Gallicolumba luzonica
ou Gallicolombe poignardée


 


La Gallicolombe poignardée (Gallicolumba luzonica) est une espèce du genre Gallicolumba et de la famille Columbidae, qui doit son nom à la tache rouge qu'elle porte sur la poitrine.

Biométrie :
Taille : 25 à 29 cm
Poids : 133 g

On la trouve presque exclusivement dans les forêts primaires et secondaires, y compris dans celles qui subissent un abattage sélectif. Bien que ce soit habituellement une espèce des régions basses de plaine, elle peut être observée jusqu'à 700 mètres d'altitude dans le sud de Luzon et jusqu'à 1400 mètres dans le nord de l'île. La gallicolombe poignardée fréquente tous les types de forêts, excepté les forêts mousseuses. Cet oiseau est endémique du nord des Philippines, dans les îles de Luzon, Potillo et Catanduanes. Son aire de distribution est désormais réduite et morcelée à cause de l'expansion des terres agricoles. Certaines populations se retrouvent isolées du reste par l'établissement de vastes parcelles cultivées et par la déforestation qui en découle.

Cette magnifique colombe au caractère extrêmement réservé vit en solitaire ou en couples. Lorsqu'elle est active, elle passe tout son temps à terre, recherchant sa nourriture dans la litière de feuilles et se nourrissant souvent de graines, de fruits et de petits invertébrés, le long d'étroits sentiers de la forêt. Elle ne s'aventure pas au bord des chemins plus larges et dans les clairières où le feuillage est trop clairsemé. Elle répugne à s'envoler et continue à marcher calmement tant qu'elle est hors de la vue d'un visiteur. Si sa vigilance est prise en défaut, elle prend alors son envol sur une courte distance avant de se laisser retomber à terre et de reprendre la fuite en courant. Parfois, elle choisit de se percher brièvement avant de regagner le couvert. La gallicolombe poignardée se repose dans les arbres bas ou dans les arbustes.

Le mâle nuptial poursuit sa partenaire à terre puis il marque brusquement un temps d'arrêt, déployant sa queue et hérissant ses plumes. Il peut également baisser la tête et courber les ailes pour exhiber ses barres alaires ou le dessus de sa queue. Il adopte une posture raide, rejetant la tête en arrière , faisant face à la femelle en bombant la poitrine pour lui dévoiler de la façon la plus avantageuse qui soit sa belle tache pectorale écarlate. Il penche ensuite la tête vers l'avant pour délivrer le roucoulement typique de la parade.

On n'a pas déterminé avec précision la saison de reproduction . toutefois, une indication nous est fournie par le fait qu'on trouve des nids contenant des jeunes oiseaux au mois de mai. Le nid est placé dans un buisson ou un enchevêtrement de plantes grimpantes à une hauteur pas très élevée par rapport au sol. De la végétation verdoyante est souvent incorporée dans la structure. La femelle dépose deux oeufs blanc bleuâtre qui sont couvés par les deux parents qui se répartissent les tâches : la femelle couve pendant toute la nuit, alors que les deux partenaires se relaient pendant le reste de la journée. L'incubation dure 17 à 18 jours. Les jeunes pigeonneaux sont capables de s'envoler au bout de 12 jours, juste avant d'avoir acquis l'intégralité de leurs plumes caudales. En captivité, la période de séjour au nid dure entre 14 et 16 jours. Les jeunes n'acquièrent leur plumage adulte qu'au bout de 12 semaines.

Cette espèce est classée comme Quasi menacée parce qu'elle a probablement une population assez faible, ce qui fait penser qu'elle fasse l'objet d'un déclin de sa population de façon modérément rapide, en raison principalement de la chasse et de l'exploitation forestière. Elle est très discrète et de plus amples informations sont nécessaires pour confirmation.

Catégorie actuelle UICN pour la Liste Rouge : Quasi menacé