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LA GUERRE

DE

1939 - 1945
                                                                                                                                                                                                     


 
Les pigeons voyageurs, agents de liaison
des Forces armées en temps de guerre



Source : Maison du Souvenir


Pendant la bataille d’Afrique du Nord, devant Tobrouck, un chef de char lâche un pigeon signalant sa position.


Malgré les moyens de communication des plus modernes dont disposaient les armées alliées au cours de la dernière guerre mondiale et au Vietnam, il est fréquemment arrivé qu'il s'avérait impossible d'assurer des liaisons avec les états-majors. C'est ainsi qu'il a fallu souvent faire appel, comme on l'avait fait pendant la Première Guerre mondiale, à de modestes pigeons pour transmettre des messages, urgents et importants. Des dizaines de milliers de pigeons voyageurs ont ainsi été mis à la disposition des Alliés par les colombophiles britanniques, pour servir sur tous les fronts (Europe occupée, Afrique et Moyen-Orient), lorsque les moyens classiques de communication étaient devenus inopérants. Ces animaux ont contribué en plus, au sauvetage de nombreuses vies en perdition sur les mers ou dans les déserts. Ils ont aussi servi d'agents de liaison avec la Résistance. Les plus hautes autorités militaires ont rendu hommage à ces combattants ailés qui ont eu leurs héros ayant fait l'objet de citations officielles à l'ordre du jour des armées et qui ont parfois obtenu leur croix de guerre. Du fort de Vaux est parti pendant la bataille de Verdun, le 4 juin 1916, le dernier pigeon du commandant Raynal (n° 787-15) portant le message suivant : «Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées, très dangereuse. Il y a urgence à nous dégager. Faites-nous donner de suite communication optique par Somville qui ne répond pas à nos appels. C'est mon dernier pigeon.» Le pigeon accomplit sa mission et a obtenu la citation suivante ; « Malgré des difficultés énormes résultant d'une intense fumée et d'une émission abondante de gaz, a accompli la mission dont l'avait chargé le commandant Raynal. Unique moyen de communication de l'héroïque défenseur du fort de Vaux, a transmis les derniers renseignements reçus de cet officier. Fortement intoxiqué, est arrivé mourant au colombier.» Une plaque rappelant cet exploit a été apposée à l’entrée du fort. Après son décès, ce pigeon a été empaillé. Il se trouve avec deux autres de ses compagnons au siège de l'état-major des troupes de transmissions de l'armée française, aux Invalides, à Paris.

C'était le 4 juin 1916, il y a soixante-trois ans de cela. Les pigeons de la génération de la guerre 40-45, ont-ils fait aussi bien que leur ancêtre du fort de Vaux ? La réponse à cette question se trouve, notamment, aux archives du ministère de la guerre britannique (War Office) où sont conservés tous les documents officiels relatifs aux actions des pigeons voyageurs anglais mis au service de la R.A.F., de la Navy et de l'infanterie sur tous les théâtres d'opérations sur le continent, en Afrique du Nord, en Extrême-Orient, etc...



L'effort d'une nation


Dès les premiers jours de la guerre 40-45, le gouvernement anglais adressa à tous les colombophiles du royaume, une invitation à faire partie du « National Pigeon Service » pour fournir des jeunes pigeons destinés aux colombiers militaires et notamment ceux situés sur les côtes afin de recueillir rapidement des renseignements. C'est ainsi que pendant toute la durée de la guerre, plus de deux cent mille jeunes pigeons furent cédés à l'armée par les colombophiles anglais. Ils furent répartis sur tous les théâtres d'opérations et auprès des mouvements de résistances dans les pays occupés. Ainsi, 16.554 furent parachutés en des endroits convenus et il a été mentionné que 7.556 rapports d'intérêt sont parvenus à la section « pigeons » du ministère de l'Air. Les plus hautes autorités de l'armée et du gouvernement britannique ont reconnu officiellement le rôle joué par les pigeons pendant la guerre. Dans une lettre du ministre de l’intérieur anglais, du 10 mai 1945, le secrétaire d'Etat à l'Information et le secrétaire d'Etat pour l'Ecosse ont exprimé leurs remerciements « pour l'aide apportée aux armées par les colombophiles et leurs pigeons, qui ont grandement contribué à la sécurité de la nation ». Le 31 mai 1945, le secrétaire d'Etat au ministère de l'Air a écrit qu'à la demande du conseil de l'Air, il désirait exprimer son appréciation quant aux services rendu par le « National Pigeon Service » pendant la guerre. « L'armée anglaise, la R.A.F. et l'armée des Etats-Unis, est-il écrit dans cette lettre, ont fait le plus grand usage des pigeons dont beaucoup ont été employés pour des missions spéciales avec les groupes de résistance en territoire occupé. » Le quartier général de l'U.S. Army, sous la signature du brigadier général F. S. Strong, a fait connaître le 25 août 1945 que 46.532 pigeons ont été utilisés dont beaucoup ont été parachutés avec les troupes américaines, le jour « J ». « Il serait impossible, écrit le général Strong, d'exprimer notre gratitude pour l'immensité des services rendus. » En ce qui nous concerne, nous nous souvenons d'un entretien que nous avons eu à Londres avec le général sir Richard Gale, qui commandait les troupes de débarquement en Normandie et qui nous déclara que les premières nouvelles concernant le succès du débarquement en Normandie arrivèrent à Londres par pigeons ; Ceux-ci venaient du colombier militaire situé sur un immeuble de Piccadily Circus, à deux cents mètres du point de commandement de Winston Churchill qui se trouvait à l'Amirauté. Un autre témoignage encore : celui de 1'« Indian Signal Corps », qui a signalé le 22 octobre 1945, sous la signature du brigadier Deadon, officier en chef des Transmissions, l'aide considérable fournie par les pigeons aux Indes et en Birmanie. Il s'agissait de pigeons anglais, élevés par des amateurs de Grande-Bretagne. Malgré des conditions climatiques difficiles dans ce théâtre d'opérations, de nombreux pigeons furent parachutés entre les lignes ennemies et rapportèrent des renseignements de valeur. Beaucoup de colombiers mobiles furent, en outre, employés en Birmanie avec le, plus grand succès.



Performances et citations


Il ne nous est pas possible de reproduire ici les centaines de citations qui furent attribuées ; aux pigeons anglais pendant la guerre. Bon nombre d'entre eux reçurent la « Dickin Medal » (la croix de guerre pour les animaux) pour avoir permis, grâce aux renseignements apportés, de sauver la vie à des marins et à des aviateurs perdus en mer.
Voici quelques citations :

Pigeon n° 43.1263 : le 22 juin 1943, en Méditerranée, a transmis un message dans des conditions extrêmement difficiles ; a contribué au sauvetage d'un équipage ne pouvant plus utiliser sa radio.

Pigeon n° 44WDI063 : ce pigeon a rendu des services actifs en Afrique du Nord. Il est rentré en Angleterre avec son unité et a servi pendant les opérations à l'ouest de l'Europe. Envoyé à Bayeux, il rapporta un important message pendant l'action et fut ensuite employé lors d'opérations en Belgique.

Pigeon n° 21610 : a rapporté 38 microfilms au travers de la mer du Nord, alors qu'il était au service de la R.A.F. au-dessus des Pays-Bas. Revint parfois blessé à son colombier.

Pigeon n° 36392 : a rapporté trois fois de très importants messages à partir des territoires occupés par l'ennemi et notamment en mai 1943 (Amiens), en février (opérations combinées) et en juin 1944 (maquis français).

Pigeon n° WD 593 : a apporté d'importantes informations depuis l'île de Crête à Alexandrie sur une distance de 500 miles, (805 km).

Pigeon n° SBC219 : a été le premier pigeon à regagner son colombier après avoir été parachuté dans les lignes allemandes le jour « J », A volé dans des conditions très difficiles après avoir été enfermé pendant cinq jours, dans un minuscule conteneur.

Nous pourrions continuer en puisant notamment dans les archives de l'« Australian Army Signal Corps », car il y a des milliers de citations conservées dans les documents de l'armée britannique. Elles témoignent du rôle important joué par les pigeons voyageurs pendant la guerre.

René Dax.


Un soldat parachutiste en tenue de combat, se prépare à sauter en portant un conteneur qui renferme un pigeon.


La Seconde Guerre mondiale est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945. Ce conflit planétaire opposa schématiquement deux camps : les Alliés et l’Axe. Il prit fin sur le théâtre d'opérations européen le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIe Reich, puis s’acheva définitivement sur le théâtre d'opérations Asie-Pacifique le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition de l'Empire du Japon, dernière nation de l’Axe à connaître la défaite.

Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque : France, Royaume-Uni et leurs empires dès le 3 septembre 1939, URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941, États-Unis le 7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km2, et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut la première grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre.

Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés toutes entières. La somme des dégâts matériels n’a jamais pu être chiffrée de façon sûre, mais il est certain qu’elle dépasse les destructions cumulées de l’ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, la violence ayant pris des proportions inédites. Elle connut de multiples crimes de guerre, qui ne furent l'apanage d'aucun camp, crimes s'insérant dans une violence militaire et policière d'une intensité et d'une profondeur inégalées. Elle vit également l'émergence à une échelle inconnue jusqu'alors de crimes de masse particulièrement atroces et pour certains sans précédents, tout particulièrement à l'instigation de l'Allemagne nazie et du Japon impérial.




Les pigeons américains


Source : Pigeons de guerre



Pendant les combats féroces et sans pitié en territoire ennemi, les pigeons américains ont transmis des messages de vie ou de mort, messages que la radio et les téléphones de terrain ne pouvaient pas transmettre.

La compagnie des Gurkhas népalais avec les troupes britanniques avait été prise au piège sur la colline du bourreau. Ils avaient combattu en chemin sur l'affleurement énorme de Monte Cassino, au sud-est de Rome, lors d'une bataille acharnée au début de 1944, avant d'être cloués au sol par le feu constant de l'allemand. Coincés pendant neuf jours, ils n'avaient aucun moyen de communication avec leurs lignes arrière. Les bombardiers américains avaient parachuté de la nourriture et de l'eau, mais une grande partie était tombée aux mains des Allemands. Enfin, trois volontaires britanniques se mirent en route par trois voies différentes. Chacun portait un sac à dos avec à l'intérieur un pigeon voyageur américain. Un homme fut cloué au sol par un tir de mitrailleuse, mais les deux autres pénétrèrent les lignes allemandes et atteignirent leur destination. Les trois hommes griffonnèrent des messages courts portant sur les routes prises et les envoyèrent au siège par pigeon. Cette nuit-là, les canons alliés avaient ouvert le feu pour couvrir une voie d'évacuation le long des chemins sûrs que les éclaireurs avaient identifiés, et les soldats piégés s'échappèrent en toute sécurité. Les pigeons, quant à eux, se reposaient en toute sécurité dans leur pigeonnier.

L'envoi de messages au moyen de pigeons voyageurs est l'une des plus anciennes méthodes de communication longue distance. La première utilisation documentée de pigeons par une armée était par les Romains il y a plus de 2 000 ans. Pendant la Première Guerre mondiale, les deux adversaires ont couramment utilisé des pigeons voyageurs comme messagers. À la demande pressante du général John Pershing, l'US Army Signal Corps établit un service de pigeons en 1917.

Les moyens de communication ont été considérablement améliorés entre les deux guerres mondiales, mais les pigeons étaient encore utilisés tout au long de la Seconde Guerre mondiale pour fournir des données supplémentaires et des moyens de communication d'urgence. Leurs tâches variaient en fonction des divisions des armées. Mais partout où l'armée de terre, la marine, les garde-côtes, ou les marines les ont utilisé, on leur donna des noms portant tels que Lady Astor, Pepperhead, ou Saint-Esprit, et d'autres furent connus seulement par leur numéro. Utilisés dans les lignes ennemies par les patrouilles d'éclaireurs qui cherchaient à obtenir de précieuses informations, ils revenaient avec des informations sur l'emplacement et la force des troupes ennemies, leurs positions et leurs armements, les attaques en cours, les conditions de circulation et d'autres données vitales. Les pigeons étaient le seul moyen de communication pour certains postes d'observation avancés où le terrain ou la proximité de lignes ennemies rendaient impossibles le téléphone filaire ou la radio. Transportés dans des paniers, en écharpe sous le bras, ou dans un plastron de la patrouille, les oiseaux étaient relâchés sous le feu, et les plus chanceux réussissaient à passer à travers.



Le pigeon portait son message dans une petite capsule fixée à une patte jusqu'à ce que les colombophiles militaires aient commencé à attacher une plus grande capsule, de la taille d'un tube de cigare, ce qui permettait de transporter une grande charge, y compris des cartes, des photos et des rapports détaillés. Très peu de messages, soit moins d'un pour cent, ont été codés, parce que les pigeons étaient très fiable pour atteindre leurs destinations.

Quand les Japonais ont attaqué Pearl Harbor le 7 décembre 1941, l'armée américaine avait déjà élargi ses moyens de communication. Le Corps des transmissions avait recruté des spécialistes expérimentés de la téléphonie filaire, des cameramen du cinéma et des spécialistes d'associations colombophiles dans tout le pays.

En février 1941, les GI entrants pouvaient apporter leurs expériences des pigeons et pouvaient obtenir une affectation dans ce domaine. Pendant ce temps, l'armée avait effectué un recensement des concours colombophiles et avait demandé aux propriétaires d'enregistrer leurs pigeonniers pouvant être d'usage militaire. Le Congrès vota une loi interdisant les chasseurs de tirer les pigeons Le 9 janvier 1942, le Corps des transmissions lança un appel aux colombophiles civils pour les jeunes oiseaux sains des deux sexes. L'armée offrait d'acheter les oiseaux pour cinq dollars chacun, soit moitié moins cher que le prix moyen du marché, mais elle espérait les recevoir en cadeau ou en prêt. L'American Racing Pigeon Union et la Fédération internationale des américains colombophiles donnèrent leur aide pour l'entraînement.

La presse consacrait d'innombrables colonnes de journaux à cet effort. L'article "Courage les hommes, les oiseaux aussi peuvent être entraînés" du 6 janvier 1941 publié par le Brooklyn Eagle, était typique des articles courts mais instructifs qui sont apparus dans tout le pays. Il y avait aussi des histoires portant sur les actes patriotiques d'organisations colombophiles locales et d'amateurs de pigeons qui avaient donné leurs meilleurs oiseaux.

Les clubs de pigeons répondirent massivement à l'appel. Les éleveurs contribuaient à l'effort en donnant la progéniture des champions et parfois même les champions eux-mêmes. Certains de ces oiseaux primés avaient gagné des courses couvrant plus de 1000 km en une journée. Les dons d'oiseaux arrivaient par milliers; une expédition de New York City se composa de 52 000 pigeons.

En 1943, l'armée s'était procuré un certain nombre de pigeons d'Elroy Hanacek de Cleveland, dans l'Ohio, et avait transporté ceux-ci à 1300 km au Camp Crow-der, dans le Missouri. Quelques jours plus tard, un pigeon, du nom de Blackie, rentra chez eux quand une tempête de neige faisait rage. Hanacek décida de garder celui-là. À l'autre extrémité du spectre il y avait un oiseau appelé africaine Owl qui avait été envoyé au front. L'un des GI affecté aux pigeons, appelé un "pigeoneer", fit remarquer qu'Afrique Owl était venu juste pour se balader et qu'il ne pouvait pas trouver son chemin à l'intérieur du pigeonnier et encore moins dans la campagne.

En octobre 1943, le Corps des transmissions eut suffisamment de pigeons pour soutenir son propre programme d'élevage. Tous les pigeons voyageurs ont les caractéristiques du pigeon biset bleu, ou pigeon biset (Columba livia) comme ancêtre commun, mais le pigeon voyageur moderne est le fruit de plusieurs générations de sélection minutieuse et de formation. Le service des pigeons favorisait cet héritage dans les élevages des bases de Fort Monmouthdans le New Jersey, de Fort Sam Houston au Texas, de Fort Benning en Géorgie, et du Camp Crowder dans le Missouri. L'objectif était de croiser les plus rapides et les plus forts avec les meilleurs pour l'instinct du voyageur, pour produire des animaux encore plus rapides et plus forts qui pourraient rentrer chez eux à des distances toujours plus grandes. Alors qu'à la Première Guerre mondiale les pigeons pouvaient voler environ 300 km en un seul vol, les oiseaux de la deuxième Guerre mondiale pouvaient facilement doubler cette distance, et certains pouvaient voyager 1000 km. Sur de courtes distances ces oiseaux pouvaient approcher les 100 km par heure, bien que 55 à 65 km/h soit une vitesse de croisière moyenne plus courante. Voler est un effort intense, et sur un long vol un oiseau pouvait perdre 60 ou 80 grammes, soit environ un cinquième de ses 370 à 430 grammes de poids corporel. Pour cette raison les jeunes oiseaux d'un à quatre ans avaient été utilisés.



Il fallait environ huit semaines à partir du moment où un oiseau naissait pour former un messager fiable. Le pigeonneau était pris au nid à l'âge d'environ quatre semaines et placé dans un pigeonnier mobile. Les deux ou trois semaines suivantes, le pigeonnier était déplacé chaque jour. L'oiseau volait par de courts vols le matin, le midi et le soir pendant plusieurs jours afin qu'il puisse mémoriser ses parcours aériens. À la huitième semaine, lorsque l'oiseau avait acquis assez d'endurance pour voler pendant une heure, il était formé pour voler de 80 à 100 km, puis plus loin. Puis, il était jugé prêt pour porter des messages au combat.

A l'avant, les gestionnaires utilisaient quelques astuces pour pousser les pigeons à faire des vols plus rapides. La première consistait à refuser de les nourrir jusqu'à leur retour. La faim s'était avérée être un puissant facteur de motivation, mais la jalousie et le sexe étaient encore mieux. Quand un pigeon mâle voyait sa pigeonne avec un autre mâle introduit dans le pigeonnier juste avant son départ pour un vol, son retour était garanti pour être plus rapide.

Le logement pour les pigeons du front consistait en boîtes "quart-de-tonneau" de combat, mobiles, pouvant être déplacées rapidement, habituellement par une jeep. Les bases aériennes et les unités les moins mobiles utilisaient de grands pigeonniers remorques comme ceux utilisés par les colombophiles.

Le service des pigeons fut un succès instantané. La Royal Air Force Britannique a déterminé qu'une personne sur sept de ses membres d'équipage qui ont été secourus après avoir été forcés d'atterrir en mer devait la vie à un message envoyé par un pigeon voyageur. Entendant ces témoignages, l'US Army Air Force augmenta sa capacité de communication par pigeon voyageur. Pour certaines opérations, les pigeons étaient standards à bord de bombardiers américains.

Pendant la guerre, l'armée avait décidé qu'elle devait plus utiliser la communication par pigeons dans ses opérations aéroportées. Le soldat avait un gilet spécial mis au point avec une écharpe, consistant en un soutien-gorge, qui permettait au parachutiste de porter un pigeon sur la poitrine ou sur le côté. Sur le terrain, le parachutiste pouvait ajuster sa veste pour porter le pigeon sur le dos. Le premier parachutiste avec un pigeon était un homme nommé Thunderbird. Il avait également été le premier homme-pigeon à faire 10 sauts à partir d'un avion, et il avait reçu pour cela une paire d'ailes miniatures du colonel James Coutts de l'école de parachute de Fort Benning.

Plus tard l'armée développa une cage spéciale avec un parachute pour larguer les pigeons par avion pour fournir les troupes isolées en un moyen de communication. Le dispositif a également été utilisé pour lâcher des milliers de pigeons pendant la campagne de l'invasion de la Normandie en juin 1944. Les civils français étaient invités à renvoyer des informations détaillées sur les installations allemandes et les mouvements de troupes.

Les équipages des bombardiers B-17 ont révélé que, même s'ils devaient porter des masques à oxygène chauffés et des vêtements spéciaux à 6 000 m, les pigeons n'avaient pas besoin d'équipement spécial. Même à 10 000 m, la température à 45 degrés en dessous de zéro, les oiseaux juste assis là, les yeux mi-clos, les plumes ébouriffées contre le froid. Des boîtes spéciales avaient été conçues pour protéger les ailes de l'oiseau quand il était libéré d'un avion et entrait dans son sillage. Elles s'ouvraient à une altitude prédéterminée. Mais les gestionnaires de pigeons avaient vite appris que les pigeons pouvaient être libérés à de hautes altitudes à des vitesses de 600 km/h avec comme protection rien de plus qu'un sac d'épicerie en papier ordinaire. Un sac était fendu sur le côté et le pigeon mis la tête la première, avec le sac soigneusement plié autour d'elle. Un gestionnaire tenait le sac de sorte qu'il ressemblait, comme le dit un observateur, à "un kilo de côtelettes de porc frais du boucher" et le jetait dans le sillage. Aussitôt le sac s'ouvrait et l'oiseau émergeait, déployant ses ailes et faisant une spirale vers le bas à une altitude plus adaptée avant de s'envoler pour sa maison.

Un problème avec les pigeons dans les zones de combat, c'est qu'un apport constant de nouveaux oiseaux devait être disponible pour remplacer les anciens. Une fois qu'un pigeonnier à l'avant avait été déplacé deux ou trois fois, les oiseaux devenaient confus. Un pigeon pouvait revenir à l'un des emplacements précédents avant de finalement trouver son chemin pour l'actuel, ce qui retardait la livraison du message. Ainsi, les oiseaux vétérans étaient retirés et utilisés pour la reproduction.

Certains pigeons s'étaient retrouvés prisonniers de guerre, du moins temporairement. Pendant l'hiver 1944, le pigeon nommé "Lucia di Lammermoor" avait été utilisé dans une position avancée. Portant des informations importantes, elle avait été retardée en vol. Cette nuit-là, elle revint avec un nouveau message :
Pour les troupes américaines : Par la présente, nous vous envoyons un pigeon. Nous avons assez à manger. - signé - Les troupes allemandes

D'autres pigeons avaient disparu dans l'action permanente, perdus à cause des faucons, des intempéries, des lignes électriques, ou effrayés par l'explosion de l'artillerie et des éclats d'obus. Les soldats allemands et japonais avaient mis des tireurs pour abattre les pigeons voyageurs.

"Friendly" avait déjà fait son devoir sous le feu ennemi. En Italie en juin 1944, 92 d'oiseaux du caporal Jimmy Ginnell de la Cinquième Armée volaient haut et vite pendant qu'il nettoyait leur pigeonnier. Soudain 12 avions ennemis arrivèrent au-dessus avec des chasseurs américains à leur poursuite, le ciel étant rempli d'avions. "Je vis 8 à 10 de mes oiseaux se faire frapper en l'air par des fragments, puis tomber en spirale et en zigzag vers la terre comme des feuilles de papier...", signala Ginnell. "Seulement 42 pigeons revinrent quand le spectacle fut terminé. Quelques-uns, blessés, traînaient jusqu'au lendemain matin. C'était triste quand j'avais enterré les pigeons côté à côte, comme de bons soldats qu'ils avaient été. Plus tard, je soignais les blessés qui avaient survécu"

"Dark-plumes Blackie Harrington" avait été affecté à une unité de Guadalcanal près d'un endroit connu sous le nom de Catcher’s Mitt parce que tant de bombes étaient tombées là-bas. La 164e division d'infanterie envoya Blackie au siège avec un message indiquant la position des 300 soldats japonais. Sur le chemin, Blackie fut touché par des éclats d'obus et tomba dans un buisson, mais il pu repartir. Il livra son message, même si une partie de son cou et de sa poitrine avait été soufflés. Quand on lui donna une boisson, l'eau coulait de sa poitrine, et placé sur ses pieds, il trébucha vertigineusement. Il fallut de nombreux points de suture pour fermer ses blessures. Il reçut une médaille par le major-général Alexander M. Patch Jr., et fut convié à une séance photo par le corps d'armée chargé de la presse. Blackie a passé le reste de ses jours chez Mme Murphy avec d'autres pigeonnes.

Le pigeon le plus célèbre de la Seconde Guerre mondiale était le bleu à carreaux GI Joe. Le 18 octobre 1943, une division d'infanterie américaine demandait un bombardement aérien lourd de Colvi Vecchia en Italie, occupée par les Allemands. Lorsque les Allemands se replièrent de façon inattendue, la 56e Brigade d'infanterie britannique arriva en ville quelques minutes avant le bombardement prévu. Les tentatives de contacts par radio afin de passer le mot d'annuler l'attaque avaient échoué. Comme le temps pressait, GI Joe fut envoyé avec le message essentiel d'interrompre les bombardements. Il fit le voyage de 32 km en 20 minutes et arriva quand les bombardiers du Commandement du soutien des Alliés étaient sur le point de décoller. "S'il était arrivé cinq minutes plus tard", avait dit un soldat, "l'histoire aurait pu être différente." GI Joe reçut la médaille Dickin donnée en personne par le Maire Lord de Londres pour acte de bravoure, la plus haute distinction décernée à un animal par les Britanniques. Il fut le seul pigeon américain ainsi honoré.

Le service des pigeons continua de croître grâce à la guerre. À son apogée, il rassemblait 150 officiers, 3 000 hommes de troupe, et 54 000 pigeons. Bien que son personnel n'eu représenté qu'un tiers du un pour cent du Corps des transmissions de l'Armée, il a fourni un service essentiel et exceptionnel. Avec les rangs occupés par quelques-uns des plus grands colombophiles et formateurs des États-Unis, le service avait envoyé environ 30 000 messages par pigeon à travers la mer, avec un étonnant taux de réussite de 96 pour cent. Les GIs qui dépendaient de ces messages connaissaient bien la valeur des pigeons. "Nos hommes avaient donné la priorité à ces oiseaux", avait rapporté le lieutenant Charles A. Koestar. "En Afrique, s'il n'y avait qu'une tasse d'eau disponible les oiseaux buvaient avant les hommes. C'est comme ça que ça marchait."

Lorsque la technologie des communications avança après la guerre, le service de pigeon devint obsolète et fut démantelé en 1957. La plupart des oiseaux furent vendus aux enchères, mais environ deux douzaines de pigeons célèbres furent donnés à des zoos à travers le pays. Après leur mort, beaucoup d'entre eux furent renvoyés de l'armée, qui les conserva et les exposa dans les musées militaires en mémoire de leurs réalisations et des nombreuses vies qu'ils avaient sauvées.

Les pigeons avaient joué un rôle capital dans les zones de combat du monde entier, mais les documents parlant de l'effort de guerre de l'Amérique pendant la Seconde Guerre mondiale ne mentionnent pas les pigeons. Bien sûr, la même chose pourrait être dite à propos de la plupart des personnes américaines qui ont servi pendant la guerre. Mais comme le "pigeoneer", Caporal, Oliver Wendell Levi avait dit des pigeons, "C'est sans aucun doute une des meilleures actions sur le terrain qui a été ainsi négligée ... comme les nombreux exploits individuels de nos soldats..."


THE PIGEONEERS ™



2012 - USA - English - 111 minutes - Alessandro Croseri Productions
Directed by: Alessandro Croseri
Featuring: Col. Clifford A. Poutre, Chief Pigeoneer US Army Signal Corps, 1936-1943


Site internet

Dans ce premier long métrage, le metteur en scène Alessandro Croseri offre une ode incroyablement belle de la guerre au moyen des pigeons et de leurs "pigeoneers".
Le documentaire suit le colonel Clifford Poutre âgé de 103 durant la dernière année de sa vie et examine ses innovations en matière de formation des pigeons voyageurs pour les missions de combat durant la seconde guerre mondiale.

S'appuyant sur une riche variété d'images d'archives, le film raconte l'histoire de Poutre sur 31 années de service militaire en tant qu'ancien "Pigeoneer" en chef de l' US Army Signal Corps, son rejet réussi des méthodes de formation dures vis-à-vis des pigeons, favorisant un système défini par la "bonté" et les soins, les exploits de ses pigeons remarquables à la fois au combat et dans les courses civiles, et sa sympathie notable envers les préférences de Nikola Tesla, lui même un colombophile passionné dans les dernières années de sa vie.

Grâce à un recueil d'entretiens intimes et fixé par une photographie en noir et blanc aux airs nostalgiques de Glenn Miller, The Pigeoneers donne un hommage unique en son genre et une exploration de la complexité profonde des relations d'interdépendance entre les humains et les oiseaux.





 




Les pigeons anglais


Source : Les pigeons pendant la guerre



Lors du déclenchement de la Guerre mondiale 39-45, 2 milliers de colombophiles de Grande-Bretagne donnèrent leurs pigeons à l'effort de guerre pour agir en tant que supports des messages. Pendant la période de la guerre près d'un quart de million d'oiseaux avaient été utilisés par l'armée, la RAF et les services de défense civile, y compris la police, les pompiers, la garde nationale et même Bletchley Park. Les courses de pigeons furent arrêtées et les oiseaux de proie le long des côtes de la Grande-Bretagne abattus afin que les pigeons britanniques puissent arriver à la maison sans être gênés par ces prédateurs. Il y avait des contrôles stricts et même des rationnements de maïs, maïs réservé aux pigeons.

Les pigeons voyageurs étaient utilisés non seulement en Europe de l'Ouest par les forces britanniques, mais aussi par les américains, les canadiens et les forces allemandes dans d'autres parties du monde au cours de la guerre - en Italie, en Grèce, en Afrique du Nord, en Inde et au Moyen-Orient ainsi qu'en Extrême-Orient. Un pigeon, GI Joe, avait sauvé la vie de milliers de soldats britanniques qui se préparaient à prendre une ville italienne après que l'US Air Force eût bombardé les Allemands. Cependant, les forces britanniques n'avaient trouvé aucune résistance de la part des Allemands et étaient ainsi entrées dans la ville sans problème. Malheureusement, l'USAF était déjà en route pour bombarder la ville sans contact radio, GI Joe vola à la vitesse de un mile par minute (100 km/h) pour retourner à la base. Il arriva juste à temps avant le déclenchement du raid aérien, avant que l'US Air Force eût bombardé nos troupes.

Tous les bombardiers de la RAF et les avions de reconnaissance avaient des pigeons, et, si l'avion s'écrasait, les coordonnées de l'avion étaient renvoyées par le pigeon jusqu'à sa base de la RAF et une opération de recherche et de sauvetage était effectuée. Des milliers de vies de militaires furent sauvées par ces oiseaux héroïques qui volaient souvent dans des circonstances extrêmes.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale les pigeons voyageurs avaient été détachés dans le service national des Pigeons amateurs de Grande-Bretagne, dont un des pigeonniers royaux. En fait, un pigeon, bleu royal, fut le premier pigeon à apporter un message à partir d'un avion ayant fait un atterrissage forcé sur le continent. Le 10 octobre 1940 ce jeune oiseau fut libéré en Hollande. Il vola 200 km en 4 heures 10 minutes déclarant avoir des informations sur la situation de l'équipage. En 1943, la médaille Dickin fut instituée par Maria Dickin, fondatrice de la PDSA. Communément connu sous le nom Animal VC, il fut décerné à 53 animaux, dont 32 pigeons voyageurs, y compris Bleu Royal.

Les pigeons portaient leurs messages soit dans des conteneurs spéciaux attachés sur leurs jambes ou soit avec sachets fixés sur le dos.

Très souvent les pigeons étaient parachutés dans des conteneurs pour les résistants en France, en Belgique et en Hollande. C'était souvent très précaire car c'était un atterrissage chaotique, et très dangereux pour les résistants s'ils étaient pris avec un pigeon britannique.

Les membres d'équipage portaient leurs pigeons dans des paniers étanches et dans des emballages spéciaux, au cas où l'avion ait dû se poser en catastrophe en mer.

Les pigeonniers avaient été construits dans les bases de la RAF et de l'armée, mais des pigeonniers mobiles avaient dû être construits afin qu'ils puissent se déplacer facilement sur la terre.

Un grand film détaillant la contribution apportée par les pigeons à l'effort de guerre, "War of the Birds" par Atlantic Productions for Animal Planet (2005) peut être vu ici.





La médaille Dickin a été décernée pour tout animal présentant de la bravoure et du dévouement au cours de la Seconde Guerre mondiale et ses suites. Des 53 Médailles Dickin attribuées, 32 l'ont été à des pigeons.

La fondatrice du dispensaire populaire pour les animaux malades, Mme Maria Dickin, avait créé le prix, populairement appelé «Animal VC», et était attribué seulement sur recommandation officielle et était réservé au règne animal.


L'un des plus célèbres pigeons avait été appelé "White Vision". Il avait reçu sa médaille Dickin pour "avoir délivré un message dans des conditions exceptionnellement difficiles et avoir contribué ainsi au sauvetage d'un équipage d'avion alors qu'il servait dans la Royal Air Force en octobre 1943". Ce texte suggère à peine l'histoire ! Un hydravion à coque Catalina avait dû se poser en urgence dans les Hébrides à 08 h 20 un matin. Les opérations de sauvetage en mer étaient entravées par un très mauvais temps et la recherche par l'air était impossible en raison du brouillard épais. À 17 h 00 heures cet après-midi, Blanc Vision arriva à son pigeonnier avec un message donnant la position de l'avion et par conséquent la recherche fut reprise, l'avion repéré et le sauvetage de l'équipage effectué. Blanc Vision avait volé 100 km sur une mer agitée contre un vent de face de 40 km/h avec une visibilité de seulement d'une centaine de mètres au lieu de la libération et de trois cents mètres au lieu d'arrivée.



Décorés de la médaille Dickin


White Vision

pigeon SURP.41.L.3089
Date de la décision: 2 décembre 1943
"A délivré un message dans des conditions exceptionnellement difficiles et a contribué ainsi au sauvetage d'un équipage aérien alors qu'il servait dans la Royal Air Force en octobre 1943."
Winkie

Pigeon NEHU.40.NS.1
Date de la décision: 2 décembre 1943
"A délivré un message dans des conditions exceptionnellement difficiles et a contribué ainsi au sauvetage d'un équipage aérien alors qu'il servait dans la Royal Air Force en février 1942."
Tyke (aussi connu comme George)

Pigeon 1263 MEPS 43
Date de la décision: 2 décembre 1943
"A délivré un message dans des conditions exceptionnellement difficiles et a contribué ainsi au sauvetage d'un équipage aérien, tout en servant dans la RAF en Méditerranée en juin 1943."
Beach Comber

Pigeon NPS.41.NS.4230
Date de la décision: 6 mars 1944
"A amené les premières nouvelles du débarquement à Dieppe, dans des conditions dangereuses en septembre 1942, alors qu'il servait dans l'armée canadienne."
Gustav

Pigeon NPS.42.31066
Date de la décision: 1 septembre 1944
"Pour la livraison du premier message des plages du débarquement lâché d'un navire au large de la première plage alors qu'il servait dans la Royal Air Force, le 6 juin 1944."
Paddy

Pigeon NPS.43.9451
Date de la décision: 1 septembre 1944
"Pour le meilleur temps enregistré avec un message pendant les opérations de Normandie, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en juin 1944."
Kenley Lass

Pigeon NURP.36.JH.190
Date de la décision : mars 1945
"Pour être le premier pigeon a être utilisé avec succès pour les communications secrètes d'un agent dans la France occupée par l'ennemi tout en servant avec le NPS en octobre 1940."
Navy Blue

Pigeon NPS.41.NS.2862
Date de la décision : mars 1945
"Pour la livraison d'un message important à partir d'un raid sur la côte ouest de la France, et bien que blessé, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en juin 1944."
Flying Dutchman

Pigeon - NPS.42.NS.44802
Date de la décision : mars 1945
"Pour avoir réussi la diffusion de messages à partir d'agents en Hollande à trois reprises. Manquant sur la quatrième mission, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en 1944."
Dutch Coast

Pigeon NURP.41. A.2164
Date de la décision : mars 1945
"Pour avoir offert un SOS d'un gros "Air Crew" sur la côte ennemie parcourant 470 km en 7 heures et demie dans des conditions défavorables, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en avril 1942."
Commando

Pigeon NURP.38.EGU.242
Date de la décision : mars 1945
"Pour avoir réussi la diffusion de messages à partir d'agents en France occupée à trois reprises : Deux fois dans des conditions exceptionnellement défavorables, tout en servant avec le NPS en 1942."
Royal Blue

Pigeon NURP.40.GVIS.453
Date de la décision : mars 1945
"Pour être le premier pigeon dans cette guerre à délivrer un message à partir d'un avion ayant fait un atterrissage forcé sur le continent alors qu'il servait dans la Royal Air Force en octobre 1940." Bleu royal a été possédé par le roi George VI aux pigeonniers royaux, Sandringham.
Ruhr Express

Pigeon NPS.43.29018
Date de la décision : mai 1945
"Pour avoir porté un message important à partir de la cuvette de la Ruhr au bon moment, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en avril 1945."
William of Orange

Pigeon NPS.42.NS.15125
Date de la décision : mai 1945
"Pour avoir délivré un message de l'Arnheim opération aéroportée en un temps record pour un pigeon unique, tout en servant à l'APS en septembre 1944."
Scotch Lass

Pigeon NPS.42.21610
Date de la décision : juin 1945
"Pour avoir amené 38 microphotographies à travers la mer du Nord, en temps utile, bien que blessé, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en Hollande en septembre 1944."
Billy

Pigeon NU.41.HQ.4373
Date de la décision : août 1945
"Pour avoir délivré un message à partir d'un atterrissage en catastrophe, dans des conditions météorologiques exceptionnellement défavorables, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en 1942."
Broad Arrow

Pigeon 41.BA.2793
Date de la décision : octobre 1945
"Pour avoir mis des messages importants à trois reprises d'un pays occupé par l'ennemi, à savoir : mai 1943, juin 1943 et août 1943, alors qu'il servait avec le Service spécial du continent"
Pigeon NPS.42.NS.2780

Date de la décision : octobre 1945
"Pour avoir mis des messages importants à trois reprises d'un pays occupé par l'ennemi, à savoir : juillet 1942, août 1942 et avril 1943, alors qu'il servait avec le Service spécial du continent"
Pigeon NPS.42.NS.7524

Date de la décision : octobre 1945
"Pour avoir mis des messages importants à trois reprises entre pays occupés par l'ennemi, à savoir : juillet 1942, mai 1943 et juillet 1943, alors qu'il servait avec le Service spécial du continent."
Maquis

Pigeon NPSNS.42.36392
Date de la décision : octobre 1945
"Pour avoir mis des messages importants à trois reprises du pays occupé par l'ennemi, à savoir: mai 1943 (Amiens), février 1944 (opérations combinées) et juin 1944 (français Maquis) tout en servant avec le Service spécial du continent"
Mary

Pigeon NURP.40.WCE.249
Date de la décision : novembre 1945
"Pour l'endurance exceptionnelle sur le service de la guerre en dépit des blessures." Marie a survécu à une attaque par un faucon allemand, gardée en France, revenant avec des blessures au cou et la poitrine, et une autre fois revenant avec une pointe d'aile tirée au loin. Pendant son dernier voyage, elle a subi des dommages aux muscles du cou par des éclats d'obus, son propriétaire a fait pour elle un collier de cuir pour tenir sa tête et l'a immédiatement mise à la retraite. Marie avait également survécu quand son pigeonnier fut détruit par une bombe pendant les raids contre Exeter en 1942, qui avaientt tué plusieurs de ses collègues pigeons.
Tommy

Pigeon NURP.41.DHZ56
Date de la décision : février 1946
"Pour avoir délivré un message important de la Hollande à Lancashire dans des conditions difficiles, tout en servant au NPS en juillet 1942."
All Alone

Pigeon NURP.39.SDS.39
Date de la décision : février 1946
"Pour la livraison d'un message important en une seule journée sur une distance de 650 km, tout en servant avec le NPS en août 1943."
Princess

Pigeon 42WD593
Date de la décision : mai 1946
"Envoyé en mission spéciale en Crète, ce pigeon est retourné à son pigeonnier (RAF Alexandria) après avoir parcouru environ 800 km pour la plupart sur mer, avec des informations des plus précieuses. Une des plus belles performances dans le dossier de guerre du Service des Pigeons."
Mercury

Pigeon NURP.37.CEN.335
Date de la décision : août 1946
"Pour avoir réalisé une tâche particulière impliquant un vol de 770 km à partir du Nord du Danemark alors qu'il servait dans l'Armée du Service Section spéciale Pigeon en juillet 1942."
Pigeon NURP.38.BPC.6.

Date de la décision : août 1946
"Pendant trois vols en circulation en France alors qu'il servait dans la section spéciale de l'Armée Pigeon service : 11 juillet 1941, 9 septembre 1941 et 29 novembre 1941."
GI Joe

Pigeon USA43SC6390
Date de la décision : août 1946
"Cet oiseau est crédité d'avoir fait le vol le plus remarquable des pigeons de l'armée des Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. C'est le vol de 20 miles (32 km) à partir du QG de la 10e armée britannique, dans le même nombre de minutes (20) il a apporté un message qui est arrivé juste à temps pour sauver la vie d'au moins 100 soldats alliés qui allaient être bombardés par leurs propres avions."
Duke of Normandy

Pigeon NURP.41.SBC.219
Date de la décision : 8 janvier 1947
"Pour être le premier oiseau à arriver avec un message des parachutistes du 21e Groupe d'armée derrière les lignes ennemies le D Day du 6 juin 1944, alors qu'il servait dans l'APS."
Pigeon NURP.43.CC.1418

Date de la décision : 8 janvier 1947
"Pour le meilleur vol avec le message de la 6e Airborne Division en Normandie le 7 juin 1944 alors qu'il servait dans l'APS."
Pigeon DD.43.T.139 (Australian Army Signal Corps)

Date d'attribution : février 1947
"Au cours d'une forte tempête tropicale cet oiseau a été libéré du bateau 1402 de l'armée qui avait échoué sur la plage Wadou dans le Golfe Huon. parcourant 65 km à l'Madang, a apporté un message qui a permis à un navire de sauvetage d'être envoyé à temps pour sauver le vaisseau et sa cargaison précieuse de magasins et de munitions."
Pigeon DD.43.Q.879 (Australian Army Signal Corps)

Date d'attribution : février 1947
"Lors d'une attaque par les Japonais sur une patrouille de la marine US sur l'île de Manus, des pigeons ont été libérés pour avertir le siège que l'ennemi fait une contre-attaque imminente. Deux ont été tués, mais DD43, malgré un feu nourri dirigé sur lui sans l'atteindre, avec comme résultat que les concentrations ennemies ont été bombardées et la patrouille dégagée."
Cologne

Pigeon NURP39.NPS.144
Date de la décision : inconnu
"Pour ralliement d'un avion qui s'est écrasé sur Cologne, bien que grièvement blessé, alors qu'il servait dans la Royal Air Force en 1943."

 



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