Columba junoniae
ou Pigeon des lauriers


 


Le Pigeon des lauriers (Columba junoniae) est une espèce d'oiseaux de la famille des columbidés. C'est une espèce endémique des îles Canaries. En 2012, il est estimé qu'il existe entre 1 000 et 2 500 couples reproducteurs de pigeons des lauriers, soit de 3 000 à 7 000 individus.

Cette espèce est considérée comme Quasi menacée parce que, au sein de sa population très petite, elle est limitée à seulement quatre îles, sur lesquelles subsistent des menaces qui pourraient nuire à l'espèce dans l'avenir.

Biométrie : Taille : 37 à 38 cm

Chant :
A la Gomera, le cri de reconnaissance est un grondement profond formé de plusieurs notes et répété toutes les quelques minutes. Ce 'hooo-hooo-hooo' est souvent entendu au mois d'août, que ce soit tôt le matin ou après les averses, mais jamais pendant les temps clairs et ensoleillés. Un deuxième cri a également été noté : il s'agit d'un 'karuh karuh....kurukedikuh....kuh..kuh' qui est émis pendant les parades et sert sans doute à renforcer les liens du couple.

Habitat :
Ce pigeon vit dans les lambeaux résiduels de la forêt de lauriers, peuplée d'arbres appartenant à la famille des lauriacées, des éricacées et des rosacées. Ce sont des forêts tempérées de feuillus dominées essentiellement par le laurier commun et le laurier des Açores. Sur l'île de Ténérife, on le trouve entre 600 et 1500 mètres dans les lieux qui sont baignés de nuages apportés par les alizés du nord-est. Dans ces zones, ils se situent toujours à proximité des pentes rocheuses escarpées qui constituent d'excellents sites de nidification. Ces versants abrupts sont recouverts d'arbres bien que souvent pauvrement. Ces pigeons recherchent principalement leur nourriture dans les forêts de lauriers, toutefois on les aperçoit de temps en temps dans les forêts de pins ainsi que dans les zones cultivées. Le pigeon des lauriers est endémique des îles Canaries. Sa population, dont les effectifs sont estimés à moins de 1500 individus, est répartie sur Ténérife, La Gomera et La Palma. Bien qu'il ait des exigences plus spécialisées en matière de nidification, son aire de répartition coïncide plus ou moins avec celle du pigeon de bolle.

Comportements :
Cette espèce timide a une répartition plus restreinte que le pigeon de bolle. Comme lui, il se nourrit principalement de baies qu'il trouve dans les lauriers. Bien qu'il soit réputé pour se nourrir sur le sol en association avec le pigeon de bolle, il semble moins disposé à venir à terre. Il semble également former des groupes moins importants. Toutefois, il a des pratiques similaires, notamment celle qui consiste à envahir les terres agricoles en cas de disette de ses ressources préférées. Dans ce dernier cas, il est réputé pour chaparder des cerises, du froment et de l'orge. Pendant la parade, le mâle effectue un long et lent vol glissé entre deux arbres, les ailes et la queue étant largement déployées. A l'approche du second arbre, il bat rapidement des ailes comme un papillon et vient se percher si un autre oiseau, en principe une femelle, se trouve à proximité. Lorsqu'il est installé sur un de ses perchoirs favoris, il délivre son cri de reconnaissance, penchant la tête légèrement en avant et gonflant sa gorge avant de produire un grondement profond.

Nidification :
Bien que des parades bruyantes se déroulent en août à La Gomera pour l'établissement de territoires, on pense que la saison de nidification se déroule principalement d'avril à juin. C'est une période pendant laquelle la nourriture est abondante, ce qui laisse suggérer que cette espèce, comme les autres races de pigeons à lauriers, ne se reproduit que lorsque les ressources sont suffisantes. Les nid sont placés dans des cavités, sur des corniches rocheuses ou des arbres morts, mais toujours en association avec des façades rocheuses en à-pic recouvertes de végétation. La femelle pond un seul oeuf blanc-crème dont l'incubation dure 19 jours. On n'a pas de renseignements précis concernant la durée du séjour au nid.