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Pigeon vert africain :

il est urgent de le protéger.
 
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO :
On protège les éléphants mais le pigeon vert, tout le monde s’en fiche


LE POINT SUR LA SITUATION







Du site : France 24 27/08/2010 - lien

Considéré comme un véritable fléau dans les capitales occidentales, le pigeon est particulièrement apprécié des Congolais… en brochette. À tel point que, selon notre Observatrice, il est urgent de les protéger.



La République démocratique du Congo fait de plus de 9 % de son territoire des "zones protégées" : des parcs nationaux et des réserves où les espèces endémiques comme le gorille des montagnes, le rhinocéros blanc ou l’okapi, sont strictement protégées.

D’autres projets sont en cours pour poursuivre la sanctuarisation d’une partie du territoire. L’un d’entre eux, le projet TL2, vise à préserver la forêt située au centre du pays, dans la province de Maniema, entre les rivières de Tchuapa, Lomami et Lualaba. Les promoteurs du projet souhaitent protéger les animaux qui figurent sur la liste des espèces menacées de disparition, comme l’éléphant, mais aussi des animaux dont on se soucie moins en général, comme le pigeon vert africain aussi appelé Colombar à front nu.

Présents dans plusieurs pays du continent, ces pigeons se comptent par milliers dans les vasières, ces zones marécageuses que l’on retrouve le long du littoral congolais. Ce sont des proies faciles pour les chasseurs. Une fois attrapés dans de vastes filets artisanaux posés à même le sol, ces pigeons sont vendus en brochette sur les marchés locaux de la province.

Cette chasse était légale il y a encore deux ans. Grâce aux informations que nous avons fournies aux autorités provinciales, la province de Maniema a institué pour la première fois une période d’interdiction de la chasse des pigeons verts en 2009. Le gouverneur Didier Manara a par ailleurs déclaré qu’il souhaitait une enquête approfondie sur la chasse de ces oiseaux.


Les pigeons verts africains sont capturés au moyen de filets posés sur le sol. Photo postée par Terese Hartsur son blog.



Les chasseurs viennent récupérer un à un chaque pigeon, deux fois par jour.Photo postée par Terese Hart sur son blog.


Cette interdiction a été respectée et certaines tribus locales ont même participé à la lutte contre le braconnage. Même lors de la saison de chasse, les locaux n’osaient plus toucher aux pigeons, de peur d’être sanctionnés. Car ici, les gens ont dû mal à comprendre ce qui est légal ou illégal. Les chasseurs ne sont revenus qu’à partir du mois de janvier dernier quand le gouverneur a démissionné suite à des accusations de corruption.

Dès lors la réglementation n’a plus été respectée. La chasse est interdite en ce moment et pourtant un membre de notre équipe a constaté en août que les braconniers poursuivent leur carnage. Trois hommes ont été arrêtés par des gardes forestiers. On espère que le braconnage cessera pendant quelques temps suite à ces arrestations.


Les gardes forestiers parcourent des kilomètres à pied ou en pirogue pour parvenir au camp des braconniers.
Photo postée par Terese Hart sur son blog, août 2010.


Les animaux chassés sont vendus sur des marchés situés à plusieurs kilomètres des vasières. Mais ce ne sont pas les acheteurs de pigeons grillés qui font obstacle à la protection de l’espèce. Je crois que les habitudes alimentaires sont très souples et changent facilement, dès que les prix augmentent ou qu’il est plus difficile de trouver les aliments. Ce sont donc les chasseurs et les vendeurs de pigeons grillés qui sont les premiers responsables.

Ce dont a besoin cette région sur le long terme, c’est que les gens comprennent les réglementations concernant les ressources naturelles et respectent les lois sur la protection de la nature. Une zone protégée est sur le point d’être créée. Après trois ans, nous avons réussi à obtenir l’accord des tribus indigènes. Il ne reste plus que l’aval du gouvernement pour qu’un parc provincial soit créé.

Le fait que le pigeon vert ne soit pas considéré comme une espèce menacée par les organisations internationales ou locales et protégée contre le braconnage rend notre combat plus difficile. Car pour d’autres espèces, comme le bonobo, c’est de toute évidence cette considération qui nous permet de lutter contre le braconnage."


Les pigeons sont déplumés vivants, embrochés avant d'être grillés.
Ici, ils sont empilés dans des sacs artisanaux.Photo postée par Terese Hart sur son blog.



Marchande de pigeons grillés.
Ces brochettes ont fait jusqu'à deux jours de route à travers la forêt.
Photo postée par Terese Hart sur son blog.



Colombar à front nu


Le Colombar à front nu (Treron calvus) est une espèce d'oiseau de la famille des Columbidae

Cet oiseau mesure 23 à 30 cm de longueur pour une masse de 160 à 285 g pour le mâle et 130 à 225 g pour la femelle.

Le plumage présente une dominante verte teintée de jaune sur la tête et les parties inférieures. Le cou et le haut du manteau sont gris. Les rémiges primaires et les secondaires externes sont noires. La bordure des grandes couvertures est jaune, constituant ainsi une bande bien visible lorsque l'aile est repliée. La courbure des ailes est marquée par une tache lilas. Les flancs sont rayés de jaune et de vert. Les sous-caudales sont vert foncé à extrémité blanche pour les plus petites et châtain à extrémité plus claire pour les autres. Les rectrices médianes sont gris bleu. Les iris sont bleu pâle avec des cercles oculaires bruns. Le bec est gris avec l'extrémité plus pâle et la base rouge arborant une grande cire jusqu'à l'arrière des narines. Les pattes sont jaunes.

De taille plus modeste que le mâle, la femelle présente un plumage et une cire généralement plus sombres.

Le jeune ressemble à l'adulte mais avec un ventre plus jaunâtre et une absence de tache lilas à la courbure des ailes.

On le trouve en Afrique du Sud, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, République démocratique du Congo, Côte-d'Ivoire, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Kenya, Liberia, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, Rwanda, São Tomé e Príncipe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe.

Il habite les savanes.

Selon Alan P. Peterson, il en existe quinze sous-espèces qui se distinguent essentiellement par la taille de la cire, la couleur de la tête, des parties inférieures, de la queue et des pattes.
 



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