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VERSAILLES

Cages pièges posées dans la gare SNCF Versailles-Chantier



Victor Hugo


Les oiseaux Sont de la poussière d'âme.
Le nid que l'oiseau bâtit
Si petit
Est une chose profonde ;
L'oeuf ôté de la forêt
Manquerait
A l'équilibre du monde.



Des cages pièges exposées à la vue de tout le monde,
une provocation





Fin juin 2010 j'appris qu'à la gare RER C de Versailles Chantier 8 cages pièges avaient été posées sur les toits des deux kiosques à journaux, au vue et su de tous les voyageurs. Des témoins se sont manifestés en appelant les associations de protection animale dont l'association Stéphane Lamart. Après quelques hésitations qui ont durées plus de quinze jours, j'ai décidé d'intervenir le 13 juillet sur place au nom de l'association Stéphane Lamart. Si 9 pigeons ont été sauvés d'une mort horrible rien n'est réglé pour autant car les cages sont restées en place. En plus nous avons été obligés d'aller très vite pour retirer les pigeons car la police était très proche, pouvait survenir d'un instant à l'autre et nous n'avons pu mettre les 8 cages en position fermée (il aurait fallu actionner le dispositif de fermeture, soit 4 par cages, donc 32 fermetures) car si la police nous avait vu elle aurait pu exiger qu'on replace les pigeons dans les cages; priorité donc aux animaux.

Stéphane Lamart, président de l'association du même nom qui n'a pu être présent au moment de notre intervention, ne compte pas en rester là. Ces cages à la vue du grand public en Ile-de-France sont une véritable provocation, une déclaration de guerre aux associations de protection animale par RFF. Ne nous laissons pas faire.

À la suite de cette intervention les évènements se précipitèrent. Le 16 juillet j'écrivais une lettre à la mairie de Versailles au nom de l'association Stéphane Lamart. Et le dimanche 18 juillet un témoin nous rapportait que les cages avaient disparu. Nous pensâmes alors que la gare avait fait retirer les cages. Le mardi 20 juillet la mairie de Versailles contactait l'association Stéphane Lamart pour lui dire qu'elle était intervenue auprès de R.F.F. et que la gare abandonnait la pose des cages et rompait son contrat avec le dépigeonneur. Le 22 juillet Le Parisien Yvelines publiait un article où nous apprenions que "des personnes ont même enlevé les cages pour remettre les oiseaux à un foyer qui a constaté que plusieurs oiseaux avaient été mutilés sciemment au niveau des ailes, afin de les empêcher de partir", donc que ce n'était pas la gare qui avait fait enlever les cages. Et aussi en confirmation de l'appel téléphonique de la mairie que "à la SNCF, on a pour l’instant renoncé à ces pièges".










Notre intervention


Nous sommes intervenus le 13/07/2010 à 21 heures à la gare Versailles chantier. Nous étions 3 personnes. Un agent de sécurité du type black maître chien fixait sans interruption les 4 cages posées sur le kiosque avant les tourniquets, donc il a été impossible de rendre inutilisable les cages (sans parler des rondes de la police municipale et SNCF). Nous voulions en effet libérer les pigeons et endommager le dispositif des cages pièges pour obliger les piégeurs à les retirer pour les emmener dans leur atelier pour réparation (une barre ou deux de coupée sur le dispositif de fermeture, une dizaine d'euros de coût de réparation par cage mais surtout l'ennui pour ces messieurs de devoir les transporter pour les réparer, une guerre d'usure quoi).
Les cages sont de type oiseaux nuisibles (pigeons, corneilles, pies) avec appelant central. Quand nous sommes arrivés chaque cage (8 au total : 4 sur le kiosque à l'extérieur des tourniquets, 4 sur le kiosque à l'intérieur) contenait un appelant (plus une cage avec un pigeon piégé). Nous les avons tous libérés et transportés chez nous. La police SNCF nous a interpellés, quand j'ai monté sur le premier kiosque à l'extérieur, mais nous avons réussi à les baratiner (nous sommes de l'association Stéphane Lamart, nous enquêtons sur les dépigeonneurs qui laissent sans eau et nourriture les pigeons pendant des jours, voir des semaines, etc; un baratin qui n'en était pas vraiment un car si maltraitance il y avait eu, nous aurions porté plainte directement à Versailles en essayant de faire venir la police pour constater). J'ai donné mes papiers en règle de l'association et ils sont partis après avoir pris nos identités (plus photocopie d'un document de l'association). Une fois partis, rapidement j'ai pris tous les pigeons (8 appelants et le piégé). Les appelants sont en fait des pigeons piégés qu'ils ont laissés au milieu (dont un jeune de moins de 6 mois), ils sont petits et maigres ce qui en dit long sur l'existence de ces oiseaux dans la ville de Versailles, ville très riche, donc cruelle envers les animaux particulièrement avec les pigeons.
Nous comptons intervenir auprès du maire de Versailles pour protester (gueuler).



Les images
Cliquez sur l'image pour agrandir.




Localisation de la gare RER C Versailles-Chantier.




La gare à l'extérieur.




Les cages sur le premier kiosque à journaux, avant les tourniquets




Vue du dessus.




Quatre cages par kiosque, bien visibles, une provocation




Des cages à oiseaux dits nuisibles avec 4 entrées (une entrée et un compartiment isolé, donc 4 compartiments) et un compartiment central pour l'appelant. Le système de fermeture : quand l'oiseau marche sur une tige métallique située près du fond de la cage un dispositif ferme l'entrée (un panneau coulissant retenu en haut en position ouvert, tombe guidé par des rails). Ce système de fermeture est identique aux cages de capture pour bête fauve des piégeurs. En théorie ce genre de cage ne peut contenir que 5 pigeons (4 capturés plus l'appelant) mais parfois plus si plusieurs pigeons affamés entrent simultanément dans un compartiment. En général les dépigeonneurs utilisent un autre type de cage qui peut contenir beaucoup plus de pigeons : c'est les cages spécialisées pour pigeons avec entrée à lamelle, le pigeon peut entrer mais pas sortir.




Les pigeons sauvés à la campagne en refuge.




Un jeune âgé de 6 semaines utilisé comme appelant.




Ils l'ont échappé belle. Comment les piégeurs tuent les oiseaux, mystère. Une méthode certainement horrible. Merci la ville de Versailles et à Réseau Ferré de France.


 




Le Parisien du 22/07/2010 Yvelines



VERSAILLES
Méthodes barbares pour éliminer les pigeons de la gare des Chantiers


La SNCF ne sait plus quoi faire pour lutter contre les pigeons à la gare de Versailles-Chantiers. En juin dernier, elle a demandé à un prestataire spécialisé d’installer huit cages sur deux kiosques. Les oiseaux capturés par ces pièges sont ensuite euthanasiés. La méthode habituelle est l’asphyxie au CO2 sous contrôle des services vétérinaires.

Des associations de protection des animaux, dont l’association Stéphane Lamart et la Fondation assistance aux animaux, se sont insurgées contre ces méthodes. Le week-end dernier, des personnes ont même enlevé les cages pour remettre les oiseaux à un foyer qui a constaté que plusieurs oiseaux avaient été mutilés sciemment au niveau des ailes, afin de les empêcher de partir et surtout d’attirer d’autres semblables avec leurs cris désespérés. « Les oiseaux appellent ainsi à l’aide leurs congénères, qui se font attraper aussi », explique la Société protectrice des oiseaux des villes (Spov).

La mairie de Versailles a mis en place des solutions moins violentes, quatre pigeonniers dans lesquels les oiseaux s’installent. Il suffit ensuite de récupérer les oeufs. « Un moyen de protéger ces volatiles qui chassent rats et mouettes tout en limitant leurs dégâts », explique Magalie Ordass, adjointe à l’environnement. A la SNCF, on a pour l’instant renoncé à ces pièges, le but n’étant « surtout pas de heurter les usagers, mais de trouver un moyen d’arranger ce problème ».

ROMAIN MIELCAREK


L'article du 22 juillet (cliquez pour agrandir)


 



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