Gallicolumba jobiensis
ou Gallicolombe de Jobi


 


La Gallicolombe de Jobi (Gallicolumba jobiensis) est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des colombidés. Cette espèce se trouve en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon.

Biométrie :
Taille : 24 à 25 cm
Poids : 126-156 g

Beaucoup moins dépendantes des habitats primaires que les autres gallicolombes de Nouvelle-Guinée, les gallicolombes de Jobi fréquentent les forêts pluviales, les forêts de mousson, les zones boisées en cours de régénération et les vieux jardins abandonnés. Dans les forêts primaires, elles préfèrent généralement les lieux où les sous-bois sont denses. Sur l'île principale, ces oiseaux vivent du niveau de la mer jusqu'à 2300 mètres. En Nouvelle-Bretagne, ils ne grimpent que jusqu'à 1550 mètres.

Les gallicolombes de Jobi sont originaires de Nouvelle-Guinée et des îles environnantes. Elles occupent toute l'île principale, excepté la péninsule du Vogelkop, les plaines alluviales de la Fly et les plus hautes crêtes de la chaîne centrale. On les trouve également dans l'île de Yapen dans la baie de Geelvink et dans la plupart des îles de l'archipel Bismarck (Nouvelle-Bretagne, Nouvelle-Hannovre et Nouvelle-Irlande). Aux îles Salomon, elles sont présentes à Guadalcanal, Vella, Lavella et Makira. Malgré le caractère insulaire de son habitat, on ne reconnaît officiellement que 2 sous-espèces : G. j. jobiensis, la race nominale (Nouvelle-Guinée et îles satellites) - G. j. chalconota (îles Salomon, et plus particulièrement, Guadalcanal, Vella, Lavella et Makira).

Les gallicolombes de Jobi vivent le plus souvent en solitaire mais occasionnellement on peut les observer en couples. Elles prennent souvent leur envol à partir du sol, toutefois elles traversent les clairières et elles volent plus fréquemment le long des sentiers de forêt que les autres espèces du genre Gallicolumba. Elles sont moins terrestres que ces dernières, néanmoins elles passent encore une grande partie de leur temps sur le plancher de la forêt où elles recherchent leur nourriture. Quand elles sont à terre, elles sont extrêmement discrètes et difficiles à repérer. En d'autres occasions, elles sont assez facilement observables car elles ont l'habitude de jaillir précipitamment du sol et de se poser sur une branche basse ou sur une souche d'un arbre tombé. Quand elles sont perchées à ces endroits, elles se placent bien en évidence pour tenter de repérer les intrus. Les gallicolombes de Jobi sont nomadiques et elles deviennent très communes dans les massifs de bambous lorsque ceux-ci produisent des graines.

On ne possède aucune information sur les nids dans le milieu maturel. En captivité les gallicolombes de Jobi construisent une structure désordonnée et fragile qui est placée au-dessus du sol. La femelle y dépose 2 œufs de couleur blanche.

Les gallicolombes de Jobi consomment des fruits, des graines et quelques insectes. Elles recherchent parfois leurs aliments entre 12 et 20 mètres au-dessus du sol, dans des arbres ou dans des massifs de bambou grimpant. Elles ingurgitent du sable et des petits graviers pour faciliter leur transit intestinal.

La gallicolombe de Jobi est généralement assez rare en Nouvelle-Guinée même si, en certaines saisons, elle peut être assez commune dans les endroits où les ressources alimentaires sont abondantes. Aux îles Salomon, cette espèce a quasiment disparu aux abords des villages. Les derniers rapports signalant sa présence sont souvent anciens. Il est probable que la race chalconota soit gravement en danger. D'après Birdlife, cette espèce n'est pas globalement menacée. Cet organisme lié à l'IUCN pense que la population est asez stable et qu'aucune menace ne vient perturber son avenir et son existence.

Catégorie actuelle UICN pour la Liste Rouge : Préoccupation mineure