A mes amis, les pigeons des villes, si détestés et méprisés.

Cher Pigeons,

Il faisait beau ce 16 avril 2003,
vous aviez passés l'hivers si dur
et si froid
et le printemps était là.
Vous profitiez du soleil ce matin là
et vos coeurs étaient joyeux
et confiants.
Vous étiez heureux de vivre,
libre,
et trouvant facilement quelque nourriture que l'on vous offrait,
vous lissiez vos plumes au soleil,
et vous dansiez autour de vos belles.

Et puis ils sont arrivés,
ils ont lancé leur filet,
vous ont capturés.
Les hommes étaient durs et vous brisaient les ailes.
Entassés les uns sur les autres dans ces boîtes exiguës,
vous étiez pétris de peur et d'angoisse.
Puis vous êtes entrés dans cette chambre à gaz
et vous ne compreniez toujours pas,
ils ont ouverts les robinets,
vous avez suffoqué, suffoqué.
Vous étiez morts
et vous regardiez les hommes
et vous pensiez au soleil,
à vos petits restés seuls....



PATRICIA