Otidiphaps nobilis
ou Otidiphaps noble


 


Taille : 42 à 48 cm
Poids : 500 g

Identification :
La zone qui va du front jusqu'à la nuque et aux lores est noire, avec un léger lustre bleu turquoise. Les longues plumes de la nuque forment une huppe raide qui, lorsqu'elle est dressée, marque un angle peu ouvert avec l'arrière de la tête. L'arrière du cou porte une évidente tache vert brillant métallisé qui a des reflets pourpres et lilas. Le haut du manteau présente une couleur brun doré qui se fond dans le châtain-pourpre brillant du bas du manteau et des scapulaires. Les ailes sont châtain brillant, excepté les primaires et l'intérieur des secondaires qui sont brun sombre. Le dos est violet irisé, devenant plus bleu sur le croupion et les couvertures sus-caudales, les plus longues desquelles étant presque turquoise. La queue est noire avec un fort lustre bleu verdâtre. Le menton, la gorge et les couvertures auriculaires sont noirs, s'intégrant dans le violet rougeâtre très foncé de la poitrine et des flancs. Les plumes du ventre sont noirâtres, avec des liserés bleu verdâtre sur la plupart. Les couvertures sous-caudales sont noires, le dessous de la queue, gris très sombre. Le dessous des ailes est noir avec des rémiges gris foncé. L'iris est rouge-orange enflammé. Le bec est écarlate. Les pattes sont majoritairement jaune orangé. Les plantes des pieds sont noirâtres. Les juvéniles sont plus gris que les adultes.

Chant :
Le cri d'alarme semble être assez semblable sur toute l'étendue de son aire. C'est un puissant 'wu-huwoooaaa', portant à une longue distance, variant en hauteur et diminuant progressivement sur la fin jusqu'à s'éteindre. Chaque phrase dure deux secondes et est répétée irrégulièrement toutes les 8 à 10 secondes. Dans l'est de la Nouvelle-Guinée, ce cri est précédé par un sifflement frémissant et tranquille qui descend et que l'on peut retranscrire de la façon suivante : 'whoooouw'. Pendant la parade, le mâle produit un simple 'woooou', ascendant dans sa partie médiane. Il émet également une sorte de miaulement criard 'crrouwwwww', commençant très puissamment et finissant au bout de 5 secondes.

Habitat :
L'otidiphaps habite principalement les forêts pluviales mais également les forêts de mousson du niveau de la mer jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Il est absent ou très épars dans les plaines alluviales, préférant de loin les collines accidentées et les moyennes montagnes. Cet oiseau est endémique de la Nouvelle-Guinée. On le trouve dans toutes les zones de collines et de moyenne altitude, mais pas dans les plaines inondées du bassin de la Fly au sud, ni dans celles marécageuses des rivières Sepik et Ramu au nord. Il est également présent dans les îles Aru, Watgeo, Batatanta, Yapen et Ferguson mais il est apparemment absent sur Salawati. On reconnaît officiellement 4 sous-espèces : O. n. nobilis, la race nominale, vit à Batanta, Watgeo et dans la plupart des zones montagneuses de la Nouvelle-Guinée. O. n. cervicalis, est résident dans le sud-ouest de l'île et notamment dans la chaîne Bismarck. O.n. insularis, est présent dans l'île Fergusson. O. N. Aruensis, vit dans l'archipel des îles Aru.

Comportements :
Bien qu'il vive habituellement en couple, on l'aperçoit souvent seul. En effet, même lorsqu'il paraît rechercher sa nourriture en solitaire, son partenaire n'est jamais très loin. C'est un oiseau vif et timide, qu'on à du mal à bien visualiser, à moins que l'observateur ne soit calme ou bien dissimulé. Il passe la plus grande partie de son temps à errer sans but dans la forêt, agitant sa tête par saccades vers l'avant comme une volaille et imprimant à sa queue des mouvements verticaux qui sont plus amples et plus rapides quand il est agité. S'il est dérangé, il part comme une flèche, ses pieds produisant un grand bruit sur la litière de feuilles. Si on le croise à faible distance, il jaillit précipitamment, faisant claquer ses courtes ailes et disparaissant dans la forêt avant de se laisser retomber sur le sol. On ne connaît pas grand chose sur la parade de l'otidiphaps. En captivité, les mâles effectuent un rituel de salutation.Ils dressent leur queue fermée à la verticale et pointe leur bec vers le sol. Ils restent dans cette position, immobiles et silencieux, pendant de nombreuses minutes, encore que parfois ils émettent quelques cris. L'otidiphaps réalise également un vol de parade bruyant qui sert sans doute à marquer son territoire. Le mâle descend d'un perchoir vers le sol, mais parfois navigue aussi vers un autre perchoir, faisant claquer ses ailes comme un coup de fusil.

Nidification :
La reproduction a lieu de mars à mai. Le nid est une structure rudimentaire, composée de quelques branches placées sur le sol, entre les racines d'un grand arbre. La femelle y dépose un seul oeuf, de couleur blanche et de forme ovoïde. L'incubation, qui dure 28 jours, est assurée par les deux parents, le mâle couvant de l'aube jusqu'à la fin de la soirée. Les deux partenaires s'occupent de l'éducation du jeune. Contrairement aux habitudes des pigeons, le mâle ravitaille la femelle au nid pendant la première semaine. Celle-ci se charge d'alimenter le pigeonneau.

Régime :
C'est un végétarien. Il se nourrit de graines et de fruits tombés. Il picore également du sable. A Batanta, il visite l'aire de parade des paradisiers républicains (cicinnurus respublica) pour y trouver des graines régurgitées. Il se comporte de façon agressive à l'encontre du propriétaire, allant même jusqu'à le chasser s'il le juge nécessaire.

Catégorie actuelle UICN pour la Liste Rouge : Préoccupation mineure