la même chose en 42).
C'est une dérive HYGIENISTE : une ville propre pour des citoyens sains pas comme en 14 mais comme sous le régime nazi.

D'AILLEURS LA PREUVE ILS GAZENT.

C'est bizarre je vois de plus en plus de corneilles et moins en moins de moineaux. Je dois me faire des idées



AU DEBUT LES ANIMAUX A LA TRAPPE puis après les SDF, clodos, handicapés puis LES ETRANGERS HOP

eT PUIS Y A LES ELEVAGES DE TORTURES pour les animaux, BIENTÔT AUSSI POUR HUMAINS
HOP

HOP HOP HOP LA LA LA LA LA HOP LA

Ha si, il paraît qu'ils ont été mis en camps d'extermination et réduits en chair à saucisse qu'on retrouve dans notre mayo leader price. Chouette, comme ça y-à-pas-de-perte. En c'moment ils gazent, ils gazent.
Tu penses et il faut qu'ils tuent tous les oiseaux, y-a-pas d'temps à perdre.

Ils l'ont dit à la TV qu'on va tous crever de la grippe. Tu touches un oiseau et Hop t'es dans le coltar et tu crèves en moins de deux jours, ça craint ............

Fait gaffe aux merdes des pigeons, il paraît qu'il y a dedans un virus extraterrestre. David vincent l'avait dit : ILS SONT LA.

LES ENVAHISSEURS LEURS BUT DOMINER LA PLANETE. Ils prennent l'apparence de pigeons mais des fois aussi de corneilles, ou d'autres animaux, de chats aussi.

HA CHAT ALORS.



Vous avez remarqué que deux nouvelles espèces prolifèrent dans nos bonnes villes de France ?


Une est beaucoup plus abondante que l'autre, elle s'affiche de manière arrogante dans de nombreuses rues :
c'est la toutounet. Délinquant, possesseur de chien – passe ton chemin – rase les murs et fait toi oublier. Il faut sévir ! Il est interdit de déposer des étrons canins sur l'espace public si pur, d'une pureté chimico-génético-poluo-radioacto-rayonno-ACTIVE. Les japonais planchent sur le sujet et bientôt un chien-caca-propre-robot-culcul sera obligatoire (1500 euros paiement en 72 mois taux TEG d'enC. 6,66 %).

Mais s'il arrive en se déguisant à contourner les caméras thermiques avec logiciels de détections de déviances (Maréchal nous voilà) il tombera sur un obstacle incontournable :
la canivette.
ICI PLUS DE TOLERANCE soit ton cleps étronne (y a du PQ pour son derrière – c'est-obligatoire prix 100 euros) SOIT il sera saisie, piquée par LA POLICE.
Puis
réduit en poudre pour poulet PAC.


Quelle bonne ville avec des employés aux espaces verts de rage habillés de scaphandres
(et non c'est pas apollo 13)

qui vaporisent un doux liquide formant de joyeuses irritations au soleil,

bleue de HZ56BA899,

rouge de NO2HC6APOOO,

noir de ANJIR785KXVBSGTZ,

(tiens merde l'unique papillon que je vois depuis 3 heures de promenade viens de tomber raide mort) pour rendre nos rues si belles

de pureté morale.

Vous avez vu nos arbres ? Vous les trouvez pas zardbi ? Non c'est pas la pollution, ni les envahisseurs qui les niquent, c'est les espaces verts de connerie de la ville, ils coupent élaguent comme-ils-disent.
Mais POURQUOI QUI FONT CA ?

La grippe et ouai mec, et les oiseaux s'ils ont pu d'arbres, plus de nids, ils crèvent non ?
Et puis ils sont dégeux, ils te chient sur ta BM kittée, merde, MOI je-t-l-dis,
j'couperais tout HOP une chape de béton partout.

Une musique s'élève en tourbillon, forte, avec des basses percutantes, on sursaute à chaque accord grave :

JE VAIS LES NIQUER, JE VAIS LES NIQUER


Les vampires existent je les ai rencontré ils rodent pas loin de chez vous.




arrêté préfectoral du deux culcultroche de l'an zéro :


il est INTERDIT de nourrir les animaux en particulier les chats et pigeons ET LES SDF.
Sous PEINE DE :

première infraction : 3000 euros d'amende (possibilité emprunt enculatoire taux 21,66 % TEG)

première récidive : une main (celle qui sert à nourrir) COUPEE + 15 000 euros d'amende.

Deuxième récidive : l'autre main coupée + un oeil crevé + 200 coups de bâton + 100 000 euros d'amende.

Troisième récidive : mort par caisson à gaz CARBONIQUE PUR CRISTAL.






Fragments de massacres
89 % des villes qui ont répondu au questionnaire se plaignent de nuisances causées par des oiseaux (autre que les pigeons).

Ces villes, dans leur grande majorité, ont également précisé quelles étaient les espèces d’oiseaux les plus directement responsables de ces nuisances :
73 % se plaignent de la présence d’étourneaux,
34 % de celle de corbeaux et de corneilles
et 23 % de celle de lariformes (les goélands et les mouettes pour l’essentiel).

espèces d’oiseaux catégorisées sous la rubrique « autres » sont les cormorans et les tourterelles de Turquie.

Plus de 75 % des villes considèrent que le développement des populations d’oiseaux dans les centres urbains est principalement dû au fait que les oiseaux trouvent en milieu urbain des conditions favorables à leur développement (présence de nourriture en quantité - déchets, poubelles, etc. - , absence de leurs prédateurs naturels, absence de régulation animale…).

Si l’urbanisation du territoire national a considérablement réduit l’écosystème des oiseaux, ceux-ci se sont adaptés en colonisant l’espace urbain.
Près de 25 % des villes interrogées estiment en revanche que la prolifération des oiseaux dans les centres urbains est liée au fait que les espaces verts en ville comportent de plus en plus d’arbres de taille importante, ce qui correspond aux besoins des oiseaux pour nidifier.

Certaines municipalités ont précisé que le nourrissage leur apparaissait comme la cause première du développement des oiseaux dans les villes. Celui-ci constituerait l’élément fondamental favorisant la fixation de populations tributaires de ces distributions alimentaires.


ET LA SOLUTION EST :

- bétonner et construire - MERCI HLM, TOURS, USINES vous nous sauvez des OISEAUX

une bombe à neutron MINI-NIQ est à l'étude, elle ne détruira que les parasites : pigeons, chats, corneilles, SDF, immigrés, homosexuels, femelles et

puis TOUT LE RESTE

- VERBALISER LES NOURRISSEURS
(amende 50 000 euros + 10 ans de prisons + camp d'extermination rééducation)
Au-delà de ces facteurs, communs à toutes les villes, il convient d’examiner les éléments locaux qui peuvent favoriser l’installation des oiseaux dans la commune. En effet, certaines villes ont souligné que le phénomène relevait avant tout d’un échange ville-campagne complexe et particulier à chaque entité géographique. Ainsi la présence de forêts, de plaines céréalières, de vignes ou encore de zones d’élevage à proximité de la ville, qui apportent en complément des ressources alimentaires, notamment pendant la période hivernale, expliquerait-elle le développement de ces populations d’oiseaux en milieu urbain.


Pour l’essentiel, les actions engagées afin de remédier aux problèmes posés par les oiseaux poursuivent trois objectifs :
les gêner dans leur vie quotidienne ( 48,08 %),
empêcher leur nidification (30,77%)
et les éliminer (21,15 %),

comme l’atteste le graphique ci-dessous :
Les résultats de l’enquête attestent du fait que les communes ont plus largement recours aux méthodes d’effarouchement acoustique et visuel (46.97 %)
et à l’élagage (28,79 %),
qu’à l’élimination physique des oiseaux (21,21 % des villes toutefois ont recours à cette méthode).


Les méthodes d’élimination des oiseaux utilisées par les grandes villes sont variées :


- le piégeage implique le respect strict de certaines obligations : une surveillance et un entretien régulier des cages pièges, la libération immédiate de tout oiseau n’appartenant pas à la liste départementale des "nuisibles", des conditions de capture correctes et l’élimination sans souffrance des oiseaux capturés. Le piégeage ne donne pas nécessairement lieu à euthanasie : certaines villes ont préféré opter pour la stérilisation des oiseaux. Cette méthode, parmi celles visant à éliminer les oiseaux, est la plus prisée des grandes villes (plus de 40 %).

- le dénichage des nids en cours de construction ou venant d’être achevés conduit les oiseaux à en édifier d’autres, ce qui allonge la période de nidification. Il faut cependant s’assurer que les nids sont bien vidés de tout oeuf, condition juridique sine qua non du dénichage.

- la destruction des nids doit tenir compte des pontes d’autres espèces d’oiseaux dans de vieux nids de corbeaux. La destruction des oeufs et des jeunes corbillots doit impérativement faire l’objet d’une autorisation préalable. Plus du quart des villes ayant répondu à l’enquête ont recours à cette méthode.

- la stérilisation des oeufs consiste à pulvériser un produit formolé (de l’azacholestérol par exemple) sur les oeufs pour inhiber la formation du jaune et donc maintenir les adultes sur des couvées mortes.

- la pose d’appâts empoisonnés

- l’enlèvement des oeufs avant éclosion nécessite que les nids aient été préalablement identifiés. En période de construction des nids, un repérage photographique peut être établi à partir du listing des lieux de nichage et également sur la base de données de plaintes des habitants. Ensuite, à l’aide d’un camion nacelle piloté pour atteindre la canopée sans couper ni casser de branches en cette période de montée de sève, il faut procéder à l’enlèvement des nids enchevêtrés dans les fourches des cimes des arbres.

- le tir au fusil doit faire l’objet d’une demande d’autorisation en préfecture. Extrêmement réglementé en milieu urbain pour des raisons de sécurité, le tir est parfois autorisé dans les grands parcs urbains.

VERS UNE SOLUTION FINALE :

Des cherTUEURS de l'université SUPLICE-ANIMAL ont mis au point un :

nano-drome volant à l'énergie polluante à tête chercheuse d'OVNI
(Oiseau Volant Nouvellement Interdit)

Il trouve le VOLATILE récalcitrant et HOP lui crève les deux yeux ...........

Deux rentitrics ont d'ailleurs reçu le prix CREVEL pour cette découverte


Il existe également d’autres méthodes d’élimination, qui n’ont pas été utilisées par les villes qui ont répondu à l’enquête. Il s’agit des pesticides aviens, (pulvérisations aériennes), des répulsifs sur les végétaux, des graines anticonceptionnelles (mais leur coût est prohibitif et les produits contraceptifs correspondants ne sont pas en vente libre sur le marché), des moyens de protection mécanique (grillages, filets) pour limiter l’accès aux zones de reproduction et/ou aux ressources alimentaires (décharges, arbres).

En effet, pour tenter de maîtriser la population des oiseaux sans pour autant leur nuire ou les maltraiter, certaines villes tentent d’agir sur les deux principaux facteurs de prolifération : la nourriture et la nidification. Dans cette optique, les communes peuvent utilement prendre un arrêté municipal stipulant « qu’il est interdit de déposer des graines ou nourriture pour attirer des oiseaux », et communiquer ensuite auprès des habitants en effectuant un rappel de cette réglementation.





Fragments volés
Nous vivons, en France, dans le pays le plus attardé de l’Europe pour tout ce qui concerne la protection de la Nature et beaucoup de gens se demandent pourquoi.

Il n’y a cependant pas à chercher très loin les causes de cet « attardement » : il est à relier directement à ce que la France est le pays le plus agricole de l’Europe. Plus il y a d’exploitants agricoles et moins la Nature est préservée.

Il serait erroné de croire que parce qu’ils vivent dans la nature, les agriculteurs vivent avec la nature. Dans leur grande majorité les agriculteurs ne vivent pas avec la nature : ils vivent dans la nature mais contre la nature. Ils tirent leur subsistance des produits que leur apporte la nature, mais comme ce n’est jamais assez, depuis des siècles, ils « améliorent » la nature

Transformer la nature, sans hélas toujours bien la connaître, est le but avéré de l’agriculteur depuis la naissance de l’agriculture. Apporter des engrais, améliorer les semences, transformer les races par sélection. Hélas, l’homme est insatiable et ce grave défaut le conduit trop souvent à jouer les apprentis sorciers.

Après moi, le déluge ! Régénérer les sols avec des substances chimiques, éradiquer les insectes ou les animaux « nuisibles » sans en mesurer les risques, entasser des porcs ou la volaille sans souci des conséquences, nourrir le bétail aux hormones et aux antibiotiques…Autant de procédés qui n’ont rien de naturel…Sans même parler du recours aux manipulations génétiques, on peut remarquer par exemple que la disparition des haies pour cause remembrement est l’une des causes du lessivage des terres et de la pollution des eaux.

Le problème est de savoir à partir de quel moment les modifications envisagées deviennent dangereuses, non seulement pour la nature, mais pour les hommes. Est-ce quand les nitrates empoisonnent l’eau de consommation ? Quand les bovins nourris à la viande de mouton transmettent à l’homme l’encéphalite ? Ou quand les produits transgéniques menacent la santé publique ?

Le milieu naturel devient un adversaire contre lequel lutte l’agriculteur et tout ce qui peut contrecarrer ses projets, un ennemi. C’est ainsi que naît la notion « aberrante » de « nuisible », à propos d’animaux qui avaient toute leur place dans un équilibre rapidement rompu. Il n’y a de nuisibles qu’en fonction d’une vue presbyte de l’homme. Avec quelques erreurs funestes : pauvre renard qui mange les sacro – saints – lapins. Les quelques milliers de mulots qu’il consomme chaque année ne pèsent pas lourd dans la balance !

Le cycle est bien connu : on décime les prédateurs naturels d’une espèce puis on se plaint de la prolifération des individus de cette espèce et on cherche un procédé non naturel mais plus radical de les éliminer.

Il faudra beaucoup de temps avant de faire comprendre à des hommes qui ont toujours considéré la nature en fonction des produits qu’ils peuvent en tirer et des améliorations qu’ils peuvent y apporter, qu’il faut protéger la faune et le milieu. Il faut aussi apprendre à considérer l’animal comme un être sensible


Claude Lévi-Strauss a écrit : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt que né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion ? (...) L’unique espoir pour chacun d’entre nous de n’être pas traité en bête par ses semblables est que tous ses semblables, lui le premier, s’éprouvent immédiatement comme des êtres souffrants. »

Aux innombrables condamnés sans langage qui espèrent de nous des gestes qui ne viendront pas, nous n’avons à offrir que de bien piètres signes.

Un monde meurt. Un autre naît.
Dans le premier l’homme tuait les ours, les lynx, les loups et les hirondelles.
Dans le second, l’homme les protègera.

Il est regrettable que l’on ne se pose que plus rarement la question de l’incidence négative , sur la biodiversité, des deux millions de canards colverts, des cinq millions de faisans, des milliers de perdrix relâchés officiellement, chaque année, en ce pays, et des milliers de cochongliers, relâchés eux très officieusement, pour alimenter le stand de tirs des chasseurs.

C’est que ces malheureux animaux ne sont pas destinés à reconstituer une biodiversité agonisante . Ils entretiennent des mœurs dépassées qu’un futur proche condamnera sévèrement.

Plus d'un millier d'espèces d'oiseaux sont menacées aujourd'hui d'extinction. De nombreuses autres sont entrées dans une phase de déclin régulier.

la diversité des pressions que doivent endurer les populations d'oiseaux dans le monde, qui sont ainsi menacées malgré leur capacité de voler d'un endroit à l'autre. De l'autruche africaine haute de 3 mètres à l'oiseau-mouche cubain qui ne dépasse pas les 6 centimètres, plus de 9'800 espèces peuplent la planète. Ils rendent naturellement des "services essentiels" sans lesquels notre propre existence serait gravement compromise. Les oiseaux participent à la pollinisation des cultures, diffusent les graines, contrôlent les insectes et les rongeurs, et éliminent la charogne. Qui n'a pas été profondément inspiré par leurs couleurs, leurs chants, leur vol et leur comportement ?

En France et en Espagne, les populations du ganga cata (Pterocles alchata) sont en chute libre pour les mêmes raisons. Comme la population humaine croît (elle est passée de 1,6 milliard à 6 milliards d'individus en moins d'un siècle), l'humanisation forcée de la Terre se traduit par la déforestation, le drainage, le bitumage et l'altération chimique des terres. Toute cela pour faire de la place à l'Homo Sapiens ! C'est hélas un fait bien établi que plus une terre est occupée par l'homme et plus sa biologie devient instable et globalement pauvre.

La perte de l'habitat (ou sa dégradation) est ce qui, plus que tout autre facteur, met en danger les espèces d'oiseaux. L'habitat est détruit de manière continue par l'exploitation commerciale de la forêt, la pratique des brûlis, les développements industriels et urbains, l'agriculture intensive, le sur-pâturage, sans parler d'autres usages du sol.

Dans les zones forestières, les populations d'oiseaux déclinent à mesure que se fragmente leur habitat - coupé par des routes, par des champs labourés ou des développements immobiliers. La fragmentation assèche les pourtours des forêts, modifie la composition végétale, accroît la vulnérabilité aux tempêtes, aux feux et aux maladies, et ouvre la voie à leur invasion par des plantes et des animaux indésirables.

Plus de 70% des surfaces émergées pourraient être affectées par les effets de la construction de routes, des industries extractives, la construction de villes et autres grands équipements autour des 30 prochaines années





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